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Sahel : « pour un changement de gouvernance dans les Etats concernés »

Sahel : « pour un changement de gouvernance dans les Etats concernés »

Dans une tribune, deux responsables d’International Crisis Group appellent Bruxelles à revoir la hiérarchie de ses priorités, en aidant davantage les Etats à se réformer.

Tribune.

 Le constat est amer pour l’Union européenne (UE). Depuis le début de son intervention au Sahel, en 2013, elle mobilise chaque année plus de personnel et plus de ressources sur des territoires toujours plus grands, dans le but de stabiliser cette région d’Afrique gangrenée par une multiplicité de groupes armés, dont ceux se revendiquant du djihad. Pourtant, la stratégie européenne, une approche multidimensionnelle donnant dans les faits la primauté au sécuritaire, n’atteint pas ses objectifs : les groupes djihadistes continuent de s’étendre et un nombre croissant de civils fuient les combats. Le Mali, le Burkina Faso et le Niger, qui semblent toujours aussi fragiles, comme en atteste le récent putsch militaire à Bamako, sont en outre incapables de rétablir une présence significative sur des territoires où la compétition pour les ressources dresse de plus en plus les communautés les unes contre les autres.

Si l’UE ne porte évidemment pas seule la responsabilité de cet échec, elle devrait saisir l’opportunité de la révision actuelle de sa stratégie pour concevoir une approche plus efficace. Il ne s’agit pas d’abandonner l’approche multidimensionnelle, mais d’en réordonner les priorités. Les investissements dans la sécurité et le développement restent nécessaires, mais il convient de placer au centre des priorités un pilier politique aux objectifs revus, mieux définis et plus solidement arrimés à la réforme de la gouvernance. En effet, aucun progrès durable ne pourra être réalisé tant que les Etats sahéliens n’engageront pas les profondes réformes de gouvernance qui permettront de rendre l’Etat crédible aux yeux des citoyens, notamment les communautés rurales qui estiment qu’il est la cause de leur marginalisation économique et politique et dont certaines se sont dès lors rapprochées des djihadistes.

Le djihadisme perçu comme une menace

Les efforts internationaux en vue de stabiliser le Sahel central ont pris forme dans le sillage de l’opération militaire française « Serval », qui a repoussé en janvier 2013 les groupes djihadistes qui s’étaient emparés de la partie nord du Mali. L’UE s’est engagée parce que la France a requis son appui, au nom de la solidarité européenne, et parce qu’elle perçoit les groupes djihadistes du Sahel comme une menace pour l’Europe, soit par des risques d’attaques, soit par les vagues migratoires que l’insécurité au Sahel pourrait générer. Menaces qui, jusqu’ici, ne se sont guère matérialisées sur le territoire européen.

Entre 2014 et 2020, on estime à plus de 8 milliards d’euros le coût des interventions de l’UE au Sahel. Les Européens contribuent au financement de la force conjointe du G5 Sahel et fournissent des troupes à la Mission multidimensionnelle des Nations unies pour la stabilisation du Mali (Minusma). L’UE a déployé trois missions dans le cadre de sa politique de sécurité et défense commune (PSDC), tandis que l’Italie, la Suède, la France, la République tchèque et l’Estonie, notamment, contribuent au dispositif « Takuba », qui réunit des forces spéciales européennes appuyant les forces armées maliennes.

La stratégie de stabilisation de l’UE inclut aussi des programmes de soutien à une meilleure gouvernance et, surtout, d’aide en matière de développement. En mobilisation de fonds, l’UE a d’ailleurs probablement plus investi dans le développement que dans les projets strictement sécuritaires. Dès mai 2013 à Bruxelles, elle s’était portée en fer de lance de la conférence des donateurs qui avait mobilisé plus de 3 milliards d’euros pour appuyer le plan de relance durable adopté par les autorités maliennes. Elle a ensuite soutenu plusieurs initiatives d’envergure conjuguant efforts de stabilisation et projets de développement.

Des Etats en voie de forte délégitimation

Pourtant, sur le terrain, les interventions de nature sécuritaire ont largement pris le dessus et dictent souvent aux autres piliers de la stratégie à la fois leur agenda et leur calendrier. Une part significative des actions de développement servent à soutenir le redéploiement du dispositif sécuritaire de l’Etat et à consolider les gains des opérations militaires. Les pays européens, la France en tête, estiment en effet que le problème prioritaire à traiter au Sahel est la poussée des groupes djihadistes, alors que ce phénomène est le symptôme d’une crise plus profonde provenant d’une gouvernance à la dérive et d’Etats en voie de forte délégitimation.

Quant au pilier politique des stratégies de stabilisation, il se résume trop souvent à un appel vague à redéployer l’Etat, alors que les rares tentatives visant à stimuler ce redéploiement dans les zones rurales, notamment une initiative de l’UE dans la région malienne de Mopti, ont produit des résultats décevants, en partie en raison de la faiblesse des infrastructures publiques et du manque de partenaires publics crédibles.

