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Cahuzac : du compte caché au conte fantastique

Cahuzac : du  compte caché au conte fantastique

 

 

Merveilleuse et lamentable affaire Cahuzac  qui risque de faire  l’actualité pendant des semaines et des mois tellement l’histoire qu’il raconte est romanesque. Voilà maintenant qu’après avoir dissimulé et menti,  il attribue à Michel Rocard les raisons de ces détournements financiers. Une histoire évidemment incroyable d’autant qu’il ajoute immédiatement que Michel Rocard n’était pas au courant. Au moins préserve-t-il la mémoire d’un des rares hommes exemplaires du système politique ;  ceci étant cette affaire est significative des modes de fonctionnement du système politique, des pratiques des apparatchiks et de la collusion entre l’argent et la politique. Certes on ne peut accuser tout les responsables de malversations surtout de ce type mais tous ou presque sont prisonniers en quelque sorte du mode de financement des organisations politiques et des combines des personnages troubles  de leur entourage qui en profitent pour s’enrichir. Le plus pitoyable dans l’argumentation de Cahuzac  c’est  qu’il refuse de donner les noms de ses donateurs et de ceux des proches de Michel Rocard pour lesquels soi-disant il travaillait. Il y a quelque chose de merveilleux tout autant que pitoyable dans les différents versions de Cahuzac  que qui pourrait maintenant sans doute se reconvertir dans le roman. Cet homme sait nous tenir en haleine dans un environnement de bas-fonds il y a quelque chose d’Eugène Sue. De Machiavel et d’Arsène Lupin aussi.  Le premier compte bancaire en Suisse ouvert par Jérôme Cahuzac n’a pas servi à cacher ses avoirs mais à financer de manière occulte l’activité politique de l’ancien Premier ministre Michel Rocard en 1992-1993, après sa démission, a déclaré lundi l’ancien ministre du Budget devant le tribunal correctionnel de Paris. Ces révélations de l’homme au centre du plus gros scandale du quinquennat de François Hollande, jugé à Paris pour fraude fiscale et blanchiment, ont surpris le tribunal, qui l’a assailli de questions. Devant les juges, il avait en effet reconnu l’existence de son compte caché à l’étranger, tout en assurant l’avoir approvisionné exclusivement avec des revenus tirés de ses activités de chirurgien et d’une mission de conseil auprès d’un laboratoire pharmaceutique. « Après mes aveux, j’ai décidé de tout prendre sur moi, pour ne pas faire de mal » à Michel Rocard notamment, a déclaré lundi Jérôme Cahuzac à la barre. « J’ai beaucoup hésité à dire ce qu’il en était ou à m’en tenir à la version de l’instruction. Si je me suis décidé à vous en parler, c’est qu’en conscience, je ne crois pas que ça nuira à son héritage politique. Ses amis ont fait comme tout le monde, parce qu’on ne pouvait pas faire autrement », a-t-il ajouté, se disant persuadé que l’ex-Premier ministre « ignorait tout ». Ce financement occulte provenait de laboratoires pharmaceutiques, a indiqué l’ancien ministre. Jérôme Cahuzac dit s’être vu confier pour mission, au printemps 1992, de trouver de l’argent auprès de dirigeants de l’industrie pharmaceutique pour financer l’activité de son mentor, qu’il avait suivi au pouvoir en intégrant le cabinet de son ministre de la Santé, Claude Evin, puis hors du pouvoir, après sa démission. « Il m’est alors dit que la seule façon d’aider ne peut être que de manière occulte et parallèle », a-t-il expliqué lundi. De retour dans les bureaux de Michel Rocard, où il rapporte les propos des industriels, Jérôme Cahuzac raconte qu’on lui répond, en substance, « pourquoi pas, mais pas en France. » « Puisque ça ne doit pas se faire en France, je demande à (l’avocat) Philippe Péninque d’ouvrir un compte en Suisse », poursuit Jérôme Cahuzac, ajoutant qu’à l’époque, le financement occulte était la règle, dans tous les partis. L’ouverture de ce compte, auprès de la banque suisse UBS, « c’était du financement politique pour un homme dont j’espérais qu’il aurait un destin national », explique encore l’ancien ministre, qui dit l’avoir fait par « militantisme sincère ». Interrogé par le président du tribunal sur les hommes politiques, proches de Michel Rocard, qui lui ont donné le feu vert pour se lancer dans ce financement occulte, Jérôme Cahuzac a refusé de donner des noms, riant parfois devant l’insistance du président, qui lui a demandé s’ils avaient toujours des responsabilités politiques. Certaines de ces « personnalités politiques » ont « progressé », s’est-il contenté d’indiquer. Y avait-il un commanditaire qui coordonnait tout cela, lui demande le président ? Pas vraiment, sous-entend l’ancien ministre : « C’était un bazar dont vous n’avez pas idée ». Ce financement de l’ex-Premier ministre (1988 à 1991), décédé le 2 juillet dernier, a duré sept mois, de novembre 1992 à mai 1993, assure Jérôme Cahuzac. Puis il a pris fin en 1993, après la « déroute des législatives », raconte-t-il à la barre. Jérôme Cahuzac dit s’être alors tourné vers « la ou les personnes » qui lui avaient demandé de gérer ce financement occulte, pour savoir que faire de ces fonds, qui « ne lui appartiennent pas ». « Tu ne bouges pas, on te dira », lui répondent-elles. « On ne m’a jamais dit ». (Avec Reuters)

