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Popularité Macron : en baisse car trop de « en même temps »

 Popularité Macron :  en baisse car trop de « en même temps »

 

Macro bénéficie sans doute d’une image de président jeune, dynamique et innovante ; pour autant,  cette image semble devoir être affectée par un excès de « en même temps ». Un « en même temps » qui  dissimule certains renoncements comme l’indépendance nationale, le refus d’un vrai service national, l’indépendance de la justice ou encore l’équilibre de sa politique d’immigration sans parler de la première préoccupation actuelle des Français concernant le pouvoir d’achat. Du coup la cote de popularité d‘Emmanuel Macron, qui avait connu un rebond à la fin de l‘année 2017, a baissé de deux points de pourcentage en janvier, selon un sondage Ifop pour le Journal du Dimanche (JDD). Selon cette enquête menée du 12 au 20 janvier, 50% des personnes interrogées se disent satisfaites d‘Emmanuel Macron comme président de la République. En décembre, cette proportion était de 52%. C‘est la première fois que la popularité du chef de l‘Etat recommence à baisser dans les sondages depuis octobre. François Hollande affichait une cote de popularité de 38% neuf mois après sa prise de fonction en 2012 et Nicolas Sarkozy, de 47% à la même période après son élection en 2007. La popularité du Premier ministre, Edouard Philippe, a baissé de cinq points en janvier, passant de 54% à 49%.

Sondage patrons PME : confiance en hausse

Sondage patrons PME : confiance en hausse

 

L‘indicateur de confiance de BPI France toujours en hausse  à +31, gagnant neuf points sur un an pour s‘inscrire nettement au-dessus de sa moyenne de long terme (+18) et se rapprocher de son niveau de 2007 (+33). Quasiment tous les secteurs d’activité anticipent une progression de leur chiffre d’affaires cette année à l‘exception du tourisme après l’embellie enregistrée par ce secteur en 2017. Les PME exportatrices sont également confiantes dans l’avenir et, comme à l’accoutumée, les entreprises innovantes ont des anticipations de croissance très au-dessus de la moyenne (solde d’opinion à +49). Dans ce contexte, les embauches devraient s’accélérer en 2018. L’indicateur prévisionnel de l’emploi progresse de 7 points en un an et s’établit à +21. Les effectifs sont prévus en augmentation dans tous les secteurs d’activité, plus fortement dans la construction où l’indicateur gagne 18 points en 1 an (solde à +20). Avec des carnets de commandes toujours bien orientés et des conditions de financement qui restent très favorables, les PME anticipent une nouvelle année dynamique en termes d’investissement. Fin 2017, 46% des entreprises envisageaient d‘investir au cours de l‘année à venir, soit deux points de plus qu’à fin 2016. L’indicateur prévisionnel du volume d’investissement progresse par ailleurs d’un point sur un an à +15, dépassant sa moyenne de long terme (+14), grâce pour l‘essentiel aux PMI. L‘enquête Bpifrance Le Lab a été réalisée auprès de 29.400 entreprises de un à 249 salariés interrogés début novembre, par voie postale ou numérique, l’analyse s’appuyant sur un échantillon de 4.290 réponses reçues avant le 5 décembre.

Confiance l’économie : en hausse… chez les cadres

Confiance l’économie : en hausse… chez les cadres

 

La confiance dans l’économie est en hausse d’après le baromètre Odoxa pour BFM Business, Challenges et Aviva, mais avec une dispersion des réponses 60 % pour les SCP+ et 30%  Un regain d’optimisme qui n’est donc pas partagé par toutes les catégories sociales. « Le moral économique des Français est totalement corrélé à leur milieu: très haut chez les CSP+, les Français diplômés et aisés et chez les urbains. (…) Très faible chez les CSP-, les Français modestes, peu diplômés et ruraux », indique ainsi Gaël Sliman, le président d’Odoxa. Sans surprise, le moral des sympathisants de La République En Marche est particulièrement bon (89% d’entre eux se disent confiants en l’avenir). C’est également le cas parmi les sympathisants socialistes (62%) et de la droite traditionnelle (54%). En revanche les sympathisants de gauche radicale (29%) et ceux du FN (17%) semblent pessimistes. « Nos concitoyens voient la vie en rose, surtout s’ils ont le sentiment de faire partie des gagnants de la mondialisation », résume ainsi Gaël Sliman.

La confiance des ménages : nouveau rebond

La confiance des ménages : nouveau rebond

Le différentes enquêtes y compris de l’INSEE confirment la hausse de l’optimisme des ménages. L’indicateur de l’INSEE  atteint un plus haut depuis juin, à 105. Juste après l’élection d’Emmanuel Macron, il avait alors touché un sommet depuis dix ans, à 108. Ce net rebond hivernal s’explique étonnamment par un regain d’optimisme des ménages quant à leur niveau de vie passé. En revanche «le solde d’opinion des ménages sur le niveau de vie futur en France est quasi stable (+ 1 point)», note l’Insee. Seul véritable point négatif de l’enquête, les craintes des ménages sur l’évolution du chômage s’accroissent légèrement en décembre. Un sondage Elabe pour Les Échos, Radio Classique et l’Institut Montaigne, publié jeudi, confirme l’indicateur de l’Insee: 61 % des personnes interrogées estiment que l’économie française est en train de redémarrer. Dans le détail, seules 6 % estiment que la situation va s’améliorer «rapidement» et 55 % «lentement».

