Archive pour le Tag 'conditions'

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SNCF : 3 conditions pour sortir du conflit (Laurent Berger, CFDT)

SNCF : 3  conditions pour sortir du conflit (Laurent Berger, CFDT)

 

Laurent Berger dont le syndicat est largement impliqué dans le conflit SNCF est toutefois lucide ; Il ne le dit pas clairement mais pense que le gouvernement ne reviendra pas sur plusieurs aspects : le statut des cheminots, la concurrence et la transformation juridique de l’entreprise. Du coup pour lui, reste 3 conditions pour sortir des conflits : l’apurement de la dette, le financement des investissements et le contenu de la convention collective qui va se substituer aux statuts pour les nouveaux embauchés.  Laurent berger : «  Ce rendez-vous est pour moi un acte d’ouverture. J’en attends des engagements clairs sur la reprise de la dette, la politique d’investissement de l’Etat dans le ferroviaire et la garantie de l’Etat que l’Union des transports ferroviaires négociera une convention collective de haut niveau en matière notamment de protection sociale… ». Il n’est toutefois pas certain que le gouvernement veuille s’engager sur ces derniers point tellement sa réforme est mal préparée, souvent contradictoire et surtout idéologique. Macron veut en effet une victoire totale, en bref écraser l’entreprise, les cheminots et les syndicats pour montrer se muscles et sa posture de grand réformateur. De leur coté CGT et Sud ne céderont que par épuisement des troupes. Le conflit risque de durer et par parenthèse de tuer la croissance du second trimestre. Un enjeu que ni les uns, ni les autres ne semblent prendre en compte. Bref pour l’instant la radicalité vaut pour les eux camps sauf pour la CFDT qui préférait la négociation.

 

UE : Macron veut un budget sous conditions

UE : Macron veut un budget sous conditions

Respect des valeurs et lutte contre le « dumping » fiscal et social, lesdeux principales conditions posées par Macron. La France est prête à augmenter sa participation, a rappelé le président français, et elle souhaite comme de nombreux autres Etats membres fixer des conditionnalités. « Je refuserai que le budget européen serve à financer de la divergence fiscale, sociale ou de valeurs », a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse. « Le budget européen ne doit plus servir à financer des gouvernements qui ne respectent pas les droits fondamentaux tels qu’ils figurent dans nos traités. Le budget européen ne doit pas servir à financer des politiques dont la stratégie est d’organiser du dumping fiscal ou du dumping social », a-t-il ajouté. « C’est pour moi une conditionnalité forte et claire que j’ai souhaité porter et que je défendrai dans les mois qui viennent. » Selon une source à l’Elysée, la France est ouverte à toutes les pistes en matière de conditionnalité, notamment la participation aux systèmes de solidarité mis en place face à la crise des migrants, très importante pour l’Allemagne.

« Il faudra qu’on sélectionne les trois-quatre priorités en termes de conditionnalité, ensemble », a dit la source. « Dès qu’on aura la proposition de la Commission, il y aura une contribution franco-allemande sur le prochain budget, on évoquera toutes ces questions. »

Le revenu universel de Benoît Hamon réduit au RSA sous conditions

Le revenu universel de Benoît Hamon réduit au  RSA sous conditions

 

 

