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Compétitivité-Rocard « soutenir les entreprises, il était temps «

Rocard « soutenir les entreprises, il était temps « 

Rocard est l’un des rares socialiste comprendre l’économie, il bénéfice d’une légitimité certaine pour s’exprimer sur un sujet tabou : les patrons. Il les soutient à travers le plan compétitivité. Pour lui l‘appareil productif est notre seul instrument de défense ; une évidence ! Qu’il faudrait faire partager à ses amis du PS. Dans une interview publiée par «Le Monde» dans son édition de dimanche-lundi, l’ancien Premier ministre socialiste Michel Rocard salue un pacte à la fois audacieux et adapté au contexte de crise «Il y aura des gens pour dire que l’effort fiscal de 20 milliards d’euros n’est pas suffisant et qu’il aurait fallu 50 ou 60 milliards d’euros, comme en Allemagne et aux Pays-Bas. Mais la vingtaine, c’est probablement le maximum possible aujourd’hui», dit-il  «C’est l’une des plus grosses frappes conjoncturelles des gouvernements de la République française qu’on ait vu faire depuis des décennies. C’est à la fois courageux et pertinent», a-t-il ajouté. Michel Rocard déplore que les entreprises et les patrons se soient sentis ces six derniers mois «les boucs émissaires» de la nouvelle majorité, coupable à ses yeux d’avoir minimisé l’ampleur de la crise. «Dans la crise actuelle, nous n’avons qu’un seul instrument de défense, notre appareil productif», a-t-il souligné. «M. (Louis) Gallois le dit, je l’avais dit aussi à ma manière : il faut d’urgence signaler au monde de l’entreprise qu’on sait qu’il est là, qu’on veut qu’il tienne le coup et qu’on va l’y aider. Ce signal a été donné cette semaine. Il était temps »

Choc compétitivité: 20 milliards de crédits d’impôt et hausse de la TVA

Compétitivité: 20 milliards et hausse de la TVA pour relancer les entreprises

Crédit d’impôt de 20 milliards d’euros pour les entreprises sur trois ans, financé par des hausses de TVA, un peu de fiscalité écologique et des économies sur les dépenses publiques.   »Ces 20 milliards d’euros seront financés pour 10 milliards par des économies supplémentaires dans les dépenses publiques, sur deux ans, et pour 10 milliards par la restructuration de la TVA et la fiscalité écologique », a déclaré le Premier ministre, à l’issue du séminaire gouvernemental sur la compétitivité.   »C’est d’abord en réduisant les dépenses publiques que nous financerons la première moitié de l’effort, la France doit s’engager dans un effort national de réformes structurelles afin de réaliser des économies durables tout en modernisant ses services publics dans l’intérêt des Français », a-t-il souligné.  Les services de Matignon avaient précisé un peu auparavant que le crédit d’impôts grèvera le budget 2014 puisque les entreprises l’obtiendront cette année-là sur leur exercice 2013, et que les économies budgétaires seront également réalisées en 2014 et 2015.  Ce crédit d’impôt se traduira par une baisse des cotisations sociales de 6% sur les salaires compris entre 1 et 2,5 fois le Smic, a précisé Jean-Marc Ayrault, qui s’exprimait au lendemain de la remise du rapport de Louis Gallois sur la compétitivité.  Quant à la réduction des dépenses publiques, « cet effort est exigeant, a concédé le Premier ministre, mais il est à notre portée: 10 mds d’euros d’économies en 2 ans, c’est moins de 1% de la dépense publique totale qui atteint 1.100 mds d’euros, c’est 0,5% de la richesse nationale, c’est donc à notre portée si nous le voulons et si nous savons nous mobiliser ».  Le chef du gouvernement a assuré avoir repris la « quasi-totalité » des « préconisations » du commissaire général à l’Investissement. « Le gouvernement a pris la mesure du problème », s’est félicité auprès de l’AFP Louis Gallois, qui sera associé au suivi de la mise en oeuvre des mesures retenues.  Alors que le gouvernement et le président François Hollande avaient à maintes reprises écarté une hausse globale de la TVA, Jean-Marc Ayrault a annoncé une modification des taux actuels à compter du 1er janvier 2014. A cet égard, il a avancé comme argument une meilleure visibilité.  Le taux minimal de 5,5%, appliqué aux produits de première nécessité (produits alimentaires de base, cantines scolaires etc..), sera certes ramené à 5%. Mais, le taux dit normal à 19,6% sera porté à 20% et le taux intermédiaire de 7% (applicable notamment à la restauration) passera à 10%.  Affirmant qu’il rencontrerait « très rapidement » les partenaires sociaux, pour la mise en place du « pacte de compétitivité » qu’il a présenté comme « résolument de gauche », Jean-Marc Ayrault a détaillé d’autres mesures.  Il a annoncé ainsi que « cinq démarches administratives » seraient simplifiées pour les entreprises en 2013 et que cinq dispositifs fiscaux « clés pour l’investissement et la vie des entreprises » seraient « stabilisés » sur la durée du quinquennat.  Parmi ces dispositifs fiscaux stabilisés figurent notamment le Crédit d’impôt recherche et la contribution économique territoriale (CET).  Jean-Marc Ayrault a annoncé aussi qu’un projet de réforme bancaire serait soumis au Conseil des ministres du 19 décembre. Il s’agit de l’engagement numéro 7 de François Hollande durant la campagne présidentielle, qui consiste à séparer les activités d’investissement des banques de leurs opérations spéculatives.  Le Premier ministre a assuré aussi vouloir mettre rapidement en place un fonds de 500 millions d’euros pour les PME « confrontées à des difficultés de trésorerie ».  En échange, a-t-il prévenu, le gouvernement exigera la transparence des entreprises sur l’usage des marges financières qu’elles dégageront par une information « régulière » des comités d’entreprises et « un comité de suivi du pacte associant l’Etat et les partenaires sociaux.  Jean-Marc Ayrault a promis de même de porter « le nombre d’apprentis à 500.000″.

 

Hausse TVA : « injuste » hier, nécessaire aujourd’hui pour la compétitivité

Hausse TVA :  » injuste  » hier, « nécessaire »  aujourd’hui pour la compétitivité

La  principale volte-face de la majorité porte sur l’augmentation de la TVA, que l’opposition ne se prive pas d’épingler. «Injuste et inefficace» : ainsi le ministre de l’Economie, Pierre Moscovici, qualifiait-il le projet de TVA sociale, voulu par Nicolas Sarkozy pour financer une baisse des cotisations, et annulé par la nouvelle majorité. «L’option TVA est totalement écartée, renchérissait en septembre le ministre chargé des relations avec le Parlement, Alain Vidalies. En l’état il n’y a pas de projet de l’augmenter d’ici à la fin du quinquennat, les choses sont claires.» Or, c’est bien sur une hausse de la TVA que reposera une partie du financement du CICE. Hausse plus modeste que celle que projettait la précédente majorité, mais dont le principe reste le même : faire financer par la consommation des ménages une augmentation des marges pour les entreprises. Charge au président François Hollande de démontrer sa cohérence avec les promesses du candidat Hollande François.