 

Industrie : la confiance au plus haut depuis 17 ans

Industrie : la confiance au plus haut depuis 17 ans

 

 

. C’est évidemment une bonne nouvelle même s’il convient de la relativiser par le fait que la part de l’industrie dans le PIB  ne représente plus que 12 ,5% par rapport à 16,5% en 2000 et 25% un peu avant 80.  Selon un communiqué du cabinet Markit publié ce mardi 2 janvier,   la confiance des entreprises industrielles se renforce et atteint son plus haut niveau depuis juillet 2012, date du début de la collecte des données pour cet indicateur. Les répondants à l’enquête du cabinet Markit ont également expliqué qu’ils avaient bâti leurs perspectives de croissance pour 2018 sur une hausse des investissements. Cette confiance repose sur des éléments objectifs comme le carnet de commandes, les achats, les investissements mais aussi sur des éléments plus subjectifs comme l’idée que la France est engagée à nouveau dans la voie d’une croissance assez dynamique. Un sentiment par ailleurs partagé par les ménages dans les enquêtes d’opinion. L’industrie a ainsi conclu l’année 2017 « sur des bases solides », avec une production et les effectifs des fabricants « affichant leurs plus fortes croissances depuis le milieu de l’année 2000, soutenues par la plus forte expansion du volume des nouvelles commandes depuis sept ans ». « L’expansion du secteur repose sur une demande robuste sur le marché intérieur et sur les marchés à l’export, une tendance contribuant aux plus fortes croissances de la production et de l’emploi enregistrées » depuis le début des années 2000, a souligné Alex Gill, économiste chez IHS Markit. L’indice calculé par Markit a ainsi mis en avant « la plus forte croissance de l’emploi depuis plus de 17 ans en décembre », le volume du travail en attente ayant continué d’augmenter pour cette fin d’année. L’augmentation du volume des ventes a ainsi entraîné une nouvelle hausse marquée de la production. En parallèle d’un raffermissement de la demande, les fabricants français ont augmenté leur activité d’achats en décembre dernier, le taux de croissance du volume des achats atteignant en outre son plus haut niveau depuis avril 2011. Cette tendance créant des tensions sur les chaînes de distribution, les répondants signalent le plus fort allongement des délais de livraison de leurs fournisseurs depuis mars 2011.  Du côté de l’emploi, si la France comptait 2,8 millions de salariés dans l’industrie manufacturière (soit 11,1% de l’emploi salarié total) à la fin du second trimestre 2017, toutes les régions, sauf l’Occitanie et la Corse, ont connu des destructions d’emplois entre 2010 et 2016. Et ce déclin de l’emploi industriel a lieu alors que pour la première fois depuis 2009,  les ouvertures de sites industriels ont été nettement plus nombreuses que les fermetures en France sur les huit premiers mois de l’année 2017, d’après les derniers chiffres du cabinet Trendéo.

Législatives : la confiance contre le repli

Législatives : la confiance contre le repli 

 

 

C’est la conclusion que tire le Premier ministre des résultats des législatives. . « Les Français ont pour leur grande majorité préféré l’espoir à la colère, l’optimisme au pessimisme, la confiance au repli ». Une analyse qui n’est pas sans fondement même s’il convient de relativiser en tenant compte du niveau exceptionnel des abstentions. Le repli c’est d’abord celui  de ceux qui ne se sont pas déplacés pour voter au second tour des législatives. Des électeurs sans doute déçu d’avoir à choisir essentiellement entre le mouvement en marche et les républicains. Le repli caractérise les orientations des partis extrêmes qui imaginent surtout le  futur comme une  reproduction du passé. Le repli c’est aussi celui d’une partie des Républicains et des socialistes qui contestent les orientations de Bruxelles et même le principe même de l’union européenne. S’il était possible d’additionner électoralement tous les souverainistes en tout cas les sceptiques– de droite comme de gauche- il est vraisemblable qu’une majorité ce dégagerait. La première tâche de Macron et des députés qui le soutiennent sera de restaurer cette confiance qui peut nourrir une espérance de renouveau économique, social voire sociétal. Pour cela un travail pédagogique immense est à  entreprendre car les Français constituent le peuple le plus pessimiste du monde. En cause peut-être,  cet esprit contestataire par principe mais davantage encore le manque de formation économique de la plupart des électeurs. Faut-il rappeler encore une fois qu’un sondage effectué par Allianz  montre que sur 19 pays européens la France occupe le dernier en en matière de connaissances économiques et financières. Il faudra donc expliquer, expliquer encore, décentraliser  le débat, former  y comprit les élus locaux qui dilapident les fonds publics dans des projets somptuaires et des dépenses de fonctionnement complètement incontrôlées. C’est un changement de culture qu’il convient d’opérer avec l’obsession de la priorité à la croissance et la formation, à la rigueur et à l’exemplarité. De ce point de vue macro n’échappera pas à la nécessité de se séparer de certains vieux crocodile de la politique et de certains élus douteux. « La confiance des électeurs passe par notre exemplarité, un engagement sans faille et des résultats tangibles », a estimé Edouard Philippe. « La victoire est claire et elle nous oblige. Le gouvernement abordera les prochains mois avec une grande humilité et une détermination totale ».

Macron : une urgence, retrouver la confiance

Macron : une urgence, retrouver la confiance

 

 

