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Compétitivité, le remède : la baisse des salaires pour France Stratégie !!!

Compétitivité,  le remède : la baisse des salaires pour France Stratégie !!!

 

Comme s’il n’y avait pas déjà suffisamment d’administrations, d’institutions, d’observatoires et de lieux officiels de réflexion, le gouvernement a créé France stratégie, un think thank autant pour se mettre à la mode pour faire passer les idées  ultralibérales du gouvernement. Régulièrement France stratégie outil gouvernemental de prospective déverse ses réflexions sur les sujets de manière très approximative mêlant  propos de technocrates à des réflexions de bistrot dans un emballage ultralibérale. Cette fois France stratégie propose ni plus ni moins que de s’attaquer aux salaires pour permettre à la France de retrouver une compétitivité perdue. Certes on ne parle pas de diminution des salaires mais de modération salariale,  ce qui revient au même ;  sans même approfondir les nombreux autres facteurs explicatifs interactifs qui effectivement affaiblissent la compétitivité du pays. Pas étonnant France Stratégie publie une étude par semaine, le même rythme que Gala ou Closer avec la même pertinence. De quoi se demander à quoi servent tous les services économiques de chaque ministère ou interministériels. «  Nos parts de marché se sont stabilisées, notre déficit commercial a diminué, l’écart de compétitivité-coût avec l’Allemagne, notre principal concurrent sur les marchés tiers, s’est réduit, et les entreprises reconstituent leurs marges  », en conclut France Stratégie, le think tank gouvernemental chargé de la prospective dans une étude dévoilée ce jeudi. Une étude qui sera suivie de beaucoup d’autres, le think tank ayant décidé de publier chaque semaine une note sur des enjeux pour la décennie 2017-2027 à l’approche de l’élection présidentielle. Néanmoins, des efforts doivent encore être fournis, estime France Stratégie qui préconise une série de mesures, et notamment de poursuivre la modération salariale, en prenant exemple sur les exemples espagnols et italiens. Ainsi, la France espère que la recette qui a marché en Allemagne fonctionnera également en France. Des propositions en tout cas qui risquent encore d’augmenter le risque déflationniste qui menace la France engluée dans une croissance molle et pour longtemps.

Les recettes de cuisine de la Banque de France pour redresser la compétitivité ?

 Les recettes de cuisine de la Banque de France pour redresser la compétitivité ?

La Banque de France et France Stratégie ont uni leurs efforts pour délivrer comme d’habitude leurs banalités et ont organiseé conjointement un énième colloque sur le sujet ce mercredi. Intitulé « La compétitivité française : nouveaux enjeux, nouvelles mesures » et comme d’habitude propos de technocrates, réflexions de bistrot et philosophie ultra- libérale.  Le gouverneur de la Banque de France a d’abord rappelé l’action volontariste de le Banque centrale européenne, et ses limites, – «  pour autant, gardons-nous de tout attendre de la politique monétaire« , explique-t-il -, l’ancien directeur de cabinet de Dominique Strauss-Kahn et ex-directeur général délégué de BNP Paribas suggère plusieurs pistes. S’il constate les effets des réformes introduites récemment par le gouvernement pour soutenir la compétitivité-coût, comme le crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE) et les allègements de charges contenues dans le Pacte de responsabilité et de solidarité, il estime que ces «  réformes ont un coût et ne sont que partielles  ». «  En témoigne l’exemple de la difficile réforme des règles de revalorisation du SMIC, qui sont pour partie à l’origine de l’augmentation relative des coûts salariaux unitaires en France et de la faiblesse de l’emploi  ». François Villeroy de Galhau est également favorable à une réforme du système d’éducation et de formation, à commencer par l’apprentissage.   Dans la foulée de la loi Macron, il prône un nouvel allègement de la régulation de certaines professions, de réformer l’ouverture des marchés, des biens et du service comme du travail. L’objectif de cette dérégulation est de « rechercher une meilleure efficacité des secteurs abrités de la concurrence  », qui, parce qu’ils affichent un niveau élevé de valeur ajoutée, captent une partie de la compétitivité des secteurs exposés à la mondialisation. Bref des propos déjà entendus qui n’apportent pas grand-chose et peuvent en outre être contre-productifs pour lutter contre la dérive déflationniste qui menace le pays.

L’augmentation du temps de travail : un atout pour la compétitivité

L’augmentation du temps de travail : un atout pour la compétitivité

D’une certaine manière le Sénat découvre la lune en constatant qu’une augmentation de la durée du travail permettrait de redonner de la compétitivité aux entreprises. De fait le passage aux 35 heures a largement plombé la performance économique du pays. La réduction du temps de travail qui a permis de passer brutalement de 39 heures à 35 heures aurait officiellement créé entre 300 et 400 000 emplois. On oublie cependant d’indiquer que la perte de compétitivité elle a largement contribué à supprimer entre 1 et 1.5 million d’emplois. Augmenter la durée légale du travail de deux heures par semaine, soit 37 heures au lieu de 35, sans compensation salariale, serait équivalent à une baisse du coût du travail de l’ordre de 3%, selon un rapport sénatorial publié mercredi 13 janvier. Faire évoluer les règles du temps de travail (durée légale, majoration des heures supplémentaires) constitue « un levier important de renforcement de la compétitivité des entreprises » et du « potentiel de croissance », estime le rapporteur général de la commission des Finances du Sénat Albéric de Montgolfier (Les Républicains). La gauche s’était vantée  (en particulier Aubry bien sûr) de la création de  350 000 à 400 000 emplois grâce aux 35 heures. . En fait un calcul très approximatif car il faudrait comparer avec le  nombre d’emplois créés à la même époque sans les 35 heures. Surtout il faut prendre en compte le nombre d’emplois qui ont été supprimés du fait de la perte de compétitivité de l’économie. Ce n’est sans doute pas un hasard si nous connaissons 5 millions de chômeurs aujourd’hui.  C’est la double peine pour la France, les 35 heurs  ont engendré un cout budgétaire significatif par ailleurs ils ont plombé la compétitivité sans parler de la banalisation de la culture RTT difficilement mesurable mais qui a sécrété un poison mortel dans l’économie et pour longtemps. L’Insee affirme que les 35 heures ont entraîné 350.000 créations de postes entre 1997 et 2002, un chiffre qui fait aujourd’hui consensus. Parallèlement, la RTT aurait entraîné la création de 53.000 emplois entre 2002 et 2005 dans le secteur public, essentiellement à l’hôpital, pour un coût de quelque 2 milliards en 2005, selon un rapport parlementaire de 2004. À cela s’ajoute le coût des heures supplémentaires (1,4 milliard en 2012, uniquement pour la fonction publique d’État). Et des jours stockés dans les comptes épargne-temps. Au-delà des aspects budgétaires, le bilan économique est encore plus difficile à établir et fait aussi l’objet de débats acharnés. Selon Michel Didier, président de l’institut Coe-Rexecode, c’est l’impact des 35 heures sur le coût salarial - la durée du travail a baissé mais pas les salaires - qui explique la perte de compétitivité de la France, comme en témoigne la baisse de la part des exportations françaises dans celles de la zone euro depuis le début des années 2000.

