Archive pour le Tag 'Conférence'

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Ayrault : Conférence sociale ou conférence sur l’austérité

Ayrault : Conférence sociale ou conférence sur l’austérité

 

 

Une conférence sociale transformée en conférence sur l’emploi mais qui ne change pas l’objectif : faire avaler l’austérité.  Destinés à fixer la feuille de route du gouvernement pour l’an II du quinquennat, les deux jours de débats, ouverts par le président François Hollande au Palais d’Iéna, s’organiseront autour de six tables rondes: emploi et formation professionnelle, filières d’avenir, « conditions de vie au travail », une « table ronde importante sur l’avenir des retraites », une sur la « place des services publics » et un atelier « à dimension européenne, pour la première fois », a annoncé le Premier ministre à l’issue d’une réunion avec les partenaires sociaux à Matignon.  Le premier rendez-vous en 2012 avait été baptisé « grande conférence sociale ». Celui de 2013 sera dénommé « grande conférence sociale pour l’emploi », a-t-il précisé.  Après avoir été reçus séparément à Matignon il y a une semaine, les organisations patronales (Medef, CGPME et UPA) et syndicales représentatives (CGT, CFDT, FO, CFTC et CFE-CGC) ont été réunies autour de la table pendant près de deux heures, en présence d’une demi-douzaine de ministres.  A la sortie, le Medef et la CFDT ont salué, avec les même mots que le chef du gouvernement, « une bonne méthode ». « Grâce au dialogue social, nous avons réussi à faire des réformes comme jamais dans notre pays », a lancé la présidente du Medef Laurence Parisot, en allusion à l’accord du 11 janvier sur l’emploi, initié lors de la première conférence sociale de juillet 2012 et devenu depuis une loi.  Le numéro un de la CFDT Laurent Berger s’est aussi réjoui qu’il y ait comme « priorité l’emploi » et que les thèmes définis « répondent à l’essentiel des préoccupations des salariés », alors qu’il y a une « urgence sociale à laquelle il faut répondre et un cap à construire ».  La CFE-CGC a dit elle aussi attendre « des mesures concrètes en faveur de l’emploi et du pouvoir d’achat ».  Mais syndicats et patronat ont aussi formulé des réclamations.  Pour la CGT et FO, la question du pouvoir d’achat manque à l’appel.  Thierry Lepaon, le numéro un de la CGT, a ainsi ironisé sur la nouvelle dénomination de la conférence et l’ajout de la mention « pour l’emploi ».  Jean-Claude Mailly (FO) a quant à lui prévenu: « le climat ne sera pas le même que l’année dernière ». « Il y aura des thèmes obligatoirement conflictuels », a-t-il dit, citant notamment les retraites.  Dans ce contexte, Thierry Lepaon, qui tente de recoller les morceaux avec la CFDT après le clash de l’accord du 11 janvier, que son organisation a refusé de signer, a appelé à un « front uni » face au patronat et au gouvernement.   »Le syndicalisme rassemblé, non. Les holdings syndicales c’est anesthésiant, et je n’aime pas l’anesthésie », lui a répondu Jean-Claude Mailly, fidèle à sa ligne.  Du côté du patronat, on déplore une grande absente: la question du financement de la protection sociale.   »Nous avons dit que ce point là devait être abordé, c’est essentiel. Le Premier ministre et Michel Sapin ont indiqué qu’il pourrait être intégré dans la table ronde consacrée aux retraites », a déclaré Mme Parisot, qui réclame aussi que soit abordée « la durée du travail ».  A propos des retraites, dossier le plus épineux, M. Ayrault a précisé que le rapport de la commission Moreau, chargée de réfléchir à des pistes de réforme, « sera sur la table de la conférence sociale, qui marquera le début de la concertation ». Celle-ci se prolongera jusqu’à la fin de l’été, « cela signifie jusqu’au 21 septembre », a dit le chef du gouvernement. « Ensuite le gouvernement présentera son projet ».  Deuxième grand dossier: la formation professionnelle, avec le lancement d’une négociation, pour « rendre plus efficace » un système qui ne permet de former qu’une minorité salariés et de chômeurs.

