Archive pour le Tag 'confiance'

Page 2 sur 6

Sondage déconfinement: autour de 60 % ne font pas confiance au gouvernement

Sondage déconfinement: autour de 60 % ne font pas confiance au gouvernement

D’après le  sondage Odoxa Dentsu Consulting pour Le Figaro et Franceinfo il sont  58 %  à ne pas faire confiance à l’exécutif pour le réussir. Pour autant, ils laissent de grandes latitudes au premier ministre sur les modalités de mise en œuvre de l’opération, prêts à ce que le déconfinement soit adapté au cas par cas. Voilà l’enseignement paradoxal d’un sondage Odoxa Dentsu Consulting pour Le Figaro et Franceinfo.

 «C’est une exception bien française en Europe, souligne l’institut Odoxa. Les Français ne font structurellement pas confiance à leur gouvernement dans toute la gestion de la crise sanitaire.» Signe de cette défiance, les Français sont persuadés que la sécurité promise pour le déconfinement ne sera pas au rendez-vous que ce soit dans les écoles (69 %) où les transports (74 %).

Sur ce dernier point, la défiance est d’autant plus forte que l’on se rapproche des grands centres urbains, à commencer par la région parisienne où la densité des transports est plus forte que dans le reste de la France. «80 % des “Parisiens” se montrent pessimistes à ce sujet», souligne ainsi l’étude.

À l’évidence, le gouvernement n’a pas réussi à convaincre les Français que le 11 mai se traduirait par une plus grande disponibilité de masques sanitaires ou de tests de dépistage du Covid-19. «Initialement confiants dans le gouvernement lors de l’annonce du confinement le 16 mars, les Français ne lui font plus confiance depuis le 27 mars, date à partir de laquelle ils ont été persuadés que le gouvernement leur avait menti sur les masques», note l’étude.

Coronavirus : la confiance dans le gouvernement au plus bas

Coronavirus : la confiance dans le gouvernement au plus bas

Selon la dernière vague du sondage BVA* pour Europe 1 et Orange sur le moral des Français, publiée mardi soir, la confiance dans la manière dont l’exécutif gère la crise du coronavirus est au plus bas depuis le début de cette étude.

Les sondés sont seulement 30% à se dire confiants dans la gestion de crise par l’Élysée et le gouvernement, alors que ce chiffre était de 35% mi-avril et 55% le 19 mars, date du début de l’étude. Mais cette méfiance ne concerne pas que l’exécutif : la confiance dans les informations partagées dans les médias se situe également à 30%, alors qu’elle dépassait là aussi la barre des 50% au début du confinement.

*Enquête barométrique en continu réalisée par Internet, entre le 3 et le 5 mai, auprès d’un échantillon représentatif de 1.000 Français âgés de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas et le principe du roll-up.

 

Sondage Coronavirus et déconfinement : 62 % n’ont pas confiance

Sondage Coronavirus et déconfinement : 62 % n’ont pas confiance

 

62% ne font pas confiance au gouvernement pour réussir le déconfinement, indique le baromètre politique Odoxa-CGI pour France Inter, L’Express et la Presse Régionale publié mardi. À la tribune, le premier ministre devra donc prouver aux Français les bienfaits du plan du gouvernement.

La cote de popularité d’Emmanuel Macron a elle gagné 4 points en avril et 9 points depuis mars et le début de la crise sanitaire, surtout chez les sympathisants PS et LR (+17), qui modèrent leurs critiques à cause de la crise sanitaire. Mais ils sont encore 58% (-4) à trouver qu’il est un «mauvais» président contre 42% (+4) qui le jugent un «bon» président. Edouard Philippe s’en sort mieux, avec une cote en hausse de 5 points en avril et de 11 points en deux mois. Mais il reste lui aussi majoritairement impopulaire (53% contre 46%). Pour près des deux-tiers des Français (65%), l’exécutif «n’est pas à la hauteur de la situation» depuis le début de la crise sanitaire, le même pourcentage que le mois dernier.

 

Sondage gouvernement : Baisse de la confiance

Sondage gouvernement : Baisse de la confiance

Grosse dégringolade de la confiance des Français dans la capacité du gouvernement à gérer la crise sanitaire La confiance en l’exécutif pour lutter contre la pandémie de coronavirus s’érode alors que la période délicate du déconfinement s’amorce.

Selon Elabe pour BFMTV, 62% des personnes interrogées déclarent ne pas avoir confiance en Emmanuel Macron et le gouvernement d’Edouard Philippe, ce qui constitue une hausse de 7 points par rapport à la dernière enquête d’opinion réalisée sur ce point, en date du 21 avril dernier.

Le plan de déconfinement présenté par Edouard Philippe n’emporte pas la même adhésion selon qu’il s’agit de son volet sanitaire ou de son volet économique.

Ainsi, d’après l’enquête d’opinion d’Elabe, sept Français sur dix se disent convaincus par les mesures économiques du plan. Mais seulement un Français sur deux se déclare satisfait du pan sanitaire: ils ne sont que 51% à estimer que ce plan va permettre de garantir la sécurité sanitaire de la population.

Sur le volet sanitaire également, les Français interrogés pour les besoins du sondage ne sont que 27% à afficher leur confiance dans la capacité de l’exécutif pour distribuer des masques à toute la population. Elabe pour BFMTV – Sondage Elabe pour BFMTV du 29 avril 2020.

Sondage réalisé par l’institut Elabe pour BFMTV selon la méthode des quotas, sur un échantillon représentatif de la population française de 1000 personnes. Il a été effectué par Internet les 28 et 29 avril 2020.

Sondage gouvernement et déconfinement : 62 % n’ont pas confiance

Sondage gouvernement et déconfinement : 62 % n’ont pas confiance

 

62% ne font pas confiance au gouvernement pour réussir le déconfinement, indique le baromètre politique Odoxa-CGI pour France Inter, L’Express et la Presse Régionale publié mardi. À la tribune, le premier ministre devra donc prouver aux Français les bienfaits du plan du gouvernement.