Une TVA écologique ou la compétitivité par la régulation du transport

Une TVA écologique ou la compétitivité par la régulation du transport

Un internaute (Zipozdem ) propose une TVA écologique fondé sur le transport qu’utilise un bien. Finalemenet, une solution pertinente. « Il faut mettre en place une TVA écologique à la place de l’actuelle: Moins un produit a parcouru de km, moins il est taxé. Par exemple, la pomme de l’artisan de chez moi serait taxée à 5% et celle qui a fait 10.000 km (un non sens écologique, humain et économique) serait taxée à 30%. Les produits de chez nous seraient moins chers, les consommateurs seraient gagnants, les producteurs locaux aussi, comme l’écologie. De plus, l’Etat gagnerait de l’argent sur les produits importés qu’il pourra répartir sur le remboursement de la dette ou la baisse des charges et ainsi baisser le coût du travail. On agirait grâce à deux leviers, tout en attaquant moins le portefeuille des Français sur les produits vitaux, seuls les produits forcément importés seraient plus chers».( internaute Zipozdem). Pourquoi cette solution est-elle pertinente ? Parce que la mobilité des biens est tellement banalisée qu’un produit qui vient de Hong Kong est moins cher qu’un produit français du fait précisément de l’insignifiance du coût du transport. Exemple : d’après des études allemandes, un yaourt en moyenne nécessite 1500 kms de transport (produits de base, pour fabriquer le lait, aliments, pesticides, engrais, matériels, énergie, fabrication du pot, étiquette, emballage etc.). Autre exemple, le coût du transport d’un container est moins cher entre Hong-Kong et Rotterdam qu’un transport par camion de Paris à Marseille. Le transport est le support essentiel de la mobilité des biens et de l’internationalisation de l’économie ; du gaspillage aussi. Dans le Maine et Loire, on arrache les pommiers, les pommes de chine sont plus compétitives (effet transport et aussi main d’œuvre). Une vision utopique ? Peut-être mais ce n’est pas par hasard que la commission européenne a toujours défendu la libéralisation totale du transport au nom du libre échange. Effet boomerang, la régulation virtuelle du transport coule l’économie de l’Europe. Et les pavillons transport de vieux pays comme la France avec. Pavillon maritime écroulé, pavillon routier disparu de l’international, pavillon ferroviaire en voie de disparition dans le fret, pavillon aérien menacé de délocalisation.

Compétitivité, coût du travail: annonces fortes pour de mesures molles

Compétitivité, coût du travail: annonces  fortes pour de mesures molles

Le ton va monter pour annoncer des décisions fortes sur mesures molles. Coincé, le gouvernement n’a en fait pas de marge de manœuvre tant que l’UE aura décidé de faire de l’austérité la priorité par rapport à la croissance. Pour reprendre les propositions de Gallois, il aurait fallu laisser filer le budget ce qu’interdit le pacte budgétaire. Résultat, ni compétitivité, no croissance, ni même rétablissement des équilibres budgétaires. Bref, le cercle vicieux. Le Premier ministre réunit mardi matin à 09h00 un séminaire gouvernemental sur ce dossier brûlant de la compétitivité, avant d’annoncer dans la foulée les mesures retenues. Le soir, il sera l’invité du JT de 20h00 de TF1. François Hollande a d’ores et déjà promis, lundi en marge d’un sommet Asie-Europe au Laos, que des « décisions fortes » seraient « prises » au nom de « l’emploi, c’est-à-dire de l’avenir ». Ces mesures devraient même pour certaines concerner le « coût du travail », a annoncé à l’AFP le ministre de l’Economie, Pierre Moscovici. Le gouvernement laissait pourtant entendre jusqu’ici que le volet « coût » attendrait les scénarios de réforme présentés en fin d’année par le Haut-conseil pour le financement de la protection sociale. L’exécutif, en pleines turbulences après six mois au pouvoir et pressé par le Fonds monétaire international (FMI) de relever le « défi majeur » de la compétitivité, a donc décidé de passer à la vitesse supérieure. Il est vrai que le diagnostic du commissaire à l’investissement Louis Gallois est sans appel: la France a selon lui besoin d’un « choc de confiance » et de « patriotisme » pour enrayer son « décrochage » industriel depuis dix ans. Le gouvernement va donc sans attendre actionner le levier de la baisse du coût du travail pour enrayer la dégringolade du déficit commercial de la France, dont la part dans le marché mondial a chuté de 6,3% en 1990 à 3,3% en 2011. « La vocation de ce rapport, ce n’est pas l’enterrement, c’est l’entraînement », a résumé M. Moscovici, en réponse à l’opposition qui soupçonne le gouvernement, à l’image du patronat, de ne pas vouloir suivre toutes les recommandations. Arnaud Montebourg (Redressement productif) a quant à lui assuré que « 9 des 22″ propositions étaient déjà dans les tuyaux. La préconisation la plus débattue du rapport Gallois est une baisse des charges qui allégerait les cotisations patronales de 20 milliards d’euros et les cotisations salariales de 10 milliards. En contrepartie, l’ancien patron d’EADS propose d’augmenter la CSG de deux points, de rehausser la TVA sur certains produits et de relever diverses taxes. Mais cette piste ne devrait pas être retenue mardi. Selon une source proche du gouvernement, confirmant des informations du Point, « sauf revirement de dernière minute », le gouvernement proposera 20 milliards d’euros aux entreprises en trois ans, sous la forme d’un crédit d’impôt. Au lieu d’un transfert des cotisations sociales vers la fiscalité, tel que préconisé par Louis Gallois, il s’agirait donc d’un chèque aux entreprises dans le but de faire progresser leurs marges qui ont dégringolé ces dix dernières années. Le site internet du Point avait affirmé lundi que l’exécutif allait choisir d’octroyer un crédit d’impôt aux entreprises se traduisant par une baisse des cotisations sociales de 6% sur les salaires compris entre 1 et 2,5 fois le Smic, ce qui représenterait un total de 20 milliards d’euros. La piste d’une réduction supplémentaire des dépense publique est également à l’étude, a confirmé à l’AFP la même source proche du gouvernement. Selon Le Point, le gouvernement économiserait 10 milliards d’euros sur le budget 2014 de l’Etat et des collectivités. Mais surtout, il augmenterait légèrement le taux principal de la TVA de 19,6% à 20%. En revanche, il baisserait à 5% contre 5,5% la TVA sur les produits de première nécessité. Les Echos, dans son édition de mardi, indique que « le taux intermédiaire (de la TVA, qui concerne notamment la restauration), actuellement de 7% serait relevé, à 10% ou 12% ».

