Archive pour le Tag 'communiste'

Présidentielles : un candidat communiste en 2022 ?

Présidentielles : un candidat communiste en 2022 ?

 

 

Fabien Roussel, secrétaire général du parti communiste a déclaré qu’il envisageait sa candidature pour les élections présidentielles de 2022. Une décision difficile à prendre car les sondages lui donnent en ce moment 1à 2 %. Inversement sans candidature, le parti communiste pourrait encore davantage s’affaiblir voire disparaître.

Du coup, la déclaration du secrétaire général du parti communiste vise peut-être à rechercher l’union de la gauche « Je me bats pour qu’il y ait un candidat communiste à la présidentielle 2022″ a indiqué le communiste, ce jeudi matin. Interrogé par Jean-Jacques Bourdin sur le duel annoncé entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen, Fabien Roussel sourit: « Vous faites déjà le second tour? Avant, cela, il y a un premier tour. Je ferai en sorte que jamais l’extrême-droite ne gouverne, ne prenne la main sur la République. Je ferai tout pour qu’il y ait un candidat de gauche, avec des valeurs de gauche de justice sociale, au second tour de cette élection présidentielle ».

Chine : le parti communiste prépare le recul de la retraite

 Chine : le parti communiste prépare le recul de la retraite 

 

La baisse du nombre de naissances et l’augmentation concomitante de l’espérance de vie rendent la situation du système de retraites explosive, note Frédéric Lemaître, correspondant du « Monde » à Pékin, dans sa chronique. La retraite aujourd’hui est fixée à 60 ans pour les hommes et 55 ans pour les femmes.

Chronique.

 

 L’espérance de vie en Chine a-t-elle, pour la première fois, dépassé celle des Etats-Unis en 2020 ? Les chiffres définitifs ne sont pas encore connus mais l’hypothèse est réaliste. L’espérance de vie en Chine, qui s’élevait à 77,3 ans en 2019, selon la commission nationale de la santé, pourrait atteindre 77,6 ans en 2020. Or, dans le même temps, l’espérance de vie aux Etats-Unis, qui était de 78,6 ans en 2019, aurait baissé de 1,13 point en 2020 en raison du Covid-19, selon une estimation publiée par des chercheurs de l’Académie nationale des sciences en janvier.

Résultat : la Chine et les Etats-Unis se retrouveraient quasiment à égalité. Pour mémoire, en 1980, 7 ans séparaient les deux pays, un écart réduit à 2,5 ans en 2000. Et, depuis 2016, un Chinois vit en bonne santé plus longtemps qu’un Américain, selon l’Organisation mondiale de la santé.

Mais pour la Chine, cette nouvelle en cache une autre : la diminution continue du nombre de naissances. Seules 10 millions ont été enregistrées en Chine en 2020, selon le ministère de la sécurité publique. Généralement, 80 % des naissances sont déclarées. On pense donc que le nombre réel des naissances – qui sera rendu public en avril – tournera autour de 12,5 millions. Bien que les Chinois aient l’autorisation depuis 2016 d’avoir un deuxième enfant – ce qui n’était plus le cas depuis 1979 –, on ne constate aucun baby-boom dans le pays, bien au contraire.

17,86 millions d’enfants sont nés en 2016, 15,23 en 2018 et donc sans doute moins de 13 en 2020. Une baisse pire que prévue. Est-ce dû à la pandémie ? Les experts restent prudents. « La Chine est tombée dans le piège de la basse fécondité », estime Liang Jianzhang, un économiste de l’université de Pékin.

Selon lui, « bien que le nombre des naissances en 2020 soit le plus bas des récentes décennies, il devrait être le plus élevé des décennies à venir », car le coût du logement et de l’éducation d’un enfant constitue les principales raisons de cette politique de l’enfant unique que les jeunes couples chinois continuent de pratiquer.

Augmentation prévisible des salaires, baisse de la productivité, développement des services aux particuliers… « En raison de la taille de son économie, le vieillissement de la Chine est un sujet de préoccupation non seulement pour le pays, mais pour le monde entier », notait, en décembre 2020, l’économiste Alicia Garcia-Herrero (Natixis) dans la revue en ligne Asiatimes.

La Chine : le parti communiste veut réguler les géants technologiques chinois

La Chine : le parti communiste veut réguler  les géants technologiques chinois

L’Administration chinoise d’État pour la régulation du marché (SAMR)  a déclaré que les dernières directives «arrêteraient les comportements monopolistiques dans l’économie des plates-formes et protégeraient une concurrence loyale sur le marché».

L’avis indiquait également qu’il empêcherait les entreprises de fixer les prix, de restreindre les technologies et d’utiliser des données et des algorithmes pour manipuler le marché. Dans une question-réponse accompagnant l’avis, SAMR a déclaré que les rapports de comportement anti-monopole liés à Internet avaient augmenté et qu’il était confronté à des défis pour réglementer l’industrie.

«Le comportement est plus caché, l’utilisation de données, d’algorithmes, de règles de plate-forme, etc., rend plus difficile la découverte et la détermination de ce que sont les accords de monopole», a-t-il déclaré.

La Chine a commencé ces derniers mois à resserrer le contrôle de ses géants de la technologie. Et pour bien se faire comprendre le parti communiste a exercé des pressions sur les patrons des grands groupes a commencé par le patron d’Alibaba.

L’objectif du parti communiste et de lutter contre les situations monopolistiques mais tout autant d’empêcher les patrons de grandes entreprises chinoises de peser sur la ligne politique du parti

En décembre, les régulateurs ont lancé une enquête antitrust sur Alibaba Group à la suite de la suspension dramatique du plan d’offre publique initiale de 37 milliards de dollars de sa filiale de paiement, Ant Group.