La cote de popularité d’Emmanuel Macron a elle gagné 4 points en avril et 9 points depuis mars et le début de la crise sanitaire, surtout chez les sympathisants PS et LR (+17), qui modèrent leurs critiques à cause de la crise sanitaire. Mais ils sont encore 58% (-4) à trouver qu’il est un «mauvais» président contre 42% (+4) qui le jugent un «bon» président. Edouard Philippe s’en sort mieux, avec une cote en hausse de 5 points en avril et de 11 points en deux mois. Mais il reste lui aussi majoritairement impopulaire (53% contre 46%). Pour près des deux-tiers des Français (65%), l’exécutif «n’est pas à la hauteur de la situation» depuis le début de la crise sanitaire, le même pourcentage que le mois dernier.

SONDAGE confiance gouvernement: En baisse

SONDAGE confiance gouvernement: En baisse

Selon un sondage Ifop réalisé pour le JDD, une minorité d’entre eux (39%) croient en la capacité du gouvernement à « faire face efficacement » à l’épidémie de Sars-CoV-2. Soit une baisse de sept points par rapport à la semaine précédente (46%). Même dynamique pour l’aide aux « entreprises en difficulté en raison du coronavirus » : ils ne sont plus que 46% à faire confiance à l’exécutif, contre 52% il y a sept jours (moins six points).

En cause, notamment, les incertitudes concernant le dispositif de déconfinement. « Après le cap donné par le chef de l’Etat, qui avait provoqué une embellie, les inquiétudes sur le retour à l’école ou sur les vacances d’été sont exacerbées », explique Frédéric Dabi, directeur général adjoint de l’Ifop.

 

 

 

Dans le détail, la défiance est la plus marquée chez les sympathisants du Rassemblement national et de La France insoumise. Ils sont respectivement 19% et 20% à se fier à l’exécutif pour « faire face efficacement » à la crise sanitaire. Les partisans du Parti socialiste et des Républicains sont aussi une minorité à accorder leur confiance (45% et 46%). En revanche, les proches de La République en marche accordent à 88% leur confiance à l’exécutif.

* L’enquête a été menée auprès d’un échantillon de 1.006 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. La représentativité de l’échantillon a été assurée par la méthode des quotas (sexe, âge, profession de la personne interrogée) après stratification par région et catégorie d’agglomération. Les interviews ont été réalisées par questionnaire auto-administré en ligne du 21 au 22 avril 2020.

SONDAGE Coronavirus : une confiance très faible

SONDAGE Coronavirus : une confiance très faible

selon un sondage publié lundi par BVA pour Europe 1 et Orange*. « La confiance des Français à l’égard de la façon dont le gouvernement gère la crise reste minoritaire » écrit BVA. Seulement 35% des Français se déclarent confiants dans l’action de l’exécutif contre 37% vendredi.

A ce chiffre de la confiance dans l’action du gouvernement s’ajoute celui de la « confiance à l’égard de la qualité des informations reçues de la part des pouvoirs publics », qui est également bas (39%).

Le sondage de l’institut BVA met aussi en lumière le fait que la confiance est très inégale entre les personnes actuellement en télétravail et celles qui continuent de travailler dans les mêmes conditions qu’avant le confinement. 43% des salariés en télétravail se déclarent « confiants » contre 29% pour les autres ; des chiffres qui mettent en exergue « les inégalités face au travail », affirme BVA.

*Enquête barométrique en continu réalisée par Internet, entre le 18 et le 20 avril, auprès d’un échantillon représentatif de 1.000 Français âgés de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas et le principe du roll-up.

«Quelle confiance à apporter au gouvernement sur cette gestion de crise» (députée LREM)

«Quelle  confiance à apporter au gouvernement sur cette gestion de crise» (députée LREM)

La députée LREM du Bas-Rhin Martine Wonner, médecin psychiatre de profession, qui a coécrit un appel pour recourir à l’hydroxychloroquine, ne cache plus son incompréhension face à la position du gouvernement. ( intreview l’Opinion)

 

Vous avez coécrit, avec l’ancien ministre de la Santé Philippe Douste-Blazy, un appel pour demander au gouvernement d’assouplir les conditions de prescription de l’hydroxychloroquine contre le Covid-19. Avez-vous eu un retour de l’exécutif ?

Pour l’instant, le gouvernement reste sourd à nos appels. Depuis deux semaines, nous avons mis en place le collectif « Laissons les prescrire ». Nous avons écrit à la Direction générale de la santé et au ministre Olivier Véran pour leur demander que les médecins hospitaliers puissent prescrire l’hydroxychloroquine et de l’azithromycine. Jusqu’à présent, nous n’avons pas eu de réponse même de façon négative. Les décrets des 25 et 26 mars limitent très clairement l’usage de l’hydroxychloroquine à des patients sous oxygène ou en réanimation et après avis d’un collège médical. Interdire à des médecins de prescrire ou d’accéder à certaines molécules, c’est une grande première en France ! Nous allons donc présenter un référé devant le Conseil d’État, au plus tard mercredi, pour demander la suspension du décret du 26 mars. Nous ne pouvons pas attendre que les patients soient dans un état très avancé voire décompensé sur le plan pulmonaire. Nous savons très bien qu’à ce moment-là, l’hydroxychloroquine ne sert plus à rien. Le virus est déjà complètement dans le corps du patient. Quand on en donne au tout début, elle a un effet immédiat pour arrêter la multiplication du virus dans le corps.

Le ministre de la Santé, Olivier Véran, souhaite attendre dans les prochains jours les premiers résultats intermédiaires d’études cliniques. N’est-ce pas légitime ?

J’entends tout à fait qu’il faut respecter des protocoles très cadrés et scientifiques. Mais il me semble qu’aujourd’hui, on a déjà perdu beaucoup trop de temps. Si on agit plus tôt, cela permettra de ne pas emboliser nos lits de réanimation. Pourquoi est-on arrivé à la restriction d’un médicament connu depuis tant d’années qui en plus ne coûte pas cher ? Aujourd’hui en France, plus de 80 000 patients utilisent de façon très contrôlée la chloroquine pour des causes de lupus ou de polyarthrites et autres pathologies rhumatismales.

Votre pétition a atteint la barre des 200 000 signataires. Et selon un sondage pour Le Parisien publié lundi, 59 % des Français pensent que la chloroquine est efficace. N’est-ce pas dangereux que nous nous improvisions tous médecins ?

Les Français ont envie de faire confiance à ceux qui savent. Notre pétition est une manière de leur demander s’ils soutiennent ou non cette piste complémentaire. C’est un appel au Premier ministre, au ministre de la Santé pour les faire bouger et sortir de leur attitude extrêmement fermée.