Compte pénibilité : légitime mais bureaucratique

Compte pénibilité : légitime mais bureaucratique

De bonne foi il est légitime d’apprécier la prise en compte de la pénibilité pour le reclassement des travailleurs concernés et pour leur retraite. Ceci étant les mesures d’application comme souvent en France s’inscrivent dans la logique bureaucratique. La question centrale est de savoir si on peut définir des critères aussi théoriques pour apprécier la pénibilité et si cela relève de la responsabilité des chefs d’entreprise. Reste que la mise en œuvre de ce compte de pénibilité ressemble à une cathédrale administrative. La question se pose aussi de savoir si c’est bien à d’entreprise de définir les points à attribuer en fonction des conditions de travail spécifiques. Peut-être cette tâche devrait-elle incomber à la médecine du travail à la fois pour une évaluation plus neutre mais aussi pour une approche individualisée de la pénibilité car tout critère moyen n’a guère de sens compte tenu de la diversité des contextes de travail.  Le patronat est donc entré en résistance contre le compte pénibilité, dont un nouveau volet entre en vigueur le 1er juillet, en menaçant de ne pas appliquer ce dispositif de prévention des conditions de travail pénibles. « Nous ne savons pas appliquer la loi (…) Sur les six nouveaux critères, nous ne savons pas faire », a déclaré mercredi le président du Medef, lors d’une rencontre avec la presse. « Rendez-vous dans deux jours, on ne saura pas faire (…) On a alerté le gouvernement depuis des semaines, des mois », a ajouté Pierre Gattaz. « Dans l’état actuel, les entreprises ne pourront pas appliquer le dispositif pénibilité. » Il a estimé que « l’administration ne sait pas faire non plus. » La ministre des Affaires sociales, Marisol Touraine, a dénoncé la position du patronat, jugeant que « la démocratie ne s’arrête pas aux portes du Medef ». « Pierre Gattaz met en difficulté les entreprises et s’attaque aux droits des Français », a-t-elle écrit sur Twitter. Le Compte personnel de prévention de la pénibilité (CPPP), intégré au Compte personnel d’activité (CPA) créé par le projet de loi Travail en cours d’examen au Parlement, attribue des points aux salariés exposés à des conditions de travail pénibles ou à des risques professionnels. Ce compte, plafonné à 100 points sur l’ensemble de la carrière, ouvre droit à une formation professionnelle pour accéder à un emploi moins exposé, à un passage à temps partiel sans baisse de rémunération ou à une retraite anticipée. Dix facteurs de pénibilité ont été recensés dans le cadre de la dernière réforme des retraites. Les quatre premiers (travail de nuit, en équipes alternées, répétitif ou à cadence contrainte et en milieu hyperbare) sont pris en compte depuis janvier 2015. Les six autres (manutention de charges lourdes, postures pénibles, vibrations mécaniques, contact avec des agents chimiques dangereux, températures extrêmes et bruit) sont censés être pris en compte à partir de vendredi.

(Avec Reuters)

Le patronat n’appliquera pas compte pénibilité

Le patronat n’appliquera pas compte pénibilité

Le Medef n’appliquera pas le compte pénibilité considérant que sa mise en œuvre était impossible dans les conditions actuelles. En cause surtout sa complexité qui vise à attribuer des points pour les salariés soumis à des conditions de travail très difficiles. L’intention est à la fois juste et louable car il est logique que les salariés dont les conditions de travail sont les plus pénibles puissent bénéficier d’avantages soit pour se reclasser soit pour partir plus tôt à la retraite. Reste que la mise en œuvre de ce compte de pénibilité ressemble à une cathédrale administrative. La question se pose aussi de savoir si c’est bien à d’entreprise de définir les points à attribuer en fonction des conditions de travail spécifiques. Peut-être cette tâche devrait-elle incomber à la médecine du travail à la fois pour une évaluation plus neutre mais aussi pour une approche individualisée de la pénibilité car tout critère moyen n’a guère de sens compte tenu de la diversité des contextes de travail.  Le patronat est donc entré en résistance contre le compte pénibilité, dont un nouveau volet entre en vigueur le 1er juillet, en menaçant de ne pas appliquer ce dispositif de prévention des conditions de travail pénibles. « Nous ne savons pas appliquer la loi (…) Sur les six nouveaux critères, nous ne savons pas faire », a déclaré mercredi le président du Medef, lors d’une rencontre avec la presse. « Rendez-vous dans deux jours, on ne saura pas faire (…) On a alerté le gouvernement depuis des semaines, des mois », a ajouté Pierre Gattaz. « Dans l’état actuel, les entreprises ne pourront pas appliquer le dispositif pénibilité. » Il a estimé que « l’administration ne sait pas faire non plus. » La ministre des Affaires sociales, Marisol Touraine, a dénoncé la position du patronat, jugeant que « la démocratie ne s’arrête pas aux portes du Medef ». « Pierre Gattaz met en difficulté les entreprises et s’attaque aux droits des Français », a-t-elle écrit sur Twitter. Le Compte personnel de prévention de la pénibilité (CPPP), intégré au Compte personnel d’activité (CPA) créé par le projet de loi Travail en cours d’examen au Parlement, attribue des points aux salariés exposés à des conditions de travail pénibles ou à des risques professionnels. Ce compte, plafonné à 100 points sur l’ensemble de la carrière, ouvre droit à une formation professionnelle pour accéder à un emploi moins exposé, à un passage à temps partiel sans baisse de rémunération ou à une retraite anticipée. Dix facteurs de pénibilité ont été recensés dans le cadre de la dernière réforme des retraites. Les quatre premiers (travail de nuit, en équipes alternées, répétitif ou à cadence contrainte et en milieu hyperbare) sont pris en compte depuis janvier 2015. Les six autres (manutention de charges lourdes, postures pénibles, vibrations mécaniques, contact avec des agents chimiques dangereux, températures extrêmes et bruit) sont censés être pris en compte à partir de vendredi.

