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Guerre en Ukraine : l’Eglise orthodoxe russe complice

Guerre en Ukraine :  l’Eglise orthodoxe russe complice

 

Un papier du monde dénonce la complicité de l’église orthodoxe de Russie dans le massacre en Ukraine

 


Kirill, patriarche de Moscou et de toutes les Russies, est un pilier du régime du président Vladimir Poutine – ce n’est un secret pour personne – et fait abondamment écho à sa rhétorique sur une Russie rempart des valeurs chrétiennes traditionnelles dévoyées par l’Occident. Mais le soutien enflammé que le patriarche apporte à l’offensive militaire russe en Ukraine depuis février, y compris par des déclarations d’une virulence surprenante pour un homme d’Eglise, a causé des dissensions dans les rangs de l’orthodoxie mondiale. Kirill justifie l’invasion de l’Ukraine par sa dimension « métaphysique » ; pour lui, c’est une opération menée contre les « forces du mal » hostiles à l’unité du peuple et de l’Eglise russes.

 

Si le patriarche était le seul à porter, au nom de l’Eglise, ce discours d’un autre âge pendant les cinq premières semaines de l’offensive, il a ces derniers temps fait donner de la voix aux évêques, sans doute pour galvaniser des fidèles qui ne partagent pas tous son enthousiasme pour l’« opération militaire spéciale » du président Poutine en Ukraine.

Cette mobilisation de la hiérarchie religieuse russe heurte les orthodoxes ukrainiens. Ceux-ci sont divisés en deux Eglises, l’une placée sous l’autorité du patriarcat de Moscou, et l’autre, l’Eglise orthodoxe d’Ukraine, qui la refuse ; à la suite de l’annexion de la Crimée et de l’occupation du Donbass par la Russie, elle a obtenu en 2019 que le patriarche œcuménique de Constantinople, Bartholomée, le primus inter pares des quatorze chefs d’Eglises orthodoxes canoniques, lui accorde l’autocéphalie, c’est-à-dire l’indépendance vis-à-vis de Moscou. Fin février, le synode des évêques d’Ukraine a demandé à Kirill d’intervenir auprès du pouvoir russe pour faire arrêter la guerre, évidemment sans succès.

Parallèlement, le patriarcat de Moscou œuvre discrètement auprès des chancelleries européennes pour que les sanctions contre le régime russe épargnent les biens et les représentants de l’Eglise russe à l’étranger. Kirill tient beaucoup à échapper à l’isolement diplomatique qui frappe Vladimir Poutine ; c’est précisément ce levier-là que les responsables des autres religions devraient actionner pour faire pression sur le Kremlin. Si M. Poutine et son entourage sont devenus des parias, rien ne justifie que le patriarche Kirill qui le soutient si activement ait droit à un traitement de faveur.

Le chef de l’Eglise orthodoxe russe a-t-il sa place, par exemple, dans le Conseil mondial des Eglises ? La question est légitime. Tout aussi légitimes sont les interrogations sur l’opportunité d’une rencontre entre le pape François et le patriarche Kirill, prévue en 2022 après leur premier entretien, à Cuba, en 2016.

Merkel, complice de Poutine ?

Merkel, complice de Poutine ?

 

L’Allemagne s’interroge sur la responsabilité d’Angela Merkel dans l’escalade agressive de Vladimir Poutine

Quelques mois après son départ du pouvoir, l’ex-chancelière se voit reprocher d’avoir fait preuve d’un certain « laxisme » à l’égard du président russe.

( Par le correspondant du « Monde » en Allemagne)

Analyse.

 

Angela Merkel est de retour. Trois mois après son départ du pouvoir, l’ancienne chancelière se retrouve au cœur du débat public en Allemagne. La raison : la guerre en Ukraine, qui conduit à un réexamen sévère de sa politique à l’égard de la Russie, y compris au sein de sa famille politique.

La première à sonner la charge fut Annegret Kramp-Karrenbauer. « Après la Géorgie [en 2008] puis la Crimée et le Donbass [en 2014], nous n’avons rien fait pour véritablement dissuader Poutine », a tweeté l’ex-ministre de la défense (2019-2021), le 24 février, quelques heures après le début de l’offensive russe en Ukraine. Evoquant une « erreur historique », l’ancienne dauphine désignée de Mme Merkel n’a pas nommément mis en cause son ancienne patronne, mais l’allusion était transparente.

Depuis, d’autres dirigeants conservateurs lui ont emboîté le pas. A l’instar de Friedrich Merz, le président de l’Union chrétienne-démocrate qui, le 27 février devant le Bundestag, a qualifié de « champ de ruines la politique étrangère et de sécurité conduite par l’Allemagne et par l’Europe au cours des dernières années ». Lui non plus n’a pas eu besoin de citer Angela Merkel pour que l’on comprenne qui était, selon lui, la première responsable de ce cuisant échec.

Qu’est-il précisément reproché à l’ex-chancelière ? Les titres de deux longues enquêtes parues récemment dans la presse allemande résument assez bien les choses « Guerre en Ukraine : la culpabilité de Poutine et la contribution de Merkel » (Süddeutsche Zeitung, 18 mars) et « Le laxisme de la politique russe de Merkel comme héritage : un peu de boycott mais rien de plus » (Der Spiegel, 19 mars).

Pour certains, le péché originel remonterait au sommet de l’OTAN à Bucarest, en avril 2008. En se prononçant contre l’adhésion de l’Ukraine et de la Géorgie à l’Alliance atlantique, position également partagée par le président français Nicolas Sarkozy, Angela Merkel aurait aiguisé les appétits expansionnistes de Vladimir Poutine. Quatre mois plus tard, la Russie attaquait la Géorgie. « Le report de la date d’adhésion [de la Géorgie à l’OTAN] a renforcé la détermination de la Russie à passer à l’action », dénonça, à l’époque, le ministre tchèque des affaires étrangères Karel Schwarzenberg, dans le Spiegel« L’apaisement n’est pas une alternative », ajouta-t-il, sans alors imaginer que ce même reproche serait ensuite formulé à plusieurs reprises au sujet de la politique d’Angela Merkel vis-à-vis de Moscou.

Ce fut en particulier le cas en 2014-2015, après l’annexion de la Crimée par la Russie et le début de la guerre au Donbass, dans l’est de l’Ukraine. Certes, l’Allemagne fit partie à l’époque des pays qui poussèrent pour que l’Union européenne impose des sanctions à la Russie. De même, Angela Merkel s’impliqua activement, aux côtés de François Hollande, pour tenter de trouver une issue au conflit dans le Donbass : ce fut le « format Normandie », nom donné au quartet Russie, Ukraine, Allemagne, France, constitué en marge du 70e anniversaire du Débarquement, en juin 2014, et qui déboucha sur les accords de Minsk, en février 2015.

La Chine complice mais prudente

La Chine complice mais prudente

 

 

La Chine est profondément choquée de la boucherie subie par l’économie russe. Les responsables chinois – à tous les niveaux – se jurent qu’une telle strangulation ne leur arrivera pas. Les Occidentaux eux-mêmes n’en reviennent pas de cette renaissance de la toute-puissance de l’Ouest, qui se rend compte que -tous comptes faits – la mondialisation est une arme dont c’est lui qui détient le manche ! Par Michel Santi, économiste  dans la Tribune.

 

Opinion 

Voilà que certains politiques américains songent désormais sérieusement à «débrancher» la Chine si celle-ci devait persévérer dans une posture jugée arrogante et expansive. Voilà que d’autres faucons – s’apercevant que l’Occident n’est pas si faible, qu’il n’est plus timoré, qu’il a su très rapidement s’unir – envisageraient même de profiter d’une Chine aujourd’hui tétanisée, à tout le moins extraordinairement troublée, pour reconnaître de suite Taiwan.

