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BdF: dérapage des comptes publics

BdF:  dérapage des comptes publics

 

 

Il ya un risque sérieux de dérapage des dépense publiques indique le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, dans un entretien au journal La Croix. En additionnant la totalité des promesses faites par le gouvernement dans la perspective des élections présidentielles on parvient à une somme de l’ordre de 7 milliards. Une somme qui n’est pas financée sinon par d’hypothétiques réductions de dépenses des ministères. Mais des réductions de dépenses non identifiées et non quantifiées. En clair la perspective de réduction du déficit public à 2 % 2,7 % et bien entendus remis en cause. Ce que pense aussi la Cour des Comptes Le gouvernement français maintient cependant son objectif d’un déficit public à 2,7% du produit intérieur brut (PIB) fin 2017, en comptant notamment sur le renforcement du crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE) pour compenser les 6,8 milliards d’euros de dépenses supplémentaires prévues l’an prochain. Dans un document préparé pour le débat d’orientation budgétaire prévu jeudi matin à l’Assemblée, le gouvernement fait état, pour les seuls crédits des ministères, d’une augmentation des dépenses de 5,6 milliards d’euros par rapport au montant envisagé dans le programme de stabilité 2016-2019 présenté en avril à ses partenaires européens. Ce montant, lié notamment aux différentes mesures annoncées depuis janvier par l’exécutif, correspond à des dépenses destinées aux « secteurs prioritaires », qui sont en partie compensées par des économies réalisées au niveau des autres ministères, est-il précisé. Cette somme intègre notamment des moyens dégagés en faveur de l’emploi, de la sécurité ou encore de l’éducation et la jeunesse. Autre surplus à financer par rapport aux projections d’avril: un montant de 1,2 milliard d’euros lié à la diminution de l’effort financier demandé aux collectivités locales pour l’an prochain. En dépit de ces 6,8 milliards d’euros de dépenses supplémentaires, le gouvernement réaffirme son intention de faire passer le déficit public sous le seuil de 3% du produit intérieur brut en 2017, conformément à ses engagements européens. « Notre politique budgétaire ne doit pas subir des à-coups, y compris en fonction d’échéances électorales », a déclaré le gouverneur de la banque de France.  Dans cet entretien à paraître lundi. Interrogé sur la possibilité que les finances publiques dérapent, il a répondu: « Attendons de voir le budget 2017 définitif. Mais en effet, il y a un risque ».  »Il faut absolument descendre sous les 3% de déficit en 2017 – comme le gouvernement s’y est engagé – et ce avec des mesures crédibles », a-t-il insisté.  »C’est important pour notre crédibilité en Europe et pour notre intérêt national, alors que nous avons trop de dette et de dépenses publiques », a-t-il souligné.

Dépenses publiques : ça dérape (Cour des comptes)

 

Dépenses publiques : ça dérape (Cour des comptes)

Ça dérape pour la Cour des comptes et l’objectif d’un déficit à 2,7% en 2017 ne paraît pas atteignable  en raison notamment des dépenses annoncées et plus ou moins financées sans parler des éventuelles  conséquences du Brexit qui d’après plusieurs experts économique pourrait amputer la croissance de 0.25% par an. Principales sources de dérapage: les dépenses nouvelles décidées et annoncées depuis le début de l’année (plan pour l’emploi, aides aux agriculteurs, hausse de la rémunération des fonctionnaires etc.), à hauteur de près de 2,5 milliards d’euros et des «sous-budgétisations récurrentes» de l’ordre de 2 milliards d’euros. «Les nombreuses annonces de nouvelles dépenses publiques, qui ne sont ni financées ni gagées par des économies pérennes, font peser un risque sur les finances publiques françaises, en 2016 mais plus encore sur les années suivantes». Ces mesures annoncées, combinées à la hausse programmée des dépenses militaires, «vont pousser les dépenses à la hausse, à hauteur d’environ 0,3 point de PIB en 2017». Étant donné que le gouvernement a parallèlement fixé un objectif de maîtrise des dépenses très ambitieux, alors que les politiques mises en œuvre ces dernières années ne sont guère porteuses d’économies à moyen terme, la Cour estime que «dès 2017, l’objectif de déficit a un risque élevé de ne pas être atteint». Comme Bruxelles il y a deux mois, la Cour des comptes ne croit pas à l’objectif de la France de ramener son déficit public à 2,7% du PIB en 2017. En revanche, elle se montre plus optimiste pour 2016 dont elle juge l’objectif de déficit à 3,3% (contre 3,6% en 2015) «atteignable» et «modeste», «même si des risques significatifs pèsent sur les dépenses de l’État», observent les Sages dans leur rapport annuel sur la situation et les perspectives des finances publiques. Concernant les recettes, les prévisions du gouvernement apparaissent globalement solides, puisqu’elles se fondent sur un scénario macroéconomique jugé réaliste par le Haut Conseil des finances publiques dans son avis sur le Programme de stabilité d’avril dernier. Mais ce diagnostic, finalisé le 22 juin, doit désormais être interprété sous réserve des conséquences éventuelles du «Brexit» décidé par les Britanniques le 24 juinmême si le gouvernement et les économistes semblent écarter un impact sur la croissance 2016. Alors que «le respect de l’objectif de déficit exige (…) une gestion très stricte des dépenses et ne laisse aucune place à des décisions nouvelles conduisant à des hausses de dépenses», la Cour des comptes évoque à ce stade un risque de dépassement compris entre 3,2 et 6,4 milliards d’euros. Selon elle, le respect de l’objectif de dépenses de l’État paraît d’ores et déjà compromis et «pourrait devenir impossible à assurer si des dépenses supplémentaires venaient à être décidées d’ici la fin de l’année».

 

(Avec le Figaro et AFP)

Épargne: les Français préfèrent les comptes courants

Épargne: les Français préfèrent les comptes courants

 