Le fameux revenu universel de Benoît Hamon se réduit comme peau de chagrin. Fini le grand projet de revenu universel dont le coût avait été estimé entre 300 et 700 milliards selon les hypothèses de niveau et les conditions d’attribution. L’irréaliste proposition de Benoît Hamon est remplacée par une hausse de RSA attribué aussi aux jeunes sous conditions dont le coût serait » seulement » de 35 milliards d’après le candidat socialiste. Englué dans les sondages, critiqué par tous les experts et bousculé dans son propre camp Benoît Hamon a dû revoir sérieusement sa copie. En outre l’universalité de ce revenu disparaît puisque le nouveau RSA sera dégressif. Pour faire avaler la pilule ce le RSA prendra le nom de revenu universel d’existence (RU) applicable dès le 1er janvier 2018. Le candidat socialiste a donc livré de nouvelles explications sur son projet phare, jeudi dans un entretien au Monde puis sur France 2. Son revenu sera ainsi « de 600 euros quand on a rien » puis sera dégressif jusqu’à 1,9 SMIC. Distancé dans les sondages, peu audible notamment en raison des affaires Fillon et Le Pen, Benoît Hamon tente d’apporter des précisions sur son projet de revenu universel. Le candidat socialiste a ainsi livré des détails, d’abord dans un entretien au Monde, puis dans l’Émission politique de France 2. Évoquant une mise en place « par étapes », il indique dans le Monde que le RSA prendra le nom de revenu universel et sera revalorisé à 600 euros. Puis il évoque un « scénario qui permet d’étendre le bénéfice du RUE (revenu universel d’existence, NDLR) à tous les travailleurs, quel que soit leur statut, salarié ou indépendant, dès le 1er janvier 2018. »  Sur France 2, il a ensuite précisé son propos: il s’agit d’une première étape qui permettra à  » 80% (et non pas « tous les travailleurs ») des salariés français, des travailleurs indépendants, des commerçants, artisans, de voir leur travail revalorisé par un gain net sur la feuille de paie ». Une fumeuse conférence citoyenne sociale déterminera ensuite le passage de 600 à 750 euros !

 

 

Retraites : mêmes conditions pour public et privé (Macron)

Retraites : mêmes conditions  pour public et privé (Macron)

Ceux  qui reprochait à Macron de ne pas avoir de programme ne seront sûrement pas déçus puisqu’aujourd’hui le leader d’en marche va récapituler l’ensemble de ses orientations. Des orientations  dont certaines vont décoiffer comme les mêmes règles pour l’ensemble des régimes de retraite. Sans doute pas brutalement mais progressivement. De quoi réveiller les syndicats systématiquement contestataires qui d’ailleurs avaient fait plier sur ce sujet Alain Juppé en 1995.  Il est clair que socialement rien ne justifie les différences aujourd’hui entre public et privé d’autant que la plupart des agents du public  bénéficient  de la sécurité de l’emploi. Les salariés du privé, subissent les aléas de la conjoncture en matière de chômage et peuvent voir leurs retraites affectées à la baisse du fait de la diminution leurs revenus. Autre orientation majeure : celle  qui consistera à adapter l’âge de la retraite en fonction de la pénibilité et donc de l’espérance de vie. Une évidence et qui risque d’être autant contesté par les syndicats gauchistes et corporatistes. La France s’apprête donc à connaître le programme présidentiel d’Emmanuel Macron, jeudi 2 février. Parmi les mesures prévues, celle détaillée dans Le Parisien de jeudi, qui prévoit « un vrai système universel de retraite ». »Les règles seront les mêmes pour tous les régimes. Ce sera la vraie fin des inégalités entre fonctionnaires et salariés du privé », explique l’ex-ministre de l’Économie, précisant ne pas vouloir modifier l’âge de départ à la retraite et de ne pas baisser le niveau des pensions « durant le quinquennat ». S’il est élu en mai prochain, Macron  souhaite « engager dès le début, avec les partenaires sociaux les négociations » sur ce sujet. « Un euro versé pour cotisation ouvrira droit aux mêmes droits, quels que soient votre secteur, votre catégorie ou votre statut. Pour celles et ceux qui sont à au moins cinq ans de la retraite, rien ne changera« , précise-t-il encore. L’enjeu, tel qu’il l’explique au Parisien, n’est pas d’assurer l’équilibre financier du système, qui a été « amélioré », mais de redonner de la « confiance » à des jeunes qui « ne croient plus en notre système ». La réforme permettra alors « d’accompagner les transformations de la société et les multiples évolutions de carrière des individus » car, selon Emmanuel Macron, « pour ceux qui ont changé plusieurs fois d’employeur, la reconstitution de carrière est aujourd’hui un casse-tête. » « Enfin, le système sera plus juste car l’actualisation sera calculée, à terme, en fonction de l’espérance de vie, qui n’est pas la même pour un ouvrier et un cadre supérieur », développe le candidat d’En Marche!