À l’époque, les régulateurs avaient mis en garde la société contre des pratiques telles que l’obligation pour les commerçants de signer des pactes de coopération exclusifs au détriment d’autres plates-formes Internet.

Milliardaire chinois : « une purge » communiste, selon Lenglet

Milliardaire chinois : « une purge » communiste, selon Lenglet

Le milliardaire, Jack Ma, créateur de l’immense société Alibaba fait probablement l’objet d’une purge de la part du régime d’après l’économiste Lenglet.

Jack Ma  critiquait le conservatisme du secteur financier chinois et des organismes chargés de le superviser. Trois jours après, l’introduction en bourse de sa filiale financière, la Fourmi, qui devait être la plus grosse mise sur le marché de tous les temps, était annulée pour d’obscures raisons techniques. C’est paraît-il, Xi Jingping lui-même, le chef de l’État, qui a pris la décision de stopper l’ascension de Jack Ma.
Tout cela intervient alors que les mises en garde se sont succédé, depuis l’automne, pour inciter le secteur privé à travailler sous la tutelle éclairée du parti communiste. C’est l’une de ces campagnes régulières du pouvoir pour calmer l’appétit de lucre des entrepreneurs chinois. On en embastille deux ou trois, et ça calme tout le monde pour un moment. C’est plus efficace qu’une hausse des taux d’intérêt pour refroidir l’économie.
En fait, Pékin est en train de réaliser exactement ce que veut faire la justice américaine avec Amazon et Facebook, mais à la chinoise. On coupe les têtes, c’est l’administration qui tranche directement.

Chine : reprise en main de l’économie par le parti communiste

Chine : reprise en main de l’économie par le parti communiste

Lingling Wei, spécialiste de la Chine analyse la reprise en main de l’économie chinoise par le parti communiste

 

Longtemps méfiant vis-à-vis du secteur privé, Xi Jinping a décidé de le mettre au pas.

Le dirigeant chinois le plus puissant de sa génération veut encore renforcer l’emprise de l’Etat sur des sociétés qui, grandes ou petites, vont devoir suivre le mouvement. Pour ce faire, le gouvernement de la deuxième économie mondiale place des responsables du Parti communiste au sein des entreprises privées, en prive certaines de crédits et exige de leurs dirigeants qu’ils adaptent l’activité pour qu’elle serve les objectifs du pouvoir.

Celles qui sont considérées comme indisciplinées sont parfois même absorbées par des entreprises publiques.

Cette offensive s’explique par l’intime conviction des dirigeants chinois : même s’ils sont importants pour l’essor de la Chine, les marchés et entrepreneurs privés sont imprévisibles et Pékin ne doit pas réellement leur faire confiance. Dans un pays qui, cette année, a tout misé sur les directives de l’Etat pour assurer une reprise en V après le choc de la Covid-19, l’idée que la planification nationale est la meilleure solution pour gérer une économie complexe a fait de nouveaux adeptes.

Ces derniers mois, Xi Jinping n’a pas fait de mystère sur ses priorités. En septembre, le parti a publié de nouvelles règles applicables aux entreprises privées, leur rappelant qu’elles doivent servir l’Etat et promettant de recourir à l’éducation et à d’autres outils pour « renforcer encore et toujours l’idée que les entreprises privées sont placées sous la direction du parti ».

Quelques semaines plus tard, Xi Jinping intervenait lui-même pour empêcher l’introduction en Bourse d’Ant Group, une opération à 34 milliards de dollars. La raison ? L’entreprise donnait la priorité aux bénéfices, au détriment de l’objectif national de maîtrise des risques financiers.

Le message n’est pas tombé dans l’oreille d’un sourd : les patrons cherchent à réorienter leur activité pour apaiser Pékin ou renoncent purement et simplement à l’entrepreneuriat privé.

« Les petites entreprises comme nous n’ont pas le choix, il faut suivre le parti, déplore Li Jun, propriétaire d’un élevage de poissons dans la province du Jiangsu. Et même comme ça, on ne profite pas du tout des mesures publiques. »

A 50 ans, il a décidé de fermer son atelier de transformation de fruits de mer parce qu’il ne parvenait pas à obtenir de prêts bancaires, un problème récurrent pour les sociétés privées même si Pékin promet régulièrement de débloquer des crédits en leur faveur.

Mais cette vision implacable des prérogatives de l’Etat risque fort de miner l’innovation, l’esprit de compétition et l’énergie frénétique qui ont porté l’incroyable croissance qu’a connue la Chine ces dernières décennies. Les politiques économiques qui ont permis au géant du e-commerce Alibaba, au conglomérat technologique Tencent et à d’autres grands noms de voir le jour semblent sur le point de disparaître, préviennent des économistes en Chine et à l’étranger. Selon eux, les entreprises chinoises vont cesser de ressembler à leurs homologues américaines, portées par les forces du marché et dépendantes de l’innovation privée et de la consommation des ménages.

Le bureau de l’information du Conseil des affaires d’Etat, le gouvernement central, n’a pas souhaité répondre aux questions qui lui avaient été soumises pour le présent article.

Après avoir progressé pendant des décennies, le pourcentage d’investissement réalisé par les entreprises privées dans le secteur manufacturier et les infrastructures a amorcé un repli à partir de 2015 (il représentait alors plus de la moitié de la formation brute de capital fixe) et n’a cessé de reculer depuis lors.

