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Une perte de confiance dans la justice

Une perte de confiance dans la justice

Chantal Arens et François Molins, les plus hauts responsables de l’institution judiciaire, respectivement première présidente et procureur général de la Cour de Cassation, constatent  aussi une perte de confiance dans la justice dans une interview au JDD. Les intéressés défendent l’institution ce qu’on peut comprendre et ils réclament aussi une augmentation significative des moyens responsables à leurs yeux des dysfonctionnements actuels. Reste qu’ils font l’impasse sur la problématique de la violence dans la société actuelle, plus généralement sur les incivilités et sur toute évaluation du fonctionnement de la justice. Bref une défense un peu trop corporatiste.

Les Etats généraux de la justice sont organisés à votre demande : pourquoi était-ce si nécessaire et urgent?
Chantal Arens : L’institution judiciaire qui, en dépit du fort investissement des magistrats et fonctionnaires de greffe, est en difficulté depuis longtemps, fait depuis quelques semaines l’objet de nouvelles attaques inadmissibles. Nous avons dénoncé à de multiples occasions les difficultés de la justice, anciennes, profondes, et encore aggravées par la crise sanitaire : manque de magistrats et de greffiers, manque de moyens matériels, faille numérique, multiplication de réformes parfois votées dans la précipitation… Les mises en cause récentes, à quelques mois des élections régionales nous ont fait à nouveau réagir car elles fragilisent dangereusement les institutions démocratiques. Il est urgent de se mettre autour de la table pour dresser un état des lieux complet et sans tabou et faire des propositions dans l’objectif de préserver l’Etat de droit. Les attentes des citoyens et de l’institution judiciaire sont fortes.

 
François Molins : La justice fait depuis quelques mois l’objet de critiques récurrentes et chaque fois un peu plus violentes. Celles-ci sont d’autant plus graves quand elles émanent des politiques qui devraient pourtant s’attacher au respect des institutions et ne pas être à l’origine de la perte de confiance en celles-ci. Il n’est pas possible, dans un Etat de droit, d’accepter que l’institution judiciaire soit ainsi décrédibilisée et déstabilisée. Et il est très dangereux d’opposer ainsi les institutions entre elles. Il faut aussi redonner toute sa place à la justice et le fait qu’elle n’ait pas été considérée comme un service essentiel de l’Etat pendant le premier confinement est malheureusement révélateur d’un manque de considération alors même que sa mission est essentielle. Le Conseil supérieur de la magistrature, dont le rôle constitutionnel est notamment d’assister le président de la République dans son rôle de garant de l’indépendance de l’autorité judiciaire, a donc souhaité alerter le président sur l’urgence de la situation à laquelle il est désormais nécessaire d’apporter une réponse globale. Et nous devons être optimistes face à l’annonce de la mise en place de ces Etats généraux.

 

Dans le livre Rendre la justice*, vous dénoncez, Chantal Arens, la « crise de confiance que traverse la justice », accentuée par « la perte de repères ». François Molins, dans ce même ouvrage, vous déplorez la « défiance » ancienne des politiques et celle, plus récente, des citoyens, envers la justice. Ces Etats généraux sont-ils un moyen d’y remédier?
C. A. : Le périmètre d’intervention du juge s’est beaucoup élargi ces trente dernières années. En plus de sa mission originelle de résoudre les litiges qui lui sont soumis, le juge est désormais régulateur, contrôleur, gestionnaire… Son image se brouille auprès de nos concitoyens et cette perte de repères s’accompagne d’un déficit de confiance, d’une remise en cause de sa légitimité. Juger se fait toujours plus difficile mais les justiciables attendent toujours beaucoup de l’institution judiciaire : une justice sans délais, sans arriérés, sans pression des statistiques ; une justice simple, rapide et intelligible. Il faut donc à la fois asseoir la confiance des justiciables et donner à la justice les moyens de jouer pleinement son rôle de garant de l’Etat de droit et de la démocratie, et pour cela, se poser les questions de savoir sur quoi se fonde la légitimité du juge et de quelle justice souhaite-t-on doter notre pays. Les Etats généraux devront en premier lieu répondre à ces questions.
F. M. : La défiance des hommes politiques face à la justice n’est en effet pas récente. Mais une perte de confiance des citoyens face à la justice se fait également sentir ces derniers temps, et il est urgent de les réconcilier avec l’institution. Si la lenteur de la justice reste au cœur des préoccupations des justiciables, s’y ajoute aujourd’hui une incompréhension face à certaines décisions. Si la critique des décisions de justice fait partie du débat démocratique, la contestation croissante de celles-ci doit nous amener à nous interroger sur comment faire preuve de pédagogie et réfléchir aux moyens permettant à l’institution de mieux expliquer les décisions qu’elle rend. Mais elle ne pourra le faire que si elle est en mesure de rendre des décisions de façon sereine et dans des conditions matérielles convenables.

Que pensez-vous des audiences filmées, censées faire œuvre de pédagogie et mieux faire connaître la justice à nos concitoyens?
C. A. : La justice est finalement peu connue de nos concitoyens et souvent mal comprise. D’abord, le droit comme l’organisation judiciaire sont complexes ; ensuite, on ne découvre la justice que lorsqu’on est en litige ou lorsque l’on est auteur ou victime d’une infraction, bref lorsque l’on est directement concerné. Si les audiences filmées peuvent permettre, dans le respect des droits fondamentaux des citoyens, de mieux faire connaitre l’institution judiciaire, de montrer combien juger est difficile et dans quelles conditions la justice est rendue, et assurée par des professionnels, magistrats, greffiers, avocats, tous pleinement investis et conscients de l’importance de leur mission, alors filmer les audiences est une bonne chose.
F. M. : Je suis tout à fait favorable à une telle mesure. Avoir autorisé l’enregistrement de certains procès à dimension historique avait été un réel progrès, mais finalement trop peu d’audiences sont concernées et les enregistrements ne sont accessibles que de nombreuses années après la tenue des débats. Il paraît donc opportun d’étendre la possibilité de filmer les audiences de la justice quotidienne, celle-ci étant encore trop méconnue et de montrer ainsi ce que représente l’acte de juger au sens large du terme. Il faut en revanche bannir toute « justice-spectacle » et s’assurer que l’enregistrement des audiences se fera dans le respect des principes de présomption d’innocence, de respect de la dignité des parties et de sérénité des débats.