Aide sociale : désormais soumise à conditions pour les étrangers en Allemagne

Aide sociale : désormais soumise à conditions pour les étrangers en Allemagne

Le gouvernement allemand a adopté mercredi un projet de loi restreignant fortement l’accès aux prestations sociales des immigrés en provenance de l’Union européenne, l’Allemagne, premier pays d’accueil de migrants intracommunautaires, voulant éviter de voir son système de protection sociale débordé. Berlin avait élaboré ce projet de loi en avril, emboîtant le pas au Royaume-Uni, dont l’ex-Premier ministre David Cameron, alors en campagne contre le « Brexit », militait pour réduire les arrivées de travailleurs migrants intra-européens sur le sol britannique et avait obtenu l’accord de Bruxelles sur le sujet.  Rien n’est entré en oeuvre en Grande-Bretagne, car les Britanniques ont voté en juin en faveur d’une sortie de leur pays de l’Union européenne, rendant caduque l’accord avec Bruxelles. En Allemagne, première économie européenne, les choses ont en revanche suivi leur chemin. Selon le texte adopté mercredi, les ressortissants européens vivant dans le pays sans travailler n’auront plus droit aux aides sociales avant un séjour légal de cinq années dans le pays. « La règle est claire: celui qui vit ici, travaille et paie des cotisations a aussi droit aux prestations de notre système social », a expliqué la ministre allemande du Travail Andrea Nahles après l’adoption de son projet de loi en conseil des ministres. Mais pour celui « qui n’a encore jamais travaillé ici et est dépendant de l’aide financière publique pour vivre, un principe prévaut: les prestations de subsistance sont à demander dans le pays d’origine de chacun », a poursuivi la ministre sociale-démocrate. Cette loi doit encore être votée par le Parlement allemand. L’Allemagne a été longtemps opposée à une telle mesure, jugée par certains discriminatoire au regard du principe européen de libre-circulation. Mais elle avait ensuite changé d’avis, quand le tribunal fédéral des affaires sociales avait statué fin 2015 que tout citoyen de l’UE, même sans travail, avait droit au bout de six mois à bénéficier des aides sociales. Ce jugement avait suscité des inquiétudes dans les communes, qui financent l’aide sociale, et fait redouter que cela attire des citoyens de l’UE venant de pays au niveau de vie inférieur comme la Roumanie ou la Bulgarie. Andrea Nahles avait alors proposé de changer la loi pour durcir les conditions d’octroi de ces aides. Il n’y a « pas d’Union sociale en Europe », avait encore noté la chancelière. « Tout citoyen roumain est le bienvenu. Mais s’il s’agit de percevoir des allocations sociales, qui ne reposent pas sur un travail (…) alors je suis d’avis qu’il est acceptable qu’il retourne dans son pays ». Le nombre de migrants en provenance des pays de l’UE a atteint un record l’an passé, avec plus de 685.000 arrivées, avait indiqué début juillet l’Office fédéral de la migration et des réfugiés (BAMF). Mais comme environ 303.000 avaient quitté le pays, le solde migratoire net s’était élevé à 382.000. Le plus gros des troupes est arrivé des deux pays les plus pauvres de l’UE, Roumanie et Bulgarie, et de Pologne. En Allemagne vivent quelque 4,1 millions de ressortissants de l’Union européenne.

 

(BFM)

État d’urgence : les conditions des Républicains

État d’urgence : les conditions des républicains

 

 

Dans le droit fil de l’intervention de Nicolas Sarkozy les républicains posent leurs conditions à la reconduction de l’État d’urgence. Des propositions qui n’approfondissent pas le concept très relatif de l’État d’urgence et qui constitue surtout une posture pour ne pas laisser le champ libre au front national sur la question de la sécurité. Une posture aussi à usage interne pour permettre à Sarkozy de se distinguer nettement de ses concurrents à la primaire de la droite. Le bureau politique du principal parti d’opposition réclame par ailleurs la mise en place d’une commission d’enquête parlementaire sur l’attaque au camion qui a fait 84 morts le 14 juillet sur la promenade des Anglais, à Nice. Le projet de loi prorogeant l’état d’urgence pour trois mois sera présenté mardi au conseil des ministres. Il prévoit d’autoriser à nouveau les perquisitions administratives et de permettre la saisie et l’exploitation de données contenues dans des ordinateurs ou des téléphones, a annoncé Manuel Valls.  « Les Républicains n’accepteront de voter la reconduction de l’état d’urgence qu’à la condition qu’il protège efficacement nos concitoyens », écrit lundi soir le bureau politique de LR dans un communiqué. Dans cet esprit, le parti de droite formule dix propositions, dont la prolongation de l’état d’urgence pour six mois au minimum. Les Républicains demandent également la possibilité pour les préfets d’interdire toute manifestation dont ils estimeraient ne pas pouvoir assurer la sécurité et de fermer en urgence tout lieu de culte radicalisé. « Tout étranger ayant des connexions, directes ou indirectes, avec un groupe terroriste doit être expulsé en urgence absolue », dit encore le texte. « De même, tout ressortissant français dans la même situation doit être placé dans un centre fermé ou assigné à résidence avec un bracelet électronique pour une durée qui devra être portée à trois mois », ajoute-t-il. Le parti d’opposition reproche au gouvernement d’avoir rejeté les principales propositions de la commission d’enquête parlementaire sur la lutte contre le terrorisme, en particulier celle d’une refonte globale des services de renseignement.