Or, tant que les questions de gouvernance resteront secondaires et mal définies et tant que l’Etat restera perçu par une partie des populations comme la cause de leur souffrance et de leur marginalisation – une situation aggravée par les exactions des forces de sécurité sahéliennes contre les civils dans les zones d’insurrection –, les opérations militaires ne créeront pas les conditions du redéploiement de l’Etat. Par ailleurs, en consacrant l’essentiel des ressources aux zones de confrontation, on risque de négliger d’autres territoires qui ne sont pour le moment pas le théâtre d’insurrections.

Pour sortir de cette impasse, l’UE devrait revoir la hiérarchie de ses priorités au Sahel, en faisant de la gouvernance et de la réforme de l’Etat le cœur d’une stratégie de stabilisation à long terme. Certes, c’est aux Etats et aux sociétés du Sahel qu’il revient de définir la gouvernance dont ils veulent se doter et de mener les réformes idoines, mais l’UE peut les aider à se renforcer, notamment dans les services publics, la discipline fiscale et la médiation dans les conflits locaux relatifs aux ressources naturelles.

Reconstruire les services publics

Les groupes armés sahéliens, principalement djihadistes, concurrencent en effet l’Etat comme pourvoyeur de services, en matière de justice et de sécurité notamment. Au-delà des déclarations politiques de l’UE, la reconstruction des services publics doit donc redevenir un objectif en soi et non un accompagnement de la reconquête militaire, car c’est ainsi que le Mali, le Niger et le Burkina Faso pourront gagner du terrain sur les groupes djihadistes. On dit ces pays trop pauvres pour le faire, mais en réalité les groupes djihadistes fournissent des services aux populations sans avoir plus de moyens.

Le renforcement de la discipline fiscale, cruciale pour fournir des services publics, n’est pas qu’une injonction venue de l’extérieur mais correspond aussi à une demande des sociétés civiles du Sahel, comme en ont témoigné les manifestations contre la corruption organisées ces derniers mois à Bamako ou à Niamey. Au Mali, cette discipline fiscale pourrait par exemple prendre la forme d’un examen systématique par la justice des rapports annuels du vérificateur général sur les détournements des fonds publics.

Enfin, l’Etat gagnera également en crédibilité s’il recouvre sa capacité de médiation pacifique dans les conflits locaux autour des ressources naturelles. Sur ce point aussi, les djihadistes ont pris une longueur d’avance. Le groupe Katiba Macina, par exemple, a réorganisé les droits d’accès aux pâturages dans le riche delta intérieur du fleuve Niger en se posant comme arbitre entre les différentes communautés.

Le chantier de la réforme de la gouvernance est le plus compliqué, le plus long et le plus incertain, mais c’est aussi le seul par lequel les populations renoueront avec leur Etat autour de contrats politiques pacifiés. Pour aider à stabiliser le Sahel, l’UE a tout intérêt à articuler son action autour de ce pilier.

Comfort Ero est directrice du programme Afrique d’International Crisis Group, Jean-Hervé Jezequel est directeur du projet Sahel d’International Crisis Group

42 % des élèves musulmans « pas concernés »

42 % des élèves musulmans « pas concernés »

 

 

Dans l’Opinion, Jean-François Mignot (CNRS) rend compte d’une vaste étude sur le rapport qu’entretiennent les élèves à l’égard des attentats

 

 » L’assassinat d’un enseignant d’histoire-géographie le 16 octobre pour avoir présenté à ses élèves des dessins de Mahomet survient dans un contexte où des proportions non négligeables de musulmans — et singulièrement les plus jeunes générations — tendent à exprimer des valeurs qui sont en contradiction frontale avec les valeurs libérales de la plupart des autres Français. C’est ce qu’un groupe de chercheurs a pu observer en étudiant, en 2016, les attitudes et valeurs politiques et religieuses de près de 7 000 élèves de seconde, dans 23 lycées publics de 4 académies de métropole.

L’ouvrage issu de cette recherche, La Tentation radicale. Enquête auprès des lycéens, étudie notamment les réactions des lycéens à l’attentat de janvier 2015 contre Charlie Hebdo. Nous avons d’abord interrogé ces lycéens sur leur opinion à propos des auteurs de l’attentat de janvier 2015 : « Quand tu penses aux auteurs de ces attentats, quelle est ta réaction ? » Dans leurs réponses, il apparaissait que 17 % des élèves chrétiens et 14 % des élèves sans religion ne condamnaient pas totalement les auteurs de cet attentat, contre 45 % des élèves musulmans. Nous avons ensuite posé une seconde question, sur le degré d’implication émotionnelle dans la minute de silence organisée en hommage aux victimes : « A la suite de ces événements, une minute de silence a été organisée dans les écoles. T’es-tu senti(e) concerné(e) ? » Alors que 17 % des élèves chrétiens ou sans religion déclaraient ne pas s’être sentis concernés par la minute de silence, c’était le cas de 42 % des élèves musulmans.

