Archive pour le Tag 'compétences'

Pénurie de compétences, première raison du chômage

Pénurie de compétences, première raison du chômage

 

 

La pénurie de compétences constitue avec le coût du travail et la bureaucratie les trois facteurs explicatifs dominants pour les entreprises qui recrutent. On sait malheureusement que la formation en France n’est pas suffisamment orientée vers des débouchés professionnels, que les moyens de formation permanente sont par ailleurs largement détournés de leur objet et qu’enfin l’attractivité de certains métiers est insuffisante. Pas étonnant donc si les entreprises peinent à embaucher même si le niveau de la croissance constitue le handicap premier. D’après une note de l’Insee publiée ce jeudi, la moitié des entreprises de l’industrie, des services et du bâtiment (qui représentent la moitié des emplois salariés de ces secteurs) déclarent se heurter à des «barrières» qui les empêchent d’embaucher davantage. Dans le seul secteur du bâtiment, 70% des entreprises signalent des freins à l’embauche de salariés en CDI ou CDD de longue durée, 57% dans l’industrie et 47% dans les services, selon cette étude effectuée en octobre auprès de 10.000 entreprises. La pénurie de compétences est citée comme le premier frein à l’embauche. Depuis quelques mois, un tiers (32%) des entreprises de l’industrie, des services et du bâtiment affirment être «empêchées» à cause de «l’indisponibilité d’une main-d’œuvre compétente». Cet obstacle au recrutement est particulièrement signalé par les entreprises du bâtiment, ainsi que l’industrie automobile et le transport routier. En revanche, la barrière liée à «l’incertitude sur la situation économique» a tendance à diminuer, signe que le climat des affaires s’améliore bel et bien. D’autres freins au recrutement sont également cités tels que «les coûts liés à l’emploi» et la réglementation. Ce sont surtout les petites et moyennes entreprises, plus que les grandes, qui affirment subir ces freins à l’embauche.

 

Sondage réformes économiques : les Français partagés sur les compétences de Valls

Sondage  réformes économiques :  les Français partagés sur les compétences de Valls

Les Français sont très partagés sur la capacité de Valls à réaliser les reformes nécessaires en France en matière économique. Un sondage qui montre les limites de l’espace politique de Valls bien contraint de s’accommoder des synthèses molles de Hollande qui transforme les réformes en gadgets pour ne mécontenter personne. Valls en effet est très limité dans son action ;  derrière un discours martial, il n’y a que peu de vraies réformes, finalement il applique les orientations de Hollande.  La majorité des Français (51%) ne pense donc  pas que le Premier ministre Manuel Valls soit « en mesure de mener à bien des réformes dans le domaine économique et social », selon un sondage IFOP paru ce dimanche dans le JDD, contre 49% d’un avis opposé. Ce sondage a été réalisé par téléphone les 29 et 30 mai selon la méthode des quotas auprès d’un échantillon de 1003 personnes représentatif de la population française. Parmi les sceptiques à l’égard du chef du gouvernement, 28% pensent que Manuel Valls n’est « plutôt pas » en mesure de faire ce type de réformes et 23% qu’il ne l’est « pas du tout ». Les sympathisants de gauche pensent majoritairement (57%) que Manuel Valls peut mener à bien ces réformes contre 43% d’un avis contraire. En revanche les sympathisants de l’UMP sont 57% à douter des capacités du Premier ministre et ce pourcentage atteint 66% parmi les sympathisants du FN. Par ailleurs, 72% des personnes interrogées se sont dites favorables à « la mise en place de conditions plus strictes pour bénéficier d’allocations logement », 64% au « plafonnement du montant de l’allocation chômage pour les cadres supérieurs ou dirigeants », 53% au « plafonnement du montant des indemnités de licenciement gagnables aux prud’hommes, mais seulement 37% à « la simplification des licenciements dans les PME » et 32% à « l’augmentation à 67 ans de l’âge de départ à la retraite dans le privé pour bénéficier d’une retraite complémentaire

Quelles compétences pour les départements ? On n’en sait rien !

Quelles compétences pour les départements ? On n’en sait rien !

C’est évidemment le paradoxe fondamental des élections départementales, on ne connait pas quelles seront les attributions ( pas étonnant que 30% ignorent tout de ces élections départementales qui ne sont que des cantonales rebaptisées). Au départ c’était clair:  l’économie aux régions, le social aux départements. Mais d’amendement en amendement on a  complètement détricoté le projet initial. Du coup ce sera comme avant le même empilage administratif et politique avec le communes, les communautés de communes, les syndicats intercommunaux, les métropoles ; les départements et les régions. Forcément dès lors qu’il y a des élus ils veulent des compétences, des budgets du personnel.  Le texte n’a cessé d’évoluer. Il a été quasi totalement détricoté par le Sénat. Pourtant Hollande avait annoncé la fin des départements d’ici 2020. Il n’en sera rien car le lobby des élus a obtenu gain de cause. Du coup la fameuse réforme territoriale est complètement dénaturée. Depuis son arrivée mi-février devant l’Assemblée nationale, le projet  continue de prendre des « coups » via les quelque 2.000 amendements déposés. Résultat, on s’éloigne de plus en plus de la cohérence de départ. Et le texte va davantage ressembler à un empilage de dérogations locales. Certes, comme prévu, dans un souci de clarification, la clause de compétence générale, qui permet à une collectivité d’intervenir dans tous les domaines, va disparaître pour les régions comme pour les départements. Mais, sous l’impulsion d’élus de tous bords, cet objectif est petit à petit rogné. « C’est une somme d’exceptions à la française que l’on surajoute. A un moment on s’occupe des élus de la montagne, à d’autres de ceux du littoral Tout cela aboutit à un maquis d’organisation territoriale qui sera probablement moins efficace qu’auparavant », constate le chef de file de l’UDI Philippe Vigier. « C’est une espèce d’imbroglio dans lequel personne ne se retrouve », renchérit son homologue de l’UMP Christian Jacob. Par exemple, alors que, initialement, il était prévu que la gestion des collèges soit transférée des départements aux régions, finalement, le Sénat en a décidé autrement en gardant la compétence des départements. Et les députés se sont ralliés à cette décision. En revanche les transports scolaires seront, eux, transférés aux régions… Difficile de comprendre. Idem pour la voirie urbaine qui va rester finalement de la compétence des départements alors qu’elle devait aller aux régions.  D’autres amendements votés par l’Assemblée ne vont pas simplifier les choses en accordant des dérogations aux départements sur le développement économique – notamment dans le domaine du tourisme -  au moins jusqu’en 2017… Alors que, initialement, ce sont les régions qui devaient piloter toute la politique économique. Mais, là aussi, la défense des intérêts locaux l’emporte… Et que dire des intercommunalités. Lundi 2 mars, les députés ont aussi multiplié les dérogations au relèvement prévu du seuil des intercommunalités de 5.000 à 20.000 habitants afin d’adapter « les périmètres à la diversité et à la réalité des territoires ». Il semble loin, le temps où le Président François Hollande présentait cette nouvelle organisation des compétences territoriales comme l’une des réformes structurelles dont la France avait besoin. C’était pourtant il y a à peine plus d’un an, en janvier 2014. Il annonçait aussi la fin des départements pour 2020 afin d’alléger le « mille-feuille » français.

 




L'actu écologique |
bessay |
Mr. Sandro's Blog |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | astucesquotidiennes
| MIEUX-ETRE
| louis crusol