Compétitivité mondiale: la France au 100 e rang !

Compétitivité : la France au 100 e rang au  classement mondial

 

Heureusement comprend des critères discutables pour mesurer la compétitivité d’un pays dans le classement du forum économique mondial de Davos, sinon la France ce retrouverait autour de la 100 position. Grâce à ce mélange de critères douteux,  la France obtient cependant la 22e sur 140, dans le classement du Forum économique mondial. Pourtant les critères les plus significatifs en matière de compétitivité font apparaître que la France se situe :

- au 115e rang pour le poids de la réglementation,

- au 116e rang pour les relations entre partenaires sociaux,

- au 122e rang pour l’incitation fiscale au travail,

- au 127e rang pour la souplesse de l’embauche et du licenciement,

- au 132e rang pour le poids de la fiscalité.

Pourtant la France est en progrès! Elle  a gagné une place dans le classement mondial de la compétitivité, publié ce mercredi par le Forum économique mondial (WEF, selon l’acronyme anglais), l’organisateur du forum de Davos. Pour cette onzième édition de ce palmarès, l’Hexagone se hisse ainsi à la 22e place sur 140. La Suisse occupe la première marche du podium, pour la septième année consécutive, suivie de Singapour, des États-Unis et de l’Allemagne. La compétitivité de chacun des 140 pays est notée à partir de l’évaluation d’une centaine de critères regroupés en «douze piliers»: institutions, infrastructures, indicateurs macroéconomiques, santé, éducation et formation, efficacité du marché du travail, développement technologique ou encore innovation. Les experts du WEF saluent l’effort réformateur de la France, qui est citée aux côtés de l’Irlande, du Portugal et de l’Italie (laquelle a grimpé de six places, au 43e rang) parmi les pays européens à avoir amélioré la concurrence et l’efficacité de leur marché du travail. Paris a amélioré l’efficacité de ses services publics et même sa fiscalité, considère le WEF. Dans le détail, le classement de la France est extrêmement varié selon les indicateurs mesurés.

Côté bons points, elle obtient:

- la 4e place pour l’équipement de la population en internet fixe,

- la 6e pour ses infrastructures ferroviaires,

- la 10e pour l’ensemble de ses infrastructures

- la 11e pour la qualité de ses écoles de commerce.

Compétitivité : nouvelle chute de la France

Compétitivité : nouvelle chute de la France

Productivité insuffisante, 35 heures, fiscalité etc. plombent de plus en plus la compétitivité de la France. Pas étonnant que la croissance soit insignifiante et le chômage au sommet. En clair on ne travaille pas assez et  les coûts du travail trop élevés ; mais sans réformes structurelles économiques, administratives, fiscales et sociales, la France risque de glisser encore vers le bas. Sur la dernière décennie, l’indice de compétitivité de la France est passé de 115 à 124 selon une étude publiée ce vendredi par le Boston Consulting Group (BCG),  Cette augmentation s’explique principalement par la lenteur de ses gains de productivité, devant l’augmentation des dépenses énergétiques, en particulier en gaz naturel, et la hausse des salaires. Conséquence : alors que la France était plus compétitive que l’Allemagne en 2004, elle a été dépassée par son voisin au cours de la décennie, non seulement du fait d’une augmentation plus rapide des salaires mais également de la faible croissance de sa productivité : +5%, contre 14% pour l’Allemagne. Avec l’Espagne l’écart de compétitivité s’est accentué, passant de 10 à 16 points, quand il a carrément doublé avec le Royaume-Uni (16 points en 2014 contre 7 en 2004). Là encore, l’écart s’explique avant tout par la différence de gains de productivité, bien plus importants pour l’Espagne (+23%) et le Royaume-Uni (+20%).Parmi les 25 plus gros exportateurs mondiaux, BCG classe la France dans le groupe des pays à coûts élevés, qui continuent de perdre en compétitivité, avec l’Italie, la Belgique, la Suisse et la Suède. Les Pays-Bas et la Grande-Bretagne ont presque stabilisé leur compétitivité, tout comme l’Inde et l’Indonésie. Le cabinet de conseil a analysé la compétitivité des 25 plus gros exportateurs de produits manufacturés, qui réalisent 90% des exports mondiaux, à partir de quatre critères : salaire horaire moyen d’un salarié de l’industrie, productivité par salarié, taux de change et coût de l’énergie.  Avec un constat: sur la dernière décennie, les cartes ont été totalement redistribuées. Ainsi, la Chine est aujourd’hui moins compétitive que le Mexique et ne se retrouve plus qu’à 4 points des États-Unis, hors coûts de transport. Une évolution que BCG attribue avant tout à la hausse des salaires chinois (+12 points). Même constat pour le Brésil, qui se classe en 2014 au 23e rang, à égalité avec l’Italie ou la Belgique, juste devant la France, alors que le pays était encore 9e dix ans plus tôt. Forte hausse des salaires (+15 points), baisse de productivité et appréciation du real face au dollar sont les causes majeures de cette perte de compétitivité pour le géant d’Amérique du Sud. Longtemps l’un des pays les plus compétitifs en Europe, La Pologne voit son avantage décliner face à des pays comme l’Espagne ou le Royaume-Uni, qui sont à quasi égalité avec d’autres pays d’Europe de l’Est tels que la République Tchèque.  »Il y a maintenant des pays aux bas coûts de production dans toutes les régions du monde », conclut Olivier Scalabre, directeur associé au BCG à Paris.

 

Pacte responsabilité : pour la compétitivité ou les bas salaires ?

Pacte responsabilité : pour la compétitivité ou  les bas salaires ?

 