Compétitivité : le plan du gouvernement

Compétitivité : le plan du gouvernement

 

D’après les Echos et le Point , le Premier ministre, « sauf revirement doit  annoncer, mardi, à l’issue d’un séminaire gouvernemental, 20 milliards d’euros de crédit d’impôts sur trois ans pour les entreprises, assorti d’un effort supplémentaire sur la dépense publique. Sur son site internet, l’hebdomadaire Le Point affirme que le gouvernement ne suivra pas la recommandation Gallois sur le transfert des cotisations. Sans dévoiler ses source, le magazine affirme que l’exécutif choisira d’octroyer un crédit d’impôt aux entreprises se traduisant par une baisse des cotisations sociales de 6% sur les salaires compris entre 1 et 2,5 fois le Smic, ce qui représenterait un total de 20 milliards d’euros. Pour financer cette dépense, toujours selon Le Point, le gouvernement économiserait 10 milliards d’euros sur le budget 2014 de l’Etat et des collectivités. Mais surtout, il augmenterait légèrement le taux principal de la TVA de 19,6% à 20%. Le gouvernement a plusieurs fois affirmé qu’il ne voulait pas toucher à la TVA.

FMI: Le rapport choc sur la compétitivité

Le Fonds monétaire international (FMI) publie le même jour que le rapport Gallois les conclusions de sa mission annuelle sur l’économie française et ce n’est pas tout à fait un hasard. «La capacité de la France à rebondir est aussi contrainte par un problème de compétitivité», soulignent d’emblée les experts internationaux, après avoir passé la seconde quinzaine d’octobre à Paris, où ils ont notamment rencontré le 29 octobre Pierre Moscovici, le ministre des Finances.

Selon l’usage, la date de publication des observations préliminaires du FMI, en attendant l’étude complète attendue début janvier 2013, a été choisie par le gouvernement français lui-même. Il a donné son feu vert ce week-end. Les experts internationaux n’hésitent pas à prendre position sur la plupart des sujets les plus sensibles du rapport Gallois.

«Une réduction des cotisations sociales patronales pourrait contribuer à améliorer la compétitivité de l’économie française, si elle est financée de façon appropriée», notent-ils. Pour eux, «la façon la plus efficace de financer» une telle opération «est de réduire les dépenses publiques de façon proportionnée».

Ainsi mettent-ils en garde le gouvernement contre un transfert de ces cotisations patronales «vers les revenus» (par exemple en augmentant la CSG). Ils avancent deux arguments: d’un côté cela «n’aurait probablement que des effets temporaires» et, de l’autre, il faut s’attendre «à un effet négatif sur l’investissement en accroissant la pression fiscale sur les revenus du capital».

Le FMI considère en revanche qu’un tel transfert de charges «vers les taxes indirectes (par exemple la TVA, les taxes sur la propriété ou les droits d’accises), dont une part est acquittée par les importations aurait plus d’avantages économiques».

Outre la réduction du coût du travail, sous forme d’un transfert des cotisations sociales, les experts de Washington considèrent que «les dysfonctionnements et les rigidités du marché du travail et du secteur des services sont au cœur du problème de compétitivité qui s’est accru au cours du temps. Ils ne pourront être résolus que par un programme de réformes structurelles de grande ampleur». Ils saluent certes «le dialogue social que le gouvernement a lancé sur ce sujet», avec ce commentaire, cela «constitue une chance unique qui ne doit pas être ratée».

La demi-douzaine d’économistes qui ont visité quinze jours durant toutes les administrations chargées de la politique économique et sociale, recommandent notamment d’«établir un cadre qui permette des dispositions salariales et d’ajustement du temps de travail au niveau des entreprises». Celles-ci doivent pouvoir «s’adapter aux changements de l’environnement économique, et, in fine, préserver et créer des emplois». Dans le même registre, ils stigmatisent «l’incertitude judiciaire» qui entoure les procédures de licenciement en France: cela «accroît le coût implicite du travail, décourage l’embauche et encourage le recours au travail temporaire».

Le FMI dénonce par ailleurs «le niveau du smic, son uniformité sectorielle, et son mécanisme d’indexation (qui) contribuent aux difficultés que connaissent les personnes non qualifiées et les jeunes à entrer dans le monde du travail».

S’inscrivant dans une très longue tradition, depuis le comité Rueff-Armand de 1958 jusqu’à la commission Attali de 2008, les «missi dominici» du FMI regrettent l’insuffisance de la concurrence dans le secteur des services, et «notamment les transports, les services aux entreprises et le commerce de détail». Le secteur des services, qui représente les deux tiers de notre économie, «demeure davantage réglementé en France que dans la plupart des autres pays de l’OCDE. Cela conduit à des prix plus élevés, tant pour les ménages que pour les entreprises». Et en dernier ressort la compétitivité de l’économie et le pouvoir d’achat des ménages s’en trouvent dégradés.

Ce faisant, et même s’il ne le dit pas explicitement, le FMI s’inscrit en faux contre l’idée défendue par Arnaud Montebourg, entre autres, que le problème de compétitivité ne concernerait que les secteurs exposés à la concurrence internationale. Le grand vent de la compétition doit souffler sur l’ensemble de l’Hexagone et pas seulement sur ses côtes.

Louis Gallois : 22 mesures pour la compétitivité

 

Louis Gallois : 22 mesures pour la compétitivité Fin du suspens. Le très attendu rapport Gallois a été remis lundi matin au Premier ministre Jean-Marc Ayrault. Ses propositions pour relancer la compétitivité française seront annoncées en détails dans l’après-midi, mais Louis Gallois a déjà confirmé les grandes lignes du rapport parues dans la presse.

L’essentiel. « Je propose 22 mesures principales », a annoncé Louis Gallois à la sortie de Matignon. Elles visent à « arrêter le décrochage de l’industrie française » qui s’est aggravé « depuis une dizaine d’années », estime l’auteur du rapport.

La principale proposition. Louis Gallois préconise une baisse des cotisations des entreprises de l’ordre de 30 milliards d’euros, dont 20 milliards concernent les charges patronales et 10 milliards les charges salariales.

Un « choc de confiance ». Le rapport devait parler d’un « choc de compétitivité », mais François Hollande a banni l’expression, lui préférant un « pacte de compétitivité » qui s’inscrirait dans la durée. Louis Gallois opte finalement pour le « compromis » : son rapport plaide pour un « choc de compétitivité qui est en fait un choc de confiance ».