On sait que la France doute, que l’environnement international est incertain et que le président de la république joue sa crédibilité sur sa capacité a d’abord rétablir la confiance. Une confiance qui pourrait donner ce petit point supplémentaire au PIB.  Le point qui permettrait d’inverser de manière significative le chômage et faciliterait un moindre déséquilibre des comptes publics. Macron  bénéficie d’un bon alignement des planètes avec une conjoncture qui semble un peu plus favorable qu’en 2016. Il ne faudrait pas grand-chose pour que le pays redresse son économie et renonce définitivement aux déclinisme. C’est le sens du message qu’à adressé  Macron dans sa première allocution au pays «Je sais que les Français et les Français attendent beaucoup de moi, ils ont raison car le mandat qu’ils me confient leur donne sur moi une exigence absolue. J’en suis pleinement conscient. Rien ne sera concédé à la facilité, ni au compromis, rien n’affaiblira ma détermination. Rien ne me fera renoncer à défendre à tout temps et en tout lieu les intérêts supérieurs de la France. J’aurais la volonté constante de réconcilier et rassembler l’ensemble des Français », a déclaré le nouveau chef de l’Etat. « Je convaincrai nos compatriotes que la puissance de la France n’est pas déclinante, mais que nous sommes à l’orée d’une extraordinaire renaissance, parce que nous tenons entre nos mains tous les atouts qui feront et qui font les grandes puissances du XXIe siècle », a-t-il ajouté. « Je ne céderai sur rien des engagements pris vis-à-vis des Français. Tout ce qui concourt à la vigueur de la France et à sa prospérité sera mise en œuvre. Le travail sera libéré, les entreprises seront soutenues, l’initiative sera encouragée. La culture et l’éducation par lesquels se construit l’émancipation, la création et l’innovation seront au cœur de mon action. Les Françaises et les Français qui se sentent oubliés par ce vaste mouvement du monde devront se voir mieux protégés. Tout ce qui fait de la France un pays sûr où l’on peut vivre sans avoir peur sera amplifié. La laïcité républicaine sera défendue, nos forces de l’ordre, nos renseignements, nos armés réconfortées », a-t-il ajouté, promettent également un « regain de vitalité démocratique » avec des « citoyens qui auront voix au chapitre ». «La division et la fracture qui parcourent notre société doivent être surmontées qu’elles soient économiques, sociales, politiques ou morales » (…) Dans ce combat, j’aurais besoin de chacun. La responsabilité de toutes les élites, politiques, économiques, sociales, religieuses, de tous les corps constitués de la nation français sera appelée, nous ne pouvons plus nous réfugier derrière des usages ou des habitudes parfois hors du temps » (…). « L’Europe dont nous avons besoin sera refondée et relancée car elle nous protège et nous permet de porter dans le monde nos valeurs ».  » « Nous aurons besoin d’une Europe plus efficace, plus démocratique, plus politique car elle est l’instrument de notre puissance et de notre souveraineté », a-t-il par ailleurs précisé.   »Le monde et l’Europe ont aujourd’hui plus que jamais besoin de la France. Ils ont besoin d’une France forte et sûre de son destin. Ils ont besoin d’une France qui porte haut la voix de la liberté et de la solidarité », a déclaré  Emmanuel Macron.

 

Le choc de confiance préalable à tout

Le choc de confiance préalable à tout

 

Dans une  récente interview à la Tribune, Anne-Marie Idrac qui pourrait jouer un rôle important dans le prochain gouvernement, considérait  que la France avait besoin d’un choc de confiance.  Une confiance qui pourrait dynamiser la croissance et rendre les plus faciles à opérer « Il y a un énorme déficit d’explication. Pour la sécurité, l’environnement, le numérique, la défense de nos intérêts, il faut une Europe plus forte. Ce dont nous avons besoin, c’est d’un choc de confiance. Les Français y sont prêts. Et c’est ce qu’Emmanuel Macron va leur apporter. » déclarait l’ancienne ministre des transports. Cette confiance bénéficie d’un bon alignement des planètes d’abord parce que la conjoncture est meilleure depuis avril après un premier trimestre assez décevant un peu partout dans le monde. Ensuite parce que l’élection de Macron a bénéficié d’un accueil très favorable de la part des principaux chefs d’État notamment de ceux  qui se trouve ainsi rassurés quant à l’avenir de l’union européenne. Cette confiance pourrait être de nature a boosté la croissance qui ainsi peut-être atteindre 2 % en 2017 au lieu des 1,3 % prévus. Or faire progresser le PIB de 1 % c’est  rendre réellement possible l’inversion du chômage par la création nette d’emplois dans le secteur privé. 1 % de croissance en plus c’est aussi le moyen de limiter les déséquilibres des comptes publics. Si la plupart des chefs d’entreprise sont convaincus de la logique économique il conviendra cependant de persuader ceux qui doutent et  ils sont nombreux. L’objectif est de  permettre l’appropriation  de la problématique des mutations en cours, de nos forces et de nos faiblesses des réformes à faire pour moderniser le pays. D’une certaine façon, la véritable urgence est peut-être dans la capacité à expliquer la complexité d’un monde en pleine transformation. Les élections législatives offrent peut- être l’opportunité de contribuer à ce travail d’explication car malheureusement les présidentielles ont été trop étouffées par les affaires et les outrances voire la vulgarité.

« Avec Macron, un choc de confiance » (Anne-Marie Idrac)

 « Avec Macron,  un choc de confiance » (Anne-Marie Idrac)

Dans une interview à  la tribune, Anne Marie Idrac qui a laissé une excellente  image au ministère des transports et qui a aussi été patronne de la SNCF et de la RATP estime a juste titre que l’élection de Macron va d’abord provoquer un choc de confiance qui sera favorable à la relance de l’économie et précise les enjeux des grandes mutations à venir.  

 

 Emmanuel Macron a remporté son duel télévisé face à Marine Le Pen mercredi. Quel est votre état d’esprit à l’approche du second tour ?

ANNE-MARIE IDRAC. Emmanuel Macron va gagner l’élection présidentielle. La liberté et l’Europe, cela constitue un plafond de verre que Marine le Pen ne peut pas franchir. Le Front national au pouvoir ce serait le désordre économique et civil. Cela opposerait les Français les uns contre les autres. L’esprit cartésien va l’emporter.