Hollande va sans doute couper la poire en deux et affecter la baisse des charges moitié pour la compétitivité, moitié pour les bas salaires  Dans une étude publiée par l’Institut Montaigne, les économistes Pierre Cahuc et Stéphane Carcillo recommandent une baisse ciblée sur les bas salaires pour doper l’emploi et expliquent qu’agir sur les hauts salaires se traduirait par une hausse de ces derniers, sans gain de compétitivité. « Un ciblage de 10 milliards d’allègements de charges, annulant les charges au niveau du smic et diminuant pour s’annuler à 1,6 smic, pourrait créer jusqu’à 800.000 emplois », calculent-ils, extrapolant les résultats du dispositif « zéro charge » de 2009 pour les entreprises de moins de 10 salariés. « Au contraire, si la baisse du coût du travail s’applique à tous les salaires de manière indifférenciée, elle se traduira essentiellement par des hausses de salaire et peu de créations d’emploi. En fin de compte, le coût du travail baissera très peu, l’impact sur le chômage sera négligeable et la compétitivité des entreprises ne s’améliorera pas », ajoutent-ils. Appliquer cette recommandation serait « une erreur stratégique », estime au contraire Olivier Passet, directeur des synthèses économiques de l’institut Xerfi, dans une note diffusée jeudi. Elle permettrait certes de créer beaucoup d’emplois, reconnaît-il, ce qui tirerait la consommation à la hausse et donc la croissance économique à court terme. « Mais ce n’est pas parce que l’efficacité d’un médicament est reconnue que l’on doit en recommander l’administration quelle que soit la maladie, quelles que soient les circonstances », explique-t-il, en soulignant les pertes de parts de marché des entreprises françaises et l’érosion du nombre d’entreprises exportatrices. Selon Pierre Cahuc et Stéphane Carcillo, mis à part le coût du travail élevé au niveau du salaire minimum, « le problème de la compétitivité est essentiellement d’une autre nature » et doit être réglé par des réformes structurelles. Ils citent l’enseignement et la recherche, la formation professionnelle, le processus de formation des salaires, le droit du travail, le financement de l’économie et l’efficacité des dépenses publiques. Pour Olivier Passet, il est illusoire d’imaginer combler le déficit de compétitivité des entreprises françaises en espérant combler l’écart de recherche et développement avec l’Allemagne. « Recommander la neutralité dans la diminution des charges, ce n’est pas simplement vouloir faire le jeu du ‘ lobbying des grandes entreprises du secteur industriel’ », dit-il. « C’est simplement être attentif au diagnostic, à l’histoire, à l’environnement international, avant de proposer un remède. » Selon le ministère du Commerce extérieur, la France comptait 120.000 entreprises exportatrices de biens en 2013 contre deux fois plus en Italie et trois fois plus en Allemagne. L’institut d’études économiques Coe-Rexecode estime quant à lui que les parts de marché des exportations françaises dans les exportations de la zone euro, qui étaient stabilisées depuis 2010, ont légèrement baissé au second semestre 2013, à 12,7% contre 17,5% en 1998.  Le Medef a proposé de diviser par deux les cotisations famille d’ici 2017 pour toucher tous les salaires. Au-delà des 10 nouveaux milliards, l’organisation patronale souhaite conserver le crédit d’impôt compétitivité emploi (CICE), qui baisse le coût du travail sur les salaires allant jusqu’à 2,5 smic, et les allègements « Fillon » allant jusqu’à 1,6 smic.

 

Pacte de responsabilité : moitie pour l emploi et moitié pour la compétitivité

Pacte de responsabilité : moitie  pour l emploi et moitié pour la compétitivité

 

Finalement pour ne mécontenter personne, la baisse des charges aura deux objectifs ( qui en fait se rejoingnent). . Les petites entreprises préfèrent les baisses sur les bas salaires car elles en comptent davantage, tandis que les plus grandes veulent doper leur compétitivité en touchant les hauts. Le Medef a proposé de conserver le CICE et les allègements « Fillon » et de diviser par deux les cotisations famille d’ici 2017, pour baisser le coût du travail sur toute l’échelle des salaires.   »Nous préconisons une mesure simple qui consisterait à affecter les 10 milliards d’allègements supplémentaires à une baisse uniforme des cotisations famille, applicable à tous les salaires », plaident mardi Jean-François Dehecq, vice-président du Conseil national de l’industrie, Frédéric Saint-Geours, président du Groupe des fédérations industrielles et Philippe Varin, président du Cercle de l’industrie dans une tribune dans le quotidien Les Echos.  François Hollande a demandé mardi dans un discours sur l’emploi des jeunes une mise en oeuvre rapide du « pacte de responsabilité », appelé à être présenté au Parlement fin avril. « L’Etat va faire connaître très rapidement les allègements du coût du travail et ensuite il aura à faire en sorte les employeurs puissent avoir la visibilité indispensable sur leurs prélèvements et les conditions de leur activité », a-t-il dit. « Il faut que ce soit cristallisé à la fin du mois, maintenant il faut qu’on aille vite », insiste son entourage.

 

Déficit, compétitivité: carton jaune de Bruxelles pour la France

Déficit, compétitivité: carton jaune de Bruxelles pour la France

 

Pour Bruxelles les principales faiblesses de la France ne sont pas réglées (compétitivité, déficit, coût du travail etc.). Comme l’Espagne et l’Irlande, la France va donc être sous surveillance étroite de la Commission européenne. Un camouflet pour la deuxième économie de la zone euro, qui se retrouve associée à des pays qui viennent tout juste de sortir de leur plan d’assistance financière.  Le constat à Bruxelles est simple: malgré les mesures prises pour favoriser la compétitivité, le compte n’y est toujours pas. « Le coût du travail reste élevé et pèse sur les marges des entreprises », a estimé Olli Rehn, le commissaire en charge des Affaires économiques, comme il le fait inlassablement depuis plus d’un an.  Autre faiblesse: le niveau de la dette, au-dessus de 95%, qui risque d’exposer le pays à des « turbulences » sur les marchés financiers, comme au plus fort de la crise de l’euro.   »Pour répondre au défi de la compétitivité, la France doit améliorer l’environnement des entreprises et renforcer la concurrence dans les services », a préconisé M. Rehn, qui fera des recommandations plus spécifiques pour chaque Etat membre début juin.  D’ici là, Paris devra faire parvenir à la Commission son plan budgétaire à moyen terme, ainsi que les détails du pacte de responsabilité proposé par le président François Hollande aux entreprises. Cette mesure clé prévoit la suppression de 30 milliards d’euros de cotisations patronales d’ici à 2017, avec comme objectif de relancer l’emploi.  Deux semaines à peine après avoir tiré la sonnette d’alarme, la Commission a par ailleurs remis sur le tapis la question du déficit français, et a adressé une « recommandation » à Paris.  Pour elle, le déficit public devrait rester largement au-dessus de 3% en 2014 comme en 2015, si Paris ne prend pas de nouvelles mesures. « Compte tenu du niveau élevé des dépenses publiques, il est important que les efforts portent sur leur réduction », souligne Olli Rehn.  Paris a réagi en rappelant ses engagements. « Le gouvernement est engagé à poursuivre son effort de rétablissement des comptes publics jusqu’a la fin du quinquennat, en faisant porter l’intégralité des efforts sur la réduction de la dépense publique à partir de 2015, avec au moins 50 milliards d’euros d’économies prévues sur la période 2015-2017″, ont répondu les ministres Pierre Moscovici (Finances) et Bernard Cazeneuve (Budget).  Dans son rapport, la Commission a fait le point sur chacun des 18 pays de la zone euro. Quatorze d’entre eux souffrent de déséquilibres.  La Croatie, la Slovénie et l’Italie sont en plus mauvaise posture que la France, et font face à des déséquilibres jugés « excessifs » qui requièrent également une surveillance renforcée.  La situation est particulièrement critique pour l’Italie, qui conjugue une dette conséquente à des problèmes de compétitivité, et risque des sanctions financières de Bruxelles si elle ne se réforme pas rapidement. Un défi pour le nouveau gouvernement de Matteo Renzi.  De son côté, l’Allemagne a été une nouvelle fois épinglée pour ses excédents commerciaux, vus comme le signe d’une dépendance aux exportations et le reflet d’une demande intérieure faible. La Commission a réaffirmé que Berlin devait « mettre en place des mesures pour stimuler sa demande intérieure et son potentiel de croissance ».

 

Conserver le Crédit d’impôt compétitivité?

Conserver le Crédit d’impôt compétitivité?

