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« Covid 19 , la concentration urbaine : haut potentiel de viralité »

« Covid 19 ,  la concentration urbaine : haut potentiel de viralité »

L’urbanisation et l’introduction d’espèces sauvages en ville amplifient le risque de passage à l’homme de virus portés par des animaux, estiment Jean-Christophe Fromantin, maire de Neuilly-sur-Seine, et le scientifique Didier Sicard.(Tribune au Monde)

Tribune. Depuis plusieurs années, nous accélérons le processus d’urbanisation du monde. Les populations citadines se mesurent dorénavant en dizaines de millions d’habitants. Elles se compteront peut-être demain en centaines de millions si d’autres projets comme celui de Jing-Jin-Ji qui prévoit la construction d’infrastructures entre Pékin, Tianjin, et l’ensemble de la province environnante de Hebei en vue de créer une mégalopole voient le jour. Wuhan, avec près de douze millions d’habitants, ferait presque figure de ville moyenne.

Par leur densité, ces nouvelles configurations urbaines portent en germe des déflagrations écologiques à haut potentiel de viralité. Elles amplifient les risques liés aux envies d’expériences exotiques des populations urbaines. Des plantes ou les animaux sauvages sont extraits de leur milieu naturel pour les implémenter artificiellement dans d’autres environnements incompatibles avec leur développement.

C’est ainsi que nous retrouvons des pangolins à Wuhan ou des palmiers d’Égypte dans l’hémisphère nord. Nous générons des courts-circuits entre l’homme et la nature. Ces dynamites virales portent des noms : Ébola, VIH, la maladie de Lyme, les virus aviaires (H5N1 etc.) ou les coronavirus. Dans chaque cas, elles procèdent d’une anthropisation dont nous parvenons, avec de plus en plus de difficultés, à limiter les conséquences sanitaires.

Le recul de la nature face à des villes de plus en plus grandes

Plus les villes sont grandes, plus la nature recule, plus des espèces sauvages sont contraintes de vivre en milieu urbain, plus nos univers sont connectés, plus vite les vecteurs de propagation agissent. Ce sont d’abord des insectes, des chauves-souris ou des reptiles qui véhiculent les virus puis, 4 milliards d’individus qui chaque année voyagent d’une métropole à l’autre, et prennent le relais des animaux.

Le virus Ébola a été maîtrisé car il se propageait loin des villes, dans des villages africains du Zaïre, suffisamment hermétiques les uns des autres ; il était assez grave pour que la mort précède sa diffusion et permette de réagir à temps. Si Ébola atteignait une grande unité urbaine, il est probable qu’il déclencherait une immense catastrophe sanitaire. Le VIH est millénaire, il restait confiné dans sa version simienne (SIV) dans un environnement enclos.

Mais son transfert chez l’homme – causé par des blessures à l’occasion de chasses – a entraîné silencieusement pendant de longues années sa transmission dans des villages reculés. Avant que la création de grands ports africains ne favorise un afflux de populations, donc de prostituées, ce qui en a fait la maladie mondiale que nous connaissons. Plus près de nous, la maladie de Lyme s’est développée quand les rongeurs ont disparu de nos forêts et que les tiques ont fait des hommes leurs nouvelles proies.

Coronavirus : l’effet de la concentration spatiale

Coronavirus : l’effet de la concentration spatiale

Economiste, chercheur en sciences sociales et professeur à l’Université de Poitiers, Olivier Bouba-Olga étudie les dynamiques territoriales. Sur son blog personnelil s’intéresse à la géographie du Covid-19, publiant chaque jour une analyse des statistiques disponibles.( intreview l’Opinion)

Quel est votre principal constat sur la géographie de l’épidémie?

C’est qu’elle reste très concentrée géographiquement et beaucoup plus qu’on ne l’imagine souvent. En brassant les statistiques françaises, italiennes et espagnoles, on voit qu’elle est concentrée dans une ou deux régions, là où elle a démarré, et que cette concentration évolue assez peu avec le temps. Au 4 avril, la région de Madrid et la Catalogne concentraient 61 % des décès, l’Ile-de-France et le Grand Est exactement la même part alors que la Lombardie et l’Emilie-Romagne montaient à 69 %. Ces chiffres sont nettement supérieurs au poids démographique de ces régions. Certes, l’épidémie se répand un peu dans d’autres régions, mais pas trop. C’est sans doute un effet des mesures de confinement. Pour obtenir ces résultats, je me base sur le nombre des décès, qui est la variable la plus fiable, encore qu’ils ne soient pas comptabilisés de la même façon d’un pays à l’autre. En revanche, le recensement du nombre du cas varie tellement, notamment à cause du nombre des tests, que c’est moins précis.