C’est l’efficience de l’économie chinoise qui en a pâti. La quantité de capital nécessaire pour générer une unité de croissance économique a quasiment doublé depuis 2012, date de l’arrivée de Xi Jinping au pouvoir, selon le China Dashboard, un projet statistique qui réunit la société d’études de marché Rhodium et le think tank Asia Society Policy Institute. Cela s’explique en partie par le fait que les entreprises publiques chinoises, dont la taille a explosé, sont souvent moins productives que les sociétés privées, révèlent des statistiques officielles.

De leur côté, les responsables du parti voient la démarche comme un moyen d’enrayer les excès (de risque, de dette et d’argent) qui ont accompagné l’envol des entreprises privées. Mélange de marchés et d’interventionnisme musclé, le capitalisme d’Etat à la sauce Xi Jinping a survécu à une guerre commerciale avec les Etats-Unis et, si l’on se fie aux taux de croissance, surclassé les économies ouvertes.

Signe de la direction que prend désormais la Chine, de plus en plus d’entreprises publiques absorbent des sociétés privées, donnant un nouveau sens à la « réforme de l’actionnariat mixte » du gouvernement. L’idée originale, née à la fin des années 1990, était d’attirer les capitaux privés vers les sociétés publiques pour leur insuffler un dynamisme qui manquait souvent aux pachydermes étatiques.

Aujourd’hui, sous l’égide de Xi Jinping, les choses vont souvent dans l’autre sens : les géants publics mettent la main sur des sociétés privées de taille plus modeste pour les aider à avancer et modifient leurs stratégies pour qu’elles soient au service de l’Etat.

L’an passé, selon les données des entreprises cotées, le montant des opérations de rachat de firmes privées par des sociétés publiques a dépassé les 20 milliards de dollars, soit plus du double du niveau de 2012, dans des secteurs allant des services financiers à la pharmacie en passant par la technologie.

« Les entreprises publiques doivent jouer un rôle de premier plan et avoir une influence importante sur le bon développement des sociétés privées », résume un plan d’action publique pour les trois prochaines années, qui appelle également à davantage de fusions.

Beijing OriginWater Technology, prestataire de services de traitement des eaux usées qui figure parmi les concurrents de General Electric, en a fait les frais. L’entreprise a été créée en 2001 par Wen Jianping, un ingénieur qui avait fait ses études en Australie. Son ambition : traiter les eaux polluées de Chine et profiter de l’ouverture progressive de l’économie de son pays.

La demande augmentant, l’entreprise a prospéré et Wen Jianping est devenu milliardaire le jour de l’introduction en Bourse, en 2010. En 2018, il faisait son entrée dans le classement Forbes des Chinois les plus riches, avec une fortune dépassant 1,1 milliard de dollars.

Avec le temps, Wen Jianping a pris plus de risque, gageant sa participation pour emprunter plus et financer des projets plus ambitieux. La campagne de « désendettement » lancée par Xi Jinping pour enrayer la prise de risque excessive a forcé les entreprises à réduire leur dette et plombé les marchés actions, minant la valeur des titres de Wen Jianping. Ses créanciers ont commencé à demander le remboursement des prêts.

Pour couronner le tout, en 2018, l’Etat est en partie revenu sur une initiative qui permettait aux investisseurs privés de s’associer aux collectivités locales pour des projets d’infrastructure de grande ampleur, expliquant qu’il redoutait une explosion des dépenses. Les entreprises comme celles de Wen Jianping se sont retrouvées avec des projets inachevés et une dette à rembourser rapidement.

Une filiale de China Communications Construction, géant public de la construction chargé des projets d’infrastructure chinois à l’étranger, est venue à sa rescousse et a pris le contrôle de Beijing OriginWater pour plus de 440 millions de dollars. La participation de Wen Jianping est, elle, passée de 23 % à 10 %.

Désormais, plutôt que viser le marché local, Beijing OriginWater affirme vouloir appuyer le projet des Nouvelles routes de la soie, un gigantesque programme d’infrastructures défendu par Xi Jinping pour mettre les pays d’Asie, d’Europe et d’Afrique dans l’orbite de la Chine.

Plusieurs membres historiques du conseil d’administration ont été remplacés par des représentants nommés par la Commission d’administration et de supervision des actifs publics, à la fois autorité de réglementation et actionnaire majoritaire de grandes entreprises publiques, dont China Communications Construction.

Une offre de poste publiée en fin d’année dernière, au moment où la filiale de China Communications Construction rachetait Beijing OriginWater, détaillait les prérequis pour des postes de chefs de projet. Les candidats devaient notamment préciser leur sensibilité politique et posséder « un esprit de combativité sans faille ».

Interrogée, China Communications Construction a déclaré que l’acquisition de Beijing OriginWater était « une alliance des plus fortes ». Wen Jianping n’a pas souhaité commenter.

Lors d’un entretien accordé à l’hebdomadaire China Times l’an passé, il avait comparé les entreprises publiques à des arbres et les sociétés privées à des arbrisseaux. « A l’avenir, les arbres vont grandir et auront besoin de plus de terre, plus d’eau et plus de lumière, avait-il déclaré. Les arbrisseaux, eux, deviendront soit des branches de ces arbres soit de l’herbe, et l’herbe ne survivra pas. »

L’an passé, Zhuji Water Group, distributeur d’eau à gestion municipale de la province du Zhejiang, a dépensé 147 millions de dollars pour prendre 28 % du capital de Zhejiang Great Southeast, une société cotée qui fabrique des emballages en plastique et peinait à honorer ses dettes.