La Chine est donc à l’heure des choix, qui pourraient se révéler lourds de conséquences pour elle, pour elle qui n’a pas vu venir cette guerre. Ou qui n’y a pas cru ni pris au sérieux les rapports secrets lui ayant été envoyés par les États-Unis faisant état d’une menace imminente d’invasion de l’Ukraine par la Russie. Cette Chine, qui en était parvenue à un stade de défiance absolue vis-à-vis des États-Unis et de tout ce qui en émanait, n’a donc pas pu apprécier à leur juste mesure les implications majeures de cette guerre unilatéralement déclarée par Poutine, car les deux pays s’étaient considérablement rapprochés ces dernières années. C’est très probablement à l’aune de cette étroite proximité personnelle entre Xi Jinping et Poutine qu’il faut également comprendre les certitudes de ce dernier dans son expédition punitive ukrainienne. À maintes reprises dans un passé récent, les deux leaders avaient déclaré – et réaffirmé- le partenariat entre leurs deux nations qu’ils avaient qualifié de « sans limites, sans zone interdite, sans ligne d’arrivée » !

Alors que l’Occident sort évidemment régénéré et ragaillardi de ce front uni d’une fermeté sans nul précédent, les réactions – tout comme l’absence de réactions – chinoises sont scrutées attentivement. La Chine s’enfoncera-t-elle davantage dans son autarcie ? Xi, qui partage très largement les vues de Poutine par rapport à une civilisation occidentale dont tous deux prédisaient le déclin, se jettera-t-il à corps perdu dans la promotion d’une stabilité et d’un ordre nouveaux qu’il planifiait de diriger de concert avec son collègue Poutine ? À présent il faut choisir, alors même que c’est là – maintenant – que Poutine a le plus besoin de la Chine dont la marge de manœuvre est plus étroite que jamais, car elle aurait tant à perdre. Un dixième seulement des sanctions touchant la Russie ferait en effet perdre à la Chine l’ensemble du bénéfice qu’elle pourrait tirer de toute l’économie russe.

Le fait est que ces deux économies ne peuvent strictement pas s’intégrer, car la Chine n’en tirerait aucun profit digne de ce nom au vu de la minuscule taille de l’économie russe, comparable (pour reprendre les termes de Paul Krugman) à ce que représentait l’économie italienne par rapport à l’économie allemande à l’époque de l’Axe qui les réunissait dans les années 1930. Premier partenaire commercial de la Russie, la Chine écrase cette dernière par l’importance de son industrie, de ses exportations, de son PIB et n’a donc vraiment pas intérêt à s’aliéner les mastodontes européens et américains pour une Russie insignifiante du point de vue économique et financier. Une fois cette guerre terminée, la seule issue pour la Russie consistera donc en une vassalisation très rapide vis-à-vis de la Chine.

 

(*) Michel Santi est macro-économiste, spécialiste des marchés financiers et des banques centrales. Il est fondateur et directeur général d’Art Trading & Finance.
Il vient de publier « Fauteuil 37 » préfacé par Edgar Morin. Il est également l’auteur d’un nouvel ouvrage : « Le testament d’un économiste désabusé ».

Ukraine: Un non alignement de la France complaisant et complice

Ukraine: Un non alignement de la France complaisant et complice

 

Entre les régimes démocratiques et les régimes autocratiques, aujourd’hui séparés par une ligne de front qui s’appelle Ukraine, il n’y a pas d’équidistance ni de non-alignements acceptables, estiment, dans une tribune au « Monde », l’historienne Nicole Bacharan et l’écrivain Dominique Simonnet.

 

Tribune.

 

Les larmes aux yeux, la rage au cœur, nous regardons ce que nous ne voulions plus voir : l’angoisse qui ronge les visages des enfants, le désespoir des familles recroquevillées dans les caves, l’abattement de ceux qui ne savent où fuir, où se réfugier…

Nous regardons un pays presque semblable au nôtre, des villes presque semblables aux nôtres, qui croyaient à l’insouciance et à la liberté, soudain brisées par le fer et le feu, labourées par les chenilles des chars, comme jadis à Prague, avec cette violence froide, implacable, qui mutile les corps et accable les âmes.

Nous regardons avec stupeur cette guerre barbare en Europe, une invasion de conquête, l’écrasement de l’Ukraine par le dictateur russe – combien de temps aura-t-il fallu pour que l’on ose enfin le nommer ainsi ? Nous regardons cette souffrance, et nous voyons notre impuissance.

En France, par ignorance ou par connivence, il s’est trouvé des esprits – commentateurs badins, valets du totalitarisme russe – pour reprendre mot pour mot la propagande du Kremlin : il faut « comprendre » Poutine, la Russie a été trop longtemps humiliée, l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN) la menace à ses frontières, il est légitime qu’elle garantisse sa sécurité, les Etats-Unis sont les vrais responsables, etc.

Est-ce vraiment utile de réfuter ces tromperies ? Humiliée, ignorée, la Russie ? C’est oublier que l’Union soviétique vermoulue s’est effondrée d’elle-même. Que ses anciennes républiques se sont alors précipitées pour proclamer leur indépendance. Que les trois pays baltes, ainsi que les anciens membres du pacte de Varsovie, ont réclamé la protection de l’OTAN par crainte du « grand frère ».

Menaçante, l’OTAN ? A maintes reprises, l’Union soviétique puis la Russie ont été associées à l’élaboration d’une architecture de sécurité en Europe : Charte de Paris, Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), Conseil OTAN-Russie (COR), traité de dénucléarisation de l’Ukraine… En signant le traité d’amitié entre l’Ukraine et la Russie en 1997, cette dernière s’était engagée à respecter les frontières et la souveraineté de son voisin. Et, en 2021, les pays de l’OTAN étaient encore ouverts à une renégociation des traités sur le contrôle des armes nucléaires et conventionnelles.

Non, personne ne menaçait la Russie. Ni l’OTAN, dont les systèmes de missiles en Roumanie et en Pologne sont défensifs. Ni l’Ukraine, dont l’entrée dans l’OTAN, imprudemment évoquée, était devenue illusoire. En quelques années, la Russie, en revanche, a asservi la Tchétchénie et la Biélorussie, grignoté la Géorgie et le Donbass, conquis la Crimée, soutenu la Syrie de Bachar Al-Assad, contrôlé un morceau d’Afrique avec ses mercenaires du Groupe Wagner.

I

Fillon complice de Poutine (Clément Beaune)

Fillon complice de Poutine  ? (Clément Beaune)

 

 

Une attaque frontale du secrétaire d’État aux Affaires européennes Clément Beaune contre François Fillon «complice» de Vladimir Poutine qui a rejoint un grand groupe privé russe .

L’ancien premier ministre de Nicolas Sarkozy (2007-2012) a rejoint le conseil d’administration du géant russe de la pétrochimie Sibur en décembre. Le groupe est notamment contrôlé par Leonid Mikhelson, l’un des hommes les plus riches de Russie, et Guennadi Timchenko, un proche du président Vladimir Poutine. «Il y a des gens qui préfèrent l’argent au pays», a affirmé le secrétaire d’État en référence également à l’ex-chancelier allemand Gerhard Schroeder qui a rejoint le conseil d’administration du géant pétrolier russe Rosneft.

«Quand on est ancien premier ministre, et j’ai du respect pour le premier ministre qu’a été François Fillon, on se déshonore quand dans des moments (…) comme celui-ci on se met au service des intérêts financiers russes proches de l’État russe», a-t-il dit.