Compte tenu du flou qui règne sur le pacte de responsabilité, après le MEDEF, c’est la CFDT qui se prononce pour le maintien du CICE.  Le CICE consiste en une réduction d’impôt calculée sur la masse salariale, soit 4% des salaires compris entre 1 et 2,5 fois le smic en 2013 et 6% les années suivantes.  Il devrait coûter 20 milliards en année pleine, financé à hauteur de 7 milliards par des hausses des taux de TVA à compter du 1er janvier 2014. On le croyait enterré, amené à être remplacé par une baisse des charges classiques des entreprises. C’est en tout cas ce qu’avait laissé entendre François Hollande lors de sa conférence de presse du 14 janvier qui a fait suite à l’annonce de la mise en place du pacte de responsabilité.  Et pourtant le crédit d’impôt compétitivité et emploi (CICE) semble avoir encore de beaux jours devant lui. Laurent Berger, le secrétaire général de la CFDT a ainsi estimé, jeudi 21 février sur Les-échos TV que « la stabilité est une question importante. Sauf si elles ont anticipé, les entreprises vont bénéficier en mai du CICE. Le remettre en cause peut être perturbant ».  Dans l’optique de la réunion entre partenaires sociaux du 28 février sur le pacte de responsabilité, le patron de la CFDT plaide plus précisément pour « mixer deux systèmes, CICE plus un transfert de cotisations vers d’autres financements ».  C’est à peu près la position du Medef. Mardi 19 février, Pierre Gattaz, le président du Medef a demandé officiellement le maintien du CICE tout en y ajoutant 10 milliards d’euros de baisses de cotisations patronales. Coïncidence, jeudi 21 février, la Poste annonçait un bénéfice en hausse de 30% à 627 millions d’euros largement tiré par le préfinancement du CICE qui lui a permis d’engranger près de 300 millions d’euros !  Toutes les entreprises ne sont pourtant pas logées à la même enseigne : 45% des patrons de très petites entreprises (TPE) n’ont pas pris connaissance des mesures annoncées par François Hollande dans le cadre du Pacte de responsabilité avec les entreprises, selon l’enquête de conjoncture trimestrielle de l’Ifop pour la société Fiducial.  De quoi s’interroger sur les effets du Cice. Dans un rapport publié en octobre, le député PS Pierre-Alain Muet constatait que le mécanisme bénéficiait à des secteurs et à des entreprises non soumises à la concurrence internationale, alors qu’il est censé favoriser la compétitivité face aux concurrents étrangers.  Les entreprises qui ne sont pas exportatrices capteraient ainsi 38% du montant du Cice alors que celles « réalisant au moins 5% de leur chiffre d’affaires à l’export ne devraient obtenir que 27% des bénéfices directs ». De plus le Cice concernera 80% de la masse salariale des entreprises non exportatrices contre 58% de celles travaillant avec l’extérieur.  De son côté, l’Insee, dans une étude de décembre, nuançait les effets sur l’emploi du Cice. A long terme, il ne favoriserait selon lui que la création de moins de 300.000 postes.

 

UE : compétitivité, croissance et emploi devront attendre

UE : compétitivité,  croissance et emploi devront attendre

 

L’Allemagne serait prête à soutenir enfin la croissance mais en contrepartie d’efforts structurels des pays pour améliorer leur compétitivité. Une sorte de plus forte intégration qui ne plaît pas à la France qui a peur de perdre sa souveraineté  et qu’on la contraigne à engager les reformes nécessaires. Curieux de la part de Hollande  qui voulait contraindre Bruxelles à rééquilibrer austérité et croissance !  C’est l’idée de « contrats » par lesquels les Etats de l’Union européenne s’engageraient à effectuer des réformes structurelles en échange d’un soutien financier a buté lors du Conseil européen de Bruxelles sur les réticences de nombreux pays. Ces « partenariats pour la croissance, l’emploi et la compétitivité » prônés par Berlin mais considérés avec prudence par d’autres, dont Paris, sont au cœur du débat sur l’approfondissement de l’union économique et monétaire (UEM). Ces arrangements engloberaient un large éventail de mesures destinées à favoriser la croissance et l’emploi, notamment en ce qui concerne le marché du travail, l’efficacité du secteur public, la recherche, l’innovation, la formation, etc. Le soutien financier associé à l’engagement dans une telle politique serait destiné à aider le pays signataire à surmonter le coût économique et social initial de telles réformes. Mais ce concept se heurte précisément à la question du financement et de l’équilibre entre nouvelles contraintes et effort de solidarité exigé des autres pays en contrepartie. « Le problème c’est qui apporte les soutiens financiers, et comme cette question n’est pas pour l’instant réglée, il y a une interrogation », a expliqué jeudi soir François Hollande lors d’une conférence de presse en marge du Conseil européen. En tout état de cause, ces soutiens ne peuvent être financés par le budget européen, ni par une éventuelle « capacité budgétaire » dont serait dotée la zone euro, dans la mesure où ces arrangements concerneraient potentiellement toute l’UE, a fait valoir le président français. Il a estimé que la Banque européenne d’investissement pourrait jouer un rôle d’accompagnement. Mais il se dit surtout favorable, comme le président du Conseil italien Enrico Letta, à la possibilité de recourir à l’emprunt – ce qu’il appelle une « capacité financière ».  

 

Quelles réformes structurelles pour la compétitivité et la croissance ?

Quelles réformes structurelles pour la compétitivité et la croissance  ?

 

Beaucoup semblent enfin acquis à la nécessité des réformes structurelles pour assainir les comptes publics et relancer la compétitivité de l’économie. Le gouvernement lui parle de réduire les dépenses publiques mais pour l’instant sans beaucoup de précisions et de résultats. En tout état de cause, on ne peut plus jouer sur la variable fiscalité qui a franchi les limites des tolérables ( plus de la moitié de la richesse nationale, record du monde). Ne reste donc que des réformes de fond. Peu de partis politiques s’engagent dans la voie de l’énumération précise de ces transformations pour ménager les électeurs qui seraient concernés. Pourtant la première reforme évidente serait la simplification de l’organisation administrative avec d’une part la suppression des départements, la suppression de nombre communes qui font doublons avec les syndicats intercommunaux, la diminution du nombre de régions. L’intérêt c’est aussi de supprimer autant d’élus qui coûtent inutilement en indemnités, en frais de fonctionnement et qui surtout sécrètent des dépenses d’investissement irresponsable qui se retrouvent évidemment dans la fiscalité locale. Au niveau central, il faudrait aussi supprimer et regrouper nombre de directions administratives  à la fois coûteuses et qui sécrètent cette bureaucratie qui paralyse. Il conviendrait certainement de supprimer le Sénat qui de toute manière doit toujours se plier par le système des navettes à la majorité de l’assemblée nationale. Une assemblée nationale dont on pourrait aussi diminuer le nombre de députés là encore pour des motifs de coût de fonctionnement mais encore davantage pour limiter l’avalanche de lois qui ne visent souvent qu’à satisfaire les exigences médiatiques et la notoriété des auteurs. Ainsi de l’ordre de 11 000, lois 150 000 décrets, davantage de circulaires ; bref, l’union soviétique avec la discipline en moins. ! Bien entendu ces réformes vont se heurter à l’opposition de l’oligarchie politique qui ne compte pas moins de 600 000 élus et qui constituent  l’essentiel des troupes des partis politiques. Nombre de ces élus vivent de cela y compris dans des petites communes. Sur le plan administratif, il faudrait donc recentrer l’action de l’Etat sur les fonctions réellement régaliennes et sous traiter tout le reste. (Exemple les permis de conduire dans les préfectures alors qu’on a privatisé le contrôle technique). Avec ces économie, il serait possible de diminuer la fiscalité sur les entreprises notamment les charges sociales qui plombent  la compétitivité et le solde de nos échanges extérieurs donc la croissance et l’emploi. Simplifier aussi les multiples prélèvements fiscaux qui découlent des lois et décrets déjà cités. Encourager réellement l’investissement et la prise de risques. Aux Etats Unis, il suffit d’un quart d’heures pour décaler une société et on ne paye éventuellement d’impôts qu’au bout d’un an. En France il faut des mois et tout de suite régler l’URSSAF (mensuellement)  et autres impôts sans même le moindre bénéfice. La simplification donc avec la suppression parallèlement de nombre de niches fiscales inutiles, créées uniquement pour la satisfaction de lobbies sectoriels ou territoriaux.  Il faudra du courage pour s’attaquer aux conditions d’indemnisation du chômage, protection qui assure la solidarité sociale mais dans certains cas considéré comme un droit à un congé supplémentaire. Même nettoyage à effectuer pour l’allocation adulte handicapé, justifié dans de nombreux cas mais pas dans tous, loin s’en faut. S’attaquer aussi aux dépenses de santé, avec une meilleurs évaluation, un meilleur contrôle, une ouverture à la concurrence (génériques, monopole des pharmacies, prix et conditionnement des médicaments etc.). Supprimer le monopole de certaines professions, de certaines entreprises. Bref redonner de l’air à une atmosphère qui étouffe tout et qui condamne la France à la croissance très molle pour 10 ou 20 ans et au chômage donc au déclin.