 

Conférence Hollande : inventaire à la Prévert

Conférence Hollande : inventaire à la Prévert

Europe : « La crise financière est derrière nous, pas la récession »

François Hollande est revenu sur sa rencontre avec le collège des commissaires européens mercredi à Bruxelles. Réaffirmant le caractère « indispensable du couple franco-allemand », le président de la République a affirmé que la crise financière « était derrière nous ».

Selon lui, la « vraie menace » est désormais la récession. Le délai de deux ans accordé à la France pour revenir à 3% de déficit public doit être vu comme une chance. Selon François Hollande, cela souligne « le bien fondé de ma démarche entamée depuis mon élection pour faire bouger les lignes ».

François Hollande s’est également dit prêt à lancer une « offensive européenne » pour faire sortir l’Europe de sa « langueur ». Il entend notamment instaurer un gouvernement économique autour d’un « président nommé pour une durée longue ». Il entend également axer la politique européenne à destination des jeunes, instaurer une transition énergétique mais aussi lancer une nouvelle étape d’intégration avec une capacité budgétaire attribuée à la Zone euro.

Enfin, le président s’est dit prêt à réaliser une union politique et se donne deux ans pour y parvenir. « C’est une affaire d’urgence européenne », a expliqué François Hollande.

Interrogé sur les relations qu’il entretient avec Angela Merkel, François Hollande affirme que si les deux leaders n’ont pas la même sensibilité politique, ils partagent la même sensibilité, celle « d’entrainer les autres pays » en Europe. C’est pour cela que « le premier acte, c’est de trouver le compromis entre la France et l’Allemagne« . 

Économie : « L’an I a été consacré à la remise en forme de notre économie« 

Revirement de discours chez le président de la République ? Après avoir accusé les précédents gouvernements d’être responsables du chômage, François Hollande a affirmé qu’il ne cherchait pas à se défausser sur ses prédécesseurs. Le chef de l’exécutif est revenu sur l’ensemble des mesures prises pour redresser la France qui est en situation difficile « depuis cinq ans« . Il assure que la dépense publique de l’Etat sera stable en 2013, et reculera en 2014.

François Hollande a évoqué, une nouvelle fois, le pacte de compétitivité, « qui permet de dire enfin que nous avons amorcé le processus pour renforcer notre industrie« . Le président a également évoqué la Banque publique d’investissement, ainsi que la réforme sur la sécurisation de l’emploi, adoptée mardi définitivement par le Parlement. « Réforme que l’on jugeait impossible à faire, elle est là« , assure François Hollande 

Emploi : « La courbe du chômage peut s’inverser d’ici la fin de l’année« 

Une nouvelle fois, François Hollande a réaffirmé son objectif d’inverser la courbe du chômage : « Sur le plan psychologique, celui des anticipations et de la confiance, c’est très important« , explique-t-il pour justifier le fait que cet objectif soit maintenu à la fin d’année 2013.

Pour ce faire, il entend amplifier toutes les mesures déjà mises en œuvre : les emplois d’avenir, qui pourront être élargis au secteur privé ; les contrats de génération, qui, de leur côté, pourront être mobilisés en cas de création d’entreprise.

Le crédit emploi-compétitivité et l’accord sur la sécurisation de l’emploi devraient aussi contribuer à atteindre cet objectif, selon François Hollande, « pour que l’on évite les plans sociaux« .

Croissance : « C’est en voyant loin que l’on change la perception du présent« 

Comme il l’a déjà affirmé mercredi, François Hollande s’attend à une croissance nulle en 2013. « Est-ce que ce sera 0,1% comme le dit le ministre de l’Economie ou -0,1% ?« , nuance-t-il. La question est celle de la correction de trajectoire, selon François Hollande. 