Nouveaux incidents OL–Paris FC -Le football professionnel complice des violences

Nouveaux incidents OL–Paris FC -Le football professionnel complice des violences

 

Après les récents incidents dans les stades, l’ancien président de l’Olympique de Marseille Christophe Bouchet et le journaliste Eric Champel proposent, dans une tribune au « Monde », la création d’une « supercommission de discipline », indépendantes des institutions officielles.

 

Après l’arrêt de la rencontre entre Lyon et Marseille, dimanche 21 novembre à Lyon, en raison d’un jet de bouteille sur un joueur marseillais, et après plusieurs incidents dans les stades, le foot français doit sortir de sa consanguinité pour trouver des solutions adaptées.

Les catastrophes ne sont jamais le fruit d’un hasard. Elles surviennent toujours après s’être engouffrées dans des failles dont on n’a pas su – voulu – percevoir l’importance sur le moment. La multiplication des incidents dans les stades français est la conséquence d’un lent effritement structurel des clubs de Ligue 1. Ils sont aujourd’hui confrontés à un désespérant mouvement de balancier.

Sportivement, la « Ligue des talents » n’a jamais été aussi performante et attractive, ses résultats sur la scène européenne le prouvent. Mais, dans le même temps, elle n’a jamais été aussi fragile et vulnérable. Elle a brutalement perdu le contrôle de son équilibre financier après avoir été confrontée, coup sur coup, à deux impondérables.

D’abord, l’arrêt définitif de la saison 2019-2020, en avril 2020, en raison de la crise sanitaire. Sans doute trop docile et trop vite résignée, elle a été le seul grand championnat européen à se retrouver dans un tel cas de figure, ce qui a eu de lourdes conséquences économiques.

Huit mois plus tard, la défaillance du groupe audiovisuel espagnol Mediapro, incapable d’honorer le chimérique contrat à 762 millions d’euros annuels concernant l’acquisition des droits télévisuels domestiques de la Ligue 1 pour la période 2020-2024, a été un autre coup d’arrêt. Cette somme est encore en deçà des pertes cumulées du foot français, qui dépassent largement le milliard d’euros.

Depuis le début de la saison, dans un pernicieux effet domino qui tient de la loi des séries, le foot professionnel s’est aussi laissé déborder par une partie de ses supporteurs, et ses stades ne sont plus des lieux sûrs ni recommandables.

Ce problème de sécurité publique s’inscrit dans une interminable partie de ping-pong engagée il y a plusieurs années. Pouvoirs publics et clubs s’y renvoient inlassablement la balle dans un conflit stérile et inutile qui repose sur une ambiguïté : le club est responsable de la sécurité à l’intérieur du stade et l’Etat à l’extérieur.

Pourtant, il ne fait aucun doute que, s’il y a des incidents graves à l’intérieur du stade, il y en aura aussi à l’extérieur. La première urgence consiste donc à sortir de cette guerre froide et malsaine. Il faut élaborer une véritable doctrine du maintien de l’ordre dans les tribunes et en dehors, et définir des règles strictes et incontournables pour décréter l’arrêt d’une rencontre. Cela permettrait d’éviter une scène ubuesque et burlesque, comme celle qui s’est déroulée à Lyon, le 21 novembre. Au point d’en arriver au comble de l’hypocrisie et du sens de l’irresponsabilité et de faire croire que l’arbitre de la rencontre pouvait être le seul fautif d’un tel chaos.

Propagande Macron à la télé : le CSA complice

Le CSA complice

 

 

Confirmation de l’inutilité ou plus exactement même de la complicité du CSA vis-à-vis de la propagande du pouvoir avec cette décision qui consiste à refuser de décompter le temps de parole de Macron lors de sa dernière intervention de propagande de mercredi.

Et en plus avec cette orientation particulièrement hypocrite consistant à décompter les propos du président « quand il s’agit de débats politiques nationales mais à ne pas le compter quand il s’agit du débat régalien. ». Le seul problème c’est que à l’occasion d’une élection présidentielle le débat national ne porte pour l’essentiel que sur les aspects régaliens ! Faux-cul, tu meurs!

Pas étonnant les membres du conseil supérieur audiovisuel sont choisis avec soin pour leur souplesse d’échine et leur manque de personnalité. En bref, ils sont la brosse à reluire du pouvoir en place.

 

Valérie Pécresse, candidate LR et Yannick Jadot, candidat écologiste, avaient tous les deux saisi le CSA sur le décompte du temps de parole d’Emmanuel Macron lors de l’émission de T1 et LCI intitulée «Où va la France ? ».

La question a été traitée lors d’une séance du collège des sages du CSA le 15 décembre, jour de la diffusion de l’émission. Dans un courrier adressé aux deux plaignants, le CSA leur a précisé la manière dont le temps de parole du Président sera traité.

De manière fort hypocrite, le  régulateur rappelle «que le choix des personnes invitées à s’exprimer à l’antenne relève exclusivement de la responsabilité éditoriale des services de radio et de télévision. Il ne dispose d’aucun pouvoir pour imposer ou récuser a priori la présence d’un intervenant dans un programme particulier» et du coup explique pourquoi il n’a aucune raison de s’opposer à la diffusion de cette émission politique sur les antennes de TF1 et LCI.

Comme si une chaîne pouvait refuser une intervention du chef de l’État !
Conclusion, il est temps de faire sauter ce type de conseil qui comme beaucoup d’autres ne sert strictement à rien sinon à satisfaire l’ego des pré retraités  qui s’y trouvent  et à passer de la pommade au pouvoir.

Le CSA complice de Zemmour sur Cnews

 Le CSA complice de  Zemmour sur Cnews

Le Conseil supérieur de l’audiovisuel a permis à CNews de devenir une chaîne d’opinion en laissant la télévision de Vincent Bolloré faire fi de toutes les conventions de la TNT, déplore Joseph Daniel, ancien membre de l’instance de contrôle des médias, dans une tribune au « Monde »

 

Tribune.

 

Le 8 septembre, le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) a demandé aux médias audiovisuels de décompter les interventions d’Eric Zemmour. L’intéressé, qui – vieille tactique de l’extrême droite – adore se poser en victime, avait écrit en réponse : « Censure : le CSA prend désormais le relais des juges. » Il était pourtant passé depuis longtemps du rôle de chroniqueur à celui d’acteur du débat politique.

Le CSA avait déjà, en mars, condamné la chaîne CNews à 200 000 euros d’amende après que le polémiste a [en septembre 2020] fulminé à l’antenne contre les mineurs étrangers : « Ils sont voleurs, ils sont assassins, ils sont violeurs, c’est tout ce qu’ils sont. Il faut les renvoyer. » Propos, écrit à juste titre le CSA, « de nature à inciter à la haine envers les mineurs étrangers isolés, et [qui] ont véhiculé de nombreux stéréotypes particulièrement infamants à leur égard, de nature à encourager des comportements discriminatoires ».

Parce qu’il a sanctionné certains des propos les plus intolérables du polémiste, doit-on dire : « bravo le CSA, courageux et lucide rempart du pluralisme » ? Il porte, hélas, une lourde responsabilité dans le processus qui a porté le phénomène Zemmour. Alors que la chaîne de Vincent Bolloré subvertissait mois après mois le cadre juridique dans lequel elle était autorisée à exercer, le Conseil semble avoir préféré regarder ailleurs, ou avoir baissé les bras devant une dérive qu’il ne savait comment éviter : la transformation d’une chaîne d’information en continu en une chaîne d’opinion. C’est-à-dire une chaîne ne se contentant pas de rendre compte du débat politique ou de l’organiser, mais y participant en tant qu’acteur à part entière.