 

Philippe Douste-Blazy admet lui-même que vous n’avez pas de certitude sur l’efficacité de ce traitement. N’est ce pas un problème ?

Quand on lit les études internationales – la Chine a très largement communiqué sur son protocole, les communications dans le New England Journal of Medecine de l’équipe Raoult – on est complètement confortés. On a beau dire que le professeur Raoult est un hurluberlu, je ne suis absolument pas d’accord. L’IHU de Marseille a les reins solides. Pour avoir du recul, nous avons lancé le site Stopcovid19.today, sur lequel tous médecins qui se sont auto-prescrits de la chloroquine ont rentré leurs données. Pour ceux qui se sont traités relativement précocement, les effets ont été très positifs eu égard au rapport bénéfices/risques. On ne parle là ni de vente libre ou d’automédication mais de prescription en milieu hospitalier.

Le gouvernement change de doctrine sur les masques après avoir dit qu’il n’était pas utile d’en porter. Cela pose-t-il un problème de crédibilité de la parole publique ?

Je n’aime pas la sémantique de la guerre employée par le Président mais si nous sommes dans une situation de guerre, on n’envoie pas les soignants en première ligne aussi peu protégés. Au CHU de Strasbourg, on reçoit des masques périmés. Je reçois d’innombrables mails ou messages de gens qui nous demandent quelle confiance on peut porter au gouvernement, d’autant que la porte-parole du gouvernement, Sibeth Ndiaye, elle-même n’arrête pas de se prendre les pieds dans le tapis. Peut-être le citoyen aurait-il préféré entendre dès le début que nous n’avions pas assez de masques et qu’on allait donner la priorité aux soignants et aux patients. Or, ce n’est pas ce qui a été fait. On a même demandé aux gens d’aller voter au premier tour des élections municipales… Tout cela questionne sur la confiance à apporter au gouvernement sur cette gestion de crise.

Coronavirus : « une conséquences des atteintes à la  biodiversité »

Philippe Grandcolas, directeur de recherche au CNRS  la crise sanitaire due au nouveau coronavirus est le moment ou jamais d’aborder la question de notre mauvais rapport à notre environnement naturel.( interview dans le Monde)

Quelle est, selon vous, la corrélation entre le déclin de la biodiversité et l’émergence de maladies comme le Covid-19 ?

Les gens pensent que les virus ont toujours existé, que les épidémies n’ont rien à voir avec l’état de la biodiversité ou le changement climatique. Pourtant, depuis quelques décennies, elles augmentent. Elles n’ont pas l’impact énorme du Covid-19, mais leur fréquence s’accélère. La majorité sont des zoonoses : des maladies produites par la transmission d’un agent pathogène entre animaux et humains. Les pionniers des travaux sur les parasites les étudient depuis le début du XXsiècle. Mais la prise de conscience de leur lien avec l’écologie au sens scientifique du terme date d’il y a quarante à cinquante ans.

Aujourd’hui, nous savons qu’il ne s’agit pas que d’un problème médical. L’émergence de ces maladies infectieuses correspond à notre emprise grandissante sur les milieux naturels. On déforeste, on met en contact des animaux sauvages chassés de leur habitat naturel avec des élevages domestiques dans des écosystèmes déséquilibrés, proches de zones périurbaines. On offre ainsi à des agents infectieux des nouvelles chaînes de transmission et de recompositions possibles.

On peut citer le SRAS, ou syndrome respiratoire aigu sévère, dû à un coronavirus issu de la combinaison de virus d’une chauve-souris et d’un autre petit mammifère carnivore, relativement vite jugulé au début des années 2000. L’épidémie du sida, souvent caricaturée de manière malsaine, présente une trajectoire analogue : une contamination de primates, puis une transmission à des centaines de millions de personnes. Ebola fait un peu moins peur parce qu’on pense que son rayon d’action est limité à quelques zones endémiques. En réalité, sa virulence est si terrible que cette affection se propage moins facilement car la population meurt sur place. Là aussi, le point de départ est une chauve-souris.

Ces jours-ci, certains seraient sans doute tentés d’éradiquer chauves-souris et pangolins, soupçonnés d’avoir servi de réservoir au coronavirus…

Malheureusement, la période dramatique que nous traversons pourrait exacerber le manichéisme humain, pousser certains à vouloir se débarrasser de toute la biodiversité. En réalité, c’est pire : on ignore simplement que l’origine de l’épidémie de Covid-19 est liée aux bouleversements que nous imposons à la biodiversité. Le silence sur ce point est assourdissant.

 

 

Coronavirus : autour de 42% seulement ont confiance dans les médias et 37 % dans le gouvernement

Coronavirus : autour de  42% seulement ont confiance dans les médias et 37 % dans le gouvernement

 

En cette période de crise sanitaire provoquée par le coronavirus, les incertitudes sont encore très grandes concernant la nature de ce virus, sont mode  de propagation, son évolution et ses possibilités de traitement. Ce qui autorise nombre de réseaux sociaux à dire n’importe quoi comme d’ailleurs les grands médias. Il suffit de voir comment journalistes, personnalités et même représentants du corps médical échange parfois des propos complètement anachroniques voire irresponsables. Ainsi il en a-t-il été à propos du port du masque jugé inutile pour les personnes dites saines. Ainsi en est-il encore à propos du dépistage que beaucoup ne considèrent pas nécessaire alors  qu’il a été systématisé par exemple en Corée;  ainsi en est-il encore à propos des traitements et notamment à propos de la chloroquine ( nivaquine). Comme il faut bien occuper l’antenne, les chaînes d’information en particulier recrutent un peu n’importe qui et la présence d’un micro sous le nez incite les personnalités et les responsables à dire n’importent quoi y compris à mentir.

Notons en particulier l’attitude complaisante vis-à-vis du pouvoir de chapeaux à plumes du secteur médical qui se laissent  instrumentaliser pour justifier la stratégie de pénurie sanitaire des pouvoirs publics . Certains résistent mais ils sont rares. Comme l’information coûte cher et le recours à des intervenants de qualité également, curieusement on conserve une grande partie des intervenants précédents spécialisés en politique qui eux aussi échangent des propos de bistrot.

Pas étonnant que les Français doutent de l’objectivité des médias notamment vis-à-vis du pouvoir. Ainsi Seulement 42% des personnes interrogées se déclarent confiantes quant à la qualité des informations qu’elles trouvent sur le coronavirus dans les médias : c’est 5 points de moins que lundi et 10 points de moins que dimanche.

