Archive pour le Tag 'conduit'

Un gouvernement populiste conduit au déclin

Un  gouvernement populiste conduit au  déclin 

Une victoire de Marine Le Pen mènerait tout droit vers « une longue traversée du désert pour notre démocratie », analysent, dans une tribune au « Monde », les économistes Emeric Henry et Benjamin Marx, s’appuyant sur les exemples de la Hongrie d’Orban et des Etats-Unis de Trump.

 

Tribune. 

Au soir du 10 avril, Jean-Luc Mélenchon a évoqué le danger de « commettre des erreurs qui seraient définitivement irréparables ». Quel sens accorder à ces propos ? Nous n’en voyons qu’un : la seule issue possible pour la gauche est d’empêcher l’élection de l’extrême droite en France, qui aurait des conséquences irréversibles pour notre économie, nos institutions et notre démocratie.

De fait, l’issue du duel entre Marine Le Pen et Emmanuel Macron s’annonce incertaine. De nombreux électeurs s’apprêtent à s’abstenir ou à voter blanc. Beaucoup d’entre eux renvoient les deux candidats dos à dos en suggérant que leurs politiques ne sont, au fond, pas si différentes.


Beaucoup, également, attendent les derniers sondages pour prendre la décision de voter ou non. Enfin, un autre argumentaire voit le jour, en particulier à gauche. Cet argumentaire associe l’idée qu’une élection de Marine Le Pen pourrait agir comme le catalyseur d’une refonte complète du système politique, et l’espoir que des cendres laissées par cinq ans d’une présidence Le Pen pourrait renaître une gauche revigorée.

« Les pouvoirs considérables accordés à la présidence de la République donneraient une grande latitude au RN pour modifier la composition de nos institutions »

Or, l’histoire et l’expérience récente de nos voisins suggèrent que ces espoirs risquent fort d’être déçus. Tout indique qu’une victoire de Marine Le Pen mènerait tout droit vers une longue traversée du désert pour notre démocratie. L’élection d’un gouvernement populiste n’est jamais un événement anodin : c’est au contraire un aller simple pour le déclin économique et social et la décadence des institutions démocratiques. Des travaux récents, s’appuyant sur des données répertoriant les régimes populistes à travers le monde entre 1900 et 2018, montrent que ces régimes tendent à se maintenir au pouvoir plus longtemps que les autres, et ce en dépit d’une performance économique largement inférieure, engendrant une baisse moyenne de 10 % du revenu par habitant (« Populist Leaders and the Economy », Funke, Schularick et Trebesch, Centre for Economic Policy Research, 2020, non traduit).

Comment la France de Marine Le Pen pourrait-elle connaître un tel sort ? La comparaison avec deux des modèles politiques de la candidate du Rassemblement national (RN), l’Américain Donald Trump et le Hongrois Viktor Orban, illustre l’importance de facteurs à la fois institutionnels et culturels. D’une part, les pouvoirs considérables accordés à la présidence de la République donneraient une grande latitude au RN pour modifier la composition de nos institutions ainsi que notre système électoral, possiblement par référendum. D’autre part, l’influence grandissante du discours extrémiste ne manquera pas de solidifier le soutien aux forces d’extrême droite.

Poutine conduit une guerre de civilisation

Poutine conduit  une guerre de civilisation 

La défense du conservatisme traditionaliste russe face au modernisme de l’Occident, considéré comme décadent, constitue le ressort idéologique de l’invasion de l’Ukraine par le président russe, explique l’essayiste,Michel Eltchaninoff ,  dans un entretien au « Monde ».

 

Spécialiste de la philosophie russe, Michel Eltchaninoff est également rédacteur en chef à Philosophie magazine. Il a notamment publié Lénine a marché sur la lune. La folle histoire des cosmistes et transhumanistes russes (Solin-Actes Sud, 256 pages, 21 euros) et vient de rééditer une version augmentée et actualisée de Dans la tête de Vladimir Poutine (Actes Sud, « Babel », 208 pages, 7,50 euros), ouvrage dans lequel il analyse le « substrat intellectuel » du président russe qui se considère comme « un philosophe de la mission civilisationnelle de la Russie, et aussi comme un historien ».