Un point d’histoire : le 23 octobre 2002, à la suite d’examens minutieux des candidatures et d’auditions publiques, le CSA – dont j’étais membre à l’époque – a autorisé trois chaînes d’information à être distribuées sur la télévision numérique terrestre (TNT) : LCI (groupe TF1), BFM-TV (groupe NextRadioTV) et i-Télé, devenue CNews (groupe Canal+).

Parce qu’il s’agissait de ressources hertziennes rares (contrairement à celles du câble, du satellite ou des radios), ce choix était forcément très limité, ce qui impliquait d’autant plus la neutralité politique des chaînes retenues. En en autorisant trois, on pouvait concilier le pluralisme interne à chaque chaîne – assuré par les règles auxquelles elle s’est engagée – et le pluralisme externe, avec la spécificité des différentes équipes et de leurs formules éditoriales. Par exemple, telle chaîne pouvait mettre plus l’accent sur les analyses et débats en plateau, telle autre sur les reportages de terrain, beaucoup plus coûteux. Mais il s’est toujours agi d’autoriser des chaînes d’information continue. Rien, dans les conventions conclues avec i-Télé devenue CNews, n’autorisait à faire dériver une chaîne d’information vers une chaîne d’opinion. Donc à installer, sur les fréquences rares de la TNT, reçues gratuitement par tous les foyers, l’équivalent d’une chaîne TV-Valeurs actuelles ou TV-Figaro, pas plus que TV-L’Obs ou TV-L’Humanité.

Société-Le football professionnel complice des violences

Société-Le football professionnel complice des violences

 

Après les récents incidents dans les stades, l’ancien président de l’Olympique de Marseille Christophe Bouchet et le journaliste Eric Champel proposent, dans une tribune au « Monde », la création d’une « supercommission de discipline », indépendantes des institutions officielles.

 

Après l’arrêt de la rencontre entre Lyon et Marseille, dimanche 21 novembre à Lyon, en raison d’un jet de bouteille sur un joueur marseillais, et après plusieurs incidents dans les stades, le foot français doit sortir de sa consanguinité pour trouver des solutions adaptées.

Les catastrophes ne sont jamais le fruit d’un hasard. Elles surviennent toujours après s’être engouffrées dans des failles dont on n’a pas su – voulu – percevoir l’importance sur le moment. La multiplication des incidents dans les stades français est la conséquence d’un lent effritement structurel des clubs de Ligue 1. Ils sont aujourd’hui confrontés à un désespérant mouvement de balancier.

Sportivement, la « Ligue des talents » n’a jamais été aussi performante et attractive, ses résultats sur la scène européenne le prouvent. Mais, dans le même temps, elle n’a jamais été aussi fragile et vulnérable. Elle a brutalement perdu le contrôle de son équilibre financier après avoir été confrontée, coup sur coup, à deux impondérables.

D’abord, l’arrêt définitif de la saison 2019-2020, en avril 2020, en raison de la crise sanitaire. Sans doute trop docile et trop vite résignée, elle a été le seul grand championnat européen à se retrouver dans un tel cas de figure, ce qui a eu de lourdes conséquences économiques.

Huit mois plus tard, la défaillance du groupe audiovisuel espagnol Mediapro, incapable d’honorer le chimérique contrat à 762 millions d’euros annuels concernant l’acquisition des droits télévisuels domestiques de la Ligue 1 pour la période 2020-2024, a été un autre coup d’arrêt. Cette somme est encore en deçà des pertes cumulées du foot français, qui dépassent largement le milliard d’euros.

Depuis le début de la saison, dans un pernicieux effet domino qui tient de la loi des séries, le foot professionnel s’est aussi laissé déborder par une partie de ses supporteurs, et ses stades ne sont plus des lieux sûrs ni recommandables.

Ce problème de sécurité publique s’inscrit dans une interminable partie de ping-pong engagée il y a plusieurs années. Pouvoirs publics et clubs s’y renvoient inlassablement la balle dans un conflit stérile et inutile qui repose sur une ambiguïté : le club est responsable de la sécurité à l’intérieur du stade et l’Etat à l’extérieur.

Pourtant, il ne fait aucun doute que, s’il y a des incidents graves à l’intérieur du stade, il y en aura aussi à l’extérieur. La première urgence consiste donc à sortir de cette guerre froide et malsaine. Il faut élaborer une véritable doctrine du maintien de l’ordre dans les tribunes et en dehors, et définir des règles strictes et incontournables pour décréter l’arrêt d’une rencontre. Cela permettrait d’éviter une scène ubuesque et burlesque, comme celle qui s’est déroulée à Lyon, le 21 novembre. Au point d’en arriver au comble de l’hypocrisie et du sens de l’irresponsabilité et de faire croire que l’arbitre de la rencontre pouvait être le seul fautif d’un tel chaos.

Société-Le football professionnel complice des violences

Société-Le football professionnel complice des violences

 

Après les récents incidents dans les stades, l’ancien président de l’Olympique de Marseille Christophe Bouchet et le journaliste Eric Champel proposent, dans une tribune au « Monde », la création d’une « supercommission de discipline », indépendantes des institutions officielles.

 

Après l’arrêt de la rencontre entre Lyon et Marseille, dimanche 21 novembre à Lyon, en raison d’un jet de bouteille sur un joueur marseillais, et après plusieurs incidents dans les stades, le foot français doit sortir de sa consanguinité pour trouver des solutions adaptées.

Les catastrophes ne sont jamais le fruit d’un hasard. Elles surviennent toujours après s’être engouffrées dans des failles dont on n’a pas su – voulu – percevoir l’importance sur le moment. La multiplication des incidents dans les stades français est la conséquence d’un lent effritement structurel des clubs de Ligue 1. Ils sont aujourd’hui confrontés à un désespérant mouvement de balancier.

Sportivement, la « Ligue des talents » n’a jamais été aussi performante et attractive, ses résultats sur la scène européenne le prouvent. Mais, dans le même temps, elle n’a jamais été aussi fragile et vulnérable. Elle a brutalement perdu le contrôle de son équilibre financier après avoir été confrontée, coup sur coup, à deux impondérables.

D’abord, l’arrêt définitif de la saison 2019-2020, en avril 2020, en raison de la crise sanitaire. Sans doute trop docile et trop vite résignée, elle a été le seul grand championnat européen à se retrouver dans un tel cas de figure, ce qui a eu de lourdes conséquences économiques.

Huit mois plus tard, la défaillance du groupe audiovisuel espagnol Mediapro, incapable d’honorer le chimérique contrat à 762 millions d’euros annuels concernant l’acquisition des droits télévisuels domestiques de la Ligue 1 pour la période 2020-2024, a été un autre coup d’arrêt. Cette somme est encore en deçà des pertes cumulées du foot français, qui dépassent largement le milliard d’euros.

Depuis le début de la saison, dans un pernicieux effet domino qui tient de la loi des séries, le foot professionnel s’est aussi laissé déborder par une partie de ses supporteurs, et ses stades ne sont plus des lieux sûrs ni recommandables.

Ce problème de sécurité publique s’inscrit dans une interminable partie de ping-pong engagée il y a plusieurs années. Pouvoirs publics et clubs s’y renvoient inlassablement la balle dans un conflit stérile et inutile qui repose sur une ambiguïté : le club est responsable de la sécurité à l’intérieur du stade et l’Etat à l’extérieur.

Pourtant, il ne fait aucun doute que, s’il y a des incidents graves à l’intérieur du stade, il y en aura aussi à l’extérieur. La première urgence consiste donc à sortir de cette guerre froide et malsaine. Il faut élaborer une véritable doctrine du maintien de l’ordre dans les tribunes et en dehors, et définir des règles strictes et incontournables pour décréter l’arrêt d’une rencontre. Cela permettrait d’éviter une scène ubuesque et burlesque, comme celle qui s’est déroulée à Lyon, le 21 novembre. Au point d’en arriver au comble de l’hypocrisie et du sens de l’irresponsabilité et de faire croire que l’arbitre de la rencontre pouvait être le seul fautif d’un tel chaos.