Depuis des mois et des mois, la collecte du livret a ne cesse de ce confirmer sauf au cours des deux derniers mois. En cause une rémunération de 0, 75 % jugée insuffisante par les déposants. Certes l’inflation est officiellement quasi nulle mais la mesure de cette inflation est faussée par l’indice d’évolution des prix de l’INSEE. Un indice qui ne tient pas compte suffisamment de la déformation structurelle de la consommation des ménages. En clair si effectivement les prix de certains biens manufacturés diminuent par exemple par contre  les dépenses contraintes continuent d’augmenter ;  au total l’inflation réelle et sans doute située autour de 2 % de sorte que la rémunération du livret A est considérée comme négative. À cela s’ajoute le quasi blocage des salaires et des pensions dont l’évolution est également faussée par l’indice obsolète de l’INSEE. Depuis août 2015, le Livret A rapporte 0,75% net. Un taux supérieur à ce qu’il devrait être théoriquement, le gouvernement ayant décidé de le maintenir à ce niveau alors que la formule de calcul devait mécaniquement le faire chuter à 0,50%, en raison de la faiblesse de l’inflation. Dans le contexte actuel de taux d’intérêt extrêmement bas, le rendement du Livret A reste donc théoriquement intéressant. Mais, ce n’est pas l’avis des épargnants qui, depuis l’été 2014 (à l’époque, son taux était tombé à 1%), vident pratiquement tous les mois leur bas de laine, préférant souvent laisser leurs liquidités sur leur compte courant pourtant non rémunéré. Le désamour des Français pour le Livret A et le LDD profite à ses concurrents comme le Plan d’épargne logement (PEL), qui a collecté plus de 3,4 milliards d’euros avant que son taux passe le 1er février de 2% à 1,5%. Et l’indétrônable assurance-vie. Depuis plus de deux ans, ce placement enregistre une collecte nette (dépôts supérieurs aux retraits) importante. En janvier, les épargnants ont encore déposé sur leurs contrats, 2,7 milliards d’euros. Malgré une baisse continue de son rendement, le fonds en euro séduit toujours. L’an dernier, il a rapporté 2,3% en moyenne. Un rendement que le Haut Conseil de stabilité financière (HCSF) juge trop élevé. (À noter toutefois une collecte nette positive en mars et avril, reste à savoir si le mouvement sera durable). Faute de rémunération suffisante sur le livret A l’épargnant moyen préfère encore laisser son argent sur un compte en banque sans intérêt. En flux, les dépôts à vue restent encore l’étrange placement préféré des Français , alors même que la rémunération est nulle, voire négative si l’on considère les différents frais bancaires des particuliers. S’il cherche tout de même du rendement, l’épargnant français le fera sur des poches qu’il considère comme parfaitement sûres. Ainsi l’épargne logement a drainé plus de 23 milliards d’euros en 2015 (et 5,4 milliards d’euros au premier trimestre 2016). Sa botte secrète ? Les plans d’épargne logement (PEL) ouverts avant le 31 janvier 2015 rémunéraient (et rémunèrent encore) les dépôts 2,5 %, une situation qualifiée « d’anomalie de marché » par la Banque de France. Les fonds en euros de l’assurance-vie ferment ce tiercé gagnant, en raison de leur niveau de sécurité et de leur rendement relativement attractif.

 

Comptes de campagne : le FN privé de remboursements

Comptes de campagne : le FN privé de remboursements

 

Privé d’une partie du remboursement de la campagne départementale le Front National proteste considérant qu’il s’agit d’une mise en tutelle du parti. Une appréciation évidemment excessive puisque les retenues décidées correspondent précisément à des surfacturations aux candidats effectuées d’office par le micro parti de Marine Le Pen. Une opération qui d’ailleurs a justifié une mise en examen pour escroquerie et abus de biens sociaux. Après le rejet d’une partie des demandes de remboursements du Front National, pour les élections départementales, par la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP), le trésorier du FN Wallerand de Saint-Just a estimé sur France Info ce jeudi que la commission dépassait son rôle. Le parti d’extrême-droite demandait le remboursement de 9 millions 500.000 euros. Mais la commission lui en a refusé plus d’un million, au motif que certaines « dépenses de conception de documents » (tracts, affiches électorales) lui ont paru « excessives ».  En fait, la plupart des candidats FN aux départementales ont dû obtenir un kit de campagne qui leur était facturé par le mouvement Jeanne, le micro-parti de Marine Le Pen, la président du Front National. « Si la commission commence à s’appesantir sur l’utilité de telle ou telle dépense et sur le coût de telle dépense par rapport à je ne sais quel critère, à mon avis la commission dépasse complètement son rôle », a estimé sur France Info Wallerand de Saint-Just, dénonçant une « mise sous tutelle » de son parti. Le FN a été mis en examen le 9 septembre dernier pour « recel d’abus de biens sociaux » et « complicité d’escroquerie » dans une enquête sur le financement de plusieurs de ses campagnes.

EDF: un prolongement des centrales qui va aussi améliorer les comptes

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EDF un prolongement des centrales qui va aussi améliorer les comptes

Avec la probable décision de prolonger la durée de vie des centrales d’une dizaine d’années, mécaniquement sur le plan comptable on va aussi allonger la durée d’amortissement de ces installations. Du coup la situation financière très délicate de l’entreprise va s’en trouver améliorer. Il faut cependant intégrer le coût de prolongement des centrales et l’opération grand carénage dont le montant pourrait se situer entre 50 et 100 milliards. Aussi intégrer les coûts d’enfouissement des déchets dont le montant pourrait atteindre 50 milliards. De ce point de vue l’augmentation de capital de 4 milliards annoncés par le gouvernement ne suffira pas. EDF sera donc condamnée à recourir massivement à l’emprunt alors  que l’entreprise traîne déjà une dette de 40 milliards, l’équation financière est donc loin d’être résolue même si l’Etat abandonne pendant encore plusieurs années les dividendes attendus  de l’entreprise. EDF va donc intégrer dès cette année dans ses comptes le scénario d’un prolongement de la durée de vie de ses centrales nucléaires françaises au-delà de 40 ans, a déclaré le PDG du groupe, Jean-Bernard Lévy, dans une interview parue samedi. L’enjeu est considérable pour l’électricien public, qui traverse une zone de turbulences financières, dans la mesure où un amortissement de son parc nucléaire français sur une durée plus longue aurait pour effet mécanique d’améliorer ses comptes. « D’ici l’arrêté de nos comptes semestriels, nous tirerons les conséquences comptables de notre intention de prolonger la durée de vie de nos centrales existantes, au-delà de 40 ans, et dans le respect des exigences de sûreté », a affirmé Jean-Bernard Lévy au Figaro. La ministre de l’Energie, Ségolène Royal, s’était dite prête, fin février, à donner son feu vert à un prolongement de l0 ans de la durée de vie des centrales, sous réserve d’un avis favorable de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN). L’ASN devrait se prononcer sur la question d’ici 2018 ou 2019. EDF peut anticiper cet avis comme il l’avait fait en 2003 en allongeant l’amortissement de ses réacteurs de 30 à 40 ans. L’accord de principe de l’autorité n’était intervenu qu’en 2009.bLe groupe a annoncé vendredi une série de mesures pour renforcer sa structure financière, dont une augmentation de capital de quatre milliards d’euros, financée aux trois quarts par l’Etat, actionnaire à 85%.Ces décisions ont été dévoilées à l’issue d’un conseil d’administration qui a également reporté la décision de mener à bien un investissement de 23 milliards d’euros dans le projet d’EPR britannique d’Hinkley Point

(Avec Reuters)

Nouveau Règlement de comptes mortel à Marseille : banal !