Il faut promouvoir un modèle fondé sur la performance économique, selon le président de la République, qui se place dans la lignée de ses prédécesseurs : « Le rôle du chef de l’Etat c’est de fixer ce que sera le pays. Chaque fois que l’Etat a agi ainsi, il y a eu de grandes réussites« , a-t-il déclaré.

Numérique, transition énergétique, santé et infrastructures de transport seront les pôles qui recevront les crédits des 10 milliards que François Hollande a demandé à Jean-Marc Ayrault de mobiliser. Parmi les solutions évoquées, la cession de participations publiques dans des entreprises, déjà évoquée par le Premier ministre, a été évoquée par François Hollande. 

Sur le retard en termes de compétitivité, François Hollande a comparé la situation française à celle de l’Allemagne : »l’Allemagne a un excédent de 160 milliards, la France a 160 milliards de déficit« . 

Fiscalité : « La taxe à 75% dans la prochaine loi de finances« 

Le président de la République a été interrogé sur la fusion, évoquée lors de sa campagne présidentielle, entre l’impôt sur le revenu et la Cotisation sociale généralisée. « Il y aura des mesures prises pour rapprocher les assiettes. Chaque fois que nous supprimons les niches fiscales, nous rapprochons l’impôt sur le revenu et la CSG« , assure-t-il. Ce projet sera inclus dans le projet de réforme du financement de la protection sociale. 

François Hollande assure en outre que la fameuse taxation à 75%, dans sa forme revue et corrigée – affectant les entreprises, pour deux ans seulement – sera incluse dans la prochaine loi de finances.

Concernant les impôts : « Nous avons demandé beaucoup aux Français en 2013, l’idéal serait de ne pas augmenter un taux de prélèvement sur les ménages dans l’année 2014 » François Hollande a également expliqué qu’après la prochaine haisse de la TVA,« nous en resterons là ».

Par ailleurs, le président de la République a expliqué, concernant les allocations familiales, qu’il faudra trouver « deux milliards d’euros d’ici deux ans », cela se fera par « une modulation des prestations familiales ».

Aide aux entreprises : « Réformer l’assurance-vie »

Pour aider à l’investissement, le président de la République propose de réformer l’épargne des Français. François Hollande entend ainsi réformer l’assurance-vie, mettre en place un plan d’épargne en action pour les PME mais également réformer l’imposition des plus-values mobilières. « Il faut, explique François Hollande, donner confiance aux Français dans leur avenir »

Université : « Être mieux reconnus au plan international« 

François Hollande est revenu sur la proposition de donner des cours en langue anglaise à l’Université. Mais, assure-t-il, les examens se passeront en Français, « pour que nul ne s’inquiète« .

Jeunesse : « Ce que je fais, c’est d’abord pour les jeunes« 

Le président assure que la plupart des mesures du gouvernement sont dirigées vers la jeunesse. Non seulement à travers les mesures directement adressées à la jeunesse : les hausses d’effectifs dans l’Education nationale, les mesures contre le décrochage scolaire. Mais pas seulement : il rattache l’ensemble des mesures à la jeunesse : « Quand je fais une réforme des retraites, c’est pour les jeunes. Quand on parle d’exception culturelle, c’est pour les jeunes« . 

Choc de simplification : « Le silence de l’administration vaudra autorisation« 

C’est plus d’emploi, mais c’est aussi plus de croissance. Ca ne demande d’efforts qu’à ceux qui sont dans les administrations, assure-t-il, donnant comme exemple la multiplication par trois du nombre de textes. Deux lois qui permettront au gouvernement de légiférer par ordonnances, dans deux domaines : le logement d’une part ; et les relations entre les administrations et les entreprises d’autre part. Objectif de cette dernière : « accélérer les procédures« .

« Le silence de l’administration vaudra désormais autorisation et non plus rejet » assure en outre François Hollande : autrement dit, cela signifie que pour les particuliers, une fois le délai laissé à l’administration dépassé, l’absence de réponse vaudra pour une autorisation. Un projet de loi, présenté au mois de septembre, précisera quels domaines administratifs seront concernés par ce nouveau principe.