Qu’en est-il pour la France ?

Le taux de mortalité est très variable d’une région à l’autre : il est ainsi 14 fois plus élevé dans la région la plus touchée, le Grand Est, que dans la moins, la Nouvelle Aquitaine. En France, on le sait, l’épidémie se concentre dans le Grand Est et l’Ile-de-France, également en Bourgogne-Franche-Comté, dans les départements proches du Grand Est comme le Territoire de Belfort ou le Doubs. Aujourd’hui, on note que le degré de concentration de l’épidémie baisse dans le Grand Est alors qu’il a augmenté dramatiquement en Ile-de-France.

Sait-on pourquoi ?

Pas vraiment. On peut faire une hypothèse, liée à la densité de la population. Les régions les plus touchées proportionnellement sont les régions avec le plus d’habitants au km2 : la région parisienne en France, Milan en Italie, Madrid en Espagne, New York aux Etats-Unis.

Comprend-on au moins comment la maladie y est apparue ?

Dans le Grand Est, il est clair que le déclencheur a été le rassemblement religieux évangéliste, qui s’est tenu à Mulhouse du 17 au 21 février. C’est que l’on pourrait appeler un « accident historique ». En Italie, on a longtemps cherché le « patient zéro », mais on considère aujourd’hui qu’il s’agit de plusieurs personnes en lien avec la Chine, car Milan et la Lombardie ont beaucoup de relations économiques avec ce pays. En Espagne, l’épidémie est apparue à Madrid, avec des gens de retour de Lombardie, puis s’est étendue à la Catalogne.

Qu’en est-il des Etats-Unis ?

C’est ultra-concentré à New York. Nous n’en sommes qu’au début et cela va très vite. Le nombre de décès y est de 183 par million d’habitants, contre 120 pour la France par exemple.

Selon les chiffres de l’Insee sur la mortalité générale en France, on n’observe pas encore de forte hausse. Qu’en pensez-vous ?

Il est toujours bon de donner des éléments de cadrage et des ordres de grandeur, sans minimiser le drame en cours. Chaque jour, on compte en moyenne 1 700 décès en France – et 2 000 naissances. Pour l’instant (au 23 mars, selon les derniers chiffres de l’Insee), on n’observe pas de surmortalité par rapport à la même période en 2018 et 2019. Mais si c’est vrai à l’échelle nationale, ce n’est pas le cas à l’échelle de certains départements, où l’on voit que la mortalité a quasiment doublé dans le Haut-Rhin (Mulhouse). Normalement, on devrait donc dépasser la mortalité des années précédentes, mais pas nécessairement de manière très forte. Ce résultat serait obtenu grâce aux mesures de confinement et aux gestes barrières. Il y a aussi ce que les économistes appellent des « externalités positives », comme une baisse des morts dans les accidents de la route ou les conséquences des mesures de prévention sur d’autres maladies comme la grippe, qui tue chaque année des milliers de personnes.

Vous vous êtes intéressé aux résidences secondaires. La ruée des Parisiens a-t-elle contribué à la diffusion de l’épidémie, comme on l’a craint ?

Pour Paris, une nouvelle étude de l’Insee et d’Orange sur la mobilité confirme l’effet résidence secondaire (ou domiciles de la famille ou d’amis) de manière très forte : 11 % des Parisiens résidaient hors de leur département après le début du confinement. C’est aussi le cas, dans une moindre mesure, pour les Hauts-de-Seine. Je me suis également basé sur les travaux de collègues qui ont cartographié les résidences secondaires : très majoritairement, ce sont des résidents d’Ile-de-France qui se sont déplacés vers le littoral, le Sud ou l’Ouest. Or, ces régions sont peu touchées par l’épidémie. Pour le moment, on peut donc dire que ces déplacements n’ont pas été un vecteur de diffusion.

Qu’en est-il de la situation dans les Ehpad ?

Il y a en beaucoup à l’Ouest et au Sud de la France, ainsi que dans les régions rurales, où leur implantation sert au développement économique local. Si l’on commence à avoir des chiffres partiels au niveau national, il n’y a aucune statistique régionale. C’est un souci : pourquoi le ministère de la Santé n’arrive-t-il pas à obtenir de tels chiffres ? Notre système d’information n’est pas satisfaisant et cela pourrait nous empêcher de porter l’effort là où sont les besoins.