« La tâche à accomplir pour préserver en France la liberté d’expression, et notamment la liberté de blasphème, est immense. Et seule l’école peut remplir cette mission »

« Abusé ». Au cours de la cinquantaine d’entretiens (sans que soit alors demandée l’éventuelle appartenance religieuse) que nous avons menés, l’expression des élèves la plus récurrente à propos des dessinateurs de Charlie Hebdo était qu’ils « l’ont cherché », « l’ont un peu cherché », « l’ont bien cherché », « ont provoqué » ou « ont abusé ». De fait, ces élèves condamnent moralement la publication des dessins de Mahomet comme une forme d’irrespect, un « manque de respect » envers la religion musulmane, mais aussi envers les croyants, leur identité et leur sensibilité. Dans cette optique, critiquer la religion ou se montrer irrévérencieux à son égard « c’est comme si on s’attaquait à nous. A notre personnalité ». « Juger une religion », nous disait un élève, « c’est comme se moquer du physique de quelqu’un en fait ». Un autre élève déclarait ainsi : « J’aime pas les gens qui se moquent de la religion. Les humoristes. C’est même pas des hommes. C’est rien. »

La tâche à accomplir pour préserver en France la liberté d’expression, et notamment la liberté de blasphème, est immense. Et seule l’école peut remplir cette mission. Il faut donc que les professeurs soient ardemment soutenus, par l’institution scolaire mais aussi par le corps social tout entier. Dans un pays libre, les dogmes religieux n’engagent que ceux qui y croient.

 

Jean-François Mignot est démographe, chercheur au CNRS.

Renoncement aux soins: … 63% des Français concernés

Renoncement aux soins: … 63% des Français concernés

Selon un sondage BVA  , (63%) renoncent  à des soins, soit pour des raisons économiques ou de délais. (un sondage BVA pour France Assos Santé publié dimanche par le JDD) . Dans le détail, 44% des personnes interrogées ont invoqué des délais d’attente trop longs pour obtenir un rendez-vous, et 25% un manque de médecins à une distance raisonnable de leur domicile.

Au cours des deux dernières années, 17% des personnes interrogées disent s’être rendues aux urgences faute de médecin disponible. Pour obtenir un rendez-vous médical d’urgence, les sondés ont fait part en moyenne d’un délai de 3 mois et 2 jours pour un ophtalmologiste, 2 mois et 3 jours pour un dermatologue, 1 mois et 23 jours pour un gynécologue, un mois et 14 jours pour un spécialiste ORL.

Des chiffres qui recoupent ceux l’Observatoire de l’accès aux soins réalisé par l’IFOP pour le cabinet Jalma. Selon cet observatoire,  ans. Toutes les spécialités majeures sont concernées. En ville, il faut attendre en moyenne 117 jours en 2017 pour décrocher un rendez-vous chez un ophtalmo, soit 13 de plus qu’en 2012, mais aussi 68 jours chez un gynécologue (+ 13 jours), ou 64 jours chez un dermatologue (+ 23 jours). Avec des différences très marquées, selon les régions, le Nord étant le plus pénalisé. Quant au généraliste, il faut désormais patienter une semaine, le double qu’en 2012, pour décrocher un rendez-vous. À l’hôpital, les délais d’attente (hors urgences) sont parfois plus courts qu’en ville selon les spécialités.

En zone rurale, il fauta parfois de 3 à 6 mois pour obtenir un rendez chez un spécialiste.

Or, ces délais d’attente sont la première cause de renonciation aux soins, selon le baromètre .

 

Mais ils sont aussi 41% à expliquer ce renoncement aux soins par un reste à charge trop important et 30% par l’impossibilité pour eux d’avancer les frais. Au total, 63% des sondés ont renoncé à des soins ou les ont reportés. Une proportion qui grimpe à 77% pour les personnes en situation de handicap, 74% dans la tranche d’âge des 25-34 ans et 72% chez les personnes dont le revenu mensuel net est inférieur à 1.500 euros par mois.

Des chiffres qui « confirment ainsi le lien entre vulnérabilité économique et accès aux soins », soulignent les auteurs de l’enquête. Au cours des deux dernières années, 17% des personnes interrogées disent s’être rendues aux urgences faute de médecin disponible. Pour obtenir un rendez-vous médical d’urgence, les sondés ont fait part en moyenne d’un délai de 3 mois et 2 jours pour un ophtalmologiste, 2 mois et 3 jours pour un dermatologue, 1 mois et 23 jours pour un gynécologue, un mois et 14 jours pour un spécialiste ORL.

Les sondés sont par ailleurs 67% à avoir été confrontés au moins de temps en temps à des dépassements d’honoraires pour consulter un spécialiste, et 58% estiment que leur reste à charge a augmenté au cours des dernières années. Ce sondage a été réalisé en ligne les 5 et 6 novembre auprès d’un échantillon de 1.002 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, méthode des quotas.

 

SONDAGE Économie circulaire: SEULEMENT 10% concernés.

SONDAGE Économie circulaire: SEULEMENT 10% concernés.

Selon un rapport de l’Obsoco, à peine plus d’un Français sur 10 a adopté toutes ces pratiques.

