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Hollande : conférence de presse réussie !!! On rêve !

Hollande : conférence de presse réussie !!! On rêve ! 

La crise est loin d’être seulement politique, c’est une crise démocratique générale, une crise aussi économique et sociale, une crise surtout culturelle. Une preuve supplémentaire :  tous les médias ou presque considèrent que Hollande a réussi sa conférence de presse et qu’li incarne la fonction de Président. I faut évidemment avoir fréquenté de près ces mieux pour se rendre compte à quel point ces « élites médiatiques » sont elles aussi coupées des réalités économiques et sociétales ; Et pour cause, la plupart des éditorialistes ne rencontre que des personnalités patronales, politiques, administratives où se forgent la pensée unique  d’un moment. C’est Versailles avec sa cour, sa hiérarchie, se coteries, ses flatteries d’un jour. Rien n’a vraiment changé sauf le mot républicain accolé à l’ancienne monarchie. A un niveau plus ministériel par exemple, il faut entendre le concert déloges quand un ministre fait preuve de quelque  éloquence devant un parterre de courtisans (même patronaux). En général, il faut attendre des jours, voire des  semaines  avant que les experts ne sortent de leur sommeil pour analyser un peu sérieusement les propos. La presse traditionnelle s’écroule progressivement notamment la presse écrite, il y a vraiment des raisons !

 

Résumé

La cinquième conférence de presse de François Hollande a donc semble-t-il convaincu les éditorialistes ce vendredi 6 février, pour qui le chef de l’État a enfin « endossé le costume de président » et a su se positionner en tant que chef de guerre. « Avec les attentats de janvier, François Hollande a importé en France le costume de chef de guerre qui lui sied le mieux dans la panoplie présidentielle » estime Cécile Cornudet dans Les Échos.  Dans La Presse de la Manche, Jean Levallois note que « le chef de l’État (qui) a désormais revêtu l’habit de président de la République. » « Hier, il a parfaitement incarné son rôle, ajoutant à sa panoplie la livrée de diplomate international », juge Stéphane Albouy du Parisien, tandis que Michel Urvoy dans Ouest-France constate que « Le costume régalien, qui sied à tout président, lui va de mieux en mieux ». « Le nouvel hyperprésident pouvait-il afficher meilleur symbole de la stature que les événements de janvier lui ont sculptée ? » se demande Jean-Louis Hervois de La Charente libre en décidant de se rendre à Kiev puis à Moscou avec Angela Merkel pour tenter de dénouer la crise ukrainienne. Ce faisant, « François Hollande a projeté ce nouvel élan sur la scène européenne », estime Philippe Gélie du Figaro.  « François Hollande était dans une autre dimension », affirme Hervé Favre dans La Voix du Nord, « celle d’un président en service civique international, volontaire pour partir séance tenante en Ukraine et à Moscou avec Angela Merkel tenter de faire taire les armes. » Dans Le Républicain lorrain, Philippe Waucampt fait chorus : « le père de la nation troque donc l’habit de chef de guerre contre celui de diplomate de la dernière chance ».  Pour Bruno Dive dans Sud-Ouest « François Hollande avait déjà enfilé les habits du chef de guerre » mais depuis le 11 janvier, il a endossé « aux yeux de tous, le costume présidentiel, à la fois père de la Nation et chef des Armées ». Ce qui ne l’empêche pas de rappeler que « si l’unité nationale doit être un viatique dans la lutte implacable à mener contre le djihadisme, elle ne saurait servir de chloroforme pour étouffer les sujets qui fâchent. » Néanmoins, certains regrettent que ce costume de président n’ait pas été porté plus tôt, à l’instar de Dominique Jung (Les Dernières Nouvelles d’Alsace) : « Le président n’est plus ce gladiateur essoufflé qui parle en phrases hachées au fond de l’arène, mais le conducteur du char de l’État, ce qu’il aurait dû être dès sa prise de fonction ». « Il aura quand même fallu plus de deux ans et demi de rodage pour que François Hollande endosse l’habit présidentiel », déplore Jean-Marcel Bouguereau (La République des Pyrénées) tout en reconnaissant qu’il « est à son meilleur lorsqu’il est chef de guerre », même si cette « fois c’est en ‘chef de paix’ qu’il a voulu apparaître ». De son côté, Christophe Bonnefoy (Le Journal de la Haute-Marne) croit que François Hollande « espère dorénavant entretenir la flamme du 11 janvier.

 

Conférence de presse Hollande. Ce qu’il faut retenir : rien !

Conférence de presse Hollande. Ce qu’il faut retenir : rien !

Les grands médias ont bien du mal à dégager ce qu’il faut retenir de cette conférence de presse, la preuve c’est qu’elle ne figure même pas à la Une. Mis à part la visite surprise en Ukraine, il n’y a rien à retenir. Ah si ont dit certains commentateurs, la couleur du costume, plus foncé, la cravate plus droite, le ton plus martial et de conclure hâtivement :  Hollande incarne la fonction présidentielle. En réalité rein, strictement rien sur le fond. Ne parlons de l’ économie, bâclée en une phrase ou presque. « Je ne me représenterai pas sil n’y a pas inversion » ; ce  dont on se moque complètement car la question n’est pas l’avenir de Hollande mais celle de la croissance et de l’emploi. Sur le terrorisme des gadgets, un projet de loi (une de plus), une agence (pour placer les petits copains de l’ENA) aussi efficace sans doute que Pôle emploi, un service «  universel » dit civique et seulement pour les volontaires. Sur l’école : des ordinateurs comme si les gamins avaient besoin de s’initier à cette technologie qu’ils maitrisent tous très bien. La posture, oui, mais sur le fond le vide absolu ou l’illustration de ce qu’est devenu la politique.

 

Résumé

Le chef de l’État a surpris son monde en annonçant un voyage à Kiev (Ukraine) dès la fin de sa conférence de presse. Les deux dirigeants devraient y rencontrer le président Petro Porochenko, avant de se rendre vendredi à Moscou. Le chef de l’État tente d’éviter l’escalade. « On pourrait être prêts à armer les Ukrainiens, a-t-il expliqué. Mais il y a une autre option, qui n’est pas sure de réussir : celle de la démocratie ». Convaincu par le système du service civique, François Hollande a annoncé son extension. Le président de la République a évoqué  »un service universel pour les jeunes » et « une réserve citoyenne pour tous les Français », afin de renforcer « la démocratie participative ».   »Tout jeune qui en fera la demande pour faire un service civique, à partir du 1er juin. Aujourd’hui, il y a quatre fois plus de demandes que de services civiques proposés », précise-t-il. François Hollande veut « donner les moyens à la France de tenir son rang » car, selon lui,  »aucun pays faible ne peut être fort sur la scène internationale ». François Hollande a annoncé la création d’une « agence nationale de développement économique sur les territoires ». Cette nouvelle agence serait comparable à l’agence pour la rénovation urbaine mais « à l’échelle des territoires ».
Un comité interministériel se tiendra en mars et sera consacré au renforcement de la « mixité sociale ». Ce comité interministériel avait été annoncé par Manuel Valls le 22 janvier dernier. Le Président lui donne  »trois objectifs : le peuplement (…), l’accompagnement (…) et le développement ». La France applique actuellement en outre-mer un « service militaire adapté » qui permet aux jeunes de se réinsérer et apprendre des métiers dans des secteurs en besoin de recrutement. « Il montre des réussites exceptionnelles, a estimé François Hollande. Nous allons mener une expérimentation en métropole ». François Hollande a également aussi émis le souhait de voir les parlementaires faire une proposition par rapport au nombre de députés qui siègent à l’Assemblée nationale. Enfin Le président de la République prépare activement l’organisation de la conférence Paris Climat 2015 et ambitionne de faire de la France un grand pays d’écologie.

 

Conférence de presse Hollande : du bla-bla et création d’ une réserve d’indiens !