(Avec Reuters)

Frais de compte bancaire au 1er janvier : une imposture

Frais de compte bancaire au 1er janvier : une imposture

 

La plupart des grandes banques se sont donc mises d’accord pour instaurer à partir du 1er janvier une taxe destinée à rémunérer les frais de gestion pour la tenue des comptes courants. Il s’agit là d’une véritable imposture. D’abord parce que la France a refusé d’effectuer une véritable réforme bancaire séparant les activités de dépôt des activités d’investissement (sous-entendu de spéculation). Du coup, les banques françaises peuvent en toute tranquillité continuer de récolter la manne que représentent les comptes courants tout en se livrant à leurs activités d’investissement et de spéculation ; de toute manière, le client lui est prisonnier de la législation puisqu’il doit nécessairement posséder un compte bancaire pour percevoir ses revenus. Cette manne est loin d’être négligeable puisqu’elle représente 300 400 milliards en permanence. (C’est-à-dire le solde des comptes non utilisés). Or non seulement cette manne avec laquelle les banques travaillent  n’est pas rémunéré mais en plus les banques veulent taxer la gestion des comptes courants entre parenthèses décomptent déjà taxés à hauteur de près de 200 euros par an (carte bancaire, découvert, services tec).  Avec la Société Générale et BNP Paribas à partir du 1er janvier, ce sont désormais près de 80% des établissements bancaires qui appliquent des frais de tenue de compte courant à leurs clients. En effet, en 2016, les deux banques factureront respectivement 24 euros et 30 euros par an la détention d’un compte courant, alors que ce service était jusqu’à présent offert. Société Générale et BNP Paribas rejoignent ainsi un mouvement déjà largement engagé avant elles par des banques soucieuses de rattraper le manque à gagner lié au plafonnement ou à l’interdiction de frais divers (commissions d’intervention, envoi de relevés papier, émission de chèques…) et l’accroissement, selon elles, des coûts de sécurisation des transactions. En 2010, seulement un tiers des banques facturaient ce service.

« Compte-Nickel » compte bancaire alternatif des buralistes fait un tabac

« Compte-Nickel » compte bancaire alternatif des buralistes fait un tabac

Pour un abonnement annuel de 20 euros, Compte-Nickel offre le service bancaire minimal : une carte MasterCard, un RIB, un site Internet et un service clients. L’inscription se fait en cinq minutes. Une adresse et une pièce d’identité suffisent, aucune condition de revenus n’est exigée. Car le compte, débité instantanément, a la spécificité de ne pouvoir être débiteur. Pas d’argent ? La carte est bloquée. Un modèle qui évite aux ménages les plus modestes des frais d’agios punitifs. « Nous sommes le seul service bancaire qui ne fasse pas payer les pauvres plus cher que les riches ». Tout en séduisant une cible extrêmement large, du chômeur au bobo argenté, bien au-delà des populations fragiles (chômeurs, interdits bancaires) visées à l’origine. « Je vois de tout, confirme un buraliste du VIe arrondissement parisien. Des étudiants en colocation, une dame qui confie la carte à son employée de maison, des jeunes salariés… » la start-up qui a lance le compte Nickel pense atteindre bientôt la barre de 1 million de clients. . Déjà un millier à s’être équipés d’une borne Compte-Nickel, les bureaux de tabac seront bientôt trois fois plus nombreux. Un investissement de 1 million d’euros. « Nous sommes en train d’instruire les dossiers de 1.700 buralistes qui seront bientôt équipés », précisent les responsables de la start-up. Pour ces petits distributeurs, confrontés à une baisse des ventes du tabac, des jeux et des timbres fiscaux, Compte-Nickel est un relais de croissance et une façon d’améliorer leur image. De vendeurs de tabac, ils deviennent banquiers. Plus chic. D’où l’implication forte de leur organisme professionnel, la Confédération nationale des buralistes de France, actionnaire historique, qui a renforcé sa participation à 6,1%.  Distribué plus largement, Compte-Nickel veut aussi toucher d’autres publics. En octobre, il a lancé une offre pour les mineurs. Pour le même prix que leurs aînés, les 12-18 ans peuvent ouvrir un vrai compte. Seule différence, toutes les transactions sont validées par un parent.  Autre vaste territoire de chasse, Compte-Nickel va attaquer début 2016 le marché des professionnels, une cible de 4,5 millions de clients : très petites entreprises (moins de dix salariés et 2 millions de chiffre d’affaires), professions libérales, artisans… Là encore, il cassera les codes et les prix, sur un marché plutôt mal couvert. Chiches sur les facilités de paiement, les banques pratiquent des marges élevées sur la location de terminaux. « Comme pour les particuliers, nous serons quatre à cinq fois moins chers que les banques »,

Compte pénibilité : Valls moins pénible lâche du mou

Compte pénibilité : Valls moins  pénible lâche du mou 

 

Devant la fronde patronale qui considérait le compte pénibilité comme une nouvelle cathédrale administrative, Valls devient moins pénible et lâche du mou. Surtout ce ne serait plus à l’employeur de suivre le nombre de points pénibilité mais à  la caisse assurance vieillesse. Le patron lui fournira les éléments une fois par an avec la fiche de paye. Ces points doivent permettre au salarié qui travaillent dans des conditions difficiles  de prétendre légitimement  à certaines formation et même de partir en retraite jusqu’à deux ans avant la date prévue. En fait il semble bien qu’on s’oriente plus vers un suivi individualisé des salariés mais vers quelque chose de plus collectif avec des fiches  métiers par type de pénibilité donc. C’est une  avancée consenti par Valls mais pas forcément bien appréciée par les syndicats qui préféreront notamment le suivi individualisé au suivi plus collectif. La mesure doit normalement appliquer partir de 2016. 