EADS : pas assez de compétitivité

EADS : pas assez de compétitivité

 

 

Les syndicats ont critiqué le projet de suppression de postes qu’ils voient dicté par la seule logique financière, estimant que le groupe devait être capable d’équilibrer ses effectifs en interne.   »Nous avons entendu les mêmes critiques » lors de la restructuration d’Airbus il y a sept ans, a rappelé Tom Enders, mais ce plan, baptisé Power 8 et qui a supprimé 7.900 postes, a été un succès, selon lui.  Jürgen Kerner, d’IG Metall, a annoncé que son syndicat, le plus grand d’Europe, voulait s’assurer que la restructuration ne se ferait pas sur le dos du personnel.  La restructuration verra la fusion des divisions Astrium (espace), Cassidian (défense) avec l’activité avions de transports militaires d’Airbus, pour former une seule division Airbus Defense and Space.   »Cette activité n’est pas rentable du tout », a affirmé à propos de l’espace le patron de la nouvelle division, Bernhard Gerwert, soulignant que l’américain SpaceX lance des satellites pour 30% moins cher que la fusée européenne Ariane. Pour Marwan Lahoud, le manque de compétitivité se manifeste dans tous les pays d’Europe, aussi bien sur l’avion de combat Eurofighter que sur les lanceurs ou les satellites.  Sur les satellites de communication, « on n’est pas compétitifs, on perd des affaires ou on les gagne à perte », a-t-il même affirmé.  La liste de tous les sites à fermer n’est pas encore connue et le détail des fermetures et des cessions d’activités ne sera pas arrêté avant plusieurs mois, a prévenu la direction.  Si EADS avait pu fusionner avec le fabricant d’armes britannique BAE Systems l’année dernière, « nous aurions eu moins de réductions de postes que dans la situation où nous devons le faire seuls », a estimé M. Enders. Le gouvernement allemand avait opposé une fin de non recevoir à ce projet l’année dernière.

 

Classement compétitivité : la France recule

Classement compétitivité : la France recule

 

Selon le Forum économique mondial de Davos (WEF), la compétitivité de la France par rapport à celle des autres pays continue de se dégrader. Dans le dernier classement rendu, ce mercredi 4 septembre, la France passe de la 21e place en 2012 (18e place en 2011) à la 23e. L’étude du WEF a été réalisée auprès de 15.000 chefs d’entreprises dans plus de 140 pays. L’Indice global de la compétitivité créé en 2004 par le WEF est établi à partir d’une centaine d’indicateurs économiques. La Suisse a conservé sa position de pays le plus compétitif pour la cinquième année consécutive. L’indice pour la France (5,1 sur une échelle de 7) ne varie pas et le recul s’explique d’abord par l’amélioration des résultats pour d’autres pays. Entreprendre dans le pays est compliqué par les règles restrictives du marché du travail et les taux d’imposition, suivis par les règles fiscales, selon l’enquête du WEF.
La France obtient sa plus mauvaise note en matière de pratiques d’embauche et de licenciement (144e position). Parmi ses plus mauvais résultats figurent aussi la question des incitations fiscales à l’investissement (137e position), la dette publique (135e position), les relations entre patrons et salariés (135e position), le taux d’imposition (134e position) ou encore l’environnement macroéconomique (73e position), l’efficacité du marché du travail (71e position), les institutions (31e position) et l’efficacité du marché de distribution (45e position).Elle obtient en revanche de très bonnes notes en matière d’inflation (1ère position), de qualité des routes (2e position), des infrastructures ferroviaires (4e position), de nombre de téléphones fixes par habitants (3e position). La gestion de ses écoles est également bien notée (5e position) ainsi que les dépenses des entreprises en Recherche et Développement (15e position). Dans le classement, Singapour occupe la deuxième place, suivi de la Finlande, de l’Allemagne (qui progresse de deux places) et des États-Unis. Ces derniers enrayent ainsi un déclin de quatre années consécutives et gagnent deux places.

Etats-Unis : compétitivité au sommet

Etats-Unis : compétitivité au sommet

Les Etats-Unis pourraient bientôt être sacrés pays le plus compétitif des économies développées. C’est que ce révèle une étude du Boston Consulting Group. Le cabinet estime, en effet, que les coûts moyens de l’industrie américaine seront bientôt de 10% à 20% moins importants que ceux des principales économies européennes.  Dans la course à la compétitivité, les Etats-Unis ont pris un sérieux coup d’avance. Premier avantage: la chute des coûts d’approvisionnement en énergie grâce au gaz et pétrole de schiste. Mais surtout, le pays a totalement modifié la structure de son outil industriel, grâce au développement des nouvelles technologies. Elles se sont substituées à une main d’œuvre peu qualifiée. Ainsi, depuis le point bas de la crise, au deuxième trimestre 2009, la production manufacturière a augmenté de 20% tandis que l’emploi dans le secteur n’a gagné que 1%. Au total, des gains de compétitivité exceptionnels sont obtenus. D’ici à trois ans, les écarts de coût de production avec les autres pays développés devraient se creuser: 8 à 16% supplémentaires pour des pays comme le Japon, la Grande-Bretagne ou l’Italie, et de 16 à 18% pour l’Allemagne ou encore la France. Mieux encore, les Etats-Unis devraient réduire l’écart avec le champion chinois, à seulement 5%. De quoi motiver les grands groupes à installer de nouvelles capacités de production sur le sol américain.