(Avec Reuters)

SNCF: une négociation à hauts risques des conditions de travail

SNCF: une négociation à hauts risques des conditions de travail

 

Cette négociation sur les conditions de travail s’inscrit notamment dans la réforme ferroviaire de 2014 ; une réforme qui prévoit en particulier l’harmonisation des conditions sociales des travailleurs du ferroviaire dans le cadre de la libéralisation du secteur décidée par l’union européenne. Certes on ne peut contester qu’il y ait de sérieux progrès de productivité à faire dans cette entreprise comme d’autres entreprises du secteur public type EDF.  Pour autant, ces réformes ne pourront être gérées de manière sereine et responsable sans l’adhésion préalable des salariés à la contextualisation  économique du secteur, en clair la pertinence des transformations sociales doit s’appuyer sur une analyse pertinente  de l’environnement économique. Un dernier travail qui n’a pas été fait depuis longtemps non seulement dans le ferroviaire mais dans l’ensemble du secteur transport. Du coup dans ce domaine comme dans d’autres le réformisme très sectorisé risque de produire à la fois incompréhension et contradiction. De ce point de vue,  la dernière réforme de la SNCF qui a juste oublié de traiter des questions de dette et de financement ne brille pas par son exemplarité sur le plan de la pertinence économique ;  un oubli de taille qui discrédite évidemment une grande partie de la réforme essentiellement réduite à des modifications organisationnelles par ailleurs assez contradictoires. C’est le drame de la concertation sociale française isolée de son contexte économique et financier. La SNCF a donc ouvert jeudi 24 mars des discussions avec les syndicats sur l’organisation du temps de travail, dans l’objectif d’arriver d’ici à juillet à un accord permettant des gains de productivité, la CGT espérant pour sa part « améliorer les conditions de vie et de travail des cheminots ». La négociation a été formellement ouverte en début d’après-midi par une table ronde avec les quatre organisations syndicales représentatives, ont indiqué à l’AFP la SNCF et des sources syndicales. Les discussions portent sur « la méthode et le calendrier », a précisé une source syndicale. Elles doivent se poursuivre, ensuite, sous la forme de rencontres bilatérales, à des dates non encore fixées.  Les règles d’organisation propres à la SNCF doivent être négociées dans les trois mois pour compléter le futur régime de travail des cheminots. La réforme ferroviaire votée en 2014 impose une harmonisation avant mi-2016, en vue de l’ouverture totale à la concurrence prévue par étapes d’ici à 2026. Les syndicats redoutent notamment que l’entreprise propose une nouvelle répartition du temps de travail justifiant une baisse du nombre de repos et RTT. Ils pointent les « gaspillages » de productivité générés, selon eux, par la gestion séparée des activités fret et voyageurs et de mauvais « roulements » (plannings). Il est possible de gagner en productivité « sans remettre en cause la règlementation », affirment-ils. Le futur accord d’entreprise SNCF doit s’ajouter au futur accord de branche (convention collective commune), actuellement en discussion avec l’ensemble des entreprises ferroviaires. Ces deux niveaux d’accords pourront déroger dans un sens plus favorable aux salariés au décret socle préparé par le gouvernement. Ce dernier fixe les règles de base (durée journalière, temps de repos, encadrement du travail de nuit…) communes au secteur ferroviaire (fret/voyageurs, privé/SNCF). Au niveau de la branche, les négociations entre les syndicats et l’UTP (qui regroupe la SNCF et ses concurrents privés) entreront dans le vif du volet « temps de travail » le 12 avril.