Il y a vraiment des progrès à faire pour lutter contre l’obsolescence programmée et recourir davantage à l’économie circulaire. Selon un rapport de l’Obsoco (Observatoire société et consommation). En cause, le fait que nombre de produit ne sont pas mutualisés, surtout qu’ils ne sont pas réparables ou qu’il n’existe pas de métiers de réparateurs.

Les pratiques plus économes en ressources (location, économie de l’usage, réparation…) restent donc confidentielles. Hormis pour l’achat d’occasion, la mode de l’économie collaborative a semble-t-il fait long feu. Alors que les sondés se disent de plus en plus détachés du concept de propriété en général, pour les vêtements, les smartphones, l’électroménager, la hi-fi, le matériel informatique… la donne est différente et les Français rechignent en majorité à partager. Conséquence: la location reste confidentielle, seulement 16% des Français ayant loué un objet sur l’année écoulée, en très grande majorité des voitures.

Les consommateurs français restent aussi peu bricoleurs, et peu enclins à réparer un objet en panne. La plus grande proportion à réparer se trouve pour les ordinateurs (49% des Français ont tenté), et les vélos (53%). Pour un meuble, le petit électroménager ou du matériel audio vidéo, moins d’un sur trois a essayé. Principalement car ils craignent un coût prohibitif.

Enfin, les Français se disent encore en majorité mal informés sur la présence de matériaux recyclés ou recyclables dans les produits qu’ils achètent, et un tiers sur la façon de bien trier leurs déchets. «Tout cela malgré les multiples campagnes de communication, explique Séverine Lebre-Badre chez Citeo. On le voit donc dans le tri, la pédagogie, c’est la répétition. En revanche, pour le côté recyclable des produits qu’ils achètent, les consommateurs ne veulent pas devenir des experts, mais demandent des informations faciles et fiables leur permettant de se décider très vite quand ils font leurs courses. Sur ce point le maître mot, c’est la clarté».

Au final, seuls 12% des sondés se révèlent être les meilleurs élèves de l’économie circulaire, adoptant dans leur quotidien la plus grande palette de gestes économes en ressources. Pour les moins rigoureux, des pistes d’incitations existent. «On peut insister sur les bénéfices environnementaux de ces pratiques de l’économie circulaire, surtout pour la location, avance Philippe Moati. Pour ceux qui restent peu sensibles à ces arguments, insistons sur des bénéfices plus consuméristes: rentabilité et côté «bonne affaire» de l’achat d’occasion, carotte financière pour ceux qui se montrent les plus vertueux….». Mais il y a à progresser pour encourager des modes de production et de consommation plus vertueux. A commencer par une régulation moins laxiste concernant l’obsolescence programmée.

Seuil de pauvreté : deux millions de travailleurs concernés

Seuil de pauvreté : deux millions de travailleurs concernés

D’après un article de la Tribune, le nombre de pauvres continues de grandir y compris chez les travailleurs. Le seuil de pauvreté est fixé autour de 1000 €. Si on prend en compte les charges fixes (loyer, chauffage, abonnement etc.). il ne reste souvent que de l’ordre de 150 à 200 € pour assurer la couverture des autres dépenses. Le sort des travailleurs pauvres est parfois plus dramatique que celui des chômeurs. En effet, les travailleurs doivent nécessairement engager des frais liés à leur emploi (déplacement, restauration etc.) Parmi les facteurs qui accentuent la pauvreté figurent en particulier l’emballement des prix de l’immobilier dans les zones denses. Un emballement conjoint des prix de l’immobilier et du prix des locations. En dépit d’une embellie de la conjoncture, le nombre de pauvres sur le sol français a augmenté passant de 8,5 millions de personnes en 2013 à 8,8 millions en 2017.

En prenant en compte l’évolution de la population totale, le taux de pauvreté a légèrement bondi sur cette même période pour passer de 13,8% à 14,1%. En parallèle, le seuil de pauvreté fixé à 60% du revenu médian a très peu évolué passant de 1.021 euros à 1.041 euros.

Il existe de fortes disparités selon les catégories socioprofessionnelles et la situation des actifs. Le taux de pauvreté des chômeurs a fortement diminué en 2017 (0,7 point). Dans le même temps, celui des salariés a augmenté. L’organisme de statistiques explique ces différentes trajectoires par des créations d’emploi plus nombreuses dans le travail temporaire et la construction. Ces deux secteurs emploient plus souvent des travailleurs à bas salaires.  »Le nombre de personnes pauvres augmente ainsi de 181.000 parmi les salariés, et diminue de 139.000 parmi les chômeurs » ajoutent les statisticiens. Parmi les 2,1 millions de travailleurs pauvres, 1,6 million sont salariés et 500.000 sont salariés.

Ford – Blanquefort : 4000 emplois concernés (Poutou)

Ford – Blanquefort : 4000 emplois concernés (Poutou)

Philippe Poutou, salarié de cette usine et membre de la CGT, dans une interview au JDD souligne que 4000 emplois sont menacés sur l’un des plus gros sites d’Aquitaine.