Compte caché de Jean-Marie Le Pen en Suisse : « étrange » ( Philippot)

Compte caché de Jean-Marie Le Pen en Suisse : « étrange » ( Philippot)

 

« Je ne peux pas croire que cela soit vrai » a lâché ce lundi 27 avril sur i-TÉLÉ Florian Philippot à la suite des révélations de Mediapart sur les 2,2 millions d’euros qu’aurait caché Jean-Marie Le Pen en Suisse. « Non, je ne suis pas du tout au courant, j’ai appris comme vous tout cela cet après-midi, je ne sais pas du tout si c’est vrai, cela me parait étrange connaissant Jean-Marie Le Pen », a affirmé à ce sujet le vice-président du Front national.
D’après le site d’information, le fondateur du Front national a « détenu un compte caché chez HSBC, puis à la Compagnie bancaire helvétique (CBH), à travers un trust placé sous la responsabilité légale de son majordome, Gérald Gérin ». « Je crois qu’il s’en expliquera, c’est une affaire personnelle qui le concerne. J’ai eu Marine Le Pen au téléphone qui est très surprise et qui n’en connaissait rien non plus et qui attend comme nous tous des éclairages et des explications de Jean-Marie Le Pen », a déclaré Florian Philippot. Interrogé par ailleurs sur la crise récente au FN après les propos réitérés de Jean-Marie Le Pen sur les chambres à gaz, le vice-président du FN a déclaré qu’il « ne menait aucune guérilla à personne ». « Je ne suis pas dans un combat personnel dans cette affaire-là (…) je suis dans un débat d’idées sous la conduite, la direction, l’impulsion, de Marine Le Pen la présidente du Front ». Interrogé sur le point de savoir s’il « demandait toujours l’exclusion » de Jean-Marie Le Pen, Florian Philippot a répondu : « Je n’ai jamais rien demandé. Je n’ai jamais demandé l’exclusion. Je n’ai jamais donné de position publique, moi », a-t-il affirmé. Au plus fort de la crise, il avait affirmé que « toutes les options étaient sur la table », déclenchant l’ire de la députée FN du Vaucluse, et petite-fille du président d’honneur, qui lui reprochait cette « initiative personnelle » de « débat sur l’exclusion ». Peut-il être sanctionné s’il ne vient pas au bureau exécutif du 4 mai prochain? « Oui, on peut », a répondu Florian Philippot. « Je crois qu’il a plutôt annoncé qu’il viendrait si j’ai bien suivi » a-t-il poursuivi, précisant qu’il n’avait pas de contact avec Jean-Marie Le Pen. 

La «grande réforme» sociale de Hollande: le compte personnel d’activité…… une arnaque !

La  «grande réforme» sociale de Hollande:  le compte personnel d’activité…… une arnaque !

 

En faiat la grande réforme sociale dont a parlé Hollande sur Canal + se réduit à un carnet , un carnet personnel d’activités qui ne fait que reprendre les différents droits déjà acquis mais qui pourra éventuellement être étendu à d’autres. Une vraie réformette et dangereuse en plus si par exemple on déviât y mettre les droits d’ancienneté pesant sur les charges sociales. Ce pourraiat être complètement improductifs pour les salariés âgés et constituer un obstacle à l’embauche. Pour l’instant rien n’est décidé et considérer que ce compte personnel d’activité est la grande réforme du quinquennat relève de l’arnaque pure et simple.  Ce compte, annoncé le 3 avril par le chef de l’Etat, regroupe les différents comptes existants (pénibilité, formation, compte épargne-temps…), que les salariés pourront conserver tout au long de leur carrière. «J’ai voulu créer – et ça va être la grande réforme du quinquennat – le capital de ceux qui travaillent […] À mesure qu’on avance dans la vie active on sera doté d’un certain nombre de crédits de formation. Si l’on est sorti de l’école très tôt, on aura un capital de départ. Ceux qui sont dans des métiers pénibles, ils auront des droits supplémentaires. Ceux qui n’utilisent pas tout le temps de travail et le compte épargne temps, ils pourront aussi capitaliser sur ce compte.»

Compte Personnel d’Activité : une nouvelle usine à gaz

Compte Personnel d’Activité : une nouvelle usine à gaz

 

A défaut de compétences économiques et sociales le gouvernement a recours à l’ingénierie sémantique pour inventer des usines à gaz. Le compte personnel d’activité sera une sorte de carnet de travail suivant le salarié pendant toute sa vie et cumulant ses différents droits sociaux. Une bonne idée en apparence mais qui pourra se retourner contre le salarié si le cumul des droits fait peur au nouveau patron. Sans parler de la complexification administrative si par exemple le patron doit gérer les cotisations à 50 mutuelles complémentaires .  Certains droits ne pourront en effet pas être «  portables ». déjà en ce moment nombre d’entreprise préfèrent embaucher un jeunes pour remplacer un plus ancien aux charges top lourdes.  Les Français vont devoir s’habituer à un nouvel acronyme: le CPA, pour Compte Personnel d’Activité. Manuel Valls a annoncé mercredi que la loi sur le dialogue social, qui sera présentée le 22 avril en Conseil des ministres et votée d’ici à juillet, créera le CPA. Destiné à entrer en vigueur au 1er janvier 2017, il regroupera plusieurs droits et suivra la personne tout au long de sa vie active. L’exécutif veut aller plus loin. Il a chargé les syndicats et au patronat de négocier, en 2016, les contours et le fonctionnement de ce nouvel outil. Mais il fait déjà connaître ses objectifs. «Il serait bon de procéder par étapes et que le CPA regroupe d’abord les droits liés à l’emploi et la formation», explique une source gouvernementale. Soit les actuels compte personnel de formation, compte pénibilité, compte épargne-temps (qui deviendrait portable), et éventuellement les droits rechargeables à l’assurance-chômage. Les mutuelles et la prévoyance ne seraient pas intégrées immédiatement – cela serait trop complexe. Surtout, le gouvernement souhaite des passerelles entre les droits. «Par exemple, des jours accumulés sur le compte épargne temps pourraient être transformés en jours de formation», explique-t-on à Matignon. Au Medef, on trouve l’idée «intéressante», à condition que ce CPA, gage de sécurité pour les salariés, aille de pair avec des réformes introduisant plus de «flexibilité, notamment pour rompre le contrat de travail». L’UPA (artisans) est plus dubitative et craint que cet outil «complexifie les tâches administratives des chefs d’entreprise». Même son de cloche à la CGPME.«Attention à l’effet sac à dos. Le chef d’entreprise ne voudra pas embaucher un senior susceptible d’avoir accumulé beaucoup de droits à prendre», alerte Jean-Eudes du Mesnil, son secrétaire général. «Je redoute l’usine à gaz», avoue même un syndicaliste. Au gouvernement, on rétorque que des limites seront fixées, qu’il s’agit d’articuler des droits existants déjà, que l’entreprise recruteuse ne subira pas de surcoût et qu’elle pourra avoir intérêt à embaucher une personne ayant des capacités de formation.