 

 

Résumons : mieux surveiller les déplacements, un comité interministériel sur la mixité sociale, une agence ( une de plus) pour le développement économique (de quoi placer quelques énarques), et un service civique « universel » mais pas obligatoire, autrement dit obligatoire sur la base du volontariat ! Bref la panoplie habituelle quand on décide de ne pas décider grand chose. On annonce une réunion, la mise en place d’une agence et une loi. C’est le résultat sans doute d’une réflexion très approfondie des services de com. de l’Elysée renforcés par la horde d’experts politiques. Bref de bobos, de tecnos, des oligarques complètement discrédités et qui ne rendent même pas compte des torts qu’ils portent à la démocratie en faisant semblant de décider. La plus ridicule parmi l’ensemble des mesures bidon sans doute ce service dit universel «  réserve citoyenne pour les Français », une réserve d’indiens ? Pour les plus pauvres, les plus indisciplinés, les plus inaptes à la démocratie ? Il croit attirer qui Hollande ? Alors que le trafic de drogue et autres braquages satisfait tellement facilement aux besoins des marginaux qu’il vise. Hollande est à coté de la plaque comme ses conseillers, ils n’ont rien compris, ils soignent un cancer avec un doliprane ! C’est la même incurie que dans le domaine économique ; des discours, peu d’ orientations finalement, des actions insignifiantes et aucun résultat.  Un vrai boulevard pour tous les démagogues (de gauche et de droite)  qui peuvent raconter n’importe quoi face à ce vide politique. Et la démocratie qui se réduit à des votes de protestation (pour ceux  minoritaires qui se déplacent r encore) . Une caricature de démocratie dans un système politique à bout de souffle.

Résumé du discours affligeant de Hollande :

-«  La première de nos responsabilités c’est d’être à la hauteur de la menace. Elle n’a pas disparu, elle a resurgi Nice. L’Etat doit agir avec la plus grande fermeté dans le respect du droit. De nouvelles mesures ont été prises très vite, des moyens dégagés et la vigilance est portée à son niveau maximal.

- Une loi sur le renseignement est en train d’être préparée, elle sera présentée en mars et sera votée avant l’été. Des mesures seront prises à l’échelle nationale et européenne pour surveiller les déplacements.

- Notre responsabilité est aussi de faire vivre la cohésion nationale. La laïcité c’est la séparation de l’Etat et des cultes, ce n’est pas leur ignorance. Ainsi le dialogue avec les cultes fait partie des devoirs de la République. Le gouvernement réunira un comité interministériel au mois de mars. Je lui insigne trois objectifs : le peuplement, la mixité sociale, la répartition de la population ; l’accompagnement pour que le tissu social soit renforcé ; le développement avec la création d’une agence nationale pour le développement de l’activité économique sur les territoires.

- Je propose un nouveau contrat civique avec la mise en place d’un service universel pour les jeunes, la création d’une réserve citoyenne pour tous les Français et le renforcement de la démocratie participative. »

Sarkozy : encore une conférence rémunérée à Abou Dhabi

Sarkozy : encore  une conférence rémunérée à Abou Dhabi

Il ne peut pas changer, Le coté bling-bling, son rapport au fric  ne sont pas solubles dans sa responsabilité de président de l’UMP. C’est maladif chez lui, pourquoi a-t-il vraiment besoin d’aller gratter 100 000 euros par ci, 100 000 euros par là ? Au moins Juppé lui ne se fait jamais rémunérer (ça ne suffit pas évidemment pour donner une crédibilité à une candidature pour 2017 mais quand même !°En effet Nicolas Sarkozy était lundi 2 février à Abou Dhabi pour y donner une conférence rémunérée selon Marianne. Alors que lundi matin, « l’UMP se réveille traumatisée par son élimination dans le Doubs », son président « s’envole vers des cieux plus cléments » et « se rend à Abou Dhabi pour une conférence très privée… et surtout très rémunérée », écrit l’hebdomadaire, sans préciser le montant de cette rémunération. L’ex-président de la République, indique Marianne, « répondait à l’invitation du Cheikh Mansour et du fonds souverain IPIC ». Aux Émirats arabes unis, il a « consacré son temps à une quinzaine de personnes triées sur le volet » et le matin, « il a aussi été reçu par le prince héritier qui l’a invité au Majlis, le Parlement de l’Émirat ».  Interrogé mercredi en fin de soirée par, l’entourage de Nicolas Sarkozy n’a pas réagi dans l’immédiat. Un proche du président de l’UMP a toutefois confirmé l’information auprès de Marianne : le bureau politique du parti « était convoqué le mardi, on a respecté le jour de la convocation. (Nicolas Sarkozy) était joignable toute la journée (de lundi), cela n’aurait rien changé aux discussions le lendemain ». Après l’élimination dimanche du candidat UMP au premier tour de la législative partielle dans la 4e circonscription du Doubs, la cacophonie s’est installée lundi à l’UMP, la numéro deux du parti, Nathalie Kosciusko-Morizet, appelant à faire barrage au Front national en votant socialiste, alors que le numéro trois, Laurent Wauquiez, plaidait à l’inverse pour le « ni-ni » (ni PS, ni FN) et exprimait sa préférence personnelle pour le vote blanc.
Au final, après une nouvelle journée de fortes tensions mardi, le Bureau politique de l’UMP a opté de justesse pour le « ni-ni« , contre l’avis de Nicolas Sarkozy, jusque-là ardent défenseur de ce « ni-ni » mais désormais partisan d’une inflexion en appelant clairement à faire barrage au FN. Les conférences rémunérées de Nicolas Sarkozy à l’étranger sont parfois critiquées jusque dans les rangs de l’UMP. En décembre, juste après son élection à la tête du parti, il s’était rendu au Qatar pour donner une conférence à l’invitation de la Qatar National Bank, selon Paris Match. L’ancien chef d’État est régulièrement pointé du doigt pour ses amitiés avec le Qatar, pays que le FN accuse de « financer le fondamentalisme islamique en France ».  La présence, le 28 janvier, du président du PSG, le Qatari Nasser al-Khelaïfi, à la fête pour les 60 ans de Nicolas Sarkozy a fait grincer des dents. « C’est quand même étrange que le patron du PSG ait été présent à son anniversaire. Il faudrait que Sarko arrête de fricoter avec les gens du Qatar », aurait lancé Bruno Le Maire, a affirmé mercredi Le Canard enchaîné.

Conférence climat : Fabius content… pas les écolos

Conférence climat : Fabius content…  pas les écolos

Fabius est content pour deux raisons ;  la première,  c’est que la conférence n’a pas abouti à grand-chose et que cela donnera un rôle important à la France lors de la conférence de 2015 à Paris où là on espère de vraies décisions.  La seconde, c’est qu’il fauta faire semblant de faire plaisir aux écolos dont le PS a besoin pour les prochaine échéances électorale. En gros l’accord de Lima  porte sur l’engagement de contributions nationales  (donc décidées par chaque pays)  contre la pollution d’ici 2015 sans trop de précisions autres que de méthodes. Le clivage entre nord et sud porte surtout sur la somme de somme de 100 milliards prévues pour le sud et destinées aux adaptations nécessaires. Or comme c’est le flou sur cette question (montant, financement, répartition, objectif), aucun accord précis n’a pu être obtenu à Lima.  Les options possibles sont : un simple engagement à fournir des informations transparentes et claires ; une liste d’informations précises et documentées (période d’engagement, de mise en œuvre, année de référence, approche choisie pour comptabiliser les émissions du secteur forestier et agricole, recours ou pas à des mécanismes de marché pour réguler les émissions, objectifs global et par secteur, méthodologie globale utilisée, trajectoire à long terme, etc.). L’option la plus complète mentionne la possibilité d’inclure également des informations sur les financements et les soutiens technologiques et techniques que les pays du Nord apporteraient à ceux en voie de développement, en particulier aux plus vulnérables. 