Le football professionnel complice des violences

Le football professionnel complice des violences

 

Après les récents incidents dans les stades, l’ancien président de l’Olympique de Marseille Christophe Bouchet et le journaliste Eric Champel proposent, dans une tribune au « Monde », la création d’une « supercommission de discipline », indépendantes des institutions officielles.

 

Après l’arrêt de la rencontre entre Lyon et Marseille, dimanche 21 novembre à Lyon, en raison d’un jet de bouteille sur un joueur marseillais, et après plusieurs incidents dans les stades, le foot français doit sortir de sa consanguinité pour trouver des solutions adaptées.

Les catastrophes ne sont jamais le fruit d’un hasard. Elles surviennent toujours après s’être engouffrées dans des failles dont on n’a pas su – voulu – percevoir l’importance sur le moment. La multiplication des incidents dans les stades français est la conséquence d’un lent effritement structurel des clubs de Ligue 1. Ils sont aujourd’hui confrontés à un désespérant mouvement de balancier.

Sportivement, la « Ligue des talents » n’a jamais été aussi performante et attractive, ses résultats sur la scène européenne le prouvent. Mais, dans le même temps, elle n’a jamais été aussi fragile et vulnérable. Elle a brutalement perdu le contrôle de son équilibre financier après avoir été confrontée, coup sur coup, à deux impondérables.

D’abord, l’arrêt définitif de la saison 2019-2020, en avril 2020, en raison de la crise sanitaire. Sans doute trop docile et trop vite résignée, elle a été le seul grand championnat européen à se retrouver dans un tel cas de figure, ce qui a eu de lourdes conséquences économiques.

Huit mois plus tard, la défaillance du groupe audiovisuel espagnol Mediapro, incapable d’honorer le chimérique contrat à 762 millions d’euros annuels concernant l’acquisition des droits télévisuels domestiques de la Ligue 1 pour la période 2020-2024, a été un autre coup d’arrêt. Cette somme est encore en deçà des pertes cumulées du foot français, qui dépassent largement le milliard d’euros.

Depuis le début de la saison, dans un pernicieux effet domino qui tient de la loi des séries, le foot professionnel s’est aussi laissé déborder par une partie de ses supporteurs, et ses stades ne sont plus des lieux sûrs ni recommandables.

Ce problème de sécurité publique s’inscrit dans une interminable partie de ping-pong engagée il y a plusieurs années. Pouvoirs publics et clubs s’y renvoient inlassablement la balle dans un conflit stérile et inutile qui repose sur une ambiguïté : le club est responsable de la sécurité à l’intérieur du stade et l’Etat à l’extérieur.

Pourtant, il ne fait aucun doute que, s’il y a des incidents graves à l’intérieur du stade, il y en aura aussi à l’extérieur. La première urgence consiste donc à sortir de cette guerre froide et malsaine. Il faut élaborer une véritable doctrine du maintien de l’ordre dans les tribunes et en dehors, et définir des règles strictes et incontournables pour décréter l’arrêt d’une rencontre. Cela permettrait d’éviter une scène ubuesque et burlesque, comme celle qui s’est déroulée à Lyon, le 21 novembre. Au point d’en arriver au comble de l’hypocrisie et du sens de l’irresponsabilité et de faire croire que l’arbitre de la rencontre pouvait être le seul fautif d’un tel chaos.

Evasion fiscale mondiale: Le gouvernement complice

Evasion fiscale mondiale: Le gouvernement complice

 

Les « Pandora Papers » sont le résultat d’une « politique délibérée de protection des puissants », menée par Emmanuel Macron au détriment du financement des services publics et des plus fragiles, affirment, dans une tribune au « Monde », les deux députés européens (EELV) dont l’un est candidat d’EELV à l’élection présidentielle. (extrait)

 

Tribune.

 

Ces dernières années, les scandales d’évasion fiscale se répètent et se ressemblent. Pourtant, nous, écologistes, l’assurons : ils ne sont pas une fatalité. Les « Pandora Papers » sont le résultat d’une politique délibérée de protection des puissants, qui menace toute possibilité de vivre ensemble.

Cette indécence est un choix. Et Emmanuel Macron multiplie ces choix nauséabonds en faveur des ultra-riches, au détriment des plus fragiles. En faveur des giga-multinationales, au détriment des PME. Au niveau européen, rien que ces six derniers mois, quelques-uns sont particulièrement révélateurs :

 

Au printemps 2021 : le gouvernement français plombe l’ambition de transparence sur la fiscalité des multinationales en défendant une « clause de sauvegarde » pour permettre aux multinationales de ne pas dévoiler leurs informations fiscales pendant plusieurs années, tout ça au nom du sacro-saint « secret des affaires ». Pourtant, la publication du nombre d’employés ou du chiffre d’affaires réalisé dans chacun des pays où les multinationales opèrent est une source d’informations indispensable pour empêcher l’évasion fiscale. Le gouvernement fait donc un choix : l’opacité plutôt que la transparence.

Le gouvernement complice

En avril 2021 : le président américain Joe Biden lance la proposition d’un taux minimal effectif d’imposition sur les sociétés de 21 % au niveau mondial. L’opportunité est historique pour stopper le business des paradis fiscaux. Pourtant… Encore une fois, Bruno Le Maire saborde l’affaire en restant sur une position minimaliste, proposant un taux bien inférieur.

Le gouvernement français se rend ainsi complice de l’évasion fiscale à grande échelle : alors qu’un taux de 21 % permettrait à l’Union européenne (UE) de collecter 100 milliards d’euros de recettes fiscales supplémentaires rien qu’en 2021, un taux de 15 % réduit ces revenus de moitié. La grande évasion des multinationales est protégée au détriment de l’équité, de la justice fiscale, de la justice sociale.

 

En octobre 2021, enfin : dès le lendemain de la publication des « Pandora Papers », le gouvernement français, avec les autres Etats membres, valide une liste noire des paradis fiscaux aussi courte que ridicule. Neuf pays seulement y figurent, dont aucun des principaux pays épinglés dans les « Pandora Papers » tels les Etats-Unis, les Îles Vierges britanniques ou les Emirats arabes unis. Pire : trois paradis fiscaux sont rayés de la liste… dont les Seychelles pourtant au cœur du scandale. Là encore, le gouvernement fait le choix délibéré de laisser faire, au lieu de sanctionner les pays complices de vol fiscal.

Poutine complice de la Biélorussie

Poutine complice de la Biélorussie

En solidarité avec la Biélorussie et suite aux sanctions de l’union européenne, Poutine a fait annuler un  second vol d’Air France; faute de feu vert de la Russie à de nouveaux trajets évitant la Biélorussie.

Le syndicat des pilotes français SNPL a confirmé jeudi que les compagnies devaient, «pour pouvoir continuer à [assurer] certains vols, construire des routes alternatives à celles passant par l’espace aérien du Bélarus initialement prévues et autorisées». Ces compagnies «ont demandé, selon une procédure classique habituelle, des modifications de plans de vol notamment aux autorités russes pour pouvoir assurer les vols entre la France et la Russie», a-t-il expliqué.

Mediator: l’Agence nationale de sécurité du médicament complice

 

Mediator: l’Agence nationale de sécurité du médicament complice

L’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et les laboratoires Servier ont été condamnés lundi par le tribunal correctionnel de Paris dans l’affaire du Mediator, un médicament qui serait responsable de plusieurs centaines de décès en France, selon des médias français.