Nouveau Règlement de comptes mortel à Marseille : banal !

Encore un nouveau règlement de comptes mortels à Marseille à Marseille, un événement qu’on pourrait considérer comme banal s’il n’était pas aussi dramatique. D’une certaine manière,  cette délinquance fait partie de la vie de Marseille, une délinquance qui s’appuie notamment sur les sanctuaires criminels que constituent  les zones de non-droit qui organisent  le trafic de drogue à partir en particulier des quartiers nord. Pourtant Marseille n’est pas heureusement Chicago, c’est même sans doute une des villes les plus agréables à vivre cependant la criminalité spécifique tue son image. Bien que les moyens des forces de l’ordre étaient été  renforcés et que des résultats aient  été obtenus le taux de criminalité demeurent inadmissibles. Comme inadmissibles ces zones de non-droit désertés par l’État et les responsables locaux. En cause l’hypocrisie de responsables qui préfèrent que ces quartiers soient régulés par une économie parallèle pour éviter d’éventuelles révoltes sociales. Un homme de 35 ans a donc encore été tué par balles dans les quartiers nord de Marseille, dans un probable règlement de comptes, a-t-on appris de source policière. Vers 22h00, la victime a été visée par plusieurs coups de feu, alors qu’elle conduisait une voiture, dans la cité Castellas (15e arrondissement), l’une de celles où la police tente d’enrayer le trafic de drogue, a précisé cette source. Le ou les agresseurs ont pris la fuite. « Vu le profil de la victime », connue de la police pour son implication dans le trafic de stupéfiants, et le mode opératoire, la piste du règlement de compte « est privilégiée », a précisé la source policière. Depuis le début de l’année, au moins six homicides ont été commis en pleine rue et à l’arme à feu, à Marseille et dans les Bouches-du-Rhône. Le dernier a eu lieu lundi dernier, lorsqu’un jeune homme de 25 ans avait été tué d’une rafale de kalachnikov dans une autre cité de la ville. Dans au moins deux cas, ces meurtres sont considérés par les autorités comme des règlements de comptes, en raison du mode opératoire et du mobile supposé. D’une manière générale, à Marseille et dans les Bouches-du-Rhône, presque tous les types de délinquance ont baissé l’an dernier, parfois de manière très importante. Le nombre d’homicides, en revanche, a un peu augmenté. Dans l’ensemble du département, 22 règlements de comptes ont été répertoriés en 2013, 26 en 2014 et 21 en 2015. Ces faits ont provoqué la mort de 17 personnes en 2013, 18 en 2014 et 19 en 2015.

Indemnités chômage : les solutions de la Cour des comptes

Indemnités chômage : les solutions de la cour des comptes

 

 

Pour la Cour des Comptes, il n’y a pas de remède miracle sauver le régime d’assurance chômage mais un ensemble de mesures destinées à peser sur les recettes et sur les dépenses. L’éventuelle croissance économique à elle seule sera insuffisante pour rééquilibrer les comptes. Cela d’autant plus que l’Unedic prévoit encore une augmentation du chômage toute catégorie confondue en 2016 «Compte tenu du nombre actuel de chômeurs, il n’est pas possible, à conditions inchangées de gestion du régime, d’attendre de la seule reprise de la croissance économique la résorption de la dette de l’Unedic», écrivent les magistrats de la rue Cambon. D’après l’Unedic pas d’inversion de la courbe du chômage en 2016 et même une légère augmentation toutes catégories confondues. En cause, une croissance économique qui ne sera pas suffisante pour absorber l’augmentation du nombre de demandeurs d’emploi. L’Unedic se fonde sur une hausse du PIB de 1,4 % alors que le gouvernement a retenu 1,5 % mais rien n’est sûr dans ce domaine, l’OCDE par exemple ne prévoit que 1,2 % pour la France. Un chiffre plus vraisemblable si l’on s’en tient aux résultats probables du premier trimestre 2016 et notamment au recul de l’activité privée en février. En effet L’activité dans le secteur privé en France s’est légèrement contractée en février après 12 mois consécutifs en zone de croissance, sous l’effet notamment d’une baisse des nouvelles commandes, selon la version flash des indices PMI de Markit ;  en conséquence, L’organisme gestionnaire de l’assurance chômage a revu en hausse ses anticipations pour 2016, où elle n’attend plus qu’une baisse limitée à 25.000 du nombre de demandeurs d’emplois de catégorie A (sans activité) et une hausse de 26.000 en y ajoutant les catégories B et C. Elle tablait précédemment sur 51.000 demandeurs de moins en catégorie A cette année et 1.000 de moins en A, B et C. Pour 2017, le scénario de l’Unedic diffère peu, avec une nouvelle baisse de 26.000 du nombre de demandeurs de catégorie A mais encore une hausse de 10.000 pour les A, B et C. Si ces prévisions qui porteraient à 5,502 millions le nombre de chômeurs fin 2016 puis 5,511 millions fin 2017 se confirment, la perspective d’une réelle baisse du chômage, dont François Hollande à fait une condition de sa candidature pour un nouveau bail à l’Elysée, s’éloignerait à nouveau. Les révisions de l’Unedic tiennent pour une bonne partie à une année 2015 plus difficile que prévu précédemment, qui s’est soldée par près de 90.000 demandeurs de catégorie A en plus là où l’institution gérée paritairement par le patronat et les syndicats tablait encore en octobre sur +62.000. Elle attribue la baisse des demandeurs de catégorie A attendue cette année à l’entrée en formation des chômeurs concernés par le plan d’urgence annoncé par le gouvernement.  Le régime ayant été en constant déficit depuis 2009, la dette atteint des niveaux abyssaux: près de 26 milliards d’euros fin 2015 et 35 milliards projetés en 2018. Pour sortir de cette impasse, la Cour rappelle que le patronat et les syndicats, qui cogèrent l‘Unedic, ont en leurs mains de nombreux leviers, tant du côté des recettes que des dépenses. À l’heure où les partenaires sociaux viennent de débuter la renégociation des règles d’indemnisation des chômeurs, le document de la Cour tombe à pic. Une véritable taxation des contrats courts – une option défendue par les syndicats et que le patronat ne rejette pas d’emblée – rapporterait 400 millions d’euros par an, soulignent ainsi les magistrats de la rue Cambon. Une hausse de 0,1 point des cotisations ferait entrer 500 millions d’euros dans les caisses et la fin du plafonnement des cotisations, 800 millions, toujours selon la Cour. Reste que le patronat ne veut pas entendre parler de la première solution, au nom de la défense de la compétitivité, et que la seconde soulève des problèmes juridiques (le système de l’Unedic étant assurantiel). Du côté des dépenses, de fortes économies sont possibles. Pour être indemnisé en France, il suffit d’avoir travaillé 4 mois au cours des 28 derniers mois. Remonter le seuil à 6 mois permettrait à l’Unedic d’économiser 1,8 milliard d’euros par an, d’après la Cour. Quant à la diminution du ratio «un jour cotisé donne droit à un jour indemnisé» à «un jour cotisé donne droit à 0,9 jour indemnisé», elle dégagerait 1,2 milliard d’économies. Et si les trois années d’indemnisation étaient réservées au plus de 55 ans (et non aux plus de 50 ans), l’Unedic dépenserait 550 millions d’euros en moins. Enfin, la Cour pointe une autre source d’économie en s’interrogeant sur «la participation du régime d’assurance-chômage au financement de Pôle Emploi, soit actuellement 10% des contributions perçues», qui devrait être «étayée par des études détaillées». Plus généralement, la Cour estime nécessaire que les conventions d’assurance-chômage, qui fixent les règles d’indemnisations, soient conclues pour des durées plus longues que les deux ans en cours actuellement. Et ce afin de mieux prendre en compte l’exigence d’équilibre à moyen terme du régime. Quant à l’Etat, il devrait plafonner la garantie qu’il accorde à l’Unedic sur sa dette, pour inciter les partenaires sociaux à limiter celle-ci.