 

Déjà menacée de fermeture en 2009 et en 2013, l’usine Ford de Blanquefort (Gironde), près de Bordeaux, est à nouveau dans une situation difficile. Mardi midi, la branche Europe du constructeur automobile américain a décidé de ne plus investir dans ce site spécialisé dans la production de boîtes de vitesses. Le ministre de l’Economie, Bruno Le Maire, a aussitôt réagi par un communiqué en pressant Ford de « garantir la pérennité » de son usine et « le maintien à long terme de l’emploi » en travaillant avec les syndicats, les collectivités locales et l’Etat. Le constructeur a répondu en assurant vouloir travailler « avec les pouvoirs publics ».

Mais les syndicats restent sceptiques, pointant la menace qui plane sur 910 emplois. A la pointe du combat, Philippe Poutou, CGT du site de Blanquefort. Il fait part au JDD de ses inquiétudes et espère la mobilisation du gouvernement.

Vous attendiez-vous à la décision de Ford Europe de couper les investissements pour votre usine?
C’est malheureusement une mauvaise nouvelle, mais elle confirme toutes nos inquiétudes. Cela fait très longtemps que Ford ne donne aucun signe positif pour sauvegarder le site de Blanquefort. Pour nous, c’est le début d’une nouvelle période pour tenter de changer la donne. Ça va être compliqué, mais nous ne nous démoralisons pas. Nous devrions avoir l’appui du gouvernement et des pouvoirs publics locaux.

Dans un communiqué, Bruno Le Maire a en effet pressé Ford à « garantir la pérennité » de l’emploi sur le site. Lui faites-vous confiance pour convaincre le constructeur américain?
Ce n’est pas tellement une histoire de confiance. Le gouvernement a intérêt à ne pas voir cette usine disparaître. C’est un site emblématique pour plusieurs raisons : c’est la plus grosse usine d’Aquitaine, des milliers d’emplois en dépendent – si on compte l’emploi induit, les sous-traitants, cela tourne autour des 4.000 emplois – et sa fermeture serait un signal politique négatif pour les autorités. Ces dernières se sont déjà mobilisées par le passé et ça a marché. En 2009, la ministre de l’Economie Christine Lagarde avait participé à empêcher la fermeture du site. En 2013, sous François Hollande, un accord-cadre quinquennal nous avait ensuite permis de respirer un peu.

 

Philippe Poutou, une nouvelle fois mobilisé l’an dernier devant l’entrée de son usine.

 

Cet accord-cadre quinquennal, accepté par Ford en échange de versement d’aides publiques, prend fin en mai prochain. Rien n’a-t-il été préparé en vue de cette échéance?
Ford n’a jamais eu de projet sur le long terme. Nous n’avons pas cessé de tirer la sonnette d’alarme, nous faisant nous-mêmes force de propositions. C’est nous, salariés, qui avons proposé l’automne dernier de produire une nouvelle boite de vitesses sur le site. Le 24 octobre, Ford a évoqué la possibilité d’une étude de faisabilité sur ce produit. Et ce mardi, ils ont donc annoncé que cela ne serait pas rentable pour eux. A nouveau, nous sommes dans la position de proposer à la direction des solutions. Ce devrait être l’inverse!

Où en est le dialogue entre les syndicats et la direction de Ford?
Il n’y en a pas et il y en a rarement eu. En 2009, quand la menace de fermeture a été officialisée la première fois, il a fallu qu’on bloque l’usine pour faire venir les dirigeants de Ford Europe. Ils décident toujours par en haut. En 2009, en 2013 et j’espère cette année, c’est bien l’intervention des pouvoirs publics qui a imposé à Ford un dialogue tripartite, entre nous, la direction et les autorités locales.

Qu’attendez-vous pour l’avenir de votre usine?
Ford a aujourd’hui le vent en poupe. Comme pour le reste de l’industrie automobile, le constructeur a vu ses ventes et ses profits augmenter. Les nouveaux projets sont nombreux : Ford a près de 40 véhicules à lancer. Nous demandons juste qu’un bout de cette production planétaire soit fait sur l’usine de Blanquefort. Et si Ford refuse un engagement de long-terme, il faut a minima un nouvel accord-cadre quinquennal.

Mais, la menace de fermeture resurgira alors dans cinq ans…
Quand nous avions signé l’accord en 2013, nous savions que la menace reviendrait en 2018. Nous n’avons malheureusement pas la possibilité d’imposer à Ford un engagement à durée indéterminée. C’est vrai qu’on est toujours dans l’urgence. Et sauver le site pour deux, trois, cinq ans, c’est une bataille qui est déjà compliquée.