Les pouvoirs publics ne sont pas non épargnés par une méfiance croissante de la population à leur égard. Lundi, d’après la vague précédente de ce sondage, les Français étaient 45% à avoir confiance dans les informations que les préfets, le gouvernement et les autres autorités peuvent donner sur l’épidémie. Mardi, ils sont 43%, soit deux points de moins. Dans le même temps, 37% seulement des Français se déclarent confiants dans la capacité du gouvernement à gérer cette crise protéiforme. Ce chiffre était de 41% lundi, et 55% jeudi.

 

Dans l’ensemble, les Français ne sont pas très optimistes quant à l’évolution de la situation : 79% des personnes interrogées pensent que le pire est devant nous (un chiffre en recul de deux points, néanmoins) et seulement 52% des sondés ont confiance dans la capacité de leur entreprise à faire face à cette crise.

 

 

 

Confiance des ménages : en chute en zone euro

Confiance des ménages : en chute en zone euro

Selon l’enquête mensuelle de la Commission européenne, l’ indice de confiance du consommateur ressort en baisse de cinq points à -11,6 dans la zone euro en première estimation et de 4,5 points dans l’ensemble de l’Union à -10,4.

Et ces chiffres ne reflètent que partiellement l’évolution du sentiment ces dernières semaines car la Commission précise que l’enquête a été interrompue plus tôt que d’habitude dans une grande majorité de pays. Les estimations publiées ne prennent ainsi en compte que 15% environ des réponses

Retraites: manque de confiance dans la réforme (Jean Pisani-Ferry)

Retraites: manque de confiance dans la réforme (Jean Pisani-Ferry)

Jean Pisani-Ferry, Professeur ­d’économie à Sciences Po , un  des inspirateur de la réforme,  souligne cette nécessité et en même temps les incertitudes facteurs d’inquiétude relatifs notamment à l’indexation.

 

 

« Pour la grande majorité des actifs, et en particulier pour les plus jeunes, la question la plus lourde, en matière de retraites, est de savoir sur quel niveau de pension ils vont pouvoir compter demain. Alors que le régime universel par points se voulait une réponse à la montée de l’anxiété face à l’avenir que signalent toutes les enquêtes, le projet de réforme du gouvernement n’a jusqu’ici réussi qu’à attiser les angoisses. Et, alors que l’enjeu de la sécurisation des pensions devrait être au centre des débats sur le futur système, il est largement occulté par les controverses sur l’âge pivot et les régimes spéciaux.

Un régime par répartition est un contrat par lequel les actifs investissent collectivement dans les performances économiques futures du pays. Au lieu d’acheter des titres financiers, comme avec la capitalisation, ils acquièrent collectivement des droits sur la croissance à venir. L’objet des règles de la répartition est de définir avec précision ces droits.

La Sécurité sociale de l’après-guerre avait généralisé des droits qui se sont révélés insoutenables. Les réformes engagées à partir des années 1990 les ont donc remis en cause, en particulier en indexant les droits accumulés chaque trimestre (ce qu’on appelle « les salaires portés au compte ») sur les prix, au lieu des salaires. Combinée aux mesures d’âge qui se sont succédé, cette mesure subreptice mais puissante a permis de ramener le régime par répartition au voisinage de l’équilibre. Ce mode d’indexation n’est cependant ni équitable – il pénalise celles et ceux dont la fin de carrière a été difficile – ni économiquement défendable. Contrairement à ce que disent tous les avocats du statu quo, le temps est venu de définir, pour l’avenir, de nouvelles règles de revalorisation des droits.

Cette redéfinition figure dans le projet de loi. Les principes en sont posés : les droits – c’est-à-dire à la fois la valeur du point et son taux de conversion en pension, qu’on appelle « valeur de service » – seront indexés sur le revenu moyen par tête (la polémique qui s’est ouverte sur cet indice est sans objet car rien ne fait obstacle à sa mesure objective) ; l’âge d’équilibre évoluera en fonction de l’espérance de vie ; les pensions elles-mêmes seront, comme aujourd’hui, indexées sur les prix.

Mais le texte en discussion au Parlement reste elliptique sur plusieurs points importants : l’indexation ne sera complète qu’en 2045 ; elle s’appliquera par défaut, en l’absence de décision en sens contraire de la caisse de retraite ou du gouvernement ; et elle sera soumise à une règle d’or imposant le respect de l’équilibre financier sur cinq ans. »

États-Unis : tassement de la confiance des ménages

États-Unis : tassement de la confiance des ménages

 

Selon l’enquête mensuelle du Conference Board, L’indice de confiance établi par l’organisation patronale a progressé à 130,7 après un chiffre révisé à 130,4 (131,6 initialement) pour le mois de janvier.

Les économistes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne une amélioration à 132,0.

Le sous-indice mesurant le jugement des consommateurs sur leur situation actuelle a reculé à 165,1 contre 173,9 en janvier (175,3 en première estimation).

Celui de leurs anticipations a en revanche progressé à 107,8 contre 101,4 le mois précédent (révisé de 102,5). Notons cependant que comme la plupart des enquêtes de conjoncture l’étude a été menée avant la transformation de l’épidémie du virus chinois en pandémie au cours de ces derniers jours.

Sondage popularité: 68% de confiance pour les maires , 70% de méfiance pour Macron

Sondage popularité: 68% de confiance pour les maires , 70% de méfiance pour Macron

Selon un sondage Elabe pour BFM , 70%  manifestent une hostilité envers sur la question des territoires mais  à 68% des Français  font confiance à leurs maires.  selon notre sondage, en baisse cependant de trois points depuis la précédente mesure, réalisée en novembre 2017. 72% des Français ont répondu qu’Emmanuel Macron et Edouard Philippe n’étaient pas plus attentifs aujourd’hui qu’auparavant aux enjeux des communes rurales. Pour 70% des Français, ils ne mènent pas une politique se préoccupant davantage de la réduction du fossé séparant les différents types de territoires. La même proportion de sondés estime que l’exécutif n’est pas plus attentif aux enjeux des villes de banlieues défavorisées. Enfin, ils sont 66% à dire qu’il n’est pas davantage à l’écoute des élus locaux.