Un « pacte social » et un « véritable patriotisme ». La relance de la compétitivité française nécessite un « dialogue social à tous les niveaux » avec « un nouveau dynamisme », précise Louis Gallois, « parce que nous avons besoin que se noue une sorte de pacte social entre tous les partenaires ». L’ancien patron va plus loin : pour mener la « reconquête industrielle », nous avons « besoin d’un véritable patriotisme. Il faut que le club France travaille de manière solidaire. »

La feuille de route. Jean-Marc Ayrault avait confié en juillet « une mission sur la compétitivité de nos entreprises » à Louis Gallois, ancien patron de la SNCF et d’EADS, avec pour objectif de « préparer la mise en œuvre d’actions concrètes, d’ici la fin de l’année ». L’exécutif, qui a pris ses distances avec le rapport dès les premières fuites dans la presse, a assuré qu’il s’en inspirera pour décider des mesures pour relancer la compétitivité du pays. Celles-ci seront annoncées mardi.

Compétitivité : journée nationale de deuil pour le rapport Gallois

Compétitivité : journée nationale de deuil  pour le rapport Gallois

 

 

Le rapport Gallois connaîtra le sort de nombre d’autres rapports, un enterrement discret. C’est la destinée de la plupart de ces exercices. Un problème un peu chaud, un rapport ou une commission. On fait traîner et tout finit par des mesurettes parfois rien du tout. Pour avoir présidé  ce type de commission, j’ai une petite expérience (dans le transport). Exemple, la sécurité routière. Le rapport qui mettait en lumière pour la première fois le lien entre l’accidentologie, l’alcool et la vitesse a été retardé de nombreux  mois avant publication. A l’époque c’était des gros mots. Maintenant c’est à la mode. Autre sujet, l’application de l’article, 14 de la loti (loi transport) qui imposait une évaluation intermodale pour optimiser l’utilisation des infrastructures, enterrée pendant des années par le conseil général des ponts. Une journée nationale de deuil devrait être décrétée pour tous les rapports enterrés. Que dit Gallois   au sujet de la compétitivité de la France :  l’industrie est en déclin,  l’innovation ne progresse pas,  la France perd des parts de marché dans le monde. Les exportations, en déconfiture ( 6,3 % des exportations mondiales en 1990, 4,7 % en 2000 et 3 % l’an dernier). Les  marges des entreprises, dégradées depuis 30 ans. Pour François Hollande «pas de formule magique, de mesure miracle, de réponse unique » mais  «un cocktail étalé dans la durée». Bref, un breuvage insipide, ;  après avoir parlé de «choc» puis de «trajectoire», on cite désormais un «pacte de compétitivité».Gallois préconisait de baisser de 20 milliards les cotisations patronales et de 10 milliards les cotisations salariales, grâce à une réduction des dépenses publiques et à une légère hausse de la TVA, de la CSG et de la fiscalité écologique. La grande question de la réduction des dépenses publiques source de notre record de prélèvement obligatoire sera évacuée par le gouvernement. Bref avant la sortie du rapport, la stratégie industrielle, c’était Gallois maintenant avec la publication, c’est une simple contribution, un avis. Un  enterrement en fait. Mais quel homme, ce Gallois !

Compétitivité- François Bayrou « d’accord avec le gouvernement, pas de choc mais remise en cause des 35 heures »

Compétitivité- François Bayrou «  d’accord avec le gouvernement, pas de choc mais remise en cause des 35 heures  »

Charismatique comme une planche à repasser, égocentrique comme un dindon, Bayrou ne manque cependant pas de lucidité ; une lucidité sans doute incompatible avec une campagne électorale ; le drame de la démocratie. Invité du Grand Jury, le président du MoDem a expliqué que la remise lundi du rapport de Louis Gallois sur la compétitivité et la conférence de presse du chef de l’Etat mi-novembre étaient deux événements centraux dans le mandant de François Hollande. Il s’est par ailleurs déclaré opposé à « l’utilisation du mot ‘mariage’ pour désigner une union entre homosexuels ». Selon lui, « c’est là qu’il est devant sa responsabilité de chef d’Etat, c’est le moment où il doit prendre le drapeau du combat majeur qu’est le combat du pays ». « C’est là que va se jouer de savoir si la France a une chance de se redresser, si ce quinquennat sera celui du redressement du pays », a expliqué l’ancien ministre de l’Education.  « J’espère qu’il (M. Hollande) aura ce courage-là, cette audace-là », a-t-il ajouté, à deux jours d’un séminaire gouvernemental à Matignon à l’issue duquel seront annoncées de premières mesures sur la compétitivité. « Je ne crois pas que ce soit une question qui doive être uniquement laissée aux mains du gouvernement, c’est une question si importante que c’est pour moi une question de compétence présidentielle ».Avec la question de la compétitivité de l’économie française, « nous avons là devant nous la cause même de la dégradation de la situation de notre pays depuis 10 ou 12 ans au moins », a fait valoir François Bayrou. « Je pense que François Hollande a l’intuition de ce qu’il va falloir faire (…) Mais il y a une contradiction entre la politique qu’il faut suivre pour le pays et le programme que le Parti socialiste a défendu devant les Français », durant la campagne », a relevé le président du MoDem, arrivé 5e à la dernière présidentielle.  Il s’est dit d’accord avec le gouvernement qui semble écarter tout « choc de compétitivité » qui passerait par une baisse massive des charges patronales. Selon François Bayrou, une des solutions réside dans une nouvelle organisation du travail, avec une remise en cause des 35 heures.

 

Compétitivité- Montebourg : 20 milliards d’euros d’allégements fiscaux ; question pour qui et comment on finance ?

Compétitivité- Montebourg : 20 milliards d’euros d’allégements fiscaux ; question pour qui et comment on finance ?