Compte pénibilité : « Ubuesque « (CGPME)

Compte pénibilité : « Ubuesque «  (CGPME)

Dun coté le pacte de responsabilité avec enfin une tentative d’alléger la fiscalité sur le travail mais aussitôt compensée par la cathédrale administrative du compte pénibilité. Bref ce qui est accordé fiscalement d’ une ‘ main est repris tout aussi vite par la bureaucratie ; Un compte impossible à tenir tellement les concepts de pénibilité retenus sont nombreux. Et dans un an les facteurs de pénibilité seront encore plus nombreux et plus complexes. De toute manière un compte qui ne servira pas à grand-chose puisqu’en tout état de cause et dès aujourd’hui on peut prévoir que les retraites pleines ne pourront être touchées qu’à partir de 69 ans au premier janvier 2024.  ! Et d’ici une  vingtaine d’année s’il faudra bien compter encore avec 4 à  5réformes des pensions. Bref de quoi occuper des  fonctionnaire en tout cas. Interrogé sur l’entrée en vigueur du compte pénibilité au 1er janvier 2015, François Asselin, chef d’entreprise et futur président de la CGPME Poitou- Charentes, a déploré une réponse « décalée » du gouvernement. Le compte pénibilité est une réponse ubuesque à mettre en place. « Nous n’avons jamais été opposés à mettre ce sujet sur la table », se défend François Asselin qui doit prendre les rênes de la CGPME dans moins d’un mois. « Nous sommes pour la prévention et l’amélioration des conditions de travail », mais « le compte pénibilité est une réponse ubuesque à mettre en place », s’emporte-t-il.  Quatre facteurs (travail de nuit, travail répétitif, travail en milieu hyperbare et travail d’équipe en horaires alternants) sont désormais applicables pour le compte pénibilité et François Asselin s’inquiète déjà des six prochains facteurs qui « vont poser problème dans un an » (bruit, poussière, postures pénibles…). Autant d’éléments qui « vont être impossibles à mesurer et quantifier au jour le jour. » Il faut faire en sorte que nous ayons la liberté et la flexibilité quand on embauche  « La vraie question de fond c’est l’emploi », avance le président de la CGPME Poitou-Charentes. « Ce n’est pas qu’une question d’argent, précise-t-il. Embaucher quelqu’un c’est un acte d’espérance. Si cet acte ne se traduit pas dans les faits c’est qu’il y a un autre problème que l’allègement des charges. Il faut faire en sorte que nous ayons la liberté et la flexibilité quand on embauche quelqu’un », prône-t-il.  « Si on ajoute le compte pénibilité, c’est ajouter de l’administratif, des risques juridiques, et des problèmes d’argent », s’insurge François Asselin.

Compte pénibilité : « compliqué » même pour Mailly (FO)

Compte pénibilité : « compliqué »  même pour Mailly (FO)

Si c’est Mailly, le responsable FO qui le dit, on peut le croire. Jean Claude Mailly n’est en effet pas caractérisé par une grande souplesse en matière de négociation, ni même par son esprit ouverture. De fait il se confirme que ce compte pénibilité ressemble à une cathédrale administrative dont le coût et la gestion n’aurait jamais dû être supporté par les patrons mais par un organisme type sécurité sociale; Sans parler de la complexité extrême du concept de pénibilité. Le compte pénibilité est « compliqué » mais « pas question » de l’enterrer, a estimé lundi le numéro un de Force ouvrière, Jean-Claude Mailly, qui n’est pas opposé à une simplification de ce dispositif vilipendé par le patronat. « Je reconnais que c’est une mécanique compliquée, a déclaré Jean-Claude Mailly sur Europe 1. Pas tellement pour les grandes entreprises qui ont toujours les moyens de trouver la solution ( !!!!), mais pour les petites entreprises, ça peut être compliqué. » Mais « il n’est pas question qu’on revienne sur (le principe d’) un dispositif de pénibilité. Après, sur la modalité, tout peut être discuté à un moment donné, on peut peut-être simplifier certaines choses. » Le compte pénibilité, mesure emblématique de la dernière réforme des retraites, entre en vigueur partiellement au 1er janvier avec quatre critères pris en compte, qui permettront aux salariés ayant exercé des métiers pénibles de pouvoir se former, travailler à temps partiel ou partir plus tôt à la retraite. Six autres critères seront pris en compte à partir de 2016. Neuf Le gouvernement a confié une mission sur le sujet à Michel de Virville, conseiller-maître à la Cour des comptes qui avait établi le mode d’emploi du compte cet été, pour vérifier si tous les facteurs de pénibilité étaient applicables. « Si ce n’est pas applicable, je les changerai », a assuré début décembre François Rebsamen, le ministre du Travail. Pour Jean-Claude Mailly, « la bagarre n’est pas terminée ».