Formation professionnelle : « Une réforme avant la fin de l’année« 

François Hollande promet une réforme pour augmenter le nombre de personnes ayant accès à la formation professionnelle – une sur cinq, selon lui, actuellement. Cette réforme sera, selon lui, mise en place dès la conférence sociale à venir au mois de juin, afin qu’elle soit votée avant la fin de l’année. 

Retraites : « On devra travailler un peu plus longtemps« 

François Hollande a expliqué, concernant les retraites, que « dès lors que l’espérance de vie s’allonge, on devra travailler un peu plus longtemps ». Selon lui, la réforme de 2010 n’a pas permis de rétablir l’équilibre. Le déficit s’élève à 15 milliards d’euros et devrait avoisiner les 20 milliards en 2020. « C’est insoutenable », a expliqué François Hollande. « J’ai à régler cette question », a expliqué François Hollande.

Conférence Hollande : le grand bla-bla, style grand oral de l’ENA

Conférence Hollande : le grand bla-bla, style grand oral de l’ENA

 

Il aime ça les conférences de presse Hollande ; c’est du même tonneau que la grand oral de l’ENA, du bal-bla. Style sous-préfet de la Creuse qui s’adresse en termes alambiqués aux paysans  du coin pour leur faire oublier la question posée. L’ENA ne forme à rien c’est bien connu, il suffit d’y entrer (après si possible  apprentissage à Sciences-po, autre école de l’approximation). Si la politique était une science, ça se saurait, une science molle en tout cas comme les montres de Dali. La recette de la dialectique énarchique : complexifier la problématique en termes administratifs incompressibles, contourner les vraies questions, endormir, surtout ne rien décider de clair. En fait donner un complexe d’infériorité à l’interlocuteur qui, désorienté, finit par lassitude par oublier son questionnement. La crise en France ? La faute au contexte international, bien sûr ;  d’ailleurs on a réussi à convaincre 43% des français à force de matraquage repris docilement par la presse qui se contente de diffuser  les communiqués officiels. Pas question évidemment de traiter de la bureaucratie, du taux record de prélèvement obligatoires, de l’absence de vison prospective ou de stratégie  C’est le domaine des économistes et de l’économie réelle. On parle d’un monde virtuel pour des observateurs eux-mêmes acteurs de cette réalité virtuelle. Pour l’emploi ? La question est réglée : emplois d’avenir (qui ne marchent pas), effectifs en plus à Pôle emploi (qui ne sert à rien) ou pacte de croissance européen (lui aussi virtuel). De toute manière,  on va inverser la courbe ; comment ? On ne sait pas ;  Si c’est pas en 2013 ce sera en 2014 ou à la St Glin-glin, le pire est derrière nous ! Bref, des formules creuses mais sémantiquement bien décorées comme un sapin de Noël. On ne change pas de cap, c’est le cap qui change comme la Girouette d’Edgard Faure «  elle ne tourne pas, c’est le vent qui change ». Le degré zéro de la politique hors du monde réel, incompétent et mensonger qui tente pathétiquement de combler son vide absolu par une dialectique que seul les clercs  du système oligarchique politique peuvent comprendre. Normal, il faut se démarquer du langage des entreprises, des épiciers et autres boutiquiers du réel. Ce langage de l’ENA est maintenant approprié par toute la classe politique même ceux qui n’ont pas fait l’ENA (et qui le regrettent), une spécificité bien française qui permet d’entrer en politique à une vingtaine d’années et d’y rester jusqu’à 70 ans (à moins de faire un petit pantouflage dans une grande banque  à 4 ou 5 millions d’euros par an). Les autres, les acteurs de la vie réelle ? Ecartés, ils ne parlent pas la langue, un handicap linguistique mortel.