Cour des comptes : un inventaire à la Prévert de la gestion des finances publiques .

Cour des  comptes : un inventaire à la Prévert de la gestion des finances publiques

 

 

 

Comme chaque année, la Cour des Comptes sort son rapport général sur la gestion des finances publiques (seule une partie de ce rapport est publique, on se demande pourquoi !). Un rapport qui n’apporte pas grand chose de nouveau et qui traite de sujets assez disparates. De ce point de vue, les rapports sectoriels de la Cour des Comptes sont beaucoup plus intéressants que le rapport général. La Cour des Comptes insiste sur le dérapage possible des finances publiques et comme d’habitude met en évidence que les recettes sont sans doute surestimées (comme la croissance) , qu’à l’ inverse les dépenses sont sous-estimées. Du coup,  la Cour des Comptes confirme que la France ne respectera pas les critères budgétaires, ce qui ne constitue pas vraiment un scoop. On aborde ensuite en vrac l’échec du contrat de génération qui devait concerner 100 000 intéressés potentiels alors qu’on n’en comptera à peine 50 000 d’ici 2017. La Cour des Comptes évoque aussi la question du coût de l’entretien du parc nucléaire et l’impasse financière dans laquelle se trouve EDF. Une analyse très partielle qui n’aborde pas la question de l’enfouissement des déchets du nucléaire et du renouvellement à terme du parc, soit un enjeu de l’ordre de 300 milliards en incluant la modernisation du parc actuel. La Cour des Comptes constate aussi qu’il reste des efforts à faire en matière de lutte contre la fraude fiscale. Bizarrement, on s’attaque aussi au fonctionnement de la Poste et des postiers alors que ces derniers ont sans doute une productivité très au-dessus des salariés des autres entreprises du secteur public. Autres sujets traités, la fraude dans les services de transport en Île-de-France, la question du recyclage des déchets et du tri, le coût du logiciel de gestion des salaires des militaires, les dépenses des théâtres nationaux, l’institut du cheval français et une piste de ski !  Si la Cour des Comptes veut rendre utile son rapport elle aurait sans doute intérêt à resserrer un peu les thématiques traitées. Dernière question, non traitée celle-là, celle du coût  de la Cour des Comptes : 200 millions, une paille ! Là aussi on pourrait s’interroger pour savoir s’il ne serait pas plus efficaces de recourir à des audits privés tant pour des motifs de coût  que pour des raisons de compétence. (La Cour des Comptes est essentiellement composée d’anciens élèves de l’ENA).

Christian Estrosi épinglé par la Cour des Comptes

Christian Estrosi épinglé  par la Cour des Comptes

On espère que Christian Estrosi ne gérera pas la région dont il est maintenant le président comme il a géré sa ville en effet la gestion de la ville de Nice dont il est le maire fait l’objet de nombreuses critiques de la part de la Cour des Comptes. Le budget de la ville de Nice a été passé au peigne fin par la Chambre régionale et territoriale des comptes. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que la situation financière de la commune pilotée par Christian Estrosi n’est pas bonne. En effet, la dette de la commune a explosé. Entre 2007 et 2014, elle est passée de 367 millions d’euros à plus de 500 millions d’euros. Et la situation n’est pas prête de s’améliorer. « La projection réalisée jusqu’en 2020 aboutit, malgré les hypothèses optimistes retenues par la commune, à des soldes en forte diminution et à une insuffisance d’épargne nette de près de 100 M€ sur la période », explique le document. La baisse des dotations de l’État ou les coûts de fonctionnement du stade de l’Allianz Riviera ne sont pas les seuls critères à faire pencher la balance du mauvais côté. L’organe décentralisée de la Cour des comptes pointe du doigt les dépenses injustifiées et surtout illégales de la commune à l’attention de sa masse salariale. En effet, on pourrait croire qu’elles auraient tendance à diminuer avec la mutualisation des ressources humaines entre la Ville et la Métropole. Au contraire, la courbe n’a pas été inversée.  À en croire le document, le paiement des heures supplémentaires aux agents ne se fait pas dans les règles à Nice. « La commune, qui procède au paiement d’heures supplémentaires aux agents, n’a pas mis en place de système automatisé de contrôle du temps de travail, ainsi qu’elle en avait l’obligation puisqu’un tel contrôle conditionne le paiement de ces heures. Elle n’est ainsi nullement en mesure de vérifier le temps de travail réellement effectué par les agents. » « Prime de vacances », « prime de théâtre », « prime de départ en retraite »… La mairie, emmenée par le nouveau président de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, verserait des primes à gogo à ses agents en toute irrégularité. La chambre a recommandé à la Ville de mettre immédiatement un terme à ces dépenses. En effet, les agents niçois sont parfois surprotégés. La mairie offre aux futurs retraités un « congé libérable » d’une durée de deux mois. L’objectif : utiliser ce congé pour « permettre (aux agents) de prendre conscience de leur nouveau statut ». Pendant ce temps, les salariés, qui n’occupent pas leur poste, perçoivent l’intégralité de leur revenu. Là encore, la mesure est illégale. « Elle représente l’équivalent de 20 emplois à temps plein », a calculé la chambre.

Banques : pourquoi les comptes courants ne sont pas rémunérés en France ?

Banques : pourquoi les comptes courants ne sont pas rémunérés en France ?

