Archive pour le Tag 'communiste'

Parti communiste : une agonie qui n’en finit pas

Parti communiste : une agonie qui n’en finit pas

 

Il y a évidemment quelque chose de pathétique dans l’agonie du parti communiste français. Un parti qui fut l’une des premières forces politiques de France en son temps mais qui depuis ne cesse de dépérir. De devenir presque anecdotique. En cause sans doute,  d’abord le fait que le communisme a échoué partout dans le monde, pire qu’il a généré dictature, violence voire des massacres. En tout cas,  il n’a produit nulle part cette espérance de progrès techniques, sociaux  et démocratiques. Pourtant la théorie est belle malheureusement inapplicable compte  tenu du niveau de formation moyen des citoyens et de leur morale politique. L’humain reprend toujours le dessus avec ses castes, son oligarchie, ses intérêts particuliers et comme pour la plupart des régimes, la folie du pouvoir qui fait vendre les âmes pour un bout de fromage électoral. Le parti communiste en son temps a participé à l’élaboration du modèle social français par contre il a toujours eu du mal à intégrer les innovations économiques, sociales sociétales. Un vrai gâchis en vérité car nombre de militants sincères, d’un dévouement exemplaire et honnêtes se sont usés et perdus dans les contradictions d’un parti dont la finalité vise seulement à sauver la peau de quelques élus que veut bien lui consentir le parti socialiste. Pas étonnant si pour une fois la proposition de  »base commune » de la direction du PCF a été devancée par un texte alternatif lors du vote des adhérents, a annoncé le parti samedi 6 octobre.  Le texte alternatif « Pour un manifeste du Parti communiste du XXIe siècle », défendu notamment par le chef des députés communistes André Chassaigne, est arrivé en tête avec 42,15 % des 30 172 suffrages exprimés. La proposition de  »base commune » du Conseil national,  »Le communisme est la question du XXIe siècle », n’arrive qu’en seconde position avec 37,99 % des suffrages exprimés. Deux autres textes ont récolté 11,95% et 7,90%.

« Ici c’est la France, pas la Russie », dit le communiste Mélenchon

« Ici c’est la France, pas la Russie », dit le communiste Mélenchon

 

Le paradoxe et l’outrance discréditent  un peu plus un Mélenchon qui ne se remet pas de sa défaire aux présidentielles, défaite au demeurant honorable. Cependant l’audience de Mélenchon ne cesse de s’effriter depuis. En cause la reprise de sa rhétorique  de fureur et de bruit, sa radicalité et son agressivité. Aussi sa lamentable décision de ne pas se déclarer nettement contre le FN. L’égo a pris le pas sur les valeurs républicaines. Du coup, il tente de se rattraper avec des propos qui touchent au ridicule en comparant la France à la Russie. Lui, le communiste, qui a toujours manifesté une bienveillance coupable à l’égard des régimes de dictature comme Cuba ou  le Venezuela.   « Ici c’est la France, pas la Russie », a donc déclaré vendredi Jean-Luc Mélenchon, qui s’inquiète de la probable hégémonie de La République en Marche à l’Assemblée nationale « avec moins de représentants de l’opposition qu’il n’y en a en Russie ». Le chef de file de La France insoumise affronte dimanche au second tour des élections législatives la candidate LREM dans la IVe circonscription des Bouches-du-Rhône. Il a recueilli 34,3% des voix au premier tour contre 22,7% à son adversaire. Selon une enquête Opinionway publiée jeudi, le parti d’Emmanuel Macron serait en passe de remporter 440 à 470 à l’Assemblée, qui en compte 577. « Si une Assemblée ça doit être une armée qui a le doigt sur la couture du pantalon, ce n’est la peine de faire une assemblée, on appelle ça une dictature », a déclaré Jean-Luc Mélenchon sur Europe 1. L’ancien ministre de Lionel Jospin estime que conférer les pleins pouvoirs à Emmanuel Macron est à la fois malsain et risqué. « Cet homme va finir réellement par croire qu’il marche sur les eaux. La situation, de ce point de vue, n’est pas saine. Ici c’est la France, pas la Russie », a-t-il lancé. L’hebdomadaire britannique The Economist consacre la Une de son nouveau numéro au président français que l’on voit, souriant, main dans la poche, marcher sur l’eau avec ce titre : « Le sauveur de l’Europe? » « On va se retrouver avec moins de représentants de l’opposition qu’il n’y en a en Russie », a poursuivi Jean-Luc Mélenchon en appelant les abstentionnistes du premier tour – plus d’un électeur sur deux – à se mobiliser dimanche. « Le risque est considérable: l’ordre public social va être dévasté par la remise en cause de tout le Code du travail ; l’ordre des libertés publiques va être dévasté par l’introduction de l’état d’urgence dans la loi ordinaire; un homme tout seul qui s’autoproclame jupitérien et un concert de louanges médiatiques qui est absolument ahurissant », détaille-t-il. Jean-Luc Mélenchon espère pouvoir former un groupe à l’Assemblée (quinze députés minimum) qui soit « articulé avec le mouvement social ». « Si vous croyez que les travailleurs de ce pays et les salariés d’une manière générale vont se laisser tondre simplement parce que tous les hebdomadaires du pays publient la photo souriante du jeune prince, vous rêvez », a-t-il dit. « Le dégagisme est à l’oeuvre (…) et vous verrez que ce sera le tour de M. Macron bientôt quand les gens vont s’apercevoir qu’ils ont fichu dehors Les Républicains et le PS. Ce n’est pas pour manger un potage qui contient les deux à la fois », a ajouté Jean-Luc Mélenchon. Bref du Georges Marchais avec 40 ans de retard, du populisme d’autant plus inadmissible que l’homme ne manque pas de culture.