Blocages et Grèves loi travail : surtout des salariés non concernés

Blocages et Grèves loi travail : surtout des salariés non concernés

 

 

Laurent Berger le leader de la CFDT a raison de réagir contre la révolte de salariés qui protestent contre la loi travail qui ne les concerne pourtant pas. (SNCF, fonctionnaires, EDF, RATP et autres entreprises à statut du secteur public et nationalisé). Des réactions évidemment corporatistes pour se prémunir contre un éventuel changement de statut en empêchant toute évolution dans le privé seul concerné par la loi. Mais la logique médiatique donne surtout la parole aux ultras minoritaires qui font du bruit qui créent les blocages ;  d’une certaine manière, le mouvement contestataire se caractérise par une radicalité d’autant plus grande que le nombre de grévistes devient insignifiant (exemple à la SNCF avec 5 à 6 % de grévistes) « Je constate que les blocages viennent de salariés et d’agents qui ne sont pas concernés par le projet de loi. Il ne faut pas non plus accepter la dérive des mouvements d’extrême gauche, qui saccagent des locaux de la CFDT ou insultent des salariés », souligne le leader syndical, ajoutant qu »il faut faire attention, poser les limites ». Interrogé pour savoir pourquoi le conflit sur la loi travail n’est toujours pas terminé, Laurent Berger y voit « deux causes principales ». Tout d’abord, le premier projet du gouvernement était « inacceptable » et « ce ressenti très négatif a perduré alors que le texte a largement évolué en faveur des salariés, grâce à notre action. » « L’autre raison », poursuit-il, « ce sont les postures. Nous assistons à un jeu de rôles où chacun prétend montrer ses muscles. Il y a d’un côté un gouvernement en difficulté et de l’autre une organisation syndicale qui a voulu refaire son unité ». Le patron de la CFDT estime par ailleurs que la méthode adoptée par le gouvernement « fut très mauvaise », car « elle n’a pas permis de donner le sens du projet ». « Regardez où cela aboutit. Le projet de loi préconise le dialogue mais il hystérise la société. Pierre Gattaz y est autant opposé que la CGT », affirme Laurent Berger.

Les véhicules du groupe Volkswagen concernés en France : environ 1 million

Les véhicules du groupe Volkswagen concernés en France : environ 1 million

Plus de la moitié des véhicules du groupe Volkswagen (hors utilitaires) vendus en France depuis 2009 possèdent ainsi le logiciel permettant de fausser les mesures de pollution. Selon les informations de BFMTV, 948.064 véhicules sont en effet concernés, 923.541 si l’on exclut les utilitaires. Rapporté aux ventes des différentes marques du groupe depuis l’installation du logiciel incriminé, ce chiffre est particulièrement parlant: environ 50,5% des Audi en sont équipées, tout comme 50,9% des Seat, 49,5% des Skoda et 57,8% des Volkswagen.

Pour rappel, sont concernés:

> 574.259 véhicules Volkswagen 

> 189.322 Audi

> 66.572 Skoda

> 93.388 Seat

> 24.523 utilitaires 

Volkswagen est pris ces derniers jours au cœur d’une incroyable polémique. Le géant de l’automobile est accusé d’une fraude monumentale, qu’il a reconnu la semaine dernière. Il aurait équipé 11 millions de véhicules de plusieurs de ses marques d’un logiciel qui permettait de repérer les phases de test d’émissions d’oxyde d’azote par les autorités et de baisser artificiellement à cette occasion le niveau de gaz rejeté par ses modèles. Le préjudice en termes d’image est énorme, et les répercussions sur les ventes et les bénéfices seront incontournables.

Ententes illicites : les marques et produits concernés

Ententes illicites : les marques et produits concernés

En fait  pratiquement tous les produits de beauté et d’entretien les plus utilisés sont concernés par l’entente illicite. ‘(Entente sanctionnée le 18 décembre par l’autorité de la concurrence). Entre 2003 et 2006, le chiffre d’affaires total du secteur de l’hygiène était supérieur à 5 milliards d’euros en France. Selon l’autorité de la concurrence, les huit premiers acteurs du marché des produits d’hygiène représentent 70% du chiffre d’affaires global du secteur. L’Oréal (Garnier, Maybelline…), un des acteurs sanctionnés, représente à lui seul 28% en moyenne. 

Les gels douches et savons: Sanex, Petit Marseillais, Mont St Michel, Tahiti douche, Fa, Dove, Monsavon

Les shampoings et après-shampoings: Elsève, Fructis, Jacques Dessange, Dop, Head&Shoulders

Les dentifrices: Signal, Colgate, Tonigencyl

Jean-Pierre Muller – AFP – L’Oréal représente 70% du chiffre d’affaires global du secteur de l’hygiène.

Les produits d’hygiène bucco-dentaire: Denivit, Streradent

Les soins du visage et la peau: Diadermine,Clearasil, Prim’age, Garnier, Maybelline, Nivea, Mixa

Les produis pour les cheveux: Taft, Schwarzkopf, Garnier

Les produits d’épilation et de rasage: Veet, Gillette, Williams

Les déodorants: Axe, Rexona, Narta, Mennen

Les produits d’hygiène féminine: Always, Vania

Autres: les vernis Essie, les pansements Hansaplast

A l’époque des faits, le chiffre d’affaires du marché des produits d’entretien était de 4,2 milliards d’euros. Les huit premières entreprises concentraient près de 70% du chiffre d’affaires du secteur.