 

Conférence climat : un accord mais vide

Conférence climat : un accord mais vide

 

 

De toute manière c’est évidemment un faux accord d’une part parce que éventuelles mesures qui pourraient être adaptées n’entreront en vigueur qu’en 2020 or la première étape serait de savoir ce qu’on fait d’ici 2020 ; l’échéance de 2050 est beaucoup trop hypothétique. D’autre part en fait rien n’a été décidé, on s’est contenté de se mettre d’accord sur un calendrier de méthodes ;  exemple c’este chaque pays qui va décider de sa contribution à une date donnée ! Il y a également l’épineuse question des contributions finacières au Sud. Un document, qui servira courant 2015 de base aux négociations préalables à la conférence de Paris, a donc été adopté mais il ne contient pas grand-chose de contraignant. Salué par l’Union européenne comme « un pas en avant » et par le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius comme « une bonne base de travail », cet accord à l’arrachée qui vise à réduire les émissions de 40 à 70% d’ici à 2050 est jugé insuffisant par les ONG. Les émissions mondiales de gaz à effet de serre continuent de croître chaque année, alors qu’elles doivent baisser pour que la hausse de la température du globe ne prenne pas une ampleur dangereuse. Le futur accord de Paris, qui entrera en vigueur en 2020, doit permettre d’initier cette transition. Et il y a encore du travail pour y parvenir. Selon Alden Meyer, expert de l’Union of concerned scientists et observateur des débats, « il y a de profondes et anciennes divergences: le financement, quels pays sont davantage obligés à agir pour réduire les émissions et faut-il donner une plus grande priorité à l’adaptation ». « Ces divisions ont presque fait capoter le processus de Lima, si on ne les résout pas, elles menacent de bloquer un accord à Paris », prévient-il.

 

Conférence climat ONU: un compromis sans doute batard

Climat : un compromis sans doute batard

Il ne faut sans doute pas attendre des miracles de cette conférence sur le climat car les positions en le nord et le sud sont assez opposées. Les pays du nord qui ont largement alimenté la pollution pendant des années demandent  aux pays du sud de ralentir leur développement du fait de leur niveau- maintenant élevé -de pollution. La Conférence de l’ONU sur le climat devait se clore vendredi soir à Lima mais, faute de consensus, les discussions se poursuivent à huis clos. Rien de très étonnant : il est difficile de mettre d’accord 190 pays.  « Nous y sommes presque, nous avons besoin d’un dernier effort » : vendredi après-midi, Manuel Pulgar, le ministre de l’Environnement du Pérou, qui préside les débats, voulait y croire. Mais quelques heures plus tard, le texte était toujours en discussions… Pas facile de se mettre d’accord, à 190 pays, pour réduire les émissions de gaz à effet de serre, et limiter à 2°C la hausse de la température de la planète… La Conférence de l’ONU sur le climat devait officiellement prendre fin vendredi à 18h locales (minuit à Paris), mais les discussions se poursuivent toujours. A huis clos désormais. Pour limiter la hausse de la température mondiale, il va falloir réduire les gaz à effet de serre de 40 à 70%. Cela suppose d’abandonner les énergies fossiles, comme le charbon, et d’investir massivement dans d’autres énergies. La Convention sur le climat de 1992 a reconnu une « responsabilité globale mais différenciée », selon qu’il s’agit d’un pays développé ou d’un pays en voie de développement… La Chine est le 1er pays émetteur de gaz à effet de serre, l’Inde est 4e ; tous deux plaident pour un statu quo. Inacceptable pour les Etats-Unis ou l’Union européenne. Et puis, il y a les pays africains, peu concernés puisqu’ils ne produisent quasiment pas de ces gaz (3%) (Sauf dans les très grandes villes), mais qui veulent des garanties financières – une aide pour faire face au réchauffement climatique.

Sarkozy : encore une conférence à 100 000 euros !

Sarkozy : encore une conférence à 100 000 euros !

 

C’est le coté bling bling et l’argent qui risque de couler Sarkozy qui continue ses conférences à 100 000 euros. Encore Un petite rémunération à Séoul ce mardi pour prononcer le discours d’ouverture du World Knowledge Forum. Une conférence où les grands noms de la politique et de l’économie se succèdent chaque année et où les prestations sont rémunérées jusqu’à 100.000 dollars, croit savoir Libération.   Mettant entre parenthèse sa campagne pour diriger l’UMP, Nicolas Sarkozy a exposé ses idées pour « dynamiser l’économie mondiale » devant une assistance de près de 900 invités. Selon Le Figaro, l’ancien hôte de l’Élysée en a profité pour régler ses comptes avec les intellectuels, Thomas Piketty en tête. « Il est socialiste. Pour eux, si on est injuste avec tout le monde, on n’est injuste avec personne », a-t-il rétorqué au discours pro-impôts de l’économiste, autre invité de la conférence, qui a inspiré la taxe à 75% sur les hauts revenus de François Hollande. New York, Londres (à deux reprises), Brasilia, Doha, Monaco, Brazzaville… Depuis sa défaite en 2012, Nicolas Sarkozy multiplie les discours lucratifs auprès des banques, des think thanks ou des universités du monde entier. Selon Le Nouvel Obs, l’ancien président aurait ainsi gagné plus de 3 millions d’euros en deux ans à la faveur de ses interventions sur l’économie, l’Union européenne et la gouvernance mondiale, monnayées de 75.000 à 200.000 euros. Des activités que certains dans son propre camp jugent incompatibles avec son retour dans l’arène politique.  Son principal rival pour la tête de l’UMP ne s’est ainsi pas privé de tacler le goût prononcé pour l’argent de Nicolas Sarkozy. « Je fais des conférences sans demander d’argent. C’est une question d’éthique personnelle. Chacun fait comme il veut », a ainsi répondu Alain Juppé le 2 octobre sur France 2, à la question de savoir s’il était choqué de voir le futur président de l’UMP continuer de données des conférences à l’étranger. D’autres voix se sont depuis élevées au sein de l’UMP. Bruno Le Maire « refuse d’être avocat à cause des possibles conflits d’intérêts, de la même manière [qu'il] refuse les conférences rémunérées ». Hervé Mariton se dit « perplexe » face à une « pratique qui ne fait pas partie des mœurs politiques françaises ». Interrogé ce mardi à l’Assemblée sur la présence de Nicolas Sarkozy à Séoul, le fillonniste Lionel Tardy a répondu que l’ancien président, « devrait faire un choix: soit il reste dans le privé, soit  il revient en politique ». Le 25 septembre dernier, Bernard Debré l’invitait à payer lui-même ses amendes – notamment celle des comptes de campagne – avec l’argent de ses conférences. Pour l’heure, ces critiques ne semblent pas atteindre Nicolas Sarkozy. Comme il l’annonçait au Monde en septembre dernier, il n’a pas l’intention de renoncer à ses fructueuses prestations oratoires - quitte à raviver les critiques sur son rapport à l’argent - malgré son retour dans la vie politique. Il pourrait d’ailleurs se rendre au Canada pour honorer une autre invitation avant la fin du mois de novembre et le Congrès de l’UMP. « Ce sont des engagements de longue date, pris depuis près de trois ou quatre mois (…) donc il va respecter ses engagements », assume son entourage. D’autant que ces escapades aux quatre coins de la planète présentent quelques avantages politiques. En campagne pour la tête du parti d’opposition et en pleine opération de reconquête des électeurs en vue de l’élection présidentielle de 2017, ces rendez-vous lui permettent d’affirmer sa stature internationale. En s’affichant au côté de Barack Obama ou de la présidente sud-coréenne, il s’élève au-dessus du débat interne de l’UMP et se plaît à rappeler qu’il marche dans les pas d’anciens leaders politiques planétaires comme Bill Clinton et Tony Blair, autres champions des conférences rémunérées.

Conférence de presse Hollande, Ce qu’il faut retenir : rien !

Conférence de presse Hollande, Ce qu’il faut retenir : rien  

 

 

Rien, vraiment rien à retenir de cette conférence de presse Par ailleurs triste comme le président sans doute enfin convaincu que les résultats ne viendront pas et qu’il n’a aucune chance d’être candidat en 2017(ce qu’il a presque avoué). D’une certaine manière c’était assez pathétique de voir cet homme qui n’y croit plus vraiment annoncer son programme de contradictions «  la voix que j’ai tracée », en fait un chemin de traverses. C’est la première fois que Hollande ne faiat pas la moindre proposition à part le permis de conduire à prix cassé dans le cadre du service civique ! Sans doute par Valls avait déjà tout dit et rien dit. Le seule annonce c’est l’engagement militaire en Irak mais déjà prévue. On peut se demander si cette conférence était vraimenet nécessaire après déjà une intervention de Valls sans grande innovation. Observons cependant que Hollande s’est retiré sur la pointe des pieds de la situation intérieure puisqu’il a consacré environ la moitié de son allocution à l’international ; Celui qui se voulait président chef de gouvernement (exemple le gouvernement économique dont on ne parle plus !) se replie dans la fonction présidentielle permise par les institutions et laisse désormais Valls gérer l’intérieur. Du coup ce ne sont que des copier coller du discours de Valls

 

●  Pas de hausse d’impôts

«La France ne va pas lever d’impôts supplémentaires», a promis François Hollande. Qui exclut au passage toute augmentation de la TVA jusqu’en 2017. Il a par ailleurs déclaré que la baisse d’impôt sur le revenu annoncée par Manuel Valls ne se traduirait pas par une hausse pour les plus aisés (à vérifier !).