L’objectif, pour les dirigeants, était de faire de Zhuji Water un conglomérat possédant des hôtels, des biens immobiliers et toutes sortes d’autres actifs. L’acquisition de Great Southeast lui permettait également d’être cotée, a précisé l’un de ses dirigeants.

Mais, bien souvent, les responsables publics veulent surtout veiller à ce que les grandes entreprises privées suivent les objectifs et les politiques de Pékin. Pour y parvenir, l’Etat installe de plus en plus de comités du Parti communiste au sein des entreprises et les incite à peser dans les décisions.

Sanyue Industrial, fabricant de matériel électronique de Dongguan, a institué en octobre dernier le premier comité du parti de son entreprise, créée il y a onze ans. Une idée, raconte son patron Huang Shengying, qui lui a été soufflée par l’Etat.

Le comité, qui se compose de cinq membres du parti qui étaient déjà salariés de l’entreprise (dont deux issus du management), entend se réunir régulièrement pour « étudier l’esprit » des politiques publiques et des discours de Xi Jinping, précise Huang Shengying. « Pour survivre, il faut qu’on comprenne mieux l’orientation politique, déclare-t-il. Et on nous a dit que le renforcement du parti était bon pour le développement des entreprises. »

Trois autres entreprises privées de Dongguan (un fabricant d’électronique, un équipementier automobile et un chimiste) ont elles aussi récemment mis en place des comités du parti. Zhao Zhijia, responsable politique de Dongguan, explique que ces comités sont des « stations de rechargement rouge » et que « les entreprises intégreront l’essor du parti à leur culture ». « Tout le monde y gagnera », résume-t-il.

Pourtant, dans les faits, ces comités perturbent souvent les décisions des dirigeants et des conseils d’administration. Ces deux dernières années, selon des documents officiels, la cellule du parti de Baowu Steel Group, entreprise publique et premier aciériste de Chine, a organisé 55 réunions et examiné 137 propositions soumises par la direction. Elle en a modifié 16, qu’elle a ensuite envoyées au conseil d’administration de Baowu.

Et en a refusé d’autres, notamment un projet de levée de fonds pour une des filiales, estimant que le besoin de capitaux supplémentaires n’était pas clair, selon un article publié sur le site web de Baowu.

Sa préconisation : mettre davantage d’argent de côté pour aider les pauvres, quand bien même les bénéfices de la filiale cotée de Baowu avaient fondu de 42 % l’année précédente. L’éradication de la pauvreté est l’un des objectifs phares de Xi Jinping.

Les responsables chinois affirment que Xi Jinping ne veut pas miner l’entrepreneuriat ni éliminer les forces de marché. Il a promis de soutenir le secteur privé, qui génère la moitié des recettes fiscales de l’Etat et emploie 80 % de la main-d’œuvre urbaine.

Contrairement à ses prédécesseurs, qui avaient soutenu l’expansion du secteur privé, Xi Jinping entend surtout ramener les entrepreneurs dans le giron du parti.

Dans les hautes sphères du pouvoir, on explique que sa vision des choses a été influencée par les excès qui sont apparus pendant les mandats de Jiang Zemin et Hu Jintao, lors desquels la corruption et les dommages environnementaux étaient monnaie courante, ainsi que par les turbulences boursières qui ont marqué ses premières années de pouvoir.

Au départ, Xi Jinping était en effet ouvert à l’idée de poursuivre la réforme des marchés amorcée dans les années 1980 par Deng Xiaoping. Fin 2013, il s’était d’ailleurs engagé à donner « un rôle décisif » aux forces du marché. Il avait donné sa bénédiction à des régulateurs qui prônaient l’investissement en actions et avaient assoupli le contrôle des taux de change. Son administration avait même envisagé de nommer des professionnels de la gestion à la tête des entreprises publiques plutôt que des apparatchiks du parti.

Mais, les unes après les autres, ces idées ont mené au chaos. A l’été 2015, un krach boursier a plombé les marchés et mis Xi Jinping dans l’embarras. La décision de la banque centrale de laisser le yuan fluctuer plus librement n’a fait qu’amplifier l’agacement du grand public.

Lors de réunions à huis clos avec ses subalternes, le Président n’a pas caché son mécontentement, racontent des responsables proches du plus haut sommet de l’Etat, et a décidé d’utiliser la force publique pour résoudre ce qu’il considérait comme les problèmes du marché.

De hauts responsables du secteur public ont réussi à convaincre le gouvernement de renoncer à sa volonté de placer des gestionnaires plus libéraux à la tête des entreprises d’État.

Désormais, Pékin supervise directement 128 entreprises publiques. Même si elles étaient 140 en 2012, leur taille a beaucoup augmenté et, dans un contexte de consolidation menée par l’Etat pour créer des groupes d’envergure nationale, elles empiètent sur le secteur privé. Les collectivités locales gèrent, elles, des milliers d’autres sociétés.

Jusqu’à l’an passé, Xu Zhong était à la tête du département de recherche de la banque centrale chinoise. Il a publiquement critiqué la manière dont Pékin a géré l’allocation du crédit (qui a privé les entreprises non étatiques de financements), estimant qu’elle était la cause des problèmes de gouvernance et de distorsion du marché.

« Le principal problème institutionnel qui mène au chaos financier est le flou qui entoure la frontière entre Etat et marché », a-t-il écrit dans un article publié en décembre 2017. Lors d’un forum économique en février 2019, il a appelé à une plus grande responsabilité du gouvernement en matière de réforme des marchés.

Peu après, il a été muté à un poste dans une association réunissant des spécialistes du courtage.