 

Allégement des charges sociales pour les entreprise qui investissent dans le « nouveau » et dans les processus ; tiens on croyait qu’il n’y avait pas de problème de coût du travail ? Mais pour les seules entreprises qui créent des produits nouveaux ou dans les processus. Drôle de formule car à peu près tous les investissements peuvent justifier de la nouveauté et du changement de méthode. Exemple en transport public, quand on achète un camion, on monte nécessairement en gamme en matière de normes euro (pour des questions économiques et aussi réglementaires), c’est donc nouveau et cela participe d’une modification du processus de production de la prestation transport ; idem pour les machines outils. . La définition est donc très vasouillarde. Surtout la grande question, on les prend où ces 20 milliards, dans la poche de Montebourg avec la montée en puissance de la vente des marinières ? Ah oui dans la restauration, les banques et l’immobilier. Pas de chance, la crise immobilière est en train d’éclater avec des conséquences sur les actifs des banques. Reste le vin rouge et la tête de veau du bistrot du coin.  Dernière question, c’est pour quand, pas en 2012, pas en 2013 (budget voté).  Alors en 2014 ou à la saint glin-glin ? Des centaines de milliers d’emplis seront créés ; ça c’est une évaluation qui ne vient pas d’un organisme économique d’évaluation mais sans doute d’un prétoire ou d’un café du commerce. Bref, un plan vite faiat bien fait. Écrit en vitesse par un ministre qui est à l’industrie ce que Poivre d’Arvor est à la littérature. Ou quand l’ésotérisme tient lieu de stratégie industrielle.  Les Echos se sont procuré un «mémorandum en faveur d’un dispositif de relance productive» rédigé en octobre par le ministre. Il y avance ses propositions, qui seront «soumises à l’arbitrage du gouvernement». Pour mémoire, le Premier ministre recevra lundi le rapport de Louis Gallois sur le même sujet. Les préconisations d’Arnaud Montebourg impliquent des réformes de grande ampleur, poursuit le quotidien. Le ministre proposerait de réduire les charges sociales patronales de 20 milliards d’euros. Cet allégement concernerait les salaires compris entre 1,6 et 2,5 fois le smic, soit de 2.281 à 3.465 euros bruts par mois. Quelque 3,1 millions de personnes seraient concernées, un peu plus d’un salarié sur cinq. Sur ce total, «un million environ travaillent dans l’industrie», précise la note ministérielle. Les entreprises ne bénéficieraient pas systématiquement de cette baisse d’environ 8% du coût du travail, explique le journal. Les allégements seraient réservés à celles qui investissent -le ministère parle de «donnant-donnant»-, la réduction de charges s’élevant à la moitié de l’investissement. Seuls les investissements «créateurs de nouveaux produits ou processus» seraient éligibles, par opposition aux «investissements de construction, d’entretien et de maintenance qui n’ont pour but que le maintien du stock de capital». Pour le ministère, ce dispositif représenterait «une évolution de compétitivité du même ordre de grandeur que celui réalisé par l’Allemagne dans les années 2000». Il favoriserait «une hausse massive de l’investissement dans les entreprises». Et permettrait de créer «plusieurs centaines de milliers d’emplois». Arnaud Montebourg a tout prévu. Pour compenser cette perte de 20 milliards pour la Sécurité sociale, il entend aller solliciter «les secteurs protégés de l’économie » comme « la restauration, le secteur bancaire et l’immobilier». Il propose aussi «une baisse des dotations de l’Etat aux collectivités locales», des prélèvements accrus sur «les retraités les plus fortunés», une « plus grande progressivité des allocations familiales » grâce à leur « fiscalisation ». Enfin la fiscalité environnementale serait sollicitée, avec la création d’une «taxe carbone aux frontières» ou la mise en enchère des quotas d’émission de CO2.

Hollande-Compétitivité: « on a pris du retard depuis 10 ans » ; on va perdre encore 5 ans pour appliquer un plan

Hollande-Compétitivité: « on a pris du retard depuis 10 ans » ; on va perdre encore 5 ans pour appliquer un plan   

Curieux le raisonnement de Hollande qui constate qu’on a pris un retard de 10 ans en matière de compétitivité mais qui s’apprête à étaler son plan sur 5 ans. Une manière d’enterrer le rapport Gallois. Du coup, c’est de 15 ans de retard dont il faudra parler. Des décisions seront « prises dès le mois de novembre dans tous les domaines de la compétitivité », y compris le coût du travail, a-t-il confirmé.  Selon le président Hollande, « une politique de compétitivité suppose une action dans la durée mais avec de la visibilité pour les acteurs économiques », notamment les chefs d’entreprise, les contribuables et les épargnants. Il a donc promis que lorsque son « pacte de compétitivité » sera annoncé, « chacun saura exactement ce qui sera fait » au cours des cinq prochaines années, au nom de la « stabilité ». Aucun sujet ne sera occulté, tout sera traité, tout est mis sur la table », a-t-il poursuivi, lors d’une conférence de presse organisée après avoir rencontré les dirigeants du Fonds monétaire international (FMI) Christine Lagarde, de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) Angel Gurria, de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) Pascal Lamy, de la Banque mondiale Jim Yong Kim et de l’Organisation internationale du travail (OIT) Guy Rider. Interrogé sur l’appel des patrons du CAC 40 en faveur d’une baisse drastique du coût du travail, le chef de l’Etat a assuré ne pas croire que ses auteurs souhaitaient « le mettre sous le terme d’ultimatum », contrairement au titre du Journal du Dimanche qui l’a publié la veille.   »Nous sommes dans un moment où seul doit compter l’intérêt général », a-t-il ajouté, « il est aussi demandé un certain nombre de responsabilités aux hauts dirigeants ».  François Hollande s’est toutefois engagé à faire en sorte que les mesures qui seront prises n’affectent pas le pouvoir d’achat et la demande intérieure.   »Tous les indicateurs montrent que nous ne sommes pas dans la meilleure des situations », « parce que nous avons pris du retard depuis 10 ans », a-t-il insisté.  Pour lui, « la France est devant un triple défi »: l’endettement, la faible croissance conjuguée à un chômage élevé et la compétitivité.   »Les trois défis d’ailleurs sont liés les uns aux autres », a-t-il estimé.  Le directeur général de l’OMC a aussi fait un « lien entre croissance, compétitivité et emploi ». « C’est le problème majeur de la France et d’un certain point de vue de l’Europe en ce moment », a dit Pascal Lamy.   »Dans les cinq ans qui viennent, le moyen de créer des emplois en Europe, c’est d’aller chercher la croissance là où elle est », c’est-à-dire dans les pays émergents, a-t-il plaidé.   »Cela veut dire que l’attitude à l’égard de l’économie internationale doit être offensive et pas défensive », « c’est vrai d’une manière générale » mais « particulièrement » dans le cas de la France, a ajouté Pascal Lamy, issu comme François Hollande des rangs du Parti socialiste.

Compétitivité- Montebourg : 20 milliards d’euros d’allégements fiscaux ; question pour qui et comment on finance ?

Compétitivité- Montebourg : 20 milliards d’euros d’allégements fiscaux ; question pour qui et comment on finance ?