 

« Coronavirus : la concentration urbaine : haut potentiel de viralité »

« Coronavirus : la concentration urbaine : haut potentiel de viralité »

L’urbanisation et l’introduction d’espèces sauvages en ville amplifient le risque de passage à l’homme de virus portés par des animaux, estiment Jean-Christophe Fromantin, maire de Neuilly-sur-Seine, et le scientifique Didier Sicard.(Tribune au Monde)

Tribune. Depuis plusieurs années, nous accélérons le processus d’urbanisation du monde. Les populations citadines se mesurent dorénavant en dizaines de millions d’habitants. Elles se compteront peut-être demain en centaines de millions si d’autres projets comme celui de Jing-Jin-Ji qui prévoit la construction d’infrastructures entre Pékin, Tianjin, et l’ensemble de la province environnante de Hebei en vue de créer une mégalopole voient le jour. Wuhan, avec près de douze millions d’habitants, ferait presque figure de ville moyenne.

Par leur densité, ces nouvelles configurations urbaines portent en germe des déflagrations écologiques à haut potentiel de viralité. Elles amplifient les risques liés aux envies d’expériences exotiques des populations urbaines. Des plantes ou les animaux sauvages sont extraits de leur milieu naturel pour les implémenter artificiellement dans d’autres environnements incompatibles avec leur développement.

C’est ainsi que nous retrouvons des pangolins à Wuhan ou des palmiers d’Égypte dans l’hémisphère nord. Nous générons des courts-circuits entre l’homme et la nature. Ces dynamites virales portent des noms : Ébola, VIH, la maladie de Lyme, les virus aviaires (H5N1 etc.) ou les coronavirus. Dans chaque cas, elles procèdent d’une anthropisation dont nous parvenons, avec de plus en plus de difficultés, à limiter les conséquences sanitaires.

Le recul de la nature face à des villes de plus en plus grandes

Plus les villes sont grandes, plus la nature recule, plus des espèces sauvages sont contraintes de vivre en milieu urbain, plus nos univers sont connectés, plus vite les vecteurs de propagation agissent. Ce sont d’abord des insectes, des chauves-souris ou des reptiles qui véhiculent les virus puis, 4 milliards d’individus qui chaque année voyagent d’une métropole à l’autre, et prennent le relais des animaux.

Le virus Ébola a été maîtrisé car il se propageait loin des villes, dans des villages africains du Zaïre, suffisamment hermétiques les uns des autres ; il était assez grave pour que la mort précède sa diffusion et permette de réagir à temps. Si Ébola atteignait une grande unité urbaine, il est probable qu’il déclencherait une immense catastrophe sanitaire. Le VIH est millénaire, il restait confiné dans sa version simienne (SIV) dans un environnement enclos.

Mais son transfert chez l’homme – causé par des blessures à l’occasion de chasses – a entraîné silencieusement pendant de longues années sa transmission dans des villages reculés. Avant que la création de grands ports africains ne favorise un afflux de populations, donc de prostituées, ce qui en a fait la maladie mondiale que nous connaissons. Plus près de nous, la maladie de Lyme s’est développée quand les rongeurs ont disparu de nos forêts et que les tiques ont fait des hommes leurs nouvelles proies.

HLM : Réforme et concentration

HLM : Réforme et concentration

 

Concetration de la gestion, vente dappartements aux locataires et évaluation régulière de leur  situation, les trois grands axes de la réforme. Pas sûr que le regroupement de organismes ne créent pas d’effet bureaucratique car nombre de petit offices de gestion surtout en milieu rural connaissent mieux les réalités que les grands organismes de grandes villes. En outre cela pourraiat encore favorisé la concentration urbaine. Bref, un mesure de plus pour la métropolisation et la désertification ailleurs. Le projet de loi Logement propose une restructuration du patrimoine social, notamment par des ventes aux locataires à hauteur de 40.000 unités par an sur fond de maintien de la construction, et une plus forte concentration du secteur comptant aujourd’hui quelque 700 bailleurs. En cours d’examen par le Conseil d’Etat, la présentation du texte en conseil des ministres est attendue le 4 avril. Pour les organismes HLM comptant entre 1.500 et 15.000 logements, un regroupement sera désormais obligatoire, une mesure qui va selon l’Union sociale pour l’habitat (USH) poser problème dans les départements dont le parc social est en deçà, comme la Meuse, la Creuse, l’Orne, la Lozère ou le Cantal. Pour les locataires du parc social, un réexamen de situation est désormais prévu tous les six ans par la commission d’attribution, afin d’optimiser l’utilisation des appartements. Selon l’USH, qui salue un projet qui “réaffirme l’attachement de ce gouvernement au modèle du logement social”, le texte introduit cependant une incertitude pour les bailleurs appelés à se regrouper, qui risque d’affecter la production.