Hollande : une conférence pour rien

Hollande : une conférence pour rien

Hollande a choisi le pire moment pour une conférence où il n’a rien à dire sinon que le pire est passé et que ça ira mieux demain.  Chômage record, impopularité historique, récession, déficits e hausse, dettes en augmentation, matraquage fiscal, investissements en berne, pouvoir d’achat en recul ; un bilan catastrophique. Même à gauche les critiques sont acerbes et pas seulement aux extrêmes. Résultats : come d’habitude une presse qui va d’abord retenir la forme et quelques jours après, le constat d’un nouvel échec de communication. On attendra prudemment les sondages pour confirmer.   Tombé à des niveaux d’impopularité jamais vus pour un président sous la Ve République, François Hollande est poussé par des voix de plus en plus nombreuses dans sa majorité à accélérer le rythme de son action pour sortir le pays de la crise.   »La présidence, c’est comme du ciment à prise rapide : plus on attend et plus il est difficile d’agir », explique ainsi l’ancien conseiller de François Mitterrand, Jacques Attali, dans une interview au Echos estimant que le chef de l’Etat a « déjà fait beaucoup de choses », mais qu’il aurait pu « aller plus vite ».  Lundi, Ségolène Royal, ex-compagne et rivale de François Hollande pour la présidentielle, l’a elle aussi invité à presser le pas jugeant ses mesures pour l’emploi « pas à la hauteur ».  Elle a par ailleurs mis en cause l’efficacité de l’équipe de Jean-Marc Ayrault en plaidant pour « une restructuration de la galaxie de Bercy » où sept ministres jouent des coudes, sapant l’autorité de Pierre Moscovici. Mardi le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius avait déploré qu’il n’y ait pas de « patron » à Bercy.  Ces prises de position alimentent l’idée d’un remaniement du gouvernement. François Hollande, qui a affirmé la semaine dernière que cette hypothèse n’était « pas d’actualité », devrait être amené à préciser sa pensée.  A Bruxelles, invité à s’expliquer devant la Commission européenne, François Hollande a réaffirmé mercredi son engagement à mener les réformes en faveur de la compétitivité mais il a dans le même temps jugé « probable » que la croissance serait « nulle » en 2013.  Selon Bernard Poignant, un de ses proches, il ne devrait annoncer ni changement de cap, ni changement de rythme, lors de sa conférence de presse.   »Je ne vois pas ce qu’il peut faire de différent, je ne vois pas pourquoi il changerait sans arrêt », a expliqué cet ami de longue date qui a l’oreille du chef de l’Etat.  François Hollande « ne sous-estime pas du tout » la crise mais « il connaît le peuple français et il sait qu’il faut faire les réformes progressivement, pas brutalement », a-t-il expliqué.  Alors que le Front de gauche a imputé l’entrée de la France en récession à la « politique d’austérité » menée par François Hollande, la droite attend du chef de l’Etat l’annonce d’un changement de cap radical.  Sur la forme, le grand oral du chef de l’Etat sera très similaire à celui du 13 novembre dernier: même scénographie, 400 journalistes réunis dans la salle des fêtes de l’Elysée, et même format, un propos liminaire d’une vingtaine de minutes suivi du jeu des questions-réponses, le tout ne devant pas excéder deux heures.  Hormis l’urgence de la crise, le chef de l’Etat devra affronter un feu roulant de questions sur d’autres sujets d’actualité immédiate comme les graves incidents en marge de la fête du PSG lundi soir au Trocadéro, qui ont mis à mal l’image du ministre de l’Intérieur Manuel Valls ( mais aussi malheureusement de la France). .