Le groupe Servier, qui a commercialisé ce médicament jusqu’à son interdiction en 2009, a été reconnu coupable de « tromperie aggravée » et « homicides et blessures involontaires » et condamné à 2,7 millions d’euros d’amende.

Reconnue coupable de négligence, l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) – qui a succédé en 2012 à l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) à la suite de ce scandale sanitaire – a été condamnée à 303.000 euros d’amende.

Commercialisé comme antidiabétique depuis 1976, le Mediator (benfluorex) était indiqué dans le traitement des diabétiques en surpoids mais a largement été prescrit comme un coupe-faim.

Les doutes sur son utilité médicale et les soupçons sur sa nocivité étaient connus depuis la fin des années 1990 mais il n’a été retiré du marché qu’en 2009 en France.

Selon des études épidémiologiques officielles datant de 2010, le Mediator serait responsable d’au moins 500 morts en France mais d’autres analyses plus récentes suggèrent que le bilan national pourrait atteindre 2.000 décès.

Au total, 14 personnes physiques et 11 personnes morales avaient été renvoyées devant le tribunal dans ce dossier.

«L’UNEF , acteur et complice de la lutte racialiste»

 «L’UNEF , acteur et complice de la lutte racialiste»

Une interview particulièrement intéressante de la présidence de l’UNEF qui s’est embourbée dans ses contradictions mais n’a pas réussi à masquer les positions et actions raciales est victimaires de l’organisation gauchiste qui est devenue l’UNEF. La réaction de Paul Melun , conseiller en stratégie et essayiste dans le Figaro.

 

. Il a récemment publié, avec Jérémie Cornet, Les enfants de la déconstruction. Portrait d’une jeunesse en rupture (éd. Marie B., 2019).

 

 


Ce matin sur Europe 1, la présidente de l’UNEF, Mélanie Luce, a admis que son syndicat organisait des réunions interdites aux Blancs. En tant qu’ancien président de l’UNEF à Science Po Bordeaux, de 2014 à 2016, avez-vous eu connaissance de ces pratiques?

 

Paul MELUN. - Durant mon engagement à l’IEP de Bordeaux, j’ai constaté le glissement idéologique du syndicat. D’une gauche traditionnelle, soucieuse de défendre les plus démunis, l’UNEF est devenu un supplétif des activistes de la lutte «anti-discriminations» et des «minorités», concepts tout droit sortis des campus américains. Dans sa tradition centralisatrice et peu démocratique, la direction nationale a peu à peu ordonné une nouvelle orientation politique des sections locales en ce sens.

Les méthodes de l’UNEF sont simples et reviennent à séparer le monde en deux catégories : les victimes et leurs bourreaux.

À ma grande surprise, les concepts de réunions en «non-mixité» ont fait leur apparition. Il m’était alors demandé d’organiser des réunions interdites aux hommes, catalogués comme oppresseurs héréditaires. J’ai naturellement refusé que de telles choses se produisent sous ma présidence. Mon positionnement a alors été marginalisé et j’ai subi une campagne d’intimidation pour me faire plier.

J’ai poursuivi une gestion de l’UNEF à Sciences Po Bordeaux différente de la doxa nationale qui ne me convenait plus. Je crois que beaucoup d’étudiants de l’époque ont pu constater comme moi l’OPA des luttes néoféministes ou racialistes sur la gauche républicaine. Leurs méthodes sont simples et reviennent à séparer le monde en deux catégories: les victimes et leurs bourreaux. Né homme blanc, j’appartiens naturellement à la seconde selon eux.

 

Selon vous, cette dérive témoigne-t-elle de convergences idéologiques entre la gauche et l’islamisme?

L’islamo-gauchisme comme l’ensemble des luttes intersectionnelles, reste minoritaire dans le peuple de gauche. Bien que très affaiblis, les sympathisants de gauche demeurent attachés aux valeurs françaises et subissent de plein fouet la francophobie de leurs élites. Incapable de répondre aux défis économiques, diplomatiques ou sociaux du pays, l’intelligentsia de gauche a délaissé ce peuple au profit d’hypothétiques minorités. C’est ainsi que la gauche féministe se retrouve à faire l’apologie du voile, ou que la gauche anti-raciste se retrouve à prôner l’exclusion des blancs à des réunions ou manifestations.

 

L’islam exerce une certaine fascination sur une partie de la gauche.

Les repères de la gauche se sont effondrés les uns après les autres. Le mur de Berlin est tombé, la désindustrialisation a sonné le glas des combats ouvriers et la sociale démocratie au pouvoir a déçu. Aujourd’hui, je crois que l’islam exerce une certaine fascination sur une partie de la gauche. Pour eux, les musulmans ne sont pas des Français qui doivent s’intégrer, mais les nouveaux damnés de la terre, les victimes du racisme structurel et de l’oppression éternelle de la France.

Cette gauche, sans culture ni esprit, rechigne à condamner les viols s’ils sont commis par des musulmans et accepte sans sourciller que la charia s’impose sur la liberté de caricaturer, de se vêtir ou de s’exprimer. En voyant dans l’islam politique l’idéologie d’un nouveau prolétariat, la gauche commet une grave erreur. Ce renoncement se ressent d’ailleurs dans les urnes. La gauche est historiquement faible et représente péniblement 25 % des suffrages totaux si elle se réunit. Signe que les électeurs de gauche n’adhèrent pas au virage «pro-minorités» de cette nouvelle gauche sans idées.

Faut-il, comme le suggère François-Xavier Bellamy, dissoudre l’UNEF?

Je ne crois pas qu’il faille dissoudre l’UNEF. Pas plus que les autres organisations politiques ou militantes qui font ou ont fait l’objet de dissolution récemment. L’UNEF doit pouvoir exister et défendre ses idées et nous devons avoir le droit de les contester sans être traités de fascistes par leurs leaders. Je suis navré de voir qu’aujourd’hui il y ait tant de sujets interdits, de concepts que l’on ne peut contester sous peine d’être traîné dans la boue, à l’instar des théories du genre, du décolonialisme ou de «l’islamophobie». Je ne vais pas appeler à encore davantage de censure à une époque où l’on empêche déjà beaucoup trop de penser librement à mon goût.

Face aux inepties de l’UNEF nous devons reconquérir idéologiquement le terrain. Les universités sont devenues le foyer de l’islamo-gauchisme et des théories du genre, il faut impérativement une contre-attaque intellectuelle, surtout à gauche. Je prône un débat d’idées totalement libre et sans barrières. C’est d’ailleurs toute ma différence avec l’UNEF qui préfère souvent faire interdire les conférences de ses adversaires ou les exclure à cause de leur couleur de peau.

Chine États-Unis : Wall Street complice de la déferlante chinoise

Chine États-Unis : Wall Street complice de la déferlante chinoise

Après des années de laxisme, républicains et démocrates ont voté comme un seul homme une loi, signée le 18 décembre 2020 par le président Trump, qui pourrait exclure à terme les entreprises chinoises de la Bourse de New York, détaille la chercheuse Isabelle Feng dans une tribune au « Monde ».

Tribune. A l’expiration des quatre années du mandat de Donald Trump, les Etats-Unis apparaissent plus divisés que jamais. Pourtant, le jour même où le Capitole était envahi, le 6 janvier, le New York Stock Exchange (NYSE) a annoncé le retrait de la cote de trois entreprises chinoises – China Telecom, China Mobile et China Unicom – à compter du 11 janvier, une décision issue d’un consensus bipartisan entre démocrates et républicains sur le durcissement de Washington à l’égard de Pékin.