 

 

Compte Pénibilité : coût annuel du compte de 500 à 600 euros

Compte Pénibilité : coût annuel du compte de 500 à 600 euros

 

 Ce qui est en cause dans le compte pénibilité c’est non seulement son coût pas la paperasserie administrative qui va encore complexifier des procédures déjà étouffantes. Un compte difficile à tenir eu égard à la mobilité et à la mixité d’autres tâches ; En fait on transfère sur l’entreprise la gestion d’une sorte de dossier médical qui devrait être assumé par l’Etat par exemple la sécu. Le coût du compte pénibilité « s’élèvera à un montant compris entre 500 et 600 euros par an et par salarié », selon une tribune du délégué général du patronat de la métallurgie UIMM, Jean-François Pilliard, publiée par le Journal du Dimanche. « L’opération sera coûteuse pour les entreprises », affirme le responsable patronal, précisant que « selon une enquête réalisée par l’UIMM auprès d’entreprises métallurgiques de toute taille, le financement et la mise en œuvre du compte personnel de pénibilité s’élèvera à un montant compris entre 500 et 600 euros par an et par salarié, qu’il soit ou non concerné par le dispositif. » A la veille d’une semaine de mobilisation patronale, le responsable du Medef a repris les critiques de son organisation sur le compte pénibilité, jugé « contreproductif », « improvisé » et « mal conçu ». Selon lui, il s’agit d’un « dispositif antinomique avec l’objectif d’amélioration de la compétitivité industrielle expressément affiché par les pouvoirs publics. »

 

Cahuzac : un second compte planqué

Cahuzac : un second compte planqué

« Les yeux dans les yeux » mais cette fois devant la justice et Cahuzac avoue non pas un compte mais deux. dans un paradis fiscal. Selon le quotidien «Sud Ouest» de ce mardi, l’ancien ministre du budget a reconnu devant les juges qu’il savait que sa femme avait ouvert en 1997 un compte bancaire, crédité de 2,5 millions d’euros, dans le paradis fiscal de l’île de Man (nord-ouest du Royaume-Uni).  A son entrée au gouvernement, ce n’est donc pas d’un mais de deux comptes bancaires frauduleux que Jérôme Cahuzac portait le secret. Selon les informations du quotidien, une commission rogatoire (demande d’aide) exécutée par la justice britannique à la demande des magistrats français a intégralement confirmé documents à l’appui des déclarations spontanées de Patricia Ménard (ex-Cahuzac) sur l’existence d’un compte sur l’île de Man. Face aux preuves des magistrats, Jérôme Cahuzac a dû avouer. «Il connaissait l’existence de ce compte, mais n’y  a jamais transféré d’argent, n’en a pas reçu, il ignore ce qui a été fait avec», rapporte une source de Sud Ouest. En décembre 2012, l’ancien ministre du budget -alors en position- avait démenti publiquement des révélations du site Mediapart l’accusant d’avoir ouvert en 1992 un compte crédité de 600.000 euros dans l’établissement bancaire suisse UBS. Après avoir été contraint à la démission le jour de l’ouverture d’une information judiciaire, le 19 mars 2013, Jérôme Cahuzac avait finalement reconnu les faits devant les juges d’instruction  le 2 avril 2013.

 

Retraites compte pénibilité : Valls recule

Retraites compte pénibilité : Valls recule

 

Devant la fronde des patrons Valls a reculé sur le compte pénibilité, véritable cathédrale administrative qui s’ajoutent aux innombrables autres.  Le compte pénibilité, critiqué par le Medef, devait être mis en place au 1er janvier 2015, mais Manuel Valls a annoncé son report partiel à 2016, dans une interview à paraître mercredi 1er juillet dans Les Echos. « L’année 2015 sera une année de montée en charge progressive. (…) L’objectif est d’aboutir à une généralisation en 2016, dans les meilleures conditions », explique le chef du gouvernement, qui juge en outre « incompréhensible » un éventuel boycott par le Medef de la conférence sociale des 7 et 8 juillet. Estimant qu’il « y a une focalisation » sur le sujet du compte pénibilité et ne voulant pas « qu’il cristallise les tensions », Manuel Valls annonce qu’il va « demander à François Rebsamen (Travail) et à Marisol Touraine (Santé) de reprendre les projets de décret pour aller plus loin dans la simplification et la sécurisation du dispositif ».  »De même, nous allons compléter la législation sur le temps partiel, afin d’écarter tout risque juridique quand des contrats de moins de 24 heures par semaine sont établis avec l’accord individuel du salarié », ajoute-t-il. Le président du Medef, Pierre Gattaz, a menacé lundi de boycotter la conférence sociale des 7 et 8 juillet, si l’organisation patronale n’obtenait pas « cette semaine les réponses à (ses) questions », concernant notamment sa demande d’un report à janvier 2016 du compte pénibilité. « Si le problème de la pénibilité est réglé, avec un report en 2016, le Medef ira. Mais si nous n’avons pas clairement cette semaine les réponses à nos questions posées depuis des mois, il y a une éventualité de boycott », avait déclaré M. Gattaz « Je comprends évidemment l’inquiétude, l’angoisse, l’exaspération parfois, de beaucoup d’entrepreneurs, qui créent la richesse et l’emploi et dont les carnets de commandes sont insuffisants et incertains », dit Manuel Valls dans Les Echos.  »Mais on ne peut pas se plaindre du trop d’Etat et déserter le dialogue social. On ne peut pas vouloir être davantage respecté comme partenaires sociaux et ne pas respecter ses propres partenaires », ajoute le Premier ministre.