La justice traverse-t-elle une grande crise dans l’opinion?
C. A. : Il est indéniable que les institutions régaliennes, notamment l’institution judiciaire, sont fragilisées et il est inquiétant de constater que certaines attaques proviennent directement de responsables qui ont le devoir de préserver les principes fondateurs de notre démocratie, au premier rang desquels la séparation des pouvoirs. Il faut en même temps entendre cette défiance de l’opinion publique, en comprendre les causes et identifier des solutions pour y remédier. J’ai déjà exposé plusieurs pistes de réflexion lorsque l’occasion m’en a été donnée. Les Etats généraux en sont une nouvelle.
F. M. : La participation récente de nombreux représentants de la classe politique à une manifestation de policiers où certains avaient pour slogan principal que « le problème de la police était la justice », ou que la justice « est trop laxiste » est très inquiétante. Et le fait que certains syndicats de police portent ce message ne peut nous rassurer. Mais je tiens à dire ici que cela ne reflète aucunement les relations quotidiennes de très grande qualité qu’entretiennent localement les magistrats et la police judiciaire. Les deux souffrent en revanche pareillement d’un manque de moyens criant qui ne leur permet pas de répondre de façon satisfaisante aux attentes des citoyens notamment dans la conduite rapide des enquêtes. Il faut donc entendre les critiques que la société porte sur sa justice, mais il faut donner à la justice les moyens de répondre aux attentes des justiciables.

Dans ce contexte qu’attendez-vous des propositions du Conseil supérieur de la magistrature demandées par Emmanuel Macron, pour améliorer la responsabilité des juges?
F. M. et C. A. : Le Conseil supérieur de la magistrature travaille depuis le mois de septembre 2020 sur la question de la responsabilité des magistrats, mais également sur celle de la protection des magistrats lorsqu’ils font l’objet d’attaques extérieures et d’atteintes portées à leur indépendance. Le Conseil supérieur de la magistrature proposera donc prochainement au Président de la République des mesures destinées à améliorer la responsabilité des magistrats qui pourraient servir de base à une modification des textes encadrant celle-ci et à une évolution des pratiques dans le respect de l’indépendance qui leur est garantie par la Constitution.

 

François Molins, votre chapitre dans le livre dirigé par Robert Salis porte sur l’indépendance. Est-ce le point essentiel de la justice? Est-elle menacée?
F. M. : L’indépendance de la justice est un principe constitutionnel et fondamental dans un Etat de droit. Elle découle de la séparation de pouvoirs. Sans indépendance, la justice ne peut inspirer aucune confiance aux citoyens. Elle est aussi la nécessaire condition d’un procès équitable. Il faut donc que tous s’attèlent à la protéger. S’il est indispensable que la justice puisse être rendue sans subir de pressions, il faut aussi que la justice donne des gages d’indépendance. Aussi, je plaide aujourd’hui pour une réforme du statut du parquet afin que les procureurs, les procureurs généraux et les magistrats du parquet général de la Cour de cassation soient, à l’instar des magistrats du siège, directement nommés par le conseil supérieur de la magistrature et non par le pouvoir politique.

 

D’une manière générale qu’attendez-vous de ces Etats généraux?
C. A. : Je suis à la fois optimiste et lucide. Optimiste car je sais qu’il existe, au-delà de la question des moyens, des voies pour traverser cette crise et la transcender. Nos modes d’organisation doivent être repensés en profondeur pour offrir un accès au juge et un débat judiciaire de qualité à tous. Lucide car je sais que le rythme politique n’est pas toujours en adéquation avec la mise en œuvre dans la durée d’une justice digne et performante. Saisir cependant la main qui nous est tendue est essentiel pour la préservation de nos équilibres démocratiques.
F. M. : Il faut que ces Etats généraux nous permettent de nous attacher aux problèmes de fond, structurels et endémiques dont souffre la justice : le manque de moyens tout d’abord qui ne permet pas aux personnels judiciaires, que sont les magistrats, les greffiers, les personnels de la protection judiciaire de la jeunesse et l’administration pénitentiaire de remplir leurs missions sereinement et dans des conditions correctes, permettant de répondre de façon satisfaisante aux attentes des justiciables. Et si nous ne pouvons que saluer l’augmentation du budget de la justice, il reste encore trop insuffisant face au retard pris. Par ailleurs, dans le respect des grands principes d’indépendance et de séparation des pouvoirs, il est désormais essentiel de remettre la justice au cœur de la société, et mettre fin à cette dérive qui veut trop souvent les opposer.

Covid: une immense crise de confiance

Covid: une immense crise de confiance

La stratégie gouvernementale de communication est un échec.considère d’Eric Giuily, expert en communication dans la Tribune.

Si d’après Harris interactiv et Odoxa (sondages du 1er avril), ils sont 7 Français sur 10 à approuver les mesures annoncées par Emmanuel Macron le 31 mars, plus de la moitié (56 %) les jugent insuffisantes. Pourtant, l’exécutif ne ménage pas sa peine et communique en permanence. Pendant la semaine du 22 mars, le chef de l’Etat est intervenu publiquement trois fois sur le sujet, le Premier ministre, le ministre de la Santé et celui de l’éducation nationale ont multiplié les visites et prises de parole. Les campagnes publicitaires de l’Etat envahissent les ondes et les écrans. Rien n’y fait pour l’instant, ce qui conduit à s’interroger sur les causes de cet échec de la stratégie gouvernementale de communication.

Avant d’analyser celles-ci, il est indispensable de rappeler une vérité d’évidence : l’adhésion des Français serait certainement plus élevée si les résultats obtenus dans la lutte contre le virus étaient meilleurs. S’il est vrai que la communication ne peut régler les crises, dont la solution dépend de la qualité des mesures opérationnelles et de l’efficacité de leur mise en œuvre, elle a pour rôle de les expliquer, de les accompagner, aussi contraignantes soient-elle, et par là-même d’en renforcer l’acceptabilité. Force est de constater que tel n’est pas le cas en l’occurrence. Soucieux du moral et de la santé psychique de la population, le gouvernement a commis, à notre avis, trois séries d’erreurs qui minent fortement la confiance dans sa parole : une répétition rapprochée d’annonces à objectifs sans cesse modifiés, des actions décalées et enfin la persistance de non-dits, le tout éclipsant partiellement la gravité de la situation et par là-même atténuant la mobilisation contre l’épidémie.

SONDAGE Covid . 35 % seulement font confiance au gouvernement

SONDAGE Covid . 35 % seulement font confiance au gouvernement

D’après un sondage IFOP pour le JDD 35 % seulement des Français font confiance au gouvernement pour lutter contre le virus.

La défiance prévaut même majoritairement dans des segments plutôt favorables au chef de l’Etat, comme les retraités (64%) ou les cadres supérieurs (58%). Et 39% des électeurs de Macron de 2017 ne lui font pas confiance. Les électeurs de Marine Le Pen et de Jean-Luc Mélenchon sont les plus critiques, avec une défiance qui grimpe respectivement à 78% et 76%.