Le NYSE avait d’abord annoncé cette radiation le 31 décembre 2020, en application de l’executive order (« décret présidentiel ») 13959 signé le 12 novembre 2020 et devant entrer en vigueur le 11 janvier, bannissant de la cote 35 sociétés chinoises liées à l’armée. Le NYSE s’est ensuite rétracté le 4 janvier, pour finalement reprendre sa position initiale deux jours plus tard… Les indices Dow Jones, S&P, FTSE Russel et MSCI ont, pour leur part, retiré les trois opérateurs chinois de leur cote, tandis que les banques Goldman Sachs, JPMorgan et Morgan Stanley ont éliminé de leur portefeuille 500 produits financiers cotés à Hongkong en application du décret.


Ces volte-face spectaculaires mettent en relief les manœuvres en coulisse autour d’un enjeu majeur. Le décret 13959 est en effet venu compléter la loi sur la responsabilité des sociétés étrangères (Holding Foreign Companies Accountable Act, HFCAA) votée à l’unanimité par le Senat à majorité républicaine le 20 mai 2020, puis, toujours à l’unanimité, par le Congres contrôlé par les démocrates le 2 décembre, et signée par Donald Trump le 18 décembre.

Fin de partie

En dépit de son nom, qui concerne toutes les sociétés étrangères, le HFCAA vise explicitement les entreprises chinoises. Tout d’abord, au titre de la section 2 de la loi, les entreprises étrangères doivent indiquer si elles sont contrôlées par une entité juridique étrangère, et la section 3 leur impose de déclarer les noms des dirigeants et administrateurs membres du Parti communiste chinois, ou encore les engagements éventuels pris à l’égard de ce parti.

Ensuite, si les entreprises ne se soumettent pas, au même titre que les firmes américaines, aux normes d’audit édictées par la Securities Exchange Commission (SEC, l’autorité de régulation boursière américaine) pendant trois années consécutives et refusent l’inspection de leurs comptes par le Public Company Accounting Oversight Board (PCAOB), elles seront radiées du marché boursier américain. Or, un quart des 1 170 entreprises étrangères cotées aux Etats-Unis (sur un total de 6 500 environ) sont chinoises (233 de Chine, 30 de Hongkong). Et, selon un rapport du Congrès américain publié en octobre 2020, sur les 260 entreprises étrangères qui n’acceptent pas l’inspection du PCAOB, 238 sont basées en Chine et à Hongkong. Pékin interdit en effet à ses entreprises d’ouvrir leurs comptes à l’administration américaine au nom de la sécurité nationale.

Terrorisme islamique : le silence complice des intellectuels ?

Terrorisme islamique : le silence complice des intellectuels ?

 

Il est évident que le combat contre l’islamisme radical manque curieusement de grandes voix d’intellectuels. Certes dans une période aussi complexe il est parfois difficile de faire émerger des personnalités capables d’appréhender des problématiques intégrant des dimensions sociétales, mais aussi social et économique. L’intellectuel généraliste se fait de plus en plus rare et la pensée est atomisée dans les différents champs spécialisés.

 

Mais la principale raison de ce silence prend le prétexte de l’islamophobie  pour  refuser l’engagement contre l’idéologie islamique. C’est le cas de la plupart des personnalités de sensibilités de gauche mais pas seulement. Même dans l’espace politique, le sujet n’est traité qu’avec des pincettes. Certains implicitement servent même la cause du communautarisme. Voir à cet égard le choix de la très gauchiste UNEF de se faire représenter à l’Assemblée nationale par une femme voilée.

 

 On objectera qu’il ne s’agit pas du même objet, dans un cas il s’agit d’islamisme violent et dans l’autre d’islamisme remettant en cause la laïcité. Reste que le second aspect nourrit le premier. La classe politique est pour le moins peu à l’aise ou pire parfois complice. Pour preuve , ce discours tellement attendu de Macron depuis deux ans sur la question. Le sujet sera d’ailleurs victime d’un traitement biaisé puisqu’on passe du sujet de l’islamisme à celui du séparatisme. Un concept complètement incompréhensible pour éviter les dimensions qui heurtent les principes républicains.

 

L’avocat de Charlie hebdo, lundi 28 septembre au micro de franceinfo, trois jours après une attaque au hachoir devant les anciens locaux de l’hebdomadaire, lance un double appel aux intellectuels et aux politiques pour sortir du silence et obtenir une réaction des politiques. « Il est temps de réagir, il faut que les intellectuels se réarment et il faut que les politiques passent du discours aux actes », a réclamé l’avocat de Charlie Hebdo Richard Malka lundi 28 septembre au micro de franceinfo, trois jours après une attaque au hachoir devant les anciens locaux de l’hebdomadaire satirique à Paris. « Face à cette sauvagerie, soit on réaffirme notre détermination et c’est la seule chose qui nous protègera et qui les dissuadera, soit l’autre choix, c’est l’obscurantisme », a-t-il clamé.

« ‘Charlie Hebdo’ on se retrouve manifestement encore une fois en première ligne parce que ce terroriste cherchait ‘Charlie Hebdo’, mais on est complètement dépassés par ces enjeux-là, c’est bien plus grand que nous. C’est notre mode de vie qui est en jeu », a défendu l’avocat, depuis le tribunal de Paris où se tient le procès des attentats de janvier 2015 qui visaient déjà, notamment, l’hebdomadaire.

Ce terrorisme islamiste « tue des noirs, il tue des blancs, il tue des femmes, il tue des hommes, il tue tout le monde. Qui caricature la religion ? Nous, ou eux ? Qui blasphème contre la vie elle-même en ôtant celle des innocents. insiste  Richard Malka.

Facebook complice avec les partisans de Bolsonaro

Facebook complice avec les partisans de Bolsonaro

 

La preuve une nouvelle fois que Facebook se mêle bien de politique puisqu’elle condamne un juge de la Cour suprême brésilienne, qui a ordonné de bloquer les comptes de 12 alliés de premier plan du président Jair Bolsonaro. Dés conptes  diffusant largement des contrevérités et des propos haineux pour servir la politique de Bolsonaro. En outre , ces comptes diffusent  de fausses informations pour discréditer l’institution judiciaire et pour menacer les juges.

La réaction de Facebook est particulièrement scandaleuse :

«Cette nouvelle décision de justice est extrémiste, elle représente une menace pour la liberté d’expression et entre en conflit avec les lois et les juridictions du monde entier», a déclaré Facebook dans un communiqué.

Compte tenu de la proximité de Facebook avec certains milieux politiques plus que douteux on comprend que se développent un peu partout des campagnes pour boycotter la publicité qui finance le réseau.

Le juge Alexandre de Moraes avait ordonné en juillet la suspension de 12 comptes Facebook et de 16 comptes Twitter, pour mettre fin à «la diffusion de fausses nouvelles, d’accusations diffamatoires, de menaces et de crimes» contre la Cour. Parmi les comptes suspendus figuraient ceux de l’ancien député conservateur Roberto Jefferson, du magnat des affaires Luciano Hang et de la militante d’extrême droite Sara Winter.

Le 25 juillet, les deux réseaux sociaux avait effectivement bloqué l’accès aux comptes, mais seulement pour les internautes qui tentaient d’y accéder depuis le Brésil. Les propriétaires des comptes suspendus avaient rapidement contourné l’interdiction en indiquant à leurs abonnés comment modifier les paramètres de leur compte pour les faire apparaître comme provenant d’un autre pays que le Brésil.

En réponse, le juge Moraes a ordonné jeudi aux réseaux sociaux d’appliquer la suspension aux internautes du monde entier. Devant le refus de Facebook, M. Moraes a frappé la société d’une amende de 1,9 million de réaux (environ 310.000 euros) et cité à comparaître son dirigeant au Brésil, Conrado Lester.