 

Les assouplissants: Cajoline, Soupline

Les détachants: Vanish, K2R

Les liquides vaisselle: Paic, Palmolive, Mir, Somat

Les pastilles pour lave-vaisselle: Sun, Calgonit

Les nettoyants ménagers: Ajax, Mr Propre, Cif, St Marc, Cillit Bang, Pliz, Carolin

Les produits WC: Harpic, Canard WC, Bref, Destop, WC Net

Les sprays désodorisants: Brise, Air Wick, Febreze, Ambi Pur

Les lessives: Le Chat, Super Croix, Omo, Skip, Persil, Ariel, Bonux, Dash

Écrit par Maxence Kagni

 

 sont concernés par l’entente illicite. ‘(Entente sanctionnée le 18 décembre par l’autorité de la concurrence).

Entre 2003 et 2006, le chiffre d’affaires total du secteur de l’hygiène était supérieur à 5 milliards d’euros en France. Selon l’autorité de la concurrence, les huit premiers acteurs du marché des produits d’hygiène représentent 70% du chiffre d’affaires global du secteur. L’Oréal (Garnier, Maybelline…), un des acteurs sanctionnés, représente à lui seul 28% en moyenne. 

  • Sont notamment concernés par l’entente:

Les gels douches et savons: Sanex, Petit Marseillais, Mont St Michel, Tahiti douche, Fa, Dove, Monsavon

Les shampoings et après-shampoings: Elsève, Fructis, Jacques Dessange, Dop, Head&Shoulders

Les dentifrices: Signal, Colgate, Tonigencyl

Jean-Pierre Muller – AFP – L’Oréal représente 70% du chiffre d’affaires global du secteur de l’hygiène.

Les produits d’hygiène bucco-dentaire: Denivit, Streradent

Les soins du visage et la peau: Diadermine,Clearasil, Prim’age, Garnier, Maybelline, Nivea, Mixa

Les produis pour les cheveux: Taft, Schwarzkopf, Garnier

Les produits d’épilation et de rasage: Veet, Gillette, Williams

Les déodorants: Axe, Rexona, Narta, Mennen

Les produits d’hygiène féminine: Always, Vania

Autres: les vernis Essie, les pansements Hansaplast

A l’époque des faits, le chiffre d’affaires du marché des produits d’entretien était de 4,2 milliards d’euros. Les huit premières entreprises concentraient près de 70% du chiffre d’affaires du secteur.

 

Les assouplissants: Cajoline, Soupline

Les détachants: Vanish, K2R

Les liquides vaisselle: Paic, Palmolive, Mir, Somat

Les pastilles pour lave-vaisselle: Sun, Calgonit

Les nettoyants ménagers: Ajax, Mr Propre, Cif, St Marc, Cillit Bang, Pliz, Carolin

Les produits WC: Harpic, Canard WC, Bref, Destop, WC Net

Les sprays désodorisants: Brise, Air Wick, Febreze, Ambi Pur

Les lessives: Le Chat, Super Croix, Omo, Skip, Persil, Ariel, Bonux, Dash

Écrit par Maxence Kagni

 

Baisse d’impôt : 4 millions concernés

Baisse d’impôt : 4 millions concernés

En fait c’est 500  000 imposables supplémentaires qui vont bénéficier d’une réduction en 2014, donc au total 4 millions ; Mais il y aura environ 14 millions de contribuables qui vont eux voir leur imposition fortement augmenter. Le ministre du Travail, François Rebsamen, a indiqué ce matin que plus de 4 millions de personnes bénéficiaient des réductions d’impôt consenties par le gouvernement en 2014. « Plus de 4 millions de personnes vont soit sortir de l’impôt par le fait de relever les tranches, ce qu’a décidé le gouvernement, soit bénéficier de réduction d’impôts », a dit le ministre sur i-TELE. Stéphane Le Foll, porte-parole du gouvernement, a évoqué pour sa part une baisse d’impôt de 1,2 à 1,3 milliard d’euros, supérieure à la baisse de 1,16 annoncée au printemps. Relancé sur le pouvoir d’achat, il a assuré: « le pouvoir d’achat, c’est plus d’un milliard d’euros – 1 milliard 200 à 300 millions d’euros – qui sera distribué au travers de la baisse d’impôt ». Ces déclarations confirment les informations avancées par « Le Monde » mardi, qui indiquait que la réduction d’impôt sur le revenu consentie par le gouvernement pour certains contribuables modestes a bénéficié à 4,2 millions de foyers. Cette mesure de réduction d’impôt, annoncée le 16 mai, à deux semaines des élections européennes, et adoptée dans la loi de finances rectificatives, porte sur les revenus 2013. Elle devait bénéficier à un peu plus de 3 millions de ménages. Ce sont finalement 4,2 millions de foyers qui en ont bénéficié. La réduction se monte à 350 euros pour une personne seule (revenu fiscal de référence annuel inférieur à 14.144 euros) et 700 euros pour un couple (revenu fiscal inférieur à 28.289 euros). Selon « Le Monde », le coût de cette mesure est de 1,25 milliard d’euros.