 

●  «Les résultats tardent à venir, ils viendront»

François Hollande a voulu à nouveau afficher sa confiance.«Les résultats, ils tardent à venir, je le sais, je le vois. Ils viendront si nous nous mobilisons tous», a-t-il assuré. «Le gouvernement doit faire tout ce qu’il peut, et je fais à ma place tout ce que je dois». Le président juge que son «cap», basé sur le pacte de responsabilité, «permettra d’avoir des résultats, j’espère avant 2017». Il exige qu’on attende la fin de son quinquennat pour faire son bilan.

●  Une négociation avec Berlin pour reporter à 2017 l’objectif des 3%

Tout en rappelant l’importance du couple franco-allemand, François Hollande a voulu afficher une certaine fermeté vis-à-vis de Berlin. «Nos amis allemands ont parfaitement raison de nous rappeler qu’il faut faire des réformes. Mais qu’on nous demande pas de faire en cinq ans ce que les Allemands ont fait en dix. Nous sommes très forts mais quand même…». «La France ne demande pas un traitement à part» mais «ne fera pas davantage parce que ça menacerait la croissance». François Hollande a annoncé qu’il allait engager la «négociation» avec Berlin pour faire accepter un report à 2017, au lieu de 2015, du retour du déficit public français au seuil de 3% du produit intérieur brut.

 

●  «Je suis président, je ne suis pas candidat»

Frappé par une impopularité record, François Hollande refuse de se prononcer sur une éventuelle candidature en 2017. «Mon sort personnel n’est pas mon objectif». «Je suis président, pas candidat, je serai président jusqu’au bout, je n’ai pas d’autre objectif, d’autre priorité, d’autre devoir que de faire tout, tout pour mon pays. Donc, l’idée de ma candidature n’est pas présente», a-t-il assuré.

 

●  Pas de commentaire sur le retour de Sarkozy

«Il ne m’appartient pas comme président de la République de commenter les éventuelles déclarations de candidatures à la présidence d’un parti et notamment d’un parti d’opposition», a répondu Hollande à une question sur le retour imminent de l’ancien président. «Ceux qui ont dirigé le pays hier et avant-hier ont parfaitement le droit de vouloir gouverner à nouveau demain et après-demain», a cependant ajouté Hollande. Un commentaire qui peut valoir aussi bien pour Nicolas Sarkozy que pour les anciens premiers ministres François Fillon et Alain Juppé.

 

●  L’avertissement aux frondeurs

«S’il n’y avait pas eu la confiance, alors le peuple aurait été appelé à renouveler l’Assemblée nationale», a assuré le chef de l’Etat. Un moyen pour François Hollande de mettre la pression sur les députés socialistes frondeurs, qui perdraient pour la plupart leur siège en cas d’élections législatives anticipées dues à une perte de majorité.

 

 

Hollande – Conférence de presse : volontariste à l’international, défensif et flou sur la situation économique et sociale intérieure

Hollande - Conférence de presse : volontariste à l’international, défensif et flou sur la situation économique et sociale interieure

 

Commencée  avec près de 10 minutes de retard (rituel de Mitterrand), la conférence  de Hollande a accordé une très large place aux affaires internationales ; à peu près la moitié du temps. Sans doute pour prendre un peu de « distance »  avec la situation interne où il s’est montré très défensif. Le propos de Hollande a débuté en dramatisant la situation infranationale. «  La sécurité du monde est menacée »  a-t-il déclaré en évoquant les menaces en Lybie, au Nigéria, en Somalie, en Irak ou en Syrie ; Hollande s’est félicité de la tenue de la conférence internationale à Paris contre le terrorisme. «  J’ai pris la décsion ce matin d’apporter un appui aérien en Irak » mais en Irak seulement (sous  entendu pas en Syrie). Le président de la république a souligné sa volonté de lutter à l’intérieur du territoire contre les filières terroristes ; Pour Hollande le second péril mondial  est  le virus Ebola. Un hôpital militaire français sera implanté en Guinée.  Hollande a aussi parlé de Gaza, de la Lybie, du Nigéria, de la Centre Afrique et de l’Ukraine. Il a tenu à souligner que la France était souvent engagée dans de nombreux conflits soutenue  politiquement par l’Europe  mais observant que cette dernière  est plus chiche pour en partager les coûts. Il a donc souhaité une politique de défense commune  Une Europe aujourd’hui contestée par certains car elle n’apparait pas comme une protection, le risque étant celui de l’enlisement dans la stagnation. « C’est à dire inflation, zéro, croissance zéro, horizon zéro ». Hollande a donc justifié les dérives des déficits compte tenu de l’environnement. Il a repris à  cet effet « la possibilité d’utiliser toute les flexibilité des traités européens »  (en clair abandonner l’objectif des 3%). Il a déclaré  que la France ne pouvait faire en deux ans et demi ce que l’Allemagne a réussi en dix (et dans un environnement économique plus favorable).  Pour autant,  il n’a pas été très précis sur  ce qu’il demande à l’Europe se limitant à espérer des politiques plus intégrées en matière d’énergie, de numérique et d’infrastructures.  Une nouveauté toutefois la proposition d’une Europe à plusieurs vitesses (La théorie des cercles). Après ce très long développement sur l’international, Hollande a traité des questions internes soulignant que la situation française était catastrophique à son arrivée mais  observant que  « les français attendent parfois (euphémisme) des résultats quine viennent pas ». Hollande a rappelé ses choix pour la compétitivité avec le pacte de responsabilité. Curieusement il a rappelé son discours  du Bourget «  deux et demi efforts et deux ans et demi de distribution ». Une  seule proposition très nouvelle : l’élargissement du service civique pour faciliter l’insertion professionnelle des jeunes (peut- être aussi pour diminuer le chômage). Le président a reconnu que la société était devenue défiante  les résultats tardant à venir. Il a terminé en évoquant (comme le Premier ministre devant l’assemblée nationale) les valeurs républicaines et les avancées  déjà réalisées. En conclusion, Hollande très bavard et volontariste sur les tensions internationales, s’est montré défensif sur la politique intérieure n’ayant  pas un seul instant parlé par exemple du  chômage et notamment la fameuse inversion visiblement disparue des radars du gouvernement.  En conclusion rien de très nouveau sinon l’engagement en Irak.

Hollande : va encore annoncer un nouveau pacte ?

Hollande : va encore annoncer  un  nouveau pacte ?

 

Hollande c’est une sorte de marchand de pactes, il y a eu le pacte de compétitivité, le pacte de croissance, le pacte budgétaire, ou encore le pacte de responsabilité. La sémantique vient suppléer l’absence de vision sur le fond. Hollande en manque de tout, de résultat, de stratégie, de popularité sera encore bien capable de nous inventer un nouveau pacte. Pourquoi pas un pacte de fiscalité puisque justement Valls vient de proclamer  en toute improvisation la suppresion de la première tranche pour l’IR. Une sorte d’annonce pour signifier que la fiscalité n’augmentera pas davantage que ce qu’elle doit augmenter en fonction des décisions  antérieures et sous réserve d’ajustement en cas de force majeure. On pourrait sophistiquer encore davantage l’annonce en sollicitant davantage la rhétorique «  énarchique », une rhétorique aux ressources insoupçonnables. Par exemple en déclarant que le pacte de fiscalité garantira  la maîtrise de l’évolution du niveau de prélèvements pour assurer la stabilité de la progression fiscale. Evidemment, on sollicitera les syndicats pour une vaste concertation qui durera des mois voire de années ; Bref un faux engagement mais qui pourrait être repris largement dans les médias. De toute manière, il faut qu’il annonce un truc. A cet égard on peut faire confiance aux services de com. qui vont vient souffler une idée géniale de dernière minute comme par exemple l’impôt sur les riches, la fameuse taxe à 75% taxe sur les hauts revenus qui s’est transformée en taxe sur les entreprises (taxe inventée la veille de son annonce !). Pour mémoire les derniers grande annonces et leurs bilan.