C’est la question que pose avec beaucoup de pertinence l’association de consommateurs CLCV. Non seulement les comptes courants ne sont pas rémunérés en France mais en outre on applique à partir du 1er janvier des frais supplémentaires de gestion et 70 % des Français seront concernés. On sait que lesdites banques disposent d’environ 350 à 400 milliards de trésoreries provenant des comptes courants. Une trésorerie bien entendue utilisée à la fois pour renforcer les critères de solvabilité mais aussi pour les activités de prêts et d’investissement. Il existe « une certaine exception française » sur la question de la rémunération des comptes courants, explique François Carlier, de l’association Consommation Logement et Cadre de Vie (CLCV). Il rappelle que jusqu’en 2005, nous étions le dernier pays européen à interdire la rémunération des comptes courants. C’est l’Europe qui a contraint la France à mettre fin à cette interdiction. « Depuis, à part quelques offres souvent temporaires, la place bancaire française n’a toujours pas pour habitude de rémunérer les comptes courants », note le journaliste. Hors de nos frontières, cette pratique est plus généralisée, même si le niveau de rémunération est assez réduit (« moins de 1% pour les premiers 1.000 ou 2.000 euros laissés sur le compte »).  François Carlier explique que les banques françaises disposent de plus de 300 milliards d’euros de dépôt à vue des particuliers. « C’est une ressource gratuite pour les banques qui peuvent placer cet argent, d’où l’argument de rémunérer ces dépôts », dit le journaliste. Pour lui, la vraie raison du blocage vient du fait qu’à l’étranger ces comptes rémunérés servent à attirer de nouveaux clients et sont des « outils de concurrence » entre les établissements.

La dépense publique dérive toujours (Cour des Comptes)

La dépense publique dérive toujours (Cour des Comptes)

Nouveau cri d’alerte de Daniel Migaud président de la cour des comptes qui considère que la France n’a pas modifié  sérieusement la dérive des comptes publics. Il dénonce notamment l’utilisation de la contrainte de sécurité pour légitimer des dépenses inutiles. Même sur le terrain économique le président de la Cour des Comptes considère que le lien qui est généralement fait en France entre niveau de dépenses publiques et action pour la croissance est très spécieux. «Regarder la réalité en face.» Et cette réalité, c’est le nécessaire besoin de maîtriser la dépense publique, selon un message que la Cour martèle depuis des années. D’où l’inquiétude de Didier Migaud. Alors que le gouvernement prévoit un léger regain d’activité, en prévoyant une croissance de 1,5% cette année, il rappelle que «notre pays s’est trop fréquemment reposé par le passé sur une embellie économique fugace pour relâcher l’effort». L’action et l’argent publics doivent aller de pair avec «la vérification des résultats obtenus». Pas sûr que la réponse de Valls soit puissamment rassurante pour la Cour des Comptes, Valls qui propose-enfin pourrait-on dire-  une étude pour mieux évaluer les politiques publiques.

Affaire tapie : règlement de comptes financiers. …..et politiques

Affaire tapie : règlement de comptes financiers. …..et politiques

Pourquoi a-t-il fallu 20 ans de procédure pour mettre enfin un terme au scandale de l’affaire tapie ? Tout simplement parce que les dimensions économiques, politiques et financières étaient très impliquées. L’histoire Tapie a commencé sous la gauche. À l’époque Tapie soutenaient Mitterrand. On lui a alors ouvert largement les portes du financement bancaire en particulier du Crédit Lyonnais. Grâce à cela il a pu développer son empire. Contraint de revendre Adidas, il a alors tourné casaque en soutenant Sarkozy. En retour, ce dernier a autorisé un arbitrage bidon pour que Tapie récupère plus de 400 millions d’euros de la vente d’Adidas. Une opération frauduleuse autorisée par Sarkozy, couverte Claude Guéant, par la ministre des finances l’  »exemplaire » Christine Lagarde. Pour éviter de mettre en cause la responsabilité de Christine Lagarde dont la France a besoin à la tête du FMI, on a donc fait porter le chapeau au directeur de cabinet de Christine Lagarde à savoir Richard actuellement patron d’Orange. Toutefois la condamnation de Richard ennuie le gouvernement car cela serait susceptible de déstabiliser Orange. Bref une grosse magouille qui a débuté sous la gauche et s’est transformée en une énorme escroquerie lorsque Sarkozy était au pouvoir. Aujourd’hui on assiste à un règlement de comptes politiques et financiers de cette affaire non sans arrière-pensée. William Bourdon, qui a représenté les parties civiles dans l’affaire de l’arbitrage Crédit Lyonnais, était l’invité de France Info. Il estime la condamnation infligée à Bernard Tapie par la cour d’appel de Paris « logique ». « C’est une fraude exceptionnelle dans l’histoire de la Ve République », dit-il.  Représentant les parties civiles, c’est à dire les intérêts de l’Etat dans l’affaire de l’arbitrage Tapie-Crédit Lyonnais, Me William Bourdon s’est félicité de la condamnation de Bernard Tapie par la cour d’appel de Paris. L’homme d’affaire doit rembourser 404 millions d’euros. Et il n’a pas de mots assez durs pour qualifier les faits : « une fraude hors-norme, exceptionnelle dans l’histoire de la Ve République« . « C’est 20 ans de mensonges qui s’écroulent, martelés auprès de l’opinion publique, martelés auprès de certains juges« , un « extraordinaire numéro de charlatan, qu’il a mené avec un talent hors normes« .

Simplifier les minima sociaux (Cour des comptes)

Simplifier les minima sociaux (Cour des comptes)

La Cour des Comptes propose de simplifier 2 rationaliser les minima sociaux qui sur la tendance représenteront environ 28 milliards en 2017. La Cour des Comptes note que le dispositif actuel n’empêche pas certains de s’installer de manière durable dans l’assistanat. Par exemple plus de la moitié des bénéficiaires du RSA le sont depuis plus de trois ans. D’une manière générale ces minima sociaux ne permettent pas de sortir de la pauvreté et de se réinsérer professionnellement. Il n’incite d’ailleurs pas à retrouver du travail. Les propositions de la Cour des Comptes sont intéressantes cependant bien insuffisantes pour encourager le retour à l’emploi. Regrouper les minima sociaux autour de trois grandes allocations, c’est donc  une proposition de la Cour des comptes pour simplifier le système actuel. En effet, dans un référé rendu public le 26 novembre 2015, la juridiction financière présente cinq observations et recommandations, résultats d’une enquête sur les minima sociaux. Les « minima sociaux » sont 9 dispositifs regroupant le revenu de solidarité active (RSA), le revenu de solidarité outre-mer (RSO), l’allocation de solidarité spécifique (ASS), l’allocation transitoire de solidarité (ATS), l’allocation temporaire d’attente (ATA), l’allocation veuvage, l’allocation supplémentaire invalidité (ASI), l’allocation adulte handicapé (AAH) et l’allocation de solidarité pour les personnes âgées (ASPA). La Cour des comptes dresse un bilan  »insatisfaisant en matière de lutte contre la pauvreté et de retour à l’emploi ». Car les minima sociaux ne permettent pas aux allocataires de sortir de la situation de pauvreté. Le rapport souligne notamment que le montant du RSA est inférieur au seuil de pauvreté. Dès lors, la moitié des allocataires restent pauvres « en condition de vie ». Les bénéficiaires des minima sociaux trouvent d’ailleurs très rarement un emploi.