A l’issue du débat, qui a permis de voir le vrai visage de Marine Le Pen, j’attends l’issue du second tour avec fierté et responsabilité. Je suis fière de l’image de la France donnée par Emmanuel Macron, une France ouverte et optimiste pour l’avenir, soutenu par Obama, Renzi et Schäuble. Mais avec gravité car le premier tour a révélé un pays profondément divisé et en colère. Il y a donc une immense responsabilité de rassemblement et d’efficacité car les Français ne croient plus en la parole politique. Nous voyons clairement deux projets antagonistes: celui d’une France dynamique et d’une Europe réformable face à une France repliée sur elle-même et en dehors du projet européen. Un président de la République doit savoir se poser : pendant le débat, Emmanuel Macron a su, face aux attaques incessantes de son adversaire, garder son calme et répondre avec justesse et précision sur les faits.

Comment avez vous rejoint En Marche! ?

Je suis une centriste et en cela je me sens libérale, sociale et européenne dans l’âme. Emmanuel Macron coche toutes ces cases. Il est pour une économie sociale de marché européenne. Je l’ai connu personnellement quand il était ministre, dans le cadre de ma  présidence de l’aéroport de Toulouse-Blagnac. J’ai tout de suite compris que c’est un homme d’Etat capable de comprendre les enjeux nouveaux du monde et dont les idées sont réalistes et cohérentes. Il a su poser les bons diagnostics : il faut en même temps libérer et protéger, sortir des situations de rente et des carcans et donner de nouveaux droits aux personnes. Il sait aussi comment marche l’Etat et comment fonctionnent les entreprises. Il a compris que dans nos sociétés modernes, dix ans après la crise de 2008, le sujet clef, c’est de rendre la croissance inclusive. Il faut de la croissance et pour cela il faut libérer les initiatives, soutenir l’innovation mais il faut aussi que le progrès soit mieux partagé. Son projet est pragmatique. Il est chiffré et il a une colonne vertébrale. Il est d’ailleurs le seul à avoir un projet : Marine Le Pen n’en a pas, elle l’a bien montré mercredi soir et ses positions, en particulier sur l’euro, sont incompréhensibles et dangereuses pour les épargnants, les consommateurs, et les entreprises.

On dit que vous jouerez un rôle dans le futur gouvernement ?

J’avais arrêté la politique. Le mouvement En Marche m’a redonné l’envie d’y croire. Le seul casting qui compte, pour l’heure, c’est de faire très bien élire Emmanuel Macron à l’Elysée. Et de lui apporter la majorité présidentielle la plus forte possible pour qu’il puisse agir et transformer la France. C’est pour cela que je me suis engagée auprès de lui et que je me bats. Ce qui me satisfait, c’est de voir enfin les idées centristes, progressistes, être en mesure de rassembler. L’Europe, l’entreprise, l’éducation, la sécurité, la moralisation de la vie politique sont au cœur de notre projet et cela me semble de nature à rassurer et à rallier beaucoup de gens.

Y aura-t-il une majorité présidentielle aux législatives ?

Quand j’entends  la droite parler de  revanche et de cohabitation, je me dis que ses responsables n’ont rien compris aux enjeux ni au profond désir de renouvellement et d’efficacité du pays. Je suis convaincue qu’une fois élu, Emmanuel Macron obtiendra aux législatives une majorité car c’est le bon sens et l’intérêt général de la France. Emmanuel Macron pourra agir avec légitimité car il a tout dit de son projet en amont. Nous savons bien que le pays est très fracturé mais ce n’est pas le moment de finasser, ni avec le Front national, ni avec le principe d’efficacité. Dés l’élection remportée, il va nommer un nouveau gouvernement resserré composé de ministres responsables qui seront jugés aux résultats. Ils seront les vrais patrons de leur administration. La priorité, ce sera l’emploi, avec la réforme du marché du travail. Le périmètre des ordonnances sera proposé au Parlement après une concertation avec les partenaires sociaux, syndicats et patronat, afin d’agir vite, dès cet été. Il y aura aussi une loi de moralisation de la vie politique, la préparation de la rentrée scolaire avec le dédoublement des classes et la préparation du budget, autour des priorités clairement définies par le candidat. Le président de la république donnera le tempo, et le gouvernement, avec le Parlement, appliquera le programme des réformes choisi par les Français.

La réforme du marché du travail qui va plus loin que la loi El Khomri ne risque-t-elle pas dès le début du quinquennat de déclencher une forte opposition ?

Contrairement à François Hollande qui avait sorti sa loi travail par surprise, Emmanuel Macron a expliqué son projet durant la campagne. Chacun a donc pu se faire son idée. Quant à la définition des contours exacts et des détails de cette réforme, elle fera l’objet d’une concertation avec les partenaires sociaux. Le fait que la CFDT est devenue cette année le premier syndicat de France dans le secteur privé, sur une ligne réformiste, peut contribuer à trouver un accord. Cette réforme du marché du travail bénéficiera, j’en suis sûre, de l’appui d’une majorité.

L’une des pierres angulaires du programme d’Emmanuel Macron est la compétitivité des entreprises. Allez-vous aller au-delà du CICE ?

Si ce dispositif a permis aux entreprises de commencer à reconstituer leurs marges, il est insuffisant pour soutenir une politique de compétitivité à long terme car l’objectif à atteindre est une montée en gamme de nos entreprises pour faire face à la concurrence dans une économie mondialisée. C’est vital. C’est pourquoi Emmanuel Macron veut pérenniser le CICE en le transformant en un allégement de 6 points des charges sociales patronales et les réduira jusqu’à 10 points au niveau du Smic. Il y aura aussi une baisse de l’impôt sur les sociétés qui sera ramené de 33,3% à 25%.

Au titre des réformes structurelles, il est nécessaire de libérer le dialogue social, le système actuel est trop crispé. Les principes fondamentaux, comme la durée légale du travail, resteront fixés par la loi. Mais les horaires effectifs ou l’organisation du travail doivent s’appuyer sur la réalité des entreprises, de leurs marchés, des technologies  et des évolutions du monde. C’est pourquoi la réforme du marché du travail est cruciale : il faut pouvoir établir au niveau du terrain le contrat pragmatique qui régit les relations sociales et non l’imposer d’en haut. Chaque entreprise a ses spécificités, ses problèmes et doit s’adapter à la conjoncture.