13 novembre 2012 

C’est l’annonce du pacte de compétitivité (CICE) qui en faiat a surtout profité aux entreprise de main d’œuvre française non soumise à la concurrence (la Poste par exemple !).L’annonce auusi de la création de la Banque publique d’investissement dont le premier responsable Juillet (copain de promo de Hollande) déclare qu’elle n’est pas là pour sauver les canards boiteux.  Annonce auusi d’un pacte de simplification administrative qui n’aboutit qu’à des mesurettes.  En outre, le chef de l’Etat réaffirme lors de cette première conférence qu’il séparera les activités des banques : d’un côté le crédit, de l’autre, les activités « spéculatives ». Là encore une réformette sous la pression des banques.

16 mai 2013         

Hollande confirme l’annonce d’inversion du chômage. Il veut encore changer l’Europe. Il  lance l’idée d’un gouvernement économique autour du président, au fait on n’en parle plus du tout !

14 janvier 2014         

. C’est le fameux pacte de responsabilité.  Huit mois plus tard, les négociations au sein des branches professionnelles patinent, et le plan d’économies censé financer (pour partie) le pacte de responsabilité n’a pas été digéré au sein de la majorité. Pour sa quatrième conférence de presse, François Hollande va surement nous concocter un nouveau truc auusi efficace que les précédents.

Sondage conférence sociale : les partenaires sociaux pas représentatifs pour 76% des Français

Sondage conférence sociale : les partenaires sociaux pas représentatifs pour 76% des Français

 

Apparemment les Français sont fatigués du simulacre de dialogue social et des dissensions ; ils souhaitent que Hollande décide enfin. Pour les Français, les syndicats ne sont plus représentatifs. « Quitte à mécontenter certains partenaires » sociaux, une majorité de Français souhaite que le gouvernement « tranche » sur l’économique et le social dans le cadre des discussions de la conférence sociale, selon un sondage publié ce samedi.  Une majorité de Français, 53%, souhaite que le gouvernement « tranche quitte à mécontenter certains partenaires » sociaux en matière économique et sociale, selon un sondage BVA pour i-Télé rendu public ce samedi 12 juillet 2014. Au lendemain de la troisième conférence sociale du quinquennat de François Hollande qui s’est achevée sur un goût d’échec avec notamment le boycott de certains syndicats, les Français semblent plébisciter la fermeté et la rapidité de la part de l’exécutif. A l’inverse, ils sont 44% à souhaiter que le gouvernement « continue à réunir les partenaires sociaux afin qu’ils se mettent d’accord ». Pour le reste, 3% ne se prononcent pas. La méthode du « passage en force » séduit toutefois beaucoup moins la base électorale de la gauche. Ils sont 36% à la plébisciter chez les sympathisants de gauche contre 66% parmi les sympathisants de droite. Cet appel à des solutions rapides dans le domaine économique et social n’est sans doute pas étranger à la crise de légitimité dont souffrent les syndicats. Ainsi, une écrasante majorité des sondés, 76%, estiment que les partenaires sociaux présents aux négociations ne les représentent pas. « Cette défiance traverse toutes les catégories de la population : que les Français soient salariés (73%), à leur compte (93%) ou chômeurs (80%), qu’ils soient cadres supérieurs (81%), employés (76%) ou encore ouvriers (68%) », note la directrice de BVA Opinion.

 

 

Conférence sociale : un échec programmé

Conférence sociale : un échec programmé

 

Hier nous indiquions que cette conférence risquait l’échec, c’es fait t notamment avec le retrait de la CGT et de FO. Auusi du fait d’un ordre du jour sur le mode inventaire à la Prévert puisqu’on y traitera de la réforme territoriale, de l’éducation et quand même de l’emploi et du pouvoir d’achat. En clair comme il n’y a pas grand chose à se mettre sous la dent,  on meuble ! Pourquoi les seuls partenaires sociaux discuteraient de cette reforme territoriale ou encore de l’éducation ? Mystère démocratique. Sans doute parce que sur l’emploi, il  n’ya pas grand-chose à discuter hormis l’ apprentissage. Sans rien sur le pouvoir d’achat en l’état actuel de l’économie et du chômage. En fait ces grand-messes  sont surtout destinées à donner un vernis social à Hollande et ne servent à peu près à rien. Surtout avec 200 ou 300 participants ! La deuxième journée de la conférence sociale débute donc ce mardi en l’absence de la CGT et de FO. Le gouvernement présentera ces projets de réforme contre le chômage. L’ouverture de la troisième conférence sociale du quinquennat de François Hollande a été difficile. Thierry Lepaon (CGT) et Jean-Claude Mailly (FO) ont lancé une charge contre Manuel Valls l’accusant d’avoir cédé aux demandes du patronat sans consulter les syndicats, notamment sur la pénibilité ou le code du Travail.  Ils ont donc décidé de « ne pas cautionner » le rendez-vous de mardi et choisi la politique de la chaise vide face au « mépris » manifesté par le Premier ministre à leur égard. Ce mardi 8 juillet, sept tables-rondes axées sur l’emploi, le pouvoir d’achat, l’éducation ou encore la réforme territoriale, seront animées par neuf ministres. Outre le patronat, les syndicats réformistes (CFDT, CFTC, CFE-CGC, Unsa) seront présents, tout comme la FSU, qui signale toutefois que les discussions sont « très mal engagées». A l’issue des tables-rondes, Manuel Valls aux commandes depuis 100 jours, dressera la feuille de route sociale pour l’année à venir. François Hollande a déjà annoncé lundi sa volonté de renforcer la lutte contre le chômage en relançant notamment l’apprentissage avec une réunion État-partenaires sociaux en septembre. Il a aussi annoncé de prochaines négociations sur le chômage de longue durée et pour moderniser le dialogue social.  Les syndicats, et surtout la CGT et FO, ont déjà fait savoir qu’ils seraient autour de la table pour ces discussions, le dialogue social n’étant pas mort, mais seulement victime d’un « bug », selon la formule de Jean-Claude Mailly. De son côté, le chef de file de la CGT Thierry Lepaon a affirmé que son syndicat « sera à la table des négociations » à la rentrée, réaffirmant que la CGT est toujours présente lorsqu’il s’agit de défendre les intérêts des salariés.   »Deux organisations ont décidé de boycotter la séance de mardi, je le regrette (…) Je ne doute pas qu’elles reviendront pour discuter. Elles ont indiqué qu’elle voudront bien poursuivre avec nous le dialogue social à la rentrée », a commenté le ministre du Travail François Rebsamen. Le patron du Medef Pierre Gattaz, pour qui le pacte de responsabilité « proposé par le gouvernement va dans le bon sens », espère lui aussi qu’ils « reviendront à la table des discussions ». Après un mouvement de grogne la semaine dernière, les organisations patronales, unies, se sont montrées plutôt satisfaites du premier volet de la conférence. Sur le pacte qui cristallise l’hostilité de la CGT et de FO, le président Hollande a annoncé lundi la mise en place d’un comité de suivi pour évaluer les négociations de branche sur les contreparties aux baisses de charge et pour faire le bilan des aides publiques accordées aux entreprises, une vieille demande de la CGT. Là aussi les syndicats devraient être au rendez-vous. Malgré les difficultés, François Hollande revendique toujours la méthode du dialogue social. Il a mis en avant le fait que la conférence aura été « utile » car « chacun est conscient de ses responsabilités », rappelant l’ »urgence » des réformes face au chômage de masse.  »Qui peut dire que le dialogue social n’a pas produit de résultats? Qui peut prétendre que l’on aurait fait plus vite et que l’on aurait fait mieux dans la précipitation ou dans le passage en force? » s’est-il défendu. Après deux éditions plutôt consensuelles, le climat de cette troisième conférence sociale au Palais d’Iéna, pose cependant la question de la pérennité d’une telle grand-messe.

 

Conférence sociale : la question des seuils reportée ?

Conférence sociale : la question des seuils reportée ?