Quant à l’engagement présidentiel de proposer, d’ici à la fin de l’été, un vaccin « à tous les Français adultes qui le souhaitent », le scepticisme s’accroît : 66% (contre 63% une semaine plus tôt et 58% les 3 et 4 février) considèrent qu’il ne sera pas tenu. Emmanuel Macron avait fait cette annonce le 2 février dernier sur TF1 et a réitéré cet objectif mercredi. Une promesse « qui rappelle, de loin, celle de François Hollande d’inversion de la courbe du chômage », analyse Dabi : « Il y a un risque de démonétisation de la parole présidentielle. »

Enquête réalisée le 1er avril par questionnaire auto-administré en ligne auprès d’un échantillon représentatif de 1.021 personnes, âgées de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas, avec une marge d’erreur de 1,4 à 3,1 points.

La confiance, premier vecteur du retour de la croissance

La confiance, premier vecteur du retour de la croissance

« Nous aurons gagné si nous profitons de la crise pour rebâtir notre économie autour de trois “plus” : plus écologique, plus numérique, et plus qualifiée », assure le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau. ( l’Opinion)

 

Gouverneur de la Banque de France depuis 2015, François Villeroy de Galhau publie Retrouver confiance en l’économie, aux éditions Odile Jacob. Pédagogique et accessible, l’ouvrage détaille les différents leviers à enclencher pour réinstaurer la confiance en France et en Europe.

La situation économique est « plutôt moins mauvaise que ce qu’on pouvait craindre », constate François Villeroy de Galhau, qui ne voit pas, « à ce stade », de nécessité à revoir les prévisions de croissance de la Banque de France pour 2021.

Vous estimiez début mars que la croissance de notre économie pourrait atteindre 5,5 % en 2021. Restez-vous optimiste malgré le retour de restrictions plus sévères ?

Je me méfie toujours des termes « optimiste » ou « pessimiste ». Je crois plutôt à la confiance. Nous avons réalisé nos prévisions de manière prudente : elles reposent sur l’idée que les restrictions sanitaires seront maintenues jusqu’à l’été prochain. Il y aurait malgré tout une reprise sensible de l’économie au deuxième semestre. A ce stade, il ne nous semble pas que les restrictions actuellement en vigueur conduisent à revoir ces prévisions.

Optimisme, confiance… Quelle différence ?

L’optimisme relève de l’humeur ; la confiance c’est un état d’esprit, une volonté. Elle ne nie aucune des difficultés, mais passe à l’action après avoir établi un diagnostic. La confiance ne se décrète pas, mais nous Français pouvons soigner un peu notre confiance. Je suis toujours frappé par l’exemple des entrepreneurs, les plus réalistes des acteurs économiques, mais aussi les plus projetés vers l’avenir. Si nous avions un surcroît de confiance en France, ce serait le meilleur plan de relance.

Les prévisions économiques de la Banque de France sont réalisées à partir d’une enquête de terrain auprès de 8 500 entreprises. Que vous racontent-elles concernant le retour de la confiance ?

Nous ne la mesurons pas directement, mais les données liées à l’investissement ou à l’emploi en sont de bons baromètres. La situation est plutôt moins mauvaise que ce qu’on pouvait craindre. L’investissement a baissé, mais sans amplifier le cycle économique. Quant à l’emploi, on craignait une montée du chômage nettement plus forte que celle que nous aurons, sous les 10 % : le dispositif d’activité partielle a bien fonctionné. Mais la situation diffère bien sûr selon les secteurs. Je pense notamment à l’hébergement-restauration et à l’aéronautique. Dans les mois qui viennent, il nous faudra passer d’un soutien public massif à la confiance privée : la confiance des entrepreneurs, mais aussi celle des consommateurs. A l’été 2020, ceux-ci avaient permis un fort rebond français, le plus puissant d’Europe.

« La crainte du chômage, pour soi ou pour ses proches, peut générer une épargne de précaution qui minerait la relance »

Comment expliquer que l’économie américaine souffre moins que la nôtre des répercussions de la pandémie ?

Cette question doit nous stimuler, nous Européens. Les raisons sont tout d’abord conjoncturelles : les Etats-Unis ont moins eu recours aux restrictions, choix qu’ils ont payé par un nombre de morts plus élevé. Leur économie est par ailleurs plus tournée vers le digital que vers le tourisme, qui a en Europe durement pâti de la crise. Enfin, les administrations Trump puis Biden ont mis en place des stimulus budgétaires massifs pour compenser l’absence de sécurité sociale ou d’assurance chômage, qui chez nous assurent un rôle d’amortisseurs. Mais au-delà, leur capacité d’adaptation, de rebond, et d’innovation, est régulièrement supérieure à la nôtre. Nous devons, à leur manière, réconcilier les deux grands économistes européens du XXsiècle : Keynes, théoricien du soutien budgétaire, et Schumpeter, penseur de l’innovation.

Que pensez-vous de la pratique du chèque ciblé pour orienter une consommation des ménages nécessaire à la relance ?

Pourquoi pas, mais il faut surtout faire confiance aux consommateurs et à leurs libertés. L’essentiel, c’est que les ménages retrouvent confiance pour consommer les 110 milliards d’euros d’épargne forcée de 2020 liée à la Covid-19. Cela se fera au fur et à mesure de la levée des restrictions sanitaires. La vaccination sera donc la première clé du retour de la confiance. Sur le plan économique, je plaide pour la stabilité fiscale : pas de hausse, mais pas non plus de baisse que nous ne pouvons plus financer. En outre, tout ce qui est fait en faveur de l’emploi des jeunes, de la formation professionnelle et de l’apprentissage est décisif. La crainte du chômage, pour soi ou pour ses proches, peut générer une épargne de précaution qui minerait la relance.

« Le débat sur l’annulation de la dette est essentiellement français : ni les Etats-Unis, ni la Grande-Bretagne ou le Japon, ne l’envisage. Nos concitoyens posent en revanche une question très légitime : comment remboursera-t-on ? »

Vous faites partie de ceux qui défendent un remboursement de la dette. Comment s’y retrouver dans le débat quand cent économistes européens prônent son annulation ?

La liberté du débat est normale, mais l’annulation de la dette est une illusion. Elle reviendrait à sortir de la zone euro, puisque nous n’en respecterions pas les règles. Elle est aussi incompatible avec la confiance que la France doit inspirer à ses prêteurs. Le débat sur l’annulation de la dette est d’ailleurs essentiellement français : ni les Etats-Unis, ni la Grande-Bretagne ou le Japon, ne l’envisage. Nos concitoyens posent en revanche une question très légitime : comment remboursera-t-on ? Je le détaille dans ce livre ; il faut combiner trois ingrédients : le temps, la croissance, et une meilleure efficacité des dépenses publiques. Ayons un vrai débat sur la dette, mais ne perdons pas trop de temps avec celui inutile sur l’annulation.