 

FMI: la France trop de fiscalité et pas assez de compétitivité

 

FMI:  la France trop de fiscalité et pas assez de compétitivité

D’après le FMI, la récession française sera plus prononcée que prévu en 2013. Le PIB reculera de 0,2% cette année. Dans ses prévisions de printemps, le FMI avait annoncé un recul de PIB de 0,1% seulement… La France pourrait sortir de la récession cet été, prédit le FMI, «grâce à l’amélioration progressive de l’environnement extérieur». À une demande intérieure déprimée, s’ajoute une «détérioration des performances de la France à l’export». Le FMI souligne le dangereux «écart de compétitivité coût et hors coût» entre la France et ses voisins, alors que «les pays de la périphérie de la zone euro enregistrent d’importants gains de compétitivité». Deux problèmes structurels pèsent sur la compétitivité des entreprises françaises, rappelle le FMI: une «croissance des salaires réels» soutenue alors que les gains de productivité sont en baisse, et «l’augmentation de la charge fiscale» sur les entreprises. Tout en saluant les efforts d’assainissement budgétaire de la France – qui évite les excès de l’austérité, et promet de se concentrer sur les dépenses, le FMI dénonce les abus de la fiscalité française sur les entreprises et les ménages. «L’utilisation répétée de mesures fiscales pour remplir les objectifs budgétaires n’a pas seulement augmenté la pression fiscale jusqu’à un niveau excessif mais aussi entamé la confiance des entreprises et des ménages», indique le FMI. Le Fonds critique aussi l’instabilité fiscale française. «Une plus grande prévisibilité fiscale pourrait lever l’incertitude qui pèse négativement sur les décisions de dépenses et entreprises et des ménages», insiste-t-il.. Le FMI salue toutefois les réformes structurelles engagées depuis six mois par le gouvernement. Et appelle la France à les poursuivre. «Les autorités ont fait des progrès significatifs sur le front des réformes structurelles», se félicite le FMI, beaucoup plus optimiste que Bruxelles sur ce front. Le FMI salue la réforme sur le marché du travail (ANI), le crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE), qui apporte «une bouffée d’air aux entreprises», et se félicite, par avance, des nouvelles réformes annoncées sur les retraites et les allocations chômage

 

Compétitivité : il faudra des années d’après Louis Gallois

Compétitivité : il faudra des années d’après Louis Gallois

« Tout cela ne va pas se faire en un jour, cela va prendre du temps, il n’y a pas de solution miracle ». C’est le message adressé par Louis Gallois jeudi à la mi-journée sur RTL. L’auteur du rapport sur la compétitivité, qu’il a remis à l’automne dernier au gouvernement, a participé plus tôt à Matignon à une réunion pour faire le bilan de six mois du fameux pacte anti-chômage.  Ressent-on déjà les premiers effets du « choc de compétitivité » ? « Il s’agit d’un pacte qui s’étend sur plusieurs années », tient à préciser Louis Gallois. Et de rappeler que la compétitivité est « d’abord la capacité à faire face à la concurrence étrangère. Cela touche l’innovation, la formation, la solidarité des filières industrielles et les coûts liés aux entreprises ». Entendez : ce n’est pas pour tout de suite. La Banque publique d’investissement (BPI), l’outil lancé pour mener à bien ce chantier, n’a utilisé à ce jour que 120 des 500 millions d’euros dont elle dispose, essentiellement pour des facilités de trésorerie pour les petites et moyennes entreprises. Retard à l’allumage ? « Non, ce n’est pas si lent que cela », répond Louis Gallois qui explique que le travail des banques et des experts-comptables prend du temps.  Cela ne va pas se faire en un jour, il n’y a pas de solution miracle d’après Louis Gallois. Et de faire remarquer le démarrage très rapide du mécanisme du crédit d’impôt. « On en est déjà à 1.400 entreprises qui sont en cours d’instruction, ce qui concerne plus d’un milliard d’euros », note-t-il. L’objectif étant fixé à « 2 milliards de préfinancement du crédit d’impôt à la fin de l’année« . Et de reconnaître qu’un peu de pédagogie s’imposait. Face à une forme d’impatience quant au retour de la croissance en France, l’ancien patron d’EADS fait un pronostic. « Je pense que l’impact sur l’économie des mesures financières de type crédit d’impôt va se faire sentir à la fin 2013 ou en 2014″. Il faudra alors vérifier qu’il n’y a pas eu une baisse des investissements dans notre pays en dépit d’une mauvaise conjoncture. Louis Gallois rappelle que « les Allemands ont travaillé pendant dix ans, avec deux majorités différentes ». Preuve pour lui que « la persévérance est décisive ». A propos de l’annonce du Premier ministre de la suppression pour 1,4 million de très petites entreprises (TPE) de l’obligation de publier leurs comptes, Louis Gallois a déclaré : « C’est une première mesure très significative qui touche 1,5 million d’entreprises. Il y en aura d’autres. Et je peux trahir le secret du délibéré de ce matin, Jean-Marc Ayrault a dit : ‘Je ne lâcherai pas sur ce point, la simplification on y va !’ ». Louis Gallois, un commissaire général à l’investissement heureux ? « Je fais un métier passionnant et au service du pays », affirme l’intéressé.

 

« Tout cela ne va pas se faire en un jour, cela va prendre du temps, il n’y a pas de solution miracle ». C’est le message adressé par Louis Gallois jeudi à la mi-journée sur RTL. L’auteur du rapport sur la compétitivité, qu’il a remis à l’automne dernier au gouvernement, a participé plus tôt à Matignon à une réunion pour faire le bilan de six mois du fameux pacte anti-chômage.  Ressent-on déjà les premiers effets du « choc de compétitivité » ? « Il s’agit d’un pacte qui s’étend sur plusieurs années », tient à préciser Louis Gallois. Et de rappeler que la compétitivité est « d’abord la capacité à faire face à la concurrence étrangère. Cela touche l’innovation, la formation, la solidarité des filières industrielles et les coûts liés aux entreprises ». Entendez : ce n’est pas pour tout de suite. La Banque publique d’investissement (BPI), l’outil lancé pour mener à bien ce chantier, n’a utilisé à ce jour que 120 des 500 millions d’euros dont elle dispose, essentiellement pour des facilités de trésorerie pour les petites et moyennes entreprises. Retard à l’allumage ? « Non, ce n’est pas si lent que cela », répond Louis Gallois qui explique que le travail des banques et des experts-comptables prend du temps.  Cela ne va pas se faire en un jour, il n’y a pas de solution miracle d’après Louis Gallois. Et de faire remarquer le démarrage très rapide du mécanisme du crédit d’impôt. « On en est déjà à 1.400 entreprises qui sont en cours d’instruction, ce qui concerne plus d’un milliard d’euros », note-t-il. L’objectif étant fixé à « 2 milliards de préfinancement du crédit d’impôt à la fin de l’année« . Et de reconnaître qu’un peu de pédagogie s’imposait. Face à une forme d’impatience quant au retour de la croissance en France, l’ancien patron d’EADS fait un pronostic. « Je pense que l’impact sur l’économie des mesures financières de type crédit d’impôt va se faire sentir à la fin 2013 ou en 2014″. Il faudra alors vérifier qu’il n’y a pas eu une baisse des investissements dans notre pays en dépit d’une mauvaise conjoncture. Louis Gallois rappelle que « les Allemands ont travaillé pendant dix ans, avec deux majorités différentes ». Preuve pour lui que « la persévérance est décisive ». A propos de l’annonce du Premier ministre de la suppression pour 1,4 million de très petites entreprises (TPE) de l’obligation de publier leurs comptes, Louis Gallois a déclaré : « C’est une première mesure très significative qui touche 1,5 million d’entreprises. Il y en aura d’autres. Et je peux trahir le secret du délibéré de ce matin, Jean-Marc Ayrault a dit : ‘Je ne lâcherai pas sur ce point, la simplification on y va !’ ». Louis Gallois, un commissaire général à l’investissement heureux ? « Je fais un métier passionnant et au service du pays », affirme l’intéressé.