« Le camp réformiste a disparu, souffle un économiste qui conseille le gouvernement. Aujourd’hui, il n’est pas particulièrement difficile de savoir ce qu’il veut comme réforme. »

En septembre, le changement de cap ne faisait plus aucun doute. Liu He, conseiller économique en chef connu pour son soutien aux réformes du marché, a résumé les projets de Pékin pour les trois prochaines années.

« Les entreprises publiques, a-t-il affirmé, doivent devenir le noyau concurrentiel du marché. »

Traduit à partir de la version originale en anglais

Reprise en main par le parti communiste du milliardaire chinois Jack Ma

Reprise en main par le parti communiste du milliardaire chinois Jack Ma  

Lingling Wei, spécialiste des questions chinoises explique comment le parti communiste est en train de reprendre en main les affaires du milliardaire chinois Jack Ma (dans l’Opinion)

 

La Chine souhaite restreindre l’empire technologique et financier de Jack Ma et envisage de prendre une participation plus importante dans ses entreprises, selon des responsables chinois et des conseillers du gouvernement proches du dossier, tandis que les régulateurs convergent vers le milliardaire dans une campagne pour renforcer la supervision d’une sphère technologique de plus en plus influente.

Selon le plan de restructuration établi cette semaine par les autorités de régulation financière chinoises, le géant de la fintech Ant Group devrait revenir à ses fondamentaux de prestataire de services de paiement en ligne – comme PayPal Holdings -, tandis que ses activités plus rentables d’investissement et de crédit profitable seraient abandonnées.

Les régulateurs, menés par la banque centrale, ont également ordonné à Ant de former une société financière de holding qui serait soumise aux mêmes types d’exigences de capitaux que les banques. Cela ouvrirait la porte à des prises de participation par des grandes banques d’Etat ou d’autres entités contrôlées par le gouvernement, ont indiqué les sources.

Le fonds de retraite national chinois, China Development Bank et China International Capital, les principales banques d’investissement détenues par l’Etat, possèdent déjà une part dans Ant.

Jack Ma, la personne la plus riche de Chine, a contribué à définir la nouvelle économie chinoise avec les deux entreprises qu’il a fondées, Ant et la société d’e-commerce affiliée, Alibaba Group Holding. Leurs activités vont des services de paiement à la distribution en ligne, en passant par l’informatique dématérialisée, la gestion de patrimoine et le crédit. Par ailleurs, Alibaba fait l’objet d’une enquête antitrust qui pourrait également mener à un remaniement et des cessions d’actifs.

La Banque populaire de Chine et l’autorité de régulation du marché, de laquelle dépendent Ant et Alibaba, n’ont pas répondu aux demandes de commentaires. Ant a refusé de commenter. Jack Ma et Alibaba n’ont pas répondu immédiatement.

Toutefois, en ciblant Jack Ma, les autorités chinoises doivent gérer un équilibre fragile, en essayant de maintenir un contrôle sur des entrepreneurs tels que lui, sans pour autant entraver l’esprit d’innovation qui a alimenté l’essor économique et technologique de la Chine.

« Il n’y a aucun doute que l’objectif est de maîtriser Ma Yun », a déclaré un conseiller de la commission anti-monopole du Conseil d’État chinois, utilisant le prénom chinois de Jack Ma. « C’est comme mettre des brides à un cheval. »

Le rôle joué par les entreprises de Jack Ma dans l’économie chinoise ne saurait être surestimé. A elles deux, Ant et Alibaba ont permis à des centaines de millions de consommateurs chinois de procéder à des achats, déposer de l’argent, faire un investissement ou contracter un crédit en quelques clics.

Ayant bénéficié jusqu’à récemment d’une régulation peu contraignante, les entreprises de Jack Ma en sont arrivées à remettre en cause la position dominante du secteur public dans des domaines comme la banque et la gestion de patrimoine.

Mais la période du laissez-faire est désormais révolue. Au cours des derniers mois, les pouvoirs publics se sont promis de durcir la réglementation du secteur de l’Internet, qui gagne en taille et en influence. D’autres entreprises sont concernées, comme l’opérateur de l’appli du réseau socialWeChat, Tencent Holdings, et la plateforme de VTC Didi Chuxing Technology. Mais, pour l’heure, les autorités de régulation concentrent leur attention sur Jack Ma et ses entreprises.

Avec sa personnalité haute en couleur et son franc-parler, Jack Ma s’est attiré l’animosité des régulateurs, particulièrement ceux de la Banque populaire de Chine, qui craignent des débordements de son empire tentaculaire et tentent d’imposer des restrictions.

La tension a atteint un pic fin octobre, lorsque Jack Ma a critiqué ouvertement la signature par le président Xi Jinping d’une initiative de contrôle des risques, et qu’il a accusé les régulateurs de freiner l’innovation, lors d’un discours qui a eu lieu quelques jours avant la date prévue d’introduction en Bourse d’Ant, dans laquelle il est actionnaire de contrôle.

Avant ce discours, Xi Jinping avait accordé peu d’attention au projet d’introduction en Bourse d’Ant, selon une personne ayant connaissance du processus réglementaire. « C’est grâce à Jack lui-même que Xi Jinping s’est intéressé à l’introduction en Bourse », a déclaré cette personne.

Les attaques de Jack Ma contre les régulateurs se sont rapidement retournées contre lui. Elles ont conduit Xi Jinping à intervenir en personne pour bloquer l’introduction en Bourse, qui devait être la plus grosse à ce jour et aurait valorisé Ant à plus de 300 milliards de dollars, et à demander aux régulateurs d’étudier les risques posés par l’empire de Jack Ma.