 

Seita : fermeture de l’usine de cigarettes nantaise, 327 emplois concernés

Seita : fermeture de l’usine de cigarettes nantaise, 327 emplois concernés

La Seita ancienne entreprise publique privatisée en 1993 ferme ses dernières usines en France. Les Gauloises Blondes ne seront plus produites en France. En effet La fermeture de l’usine nantaise où les cigarettes étaient produites a été confirmée lors d’un comité central d’entreprise de la Seita, a annoncé Imperial Tobacco, ce mardi 15 avril.  L’usine de cigarettes, située à Carquefou, emploie 327 salariés et a produit 12,2 milliards de cigarettes en 2013. La fermeture s’inscrit dans le cadre d’un plan d’économies de 385 millions d’euros d’ici à 2018 du groupe anglais Imperial Tobacco, dont la Seita est une filiale. La restructuration annoncée mardi devrait comprendre également la cession du centre de R&D de Bergerac (30 salariés) et une réorganisation de la force de vente, qui elle sera sans impact sur l’emploi.  En tout, 366 postes seront fermés en France. La Seita a annoncé que des « solutions d’accompagnement » seraient trouvées pour les salariés, en « concertation avec les partenaires sociaux ».  La Seita, dont le siège est à Paris, emploie environ 1.150 salariés sur cinq sites en province: deux usines de production de cigarettes, à Nantes et Riom (Puy-de-Dôme), une usine de traitement du tabac au Havre (Seine-Maritime), deux centres de recherche à Bergerac (Dordogne) et Fleury-les-Aubrais (Loiret), selon les données communiquées par l’entreprise. La direction n’a pas précisé la date de la fermeture du site nantais. Outre-manche, l’usine de Nottingham, qui emploie 570 personnes fermera également. En revanche, 130 postes seront créés en Pologne, où les cigarettes seront désormais produites.

 

Mory Ducros: 7000 emplois concernés

Mory Ducros: 7000 emplois concernés

Plus de 5000 emplois directs concernés et 2000 sous –traitants par le dépôt de bilan de Mory Ducros. Il sera difficile de trouver des solutions pour des raisons conjoncturelles liées au net tassement de la demande mais aussi des raisons plus conjoncturelles ; la messagerie souffre en effet depuis très longtemps d’un excès d’offre et se livre à une concurrence acharnée qui se traduit par des prix très dégradés. En l’état actuel du marché, les malheureusement les repreneurs ne vont pas se précipiter. C’est aussi le résultat d’une politique des transport  très libérale qui progressivement tue le pavillon routier français. C’est donc le plus gros dépôts bilan depuis la faillite de Moulinex, en 2001.Ce vendredi 22 novembre, Mory Ducros, une société issue de la fusion en 2011 des transporteurs Mory et Ducros, a annoncé qu’elle est en cessation de paiement, rapporte la CFDT. L’entreprise a également demandé son placement en redressement judiciaire. Interrogé ce vendredi sur ce dossier, Jean-Marc Ayrault a déclaré: «  »nous cherchons des solutions site par site avec les partenaires sociaux bien évidemment ». « Là où nous pourrons trouver les repreneurs, tout sera fait pour sauver le maximum d’emplois », a ajouté le chef du gouvernement. Dans l’après-midi, Arnaud Montebourg et son collègue des Transports, Frédéric Cuvillier ont annoncé vouloir « rencontrer au plus vite » les partenaires sociaux. L’entreprise, numéro deux français du transport de colis, a tenu, ce vendredi, un comité central d’entreprise exceptionnel (CCE). La CFDT, majoritaire au sein de l’entreprise, redoutait en effet l’annonce de 2.000 à 3.000 suppressions de postes soit près de la moitié des 5.200 collaborateurs que compte la société. La CGT craignait elle « un plan social de grande ampleur » et juge « malheureusement envisageable » le scénario de la CFDT. Les deux syndicats ont d’ailleurs appelé les salariés à manifester le 26 novembre prochain. »Tous les sites seront arrêtés » et les salariés du transporteur se rassembleront devant le tribunal de commerce de Pontoise, et devant les préfectures, a déclaré à l’AFP, Jean-Claude Hacquard, délégué central CGT. En 2012, l’entreprise a perdu 80 millions d’euros pour un chiffre d’affaires de 760 millions d’euros. Elle possède un réseau de 85 agences en France. Sa dette s’élève à 765 millions.  La situation était âprement suivie par Arnaud Montebourg depuis des semaines. Début novembre, Le Monde révélait que le dossier traînait sur les bureaux du CIRI, le Comité interministériel de restructuration industriel, bras armé du ministère du Redressement productif à Bercy. Mais aucune solution n’avait été trouvée pour sauver l’entreprise de la restructuration. Dans ce cadre, Mory Ducros pourrait bénéficier du soutien du « plan de résistance économique » et de l’enveloppe de 300 millions d’euros devant aider les entreprises traversant une mauvaise passe. Le but de ce plan est de renforcer les entreprises à court de trésorerie mais qui ont un avenir industriel. Selon la CFDT, cela serait précisément le cas de Mory Ducros.

 




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