Ralliement à Mélenchon : la fin du parti communiste ?

Ralliement à Mélenchon : la fin du parti communiste ?

En se ralliant à la candidature de Mélenchon, on peut se demander si la fin du parti communiste n’est pas programmée. En effet c’est la démonstration que le parti communiste est incapable de présenter un candidat suffisamment crédible pour recueillir un score pas trop ridicule. Ce ralliement à un homme n’est guère dans la tradition du parti communiste. Certes on peut comprendre que le PC ne souhaite pas cette fois une union avec des socialistes avec lesquels ils sont en désaccord à peu près surtout. Pour autant le soutien à Mélenchon repose sur des bases très fragiles et relativement éphémères. Mélenchon ne dispose pas d’un véritable parti ; le parti de gauche est une sorte de rassemblement qui tient surtout à la personnalité de Mélenchon et à sa qualité indiscutable de tribun. Le parti communiste lui tient encore grâce à son organisation et à ses élus. La démarche un peu bonapartiste et autoritaire risque de faire des vagues au sein de communiste qui pourraient s’engager après cette alliance d’abord dans la voie de la soumission à un homme puis  vers l’extinction progressive. Les militants du Parti communiste français (PCF) ont voté à 53,6% en faveur d’un soutien à la candidature de Jean-Luc Mélenchon pour l’élection présidentielle, contre 46,4% qui lui préféraient une candidature indépendante, annonce samedi 26 novembre la direction du PCF. La conférence nationale du PCF – qui réunit les cadres du parti – avait voté au début du mois pour une candidature communiste indépendante à 55,69%, l’option du soutien au co-fondateur du Parti de gauche ne recueillant que 44,31% des voix. Le secrétaire national du PCF, Pierre Laurent, qui avait initialement soutenu sans grande conviction un rapprochement avec Jean-Luc Mélenchon, au nom du rassemblement, s’est depuis engagé plus franchement en faveur de cette approche. Le grand gagnant de cette opération de rapprochement sera sans doute Mélenchon qui pourra ainsi tenir les parrainages nécessaires pour 2017. Une victoire de l’ancien trotskiste qui laissera des traces au sein du PCF.

« Rocard, un anti communiste primaire » (Mélenchon)

« Rocard, un anti communiste primaire » (Mélenchon)