 

FO signe le mercredi un accord compétitivité contesté dans la rue le mardi

FO signe  le mercredi un accord compétitivité contesté dans la rue le mardi

Force Ouvrière (FO) a fini par signer l’accord de compétitivité avec Renault. Cet accord engage le constructeur automobile français à maintenir ses sites de production en France, en échange d’efforts consentis par les salariés. FO ne voulait pas signer cet accord en raison d’une clause de mobilité jugée inacceptable. « La mobilité des salariés était obligatoire, sur des distances parfois indécentes, ouvrant la porte à des possibilités de licenciements pour refus de mobilité. Ce point n’était pas acceptable », écrit le syndicat dans un communiqué. Sur ce point, FO a obtenu que cette mobilité soit fondée sur la base du volontariat. Le syndicat a également obtenu que Renault ne s’engage pas seulement sur le maintien des sites de production, mais également sur un volume de production minimum, afin d’éviter les usines vides. D’après cet accord, l’ex-Régie promet d’assurer une production de 85% de ses capacités de production française, soit un volume de production de 710 000 voitures. La signature de FO joint à celle de la CFE-CGC permet de franchir le seuil de 30% des voix obtenues  aux élections professionnelles (respectivement 15,6% et 29,7% des voix) qui permet de valider cet accord.  Mais attention, il ne faudrait  pas maintenant que les syndicats opposés à l’accord fassent jouer leur droit d’opposition. Ils peuvent faire jouer ce droit s’ils représentent plus de 50% des voix recueillies aux élections professionnelles. Mais comme la CFDT (19,1% des voix) avait déjà qualifié le projet d’accord équilibré, il y a peu de risques. De son côté, la CGT (25,2%) a dénoncé une « nouvelle régression sociale ».  Avec cet accord, les salariés verront leurs salaires gelés en 2013, et verront leur temps de travail allongé. Ils pourront également assurer une mobilité entre les différents sites du groupe, en cas de surcharge saisonnière de production sur un site et de ralentissement sur un autre site. Renault espère économiser 300€ de coûts de production par véhicule. Pourtant, Force Ouvrière a manifesté aux côtés de la CGT pour s’opposer à l’adoption du projet de loi (qui sera présenté le 6 mars en Conseil des ministres) reprenant l’accord sur le marché de l’emploi du 11 janvier qu’elles ont refusé de signer, à la différence de la CFDT. Pour Jean-Claude Mailly, secrétaire générale de FO, cet accord fait la part belle à la flexibilité.

Renault: compétitivité, réponse maintenant des syndicats

Renault: compétitivité, réponse maintenant des syndicats  

Négociations terminées, aux syndicats de se prononcer chez Renault sur l’accord de compétitivité. Compte tenu de l’engagement de ne fermer aucun site, la signature de syndicats est désormais envisageable et le projet d’accord assez équilibré. « Si nous arrivons à un accord, la mise en œuvre des mesures proposées nous fera gagner environ 300 euros par voiture produite en France », dit-il. En dépit d’un recul de son chiffre d’affaires de 3,2%, le deuxième constructeur automobile français a réussi à se maintenir dans le vert en 2012 alors que le marché est en berne.  Alors que le texte du projet doit être remis mercredi aux syndicats, avant une signature éventuelle dans les prochaines semaines, la direction a réitéré mardi ses engagements en cas de réussite de l’accord: aucune fermeture d’usines en France, 8.260 suppressions de postes d’ici 2016 (7.500 suppressions d’emplois nettes) sans recourir à un plan social ni à un plan de départs volontaires, attribution à des usines françaises de 80.000 véhicules supplémentaires venant de partenaires (qui pourraient être Nissan et Daimler), maintien des activités cœur de métier (ingénierie et tertiaires) en France.  La direction s’est engagée, en cas d’accord, à « assurer un niveau de production minimum de 710.000 véhicules par an à l’horizon 2016, dont 110.000 à l’usine de Flins, qui bénéficierait de la localisation de versions de Clio IV à forte valeur ajoutée ».  Le projet d’accord complet sera présenté mercredi aux syndicats. Le texte devrait ensuite être présenté pour consultation au comité central d’entreprise et dans les comités d’entreprise des filiales concernées (à la mi-mars, selon une source syndicale), « préalable à la signature entre les organisations syndicales et le président du groupe Renault, Carlos Ghosn », a indiqué la direction, selon qui « cette signature pourrait intervenir dans les prochaines semaines ».  Sous la pression de syndicats qui exigeaient des engagements écrits sur les volumes de production, la direction avait indiqué que des productions de versions conduite à droite de Clio IV actuellement assurées par le site de Bursa (Turquie) seraient rapatriées et qu’une partie de la production assurée par le site de Caccia au Portugal, serait transférée à Cléon.  Après avoir également accepté que le déplacement de salariés d’un site à un autre se fasse uniquement sur la base du volontariat, la direction est revenue mardi sur certains points de la politique salariale. Elle a ainsi renvoyé aux négociations annuelles la question des augmentations salariales pour 2014 et 2015.  La semaine dernière, alors que les négociations peinaient à trouver une issue favorable, le PDG de Renault, Carlos Ghosn, avait proposé de différer à fin 2016 le paiement de 30% de la part variable de sa rémunération de l’an passé, en cas d’accord (en 2011, la part variable de son salaire était de 1,59 million d’euros et la part fixe de 1,23 million). « Il ne s’est pas engagé sur plusieurs années, alors on ne voit pas pourquoi les salariés devraient en faire autant », a relèvé Dominique Chauvin, délégué central CFE-CGC.  Comme FO, le syndicat de cadre (majoritaire dans le groupe) ne s’est pas engagé mardi, voulant sonder les équipes, et faire étudier le texte de projet d’accord par des juristes avant de se prononcer.  La CGT a appelé les salariés à « exprimer leur point de vue ». Dans un communiqué, la centrale dénonce cet accord, qu’elle qualifie de « nouvelle régression sociale », ainsi que « la délocalisation et externalisation des métiers déclarés non coeur de métier à l’ingénierie » avec 2.500 suppressions dans l’ingénierie de Renault. Il n’existe donc aucune contrepartie aux reculs sociaux imposés par cet accord », estime la CGT.  La CFDT a jugé de son côté dans un communiqué le projet d’accord « globalement équilibré », le syndicat précisant qu’il arrêterait sa position sur la signature « après consultation de ses équipes ».  Pour être validé, l’accord doit être signé par au moins deux syndicats représentant 30% des salariés. La CFE-CGC dispose de 29,7% des voix des salariés devant la CGT (25,2%°), la CFDT (19,1%) et FO (15,6%).