 

Allégement des charges sociales pour les entreprise qui investissent dans le « nouveau » et dans les processus ; tiens on croyait qu’il n’y avait pas de problème de coût du travail ? Mais pour les seules entreprises qui créent des produits nouveaux ou dans les processus. Drôle de formule car à peu près tous les investissements peuvent justifier de la nouveauté et du changement de méthode. Exemple en transport public, quand on achète un camion, on monte nécessairement en gamme en matière de normes euro (pour des questions économiques et aussi réglementaires), c’est donc nouveau et cela participe d’une modification du processus de production de la prestation transport ; idem pour les machines outils. . La définition est donc très vasouillarde. Surtout la grande question, on les prend où ces 20 milliards, dans la poche de Montebourg avec la montée en puissance de la vente des marinières ? Ah oui dans la restauration, les banques et l’immobilier. Pas de chance, la crise immobilière est en train d’éclater avec des conséquences sur les actifs des banques. Reste le vin rouge et la tête de veau du bistrot du coin.  Dernière question, c’est pour quand, pas en 2012, pas en 2013 (budget voté).  Alors en 2014 ou à la saint glin-glin ? Des centaines de milliers d’emplis seront créés ; ça c’est une évaluation qui ne vient pas d’un organisme économique d’évaluation mais sans doute d’un prétoire ou d’un café du commerce. Bref, un plan vite faiat bien fait. Écrit en vitesse par un ministre qui est à l’industrie ce que Poivre d’Arvor est à la littérature. Ou quand l’ésotérisme tient lieu de stratégie industrielle.  Les Echos se sont procuré un «mémorandum en faveur d’un dispositif de relance productive» rédigé en octobre par le ministre. Il y avance ses propositions, qui seront «soumises à l’arbitrage du gouvernement». Pour mémoire, le Premier ministre recevra lundi le rapport de Louis Gallois sur le même sujet. Les préconisations d’Arnaud Montebourg impliquent des réformes de grande ampleur, poursuit le quotidien. Le ministre proposerait de réduire les charges sociales patronales de 20 milliards d’euros. Cet allégement concernerait les salaires compris entre 1,6 et 2,5 fois le smic, soit de 2.281 à 3.465 euros bruts par mois. Quelque 3,1 millions de personnes seraient concernées, un peu plus d’un salarié sur cinq. Sur ce total, «un million environ travaillent dans l’industrie», précise la note ministérielle. Les entreprises ne bénéficieraient pas systématiquement de cette baisse d’environ 8% du coût du travail, explique le journal. Les allégements seraient réservés à celles qui investissent -le ministère parle de «donnant-donnant»-, la réduction de charges s’élevant à la moitié de l’investissement. Seuls les investissements «créateurs de nouveaux produits ou processus» seraient éligibles, par opposition aux «investissements de construction, d’entretien et de maintenance qui n’ont pour but que le maintien du stock de capital». Pour le ministère, ce dispositif représenterait «une évolution de compétitivité du même ordre de grandeur que celui réalisé par l’Allemagne dans les années 2000». Il favoriserait «une hausse massive de l’investissement dans les entreprises». Et permettrait de créer «plusieurs centaines de milliers d’emplois». Arnaud Montebourg a tout prévu. Pour compenser cette perte de 20 milliards pour la Sécurité sociale, il entend aller solliciter «les secteurs protégés de l’économie » comme « la restauration, le secteur bancaire et l’immobilier». Il propose aussi «une baisse des dotations de l’Etat aux collectivités locales», des prélèvements accrus sur «les retraités les plus fortunés», une « plus grande progressivité des allocations familiales » grâce à leur « fiscalisation ». Enfin la fiscalité environnementale serait sollicitée, avec la création d’une «taxe carbone aux frontières» ou la mise en enchère des quotas d’émission de CO2.

Compétitivité : c’est quoi ?

Compétitivité : c’est quoi ?

 

La France a du mal avec les concepts économiques. La compétitivité, plus généralement l’économie :  des gros mots. En tout cas des mots peu appropriés. Le débat actuel y compris radicalisé va peut-être permettre aux français de s’initier avec des règles incontournables. Il faudra du temps tellement est ancrée la culture étatique. Dans les entreprises elles-mêmes, on a souvent privilégié la dimension technique par rapport à la gestion. Soumises à la concurrence internationale, les PME-PTE ont bien été contraintes adhérer aux notions de base. Les choses ont progressé au cours de ces années passées du coté patronal. Des progrès restent encore à réaliser. Cela vaut aussi pour des grands groupes dirigés, non pas par des entrepreneurs qui mettent en jeu leur propre capital mais par des fonctionnaires qui ne doivent leurs responsabilités qu’à leur passage dans les cabinets ministériels (pantouflage qui a coûté très cher à la collectivité). Hier sur la chaîne parlementaire, un responsable politique affirmait que la question de la compétitivité ne concernait que les exportations qu’il n’y avait donc pas lieu de se préoccuper du coût du travail pour le marché intérieur. Une déclaration qui révèle le niveau de formation économique ! Bien entendu le coût du travail est à prendre en compte notamment depuis qu’existe en Europe la liberté de prestation de service ; exemple dans le transport, des bulgares, des roumains interviennent sur le marché français. Même si ce n’est pas le seul élément de la compétitivité, on ne peut faire l’impasse sur le coût du travail.  C’est ce que pensent aussi certains économistes et les patrons, comme le prouve la lettre qu’ils ont adressée à François Hollande et qui a été publiée ce week-end dans Le Journal du Dimanche. Pour baisser ce coût, ils demandent avant tout de réduire les charges, dont le produit est affecté à la protection sociale, mais aussi l’abaissement de l’impôt sur les sociétés, surtout celui des PME. Deux mesures sérieusement étudiées par le gouvernement. Reste que pour certains économistes, le coût du travail n’est pas le seul à expliquer la faiblesse des exportations tricolores. Pour le démontrer, ils rappellent que les écarts de coûts entre la France et l’Allemagne -la championne européenne de l’export- restent limités. Ils mettent également en avant les coûts du travail inférieurs dans les pays de l’Europe du Sud, qui ne sont pas pour autant des rois du commerce extérieur.   Sur ce point, tout le monde est d’accord. Les produits français sont trop chers par rapport à leur positionnement. Pour la plupart des économistes, la solution est donc de repositionner l’offre de la France sur les bons segments et de monter en gamme. Autrement dit, les entreprises doivent investir pour innover davantage, y compris en termes de marketing. Mais changer une offre prend du temps. En réalité il faudra agir sur tous les paramètres qui déterminent la compétitivité. Le thermomètre c’est la balance commercial, équilibrée dans les années 2000 et qui connaît aujourd’hui un déséquilibre dramatique (sortie de devises, pertes d ‘emplois et de fiscalité etc.).