Cela suffira-t-il pour retrouver de la compétitivité ?

L’autre priorité, c’est d’investir dans l’éducation, l’apprentissage, et la formation, qui  seront les vecteurs de cette montée en gamme de l’appareil productif. Dans son plan d’investissement de 50 milliards d’euros, Emmanuel Macron a prévu d’en consacrer 15 à la seule formation qu’il faudra réformer pour l’adapter aux réels besoins tant des salariés et des demandeurs d’emploi que des entreprises. Il faut se concentrer sur les secteurs d’avenir, c’est-à-dire le numérique, les biotechnologies, les technologies vertes …

En matière de politique de l’emploi, Emmanuel Macron prévoit une réforme de l’assurance-chômage, notamment pour sa gestion…

Emmanuel Macron est cohérent. Dans son projet, tout le monde pourra bénéficier du chômage, y compris les agriculteurs, les commerçants et artisans et les indépendants, ainsi que, tous les cinq ans, les salariés qui démissionnent. Dans ce cadre, il est logique que ce soit l’Etat qui gère le système. Le RSI sera supprimé et intégré dans le régime général. Le financement du chômage et de l’Unedic sera fiscalisé par la suppression des cotisations salariales maladie et chômage ce qui sera compensée par une hausse de 1,7 point de la CSG. .

Cela va-t-il changer la politique d’indemnisation actuelle ?

Non, les calculs resteront faits selon les termes actuels. Ce qu’il faut comprendre, c’est qu’Emmanuel Macron veut changer la philosophie de l’assurance chômage avec un accroissement des droits individuels, qui implique aussi une plus grande responsabilité individuelle.

Il a insisté durant toute cette campagne sur la nécessité pour la France de s’inscrire dans le cadre européen. En même temps, la politique européenne n’a plus d’ambitions. Que compte-t-il faire ?

La première condition pour relancer l’Union européenne est que la France retrouve sa crédibilité auprès de ses partenaires, notamment l’Allemagne. Pour cela, la majorité des réformes à mener dépend de la France elle-même, non de l’Europe, en particulier en matière de déficit public. Nous devons tenir nos engagements.

Faut-il aller vers plus d’intégration pour la zone euro?

Oui, bien sûr; il faut pouvoir investir ensemble davantage, prévenir et résoudre les crises, avec un budget  porté par un ministre de l’Economie et des Finances de la zone euro.

Mais précisément ces réformes au niveau européen ne sont pas très populaires en France où au nom de la défense de la souveraineté, on s’en méfie…

Il y a un énorme déficit d’explication. Pour la sécurité, l’environnement, le numérique, la défense de nos intérêts, il faut une Europe plus forte. Ce dont nous avons besoin, c’est d’un choc de confiance. Les Français y sont prêts. Et c’est ce qu’Emmanuel Macron va leur apporter.

 

Confiance ménages: léger progrès ?

 Confiance  ménages: léger progrès ? 

Du mieux mais les Français estiment qu’il est préférable d’épargner. La confiance des ménages a légèrement progressé en janvier , les Français étant plus optimistes sur l’évolution de leur situation financière et moins pessimistes sur le chômage, selon des données publiées vendredi par l’Insee. L’indicateur synthétisant cette confiance s’inscrit à 100 pour janvier, un niveau conforme aux attentes des économistes (100) interrogés par Reuters et en hausse d’un point par rapport à décembre. Il revient ainsi sur le niveau de sa moyenne de longue période, qu’il n’avait pas atteint depuis octobre 2007. Il avait plongé entre temps jusqu’à 80 au printemps 2013. L’enquête de janvier fait apparaître une nette amélioration de l’opinion des ménages sur leur situation financière personnelle future, qui retrouve elle aussi le niveau de sa moyenne de longue période pour la première fois depuis septembre 2007. Leurs craintes sur le chômage reculent de trois points et accentuent le repli marqué constaté depuis novembre, se situant à un plus bas depuis juin 2008. Malgré cette embellie, les ménages sont plus nombreux qu’en décembre à estimer qu’il est opportun d’épargner et la proportion de ceux qui estiment qu’il est opportun de faire des achats importants est quasi stable pour le cinquième mois consécutif.

Le FMI affirme sa « pleine confiance » à Lagarde

Le FMI affirme sa « pleine confiance » à Lagarde

 

Le FMI est en bonne main et Christine Lagarde est confirmée en dépit de la décision de la cour de justice de la république qui a acté la négligence coupable de 400 millions dans l’affaire Tapie. De quoi quand même s’inquiéter quant aux  compétences du FMI en charge notamment de la gestion financière mondiale. Le Fonds monétaire international (FMI) a renouvelé sa « pleine confiance » à sa directrice générale, Christine Lagarde, malgré le jugement de Paris l’ayant reconnu coupable de « négligence » dans l’affaire Tapie-Crédit Lyonnais. Le conseil d’administration du FMI, qui représente ses 189 Etats membres, « réaffirme sa pleine confiance dans la capacité de la directrice générale de continuer d’assumer ses fonctions efficacement », indique un communiqué. Arrivée à la tête du Fonds en 2011, Mme Lagarde a été reconduite en juillet pour un second mandat de 5 ans. L’ancienne ministre française de l’Economie (2007-2011) a été jugée coupable de négligences ce lundi pour son rôle dans l’arbitrage rendu en 2008 en faveur de l’homme d’affaires Bernard Tapie dans son litige avec le Crédit Lyonnais. Elle a toutefois été dispensée de peine. Le conseil d’administration du FMI, qui avait apporté son soutien à Mme Lagarde tout au long de la procédure, a assuré avoir pris en compte « tous les éléments pertinents » pour prendre sa décision, notamment « le fantastique leadership de la directrice générale et l’important et respect et confiance qu’elle inspire sur le globe ». L’organe de direction du FMI, qui a nommé Mme Lagarde à son poste et avait la possibilité de la destituer, se dit par ailleurs prêt « à continuer à travailler (avec elle) pour s’attaquer aux difficiles défis auxquels l’économie mondiale fait face ». Christine pourra conserver son poste, elle a en outre reçu le soutien des Etats-Unis.