(Avec AFP)

TTIP : la France pose ses conditions

TTIP : la France pose ses conditions

 

Pendant que Merkel s’active pour accélérer la négociation du futur traite avec les Etats-Unis , la France pose ses conditions aux accords internationaux et en particulier à celui avec les états Unis. Pour Merkel comme d’habitude c’est le business qui prime sur tout. Elle défend   le projet de traité avec les USA au risque de s’asseoir sur les normes sociales et environnementales de l’Europe. Pire, sur le plan politique au risque de dessaisir les Etats de leur pouvoir puisque des accords commerciaux pourront passer par dessus les lois européennes ou nationales. Ce projet d’accord actuellement négocié dans le plus grand secret par la commission européenne en dit long sur le caractère démocratique de cette Europe  alors que ce projet exigerait transparence et débat eu égard à ses enjeux considérables.  Angela Merkel s’efforce, dans une interview publiée samedi dans la presse allemande, de convaincre ses compatriotes de l’intérêt pour l’Allemagne d’un accord entre l’Union européenne et les Etats-Unis sur la création de la plus grande zone de libre-échange au monde. Dans le Süddeutsche Zeitung, la chancelière allemande souhaite que les négociations en cours entre l’UE et les USA soient conclues avant le départ de Barack Obama de la Maison blanche en janvier 2017.  Pour contrecarrer la précipitation de Merkel, la France envoie aujourd’hui à la Commission européenne ses propositions pour refondre les mécanismes de règlement des différends entre Etats et investisseurs dans le cadre des futurs accords de libre échange, a indiqué le secrétariat d’Etat chargé du Commerce extérieur. La démarche vise à réformer les mécanismes d’arbitrages privés (ISDS). Ces procédures inquiètent nombre de pays européens, qui y voient la porte ouverte à une remise en cause par des multinationales de leurs politiques publiques. Le document, qui affiche notamment l’ambition de « préserver le droit (des Etats) à réguler » et de « créer un nouveau cadre institutionnel », est présenté alors que le Parlement européen se prononcera dans son ensemble le 10 juin sur l’accord entre l’Union européenne et les Etats-Unis (TTIP) en cours de négociation. L’épineuse question des arbitrages, entre autres, pourrait remettre en cause la conclusion du TTIP, qui serait le plus grand accord commercial du monde, touchant environ 60% de la production économique du globe et un marché colossal de 850 millions de consommateurs. « Je n’imagine pas un traité être soumis au Parlement ou entrer en vigueur sans que les sujets que nous soulevons aient trouvé une réponse », a déclaré le gouvernement .  « Le fond passe avant le calendrier. Je ne suis pas le défenseur ou l’avocat du Traité transatlantique mais des intérêts de la France, qui sont très clairs pour notre industrie, notre agriculture, nos services, nos choix de souveraineté », a-t-il ajouté. « Ce n’est pas parce qu’une négociation est engagée qu’elle aboutit forcément ».

Grèce : non à la nouvelle austérité de la « troïka »

Grèce : non à la nouvelle austérité de la « troïka »

Pas question d’un nouveau plan d’austérité imposé par la Troïka. Un plan qui serait suicidaire économiquement, socialement et politiquement. Surtout à un moment où certaines institutions internationales considèrent que la Grèce a déjà été traitée avec trop de brutalité.  La Grèce a donc rejeté les demandes d’alourdissement de sa fiscalité et de baisse de revenus demandés par ses bailleurs de fonds internationaux, a annoncé mardi le Premier ministre Antonis Samaras mardi. Le gouvernement grec est engagé dans des négociations difficiles avec les inspecteurs de l’Union européenne (UE) et du Fonds monétaire international (FMI) qui ont décidé de ne pas envoyer à Athènes au début du mois une mission d’inspection initialement prévue. Des divergences persistantes font douter que les deux parties puissent se mettre d’accord d’ici la date limite du 8 décembre et permettre ainsi à la Grèce une sortie anticipée, avant la fin de l’année, de son programme d’aide international. « Alors que nous négocions notre dernière évaluation, nos créanciers ont fixé des conditions comprenant des hausses d’impôts et des baisses de revenus mais nous les avons rejetées », a déclaré Antonis Samaras lors d’une conférence économique. Il a ajouté que le gouvernement avait accepté en contrepartie quelques autres mesures, sans plus de détails. Le gouvernement grec joue sa survie sur la sortie du plan d’aide international. Il espère qu’une sortie anticipée l’aidera à passer l’obstacle de l’élection présidentielle de février et lui épargnera des législatives anticipées.