L’indépendance de l’Ukraine est vécue par Vladimir Poutine comme « une tragédie ». Elle est « le résultat d’un travail délibéré de forces qui ont toujours tendu à briser notre unité », dit-il, dans le sillage d’Ivan Ilyine [1883-1954], ce philosophe qui imaginait déjà une « dictature nationale » comme remède au chaos séparatiste qui suivrait la fin du communisme et qui est une de ses grandes références intellectuelles. Vladimir Poutine affirme depuis longtemps que « Kiev est la mère des villes russes », selon une formule attribuée au prince Oleg au Xe siècle, et prétend restaurer « l’unité historique des Russes et des Ukrainiens ».

Sa conviction repose sur une vision biaisée de l’histoire, écrite à l’époque impériale, au XIXe siècle, qui établit un lien de continuité entre la principauté de Kiev [IXe-XIIIe siècle] et l’origine de la Russie contemporaine, qui se met en place à partir du XIIIe avec le royaume de Moscovie. Or, la Rus’ de Kiev est un empire multiethnique et non pas une entité slave. Ainsi, la vision de Vladimir Poutine est-elle une reconstruction impériale.

L’Ukraine redécouvre son identité au XIXe siècle et devient même une République indépendante en 1919. Les famines de 1932-1933, la répression des dissidents et de sa culture vont nourrir sa volonté d’indépendance à l’égard de l’Union soviétique, obtenue en 1991 après un vote massif en sa faveur.

 

De la révolution orange de 2004 au Maïdan de 2013-2014, la volonté d’indépendance politique de l’Ukraine n’a cessé de s’affirmer – les régions russophones adhérant, elles aussi, pleinement à Kiev. L’histoire impériale commune n’empêche pas le désir de souveraineté. Le 21 février, trois jours avant d’envahir l’Ukraine, Poutine a donné un cours d’histoire à la télévision russe en remontant au débat qui opposa, en 1922, Lénine – qui a, selon lui, mis « une bombe nucléaire » sous l’URSS en donnant aux républiques le droit à l’autodétermination – et Staline, qui voulait les inclure dans un grand ensemble étatique et dont il prend, sur ce point précis, le parti.

Brexit: Boris Johnson aux abois se conduit en voyou

 Brexit: Boris Johnson aux abois se conduit en voyou

Boris Johnson se conduit en véritable voyou en refusant d’appliquer la loi qui permet d’éviter le rétablissement d’une frontière entre les deux Irlande mais comporte certaines obligations. Pour cela, il sort un projet de loi fou qui contredit tous les accords internationaux passés. Ces règles négociées entre l’union européenne et le Royaume-Uni prévoient le maintien de certaines dispositions dans la province. Elles obligent les Britanniques à notifier à Bruxelles les aides d’État à des entreprises d’Irlande du Nord et celles-ci sont tenues de déclarer les produits qu’elles expédieront vers l’Angleterre. Une perte de souveraineté intolérable pour les Brexiters.

Il s’agit sans doute d’un nouveau bluff de la part de Boris Johnson complètement acculé face à la crise sanitaire mais aussi la dégringolade économique de son pays. Le Premier ministre britannique renie ainsi l’accord qu’il a lui-même approuvé et même vanté. Son projet de loi constitue une véritable provocation.