Sondage confiance : 89% pour les scientifiques, 68% pour les entrepreneurs et 17% pour les politiques

Sondage confiance : 89% pour les scientifiques, 68% pour les entrepreneurs et 17% pour les politiques

 

 

Selon IFOP/Fiducial/France Digital, les sondés indiquent avoir confiance à 89% dans les scientifiques, à 84% dans les policiers et les gendarmes à 77% dans les enseignants et à 68% dans les entrepreneurs. En revanche, à l’autre bout de l’échelle, les députés et les sénateurs n’ont la confiance que de 17% des sondés… et les journalistes font un tout petit mieux avec 30% de confiance. On mesure à quelle point la parole publique n’a guère de crédit… En revanche, à l’instar d’autres enquêtes réalisées précédemment, le dirigeant de petite entreprise apparaît comme l’incarnation du tissu économique « réel », il est donc la figure qui incarne le plus confiance, il est cité en premier par 43% des sondés, devant « l’intellectuel » (25%) et l’élu local (14%). A l’opposé, l’homme politique exerçant des fonctions nationales n’a pas du tout la côte avec… 1% de confiance, tout comme le PDG d’une grande entreprise (3%). Faut-il voir là le fameux phénomène du « rejet des élites» ? Or, l’IFOP constate que les figures ayant le plus d’influence sur la société française sont, paradoxalement, aussi les plus décriées puisque ce sont les hommes politiques qui ont le plus de poids pour 27% des sondés, devant les PDG de grandes entreprises (21%)… loin devant un dirigeant de start-up (7%). Une autre question retient également l’attention et montre à quel point la campagne électorale a pris un départ très déconnecté de la réalité. Quand on demande aux sondés si les candidats à l’élection présidentielle doivent parler en priorité de la lutte contre le chômage ou plutôt de l’identité de la France, ils sont 71% à estimer que le chômage devrait être la principale préoccupation. Or, actuellement, le moins que l’on puisse dire est que le sujet passe plutôt au deuxième plan dans les débats en cours… Et toujours sur le terrain économique et social, ils sont 52% à estimer que le personnel politique est plutôt considéré comme déconnectés des enjeux liés à la « nouvelle économie ». D’ailleurs, les sondés jugent à 87% qu’un homme politique devrait avoir précédemment travaillé dans une entreprise pour exercer correctement ses fonctions… Par ailleurs, globalement, les dirigeants de startups et de TPE sont considérés comme plus crédibles que les responsables politiques sur des valeurs évoquant le « volontarisme », « l’expertise », « l’empathie » et « le courage ». Il n’y a que sur « le sens de l’intérêt général » que les hommes politiques obtiennent un score supérieur à celui des dirigeants d’entreprise.

 

Grande -Bretagne: la confiance des consommateurs chute après le Brexit

Grande -Bretagne: la confiance des consommateurs chute après le Brexit

La confiance des consommateurs britanniques a chuté après le vote sur la sortie de l’Union européenne, à un rythme qui n’avait plus été vu depuis 21 ans, indique une étude publiée vendredi par GfK. Selon cette enquête effectuée spécialement du 30 juin au 5 juillet pour mesurer le moral des Britanniques post-Brexit, la victoire du « Leave » lors du référendum a entraîné un repli de l’indice de confiance de 8 points à -9.  »Il n’y a pas eu de recul plus marqué depuis 21 ans (décembre 1994) », souligne GfK.  Logiquement, les Britanniques ayant voté pour rester dans l’UE étaient les plus déprimés (-13 points) tandis que les électeurs ayant voté pour en sortir étaient moins pessimistes (-5 points).  »En ces temps d’incertitude, nous avons vu un repli significatif de la confiance, chacune des composantes clés de l’indice ayant chuté, la plus forte baisse concernant la situation économique générale au cours des douze prochains mois », souligne Joe Staton, responsable des dynamiques de marché chez GfK.  60% des personnes interrogées s’attendent en effet à ce que l’économie britannique se détériore au cours des douze prochains mois, contre 46% en juin. Et la proportion de gens pensant que les prix vont augmenter rapidement a bondi de 20 points de pourcentage (de 13 à 33%). « Notre analyse suggère que l’une des conséquences immédiates du référendum est que des secteurs comme les voyages, la mode, la décoration, le bricolage et la distribution sont particulièrement vulnérables à une réduction des dépenses des consommateurs », détaille GfK.

 

(AFP)

 

Etats-Unis : La confiance des ménages en baisse

Etats-Unis : La confiance des ménages en baisse

 