«Face à la menace de tenir un employé de Facebook Brésil pour pénalement responsable, nous n’avons pas d’autre choix que de nous conformer à la décision en bloquant les comptes dans le monde entier», a écrit Facebook dans son communiqué. Le réseau social a précisé qu’il allait faire appel de cette décision devant la Cour suprême brésilienne. Le président Bolsonaro a également annoncé un recours devant la Cour suprême fédérale.

OMS: trop complice de la Chine

OMS: trop complice  de la Chine

Benjamin Haddad  chercheur en relations internationales au think-tank The Atlantic Council confirme que l’OMS s’est montrée un peu trop complice de la Chine. (Interview le Figaro (. Il a récemment publié Le paradis perdu: l’Amérique de Trump et la fin des illusions européennes (Grasset, 2019).


Comment expliquez-vous la décision de Donald Trump de suspendre la contribution américaine à l’OMS? Celle-ci aurait-elle pu être évitée?

Benjamin HADDAD.-

L’OMS n’a pas été exemplaire dans sa gestion de crise. Dans les premières semaines de l’épidémie, l’organisation a répété sans distance les éléments de langage de Beijing. Ainsi le 14 janvier, dans un tweet, l’OMS affirme «qu’il n’existe aucune preuve claire de transmission d’homme à homme». Le Dr Tedros a loué la réponse chinoise offrant, selon lui, «un nouveau standard» dans la lutte contre les épidémies, malgré l’opacité et les mensonges du régime chinois. Certes, les organisations internationales doivent, par définition, trouver un équilibre entre les intérêts des États qui les composent, en particulier les grandes puissances, mais la proximité entre la propagande chinoise et le langage officiel de l’organisation mérite débat.

Quels vont être les conséquences de cette décision sur la lutte de l’OMS contre la pandémie et sur le poids de la Chine en son sein?

Une crise globale nécessite des réponses globales, de la coordination contre la pandémie à la réponse à la crise économique, et l’affaiblissement du multilatéralisme en ce moment n’est pas une bonne nouvelle. Le repli nationaliste et protectionniste après la crise de 1929 a accéléré l’effondrement du système international déjà précaire issu de la fin de la Première Guerre mondiale. Après son démarrage critiquable, l’OMS s’est chargée de la distribution de millions d’équipements médicaux, de la formation de personnel et de l’échange d’information.

L’influence chinoise est une conséquence directe du retrait américain des organisations multilatérales.

De plus, la décision américaine ne fera que renforcer la tendance que l’administration dénonce. L’influence chinoise est une conséquence directe du retrait américain des organisations multilatérales, entre les retards de nominations de représentants et les coupes budgétaires. La nature a horreur du vide. Quand on abandonne le champ de bataille, d’autres s’engouffrent dans la brèche. Mais critiquer la réponse de Trump est insuffisant et facile sans une réflexion exigeante sur la réforme de l’OMS et plus généralement des organisations internationales. Une fois le pic de la crise sanitaire passée, il faudra étudier, de façon indépendante, la performance de l’OMS et en tirer les conclusions. Les Européens peuvent jouer un rôle d’équilibre pour promouvoir cet effort de réforme.

Les États-Unis poursuivent une stratégie de «pivot vers l’Asie» depuis l’arrivée au pouvoir de Barack Obama. Donald Trump se montre par ailleurs régulièrement critique de l’Union européenne, organisation dont il moque l’impuissance, et revient à la vieille tradition américaine d’unilatéralisme. Allons-nous vers un effritement irrémédiable de l’ordre libéral international?

Il existe un risque de fragmentation de l’ordre international. La crise du Coronavirus va accélérer des tensions et tendances préexistantes. Et la rivalité stratégique sino-américaine n’y échappera pas. C’est d’ailleurs l’un des rares sujets d’accord bipartisan à Washington. À la Conférence de Sécurité de Munich en février par exemple, la présidente de la Chambre de Représentants Nancy Pelosi, opposante démocrate à Trump, responsable de la procédure d’impeachment contre lui, mettait en garde les Européens contre l’adoption de la technologie 5G de l’opérateur chinois Huawei, répétant ainsi les mises en garde de l’administration républicaine. Les partisans d’un “découplage” économique avec la Chine sont renforcés dans l’administration tandis que certains suggèrent la mise en place d’organisations internationales alternatives composées des États-Unis et de leurs alliés, ou leur contournement pur et simple avec des arrangements ad hoc (ce qui est déjà le cas dans le domaine commercial). La Chine quant à elle, avec la mise en place de la Route de la Soie ou de la Banque Asiatique de Développement, crée ses propres rapports de dépendance avec ses partenaires, en dehors des institutions post 1945.

L’option d’un découplage sino-américain est peu réaliste au vu des interdépendances entre les deux pays.

La vraie ligne de clivage entre l’équipe Biden et Trump sera le rôle des alliés qu’un président démocrate voudra réhabiliter. L’administration Trump a poursuivi une ligne unilatérale dans sa relation avec Beijing, se retirant de l’accord commercial Trans-Pacifique et ignorant toute forme de coopération avec l’UE, à l’OMC par exemple. L’objectif principal du président américain fut le rééquilibrage des chiffres de la balance commerciale dans la relation bilatérale avec Beijing, loin de la mise en place d’une architecture internationale visant à contenir Beijing. Un président démocrate aura probablement une approche plus globale, visant à répondre avec les Européens aux enjeux technologiques, commerciaux et militaires poses par l’affirmation de la puissance chinoise.

L’option d’un découplage sino-américain est peu réaliste au vu des interdépendances entre les deux pays, mais le coronavirus va renforcer les appels, à gauche comme à droite, à un reflux de la globalisation, déjà alimentés par les effets de la désindustrialisation de la Rust Belt du nord des États-Unis et l’exigence de la lutte contre le changement climatique. Par ailleurs, en Europe comme aux États-Unis, il faut s’attendre à une définition plus large de la souveraineté et de la sécurité nationale qui influera la sécurité alimentaire, les approvisionnements médicaux, la recherche scientifique, le digital, le rapatriement de certaines chaînes de productions. Réconcilier cette volonté de souveraineté avec l’exigence de coopération globale sera une tâche ardue pour les dirigeants au lendemain de la crise.

Affaires politico-financière; la justice complice pour 68 % des Français

Affaires politico-financière; la justice complice pour 68 % des Français

 

La justice est complice pour 68 % des Français; les sondés   considèrent qu’en général  la justice n’est pas assez sévère vis-à-vis des délits commis par les politiques dans un sondage Elabe BFM. 29% jugent que cette attitude est équilibrée et seuls 3% considèrent que la justice est au contraire trop sévère.

 

Quant aux médias et à leur traitement des personnalités politiques, 47% des personnes interrogées estiment également qu’ils manquent de sévérité envers la classe politique, 41% jugent qu’ils sont « juste ce qu’il faut » et 12%  pensent qu’ils sont trop durs à leur encontre.

Au vu des résultats de l’enquête Elabe, il semblerait que les Français traversent une crise de confiance envers les responsables politiques. Seule une personne interrogée sur six leur accorde sa confiance, soit 14%, et juste une personne sur quatre assure faire confiance aux médias. Le ratio est supérieur -un sur deux- pour les personnes faisant confiance à la justice.

Les individus constituant le panel représentatif ont également été interrogés vis-à-vis d’autres institutions, comme la police ou les syndicats de salariés. Quelque 73% des Français assurent faire confiance à la police, 46% aux dirigeants d’entreprise, 38% aux syndicats de salariés et seuls 9% aux partis politiques.

Dans le prolongement du peu de confiance que semblent accorder les Français aux responsables politiques, 65% d’entre eux, soit les deux tiers, estiment que la plupart de ces personnalités privilégient leur intérêt personnel face à l’intérêt général. Seulement 7% pensent l’inverse.

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