Si 66% des Français posent que le sommet de l’Etat écoutent insuffisamment les élus locaux, c’est peut-être en partie parce que le lien entre nos compatriotes et leur maire ne se dément pas. 68% d’entre eux font confiance à leur édile selon notre sondage, en baisse cependant de trois points depuis la précédente mesure, réalisée en novembre 2017. En face, ils sont donc 32% à lui dénier cette confiance, une statistique cette fois en progression de trois points.

Cette confiance s’établit même à 74% dans les communes rurales, après un glissement de quatre points. C’est au sein des communes fortes de 2000 à 20.000 habitants que la bascule est la plus brutale, avec une chute de onze point. Mais 65% font toujours bloc autour de l’Hôtel de ville. Les habitants des cités peuplées par un ensemble compris entre 20.000 et 100.000 habitants sont plus cléments: 72% maintiennent leur confiance, malgré une décote de quatre points. La plus forte hausse s’aperçoit dans l’agglomération parisienne, avec huit points d’augmentation pour une confiance qui se fixe à un niveau de 69%.

BFMTV -

le sondage Elabe a listé les domaines dans lesquels les zones rurales ont le plus à envier aux zones urbaines. L’emploi a été le plus souvent cité, avec un score de 43%, et 53% chez les 18/24 ans. 42% des Français ont mentionné les transports, dont 57% des 65 ans et plus. Les services publics sont vite venus à l’esprit également, avec un taux de 41% et 52% des seniors. La santé, enfin, a été citée par 39% des sondés.

Etude Elabe réalisée pour BFMTV auprès d’un échantillon de 1003 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. La représentativité de l’échantillon a été assurée selon la méthode des quotas appliquée aux variables suivantes: sexe, âge et profession de l’interviewé après stratification par région et catégorie d’agglomération. Interrogation par Internet les 19 et 20 novembre 2019. 

Confiance: Macron en hausse d’après un sondage bidon des Echos

Confiance: Macron en hausse d’après un sondage bidon des Echos

 

Le journal des Échos (journal sérieux mais très proche des grands intérêts financiers) titre que Macron enregistre une hausse de confiance en s’appuyant en plus sur un sondage bidon en tout cas manipulé « Avec un total de 33% des personnes interrogées qui lui font confiance pour affronter les problèmes du pays, le chef de l’État bénéficie d’une cote à son plus haut niveau depuis septembre 2018, soit avant la crise des gilets jaunes. » Indique les Échos. Un sondage réellement douteux dans la mesure où BFM s’appuyant sur une étude d’Elabe dit le contraire.

« L’institut a voulu jauger la perception de la politique entreprise par l’exécutif, et a pour cela demandé au panel d’évaluer le bien-fondé ou l’efficacité de différents aspects de celle-ci. Il en ressort que 75% des Français estiment que les orientations définies par le président de la République et le gouvernement sont injustes, car elles ne répartissent pas équitablement les efforts selon les capacités de chacun. Un taux en chute de trois points par rapport à la précédente mesure établie le 14 juin. Dans le détail, 83% des classes populaires, groupant les salariés et les ouvriers, pointent cette injustice.

Nos concitoyens sont ensuite 76%, là encore en baisse de trois points, à estimer que la politique actuelle est inefficace pour réduire les inégalités entre les territoires. Pour améliorer le pouvoir d’achat alors? Pas davantage, pour 75% de nos compatriotes malgré une décote de deux points. 78% des inactifs, dont les retraités, fustigent d’ailleurs ce manque d’emprise sur la courbe du pouvoir d’achat. »

On sait que la très grosse partie de la presse est désormais dans les mains des financiers et des grandes entreprises d’où la tentation permanente de bricoler les sondages et/ou de es  interpréter  au service du pouvoir politique et économique.

Élisabeth Borne et Transition écologique : 60% des Français n’ont pas confiance

Élisabeth Borne et Transition écologique : 60% des Français n’ont pas confiance

Les Français approuvent avec une forte majorité (88%) le  départ de Rugy mais le résultat n’est pas brillant pour la nouvelle ministre de la transition écologique qui conserve par ailleurs son portefeuille des transports. Toutefois cette méfiance est à relativiser dans la mesure où les Français ne sont pas naïfs et n’ont jamais cru que le ministère de l’environnement pouvait changer les choses dans ce domaine. Selon le dernier baromètre réalisé par BVA pour La Tribune, Orange et RTL, 60% des Français interrogés ne font pas confiance à la nouvelle ministre pour faire de la cause environnementale une priorité de son action dans les prochains mois. À l’opposé, 39% des personnes expriment du soutien pour la nouvelle locataire de l’hôtel de Roquelaure. « Un résultat qui traduit sans doute une inquiétude de voir l’écologie reléguée au second plan, Elisabeth Borne conservant son portefeuille des Transports », explique l’organisme spécialisé dans les enquêtes d’opinion. Seulement quelques jours après la démission de François de Rugy à la tête de son ministère, les Français portent déjà un regard sévère sur cette ingénieure de formation.

Il y a presque un an, l’affaire Benalla avait plongé la Présidence de la République dans une crise inédite depuis l’arrivée d’Emmanuel Macron à l’Élysée. La cote de popularité du chef de l’État avait perdu cinq points entre juillet et août passant de 39% à 34%. La crise des « gilets jaunes » à la fin de l’automne avait fini par plomber la popularité d’Emmanuel Macron pour de longs mois. Les conséquences du départ de l’ancien ministre de la Transition écologique et des Solidarités semblent plus limitées. En effet, la part des opinions favorables au Président de la République a seulement perdu un point entre le juin et juillet passant de 35% à 34%. À l’opposé, la proportion d’opinions défavorables est passée de 65% à 66%. Le locataire du palais présidentiel gagne beaucoup de terrain chez les sympathisants du Parti socialiste (+12 points). À l’hôtel de Matignon, la tendance est relativement similaire. La popularité d’Édouard Philippe est restée stable sur les deux derniers mois à 60% et demeure à un niveau supérieur aux scores recensés il y a un an (54%). Les opinions négatives sont en légère baisse (-1 point) passant de 40% à 39%.

Méthode : enquête réalisée auprès d’un échantillon de Français interrogés par Internet du 17 au 18 juillet 2019. Le sondage est réalisé à partir d’un échantillon de 1000 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. La représentativité de l’échantillon est assurée par la méthode des quotas appliqués aux variables suivantes : sexe, âge, profession de la personne de référence du ménage et de la personne interrogée, région et catégorie d’agglomération.