 

Il est possible que la question des seuils (nombre de salariés à partir duquel les procédures se complexifient (exemple DP, CE, formation etc.) ne soit qu’à peine abordée car i faudrait que le patronat s’engage sérieusement sur d’autres terrains pur que les syndicats cèdent sur ce point.  C’est le premier ministre lui-même qui le reconnaît: les seuils sociaux dans les entreprises «en eux-mêmes ne veulent rien dire», a déclaré mercredi Manuel Valls sur BFMTV. Il faut les revoir si «cela permet la création de milliers d’emplois», a-t-il même ajouté, ouvrant ainsi la porte à une simplification des seuils sociaux, depuis longtemps réclamée par les chefs d’entreprise en raison de leurs effets dévastateurs pour l’emploi. L’idée fait bondir les syndicats contestataires, la CGT la qualifiant de «bêtise» et FO de  «provocation de plus sans aucun effet sur l’emploi». Même si elle trouve l’annonce du premier ministre sur la forme cavalière à quelques jours de la grande conférence sociale et juge sur le fond «inacceptable» de «donner le sentiment que le dialogue social dans l’entreprise empêcherait l’embauche», la CFDT est disposée à ouvrir le débat au second semestre. Un chantier qui ne pourra, a encore assuré mercredi François Rebsamen, le ministre du Travail, «être conduit sans les partenaires sociaux, encore moins contre eux». À la nuance près, apportée cette fois-ci par Manuel Valls, que le gouvernement prendra «ses responsabilités» en cas d’échec. Quoi qu’il en soit, cette question des seuils sociaux en entreprise empoisonne la vie des employeurs depuis des décennies tant elle s’apparente à une véritable course de saut d’obstacles en France, où pas moins… de 28 seuils d’effectifs sont recensés. Les plus critiques sont les passages à 10, 20 ou 50 salariés, qui déclenchent toute une série de contraintes administratives supplémentaires. Passer de 9 à 10 salariés entraîne par exemple une hausse des cotisations pour la formation professionnelle de 2250 euros par an et rend obligatoire l’élection de représentants du personnel (DP) à partir de 11 salariés. Quant au franchissement de la barre des 50 salariés, il déclenche l’application de 35 obligations supplémentaires - comme la mise en place d’un comité d’entreprise (CE) et d’un comité d’hygiène et de sécurité (CHSCT) – pour une facture estimée à 4 % de la masse salariale.  «Ces obligations ont un vrai coût et absorbent beaucoup de temps, qui ne sera pas utilisé à servir des clients et chercher des marchés, dénonce par exemple Laurent Bataille, PDG de Poulain Hydrauliques, entreprise familiale industrielle. Entre le CE, les DP et le CHSCT, cela coûte 870 euros par an par salarié en France contre 260 en Italie, ou 70 aux États-Unis.» Résultat, de nombreuses PME françaises reste bloquées à 19 ou à 49 salariés pour éviter le couperet du seuil. Un constat qui explique, en partie, le manque d’entreprises de taille intermédiaire (ETI) dans le pays par rapport aux autres nations occidentalisées. En France, une entreprise emploie en moyenne 20 salariés sept ans après sa création, contre 80 en Grande-Bretagne. Et s’il y a de ce côté-ci du Rhin 2,4 fois plus d’entreprises de 49 que de 50 salariés, ce n’est pas sans raison! Des voies de contournement certes existent, comme créer une autre structure juridique, mais elles ne sont pas sans complication ni contrainte juridique. Un patron rapporte ainsi qu’un de ses confrères a préféré créer 80 entreprises différentes, toutes bloquées à 49 salariés, que franchir une seule fois la barre des 50! Un exemple extrême… Les seuils ont surtout un effet dévastateur sur l’emploi car ils représentent une vraie barrière psychologique à embaucher tant ils sont perçus par les patrons comme un facteur de complexité administrative. En 2012, l’Insee et l’Ifrap évaluaient ainsi la perte d’emplois générée par les seuils sociaux entre 70.000 et 140.000 emplois.  «Il y a un vrai effet psychologique. J’en ai été victime, je m’en faisais toute une montagne, reconnaît Bruno Grandjean, patron de Redex, l’un des derniers spécialistes français des machines-outils (2000 salariés). Car les seuils ont un coût, sont une source de complexité et nous infantilisent. Comme si nous n’étions pas capables de gérer le dialogue social dans nos entreprises!» Attaché à un dialogue social de qualité dans son entreprise, parce que c’est aussi une source de compétitivité, ce patron devance même les exigences des seuils quand une mesure est bonne. Il a par exemple généralisé la participation aux bénéfices de l’entreprise, «parce que c’est un formidable outil de motivation», dans tous ses établissements, y compris ceux de moins de 50 salariés.  «Arrêtons d’opposer les chefs d’entreprise et leurs équipes. Nous ne sommes plus dans la lutte des classes!, s’exclame Bruno Grandjean. Les salariés ont une vraie maturité et sont parfois plus en avance que ceux font les textes de loi.» Plaçant beaucoup d’espoir dans l’expérimentation – suggérée par François Rebsamen – d’un assouplissement des seuils dans certaines branches ou certaines régions, il «attend de l’intelligence collective des deux côtés: que les patrons ne fassent pas des seuils une montagne insurmontable et que les syndicats n’en fassent pas non plus une vache sacrée».

 

Conférence sociale : échec probable

Conférence sociale : échec probable

 

Avec 500 000 chômeurs en plus depuis son élection, Hollande ne présente pas un bilan social très flatteur à la veille de la conférence sociale qui s’ouvre aujourd’hui. Cette conférence pourrait aboutir à pas grand chose tellement  les tensions sons fortes entre partenaires et surtout tellement les marges de manœuvre sont nulles avec une croissance complètement atone. Quelques bricoles sans doute sur l’apprentissage, sur l’alternance, mais pas de vrai engagement du patronat, pas de réforme possible pour le gouvernement (exemple sur le code du travail) et pas de concession coté syndicat. Certains syndicats pourraient même claquer la porte de cette conférence.  Sur fond de chômage record et de tensions avec des syndicats qui lui reprochent de céder au « chantage » des patrons, François Hollande ouvrira donc lundi la 3e conférence sociale du quinquennat sous les menaces de boycott partiel de la CGT et FO.  Après deux éditions plutôt consensuelles, cette troisième grand-messe se déroulera lundi après-midi et mardi au Palais d’Iéna dans un climat social dégradé, avec un enjeu central: l’emploi.   Après la fronde du patronat, c’est désormais à l’ire des syndicats que l’exécutif est confronté. Et le dialogue social, que le chef de l’Etat a érigé en moteur des réformes, semble fragilisé.  Alors que certains syndicats (CGT, FO, CFE-CGC) étaient déjà très remontés par les 40 milliards d’aides aux entreprises prévues par le pacte de responsabilité, les nouveaux gestes annoncés par Manuel Valls en faveur des employeurs ont, à leurs yeux, fait déborder la coupe.  Face aux menaces patronales de boycott de la conférence, le Premier ministre a décidé un report partiel du futur compte pénibilité, qui permettra à certains salariés de partir plus tôt à la retraite, et demandé aux partenaires sociaux de discuter d’une simplification du Code du travail.  Un casus belli pour la CGT et FO, qui menacent à leur tour de bouder en partie ce rendez-vous.   Le réformiste Laurent Berger (CFDT), qui a jusqu’ici soutenu les réformes du gouvernement, ne jouera pas la chaise vide, même s’il a lui aussi dénoncé un « coup porté » au dialogue social.