 

Cacao : première conférence mondiale à Abidjan

Cacao :  première conférence mondiale à Abidjan

« Le défi auquel est confrontée une économie cacaoyère durable est celui de la consommation, qui appelle une transformation durable, elle-même fondée sur une production durable du cacao », a déclaré le président ivoirien Alassane Ouattara à l’ouverture.  Selon lui, la conférence doit « trouver des pistes de solutions » pour répondre à la demande sans cesse croissante des « pays émergents, notamment la Chine ». A; Ouattara’a cependant pas évoqué le désintérêt des producteurs  pour la filière du fait de la corruption généralisée depuis des annéeés  dans la filière. en Côte dIvoire (premier productuer mondial).  Plus de 1.200 participants, dont de nombreux industriels (négociants, chocolatiers) mais aussi des représentants des producteurs et des experts, se réunissent jusqu’à vendredi pour cette grand-messe organisée par l’Organisation internationale du cacao (ICCO) et la Côte d’Ivoire, premier producteur mondial.  Selon l’ICCO, dont le siège est à Londres, le gotha de la filière doit s’entendre sur un « agenda mondial » et un plan d’action.  Les industriels s’inquiètent d’un possible déficit de l’offre par rapport à la demande dans les années à venir, ce qui pourrait faire bondir les cours, alors que l’appétit pour le chocolat reste fort en Europe et en Amérique du Nord – les deux plus grands débouchés – et ne cesse de s’aiguiser dans les pays émergents, Brésil, Inde et Chine en tête.  Cette « rencontre historique » est « devenue impérative car de lourdes menaces pèsent sur la durabilité du secteur mondial du cacao », a affirmé le directeur exécutif de l’ICCO, Jean-Marc Anga.   »Si nous ne prenons pas les mesures qui s’imposent, dans quelques années le chocolat risque d’être un produit de luxe et nous entamerons un déclin du secteur cacaoyer qui pourrait durer sur plusieurs générations », a-t-il alerté.  L’amélioration de la qualité et de la productivité, le vieillissement des vergers et la concurrence d’autres cultures comme l’hévéa et le palmier à huile, qui attirent de nombreux cultivateurs de cacao vivant dans la pauvreté, sont aussi de grands défis pour la filière.  La Côte d’Ivoire, qui a restauré cette année un système de prix garanti pour tenter de protéger ses producteurs, représente à elle seule 35,6% de la production mondiale de cacao avec 1,41 million de tonnes, sur les 3,962 millions de tonnes attendues pour la récolte 2011-2012, devant le Ghana (21,7%) et l’Indonésie (12,1%).  L’Afrique représente 70,3% de la production mondiale, devant l’Amérique latine (15,4%) et l’Asie-Océanie (14,3%).  Notamment affectée par un fort harmattan (vent très sec venant du Sahara) – qui a eu un fort impact sur les plantations ivoiriennes en début d’année -, la production mondiale devrait selon l’ICCO avoir reculé de 8,1% par rapport à la récolte record enregistrée en 2010-2011.  Du coup, les prix ont grimpé de 40% à Londres et New York, les deux places financières sur lesquelles le cacao est négocié, entre fin décembre 2011 et début septembre 2012, avant de perdre de leur élan ces deux derniers mois.  Pour la Côte d’Ivoire, qui attend un nouveau gouvernement cette semaine après la dissolution du précédent cabinet en raison de dissensions dans la coalition au pouvoir, les grands événements comme la conférence sur le cacao marquent son retour sur la scène internationale.  Le pays a traversé une décennie de tourmente ayant abouti à la crise postélectorale de décembre 2010-avril 2011, qui a fait environ 3.000 morts.

 

Conférence presse Hollande : un grand oral type ENA mais pas de réenchantement

Conférence presse Hollande : un grand oral type ENA mais pas de réenchantement

 