 

BNP : encore une taxe pour la tenue des comptes !!!

BNP : encore une  taxe pour la tenue des comptes !!!

Non seulement les comptes courants ne sont pas rémunérés (alors qu’ils servent aux prêts et à la spéculation)  mais les banques françaises vont percevoir comme la BNP  de nouveaux frais de gestion. En plus évidemment des frais déjà prélevés (plus de 16 euros ce moi-ci pour ce qui me concerne et sans découvert ; motifs «  commissions sur services et opérations bancaires. »). Sans parler des autorisations de débit facturées ,elles,au taux exorbitants de 15.90% soit un taux de TAEG de 20.5%. Alors que la banque a augmenté ses profits de plus de 16% au premier trimestre (profits chiffrés en milliards pour l’année) ; Pour la première fois, BNP Paribas facturera donc, à partir du 1er janvier, des frais de tenue de compte, selon Le Parisien-Aujourd’hui-en-France. Ces frais comprennent la comptabilisation des paiements et encaissements, la surveillance quotidienne des comptes, la sécurisation des opérations et la protection des données personnelles, écrit la banque dans un courrier adressé ces derniers jours à ses clients. Le montant s’élèverait à 2,5 euros par mois, soit 30 euros par an. «Ce tarif sera ramené à 2 euros par mois pour les personnes ayant accepté de recevoir leurs relevés de compte de façon dématérialisée (sur Internet)», précise la direction de BNP Paribas, citée par le journal. Seuls les moins de 26 ans seront exemptés de ces frais supplémentaires, tout comme les clients d’Esprit libre (NDLR: le nom d’une offre proposant un paquet de services). Une aberration selon Serge Maître, porte-parole de l’Association française des usagers des banques, cité par Le Parisien. Il rappelle que les clients ont deux mois pour contester par écrit ces hausses de tarifs. «Le droit français nous oblige à posséder un compte en banque et les banques nous obligent désormais à payer pour ce compte, déclare-t-il. Les dépôts sont une source de revenus pour les banques. Elles utilisent cet argent pour financer leurs crédits immobiliers».  En appliquant désormais ces frais, BNP Paribas rejoint un certain nombre de banques qui ont déjà fait ce choix. C’est le cas notamment de la Caisse d’Épargne, de la Banque Postale, de HSBC ou encore du CIC. De son côté, la Société générale envisagerait également de facturer ces prestations à hauteur de 2 euros, à partir du 1er janvier prochain. Selon une étude de Panorabanques.com réalisée auprès de 158 banques, les frais de tenue de banque ont progressé de 14,2% en 2014 et de 22,8% en 2015.

Politique d’asile française : du pipeau d’après la Cour des comptes

Politique d’asile française : du pipeau d’après la Cour des comptes

 

La France qui a déjà été condamnée par l’ONU et l’Europe pour sa politique d’asile l’est cette fois par la Cour des comptes. Résumons, l’asile est refusé pour environ 75% des demandeurs mais 96% restent sur le territoire. Cela après des démarches interminables et coûteuses pour la collectivité et les  intéressés  – bref une politique d’asile complètement illusoire et inefficace. Sévère dans les textes, inopérante dans la réalité.  « En France, le délai global est de deux ans en moyenne, sans prendre en compte les demandes de réexamen, alors que les durées moyennes dans les autres États européens sont bien inférieures: cette durée est ainsi d’un an en Allemagne », peut-on lire dans le référé de la cour des comptes. La réduction des délais présenterait deux avantages, selon la Cour : permettre de réaliser des économies, mais aussi « dissuader certaines demandes d’asile a priori infondées et de rendre moins délicat l’éloignement des personnes déboutées ». Le manque de suivi des demandeurs d’asile aboutit en effet à ce que les personnes qui ne bénéficient pas de l’asile restent malgré tout le plus souvent sur le territoire français.   »(Quelque) 74% des demandes d’asile ont été rejetées chaque année en moyenne entre 2009 et 2013, en France. L’enquête de la Cour fait apparaître que le taux d’exécution des obligations de quitter le territoire français (OQTF), notifiées aux personnes déboutées du droit d’asile, est de 6,8% », selon la Cour. « In fine, plus de 96% des personnes déboutées resteraient en France compte tenu, d’une part, du taux d’exécution très faible des OQTF et, d’autre part, des procédures et des recours engagés par les demandeurs d’asile. » Valls dans sa repose affirme que le renforcement des effectifs va permettre d’améliorer la situation. Ce serait plutôt le contraire. Il faudrait moins de procédures mais appliquées et moins de fonctionnaires.

Équilibre des comptes de la Sécu: c’est- pas pour demain ! (Cour des comptes)

Équilibre des comptes de la Sécu ‘ c’est- pas pour demain ! ( Cour des comptes)

 

 