Conférence sociale: très hypothéquée

Conférence sociale: très hypothéquée

 

 

Il ne sortira pas grand-chose de cette conférence sociale surtout organisée par Hollande en rééquilibrage du pacte de responsabilité. En fait le patronat va en reculant à cette conférence, l i a même menacé de la boycotter. Valls a d’ailleurs du repousser d’un an son projet sur le décompte de la pénibilité. Coté syndicat, on n’est guère enthousiaste non plus car on mesure bien les limites de l’exercice. En fait personne n’est vraiment convaincu de l’intérêt de cette grand messe qui ne pourra pas déboucher sur des mesures très significatives ; en cause d’abord la croissance qui demeure atone et empêche tout progrès social aussi le fait que le patronat s’agace des atermoiements du gouvernement pour la bais sé de a fiscalité. D’ailleurs Valls a rappelé que ces éventuelles baisses n’interviendront pas avant 2016- 2017. Et après un bilan des engagements du patronat. Bref de quoi refroidir encore un peu plus l’ambiance ;  Le Premier ministre Manuel Valls a en effet prévenu le patronat que les baisses de charges et d’impôts promises par le gouvernement ne seraient pas octroyées avant 2016 et 2017.  Un pas en avant, un pas en arrière? Un jour après avoir accédé à une réclamation du patronat sur le compte-pénibilité, le Premier ministre Manuel Valls durcit le ton, et rappelle les organisations patronales à leurs devoirs. Dans des lettres adressées aux organisations syndicales et patronales, ce 2 juillet, il prévient que les baisses de cotisations et d’impôts décidées dans le cadre du pacte de responsabilité ne seront effectives en 2016 et 2017. Et elles seront octroyées seulement après un « bilan » du respect par le patronat de ses « engagements ». Dans sa missive aux trois organisations patronales -Medef, CGPME, UPA- le Premier ministre affirme: « Votre engagement dans le pacte est fondamental et conditionne sa réussite ».  Manuel Valls précise que les allègements de cotisations sociales pour 2016 de 4,5 milliards d’euros figureront dans le budget de la sécurité sociale de 2016, mais « à la suite d’un bilan de la mise en œuvre des engagements » pris par le patronat dans le cadre du pacte. Quant à la baisse de leur fiscalité, le chef du gouvernement souhaite fournir une « visibilité » aux entreprises pour 2016 et 2017, mais prévient là aussi que ces mesures ne seront adoptées qu’ »à la suite d’un bilan de la mise en œuvre des engagements » pris par le patronat. Ces mises en garde sont formulées au lendemain de l’annonce par le Premier ministre d’un report d’un an de la mise en œuvre du compte-pénibilité, cette mesure phare de la nouvelle réforme des retraites. C’était une exigence du patronat, qui menaçait autrement de boycotter la conférence sociale qui doit se tenir les 7 et 8 juillet. Une décision qui a suscité la fronde des syndicats, CFDT en tête, qui indiquait que ce dispositif était issu de précédentes sessions de dialogue social. Pour les calmer, la ministre de la Santé, Marisol Touraine, annonce un doublement des points un an plus tôt pour les salariés exposés à des travaux pénibles.

 

Sondage conférence de presse : Hollande peu convaincant

Sondage conférence de presse : Hollande peu convaincant

 

Il n’y a guère que les grands médias pour s’enflammer sur la conférence de Hollande, son tournant, son nouveau cap, sa reprise en main du gouvernement, sa nouvelle stratégie sociale démocrate. En fait les français manifestent davantage de recul sur cet événement. Sans doute ont-ils surtout justement noté que Hollande a échoué sur son pari du chômage et qu’il lui substitue désormais le pari des économies publiques. Un pari qui est encore loin d’être gagné. En tout cas les français trouvent Hollande peu convaincant et peu crédible.  A peine un tiers des Français ont jugé François Hollande convaincant lors de sa conférence de presse de mardi mais une majorité se montre cependant relativement indulgente quant à l’image du chef de l’Etat, selon deux sondages. Sur 946 personnes sondées par Harris Interactive pour La chaîne parlementaire-Assemblée nationale, 31% l’ont jugé convaincant, soit neuf points de plus que lors de son intervention télévisée de septembre 2013. Le même nombre de personnes interrogées se disent convaincues par sa proposition de « pacte de responsabilité » avec les entreprises (baisse des charges contre embauches). Elles sont en revanche 58% à estimer que François Hollande a eu raison d’esquiver les questions sur sa vie privée, après les révélations du magazine Closer sur une liaison présumée avec l’actrice Julie Gayet. Selon un sondage CSA réalisé auprès de 850 personnes pour BFM TV, 54% des Français ont jugé le chef de l’Etat « tourné vers l’avenir », 51% courageux et « présidentiel », 48% « honnête ». Mais là encore, seuls 28% des sondés l’ont trouvé convaincant, 30% rassurant et 33% crédible.

 

Conférence Hollande : une intervention, fleuve, vague et fourre-tout

Conférence Hollande :  une intervention, fleuve, vague et fourre-tout

 

Une intervention fleuve de près de 40 minutes, le double du temps habituel pour une allocation de cette nature. Intervention caractérisée par un grand flou et un balayage type inventaire à la Prévert de l’actualité. Un aveu quand même tout d’abord « nous avons sous-estimé la crise ». Sans doute ! Mais plus d’allusion à la promesse d’inversion du chômage ; juste le constat que la stabilité se dessinerait (ce qui est faux, l’Unedic annonçant aujourd’hui des chômeurs en plus pour 2014). La solution miracle : le pacte de responsabilité pour agir sur l’offre via l’allégement de charges. Une seule précision la fin prochaine du financement de la protection sociale par les entreprises. Un allégement des charges entreprises qui imposera doute de revoir le CICE, le financement de la protection sociale. Hollande reconnait que les marges des entreprises sont à u bas niveau historique, il veut définir une trajectoire pour les prélèvements obligatoire (laquelle ?). L’allégement des charges s’accompagnera d’un nouveau choc de simplification. Le tout avec des contreparties sociales (embauches, formation, dialogue etc.). Ce pacte de responsabilité sera lancé dès le 21 janvier. Pour mesurer l’efficacité du pacte un observatoire (un de plus) des contreparties sera mis en place. Une loi de programmation des dépenses publiques sera adoptée pour 2015-2017. Elle intégrera la baisse des dépenses publiques, nécessaires, Hollande dixit, pour que les charges allégées sur les entreprises ne retombent pas sur les ménages. (Comme en 2014 ?°Et on finance comment les 30 milliards?). . Hollande n’a plus peur des mots et emploie la formule concernant la nécessaire mise en œuvre de reformes structurelles avec là encore une nouvelle structure : le conseil stratégique de la dépense publique. Hollande a aussi parlé très vaguement d’organisations territoriales en souhaitant une clarification de compétences et en souhaitant des regroupements (y compris de régions). Pour les départements il a indiqué que c’était à eux de redéfinir leur avenir, une manière d’évacuer le sujet. Hollande a souhaite par ailleurs des économies su la protection sociale, le principal poste des dépenses publique (600 milliards pour la protection sociale, 300 pour l’Etat et 100 pour les collectivités locales). Mais sans plus de précision. Il a évoqué les principes républicains et a justifié son intervention récente concernant Dieudonné (sans le nommer) mais sans trop, insister se rendant sans doute compte que le gouvernement en avait fait beaucoup trop sur le sujet. Le président a parlé du Mali, de la Centrafrique, en se félicitant évidemment de ses initiatives. Il a terminé avec l’Europe en souhaitant des convergences économiques et sociales avec Allemagne, aussi sur le terrain de la transition énergétique (avec la création d’une entreprise type Aur Bus, sur quoi ? On ne le sait pas), enfin un couple franco allemand sur la défense (en réponse sans doute au refus de l’Allemagne de s’engager sous quelque forme que ce soit en Centrafrique). La première question posée à Hollande a concerné Trierweiler et son maintien comme première Dame. Réponse classique type Hollandaise, on botte en touche. « On verra plus tard c’est du domaine du privé. En conclusion une curieuse impression, mélange de vieux et de nouveau dans les éléments de langage, pris ici dans le vieux discours socialiste, dans l’opinion ou dans les entreprises. Une sorte de cocktail, synthèse caractéristique du style Hollandais qui parle de tout sans rien préciser, qui promet mais oublie ensuite ses promesses (la croissance en Europe, l’inversion du chômage etc.). Bref encore un nouveau virage qui donne l’impression de tourner en rond même si la sémantique intègre désormais des mots précédemment interdits comme allégement des charges simplification, économies de la dépense publique, simplification des procédures, stratégie de l’offre).