Concentration des médias : danger ( Julia Cagé)

Concentration des médias : danger ( Julia Cagé)

 

Titulaire d’un doctorat à l’université Harvard et professeure d’économie à Sciences-Po Paris, Julia Cagé pointe les dangers d’une concentration de médias autour d’industriels multimillionnaires. L’auteur du livre Sauver les médias (Seuil, 2015), appelle à une réforme des lois encadrant le pluralisme de l’information dans une interview à la Tribune.

 

Actuellement, le paysage médiatique se recompose autour d’industriels (Bolloré, Dassault, Lagardère, Arnault) et de certains magnats des télécoms (Drahi, Niel, Bouygues), tandis que les groupes de presse indépendants disparaissent les uns après les autres. Cette situation met-elle en danger le pluralisme des médias ?

JULIA CAGE - Cette concentration est dangereuse et vraiment inquiétante pour le bon fonctionnement de la démocratie française. Elle nous dit une chose : il est urgent de repenser les lois qui encadrent le pluralisme des médias. L’appareil législatif anti-concentration est daté. La dernière loi date de 1986, une éternité quand on sait qu’on ne consommait pas d’information sur Internet à l’époque ! Il faut donc une nouvelle loi qui devrait s’attaquer à plusieurs problèmes.

D’une part, éviter une concentration excessive pour garantir le pluralisme de l’information. D’autre part, garantir, à l’avenir, la propriété des médias par des groupes de presse indépendants plutôt que par des industriels qui sont souvent sous contrat avec l’État.

Enfin, il faudrait limiter, comme c’est le cas dans beaucoup d’autres pays, la pratique du cross-ownership, c’est-à-dire le fait de posséder tout à la fois des journaux, des radios et des chaînes de télévision. Or il semble que plus l’on tarde à réguler, plus la recomposition du paysage médiatique s’accélère, donnant chaque jour un peu plus de poids à ces nouveaux acteurs qui utilisent leur influence pour convaincre le législateur que le mieux est de ne rien faire.

Quel rôle joue la proximité de l’élection présidentielle de 2017 dans les mouvements d’acquisitions récents ?

Les différents propriétaires des médias n’ont pas les mêmes motivations. La situation de crise dont souffrent en particulier les titres de presse écrite a avant tout déterminé l’agenda. Patrick Drahi a pu racheter Libération d’abord parce que le titre était en 2014 au bord du dépôt de bilan et représentait pour lui un levier d’influence et de pression auprès de l’État, car le secteur des télécoms dépend beaucoup de la régulation.

Le cas qui semble avoir été le plus influencé par la proximité de l’élection présidentielle est clairement le rachat du Parisien par Bernard Arnault, le PDG du groupe de luxe LVMH. Au moment de son rachat, le quotidien n’était plus à vendre. Or, on connaît les préférences politiques très marquées de Bernard Arnault et tout laisse à penser qu’il ait pu vouloir s’acheter un cheval de bataille en vue des élections. Reste à savoir si une telle stratégie peut être couronnée de succès car les journalistes du Parisien feront sans doute tout pour préserver leur indépendance.

Un homme suscite beaucoup d’interrogations en ce moment : Patrick Drahi. Pensez-vous que sa frénésie d’acquisitions s’explique aussi par la rivalité qui l’oppose au patron de Free, Xavier Niel ?

La psychologie des hommes d’affaires est toujours difficile à comprendre. Beaucoup disent que la stratégie de Drahi est déterminée par celle de Niel : Niel achète Le Monde, Drahi acquiert Libération ; le scénario se répète à l’identique pour Le Nouvel Observateur – (qui va être racheté par le Monde NDLR) et L’Express

Enfin, Niel évoque son intérêt pour LCI, Drahi fait pour une fois la course en tête en étendant son empire à BFM-TV. Reste que, jusqu’à présent, on observe une différence fondamentale entre les deux hommes. Niel a investi dans les médias dont il est devenu actionnaire. Ainsi, au Monde comme au Nouvel Observateur, le nombre de journalistes n’a pas diminué. Au contraire, Drahi a fait fondre les effectifs de Libération et s’est engagé dans la même voie à L’Express. Un peu comme s’il n’avait fait le choix d’acquérir ces « marques » que pour les vider de leur coquille.

Vous attendez-vous à d’autres mouvements dans les mois qui viennent ? Dans cette nouvelle configuration, certains titres deviennent isolés, à l’image du Point. Les petits groupes et les titres indépendants deviennent-ils des cibles potentielles ?