 

Grèce : Schäuble dicte encore ses conditions

Grèce : Schäuble dicte encore ses conditions

Désormais les institutions européennes deviennent inutiles puisque l’Allemagne décide tout ou presque. Notamment le très orthodoxe ministre de finances allemand Schäuble  cette fos pour la Grèce. . Après six années de récession, deux plans d’aide pour plus de 240 milliards d’euros depuis 2010, la Grèce s’apprête à sortir la tête de l’eau.  Des efforts que le ministre allemand des Finances Wolfgang Schäuble reconnaît. « Personne ne conteste le fait que la Grèce a fait de nets progrès, plus que l’auraient cru beaucoup de pays », a-t-il souligné dans le quotidien régional « Rheinische Post » de ce samedi 11 janvier. Mais le ministre conservateur d’Angela Merkel est prêt à toutes éventualités « Si d’ici à la fin 2015, la Grèce a rempli toutes ses obligations et est parvenue à un excédent budgétaire primaire (hors service de la dette) et si un besoin de financement est encore nécessaire, alors nous sommes prêts à faire quelque chose », a-t-il indiqué.  « Nous verrons en milieu d’année » si un troisième plan d’aide à la Grèce, après ceux de 2010 et de 2012, est nécessaire, a-t-il ajouté. Pour le moment, Athènes doit « remplir ses obligations ». M. Schäuble, qui avait déjà assuré en décembre que les Européens ne laisseraient pas tomber la Grèce, a souligné que le montant d’une nouvelle aide éventuelle serait « une somme beaucoup plus petite que les aides apportées jusqu’à présent ». La Grèce, qui a pris le 1er janvier la présidence tournante de l’Union européenne, est toujours en crise économique avec notamment un taux de chômage important, de 27,8% en octobre.

 

Air-France pose ses conditions pour sauver Alitalia

Air France pose ses conditions pour sauver Alitalia

 

Air France-KLM a annoncé jeudi avoir entièrement déprécié sa participation de 25% dans Alitalia à la suite du projet d’augmentation de capital de la compagnie italienne, une levée de fonds à laquelle il a réaffirmé ne vouloir participer qu’à des conditions « très strictes ». Le PDG du groupe franco-néerlandais Alexandre de Juniac s’est dit « offensé » et « découragé » de ne pas avoir été davantage associé aux discussions concernant l’avenir d’Alitalia, dont il est le premier actionnaire. Air France-KLM a voté à la mi-octobre en faveur d’une augmentation de capital de 300 millions d’euros pour sortir la compagnie italienne de l’ornière, mais a jusqu’à la mi-novembre pour décider d’y participer ou pas. « Nous envisagerons d’y participer si les conditions sont satisfaites. Si elles ne sont pas remplies, nous n’envisagerons pas de participation », a dit Alexandre de Juniac lors d’une conférence de presse consacrée aux résultats trimestriels d’AF-KLM. Le groupe a dû repousser jeudi plusieurs objectifs clés face aux difficultés persistantes du moyen-courrier et du fret, dans une conjoncture morose à laquelle s’ajoute la volatilité des cours du pétrole et des devises. Alexandre de Juniac a de nouveau plaidé pour une restructuration financière en profondeur d’Alitalia, dont Air France-KLM, a-t-il dit, reste un partenaire « loyal et sérieux ». « On n’est pas là pour mettre de l’argent dans une société qui ne peut pas tenir à long terme. Il faut un plan propre, carré, qui tient la route », a-t-il dit à des journalistes à l’issue de la conférence de presse. « Ce n’est pas une punition pour les Italiens ou un mauvais traitement, je pense que c’est bon pour les Italiens de faire cela. »  

 

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