Deux  lectures sont possibles concernant la confiance des ménages américains : une lecture optimiste parce que la baisse est moins important que prévu, une lecture pessimiste parce que la baisse est réelle. La confiance des consommateurs américains s’est moins dégradée qu’attendu en juin, montre vendredi la première estimation des résultats de l’enquête mensuelle de l’université du Michigan. Une baisse qui  par ailleurs rejoint les cinq études sur l’évolution de l’emploi. L’indice de confiance est revenu à 94,3 après 94,7 en mai alors que les économistes et analystes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne un chiffre de 94,0.Du coup,  Contrairement à ce qui était encore prévu par la banque fédérale américaine (Fed) et nombre d’experts il est vraisemblable qu’on n’assistera pas un relèvement des taux ni en juin ni en juillet et peut être pas du tout en 2016. En cause le tassement économique mondial qui désormais pèse aussi sur les États-Unis et se traduit notamment par des chiffres très médiocres concernant la création d’emplois. En effet on attendait de l’ordre de 160 000 emplois en plus en mai à leur qu’il semble que seulement 38 000 emplois ont été créés,  chiffres qui pourraient être encore révisés à la baisse.  L’économie américaine a créé au mois de mai le plus faible nombre d’emplois depuis plus de cinq ans, un chiffre qui souligne certaines faiblesses du marché du travail et pourrait dissuader la Réserve fédérale de relever ses taux d’intérêt dans un avenir proche. Le département du Travail n’a recensé que 38.000 créations de postes le mois dernier après 123.000 (révisé) en avril. Le chiffre de mai est le plus faible depuis septembre 2010.Les chiffres des deux mois précédents ont été revus à la baisse de 59.000 au total. Les économistes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne 164.000 créations de postes pour le mois dernier après les 160.000 annoncées initialement pour avril.

(Avec Reuters)

Confiance ménages en mai : en hausse

Confiance ménages en mai : en hausse

 

Une amélioration très fragile et qui ne tient pas encore compte des conséquences des dernières évolutions des conflits sociaux. La remontée était pourtant significative au début du mois de mai. Mais le moral pourrait bien être affecté en juin si grèves, violence et blocages perdurent. – La confiance des ménages s’était nettement améliorée en France au mois de mai pour atteindre son plus haut niveau depuis octobre 2007, bien qu’elle reste en deçà de sa moyenne de longue durée, selon les données publiées vendredi par l’Insee. L’indicateur synthétisant cette confiance gagne quatre points, à 98. Les économistes interrogés par Reuters s’attendaient en moyenne à une stabilisation de l’indice à 94, son niveau du mois d’avril. En mai, l’opinion des ménages sur leur situation financière personnelle passée est stable pour le quatrième mois consécutif. En revanche, leur opinion sur leur situation financière future s’améliore nettement, le solde correspondant gagnant 4 points. Les deux soldes restent cependant inférieurs à leur moyenne de longue période. La proportion de ménages estimant qu’il est opportun de faire des achats importants augmente nettement, le solde correspondant gagnant 7 points et progressant au-dessus de sa moyenne de long terme. Le solde d’opinion des ménages sur leur capacité d’épargne est stable, à son niveau moyen de longue période. En revanche, celui concernant leur capacité d’épargne future diminue (−2 points) et repasse légèrement au-dessous de sa moyenne de long terme. Les ménages sont plus nombreux qu’en avril à estimer qu’il est opportun d’épargner (+3 points), le solde retrouvant son niveau de mars, nettement inférieur cependant à sa moyenne de longue période. L’opinion des ménages sur le niveau de vie futur en France s’améliore fortement (+9 points), tout comme celle sur le niveau de vie passé (+10 points). Les craintes des ménages concernant le chômage chutent en mai, le solde correspondant perd 28 points et devient inférieur à sa moyenne de long terme. Il atteint ainsi son plus bas niveau depuis juin 2008. Les ménages sont plus nombreux qu’en avril à estimer que les prix ont augmenté au cours des douze derniers mois, le solde correspondant gagnant 3 points.

(Avec Reuters)

 

Cuvillier (PS): pas sûr de voter la confiance au nouveau gouvernement !

Cuvillier (PS): pas sûr de voter la confiance au nouveau gouvernement !

visiblement la composition du nouveau gouvernement n’a pas permis de rassembler tous les sceptiques et les opposants au sein du PS. Frédéric Cuvillier, député du Nord, ancien secrétaire d’État aux transports, n’est pas certain de voter la confiance à ce nouveau gouvernement : « Il y a effectivement un gouvernement présenté comme élargi et composé à l’occasion d’un exercice partiellement maîtrisé. Aujourd’hui, dans cette période extrêmement sensible, on observe une forte désapprobation populaire. Il ne me paraîtrait donc pas anormal que le gouvernement, pour qu’il soit réellement fort comme il entend l’être, demande aux députés un nouveau vote de confiance, comme c’est la tradition républicaine.  S’il devait y avoir un vote de confiance, j’attendrais la déclaration de politique générale du ­Premier ministre. Les signaux donnés jusqu’ici montrent que la compréhension de l’action de l’exécutif n’est pas totale. ». Une critique qui vient s’ajouter à celles concernant l’organisation d’un référendum sur la question de l’aéroport de Notre-Dame des Landes. L’ancien secrétaire d’État aux transports connaît parfaitement le dossier, il sait que  juridiquement le président de la république ne peut décider d’un référendum local : « ce référendum pose davantage de problèmes qu’il en résout » complète Frédéric Cuvillier qui ajoute que l’utilisation du référendum serait beaucoup plus utile sur la question de la déchéance de nationalité. Une manière) de critiquer deux fois le gouvernement. Une fois par rapport aux tergiversations interminables concernant la déchéance de nationalité, une autre fois sur la question suivante de Notre-Dame des Landes. Un projet d’intérêt national qui ne peut évidemment être décidé uniquement par des populations locales sinon ce serait rendre incohérent le schéma national d’infrastructures.