La crise sanitaire a vu le recours au paiement sans contact s’accélérer, et les cryptomonnaies prendre de l’ampleur. Allons-nous vers la fin de la monnaie liquide ?

La Banque de France n’abandonnera jamais les billets et les espèces. En ce qui concerne les « crypto », ce ne sont pas des monnaies. Le Bitcoin n’a pas une valeur stable, et n’est pratiquement pas utilisable comme moyen d’échange. Néanmoins, le nombre de transactions effectuées en monnaie liquide diminuant au profit de paiements dématérialisés, par carte ou par mobile, notre rôle est d’assurer l’égale sécurité et qualité de ces formes de monnaies. La monnaie numérique de banque centrale pourrait permettre de garantir ces aspects. L’e-euro peut être une étape historique dans l’évolution des formes de monnaie centrale : il y a deux siècles, les billets de banque n’existaient pratiquement pas. Il n’est pour l’instant, qu’un projet en cours d’expérimentation par la BCE et la Banque de France.

« La bataille des compétences, c’est la clé de la compétitivité française et de l’égalité des chances. La plus grande chance que l’on puisse donner à un jeune, ce n’est pas de l’argent, mais une formation »

Vous êtes un Européen convaincu : quelle place doivent avoir l’Europe et l’euro dans le monde d’après ?

L’euro a déjà toute sa place dans le monde d’aujourd’hui. Plus que jamais pendant la crise, il a incarné, par la politique monétaire accommodante de la BCE, la confiance mais aussi la solidarité entre Européens. Plus largement, la jeunesse du monde aspire à une croissance plus verte, plus juste et éthique. Ce sont largement des valeurs européennes ! J’écris avec cette conviction : l’Europe doit cesser de raser les murs. Le monde de 2021 a besoin d’une Europe forte, qui croit en son modèle. Il lui faut pour cela structurer sa souveraineté en matière économique, en allant d’abord au bout du projet de l’euro. Il faut par exemple viser son internationalisation, et créer une Union de financement, pour mieux flécher l’épargne privée des Européens, très abondante, vers les grands besoins d’investissements. L’Europe peut aussi compter sur son autre grand levier : la puissance du marché unique. Ce n’est pas pour rien qu’au cours des négociations du Brexit, la Grande-Bretagne a voulu l’accès à notre marché. Nous aurons gagné si nous profitons de la crise pour rebâtir notre économie autour de trois « plus » : plus écologique, plus numérique, et plus qualifiée. N’oublions pas cette bataille des compétences, c’est la clé de la compétitivité française et de l’égalité des chances. La plus grande chance que l’on puisse donner à un jeune, ce n’est pas de l’argent, mais une formation.

Vous soulignez souvent le succès de la réforme de la Banque de France, peut-on s’en inspirer pour réformer le pays ?

Je ne prétends pas que ce que nous menons en interne est un exemple qui s’impose. Je souligne simplement que, contrairement à ce que nous croyons collectivement, la France n’est pas irréformable. Les hommes et les femmes de la Banque de France, car ce sont eux qui en ont le mérite, ont montré qu’il est possible de rendre plus de services tout en coûtant moins cher et en maintenant notre présence territoriale. Je crois profondément au service public, et il n’y a aucune fatalité empêchant qu’il soit performant.

Vaccin AstraZeneca : la confiance européenne plonge

Vaccin AstraZeneca : la confiance européenne plonge

 

Le sondage de YouGov – qui a concerné environ 8000 personnes interrogées dans sept pays européens entre le 12 et le 18 mars – a révélé qu’en France, en Allemagne, en Espagne et en Italie, les gens étaient désormais plus susceptibles de considérer le vaccin AstraZeneca comme dangereux que comme sûr.

Quelque 55% des Allemands disent que c’est dangereux, tandis que moins d’un tiers pensent que c’est sûr, selon le sondage. En France, où le vaccin COVID d’AstraZeneca était déjà impopulaire, 61% des personnes interrogées déclarent désormais le considérer comme dangereux.

En Italie et en Espagne, la plupart des gens pensaient auparavant que le vaccin AstraZeneca était sûr – à 54% et 59% respectivement – mais ces taux sont tombés à 36% et 38% respectivement, dans le dernier sondage.

L’enquête a montré que ce n’est qu’en Grande-Bretagne, où le vaccin AstraZeneca COVID-19 a été utilisé dans un déploiement national depuis janvier, que les problèmes de caillot sanguin ont eu peu ou pas d’impact sur la confiance du public. La majorité des personnes interrogées au Royaume-Uni – 77% – disent toujours que le coup est sûr. Leur confiance est à égalité avec la cote de sécurité perçue de Pfizer de 79%.

YouGov a également déclaré qu’il ne semblait y avoir aucun problème de contagion dans les sept pays européens interrogés pour les vaccins Pfizer et Moderna COVID-19, qui étaient tous deux considérés comme aussi sûrs que dans un sondage il y a trois semaines.

Sondage gestion de la crise sanitaire: Seulement 38 % font confiance au gouvernement

Selon la dernière enquête Ifop pour le JDD*, seuls 38% des Français font confiance au gouvernement pour faire face à l’épidémie de coronavirus et mener à bien la campagne de vaccination. Un chiffre en légère amélioration par rapport à la fin janvier : les sondés étaient alors 36% à faire confiance au gouvernement pour gérer la crise et 37% pour mener la campagne vaccinale.

« Sur la gestion de la crise sanitaire, la défiance est enkystée », constate Frédéric Dabi, directeur général adjoint de l’IFOP. Elle est majoritaire dans toutes les catégories de population. Seule exception : les sympathisants de La République en marche (LREM), dont plus des trois quarts affichent une confiance inébranlable dans l’exécutif.

 

 

Enquête IFOP pour le Journal du Dimanche réalisée par questionnaire auto-administré en ligne du 4 au 5 mars 2021, auprès d’un échantillon de 1.012 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. La représentativité de l’échantillon a été assurée par la méthode des quotas (sexe, âge, profession de la personne interrogée) après stratification par région et catégorie d’agglomération. 

Sondage Sécurité: 17 % seulement font confiance au gouvernement

Sondage Sécurité: 17 % seulement font confiance au gouvernement

Selon le dernier baromètre Fiducial-Odoxa que dévoile Le Figaro, seuls 17 % de nos concitoyens déclarent lui faire encore confiance en matière de cambriolages et d’agressions. Soit une chute de 12 % par rapport à juillet dernier.