 

Confiance économique : décentralisation et concertation

Confiance : décentralisation et concertation  

 

Aux journées d’Aix-en-Provence, les économistes se penchent sur la question du rétablissement de la confiance comme vecteur du redémarrage économique. Chacun constate bien que le monde est engagé sans doute pour plusieurs années dans une période de croissance très molle entre parenthèses (exemple : la zone Euro aura du mal à atteindre une augmentation de 1 % du PIB en 2019). Ce tassement économique résulte de deux nombreuses évolutions qui créent des incertitudes. Or face à ces incertitudes, les acteurs économiques (investisseurs,  chefs d’entreprise ou consommateurs ont tendance à adopter une certaine position attentiste). En France en particulier, une grande incompréhension des mutations et des politiques vient alimenter cet attentisme. Aussi des économistes soutiennent-ils que le rétablissement de la confiance pourrait découler de davantage de décentralisation et de concertation avec les acteurs. On sait qu’en France pays particulièrement centralisée, les  politiques se décident  à Paris et ont  du mal à être comprises et intégrées au plan local. S’ajoutent aussi à cela l’insuffisance chronique de la concertation avec les acteurs en France. Une sorte de maladie qui a été notoirement amplifiée par le faite que Macron et le gouvernement se sont complètement assis sur les corps intermédiaires. Justement ceux qui ont pour objet de travailler à la médiation entre pouvoir central et le terrain. Aujourd’hui plus personne n’assure ce lien et surtout pas le parti du président, la république en marche, qui demeure un parti virtuel, hyper centralisé lui-même.  Résultat de cette situation dans les derniers sondages, il y a encore près de 70 % de la population qui n’a pas confiance dans les orientations politiques pour un redressement économique et social. Certes avec Macron on ne manque pas de nouveaux machins plus ou moins bidon type haut conseil, conseil national et autre comité. Mais la démarche demeure toujours très verticale. Il n’est pas certain que la décentralisation et la concertation suffisent pour sortir l’économie de sa relative léthargie, il faudra aussi des orientations stratégiques sur les enjeux majeurs. Justement des enjeux qui pourraient être mis en discussion et dont certains pourraient être gérés de manière nettement moins centrale.

 

Avenir du pays : près de 70% n’ont pas confiance (sondage BVA)

Avenir du pays : près de 70% n’ont pas confiance (sondage BVA)

 

D’après un sondage BVA, près de 70 % des Français craignent pour leur avenir et n’ont  pas confiance dans la politique menée.  Interrogés pour La Tribune par BVA, les Français se montrent particulièrement inquiets à propos de l’avenir de la planète. Dans le détail, ils sont 39 % à se dire inquiets et 45 % à être plutôt inquiets dans le contexte d’une préoccupation grandissante pour les problématiques environnementales. Les Français sont aussi inquiets pour l’avenir de leurs enfants et plus globalement pour l’avenir du pays entre parenthèses toujours autour de 70 les Français sont cependant moins pessimistes concernant leur avenir personnel. Concernant leur avenir personnel, 50% des Français se disent confiants. Si l’âge ne représente pas un facteur déterminant, le niveau de revenu, en revanche, est important. Sans réelle surprise, il y a 19 points d’écart entre les catégories socioprofessionnelles supérieures et les catégories inférieures. La zone de résidence peut également avoir une incidence sur la confiance des individus. Si les résidents de l’agglomération parisienne sont 62 % à être optimistes sur leur futur, ils ne sont que 42 % dans les communes inférieures à 20.000 habitants, et 45 % dans les communes rurales. Parmi les institutions et acteurs testées par BVA, la notion de proximité joue un rôle essentiel pour les Français. Ils sont 77 % à exprimer de la confiance à l’égard des petites et moyennes entreprises (PME), contre 37 % pour les grandes entreprises. Les syndicats patronaux arrivent vraiment en bas de tableau : 80 % des répondants affirment qu’ils ne leur font pas confiance. Dans la sphère paritaire, les syndicats de salariés font légèrement mieux, mais une grande partie des Français demeurent méfiants (62 %).  Après les PME arrivent les hôpitaux publics (74 %), les forces de l’ordre (73 %) et, contre toute attente, les experts scientifiques (73 % également). L’école (68 %) et les associations (67 %) arrivent en milieu de classement. Concernant les politiques, 88 % des Français ne font pas confiance aux partis et que 76 % sont méfiants à l’égard des députés et sénateurs. Si les citoyens sont relativement attachés à la démocratie, l’abstention, qui augmente, et le rejet de la classe politique sont profondément ancrés dans la population. Dans la foulée du Grand débat initié par l’exécutif, 68% déclarent ne pas faire confiance au gouvernement pour poursuivre les échanges de manière régulière, et 31 % ne font même pas du tout confiance au gouvernement d’Édouard Philippe.

La confiance, le ressort de l’intelligence collective ? ( Mathieu Laine)

La  confiance, le ressort de l’intelligence collective ? ( Mathieu Laine)

 

 

Une interview intéressante sur la confiance et l’Etat (même cela peut  être discutée notamment parce que  intelligence, même collective, n’est pas nécessairement la morale) de Mathieu Laine, entrepreneur et professeur affilié à Sciences Po  (tribune dans l’Opinion).

 

C’est l’un des pièges les plus retors de notre monde et nous finissons tous par nous faire avoir : parce que le monde nous paraît, à raison, de plus en plus complexe, parce que la demande d’intervention se fait plus pressante, il nous semble inéluctable que les Etats doivent toujours plus intervenir. Or, qui dit intervention de l’Etat, dit, si ce n’est défiance, du moins recul de la confiance accordée aux individus de trouver par eux-mêmes la solution aux difficultés rencontrées.

Sans basculer dans l’anarchie, nous aurions grand intérêt à questionner notre habitude à déresponsabiliser les hommes et les femmes composant nos sociétés alors que leur intelligence collective, sans même qu’elle soit organisée par une instance supérieure, produit des résultats bien souvent éblouissants.

Pour mieux le comprendre, il faut lire ou relire le splendide livre d’Alain Peyrefitte, La société de confiance. Dans cette enquête fascinante au creuset de ce qui a fait le succès de l’Occident, l’auteur découvre que « le ressort du développement réside en définitive dans la confiance accordée à l’initiative personnelle, à la liberté exploratrice et inventive – à une liberté qui connaît ses contreparties, ses devoirs, ses limites, bref sa responsabilité, c’est-à-dire sa capacité à répondre d’elle-même ».