Depuis, les agences chinoises de régulation des marchés sont passées à l’action. Les autorités sont particulièrement inquiètes de la manière dont Ant exploite les données de son appli de paiement Alipay pour encourager les banques à travailler avec l’entreprise pour produire des crédits destinés aux particuliers et aux petites entreprises. Ant ne finance qu’une fraction de ces crédits, le reste des fonds provenant des banques, qui assument ainsi les risques de crédit.

Mais même Xi Jinping, le dirigeant le plus puissant de l’histoire de Chine récente, est limité dans la marge de manœuvre de son gouvernement face à l’empire de Jack Ma.

Tout d’abord, le président doit éviter de donner l’impression de porter un sérieux coup à l’entreprenariat alors que le secteur privé est perçu comme cédant du terrain face aux entreprises publiques. En outre, il craint des représailles des investisseurs internationaux dans un contexte où Pékin veut lutter contre les doutes croissants quant à son engagement pour la réforme des marchés et cherche à encourager davantage d’entreprises locales comme Alibaba susceptibles de concurrencer leurs homologues américaines.

Selon les sources, pour apaiser les craintes d’un Etat qui va trop loin, les autorités ont choisi un vice-gouverneur de banque centrale à la réputation pro-marché pour détailler les actions contre Ant cette semaine lors d’une conférence publique.

Pan Gongsheng, le vice-gouverneur de la banque centrale, qui a supervisé la cession de participation dans deux des plus grandes banques d’Etat chinoises avant de prendre ses fonctions à la Banque populaire de Chine, a appelé Ant à remanier son entreprise dans le respect des principes de marché et de la loi.

Toutefois, Pan Gongsheng a souligné la nécessité pour Ant d’« intégrer le développement de l’entreprise à l’intérieur du développement national dans son ensemble », selon des remarques publiées dimanche par la banque centrale.

L’entreprise a déclaré dimanche dans un communiqué qu’elle respecterait les exigences réglementaires et développerait un plan et un calendrier pour le remaniement demandé. Lors d’une réunion avec les régulateurs en novembre, Jack Ma a proposé au gouvernement de « prendre toute plateforme détenue par Ant, si le pays en avait besoin » dans un effort apparent de sauver sa relation avec Pékin. Jack Ma n’a pas fait d’apparition publique depuis son discours d’octobre.

Parallèlement, le régulateur de marché chinois a lancé la semaine dernière une enquête antitrust sur Alibaba, qui détient un tiers d’Ant, le géant de la vente en ligne étant soupçonné d’avoir abusé de sa position dominante pour exercer des pressions sur des marchands afin qu’ils vendent sur ses plateformes.

Les pouvoirs publics sont également inquiets de la menace que pose Alibaba pour les magasins physiques. « Nous avons reçu beaucoup de plaintes selon lesquelles Alibaba écraserait des concurrents plus petits et ses plateformes en ligne s’emparerait de la clientèle », a indiqué un responsable réglementaire ayant connaissance de l’enquête.

Wang Fuqiang, qui tient un magasin d’ordinateurs portables à Pékin, fait partie de ceux qui se sentent pénalisés. Le magasin de Wang Fuqiang a vu ses ventes baisser peu à peu, à mesure que les consommateurs se sont mis à acheter sur Taobao, un site de shopping en ligne détenu par Alibaba, et JD.com, un autre acteur majeur de l’e-commerce.

« A présent, la plupart des acheteurs ne viennent dans mon magasin que pour essayer les ordinateurs et prendre des photos », a observé Wang Fuqiang, qui gère le magasin depuis dix-sept ans. « Ensuite, ils s’en vont et font leur achat en ligne. »

Bingyan Wang a contribué à cet article

Le parti communiste chinois met encore au pas Ant Group

Le parti communiste chinois met encore au pas Ant Group

 

La pression continue sur Ant Group qui est maintenant accusé de situation monopolistique. La banque centrale chinoise exige que la société revienne à son activité d’origine, c’est-à-dire la fourniture de services de paiement et elle doit présenter un plan de mise en conformité adossé à un calendrier aussi vite que possible, a prévenu le régulateur chinois dans un communiqué publié ce dimanche, après avoir convoqué la société la veille.

 

Le parti communiste chinois avait déjà interdit au groupe qui détient Alibaba la plus grande tentative d’introduction en bourse.(35 milliards de dollars).

En quelques années, la firme derrière le succès Alipay est en effet passée du statut de simple fintech de paiement au service de la « market place » Alibaba à celui de géant des services financiers proposant des crédits, des solutions d’investissement ou encore des contrats d’assurances. Cette expansion a finalement attiré l’attention des autorités chinoises.

Chine: Alibaba menacé par le parti communiste !

Chine: Alibaba menacé par le parti communiste !

Il y aurait sans doute de quoi sourire si l’affaire n’était pas sérieuse. Jack Ma, le patron de l’empire du groupe Alibaba se trouve accusé par les autorités de pratiques monopolistiques dans un pays où le capitalisme est étatisé. C’est sans doute la fin de règne le patron Alibaba. Les autorités chinoises ont annoncé jeudi avoir ouvert une enquête contre Alibaba pour des pratiques monopolistiques présumées et vont s’entretenir sous peu avec l’une des filiales du géant du commerce en ligne, Ant Group, un nouveau coup dur pour l’empire de Jack Ma.

Cette démarche intervient après que l’introduction en bourse d’Ant Group à Shanghai et à Hong Kong a été suspendue deux jours à peine avant la date prévue pour ce qui devait être la plus importante introduction boursière au monde.