 

La multiplication des faits divers qui ont défrayé la chronique et choqué l’opinion n’est pas étrangère à cette évolution, l’une des emblématiques affaires en date étant la vidéo du tabassage, par une bande, du jeune Youriy, laissé pour mort dans le 15e arrondissement de Paris.

 

Plus les Français sont jeunes et modestes, moins l’image des policiers est positive. En effet, si 62 % des 18-24 ans, 65 % des 25-34 ans et 68 % des revenus inférieurs à 1 500 € en ont une bonne opinion, ils sont 87 % chez les 65 ans et plus et 80 % chez les revenus supérieurs à 3 500 €.

 

Les enquêtés estiment que les effectifs chargés d’assurer leur sécurité ne disposent pas des moyens nécessaires pour accomplir leurs missions (78 %) et qu’ils ne sont pas assez formés (72 %). L’enquête Fiducial-Odoxa laisse en outre apparaître que 52 % de nos concitoyens jugent qu’ils sont suffisamment «contrôlés et encadrés» par l’Inspection générale de la police nationale (IGPN, «police des polices»).

Le  baromètre révèle que 83 % d’entre eux jugent que «les condamnations ne sont pas suffisamment sévères» et ils sont 83 % à estimer qu’elles «ne sont pas bien appliquées». Résultat, pour 88 % des Français, la réponse pénale n’est pas efficace pour éviter la récidive.

Confiance des ménages : forte baisse dangereuse

Confiance des ménages : forte baisse dangereuse

 

La forte baisse de la confiance des ménages hypothèque évidemment l’avenir de la croissance surtout en France où l’activité repose surtout sur la consommation intérieure. Les ménages craignent évidemment une vague de faillites accompagnées de la multiplication de plans de licenciement. De ce point de vue il faut s’attendre 1 million de chômeurs supplémentaires en 2020 est sans doute 1 million encore en 2021. L’effet en quelque sorte mécanique d’une baisse du PIB de 10 % en 2020 et d’une croissance faiblarde en 2021. La confiance des ménages s’est en effet nettement dégradée en France en novembre, mois marqué par un reconfinement de la population face à l’épidémie due au nouveau coronavirus. Selon les données publiées jeudi 26 novembre par l’Insee, l’indicateur synthétisant cette confiance a reculé de quatre points pour retomber à 90, son plus bas niveau depuis décembre 2018 en pleine crise des Gilets jaunes. Il s’éloigne ainsi un peu plus de sa moyenne de long terme, fixée à 100, alors qu’il était repassé au-dessus avant le début de la crise du coronavirus au printemps.

Autre mauvais signe pour la consommation et la reprise de l’économie, « la part des ménages estimant qu’il est opportun d’épargner augmente à nouveau » alors que les Français devraient accumuler cette année environ 100 milliards d’euros d’épargne supplémentaire, soit l’équivalent des dépenses prévues pour le plan de relance.

Mais pour que ce bas de laine, détenu selon l’OFCE à 70% par les 20% de ménages les plus aisés, soit dépensé ou investi dans l’économie productive, il faut que la confiance soit de retour, or celle-ci paraît avoir été plus entamée par le deuxième confinement que par le premier, .

Sondage terrorisme islamique : 26% seulement des Français font confiance au gouvernement

Sondage terrorisme islamique : 26% des Français font confiance au gouvernement

Selon le dernier baromètre sécurité Fiducial/Odoxa que révèle Le seuls 26% de nos concitoyens font encore confiance aux autorités pour les protéger, ce qui représente une baisse spectaculaire de 18 points depuis le mois de juillet et de 7 points en une semaine.

Bien que recueillis sous le coup de la très vive émotion nationale provoquée par l’assassinat de l’enseignant, les résultats de cette enquête dessinent une tendance. «Pendant quatre ans, les Français ont été plus de 40% à penser que le gouvernement était capable de les protéger, à l’exception du mois d’octobre 2019 au lendemain de l’attentat à la préfecture de police de Paris (36%)», précisent les analystes qui ajoutent: «Les différents attentats touchant la France sur cette période ont évidemment eu des effets sur cet indicateur, mais ils restaient contenus (7 à 8 points)».

Croissance États-Unis : léger mieux de la confiance des consommateurs

  • Croissance États-Unis : léger mieux de la confiance des consommateurs 
  • . L’indice général de l’université du Michigan qui mesure la confiance des consommateurs aux États-Unis a grimpé à 78,9 points, contre 74,1 points en août. Ce qui est supérieur aux attentes des analystes, puisqu’ils tablaient sur 77 points.
  • En août déjà, les consommateurs américains s’étaient montrés un peu plus optimistes, après s’être inquiétés en juillet de la résurgence du virus dans le pays. L’approche de l’élection présidentielle, qui opposera le 3 novembre le républicain Donald Trump et le démocrate Joe Biden, «a commencé à avoir un impact sur les attentes concernant les perspectives économiques futures», souligne Richard Curtin, l’économiste en chef chargé de cette enquête bimensuelle.

Sondage professeur Raoult : 49 % lui font confiance

Sondage professeur Raoult : 49 % lui font confiance

Après le travail de démolition de la part des caciques du milieu médical, il est encore surprenant que le professeur Raoux bénéficie de 49 % de soutien dans la population selon un sondage de l’institut Harris Interactive pour la chaîne LCI publié aujourd’hui. Il faut dire que les pouvoirs publics et l’administration de la santé n’ont guère brillé en matière d’efficacité et de clarté. Le président de la république lui-même ‘est aussi un peu  emporté à propos des contradictions de cette politique concernant les tests.

La parole publique officielle est souvent incompréhensible et il n’est pas étonnant que les Français prêtent une oreille attentive aux propos décapants du professeur Raoult qui a au moins le mérite d’être clair même si certaines de ces affirmations peuvent être parfois discutées.

.Un Français sur deux a donc une image positive de Didier Raoult, professeur spécialiste des maladies infectieuses à Marseille connu pour sa promotion de l’hydroxychloroquine comme remède contre le Covid-19, selon un sondage de l’institut Harris Interactive pour la chaîne LCI publié aujourd’hui.

Un tiers (33%) des personnes interrogées déclarent en avoir une mauvaise opinion et 15% estiment ne pas le connaître assez ou préfèrent ne pas se prononcer.