. Ce qui a fait la beauté de notre monde, ce sont les valeurs du monde libre, la liberté, la responsabilité, la propriété, la séparation des pouvoirs et la libre circulation des idées, notamment dans le domaine scientifique et juridique. Dans le cadre de l’Etat de droit, c’est la confiance qui libère et la défiance qui opprime.

Nous sommes toutefois biaisés par notre passé, nos réflexes, nos habitudes. Le recul de la confiance pointait déjà chez certains penseurs comme Hobbes et Rousseau, quand ils ont théorisé le contrat social par lequel chacun remet une partie de sa liberté d’action à un souverain supérieur supposé capable de les représenter et de savoir mieux que lui ce qui est bon pour lui. Benjamin Constant n’aura de cesse d’alerter sur les dangers d’une telle approche. « En se donnant à tous, il n’est pas vrai qu’on ne se donne à personne. On se donne au contraire à ceux qui agissent au nom de tous », écrit-il dans Principes de politiqueHayek décrira derrière le concept de constructivisme la fragilité majeure de l’intervention publique en raison d’un défaut congénital d’information du dirigeant politique. Aucune raison, aucun esprit humain, fusse-t-il supérieur, n’est en mesure d’appréhender l’intégralité et la complexité des informations nécessaires à la construction d’un ordre social. Cessons de raisonner sur cette illusion synoptique consistant à enfermer la confiance et, par là même, la liberté. La vraie transformation, c’est de refaire confiance à l’intelligence de chacun. Résultats garantis !

 

 

Mathieu Laine est entrepreneur et professeur affilié à Sciences Po. Il vient de publier Il faut sauver le monde libre chez Plon.

 

Confiance dans la « transition démocratique » en Algérie

Confiance  dans la  « transition démocratique » en Algérie

 

Encore culturellement marqué par son passé colonial, la France marche sur des œufs pour commenter la situation en Algérie. Le ministre des affaires étrangères français s’est contenté de dire qu’il faisait confiance à l’Algérie pour gérer leur transition démocratique. Une manière cependant d’éviter de se positionner clairement. En effet, on sait que depuis des dizaines d’années ce sont des clans qui ont occupé le pouvoir et se sont répartis la manne pétrolière au détriment de l’avenir du pays. Ceci étant,  toute évolution démocratique est toujours difficile dans un pays arabe. Ce n’est sans doute pas un hasard si aucun pays arabe n’est réellement démocratique. Ce que souhaitent sans doute les Algériens c’est de passer d’un régime archaïque tout autant qu’un compétent à un régime démocratique et efficace sur le plan économique et social. L’atout majeur c’est sans doute maintenant la maturité politique d’une grande partie de la population par ailleurs particulièrement jeune et qui n’ignore rien de la problématique démocratique. Le problème est cependant de savoir si les caciques qui se sont approprié la richesse du pays vont enfin lâcher les rênes et confier la gestion du pays à des gestionnaires plus efficients. La question est de savoir si l’Algérie va pouvoir instaurer une république réellement transparente avec des citoyens actifs mais aussi conscients des réalités. De ce point de vue, le redressement économique constitue un énorme chantier, il constitue une voie de passage obligé pour résoudre les questions d’inégalité sociale et de chômage. Le problème est aussi de savoir si l’Algérie pourra faire l’économie d’une montée des extrémistes qui voudraient s’approprier la révolution démocratique. Bref la situation n’est pas simple mais présente un intérêt majeur compte tenu de l’impact que cela peut avoir au Maghreb en général voire plus largement. Si la France est sollicitée,  elle devra accompagner cette transition démocratique et non se limiter à une posture de spectateurs. Il y va aussi de l’évolution des mouvements migratoires entre les deux pays concernés

Grand Débat: «La confiance ne se décrète pas, elle se construit» (pour Cécile Blatrix)

Grand Débat: «La confiance ne se décrète pas, elle se construit» (pour Cécile Blatrix)

Cécile Blatrix, professeur de sciences politiques à AgroParisTech conteste les conditions de gestion du grand débat entre parenthèse interview du Figaro

 

 

Quels éléments nouveaux peut-on identifier dans la manière dont l’exécutif a mis en place le grand débat national?

 

.-La démarche est inédite et difficile à situer. Si on la positionne par rapport au débat public tel qu’il est pratiqué depuis plus de vingt ans par la Commission nationale du débat public (CNDP présidée par Chantal Jouanno, ndlr) on constate que, au-delà de la méthodologie et des outils qu’elle a mis en place, ses recommandations n’ont été reprises que très partiellement dans ce «grand débat». Au contraire, on observe une volonté de s’affranchir des formes et principes pourtant bien établis par la CNDP: ne fermer aucun sujet de discussion, clarifier les modalités de prise en compte des contributions au débat… Tout ceci est bien souligné dans le rapport relatif à la mission d’accompagnement et de conseil que la CNDP a rendu le 11 janvier dernier. Pour l’instant, on a l’impression d’un portage très politique de ce débat national et l’on peut s’étonner qu’il ait pu démarrer alors même que son pilotage comme les conditions de son impartialité étaient encore très flous.

Si le chef de l’État s’implique personnellement en s’appuyant sur la légitimité de maires issue du suffrage universel, n’est-ce pas une garantie suffisante d’impartialité?

Inscrire le débat à l’échelon local en reconnaissant le rôle des maires, malgré la difficulté des relations entre l’exécutif et les élus locaux, peut sembler marquer une ouverture. Reste à savoir dans quel état d’esprit on cherche à enrôler les maires dans ce débat, et comment ceux-ci se positionneront. De plus, il est paradoxal de vouloir faire reposer l’animation d’un débat public sur des élus.

Le recentrage de ce débat sur la personnalité d’Emmanuel Macron est-elle une chance ou un risque pour la qualité du débat?