Lors  des dernières prévisions on avait pensé rétablir les comptes de la sécurité sociale en 2017. Compte tenu des dérives actuelles la Cour des Comptes ne fixe même plus d’horizon et considère qu’un rééquilibrage n’est pas possible avant 2020 autant dire à la St Glin-Glin.  Il faut dire que la situation est particulièrement catastrophique puisque le déficit devrait  encore tourner autour de 13 milliards en 2015. Soit  un déficit cumulé de plus de 200 milliards. En cause évidemment des dépenses qui ne sont pas toujours contrôlées mais aussi des recettes insuffisantes comte  tenu notamment du nombre de cotisants. Un nombre de cotisants plombés par la situation du chômage. Le retour à l’équilibre des comptes de la Sécurité sociale n’interviendra pas avant 2020 au mieux, ce qui accroît les risques d’aléas sur la maîtrise des dépenses et la dette, estime la Cour des comptes, parlant d’une situation « dangereuse ». Dans son rapport annuel sur le sujet paru mardi, elle appelle à des efforts « plus ambitieux » sur les dépenses, particulièrement pour l’assurance-maladie, où l’objectif a été tenu mais dont le rythme de hausse reste soutenu. « La permanence des déficits sociaux et le gonflement de la dette sociale qui en résulte (…) fragilisent considérablement » la Sécurité sociale, a déclaré le premier président de la Cour, Didier Migaud, lors d’une conférence de presse. « Une nouvelle fois, une part des prestations a été financée à crédit, alors même qu’il s’agit de dépenses courantes », a-t-il dit. « Il s’agit là d’une anomalie profonde et dangereuse, d’autant que des marges de manœuvre importantes existent. » La Cour rappelle dans son rapport que la réduction du déficit a été une nouvelle fois obtenue par une progression des ressources (+3,3%) plus rapide que celle des dépenses (+2,2%). Alors que le déficit de la Sécurité sociale ne devrait que peu reculer en 2015 à 13,0 milliards contre 13,2 milliards selon les prévisions de juin, « l’objectif affiché d’un équilibre des comptes sociaux en 2017 est désormais reporté à un horizon indéfini », souligne la Cour. La trajectoire prévue « conduit à repousser tout retour à l’équilibre au-delà de 2020, dans le meilleur des cas », ajoute-telle, soulignant que « la dette sociale continue de progresser ». Cette dette doit se stabiliser en 2015 selon les prévisions de la loi de financement de la Sécu mais la part financée à très court terme s’accroît et la Cour estime à six milliards d’euros le risque en cas de remontée des taux fin 2018. Le déficit de la Sécurité sociale, qui reste « une anomalie » selon la Cour des comptes, reste en grande partie imputé à la branche maladie du régime général dont le déficit devrait se creuser de 0,6 milliard en 2015 à 7,2 milliards. Elle relève que la reprise possible de l’inflation, la renégociation de la convention médicale et des mesures pour les fonctionnaires en 2016 pourraient mettre en péril ces objectifs. « La maîtrise des dépenses d’assurance maladie passe par deux leviers : l’accélération de la recomposition de l’offre de soins d’une part, une régulation plus vigoureuse des postes de dépenses particulièrement dynamiques d’autre part », dit la Cour.  La Cour des comptes dresse en effet un bilan très contrasté de la réorganisation de l’offre de soins depuis vingt ans. L’hôpital conserve une place prépondérante (37% des dépenses de santé) et le virage ambulatoire évoqué souvent n’a pas eu lieu. Or les soins de ville, eux, ont peu évolué, estime-t-elle, alors que leur coût augmente vite (+2,9% en 2014).

Il faut une cure d’amaigrissement de la fonction publique ( Cour des comptes)

Il faut une  cure d’amaigrissement de la fonction publique ( Cour des comptes)

 

En apparence la Cour des Comptes semble recommander une cure d’amaigrissement assez sévère de la fonction publique. Cela d’autant plus qu’on assiste à une dérive de la masse salariale par rapport aux prévisions budgétaires. Pour cela la Cour des Comptes reprend à son compte la suppression le non remplacement d’un fonctionnaire sur deux lors  du départ à la retraite,  d’une manière générale la cour préconise une meilleure adaptation des effectifs aux missions réelles. Elle pointe aussi des dérives par rapport au respect du temps de travail. Autant de reproches qui ne sont pas très nouveaux et des préconisations de portée un peu trop générael. La vraie question n’est en effet pas de réduire un peu la fonction publique mais de remettre complètement à plat les missions et leurs conditions d’application. En clair redéfinir de façon assez fondamentale ce qui relève effectivement des missions régaliennes, tout ce qui ne l’est pas le transférer au privé, voire le suppuimer.  Dans le cas de de  missions régaliennes distinguer ce qui doit être effectué avec un statut de fonction publique pour les salariés de ce qui peut être effectué par exemple par voie de délégation de service public par le privé. L’enjeu c’est de supprimer à terme de l’ordre d’un million de fonctionnaires, on ne pourra jamais y arriver avec des mesurettes de petits ajustements ou des petits coups de rabot. Le poids de la fonction publique en France plombe en effet la compétitivité un double titre. D’une part du fait du coup de la masse salariale et du fonctionnement autre, d’autre part du fait de la bureaucratie que cela engendre en termes de procédure de contrôle et de fiscalité. Dans un rapport publié ce mercredi, les Sages de la rue Cambon formulent donc  une série de propositions pour réduire la masse salariale dans la fonction publique, dont le non remplacement d’un départ à la retraite sur deux.  Dans un rapport publié ce mardi à l’occasion de l’audition de Didier Migaud, son Premier président, par la commission des Finances du Sénat, la Cour veut  freiner la progression de la masse salariale dans la fonction publique. Une masse salariale qui, comme le rappelle les Sages de la rue Cambon, représente près d’un quart des dépenses publiques, avec des effectifs qui représentent un emploi sur cinq en France, la proportion la plus importante dans l’OCDE derrière celle des pays scandinaves. L’effort à fournir est d’autant plus important que les dérives sont importantes. Selon le rapport de la Cour,  » le budget triennal de l’État pour 2015-2017 retient une progression de 250 millions d’euros par an de la masse salariale alors que la politique mise en œuvre depuis 2013 entraîne une croissance tendancielle estimée à 700 millions d’euros « . Et de poursuivre :  » des économies sont nécessaires chaque année pour un montant de 450 millions d’euros, s’agissant de l’État, et pour un montant deux fois plus élevé, s’agissant des autres administrations publiques, pour respecter cette programmation. Elles devraient même être encore plus importantes pour s’assurer contre les risques de dépassement des objectifs tenant aux fragilités des outils de budgétisation et de pilotage de la masse salariale, en particulier de celle des administrations publiques autres que l’État. Les annonces récentes concernant le renforcement des effectifs de sécurité et de défense fragilisent grandement le respect de cette trajectoire car elles impliquent d’identifier dans les autres ministères des économies au-delà de 450 millions d’euros par an « . Quelles mesures proposent la Cour sachant que, de son point de vue, l’actuelle politique salariale, symbolisée notamment par le gel prolongé du point ne pourra pas être prolongée  » indéfiniment  » et sera  » insuffisante  » pour financer ces réformes. Trois leviers doivent être actionnés. La Cour suggère d’identifier les marges encore disponibles pour rendre les rémunérations plus équitables et plus incitatives à la performance. Elle propose aussi de maîtriser davantage les effectifs, » pour financer la modernisation de la gestion des ressources humaines « . « Alors que l’État a fortement ralenti leur progression, les opérateurs, les collectivités locales et les hôpitaux ont maintenu une politique de recrutement dynamique. Une reprise de la baisse des effectifs de l’État assortie d’efforts accrus des autres administrations publiques permettrait de mener une politique salariale moins contrainte. Pour éviter une politique de « rabot », la maîtrise des effectifs devrait reposer sur des gains de productivité structurels soigneusement identifiés, et sur une réflexion sur le périmètre des missions et leur répartition entre les niveaux d’administrations « .Alors que François Hollande a supprimé la règle du non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite, la Cour recommande d’y revenir.  » À titre illustratif, la reprise d’un objectif de non-remplacement d’un départ à la retraite sur deux permettrait une économie annuelle d’environ 750 millions d’euros « , avance le rapport. Enfin, pour maintenir la qualité des services publics, la Cour recommande d’identifier les marges « existantes portant sur la durée effective du travail ». Pour quelles raisons ? Elle semble « inférieure » à la durée légale dans certains services.