«Cette bonne opinion est particulièrement ancrée auprès des Français âgés de 65 ans et plus (68% contre 52% pour l’ensemble des Français) et des habitants de la région Provence-Alpes-Côte-d’Azur (64%)», région où les équipes du professeur Raoult testent et traitent les malades du coronavirus, souligne le sondage.
L’enquête révèle aussi que «quand il s’agit de prendre la parole sur l’épidémie de coronavirus, les Français ont légèrement plus tendance à faire confiance à Didier Raoult qu’au conseil scientifique missionné par le gouvernement».

Ils sont 49% à faire confiance au médecin marseillais face aux 46% déclarant avoir confiance dans les prises de parole du conseil scientifique. Les sympathisants de la France Insoumise (62%) et du Rassemblement National (72%) se montrent les «plus positifs à son égard», relève Harris Interactive.

Coronavirus : une crise de confiance plus générale

Coronavirus  : une crise de confiance plus générale

L’anthropologue Laurent Dousset montre, dans une tribune au « Monde », comment l’incertitude en général, et plus particulièrement celle née de la crise sanitaire, peut constituer le point de départ de transformations sociales souvent fondamentales.

Tribune. La vie en communauté est impossible sans la production de certitudes qui permettent aux humains d’évoluer dans leurs environnements sans devoir, à chaque instant, réfléchir aux raisons profondes, à la légitimité ou aux conséquences de leurs pratiques. Les certitudes permettent l’anticipation, de la plus banale à la plus complexe : pouvoir acheter du pain dans une boulangerie (et non au guichet de la SNCF) sans devoir repenser toute l’histoire et toutes les étapes techniques qui ont permis l’existence du blé cultivé, le principe de la cuisson, l’argent comme moyen d’échange, les lieux spécifiques destinés à des activités particulières, etc.

Cette capacité à l’anticipation est indispensable à une vie « normale » en société. Nulle part les acteurs sociaux, qu’ils soient parmi les plus humbles ou parmi les dominants, Occidentaux ou membres de petites sociétés distantes, ne maîtrisent ni même ne saisissent l’ensemble des systèmes de représentation, des codes et des symboles, des normes et des valeurs sociales qui pourtant constituent les fondements de ces certitudes. Les humains les appliquent sans devoir les évaluer ou les juger, et le plus souvent sans même en être conscients.

Dès lors que nous acceptons l’idée selon laquelle la vie sociale ne peut exister sans un ensemble de certitudes, et que nous réalisons aussi que ces certitudes ne sont nullement neutres ni objectives mais historiquement et donc culturellement situées, nous devons en conclure que ces certitudes ne sont que des productions sociales. Pour preuve, d’autres sociétés dans d’autres lieux vivent selon d’autres certitudes qu’elles pensent pourtant tout autant « naturelles » et « rationnelles ». Les certitudes sont des conventions, des consensus, des régimes de vérité.

Alors, si la production de certitudes est une caractéristique fondamentale du social, où placer l’incertitude et comment analyser celle produite par la pandémie pour en anticiper les conséquences ?

Si la certitude permet de vivre dans une certaine normalité et même banalité par la production de l’illusion d’un contrôle du monde, l’incertitude, quant à elle, est une situation qui fait émerger des inquiétudes, des perplexités, des ressentis d’anticipations déchues ou impossibles. Elle cristallise un moment lors duquel, au-delà de la seule raison immédiate qui l’a produite, la confiance dans les codes, les normes, les valeurs et les institutions sociales qui auraient dû permettre l’anticipation pourtant nécessaire à la vie en société est fragilisée, pour ne pas dire remise en question.

Economie: un manque de confiance économique et politique

Economie: un manque de confiance économique et politique

 

La plupart des experts considèrent que la reprise mondiale dépendra surtout des consommations intérieures lesquelles vont nourrir en même temps les échanges internationaux. Certes, on parle de relocalisation mais il faudra du temps pour que soit refondée les systèmes de production, d’échange et de distribution.

La  France a subi une dépression nettement plus importante que les pays équivalents avec une baisse de l’activité d’environ 14 % au second trimestre. Pour l’ensemble de l’année, on sera proche d’une diminution de l’activité de l’ordre de 10 %.  La consommation ne repart pas vraiment en France du fait de l’attentisme des ménages qui préfèrent épargner ( ceux  qui le peuvent évidemment);  une épargne qui représente de l’ordre de 450 milliards sur les livrets et à peu près la même somme sur les comptes courants.

La responsabilité en incombe largement pouvoir politique dans lesquels les Français n’ont aucune confiance en France, en particulier en ce moment où Macron se traîne avec autour de 60 à 70 % d’opposition. De ce point de vue, la crise sanitaire, champ normalement plus consensuel n’a strictement rien changé. Les Français de manière très majoritaire n’ont aucune confiance dans un gouvernement à la stratégie trop floue. Or précisément ce flou est alimenté par la crainte du gouvernement de contrarier telle ou telle partie des électeurs. Une sorte de cercle vicieux : la peur du gouvernement alimente la crainte des ménages qui elle-même nourrit l’incertitude politique et économique.

D’une certaine manière, Macron est le pire ennemi de l’économie. Il n’inspire aucune confiance et cela depuis longtemps. Non seulement dans le domaine économique mais aussi dans d’autres champs comme celui de l’insécurité et même concernant la situation sanitaire Tout montre  jusqu’à maintenant que les ménages sont très dubitatifs quant à la dynamique de reprise.  La confiance dans l’économie ne pourra repartir que s’il y a confiance dans le pouvoir politique. Or la confiance du pouvoir politique est complètement hypothéquée par un triste bilan au plan économique, social et même sociétal. Le pire pour le pays, c’est que le pouvoir est tellement discrédité qu’il peut y compris annoncer des mesures pertinentes sans provoquer la moindre adhésion, ne pouvant susciter que l’indifférence voire le rejet. Le retour de la confiance économique n’est pas demain dans un pays où le pouvoir politique est à ce point disqualifié.

Perspectives économiques France : un manque de confiance économique et politique

Perspectives économiques France : un manque de confiance économique et politique

 

La plupart des experts considèrent que la reprise mondiale dépendra surtout des consommations intérieures lesquelles vont nourrir en même temps les échanges internationaux. Certes, on parle de relocalisation mais il faudra du temps pour que soit refondée les systèmes de production, d’échange et de distribution.

La  France a subi une dépression nettement plus importante que les pays équivalents avec une baisse de l’activité d’environ 14 % au second trimestre. Pour l’ensemble de l’année, on sera proche d’une diminution de l’activité de l’ordre de 10 %.  La consommation ne repart pas vraiment en France du fait de l’attentisme des ménages qui préfèrent épargner ( ceux  qui le peuvent évidemment);  une épargne qui représente de l’ordre de 450 milliards sur les livrets et à peu près la même somme sur les comptes courants.