Les géants chinois du numérique mis au pas par le parti communiste

Les géants chinois du numérique mis au pas par le parti communiste

 

Le parti communiste continue de reprendre la main sur l’économie chinoise et ses entreprises. L’action la plus symbolique a concerné le groupe qui détient Alibaba, elle a empêché deux jours avant son lancement Alibaba d’être côté en bourse à Shanghai.

La filiale de services financiers d’Alibaba devait lever plus de 34 milliards de dollars lors de son introduction sur les places de Shanghai, mais aussi de Hong-Kong.. Ant Group « risque d’échouer à respecter les conditions d’émission et d’enregistrement ou les exigences (des régulateurs) en matière d’information », avait précisé la Bourse de Shanghai dans un communiqué. Cette annonce était intervenue au lendemain d’une réunion inhabituelle entre le milliardaire chinois Jack Ma, fondateur d’Alibaba et principal actionnaire d’Ant Groupe, ainsi que d’autres dirigeants du groupe, avec les autorités de régulation financière.

La crainte du parti communiste est que les grands groupes technologiques deviennent trop puissants et influencent la politique économique chinoise. Une succession de projets de loi ainsi que le lancement accéléré du yuan virtuel qui remet en cause la suprématie d’Alipay et de Tencent sur le marché des paiements en ligne sont autant de signes que la tolérance de Pékin a atteint sa limite.

2022: un candidat communiste pour enterrer définitivement le parti

2022: un  candidat communiste pour enterrer définitivement le parti

 

Certains responsables communistes dont  le sénateur Bocquet s’agitent pour envisager une candidature du parti en 2022. Le problème c’est que ce pourrait être la mort définitive du parti puisque les sondages n’accordent que de 1 à 2 % au candidat potentiel que serait Fabien Roussel. Il pourrait faire encore moins que les scores déjà complètement anecdotiques des partis d’extrême-gauche NPA et LO.

De toute manière globalement la gauche a assez peu de chances de ce qualifier pour le second tour, même si elle parvenait à se choisir un candidat unique. Le mieux placé est Jean-Luc Mélenchon avec 10 à 15 % des suffrages. Pour les Verts, en revanche, c’est une douche froide alors qu’ils ont réalisé d’excellents scores aux élections municipales. Yannick Jadot obtient 6 à 8 % des voix. S’il était le candidat unique de la gauche, il ferait un score de 13 %.

Au sein du PS, la maire de Paris Anne Hidalgo séduirait 9 % des électeurs (13 % si elle était la candidate de toute la gauche), François Hollande 7 %, Ségolène Royal 5 % et Olivier Faure 4 à 5 %.

Selon les onze scénarios testés par le sondage, le président de Debout la France Nicolas Dupont-Aignan obtiendrait 6 à 8 % ; le député Jean Lassale 2 % à 4 % ; Phlippe Poutou (NPA) 1,5 % à 3,5 % ; Nathalie Artaud (LO) 1 % à 2 % ; le secrétaire national du Parti communiste Fabien Roussel 1 % à 2 % ; le président de l’UDI Jean-Christophe Lagarde 0,5 % à 2 %.

Il faut évidemment relativiser ce sondage du JDD de début octobre à 18 mois des élections. Les scores peuvent encore changer pour certaines personnalités, on n’est pas non plus à l’abri d’un candidat surprise mais cela ne changera pas le score anecdotique du parti communiste.

Chine: de plus en plus sous la dictature communiste

Chine: de plus en plus sous la dictature communiste

La Chine est de plus en plus sous la dictature communiste considère Alice Ekman, analyste responsable de la Chine et de l’Asie au European Union Institute for Security Studies (EUISS),qui explore dans son livre « Rouge vif, l’idéal communiste chinois » le formidable renouveau communiste à l’œuvre sous Xi Jinping.(Papier du M onde)

Livre

 

 L’hypothèse que la Chine ne serait plus communiste « est tellement répandue qu’elle n’est plus questionnée. L’hypothèse inverse, qui considérerait que la Chine pourrait être, ne serait-ce qu’encore un peu, communiste, est souvent balayée d’un revers de main », écrit Alice Ekman dans Rouge vif, l’idéal communiste chinois. Or c’est tout le contraire. La chercheuse, qui est responsable de la Chine au European Union Institute for Security Studies (EUISS), s’est donné pour mission d’explorer le formidable renouveau communiste à l’œuvre sous Xi Jinping, le numéro un chinois : le parti est omniprésent dans les institutions du pays, mais aussi dans toute entreprise publique et un nombre croissant d’entreprises privées. Les artistes doivent promouvoir le « rêve chinois », tandis que les écoles et les universités sont sous contrôle idéologique étroit. De grands-messes, comme les 70 ans de la Répulique populaire de Chine en 2019, mettent en scène une geste nationale grandiose centrée sur le parti.

Alice Ekman, qui a fait sa thèse sur la professionnalisation de la diplomatie chinoise de Deng Xiaoping à Hu Jintao, en sait quelque chose : sous Xi Jinping, arrivé à la tête du parti en 2012, c’est un mouvement inverse qui s’est enclenché. L’idéologie est revenue au pas de charge, et l’heure est au recadrage politique, par le biais de campagnes de discipline qui puisent dans la boîte à outils du maoïsme – en remettant au goût du jour les autocritiques. M. Xi, note-t-elle, s’efforce aussi de « rénover le marxisme, en intégrant pleinement les outils de son époque, et notamment en utilisant les nouvelles technologies dans son application concrète – un “marxisme 2.0” ». On aurait tort, poursuit-elle, de voir dans le jargon « rouge » que M. Xi déploie à l’envi dans ses discours et ses écrits une gesticulation à des fins strictement politiques : le dirigeant chinois, qui est fils d’un révolutionnaire, est animé d’une « ferveur quasi religieuse », et « ne cesse d’utiliser des mots à consonance spirituelle face aux cadres du parti », pour les motiver dans leur « mission sacrée ».