 

Hollande : la compétitivité un gros mot, comme l’économie

Hollande : la compétitivité un gros mot, comme l’économie

 

La compétitivité est un mot tabou pour beaucoup à commencer par Hollande ; Du coup, on ne veut pas de choc, un pacte, oui mais sur 5 ans et plus. En faiat Hollande, comme la très grande majorité des français,  ignore les principes fondamentaux de l’économie, un autre gros mot. Du coup les patrons se radicalisent. La défiance est réciproque entre ceux qui gèrent au quotidien cette économie et ceux qui sont sensés gérer l’intérêt général.  «Il y a un sentiment de méfiance réciproque qu’il faut arriver à estomper», expliquait un proche du chef de l’État il y a quelques jours. «Pour une partie du patronat, la gauche, ce sont forcément des gens qui ne connaissent rien à la logique économique. D’un autre côté, c’est vrai qu’il y a une partie de la majorité qui ne la comprend pas.»  En social-démocrate modéré formé à HEC et à l’ENA, François Hollande sait qu’il ne pourra pas «accrocher la croissance», comme on dit à l’Élysée, dans un climat de défiance aussi fort avec l’entreprise. C’est pourquoi depuis son élection, il multiplie les rencontres plus ou moins médiatisées avec les patrons. Ses proches conseillers, comme Pierre-René Lemas ou Emmanuel Macron, enchaînent eux aussi des déjeuners. «Les patrons, ce sont de grands cœurs sensibles. On leur dit: “On vous aime, vous créez des richesses”!», raconte-t-on à l’Élysée.  Le premier ministre Jean-Marc Ayrault tente lui aussi d’entretenir le contact: lundi, il a reçu à déjeuner cinq grands patrons, parmi lesquels Gérard Mestrallet, PDG de GDF Suez, ou Jean-Pierre Clamadieu (Solvay). «Je dialogue avec tout le monde. Je dialogue avec les grands patrons, les patrons des PME, des TPE, mais je travaille aussi avec les syndicalistes», a déclaré le chef du gouvernement. Sauf que les rendez-vous avec les syndicalistes sont beaucoup plus discrets… Au grand regret d’une partie du PS, qui trouve l’exécutif plus réceptif aux cris d’alarme des «pigeons» sur la fiscalité des entreprises que des salariés. La ligne dure au gouvernement, qui promettait de «changer le système», n’a plus le vent en poupe. La démondialisation? «On en est loin», sourit un ministre de Bercy en référence au slogan d’Arnaud Montebourg. «François Hollande a à cœur d’avoir un dialogue constructif avec les milieux patronaux.» Mais côté patronat, on attend des preuves. Au bout de la chaine (humaine), les chômeurs attendent aussi

 

 

Compétitivité: décisions en novembre mais étalées sur cinq ans

Compétitivité:  décisions en novembre mais étalées sur cinq ans

.Des décisions seront « prises dès le mois de novembre dans tous les domaines de la compétitivité », y compris le coût du travail, a-t-il confirmé.  Selon le président Hollande, « une politique de compétitivité suppose une action dans la durée mais avec de la visibilité pour les acteurs économiques », notamment les chefs d’entreprise, les contribuables et les épargnants. Il a donc promis que lorsque son « pacte de compétitivité » sera annoncé, « chacun saura exactement ce qui sera fait » au cours des cinq prochaines années, au nom de la « stabilité ». Aucun sujet ne sera occulté, tout sera traité, tout est mis sur la table », a-t-il poursuivi, lors d’une conférence de presse organisée après avoir rencontré les dirigeants du Fonds monétaire international (FMI) Christine Lagarde, de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) Angel Gurria, de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) Pascal Lamy, de la Banque mondiale Jim Yong Kim et de l’Organisation internationale du travail (OIT) Guy Rider. Interrogé sur l’appel des patrons du CAC 40 en faveur d’une baisse drastique du coût du travail, le chef de l’Etat a assuré ne pas croire que ses auteurs souhaitaient « le mettre sous le terme d’ultimatum », contrairement au titre du Journal du Dimanche qui l’a publié la veille.   »Nous sommes dans un moment où seul doit compter l’intérêt général », a-t-il ajouté, « il est aussi demandé un certain nombre de responsabilités aux hauts dirigeants ».  François Hollande s’est toutefois engagé à faire en sorte que les mesures qui seront prises n’affectent pas le pouvoir d’achat et la demande intérieure.   »Tous les indicateurs montrent que nous ne sommes pas dans la meilleure des situations », « parce que nous avons pris du retard depuis 10 ans », a-t-il insisté.  Pour lui, « la France est devant un triple défi »: l’endettement, la faible croissance conjuguée à un chômage élevé et la compétitivité.   »Les trois défis d’ailleurs sont liés les uns aux autres », a-t-il estimé.  Le directeur général de l’OMC a aussi fait un « lien entre croissance, compétitivité et emploi ». « C’est le problème majeur de la France et d’un certain point de vue de l’Europe en ce moment », a dit Pascal Lamy.   »Dans les cinq ans qui viennent, le moyen de créer des emplois en Europe, c’est d’aller chercher la croissance là où elle est », c’est-à-dire dans les pays émergents, a-t-il plaidé.   »Cela veut dire que l’attitude à l’égard de l’économie internationale doit être offensive et pas défensive », « c’est vrai d’une manière générale » mais « particulièrement » dans le cas de la France, a ajouté Pascal Lamy, issu comme François Hollande des rangs du Parti socialiste.

 

 

Patrons- Compétitivité : 90 milliards pour relancer la croissance

Patrons- Compétitivité : 90 milliards pour relancer la croissance

 

Pas sût que cet appel des patrons soit entendu. Deux raisons, l’image des grands patrons auprès- des français et l’inculture économique récurrente dans notre pays. . Pourtant les économies à réaliser au sein de l’Etat que demande le patronat sont incontournables, de même que l’allègement de la fiscalité sur le travail.  Dans une lettre adressée à François Hollande publiée dans le Journal du Dimanche. les PDG des 98 plus importantes sociétés françaises (Afep) exigent un «choc» de compétitivité «pour relancer la croissance et l’emploi». Une demande que leur a encore refusé dimanche le ministre de l’Economie, Pierre Moscovici et à laquelle ne croit pas l’ancien patron de Renault, Louis Schweitzer. «La compétitivité n’est pas qu’une question de coûts et de salaires, affirme-t-il au Parisien. Les entreprises ont besoin de stabilité et de prévisibilité. On ne change pas les choses du jour au lendemain».  L’Afep demande à l’Etat de réaliser 60 milliards d’euros d’économies au cours des cinq prochaines années, soit trois points de produit intérieur brut. Concernant les entreprises, l’organisation préconise également une baisse du coût du travail d’au moins 30 milliards sur deux ans, en réduisant les cotisations sociales qui pèsent sur les salaires moyens. Ce transfert serait financé pour moitié par un relèvement de la TVA de 19,6 % à 21 % et pour l’autre par une baisse des dépenses publiques. «La France doit se transformer en profondeur, affirment-ils. Il est urgent d’agir maintenant et collectivement. Nous préconisons une réponse globale adossée à des mesures simples et concrètes». Autre proposition susceptible de faire polémique au sein du gouvernement, les grands patrons estiment qu’«il faut se donner les moyens d’explorer et d’exploiter nos ressources nationales comme les gaz de schiste». Une mesure à laquelle se sont farouchement opposé François Hollande et la ministre de l’Ecologie, Delphine Batho. Les représentants de l’Association française des entreprises privées considèrent que le gouvernement doit «rester pragmatique» dans la mise en œuvre de la transition énergétique, «qu’il s’agisse de réduire nos émissions de CO2 ou notre exposition à la production d’électricité d’origine nucléaire». A une semaine de la publication du rapport Gallois, cette nouvelle pression des patrons intervient alors que François Hollande a promis un «pacte» de compétitivité de l’économie française et non un «choc». Une sémantique qui inquiète Laurence Parisot, la présidente du Medef. «François Hollande a eu un diagnostic juste mais nous attendons toujours l’annonce d’une stratégie et des décisions. Nous pouvons, sous certaines conditions, comprendre un étalement de la mesure sur deux ou trois ans, mais dans ce cas il faut aller jusqu’à 70 milliards de transferts.»