La responsabilité en incombe largement pouvoir politique dans lesquels les Français n’ont aucune confiance en France, en particulier en ce moment où Macron se traîne avec autour de 60 à 70 % d’opposition. De ce point de vue, la crise sanitaire, champ normalement plus consensuel n’a strictement rien changé. Les Français de manière très majoritaire n’ont aucune confiance dans un gouvernement à la stratégie trop floue. Or précisément ce flou est alimenté par la crainte du gouvernement de contrarier telle ou telle partie des électeurs. Une sorte de cercle vicieux : la peur du gouvernement alimente la crainte des ménages qui elle-même nourrit l’incertitude politique et économique.

D’une certaine manière, Macron est le pire ennemi de l’économie. Il n’inspire aucune confiance et cela depuis longtemps. Non seulement dans le domaine économique mais aussi dans d’autres champs comme celui de l’insécurité et même concernant la situation sanitaire Tout montre  jusqu’à maintenant que les ménages sont très dubitatifs quant à la dynamique de reprise.  La confiance dans l’économie ne pourra repartir que s’il y a confiance dans le pouvoir politique. Or la confiance du pouvoir politique est complètement hypothéquée par un triste bilan au plan économique, social et même sociétal. Le pire pour le pays, c’est que le pouvoir est tellement discrédité qu’il peut y compris annoncer des mesures pertinentes sans provoquer la moindre adhésion, ne pouvant susciter que l’indifférence voire le rejet. Le retour de la confiance économique n’est pas demain dans un pays où le pouvoir politique est à ce point disqualifié.

Sondage confiance de Macron: hausse près l’accord européen

Sondage confiance de Macron: hausse près l’accord européen

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Le sondage Harris interactive accorde une hausse de 6 points de confiance à Macron après l’accord de relance européen. Ce sondage  été réalisé du 21 au 23 juillet dans la foulée du sommet européen au terme duquel les dirigeants européens ont approuvé un plan de relance de 750 milliards d’euros que le président français a qualifié d’historique et qui permettra à la France de récupérer 40 milliards d’euros de subventions européennes.( Mais d’en payer entre 70 et 90 milliards puisque aucun financement spécifique n’a été prévu hormis quelques taxes complètement hypothétiques et symboliques NDLR).

Le nouveau Premier ministre Jean Castex est quant à lui crédité d’une cote de confiance de 56%, un niveau supérieur aux 51% dont jouissait son prédécesseur Edouard Philippe quand il a quitté Matignon.

SONDAGE. Coronavirus : 42 % confiance

SONDAGE. Coronavirus : 42 % confiance

elon le baromètre Ifop-JDD, 42%font confiance pour le coronavirus, soit une baisse de deux points en deux semaines. La confiance pour aider les entreprises en difficulté reste stable et majoritaire, à 52%.

Selon la nouvelle vague de notre baromètre Ifopdu JDD réalisée en fin de semaine, 42% des sondés disent avoir « confiance » en lui « pour faire face efficacement au coronavirus« . Ce score est en baisse de deux points en deux semaines, après un rebond de cinq points la fois précédente. Il n’y a qu’au tout début du confinement, à la mi-mars, qu’une majorité de Français accordait cette confiance (55%).

Aucune catégorie de la population n’est aujourd’hui en majorité bienveillante, en dehors du socle macroniste (87% des sympathisants centristes font confiance au gouvernement) et les électeurs de François Fillon en 2017 (53%). Hors proximité politique, les plus défiants sont les personnes de catégorie modeste (36%), habitant les communes rurales (38%) ou la région parisienne (38%). Dans le détail, seuls 8% des sondés ont « tout à fait confiance », 34% « plutôt confiance » quand ils sont à l’inverse 26% à n’avoir « pas du tout » confiance et 32% « plutôt pas confiance ».

 

Sondage Ifop sur la confiance dans le gouvernement pour faire face à la crise.

(JDD)

Autre question posée aux Français : la confiance dans le gouvernement pour « aider les entreprises en difficulté en raison du coronavirus » reste pour sa part plus élevée, à 52% cette fois-ci comme il y a deux semaines, et moins fluctuante. Elle était de 57% au tout début de la crise et n’est jamais allée en-deçà de 45%. Cette part est particulièrement haute chez les professions libérales et cadres supérieurs (67%), mais sous le seuil des 50% chez les artisans et commerçants (47%), les employés (45%) et plus généralement les catégories les plus modestes.

* Sondage Ifop pour le JDD réalisé par questionnaire auto-administré en ligne du jeudi 28 au vendredi 29 mai 2020 auprès d’un échantillon de 1.005 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. La représentativité de l’échantillon a été assurée par la méthode des quotas (sexe, âge, profession de la personne interrogée) après stratification par région et catégorie d’agglomération.

 

 

«La confiance , comme moteur de la reprise « 

«La confiance , comme moteur de la reprise « 

( Bertrand Chambenois)

« 

Une  chronique de Bertrand Chambenois dans l’Opinion.

 

 » Il est d’ores et déjà entendu qu’en France comme dans bien d’autres pays les conséquences économiques et sociales de la crise du Covid-19 seront lourdes. C’est pourquoi il existe aujourd’hui une urgence absolue à réunir les facteurs d’une reprise rapide et durable. Or, dans un pays où la parole politique est le baromètre de la prise de décision économique, il faut prendre garde à la propagation de la crise de confiance qui a gagné le pays depuis plusieurs semaines. Car si le moteur de l’économie française est aujourd’hui presque à l’arrêt, le carburant nécessaire pour le faire redémarrer n’est autre que la confiance.

Or la confiance, comme chacun sait, ne se décrète pas, elle se gagne. Pour cela, les entreprises, au premier rang desquels nos plus solides fleurons, ont un rôle essentiel à jouer pour créer le « choc de confiance » dont le pays a besoin et ainsi provoquer un effet d’entraînement pour l’ensemble de l’économie.

Choc. Ce « choc de confiance » peut se décliner en trois chocs simultanés. Et si chacun convient sans difficulté que l’État ne peut pas tout, il revient alors aux entreprises de les provoquer.

Tout d’abord, un choc sanitaire, car pour revenir dans les magasins, dans les restaurants ou dans les cinémas, les consommateurs auront besoin d’engagements forts soutenus par des actes qui ne le seront pas moins. C’est ce qu’a notamment très bien compris le groupe Accor qui a décidé de créer une nouvelle labellisation sanitaire certifiée par Bureau Veritas et de la partager à tout le secteur hôtelier, en France comme à l’international. Le respect de nouvelles normes et réglementations est un simple prérequis qui ne peut suffire seul à vaincre les peurs nées de l’épidémie. Les entreprises doivent aller plus loin, être volontaristes et imaginer des initiatives pour construire un nouveau socle de confiance sanitaire indispensable à la reprise de leur activité.