Armée : il faut réduite le prix du rata (Cours des comptes)

Armée :  il faut  réduite le prix du rata (Cours des comptes)

 

 

 

 

Traditionnellement les menus servis à l’armée ne figuraient pas au hit-parade des trois-étoiles du Michelin. Pourtant avec la professionnalisation,  il semble bien que la qualité gastronomique des repas servis se soit notoirement améliorée. En tout cas leur coût jugé excessif est critiqué par la Cour des Comptes ; Il  n’y a pas que le rata qui est en cause mais aussi la productivité des restaurants militaires inférieure de moitié à celle de la restauration collective privée. Le coût est sans doute aussi critiquer car dans nombre de cas ces repas sont gratuits pour les militaires La Cour se base sur un coût total estimé à 819 millions d’euros en 2013, pour 10.000 agents employés, et un repas unitaire évalué à 15,60 euros. Des coûts dont la Cour regrette au passage qu’ils ne soient pas connus avec précision et qu’ils n’incluent pas les rémunérations du personnel employé dans les fonctions supports, qui représente tout de même 570 postes. Revenant sur le prix de 15,60 euros, les Sages écrivent que « ce prix de revient devrait d’autant plus être maîtrisé que de très nombreux militaires bénéficient de la gratuité des repas ». Ils comparent ainsi ce coût avec celui des repas externalisés dans les restaurants du ministère de la défense, évalués à 9,70 euros.  Il y a donc un écart de près de 6 euros ou 38% entre un repas fabriqué en régie et un autre facturé dans le cadre d’une externalisation auprès d’un prestataire privé.  La Cour reconnaît que cet écart « peut s’expliquer » mais n’en critique pas moins les causes. Tout d’abord le nombre d’agents employés: « un restaurant relevant du secteur de la restauration collective privée compte en moyenne de 5 à 9,5 employés, tandis qu’ils sont en moyenne plus de 20 par restaurant dans les armées ».  De plus, « chaque agent des restaurants externalisés par le ministère de la défense prépare et sert 51,9 couverts par jour alors que les restaurants militaires en régie n’atteignent que 23, 1 repas par jour par agent », poursuivent les auteurs du référé. Les Sages appellent ainsi à « une amélioration de la productivité ». La Cour relève également que « la plupart des restaurants des armées sont ouverts tous les jours alors que leur fréquentation est notablement réduite les week-ends » et que le statut des personnels ne permet que peu de souplesse.  Au final, les Sages appellent le ministère de la Défense à viser « rapidement » un prix moyen de revient du repas proche de 10 euros, soit le coût observé dans les contrats d’externalisation. A la clef, les Sages estiment l’économie potentielle à environ 200 millions d’euros.

Rachida Dati : la diva coincée par la cour des comptes

Rachida Dati :   la diva coincée par la cour des comptes

 

 

Rachida Dati, c’est un peu comme Sarkozy, elle a un rapport maladif avec le luxe et l’argent . Après l’affaire des frais de téléphone, des amendes, du procès en paternité du patron de Barrière, c’est la gestion de son ancien ministère qui est en cause;   C’est en tout cas ce que démontre la cour des comptes  qui dénonce les dépenses somptuaires de Rachida Dati quand elle était ministre. Alors que Rachida Dati s’était faite remarquer pour ses tenues luxueuses lorsqu’elle était ministre, la Cour des Comptes a soigneusement épluché ses frais de représentation pendant son passage place Vendôme. Il apparait que plusieurs dépenses n’ont pas été suffisamment ou du tout justifiées. Dans une liste publiée en annexe de son arrêt, la Cour recense plus de 1500 euros de vêtements et accessoires, près de 1400 euros de « cadeau de luxe », plusieurs notes de restaurant ou de vins, et une myriade de factures de « pâtisserie » oscillant entre 4 et 312 euros. Le Point évoque l’achat d’un foulard Hermès aux frais de l’Etat sans que l’arrêt de la Cour des Comptes ne le mentionne. Mais le plus gros de la somme invalidée concerne toutefois un tout autre dossier. Le gendarme des finances de l’Etat a découvert que le ministère de la Justice avait passé en 2008 un contrat avec la société Giacometti-Péron et associés, également impliquée dans l’affaire des sondages de l’Élysée. Ce contrat a permis à la société de Pierre Giacometti, un proche de l’ancien président, de toucher 51.029,36 euros en 2008 et 127.573,40 euros en 2009. Problème: aucune des factures produites par l’entreprise ne justifiait les prestations exécutées.

 

 

Jean-Marie Le Pen ne veut pas s’expliquer sur ses comptes en Suisse

Jean-Marie Le Pen  ne veut pas s’expliquer sur ses comptes en Suisse

 

Jean-Marie Le Pen a refusé mardi de s’expliquer sur un éventuel compte bancaire caché en Suisse, dénonçant une offensive générale « menée par des organes para-policiers ». Selon le site d’information en ligne Mediapart, le président d’honneur du Front national a placé de l’argent en Suisse par le biais d’un trust (société de gestion patrimoniale) géré par Gérald Gérin, l’un de ses proches collaborateurs et trésorier de son association de financement Cotelec. « Cela fait partie de l’offensive générale qui est lancée contre nous. Je ne suis pas tenu de m’expliquer sur ce que dit n’importe qui, en particulier les organes para-policiers qui sont chargés de semer la perturbation dans la classe politique », a dit Jean-Marie Le Pen sur France Inter. « C’est comme ça qu’ils gagnent leur croûte : ils manient le scandale, le ‘on-dit’. Voilà, c’est tout », a-t-il ajouté avant de couper court à la conversation. Selon Médiapart, le fondateur du FN a déposé 2,2 millions d’euros, dont 1,7 million en lingots et pièces d’or, à la banque HSBC puis les a transférés en 2014 à la Compagnie bancaire helvétique (CBH) aux Bahamas. Marine Le Pen « est très surprise, n’en connaissait rien non plus, et attend, comme nous tous, des explications des éclairages et des explications de Jean-Marie Le Pen », a déclaré lundi Florian Philippot, le vice-président du FN, sur iTELE. Le Front national fait actuellement face à une double enquête sur son financement. Les juges Renaud Van Ruymbeke et Aude Buresi ont ainsi mis en examen six personnes, prestataires du FN et responsables du micro-parti de la présidente du FN Marine Le Pen, « Jeanne ». Parallèlement, la Brigade financière épluche le patrimoine de Jean-Marie Le Pen depuis fin 2013 à la suite d’un signalement de l’ex-Commission pour la transparence financière de la vie politique.

 

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