On ne demande pas à un énarque de connaître les dossiers mais d’être brillant sur la forme. Ce qu’a fait Hollande, très à l ‘aise dans la maîtrise de l’exercice mais confus sur le fond. Bref, une sorte de commercial prêt à répondre à tout et surtout à rien. En fait , un discours de préfet dont l’objectif est d’endormir l’auditoire avec quelques fiches bien documentées mais qui ne fait qu’effleurer les questions de fond. La seule question fondamentale, celle de l’emploi a amené une réponse décevante, « oui le chômage va encore se dégrader ». Lucide sans doute mais pas très mobilisateur, On est loin du réenchantement promis ; On discerne mal la pertinence de l’analyse et encore moins la vision. La dialectique comme dernier recours pour masquer l’indigence du projet «  le cap : la reconquête de l’avenir » », un slogan du type «  le changement c’est maintenant », vide de sens. En fait Hollande a tenté de s’expliquer sur son virage économique en essayant de jouer à l’expert avec quelques chiffres. Une conférence destinée aux spécialistes qui n’aura guère convaincu, ni les économistes, ni les français moyens. Pas de choc donc, pas d’annonce, pas de nouvelles perspectives, juste une tentative de justification. Avec beaucoup d’inexactitudes, de contradictions et des banalités à la pelle. Une sorte de discussion de café du commerce mais haut de gamme, type café de Flore, surréaliste  forcément , comme la plupart des propos de l’énarchie.  Pas de quoi redonner le moral à une nation qui précisément souffre essentiellement  d’un manque d’espérance et d’envie.

Conférence de presse Hollande : explication laborieuse du virage économique

Conférence de presse Hollande : explication laborieuse du virage économique

 

Une conférence de presse essentiellement consacrée à l’économie (sauf sur le rapport Jospin). En fait, une explication laborieuse du changement de cap. D’abord sur l’Europe, un recours à la dialectique : «  un  pacte complété donc renégocié » ; Le candidat avait bien parlé durant sa campagne de renégociation. Or le pacte budgétaire n’a nullement été renégocié. Il a été adopté en l’état (et discrètement au parlement  pour éviter un referendum) ; le pacte de croissance,  le « complément » de 120 milliards, évidemment très insuffisant était déjà prévu par l’Europe. Changement de cap donc sur l’Europe où l’austérité imposée par l’Allemagne prend le pas sur la croissance. Ce qui d’ailleurs est dénoncé par le FMI et nombre d’économistes. Changement de cap sur  le budget puisque dans le budget 2013 la fiscalité augmentera de 2O milliards (10 pour les ménages et 10 pour les entreprises). Alors qu’après le rapport Gallois on va alléger cette fiscalité de 20 milliards à partir de 2014 et accroitre la fiscalité sur les ménages  notamment via la TVA. Contrairement à ce qu’affirme Hollande la question du désendettement n’est nullement réglée. Elle dépend des économies qui seront réellement effectuées mais aussi des rentrées fiscales ; lesquelles sont le produit de la croissance. Or cette croissance est négative pour la fin de 2012. Nous serons en récession pour les 6 derniers mois de l’année. Pour 2013, le FMI et  la commission européenne ne croient pas  aux prévisions de croissance gouvernementales et au retour aux 3% pour le déficit budgétaire. Le virage est net, il est insuffisant et dangereux. L’objectif est utopique et trop lointain. « Des résultats sur l’emploi dans 5 ans » ? . Dans 5 ans c’est une échéance électorale pas une échéance économique. C’est dans les deux ans que va se jouer l’avenir. Dans deux ans, on risque d’enregistrer 1  millions de chômeurs supplémentaires. Finalemenet hollande n’a rien annoncé de nouveau, il a tenté de justifier, le flou, les hésitations, les changements de politique. Une conférence de presse en forme de séance de rattrapage sur l’impopularité du chef de l’Etat et du gouvernement. Notons que sur le financement de la protection sociale (gravement mise en danger avec la récession), Hollande botte en touche et renvoie à la négociation sur «  la sécurisation des parcours professionnelles ». Belle expression mais vide de sens. On sait que les partenaires ne parviendront pas à un accord sur l’essentiel qui tourne autour de la productivité, de la CSG et de la flexibilité.  Comme d’habitude, pendant un jour ou deux, les médias complaisants vont accorder du crédit à cette déclaration, se bornant à énumérer les éléments du discours. Viendra le temps de l’analyse. On va alors s’apercevoir que si Hollande a peut-être mérité le prix de la gentillesse, il lui reste à obtenir celui de l’autorité et de la cohérence.

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