Chute de confiance pour Hollande et de Valls (sondage)

Chute  de confiance pour  Hollande et de Valls (sondage)

21 % de popularité pour François Hollande et 27 pour Manuel Valls. Une chute assez vertigineuse depuis que l’effet unité nationale lié aux attentats a disparu. C’est le plus bas score obtenu tant par François Hollande que Manuel Valls qui payent  sans doute l’insuffisance de résultats en matière économique, la hausse du chômage mais aussi leur valse hésitation concernant la déchéance de nationalité et l’état d’urgence. Sur le plan économique,  il est clair que l’échec est patent puisque la France se retrouve en queue de peloton en zone euro concernant l’évolution du PIB pour 2015 et que les prévisions laissent maintenant entrevoir une évolution en 2016 qui ne sera pas supérieure à 2015. Autre facteur explicatif,  toujours là cette situation du chômage qui ne cesse de progresser et ne pourra se modifier de manière significative compte tenu précisément des perspectives de croissance. Aussi le sentiment que face à cette situation François Hollande essaie de bricoler les statistiques pour faire diminuer de manière artificielle le nombre de chômeurs. Enfin sur le plan sociétal si François Hollande a été largement soutenu après ses déclarations post-attentats il a beaucoup déçu depuis au point que certains se demandent même si par exemple la déchéance de nationalité sera ou non un jour inscrite dans la constitution. Les cotes de confiance de François Hollande et de Manuel Valls chutent donc dans deux sondages diffusés jeudi, en raison notamment d’un net recul auprès des sympathisants de gauche que les sondeurs lient au débat sur la déchéance de la nationalité. Selon le baromètre TNS Sofres-OnePoint pour Le Figaro Magazine, la cote de confiance du chef de l’Etat a reculé de huit points en un mois, à 15% et celle du Premier ministre de quatre points, à 32%. François Hollande a perdu 20 points depuis le baromètre de décembre, qui faisait suite aux attentats du 13 novembre et dans lequel il avait atteint son plus haut niveau depuis début 2013. Manuel Valls a quant à lui perdu 11 points. Un sondage Elabe pour Les Echos et Radio Classique montre une baisse de cinq points des cotes de confiance de François Hollande et de Manuel Valls, à respectivement 21% et 27%. C’est le niveau le plus bas enregistré par le chef de l’Etat depuis un an et le plus bas pour le Premier ministre depuis sa nomination le 31 mars 2014. François Hollande perd ainsi 16 points auprès des sympathisants de gauche (46%) et 21 points parmi ceux du Parti socialiste (57%), Manuel Valls perdant huit points auprès des sympathisants de gauche (52%) et 12 points parmi ceux du Parti socialiste (66%). Selon TNS Sofres, 82% des personnes interrogées ne font pas confiance au chef de l’Etat pour résoudre les problèmes qui se posent à la France actuellement (+8 points) et 65% ne font pas confiance au Premier ministre (+5). Selon Elabe, 75% des sondés ne font pas confiance à François Hollande pour affronter efficacement les problèmes qui se posent au pays (+4) et 68% ne font pas confiance à Manuel Valls (+4).

Économie mondiale : baisse de confiance inquiétante des chefs d’entreprise :

Économie mondiale : baisse de confiance inquiétante des chefs d’entreprise :

On attendait la reprise mondiale, mais  ce début d’année 2016 débute très mal avec la chute notamment des marchés financiers mais surtout la très nette baisse de moral des chefs d’entreprise partout dans le monde. La confiance des dirigeants d’entreprise dans l’économie mondiale » a chuté de 10 points entre des 2015 et 2016, selon l’étude annuelle mondiale de PwC. Il faut remonter à l’année 2010 pour retrouver de tels niveaux d’inquiétude. En cause plusieurs facteurs, d’abord les menaces résultant de la situation géopolitique de plus en plus instable. Ensuite l’action des banques centrales qui favorisent la guerre des monnaies et crée donc une grande instabilité sur les taux de change. Les chefs  d’entreprise craignent aussi les mesures réglementaires protectionnistes de pays qui pensent que l’isolement économique constitue le meilleur rempart pour résister à la crise mondiale.

(avec Le Figaro)

États-Unis : hausse de la confiance

États-Unis : hausse de la confiance

La confiance du consommateur américain s’est nettement améliorée en décembre, alors qu’elle était tombée le mois précédent au plus bas depuis plus d’un an. L’indice de l’organisation patronale Conference Board la mesurant est ressorti à 96,5 sur ce mois-ci contre 92,6 en novembre et 93,8 attendu par les économistes interrogés par Reuters. L’indice de novembre était ressorti à 90,4 en première estimation, ce qui correspondait à son niveau le plus bas depuis septembre 2014. Les sous-indices du sentiment du consommateur sur la situation présente et sur celle à venir progressent eux aussi, à 115,3 et 83,9 respectivement contre 110,9 (révisé de 108,1) et 80,4 (révisé de 78,6).

Confiance des ménages : stable en novembre

Confiance des ménages : stable en novembre

D’après l’enquête de l’INSEE réalisé avant les attentats la confiance des ménages est restée stable en novembre en France même si même leurs craintes concernant le chômage sont en forte baisse et s’inscrivent à leur plus bas niveau depuis juin 2011, selon les données publiées mercredi par l’Insee. L’institut précise toutefois que son enquête mensuelle a été menée pour l’essentiel, à plus de 90%, avant les attentats du 13 novembre à Paris et Saint-Denis, ce qui fait qu’il faudra attendre l’édition de décembre pour en mesure l’impact réel. L’indicateur qui synthétise cette confiance est ressorti inchangé à 96 points, alors que les économistes interrogés par Reuters l’attendaient en repli d’un point à 95. Bien qu’en nette hausse depuis le début de l’année (+6 points), il reste en deçà de sa moyenne de longue période, calée à 100. L’enquête de novembre fait apparaître une quasi-stabilité de l’opinion des ménages concernant leur situation financière, le niveau de vie en France et l’inflation. Leur capacité d’épargne est en légère amélioration et la proportion de ceux qui considèrent opportun de faire des achats importants recule pour le deuxième mois consécutif et retrouve sa moyenne de long terme. En revanche, leurs craintes sur le chômage, qui étaient remontées en octobre, enregistrent une baisse spectaculaire, le solde d’opinions le concernant chutant de 24 points pour revenir à son niveau de juin 2011. Il se situe légèrement au-dessus de sa moyenne de long terme.

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