 

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Renault: Montebourg pour l’accord de compétitivité

Renault: Montebourg pour l’accord de compétitivité

Changement d’attitude de Montebourg qui avait fustigé le plan de PSA ; il soutient le plan de compétitivité de Renault voulu par la direction. « Ce sont des propositions qui peuvent être discutées mais qui me paraissent être, par rapport aux risques que court l’industrie française et européenne, des efforts modérés », déclare le ministre, interrogé sur le gel des salaires, la plus grande productivité et la mobilité prônée par l’entreprise.   »Je préfère des efforts modérés, mais des efforts certes, plutôt que de faillites, des fermetures et des pertes de substance industrielle », explique-t-il, ajoutant que 70 entreprises sous-traitantes sont « en procédure de faillite devant les tribunaux de commerce ».  Et il conseille aux partenaires sociaux de « s’emparer de toutes les possibilités de cet accord pour négocier des contreparties sérieuses, des éléments de protection supplémentaires ».   »Je compte sur les partenaires sociaux pour arriver à trouver un équilibre dans les concessions réciproques parce que dans les accords, généralement, tout le monde a raison et tout le monde a tort », insiste-t-il.  Le projet de la direction porte notamment sur un gel des salaires cette année et une augmentation du temps effectif de travail. Le constructeur prévoit la suppression nette de 7.500 emplois en France d’ici à 2016, a priori sans fermeture de sites ni licenciements.  Arnaud Montebourg réaffirme sur ce dernier point que « le gouvernement sera d’une fermeté inflexible: pas de fermeture de site industriel, maintien des outils de production, refus des licenciements et (…) une relocalisation d’activités productives sur le sol français de l’alliance Renault-Nissan ».  Il renouvelle également son appel au PDG de Renault-Nissan, Carlos Ghosn, à un effort « important et significatif » de réduction de son salaire, « à la mesure de ce que la cohésion de l’entreprise nécessite ».

 

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Changement d’attitude de Montebourg qui avait fustigé le plan de PSA ; il soutient le plan de compétitivité de Renault voulu par la direction. « Ce sont des propositions qui peuvent être discutées mais qui me paraissent être, par rapport aux risques que court l’industrie française et européenne, des efforts modérés », déclare le ministre, interrogé sur le gel des salaires, la plus grande productivité et la mobilité prônée par l’entreprise.   »Je préfère des efforts modérés, mais des efforts certes, plutôt que de faillites, des fermetures et des pertes de substance industrielle », explique-t-il, ajoutant que 70 entreprises sous-traitantes sont « en procédure de faillite devant les tribunaux de commerce ».  Et il conseille aux partenaires sociaux de « s’emparer de toutes les possibilités de cet accord pour négocier des contreparties sérieuses, des éléments de protection supplémentaires ».   »Je compte sur les partenaires sociaux pour arriver à trouver un équilibre dans les concessions réciproques parce que dans les accords, généralement, tout le monde a raison et tout le monde a tort », insiste-t-il.  Le projet de la direction porte notamment sur un gel des salaires cette année et une augmentation du temps effectif de travail. Le constructeur prévoit la suppression nette de 7.500 emplois en France d’ici à 2016, a priori sans fermeture de sites ni licenciements.  Arnaud Montebourg réaffirme sur ce dernier point que « le gouvernement sera d’une fermeté inflexible: pas de fermeture de site industriel, maintien des outils de production, refus des licenciements et (…) une relocalisation d’activités productives sur le sol français de l’alliance Renault-Nissan ».  Il renouvelle également son appel au PDG de Renault-Nissan, Carlos Ghosn, à un effort « important et significatif » de réduction de son salaire, « à la mesure de ce que la cohésion de l’entreprise nécessite ».

 

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Renault: accord compétitivité contre maintien des sites

Renault: accord compétitivité contre maintien des sites

Depuis début novembre, la direction s’est engagée dans un processus de discussions « donnant-donnant »: elle subordonne l’attribution de productions de véhicules venant de partenaires de Renault (Nissan, Daimler) aux efforts demandés aux 44.642 salariés Renault en France.  La signature d’un accord, voulue courant février par la direction, « permettra à nos sites français d’être suffisamment compétitifs pour attirer des volumes venant de nos partenaires, à hauteur de 80.000 véhicules supplémentaires par an », assure Gérard Leclercq, directeur des opérations France. A titre indicatif, l’usine de Flins (Yvelines) a produit en 2011 147.971 Clio III, l’usine de Douai (Nord) 166.292 Scénic III.  L’Etat, actionnaire à 15,01%, pousse l’allié nippon Nissan à soutenir le constructeur en lui confiant des modèles à produire dans ses usines de l’Hexagone. M. Montebourg avait ainsi assuré vendredi avoir obtenu du PDG de Renault-Nissan, Carlos Ghosn, qu’il accède à cette demande, ce que n’a pas confirmé la direction.   »Le volume (de 80.000 véhicules) n’est pas suffisant, mais c’est déjà une avancée. Si la direction avait mis dès le début ces chiffres sur la table, on aurait gagné un peu de temps », a commenté Dominique Chauvin, délégué CFE-CGC.  Maintenant que la direction a déroulé toutes ses propositions, « le bras de fer va désormais commencer », estiment les syndicats qui exigent un « rééquilibrage » entre les contreparties exigées des salariés et celles proposées par la direction.  Avec le gel des salaires en 2013, « on baisse le pouvoir d’achat des salariés, c’est une mesure qu’on ne peut accepter », selon Laurent Smolnik (FO).   »Cela fait des années que des efforts sont demandés aux salariés. Quand on voit le salaire de notre PDG, c’est inadmissible », a fustigé Xavier Raynaud (CGT) qui dénonce des propositions où « tout est au conditionnel ».  La semaine dernière, quelques jours avant d’annoncer une baisse de 6,3% de ses ventes mondiales en 2012, Renault avait affiché son intention de supprimer 8.260 postes d’ici fin 2016.  La direction prévoit aussi de rendre obligatoires des mobilités entre les sites, une harmonisation à 1.603 heures de travail annuelles sur tous les sites, une réforme des comptes épargne temps et formation.   »C’est intolérable, cela va entraîner des conditions de travail déplorables pour ceux qui restent et une perte de savoir-faire », estime M. Raynaud.   »Nous voulons que soient inscrits dans l’accord les affectations de produits, les volumes escomptés, et que M. Ghosn s’engage sur les volumes des partenaires », ajoute M. Chauvin.   »On ne peut pas se contenter que du seul volet accompagnement des départs, on se doit de regarder en priorité les conditions de travail pour ceux qui vont rester, et la filière en général », dit M. Chauvin selon qui « les marges de manoeuvre sont toutefois limitées ».  Les syndicats seront par ailleurs très vigilants à la durée de l’accord, déterminée ou indéterminée.  Avant la prochaine réunion, le 29 janvier, des débrayages sont prévus mercredi à Flins, Rueil-Lardy (Essonne) et Douai.

 

 

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