 

 

Grève SNCF : Sapin compte sur le pourrissement

Grève SNCF : Sapin compte sur le pourrissement

 

Sapin est un vieux routier de la politique, il sait que la grève SNCF est condamnée au pourrissement alors il montre ses muscles en déclarant que la réforme aura bien lieu à temps ; Une manière de montrer que ce gouvernement sait décider. Attitude d’autant plus facile que la réforme du système ferroviaire ne s’attaque pas à la vraie question de l’endettement (45 milliards, une paille !) encore moins à la politique des transports. Le ministre des Finances et des Comptes publics a en effet estimé, ce dimanche 15 juin, que le gouvernement ne devait pas reculer sur la réforme ferroviaire même si des aménagements peuvent être apportés.   »Il n’y a aucune raison de reporter la réforme ferroviaire« , a lancé Michel Sapin, le ministre des Finances et des Comptes publics sur Europe1 ce dimanche 15 juin.  L’ancien ministre du Travail a rappelé que ce texte qui « a été déposé depuis deux mois » « répond aux préoccupations des cheminots et des usagers ». Il a cependant concédé que des amendements au projet pourront être acceptés.  « Nous préparons la Sncf de demain », a-t-il ajouté. « La grève n’a pas de sens alors que la réforme est de bon sens ». Michel Sapin a aussi affirmé que  » ce ne sont pas des débats à l’intérieur d’un syndicat (la CGT ndlr) qui vont faire reculer le gouvernement ».  Michel Sapin est aussi revenu sur les réformes liées au pacte de responsabilité. « Evidemment que nous aurons une majorité » pour voter les deux collectifs, budgétaire et social, a assuré le ministre. Sur les économies budgétaires, il a refusé de confirmer que l’Elysée et Matignon ont retoqué sa demande d’un milliard d’économies à l’Education nationale. Il n’a pas donné davantage de précisions sur les baisses d’impôt pour les classes moyennes annoncées hier par Manuel Valls.

Cahuzac : sa femme possède elle aussi un compte en Suisse

Cahuzac : sa femme possède elle aussi un compte en Suisse

L’affaire Cahuzac n’en finit pas détonner avec la découverte d’un compte en Suisse au nom de la femme du ministre. Un ministre bien représentatif de la sociologie du PS où se côtoient oligarques, hauts fonctionnaires et affairistes. Pas étonnant que les couches populaires se tournent vers le populisme ! Cahuzac touchait des honoraires souvent versés en liquide… (Normal pour celui qui fut chargé du budget et donc de la fiscalité !) C’est ce qui pourrait expliquer un compte en Suisse bien fourni : un million d’euros, selon les enquêteurs. Un compte détenu par Patricia Cahuzac, médecin dermatologue, qui travaillait avec son mari Jérôme, ancien ministre, dans leur clinique d’implants capillaires. C’est en menant des investigations « complémentaires » à celles menées contre son mari que les enquêteurs ont découvert le pot-aux-roses, raconte le journal suisse l’Agefi, qui révèle l’information. Et qui raconte que des témoins ont évoqué de fréquents paiements en liquide.  Reste que, selon l’Agefi, le compte de Cahuzac a été ouvert en 1992, celui de Patricia beaucoup plus récemment ; celui de Jérôme est considéré comme « dormant », celui de sa femme était régulièrement alimenté ces dernières années.

Comptes bancaires : 60% dans le rouge

Comptes bancaires : 60% dans le rouge

 

Les Français ont du mal à boucler leur fin de mois. C’est ce que vient confirmer une étude du comparateur en ligne de frais bancaires Panorabanques.com, dévoilée par le Parisien ce lundi. D’après cette dernière, 65% des personnes interrogées déclarent un dépassement de leur découvert autorisé au moins une fois par an. Ils sont 28% à faire état d’un dépassement chaque mois. Un tiers des sondés seulement affirme ne jamais être dans le rouge.  D’après cette étude, les dépassements concernent surtout les Français les plus modestes, dont les revenus nets mensuels n’atteignent pas les 1500 euros. Dans cette catégorie, une personne interrogée sur trois avoue dépasser le découvert imposé par son banquier. À l’inverse, chez les Français gagnant plus de 3000 euros par mois, seule une sur huit franchit la limite. À noter que les femmes sont 32% à admettre toucher la limite du découvert autorisé contre 24% des hommes. Pour les habitués du dépassement de plafond, les frais peuvent parfois atteindre des sommets. Parmi ceux qui sont dans le rouge chaque mois, le surcoût varie entre 180 et 240 euros par an, selon l’étude. Ces frais sont multiples, rappelle Panorabanques.com: commissions d’intervention (appliquée lorsque des opérations de paiement sont effectuées sur un compte dont le découvert est dépassé), facturation de la lettre informant le client de sa situation de dépassement non autorisé et surtout agios (taux d’intérêt appliqué au découvert). Tous ces frais varient fortement d’un réseau à l’autre.  C’est dans le but de lutter contre les abus que le projet de loi bancaire, qui sera définitivement adopté jeudi, va instaurer un double plafonnement des frais de commission d’intervention. Le Parisien assure que pour le grand public, le coût sera limité à 8 euros par acte dans la limite de 80 euros par mois. Pour les Français les plus modestes, les frais seront abaissés à 4 euros par intervention pour un montant maximum de 20 euros par mois. Jusqu’ici, les prélèvements moyens par opération étaient compris entre 8 et 12 euros par acte et le plafond moyen fixé à 163 euros par mois. Pour les plus fragiles, les banques fixaient un plafond de 33,14 euros par mois. Les députés espéraient la mise en place d’un plafond unique mais une commission mixte paritaire a validé le double plafonnement défendu par les sénateurs et qui devrait être définitif. Fin juin, le ministre de l’Économie Pierre Moscovici avait en ce sens fait savoir que la gestion du double plafond était «préférable» au plafond unique.