La conférence de Hollande plombée par le recul de la France dans l’Europe et l’affaire Gayet

La conférence de Hollande plombée par le recul  de la France dans l’Europe et l’affaire Gayet

 

 

On  attendait une forte reprise en France pour la fin de l’année 2013, elle n’aura pas lieu. Pire la France piétine tandis que le reste de l’Europe frémit. Les enquêtes Markit montrent en effet un rebond en Europe tandis que la production et les commandes régressent en France ; exit donc la pseudo reprise de Hollande et sa fameuse inversion du chômage. Une conférence largement plombée par cette conjoncture très décevante. Avec en plus cette frasque du président  avec une comédienne. D’après les sondages cela ne modifie pas l’opinion des français sur Hollande mais l’opinion en fait est déjà tellement mauvaise que ce fait ne justifie pas d’en changer. La priorité pour 75% reste le chômage et le bilan est dramatique comme la popularité de Hollande.  L’Europe qui redémarre alors que la France piétine: c’est donc  la conclusion de l’enquête de décembre de la société Markit auprès des industriels, qui montre des Français paralysés alors que les Allemands, mais aussi les Espagnols vont de l’avant. « Les fabricants français signalent une nouvelle détérioration de la conjoncture dans le secteur manufacturier français en décembre. L’indice des acheteurs PMI se replie de 48,4 en novembre à 47,0″ le mois dernier, soit le plus bas niveau depuis 7 mois, a indiqué Markit, qui souligne que « les replis de la production et des nouvelles commandes se renforcent », tandis que « le recul de l’emploi s’accélère ». Lorsque l’indice dépasse les 50 points, cela signifie que l’activité progresse, tandis qu’elle se replie s’il est en dessous de ce seuil, comme en France. Selon Jack Kennedy, économiste chez Markit, « le secteur manufacturier français termine l’année 2013 sur une note décevante », et « les entreprises interrogées mentionnent un climat d’incertitude persistant ». Selon lui, un « retournement de situation ne se profile pas encore à l’horizon ». Les données françaises contrastent avec les enquêtes menées par Markit dans le reste de la zone euro, et qui ont également été publiées jeudi. L’indice PMI d’activité dans l’industrie de l’ensemble de la zone euro atteint ainsi en décembre son plus haut niveau depuis 31 mois, et affiche sa plus forte progression en plus de deux ans et demi, à 52,7 points contre 51,6 en novembre. Cette embellie européenne généralisée est portée en particulier par l’Allemagne, l’Espagne et l’Italie, trois pays qui selon Markit ont enregistré en décembre leur plus forte croissance d’activité dans l’industrie depuis le premier semestre 2011.La Grèce, qui part d’une situation économique particulièrement dégradée, retrouve elle un niveau de PMI qu’elle n’avait plus atteint depuis quatre ans. Du côté des économistes, le retard pris par la France sur le reste des Européens, mais aussi les bonnes performances de l’Espagne ne surprennent pas. Le PMI « n’est pas une bonne nouvelle » et montre « qu’au minimum, la France est à la traîne », indique ainsi Frederik Ducrozet chez Crédit Agricole CIB, qui discerne en particulier un « réel écart entre l’Espagne et la France », deux pays dont les structures industrielles sont selon lui assez similaires pour autoriser une comparaison pertinente. « L’Espagne est en avance dans le rebond », juge l’économiste, qui rappelle toutefois que le pays, soumis à de dures réformes, a souffert d’une récession plus prononcée que la France. Pour M. Ducrozet, « le salut de la France ne pourra venir que des autres », c’est-à-dire des pays en meilleure forme économique et dont la demande va tirer l’industrie française. L’économiste relativise toutefois l’enquête Markit, qui semble condamner la France et en particulier son industrie à la récession. Pour lui, le scénario le plus probable reste celui d’une petite reprise dans les prochains mois, conformément à d’autres baromètres de l’industrie publiés par l’Insee ou la Banque de France, qu’il juge « plus solides ». Même opinion de la part de Jean-Luc Proutat, chez BNP Paribas, selon qui l’indice Markit en décembre « ne donne pas la bonne indication » dans sa composante française.

 

Brétigny-sur-Orge : une conférence de presse pour rien

Brétigny-sur-Orge : une conférence de presse pour rien

Une conférence de presse du procureur de Brétigny qui en faiat n’apporte aucun éclairage et même peut susciter des interrogations car si l’éclisse soupçonnée d’être à l’origine de l’accident était bien dévissée, on ne sait pas dans quelles circonstances. En effet l’éclisse a pu être endommagé lors du choc ; ce n’est pas certain évidemment mais on ne peut l’exclure car on ne voit toujours pas commente une éclisse peut se dévisser. De la même manière écarter  a priori l’acte de malveillance est un peu léger, comme l’hypothèse de boulons déformés par la chaleur. En faiat on ne sait rien, et dans ces cas là pourquoi faire une conférence de presse sachant qu’une enquête de ce type demande des semaines et des mois. ?  A moins de vouloir inutilement rassurer l’opinion publique, ce qui semble bien le cas depuis le début de cet accident. Le volet justice de l’accident du train de Brétigny-sur-Orge vient de s’ouvrir. Le parquet d’Evry a annoncé le lancement d’une information judiciaire pour homicides et blessures involontaires. L’un des objectifs de cette information judiciaire « sera d’identifier chacune des victimes corporelles de cet accident et de permettre à ces victimes d’obtenir réparation« , a-t-il précisé lors d’une conférence de presse.  Trois juges d’instruction ont été désignés pour la conduire. »Leur priorité« , selon Eric Lallement, le procureur de la République d’Evry, sera sans doute « de diligenter des expertises métallurgiques sur le matériel saisi (vis, éclisse, aiguillages et essieux des wagons qui on percuté l’éclisse) » juste après la catastrophe qui a fait six morts le 12 juillet dernier. Cette conférence de presse intervient quelques heures après celle de la SNCF. Son président, Guillaume Pépy avait notamment détaillé les conclusions de la campagne de vérification des aiguillages, lancée au lendemain de l’accident de Brétigny-sur-Orge. Selon lui, il n’y avait pas de risque. Le procureur de la République d’Evry a expliqué avoir pris du temps avant de faire cette conférence de presse. Il a déclaré vouloir attendre une première conclusion sur les causes de l’accident. Selon les expertises, « le basculement de l’éclisse semble être à l’origine de la catastrophe« . « Très rapidement, la responsabilité du conducteur du train a été écartée » (Eric Lallement, procureur de la République d’Evry) Comment l’éclisse s’est-elle détachée ? Eric Lallement n’a pas encore la réponse. Défaut de matériel ou défaut d’entretien ? En tout cas, a expliqué le procureur, « l’acte de malveillance est, a priori, écarté« . Selon lui, il faut du matériel lourd pour pouvoir dégrader une éclisse. De plus, « plusieurs wagons sont passés sur l’éclisse avant qu’elle ne se détache« , puisque se sont les wagons 5 et 6 qui ont déraillé. Les expertises métallurgiques vont devoir « déterminer si les boulons étaient correctement serrés, quel était leur état même, s’ils ont pu être déformés par la chaleur ou par toute autre cause« , a souligné Eric Lallement. Le matin même, lors d’une autre conférence de presse, la SNCF avait indiqué que selon un rapport interne, l’accident avait une « origine technique« , évoquant également un problème au niveau de l’éclisse.Le parquet d’Evry a également évoqué les scènes de vols qui ont eu lieu après l’accident. Refusant de parler de « pillage », le procureur Eric Lallement a confirmé avec « certitude » qu’au moins « deux vols ont été commis au préjudice de deux passagers« . « Nous avons en l’état, deux objets qui paraissent avoir été volés« , a détaillé le procureur. D’autres objets qui avaient disparus après l’accident ont été retrouvés à Châtelet, au coeur de Paris. Les enqueteurs ont également pu voir, grâce aux caméras de vidéosurveillance, des individus qui ont quitté la gare avec des valises alors qu’ils n’en avaient pas en entrant. Eric Lallement a également détaillé les circonstances dans lesquelles un médecin du Samu, qui a porté plainte pour violences, s’est fait voler son téléphone portable. Selon lui, le secouriste a été « interpellé » par des jeunes lui demandant de « porter assistance » à leur amie, qui se trouvait à l’extérieur de la gare et n’était pas une victime. Le secouriste a jugé plus urgent de rejoindre les victimes du déraillement et c’est à ce moment qu’une  »une altercation » a éclaté, selon le magistrat. Au total, quatre plaintes ont été recencées par le parquet d’Evry. Concernant les victimes, ce sont les trois magistrats chargés de l’information judiciaire, qui travailleront sur une éventuelle indemnisation.

 

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