Au-delà de ces différents chocs ancrés dans la réalité économique propre à chaque entreprise et chaque secteur, il va revenir aux dirigeants d’entreprise d’incarner cette confiance dont ils sont, ne l’oublions jamais, les premiers garants

Ensuite, un choc d’impulsion économique s’impose afin que les entreprises qui se sortiront le mieux et le plus rapidement de la crise entraînent les autres dans leur sillage. Si beaucoup de groupes vont devoir réviser leurs projections de croissance et de rentabilité à la baisse, il est crucial que les secteurs les plus résilients comme celui de la santé, des télécoms, de l’agroalimentaire, de la distribution ou encore des plateformes technologiques non seulement continuent de recruter et d’investir mais le disent ! L’heure n’est pas à nier les difficultés, mais elle est encore moins, pour ceux qui résistent, à la pudeur ou à la modestie. Au contraire, leur responsabilité est de donner une impulsion et d’apporter les preuves que nous pouvons avoir confiance dans la capacité de notre économie à s’appuyer sur des relais de croissance solides.

Circuits courts. Enfin, un troisième choc, environnemental cette fois-ci, semble plus que jamais nécessaire. On remarque en effet que la crise actuelle a eu tendance à amplifier des comportements de consommation préexistants que ce soit la préférence des circuits courts, le recours aux plateformes ou la défiance face aux activités très carbonées. Dès lors, les entreprises doivent inscrire leurs plans de développement dans ce monde d’après dont on peut déjà deviner qu’il sera plus vert et plus digitalisé. Le maintien, malgré la crise, d’engagements environnementaux de long-terme est un moyen d’afficher un message d’optimisme sur l’« après » mais aussi de créer un pacte inédit entre la société et les entreprises, générateur de confiance et porteur de nouveaux leviers de croissance.

Au-delà de ces différents chocs ancrés dans la réalité économique propre à chaque entreprise et chaque secteur, il va revenir aux dirigeants d’entreprise d’incarner cette confiance dont ils sont, ne l’oublions jamais, les premiers garants. A eux en effet, de créer l’adhésion, en premier lieu de leurs salariés sans la motivation desquels la reprise ne pourra se faire, mais aussi de leurs actionnaires, de leurs fournisseurs, de leurs banques et bien sûr de leurs clients.

Si les temps calmes sont propices aux gestionnaires, les temps agités sont propices aux leaders audacieux et visionnaires. La crise doit permettre de les révéler. »

Bertrand Chambenois, Associé au sein du cabinet de conseil aux dirigeants Tilder.

Sondage déconfinement: autour de 60 % ne font pas confiance au gouvernement

Sondage déconfinement: autour de 60 % ne font pas confiance au gouvernement

D’après le  sondage Odoxa Dentsu Consulting pour Le Figaro et Franceinfo il sont  58 %  à ne pas faire confiance à l’exécutif pour le réussir. Pour autant, ils laissent de grandes latitudes au premier ministre sur les modalités de mise en œuvre de l’opération, prêts à ce que le déconfinement soit adapté au cas par cas. Voilà l’enseignement paradoxal d’un sondage Odoxa Dentsu Consulting pour Le Figaro et Franceinfo.

 «C’est une exception bien française en Europe, souligne l’institut Odoxa. Les Français ne font structurellement pas confiance à leur gouvernement dans toute la gestion de la crise sanitaire.» Signe de cette défiance, les Français sont persuadés que la sécurité promise pour le déconfinement ne sera pas au rendez-vous que ce soit dans les écoles (69 %) où les transports (74 %).

Sur ce dernier point, la défiance est d’autant plus forte que l’on se rapproche des grands centres urbains, à commencer par la région parisienne où la densité des transports est plus forte que dans le reste de la France. «80 % des “Parisiens” se montrent pessimistes à ce sujet», souligne ainsi l’étude.

À l’évidence, le gouvernement n’a pas réussi à convaincre les Français que le 11 mai se traduirait par une plus grande disponibilité de masques sanitaires ou de tests de dépistage du Covid-19. «Initialement confiants dans le gouvernement lors de l’annonce du confinement le 16 mars, les Français ne lui font plus confiance depuis le 27 mars, date à partir de laquelle ils ont été persuadés que le gouvernement leur avait menti sur les masques», note l’étude.

Coronavirus : la confiance dans le gouvernement au plus bas

Coronavirus : la confiance dans le gouvernement au plus bas

Selon la dernière vague du sondage BVA* pour Europe 1 et Orange sur le moral des Français, publiée mardi soir, la confiance dans la manière dont l’exécutif gère la crise du coronavirus est au plus bas depuis le début de cette étude.

Les sondés sont seulement 30% à se dire confiants dans la gestion de crise par l’Élysée et le gouvernement, alors que ce chiffre était de 35% mi-avril et 55% le 19 mars, date du début de l’étude. Mais cette méfiance ne concerne pas que l’exécutif : la confiance dans les informations partagées dans les médias se situe également à 30%, alors qu’elle dépassait là aussi la barre des 50% au début du confinement.

*Enquête barométrique en continu réalisée par Internet, entre le 3 et le 5 mai, auprès d’un échantillon représentatif de 1.000 Français âgés de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas et le principe du roll-up.

 

Sondage Coronavirus et déconfinement : 62 % n’ont pas confiance

Sondage Coronavirus et déconfinement : 62 % n’ont pas confiance

 

62% ne font pas confiance au gouvernement pour réussir le déconfinement, indique le baromètre politique Odoxa-CGI pour France Inter, L’Express et la Presse Régionale publié mardi. À la tribune, le premier ministre devra donc prouver aux Français les bienfaits du plan du gouvernement.

La cote de popularité d’Emmanuel Macron a elle gagné 4 points en avril et 9 points depuis mars et le début de la crise sanitaire, surtout chez les sympathisants PS et LR (+17), qui modèrent leurs critiques à cause de la crise sanitaire. Mais ils sont encore 58% (-4) à trouver qu’il est un «mauvais» président contre 42% (+4) qui le jugent un «bon» président. Edouard Philippe s’en sort mieux, avec une cote en hausse de 5 points en avril et de 11 points en deux mois. Mais il reste lui aussi majoritairement impopulaire (53% contre 46%). Pour près des deux-tiers des Français (65%), l’exécutif «n’est pas à la hauteur de la situation» depuis le début de la crise sanitaire, le même pourcentage que le mois dernier.

 

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