 

Les comptes en Suisse des ministres expliquent la lenteur de l’exploitation de la liste HSBC

Les comptes en Suisse des ministres expliquent la lenteur de l’exploitation de la liste HSBC

 

L’informaticien de la banque suisse qui a révélé la fameuse liste de 6000 noms est toujours réfugié en Espagne, il craint pour son intégrité physique; Il attend depuis des années que le FISC exploite cette liste de 6000 noms français, il attend aussi une protection officielle. Notons au passage que cet informaticien a été accueilli à bras ouvert par les services fiscaux espagnols puisqu’il existait aussi à HSBC une liste d’exilés fiscaux espagnols (et de bien d’autres pays). En fait 86 exilés fiscaux français  seulement ont été inquiétés. Pourquoi ? Parce que ,comme l’a constaté la Suisse elle-même,  cette liste a été bidouillée par la France pour faire disparaître certains noms gênants. Ce que confirme aujourd’hui un ancien banquier suisse qui affirme que des ministres de droite et de gauche n’ont bien des comptes en Suisse pour des raisons fiscales. La fameuse liste  est en possession du ministère des finances depuis 4 ans mais on a toujours pas demandé à l’informaticien de collaborer. Juste après l’émission de France 2 qui dénonçait ce scandale, le ministère du budget a déclaré qu’il était prêt travailler avec ce témoin( un peu encombrant). Comment s’étonner dès lors de la lenteur de la lutte contre la fraude fiscale. De toute évidence il y a trop d’implications entre les milieux politiques et les milieux financiers et finalemenet l’affaire Tapie n’en est qu’une petite illustration.

Affaire Cahuzac: des laboratoires alimentaient le compte suisse

Affaire Cahuzac: des laboratoires alimentaient  le compte suisse

Des détectives mandatés par l’épouse de Jérôme Cahuzac affirmaient dès octobre 2012 détenir une liste de laboratoires ayant alimenté le compte caché de l’ex-ministre du Budget, a déclaré mercredi l’ancien agent du fisc Rémy Garnier devant la commission d’enquête parlementaire. Cet inspecteur des impôts du Sud-Ouest à la retraite, un des premiers à avoir évoqué, dans un mémoire à sa hiérarchie, un compte suisse de Jérôme Cahuzac, a affirmé avoir rencontré le 3 octobre, à leur demande, les détectives privés Alain Letellier et Florent Pedebas.  Selon lui, ils étaient mandatés par Patricia Cahuzac, en instance de divorce avec l’ex-ministre. Alain Letellier « était au courant » de l’existence du compte caché, a assuré Rémy Garnier, précisant que le détective avait « apparemment » été informé par Patricia Cahuzac.  Les deux hommes « avaient des documents sous les yeux avec une liste de laboratoires qui auraient alimenté le fameux compte », mais n’ont pas voulu la communiquer à l’ancien agent du fisc, a-t-il ajouté.   »A un moment donné il a été question de 1,5 million d’euros », a expliqué Rémy Garnier, tout en soulignant que les détectives lui ont affirmé ne pas avoir les montants des versements laboratoire par laboratoire.  Jérôme Cahuzac a avoué le 2 avril détenir 600.000 euros sur un compte secret à l’étranger. Son avocat a expliqué qu’une partie « accessoire » des sommes versées sur ce compte provenait de son activité de consultant pour l’industrie pharmaceutique dans les années 1990.  La commission parlementaire enquête sur l’action du gouvernement depuis la révélation, le 4 décembre par le site d’informations Mediapart, de l’existence de ce compte à l’étranger.

 

Sondage : 6 français sur 10 prêts à changer de banque si on garde son numéro de compte

Sondage : 6 français sur 10 prêts à changer de banque si on garde son numéro de compte

 

Aujourd’hui, 40% des Français rencontrent des problèmes quand ils changent de compte (chèque affecté sur l’ancien compte, prélèvement pas effectué…). Avec la possibilité de changer de banque, sans changer de numéro, le transfert serait automatique. Le client n’aurait plus à prévenir son employeur, son opérateur de téléphone, d’électricité ou de gaz, en envoyant un nouveau RIB pour que les prélèvements et les virements soient bien effectués sur le nouveau compte.  Si la loi passe l’an prochain, ce serait autant de paperasse en moins qui freine aujourd’hui le consommateur à passer le cap. De plus, le client pourrait faire jouer la concurrence. Il pourrait comparer les prix, avec une baisse des tarifs à la clé : en moyenne, une économie comprise entre 80 et 150 euros par an. En gardant son numéro de compte, quelle que soit la banque, on changerait davantage d’établissement bancaire. Vous ne vous entendez plus avec votre banquier ? Vous le quittez. Aujourd’hui, six Français sur dix avouent qu’ils changeraient de banque, s’il n’y avait pas à côté toute cette lourdeur. La France est le pays d’Europe où le taux de mobilité bancaire est le plus bas : 7,5% en prenant en compte les changements de caisse régionale appartenant au même réseau, contre 9% en Europe.  Changer de banque, combien ça coûte ? En principe, une banque n’a pas le droit de vous facturer des frais de clôture. Mais en revanche, elle peut vous faire payer 15 euros la ligne de compte, pour transférer un PEA. Dans ces cas-là, n’hésitez pas à négocier avec la nouvelle banque la prise en charge des frais de transfert.

 

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