Archive pour le Tag 'concertation'

Confiance économique : décentralisation et concertation

Confiance : décentralisation et concertation  

 

Aux journées d’Aix-en-Provence, les économistes se penchent sur la question du rétablissement de la confiance comme vecteur du redémarrage économique. Chacun constate bien que le monde est engagé sans doute pour plusieurs années dans une période de croissance très molle entre parenthèses (exemple : la zone Euro aura du mal à atteindre une augmentation de 1 % du PIB en 2019). Ce tassement économique résulte de deux nombreuses évolutions qui créent des incertitudes. Or face à ces incertitudes, les acteurs économiques (investisseurs,  chefs d’entreprise ou consommateurs ont tendance à adopter une certaine position attentiste). En France en particulier, une grande incompréhension des mutations et des politiques vient alimenter cet attentisme. Aussi des économistes soutiennent-ils que le rétablissement de la confiance pourrait découler de davantage de décentralisation et de concertation avec les acteurs. On sait qu’en France pays particulièrement centralisée, les  politiques se décident  à Paris et ont  du mal à être comprises et intégrées au plan local. S’ajoutent aussi à cela l’insuffisance chronique de la concertation avec les acteurs en France. Une sorte de maladie qui a été notoirement amplifiée par le faite que Macron et le gouvernement se sont complètement assis sur les corps intermédiaires. Justement ceux qui ont pour objet de travailler à la médiation entre pouvoir central et le terrain. Aujourd’hui plus personne n’assure ce lien et surtout pas le parti du président, la république en marche, qui demeure un parti virtuel, hyper centralisé lui-même.  Résultat de cette situation dans les derniers sondages, il y a encore près de 70 % de la population qui n’a pas confiance dans les orientations politiques pour un redressement économique et social. Certes avec Macron on ne manque pas de nouveaux machins plus ou moins bidon type haut conseil, conseil national et autre comité. Mais la démarche demeure toujours très verticale. Il n’est pas certain que la décentralisation et la concertation suffisent pour sortir l’économie de sa relative léthargie, il faudra aussi des orientations stratégiques sur les enjeux majeurs. Justement des enjeux qui pourraient être mis en discussion et dont certains pourraient être gérés de manière nettement moins centrale.

 

Projet loi santé : élaborer à la va-vite et sans concertation

Projet loi santé : élaborer à la va-vite et sans concertation

 

Ce que dénoncent dans une tribune Frédéric Valletoux, président de la fédération hospitalière de France, les représentants des grandes associations d’élus, François Baroin (maires), Dominique Bussereau (départements) et Hervé Morin (régions). Extrait:

 

« Alors que le gouvernement:  s’apprête à présenter le projet de loi relatif à l’organisation et à la transformation du système de santé en Conseil des ministres, les représentants des collectivités territoriales et des établissements publics de santé s’unissent et prennent l’initiative d’une interpellation large du gouvernement sur la nécessaire prise en compte – dans la loi comme dans le cadre du grand débat national – de huit enjeux qu’ils ont identifiés comme majeurs pour notre système de santé. [...] Prenant acte d’une concertation insuffisante en amont, les associations des collectivités territoriales et de l’hospitalisation publique s’unissent pour faire entendre une parole forte et ambitieuse auprès du gouvernement. Aussi, nous, représentants des collectivités locales et des hospitaliers, nous engageons dans une démarche de large sensibilisation sur les enjeux auxquels cette réforme doit répondre pour faire face à la situation d’urgence que nous connaissons.

Nous demandons donc que des mesures ambitieuses soient prises pour affirmer une lutte volontariste contre les “déserts médicaux”, une démarche en faveur d’une médecine de proximité pour la garantie d’accès à des soins de qualité pour tous et permettant de répondre aux enjeux d’attractivité médicale et paramédicale. »

François Baroin, président de l’Association des maires de France (AMF)
Dominique Bussereau, président de l’Assemblée des départements de France (ADF)
Hervé Morin, président de l’Association des régions de France (ARF)
Frédéric Valletoux, président de la Fédération hospitalière de France (FHF)