 

 

Confiance des ménages : en baisse

Confiance des ménages : en baisse 

La confiance des ménages st  en baisse ; en cause, surtout le  pouvoir d’achat, le  matraquage fiscal, le  chômage  La confiance des Français a continué de se détériorer en octobre. Une lente érosion, constatée depuis mai dernier, qui se traduit aujourd’hui par un niveau d’inquiétude rarement atteint: les ménages sont de plus en plus nombreux à voir leur «situation financière personnelle future» s’assombrir, selon l’enquête mensuelle publiée hier par l’Insee. Ils considèrent même que leur niveau de vie va encore se dégrader dans les mois à venir.  La séquence budgétaire – qui a marqué tout le début du quinquennat et vient de se terminer – a laissé des traces. Et les Français en ont surtout retenu l’idée qu’un matraquage fiscal les attendait. «Sur ce front-là, nous avons perdu la bataille de la communication», reconnaît-on à l’Élysée, en admettant «des erreurs». Celle d’avoir voulu s’attaquer à des corporations «qui parlent très fort et qui manipulent les symboles». Mais aussi d’avoir sous-estimé que «les Français ont mal, y compris aux impôts qu’ils ne paient pas», concède un proche du chef de l’Etat. Ces erreurs de communication politique, l’exécutif voudrait éviter de les commettre à nouveau. Et vite faire oublier le mauvais départ de l’autre grande séquence qui s’ouvre maintenant, celle de la compétitivité. Histoire de ne pas donner de nouvelles raisons d’inquiétudes aux Français, qui ne savent pas à quoi s’attendre dans ce domaine et entendent parler de hausse de TVA ou de CSG depuis plusieurs semaines. François Hollande a repris la main jeudi soir sur le sujet: devant un parterre de chefs d’entreprise, le président de la République a indiqué qu’il mettrait en œuvre un «pacte de compétitivité» sur le quinquennat, comprenant très certainement un allégement de charges pour les entreprises afin de baisser le coût du travail – mais pas les 30 milliards réclamés par le patronat -, ainsi que des mesures en faveur de l’innovation, la formation, le marché du travail et une réforme de l’impôt sur les sociétés qui devrait davantage favoriser les PME. Réunis vendredi en séminaire à Matignon, les membres du gouvernement, qui n’hésitaient pas, jusqu’à présent, à donner individuellement leurs idées sur la question, sont désormais au clair sur le message qu’ils doivent faire passer: l’objectif du gouvernement est «de conforter l’économie française, de la redresser, pas de la choquer, pas de la brutaliser», a indiqué Pierre Moscovici, à l’issue de la réunion

 

 

Hollande : compétitivité, pas de choc, un pacte ; plus chic ou plus toc !

Hollande : compétitivité, pas de choc, un pacte ; plus chic ou plus toc !

 

Pas de choc pour la compétitivité. Alors Hollande sollicite la sémantique pour éviter l’indispensable réforme de la fiscalité qui impliquerait notamment de réduire de manière drastique les dépenses de l’Etat…  Ne parlez plus de « choc » ni de « trajectoire ». Sur la compétitivité, la gauche au pouvoir veut désormais un « pacte » autour duquel tout le monde est prié de s’entendre. C’est François Hollande en personne qui a utilisé le mot jeudi 25 octobre, dans l’espoir de mettre fin aux disharmonies gouvernementales.  »En ces matières, il n’y a pas de formule magique, il n’y a pas de réponse unique, c’est un ensemble de moyens, de dispositions, de politiques, qui doivent être mobilisés. Je propose donc un pacte entre tous les acteurs », a lancé le chef de l’Etat devant un parterre d’entrepreneurs réunis par Oséo.  Le terme est promis à un bel écho médiatique dans les prochains jours. A la sortie d’une réunion à Matignon, ce vendredi, sur la compétitivité (la deuxième de la semaine), Pierre Moscovici l’a repris à son compte.  »Comme l’a dit hier)le président de la République, ce gouvernement, cet exécutif prépare un pacte de compétitivité », a expliqué le ministre de l’Economie et des Finances sans donner aucun détail. En employant ce mot de « pacte », François Hollande cherche à sortir le sujet de la compétitivité de l’interminable débat sur le coût du travail. Et surtout du « choc » de 30 à 40 milliards d’euros, préconisé par le Medef et l’opposition, qui passerait par le transfert massif de cotisations patronales vers un cocktail d’impôts (TVA, CSG, impôt sur le revenu, coup de rabot sur des niches fiscales…). L’argument porte d’autant plus que l’ex-président d’EADS Louis Gallois, missionné par le gouvernement pour faire des propositions, et Frédéric Saint-Geours, directeur des marques de PSA, tous deux étiquetés « patrons de gauche », s’y sont déclarés favorables . Le président de la République a reconnu jeudi que le coût du travail, ou plutôt le poids des cotisations sociales dans le salaire brut, était « l’une des dimensions » du problème « mais pas la seule ». Aussi a-t-il promis un « basculement » des charges. La mise au point est on ne peut plus claire, au moment où les disharmonies au sein du gouvernement rendaient illisibles ses intentions et nourrissaient les procès en incompétence. Rien qu’à Bercy, Benoît Hamon est plutôt contre, Pierre Moscovici et Arnaud Montebourg plutôt pour, à condition pour le premier qu’il vise les bas salaires et pour le second qu’ils soient conditionnés à l’investissemen

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