La vérité sans doute c’est que le Premier ministre britannique en perte de vitesse dans l’opinion ne sait plus très bien quoi faire tellement il est englué sur le plan économique. Faut-il rappeler que l’économie britannique a perdu 20 % au second trimestre et que l’avenir s’annonce très gris. Sans parler évidemment de l’accentuation très inquiétante des contaminations du virus. La remise en cause brutale de l’accord passé pour Irlande constitue un choc de déstabilisation pour nombre d’acteurs et d’observateurs

À l’intérieur du royaume, cette révision secoue aussi fortement. Elle a provoqué la démission mardi du directeur des services juridiques du gouvernement, Jonathan Jones. L’opposition mais aussi de nombreuses personnalités du Parti conservateur se sont indignées. Au-delà du Brexit, l’inquiétude porte sur la crédibilité du pays sur la scène internationale. «Si nous perdons notre réputation d’honorer les promesses que nous faisons, nous aurons perdu quelque chose qui n’a pas de prix et qui pourra peut-être n’être jamais récupéré» a ainsi averti l’ancien premier ministre conservateur John Major.

Devant les députés, l’ex-première ministre Theresa May a aussi demandé à Brandon Lewis comment le gouvernement pourrait à l’avenir rassurer ses partenaires internationaux sur le fait qu’il tiendrait ses engagements. Le leader des indépendantistes écossais du SNP à la Chambre des communes, Ian Blackford, a accusé le premier ministre de se considérer «au-dessus de la loi» et de vouloir créer un «État voyou». La nouvelle a d’ailleurs mis en émoi l’Écosse et le pays de Galles, qui estiment que la loi met en danger l’unité du Royaume-Uni, en «volant les pouvoirs» qui ont été dévolus aux nations.

De nombreux d’observateurs se demandent où veut aller Boris Johnson. Vers un no deal , c’est l’hypothèse la plus répandue. La vérité c’est peut-être qu’il ne sait pas il va, étant capable de se renier souvent et sur tout. Il est aussi possible qu’au dernier moment il arrive à se résoudre un accord de dernière minute qu’il pourrait habiller comme le résultat de son intraitable nationalisme britannique.

L’instrumentalisation des faits divers conduit à la justice médiatique

L’instrumentalisation des faits divers conduit à la justice médiatique

 

Macron, Chiappe, Nyssen, des responsables  de l’opposition, des leaders d’opinion,  tous tombent le piège de l’instrumentalisation du faits divers. L a contrainte    d’immédiateté  médiatique les entrainent à se prononcer sur le moindre fait divers  alors que souvent c  es faits ne sont pas établis, qu’ils ne sont pas jugés voire  qu’ils complètement faux.  C’est la culture du fast news malheureusement qui peut tutoyer le fake news dont on se plaint en même temps. Ce commentaire de café du commerce favorise uen sorte de justice médiatique d ont la sanction intervient bien avant l’enquête et bien avant le jugement officiel. D’une certaine manière,  la procureure de la République de Besançon, Edwige Roux-Morizot a mis les pieds dans le plat pour dénoncer cette instrumentalisation des faits divers notamment par les médias et  par  la classe politique. Une critique fort pertinente car à chaque fait divers on peut être sûr que cela génère commentaires et condamnations en l’absence de connaissance du dossier. . Pour fonder leur opinion populiste, les censeurs se satisfont souvent d’un tweet et leur argumentaire est du même calibre sur le plan quantitatif. Du coup la procureure a  critiqué la « folie médiatique », appelant à respecter la présomption d’innocence « bafouée » de Jonathann Daval, ainsi qu’au respect du secret de l’instruction. Elle a ainsi estimé que la mémoire d’Alexia Daval était « salie un peu plus chaque jour ». Ce n’est pas seulement la présomption d’innocence qui est en cause, elle les évidemment mais l’indépendance de la justice mise sous la pression du tribunal médiatique populiste. Pourquoi une telle immixtion du politique dans les affaires judiciaires ? Tout simplement par la métallisation de la vie publique qui privilégie l’éphémère, l’immédiateté voir la réflexion de  bistrot à la réflexion approfondie s’inscrivant dans la durée. La procureure de la République de Besançon, Edwige Roux-Morizot. Ulcérée par le traitement médiatique réservé à l’affaire depuis la garde à vue et les aveux de Jonathann Daval, elle a appelé au respect de la présomption d’innocence du mis en examen, mais aussi au respect du secret de l’instruction, et de la mémoire de la jeune femme.  Edwige Roux-Morizot a ainsi déclaré : « Il n’était pas question pour moi de communiquer à nouveau sur cette information judiciaire. Si je le fais ce soir, ce n’est pas pour participer à la surenchère médiatique, ni pour donner à la presse et à d’autres des leçons de déontologie, je n’en ai ni la compétence, ni le pouvoir, quand bien même j’en aurais l’envie. » La magistrate a alors indiqué qu’elle désirait parler « pour faire part de (son) souhait de voir la justice reprendre la place qui est la sienne et que vous lui aviez laissée prendre pendant ces trois derniers mois en permettant aux enquêteurs de faire la lumière, et Dieu sait s’ils l’ont fait avec grand talent, sur ce meurtre et d’en interpeller l’auteur présumé. » « D’autres investigations doivent être effectuées, loin de cette terrible pression, à l’abri de ce qui la pollue, la détourne du chemin de la recherche de la vérité, à l’abri de ces violations répétées et inadmissibles du secret de l’instruction », a-t-elle poursuivi. « Je prends la parole pour porter la voix de la raison au milieu de la folie médiatique qui oublie que derrière cette histoire qu’on déroule de manière aussi indécente se joue le destin d’un homme qui doit bénéficier de la présomption d’innocence », a-t-elle alors lancé, une présomption d’innocence de Jonathann Daval qu’elle a décrite comme « bafouée chaque jour ». « Il a le droit de modifier, d’ajuster, préciser ses déclarations », a notamment relevé Edwige Roux-Morizot.