Avenir service public : des syndicats boycottent la concertation

 Avenir service public : des syndicats boycottent la concertation

Des syndicats ont décidé de boycotter la concertation relative à l’avenir du service public. Les syndicats CGT, FO et Solidaires de la fonction publique ont annoncé lundi qu’ils se retiraient des « groupes de travail » sur l’organisation d’une consultation des agents et des usagers concernant les missions de service public, qu’ils qualifient de « mascarade». En fait une nouvelle fois certains syndicats amalgament  le champ du service public, les moyens de l’assumer et les conditions sociales des fonctionnaires. Trois sujets qu’il convient de distinguer. La première priorité est en effet de savoir ce qui relèvent ou pas de l’intérêt général, ensuite de rechercher les moyens les plus efficaces d’assurer ces missions publiques, enfin de discuter des statuts et plu généralement des conditions sociales et non l’inverse. Sinon évidemment on tombe dans le corporatisme habituel. L’amalgame entre défense des fonctionnaires et défense du concept de service public aboutit au poujadisme le plus éculé. Témoin l’argumentaire de ces syndicats : qui contestent «  les  objectifs budgétaires de réduction de la dépense publique » et condamne par avance le  comité d’experts chargé d’identifier des « réformes structurelles et des économies significatives et durables » dans les administrations publiques. Le ministre des Comptes publics chargé de la fonction publique Gérald Darmanin a indiqué que cette grande réflexion commune était pourtant  indispensable en début de quinquennat. « Il s’agit de faire les choses dans le bon ordre: définir d’abord ce vers quoi nous voulons aller, c’est-à-dire réfléchir aux missions, puis allouer ensuite les moyens adaptés à cette ambition », a réaffirmé le ministère. De son côté, la CFE-CGC a annoncé dans un communiqué qu’elle boycottait une réunion prévue lundi au ministère avec les syndicats sur les modalités et le calendrier de la consultation. Pour elle, le gouvernement « s’enlise depuis de longs mois dans une posture rigide de pseudo-dialogue social », qui « dénote un mépris intolérable des agents ». « Ce sur quoi on appelle à la vigilance, c’est sur ce qui suivra », estime en revanche la CFDT, qui entend continuer, comme la FSU et l’Unsa, d’assister aux « réunions d’information » prévues par le gouvernement. « Aucune des actions (consultation, comité d’experts) ne se substitue au dialogue social », a ajouté Mylène Jacquot.

Grèves transport pourquoi ? Un manque de concertation

Grèves  transport pourquoi ? Un manque de concertation

Une nouvelle fois les transports risquent d’être l’un des secteurs les plus affectés par les conflits. En toile de fond figure la protestation contre la loi travail cependant nombre de salariés de la branche ne sont pas concernés directement par cette loi. Des facteurs explicatifs spécifiques au monde des transports doivent être pris en compte. De nombreuses transformations économiques, technologiques, environnementales affectent l’organisation des transports et les conditions sociales des salariés. D’une certaine manière, le transport vit une crise dans une crise plus générale. Une des caractéristiques de la crise est de présenter un caractère systémique aux interactions complexes et multiples. L’étude trop fragmentée des phénomènes constitue un des facteurs explicatifs essentiels  de l’incompréhension des transformations structurelles que nous vivons. A cela, s’ajoute bien entendu l’influence des clivages partisans qui s’alimentent cependant d’un manque de vision de l’avenir. C’est pourquoi il semblerait utile d’engager avec tous les acteurs un travail réflexion prospective pour déboucher sur une analyse la plus partagée possible du futur des transports. Un exercice de concertation paraît indispensable  avant les  réformes nécessaires face aux nouveaux enjeux. Un tel exercice n’a pas été effectué depuis longtemps et les réflexions qui sont  menées ici ou là l’ont été de manière trop sectorielle (réforme SNCF par exemple ou encore réformes dans le secteur routier). Nombre d’organisations pour des raisons corporatistes préfèrent  limiter le champ de l’analyse cependant les interactions à caractère intermodal et systémique imposent souvent une vision plus large à la fois des techniques, des modes et souvent du champ spatial. Le Premier ministre a récemment indiqué qu’il envisageait d’actualiser la LOTI (loi d’orientation transport)  pour la remplacer par une autre. Une nécessité sans doute car depuis 1982 l’environnement a connu de nombreux changements. Il faut toutefois observer que l’élaboration de la LOTI  a fait l’objet au préalable d’un profond travail d’analyse et de concertation avec tous les acteurs. La concertation plus générale et plus officielle avec les pouvoirs publics a permis d’aboutir à un texte dont le principe a été beaucoup moins contesté par la suite. Aujourd’hui force est de constater que la quasi-totalité de la profession porte un jugement favorable sur la loi d’orientation de 1982. Mieux, nombre d’organisations,  y compris  patronales de se sont souvent référées aux principes de cette loi pour améliorer la régulation du secteur. Le rythme actuel des mutations  contraint à nous interroger sur la cohérence des articulations entre les systèmes techniques, les formes organisationnelles et la dimension sociale. En contractant de l’espace par le temps le transport à grandement contribué au concept de mondialisation (et même de démocratisation). Mais faute de régulation, le risque est grand d’accélérer les contradictions entre progrès social et progrès technique du futur. Un futur porteur de progrès mais aussi d’inquiétudes quand il n’est pas régulé.  On ne peut aller à l’encontre de la recherche d’un  transport de meilleure qualité et d’un moindre coût. Pour autant le principe managérial de nos systèmes ne saurait se soumettre uniquement aux progrès techniques  d’autant que ces derniers peuvent parfois être détournés par l’intermédiation d’intérêts financiers qui n’apportent aucune plus-value à la chaîne du transport. D’où la nécessité d’un réel effort d’évaluation et de concertation afin de faire  évoluer en même temps les formes organisationnelles et les dimensions sociales y compris au sens large.