Oui, je m’attends à d’autres mouvements. Lesquels, c’est difficile à prévoir. La question du Point est intéressante : on a longtemps cru à des synergies avec L’Express, mais maintenant que celui-ci est passé sous la coupe de Drahi, c’est moins évident. D’autant qu’Artémis (Pinault) n’a pas besoin de s’en défaire. Quoi qu’il en soit, il y a de moins en moins de groupes indépendants des grands industriels, et c’est inquiétant pour la pluralité de l’information.

- Actuellement, le paysage médiatique se recompose autour d’industriels (Bolloré, Dassault, Lagardère, Arnault) et de certains magnats des télécoms (Drahi, Niel, Bouygues), tandis que les groupes de presse indépendants disparaissent les uns après les autres. Cette situation met-elle en danger le pluralisme des médias ?

JULIA CAGE - Cette concentration est dangereuse et vraiment inquiétante pour le bon fonctionnement de la démocratie française. Elle nous dit une chose : il est urgent de repenser les lois qui encadrent le pluralisme des médias. L’appareil législatif anti-concentration est daté. La dernière loi date de 1986, une éternité quand on sait qu’on ne consommait pas d’information

Création de métropoles votée, la folie de la concentration urbaine

Création de métropoles  votée, la folie de la concentration urbaine

 

 

On comprend évidemment que les collectivités se concertent pour la réalisation de certains équipements notamment de transports, par contre on ne peut que s’étonner de la folie de la concentration urbaine et cela dans tous les pays.  Le véritable enjeu est en effet de concurrencer les villes étrangères qui ne cessent de grossir. Des monstres urbains se constituent avec toutes les conséquences néfastes en termes de qualité de vie, de sécurité, d’environnement, de coût du foncier  et aussi de fiscalité. De villes qui deviennent impossibles à gérer alors que le développement des technologies de l’information devrait au contraire contribuer à un aménagement plus équilibré du territoire. Les députés ont ouvert la voie à la création des métropoles de Paris, Lyon et Marseille, et d’une dizaine d’autres en province, lors de l’examen en première lecture du projet de loi sur la décentralisation. Les députés ont ouvert la voie à la création des métropoles de Paris, Lyon et Marseille, et d’une dizaine d’autres en province, lors de l’examen en première lecture du projet de loi sur la décentralisation, achevé dans la nuit de vendredi à samedi après quatre jours de débat.  Le vote solennel de l’ensemble du projet de loi, défendu par la ministre de la Réforme de l’Etat Marylise Lebranchu, est prévu pour mardi prochain, le texte devant ensuite repartir au Sénat après les vacances. Les métropoles de droit commun, qui seront créées par décret, seront Toulouse, Lille, Bordeaux, Nantes, Strasbourg, Rennes, Rouen, Grenoble, Montpellier et Brest. Elles s’ajouteront à la métropole de Nice, la seule actuellement existante, et à celles de Paris, Lyon et Aix-Marseille-Provence, qui disposeront de statuts spécifiques. Elles se substitueront aux intercommunalités existantes et disposeront de compétences étendues (développement économique, tourisme, transports, habitat, environnement, eau, etc.).  La métropole du Grand Paris, qu’avait rejetée le Sénat en juin et qui entrera en vigueur début 2016, regroupera la capitale et l’ensemble des communes des départements de la petite couronne (Hauts-de-Seine, Seine-Saint-Denis et Val-de-Marne). Elle aura en charge les questions d’habitat, d’environnement et d’aménagement, tandis que les transports continueront à relever de la région Ile-de-France.  Les socialistes ont voté pour la création de cette nouvelle entité, qui remédiera selon eux au « morcellement » et à la « complexité » de l’organisation territoriale en Ile-de-France. L’UMP, l’UDI et le Front de gauche ont voté contre, fustigeant « un monstre technocratique » générateur de « doublons ». Écologistes et radicaux de gauche se sont abstenus.  La métropole sera administrée par un conseil composé pour un quart de représentants du Conseil de Paris et pour trois quarts de ceux des conseils municipaux des autres communes. Les règles budgétaires seront établies par le gouvernement par ordonnance dans les 18 prochains mois.  Les députés ont également fixé les règles de création des autres métropoles. Des métropoles pouvaient déjà être constituées depuis une loi de 2010, mais seulement sur une base volontaire : de ce fait seule existe actuellement la métropole de Nice Côte d’Azur, présidée par Christian Estrosi (UMP), qui soutient d’ailleurs pour l’essentiel les nouvelles dispositions adoptées.  Le projet de loi rend automatique la transformation en métropoles des intercommunalités de plus de 400.000 habitants si elles se situent au centre d’une aire urbaine de plus de 650.000 habitants ou sont des capitales régionales. 




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