Si Michel Rocard était un anticommuniste absolument primaire comme le déclare Mélenchon que dire de ce dernier. Un anti capitaliste néandertalien ? S’il y a bien un reproche qu’on ne peut faire à Michel Rocard c’est d’avoir été primaire dans ses analyses y compris celles concernant le communisme. On ne pourra en dire autant de Mélenchon, homme de culture certes mais à peu près ignare en matière économique et dont les  modèles comme celui de Cuba ou du Venezuela laissent  perplexe sur sa lucidité économique mais aussi idéologique. Contrairement à beaucoup d’autres politiques Mélenchon est loin d’être idiot mais il a choisi la voie du populisme et renonçant ainsi à toute forme d’intelligence ;  l’inverse évidemment de Michel Rocard qui a toujours mit ses compétences  intellectuelles au service de sa rigueur d’analyse et de son éthique. Plus que primaire l’analyse de Mélenchon quand il propose de ne plus rembourser l’argent emprunté ! Mélenchon qui  réfute toute filiation spirituelle entre Michel Rocard et Manuel Valls. «Non, non, Rocard n’aurait pas affronté comme cela une majorité syndicale à coups de triques, n’aurait pas fait matraquer des manifestants, n’aurait pas permis tout ça, comme Premier ministre», a réagi le député européen sur BFMTV. . Rocard fait figure quasiment de gauchisme à côté des Valls, des Macron», a poursuivi le candidat à l’élection présidentielle. «Le projet social-démocrate à la suédoise de Michel Rocard, ce n’est pas Clémenceau, plus des CRS et ainsi de suite. Ce n’est pas ça», a-t-il insisté. «Michel Rocard était un personnage extrêmement intéressant, toujours très fécond intellectuellement. J’ai rarement été d’accord avec lui (…) Il était un anti-communiste absolument primaire… Mais c’était un esprit engagé dans la gauche», a développé encore l’ancien membre du PS.

(20 minutes)

 

Rebsamen : de la ligue communiste révolutionnaire au libéralisme économique !

Rebsamen : de la ligue communiste révolutionnaire au libéralisme économique !

Nombre de responsables politiques du PS n’ont en fait aucune ossature idéologique, beaucoup sont passés sans difficulté du gauchisme  (le Premier secrétaire du parti y compris) au socialisme mou du PS, puis à la social démocratie avant de se rallier finalement au libéralisme. Ce que prouve une intreview de Rebsamen dont il a contredit la diffusion mais qui résumait bien sa pensée. Une pensée d’apparatchik (qui a fait toute sa carrière dans les cabinets avant d’accéder à se fonctions actuelles) qui en fait suit la direction du vent. C’est le véritable drame du PS qui n’a jamais été capable de définir une ligne politique un peu claire et qui du coup slalome entre la bureaucratie étatique et le social libéralisme. Le magazine bourguignon Le Miroir a dépublié une interview du ministre du Travail, François Rebsamen, à la demande du ministère. François Rebsamen y défend « une vision libérale de l’économie », propos qu’il dit ne pas avoir tenu. Mais durant les quelques heures de publication, l’interview s’est diffusée sur les réseaux sociaux.  Qui a dit qu’il se battait « depuis longtemps pour une vision libérale de l’économie » ? Qui estime qu’il faut adapter le système social français « en renforçant les contrôles, en assouplissant les seuils la législation sur les 35 heures, en autorisant le travail le dimanche » ? Qui regrette que le secrétariat national du PS refuse « toutes ces avancées » ? Pas François Rebsamen. Du moins selon… François Rebsamen.

La passé communiste d’Angela Merkel remonte à la surface

La passé communiste d’Angela Merkel remonte à la surface

 

 

C’est un ouvrage qui risque de faire grand bruit. Selon les auteurs de La première vie d’Angela M., récemment paru en Allemagne, l’actuelle chancelière aurait été responsable de « l’agitation et la propagande » au sein des Jeunesses communistes. Jusqu’à présent, « Madame No » précisait avoir eu un rôle culturel, non idéologique. En 2004, elle déclarait : « Je ne me souviens pas avoir fait preuve d’agitation d’une manière ou d’une autre. J’étais responsable de la culture. » Sans démentir, Angela Merkel tente aujourd’hui de minimiser l’affaire : « Je ne peux que me fier à ma mémoire (…) Si quelque chose d’autre émerge, je peux m’en accommoder ». Avant d’ajouter : « Ce qui m’importe, c’est que je n’ai jamais cherché à garder un secret. Il y a peut-être d’autres choses dont je n’ai pas parlé parce qu’on ne m’a jamais interrogée dessus. » Son doctorat en poche, Angela Merkel travaille comme scientifique dans la banlieue est de Berlin. A l’époque, comme de nombreux autres jeunes, elle s’engage au pôle culturel de la Jeunesse libre allemande afin de « s’émanciper d’un premier mari trop casanier à son goût ».  Mike Mohring, l’actuel chef de la CDU de Thuringe explique, quant à lui, que la chancelière « n’a jamais travaillé pour le Parti ou pour la Stasi, la police politique du régime » indiquant que son rôle en RDA « n’a jamais dépassé les bornes de la décence ». Angela Merkel briguera un troisième mandat lors des prochaines élections législatives du 22 septembre prochains.




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