Conférence sociale : une concertation bidon

Conférence sociale : une concertation bidon

 

 

Pas une vraie négociation, non une simple concertation, en fait une opération communication pour donner l’impression que les intéressés ont été entendus (syndicats et patrons). Une conférence sociale de 2 jours avec trop de participants, trop courte et sur des sujets trop vastes. Pour résumer, simplement une juxtaposition de points de vue. Au terme de cette série d’expressions, on ne sera as plus avancé ; On ne gère certainement pas le débat social de cette manière et on va renforcer l’étatisation des rapports sociaux ; en dernier ressort seul le gouvernement tranchera y compris sur des questions qui auraient pu être traités uniquement par les partenaires sociaux. C’est la grande différence avec l’Allemagne où le dialogue est permanent et n’a pas besoin d’une telle mise en scène stérile. François Hollande ouvrira ce jeudi les travaux de la deuxième conférence sociale de son quinquennat dans un climat tendu, après l’annonce par le gouvernement qu’il n’y aurait pas d’augmentation générale des salaires de fonctionnaires en 2014. La perspective de la réforme des retraites à venir, un exercice toujours à risque en France, suffisait déjà à elle seule pour entamer le consensus qui avait marqué la première édition de cette « grand messe », organisée dans la foulée du retour des socialistes au pouvoir. Conscient de l’impossibilité de réunir les partenaires sociaux autour d’un accord sur cette réforme réclamée par la Commission européenne, le gouvernement a choisi une simple concertation sur le sujet avant des décisions à la fin de l’été. Plus encore qu’il y a un an, cette conférence de deux jours se déroule dans un environnement économique difficile -un chômage qui ne cesse de monter et une légère récession attendue en France en 2013- avec en toile de fond la nécessité de ramener à l’équilibre les comptes sociaux et publics conformément aux engagements européens de la France. La confirmation, mardi par la ministre de la Fonction publique, d’une poursuite en 2014 du gel du point d’indice des fonctionnaires, qui sert de base au calcul de leur rémunération, en vigueur depuis 2010 s’inscrit dans ce contexte. Elle a suscité la colère des syndicats, y compris de la CFDT dont le secrétaire général, Laurent Berger, s’est déclaré « scandalisé » d’une telle décision annoncée « sans concertation ». La centrale, qui se veut en pointe du dialogue social, n’a toutefois pas rallié à ce stade la mobilisation annoncée par une majorité de syndicats de la fonction publique à la rentrée. Le gel du point d’indice des fonctionnaires risque de parasiter la partie des travaux de la conférence sociale consacrée à la modernisation de l’action publique, un exercice conçu par le gouvernement pour identifier des économies. Même si aucune décision n’est attendue sur le sujet, les retraites constitueront le plat de résistance de la conférence réunie au palais d’Iéna, à Paris, avec des débats autour du rapport Moreau remis la semaine passée au gouvernement. Les partenaires sociaux ont tracé par avance leurs « lignes rouges » sur les moyens de trouver sept milliards d’euros pour rééquilibrer le régime général à l’horizon 2020: pas d’allongement de la durée de cotisation ni de rapprochement public-privé pour la CGT et FO, pas de hausse des cotisations pour le patronat. « La ligne qui va être affirmée, c’est l’équité ou la juste répartition des efforts entre les catégories -les actifs, les entreprises et les retraités ». Il y a six ou sept manières de faire, ça sera un des éléments de la discussion », déclare-t-on dans l’entourage de François Hollande. La porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem, estime que « les partenaires sociaux, quand on leur laisse la possibilité de négocier et de s’exprimer, sont capables d’aller assez loin et d’être assez ambitieux ». Le gouvernement en veut pour preuve l’accord sur la réforme du marché du travail de janvier, initié lors de la première conférence sociale, ou celui conclu en mars pour sauver les régimes de retraite complémentaire (Agirc-Arrco). L’enjeu d’une réforme du régime général est tout autre, d’autant plus qu’aucun dirigeant socialiste ne s’y est encore risqué sous la Ve République. Depuis la première conférence sociale, les deux principaux syndicats français, la CGT et la CFDT, ont changé de dirigeants. Côté patronat, le Medef s’apprête à en élire un nouveau, Pierre Gattaz, mais c’est l’équipe de la présidente sortante, Laurence Parisot, qui participera aux débats. Celle-ci a déjà pressé le gouvernement d’aller plus loin que le pacte de compétitivité de l’automne dernier -un autre fruit de la conférence de 2012- et des baisses de charges sociales qu’il a permises, en faisant valoir que les marges des entreprises sont à des plus bas depuis près de 30 ans. Les pouvoirs publics entendent pour leur part demander aux entreprises de se mobiliser autour des dispositifs mis en place pour lutter contre le chômage -emplois d’avenir, contrats de génération- à défaut d’être en mesure d’y consacrer plus de fonds publics. La conférence sociale sera aussi l’occasion de discuter de pistes pour une réforme de la formation professionnelle, elle aussi envisagée de longue date, pour la réorienter vers ceux qui en ont le plus besoin, les chômeurs.

 




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