Hollande : une dérive bonapartiste qui conduit à Waterloo

Hollande : une dérive bonapartiste qui conduit à Waterloo

 

De toute évidence une grande partie de la France soutient la monarchie républicaine qui caractérise notre démocratie. Mais de proche en proche (et surtout depuis le quinquennat), la dérive Bonapartiste est certaine. La dialectique de Hollande était claire dès le départ «  moi, président, moi président ». Depuis, ses déclarations sont truffées de  « je, je ». En fait ce qui avait été dénoncé chez Sarkozy devient la norme. Il ne se passe pas un jour sans que Hollande fasse une déclaration, intervienne sur tout et sur rien. Ayrault est renvoyé à un rôle subalterne, pire que celui de Fillon.  Mais cet interventionnisme tous azimuts nuit à la clarté du message et brouillent nettement le cap suivi. Deux raisons à cela ;  la crise évidemment  qui exacerbent les contradictions de tous ordres (sociales, économiques financières, environnementales). Hollande tient en fait deux discours un discours à usage interne sur le plan économique et social et un autre à Bruxelles où finalemenet il suit simplement les orientations de la commission et de Merkel. Dernier exemple en date qui frise le ridicule : sa volonté d’interrompre les discussions Europe-Etats Unis sur l’accord de libre échange suite à la question de l’espionnage. Son intention aura duré à peine plus de 24heures et finalemenet il a du se coucher une fois de pu devant Merkel. Du coup c’est à l’intérieur qu’il tente vainement de faire valoir son autorité qu’il confond avec autoritarisme. Le vidage de Batho est à cet égard très significatif ; il tape sur une personnalité qui ne représente pas grand-chose politiquement. La seconde raison c’est bien sûr son impopularité dramatique après seulement un an de mandat. Les positions se durcissent car il doit apparaitre comme celui qui oriente, qui gère qui décide. A cela il faut ajouter les méfaits des politiques de com. de l‘Elysée qui font du président la reine des abeilles mais une reine des abeilles qui ne sort pas de son bunker culturel de l’Elysée où la cour l’encourage dans sa solitude pathétique du pouvoir. Hollande ne se rend pas compte que plus il parle, plus il s’enfonce dans ses contradictions ; sa dérive Bonapartiste le conduira inévitablement vers Waterloo.




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