C’est l’une des contradictions de la méthodologie retenue. La confiance ne se décrète pas. Elle se construit dans la durée, suppose le respect de l’autre et de certains principes. Pour l’instant la philosophie sous-jacente à ce débat évoque davantage, au mieux, une posture de pédagogie, qu’une réelle volonté d’écoute et d’échange. La lettre adressée par le chef de l’État aux Françaises et aux Français a montré une volonté, non seulement d’exclure certains enjeux, mais aussi de réinjecter dans le débat public, des éléments relevant du programme politique d’Emmanuel Macron, comme la remise en cause du Sénat et du Cese. Il ne faut pas oublier que la volonté de «simplifier» le paysage institutionnel de la Vème République, en disqualifiant les corps intermédiaires et en allégeant sensiblement les exigences en matière de participation du public, marque l’action d’Emmanuel Macron depuis la loi portant son nom en 2015 et la réforme de la concertation par ordonnances en 2016.

 

Pourquoi?

L’idée générale de ces réformes est que toutes les procédures visant à associer le public et à mieux prendre en compte l’environnement constituent des freins à la croissance et à la compétitivité, et doivent être désormais mises au service des projets et de leur réalisation rapide. Cela a entraîné une régression du droit de participer à la décision, du droit de la concertation, avec ce qu’on peut appeler une démocratie participative «low cost». Par exemple, le nombre d’enquêtes publiques est passé en une dizaine d’années d’environ 20 000 par an à environ 6000 enquêtes par an. Dernièrement, la loi ESSOC du 10 août 2018 (pour un État au service d’une société de confiance) prévoit que ces enquêtes puissent être menées exclusivement sur internet, donc sans la médiation des garants que sont les commissaires enquêteurs, ce qui constituerait une régression nette en la matière. Les tentatives de décrédibiliser la CNDP émanant du porte-parole du gouvernement lui-même à l’occasion de «l’épisode Jouanno» traduisent bien cette volonté de s’affranchir des acquis en termes de participation et de débat public. Ce sont autant de signaux laissant penser que ces consultations et tout notre système juridico-institutionnel sont désormais évalués à l’aune de leur seule compétitivité économique.

La forte implication d’un président de la République dans un tel débat est-elle inédite?

Effectivement, à ce point, cela me semble assez nouveau. Je ne vois pas de précédent d’une telle implication personnelle, avec une présence physique dans des réunions publiques, du chef de l’État lui-même.

La crise des gilets jaunes a imposé un calendrier très serré pour l’organisation de ce débat. Ces délais sont-ils fréquents?

En général, un débat public format CNDP exige au minimum quatre mois de préparation et souvent davantage. Il y a tout un travail en amont. Analyse et validation du dossier du maître d’ouvrage, organisation des modalités de participation et d’information prévues pour le public, rencontres préalables avec les parties prenantes, étude du contexte et évaluation des attentes territoriales, passages éventuels de marchés publics… Tout ce travail rigoureux prend énormément de temps.

Quelles différences observe-t-on entre les attentes exprimées dans les scrutins électoraux et celles recueillies dans les consultations publiques?

Les élections constituent effectivement une forme de débat dans la mesure où elles sont précédées d’une campagne électorale et d’un travail de mobilisation par les différents camps en présence. Comparée à la participation aux consultations publiques, la participation électorale reste la seule forme de participation pratiquée par une large frange de la population, même si l’abstentionnisme a beaucoup progressé. Mais entre deux élections, il peut y avoir un besoin d’échange. Les consultations publiques présentent néanmoins une difficulté parce qu’on se pose toujours la question de la représentativité des participants.

En général, que retient-on des grands débats de ce type?

Il est difficile de répondre d’un point de vue général, et les choses sont très différentes selon qu’il s’agit d’un débat ad hoc ou d’un débat CNDP. Finalement, on en retire ce que l’on veut bien en retirer et tout dépend de la sincérité de la démarche. À la CNDP, cette question est l’une des plus bordées puisque le maître d’ouvrage a l’obligation de motiver sa décision et de dire ce qu’il retient ou non du débat. Mais les débats n’ont pas de valeur décisionnelle, et la CNDP ne donne pas d’avis favorable ou défavorable à l’issue du débat (contrairement à ce qui se passe au moment des enquêtes publiques), elle se limite à en dresser un bilan. Il existe de nombreux exemples de consultations ad hoc où il n’y a même pas eu de synthèses des contributions. Ce fut le cas par exemple dans le cadre des États Généraux de la Modernisation du Droit de l’Environnement en 2012. Les acteurs de l’environnement ont fait l’objet d’une grande consultation plutôt bien menée en dépit de peu de moyens ; mais un chantier de simplification du droit de l’environnement a été entamé ensuite sans que soit rendue publique la moindre synthèse des contributions, et sans diffusion publique de leur contenu. Au final, cette consultation a simplement permis de justifier certaines réformes sans que le public puisse s’assurer que celles-ci étaient bien portées dans le cadre de la consultation. Pour en revenir à votre question, il faut rappeler que c’est précisément le fait que l’on ne prédétermine pas ce qui peut sortir d’un débat, qui en fait la valeur et la crédibilité. Ce n’est pas vraiment ce qu’évoque ce grand débat…

Le contexte social et politique d’un grand débat national, comme celui des manifestations régulières des «gilets jaunes» ne risque-t-il pas de le parasiter?

Il est toujours important de prendre en compte le contexte parce qu’il a un impact. Il y a un double risque: soit celui d’un boycott, parce que l’on ne parvient pas à construire la crédibilité du débat; soit une volonté d’empêcher la tenue de réunions publiques parce que celles-ci seraient perçues comme des parodies de démocratie. Le danger donc est plus celui du rendez-vous manqué que celui du parasitage. L’organisation des débats animés par le président de la République sous haute protection policière, rappelle les années 70. À l’époque, quand les maires refusaient d’ouvrir leurs mairies pour que se tiennent des enquêtes publiques, il fallait envoyer des camionnettes protégées par des gardiens de la République. Et les habitants se sentaient assiégés par les forces de l’ordre. Ces situations ne sont pas favorables à l’expression de la parole publique.

Quelles questions restent posées concernant le déroulement de ce grand débat national?

Encore une fois, pour moi la question est: quelle conception du débat public sous-tend cette opération? Les conditions du pilotage et de l’animation doivent être précisées, de même que les modalités de la prise en compte et la synthèse des contributions. La lettre aux Français du chef de l’État n’a pas clarifié les règles du jeu, bien au contraire, et la crainte d’un usage purement instrumental de ce débat a été renforcée par les dernières informations concernant l’origine de certaines questions posées par les maires.

 

123456



L'actu écologique |
bessay |
Mr. Sandro's Blog |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | astucesquotidiennes
| MIEUX-ETRE
| louis crusol