A l’heure où la gouvernance chinoise semble être mise à l’épreuve par l’épidémie du coronavirus, la lecture de Rouge vif est riche d’enseignements sur les ressorts d’un régime qui, loin de se remettre en cause, glorifie ses sacrifices au nom de la sauvegarde de la santé mondiale et attaque tous ses détracteurs, à l’intérieur comme à l’extérieur.

 

Démocratie Chine -70 ans de régime communiste : l’envoûtante drogue de la dictature

Démocratie Chine -70 ans de régime communiste : l’envoûtante drogue de la dictature  

 

 

 

On ne peut sans doute pas discuter des progrès économiques, sociaux et technologiques qu’a obtenus la Chine. Mais on ne peut oublier que ce développement économique s’est produit dans un environnement démocratique qui bâillonne les citoyens, étouffe toute liberté individuelle et collective sans parler des millions de morts. C’est le triomphe d’un régime de dictature et d’aliénation. La plupart des morts sont dues aux terribles règnes de Mao.

Une posture dans laquelle s’inscrit malheureusement le président chinois actuel qui vient de se mettre au-dessus du pays et même du parti puisqu’il est devenu président à vie. On compte sans doute sur la technologie type 5G  pour contrôler encore un peu plus fait et gestes et même pensées d’un peuple chinois privé de toute source d’information extérieure et de toute capacité d’expression contraire à celle du parti.

On a vu récemment comment la grande Chine respectait le statut d’autonomie de Hong Kong : En s’asseyant tout simplement sur ces principes et en réclamant le droit de rapatrier en Chine les justiciables. Quand on sait comment fonctionne la justice Chine, on devine qu’elle peut être le sort de ces justiciables dont nombre finissent dans des geôles  digne de celles de Mao. Jusque-là les Chinois ont accepté d’être pratiquement totalement privés de liberté démocratique au profit d’un développement économique indéniable surtout pour les couches moyennes, aussi pour les membres du parti qui sont devenus milliardaires.

Il se pourrait bien toutefois que la donne change un peu car la baisse de croissance de la Chine se traduit par une crise de l’emploi et du pouvoir d’achat. Cela en raison du fait que les pays réceptacles des exportations chinoises n’acceptent plus des exportations aussi inégalitaires vis-à-vis des aspects sociaux, sanitaires ou environnementaux.

C’est  peut-être au moment où la Chine apparaît après 70 ans de régime communiste au mieux de sa forme que pourrait bien s’amorcer les difficultés car aucune idéologie n’a jamais réussi jusqu’alors  à maintenir les hommes sous le joug d’une dictature. Il faudra toutefois se méfier des velléités de la Chine à exporter leur modèle en prenant en particulier le contrôle des informations et de la pensée des citoyens via les nouvelles technologies notamment la 5G.

 

Chine -70 ans de régime communiste : l’envoûtante drogue de la dictature

Chine -70 ans de régime communiste : l’envoûtante drogue de la dictature  

 

 

 

L’incompétence, le mensonge et la répression à l’égard des lanceurs d’alerte du virus chinois témoignent à l’évidence de l’inefficacité du régime chinois. La vérité, c’est que l’obéissance aveugle au pouvoir central écrase tout gestion pertinente dans de nombreux domaines dont surtout celui de la santé. On ne peut cependant  pas discuter des progrès économiques, sociaux et technologiques qu’a obtenus la Chine. Mais on ne peut oublier que ce développement économique s’est produit dans un environnement démocratique qui bâillonne les citoyens, étouffe toute liberté individuelle et collective sans parler des millions de morts. C’est le triomphe d’un régime de dictature et d’aliénation. La plupart des morts sont dues aux terribles règnes de Mao. Une posture dans laquelle s’inscrit malheureusement le président chinois actuel qui vient de se mettre au-dessus du pays et même du parti puisqu’il est devenu président à vie. On compte sans doute sur la technologie type 5G  pour contrôler encore un peu plus fait et gestes et même pensées d’un peuple chinois privé de toute source d’information extérieure et de toute capacité d’expression contraire à celle du parti. On a vu récemment comment la grande Chine respectait le statut d’autonomie de Hong Kong : En s’asseyant tout simplement sur ces principes et en réclamant le droit de rapatrier en Chine les justiciables. Quand on sait comment fonctionne la justice Chine, on devine qu’elle peut être le sort de ces justiciables dont nombre finissent dans des geôles  digne de celles de Mao. Jusque-là les Chinois ont accepté d’être pratiquement totalement privés de liberté démocratique au profit d’un développement économique indéniable surtout pour les couches moyennes, aussi pour les membres du parti qui sont devenus milliardaires. Il se pourrait bien toutefois que la donne change un peu car la baisse de croissance de la Chine se traduit par une crise de l’emploi et du pouvoir d’achat. Cela en raison du fait que les pays réceptacles des exportations chinoises n’acceptent plus des exportations aussi inégalitaires vis-à-vis des aspects sociaux, sanitaires ou environnementaux. C’est  peut-être au moment où la Chine apparaissait après 70 ans de régime communiste au mieux de sa forme que pourrait bien s’amorcer les difficultés car aucune idéologie n’a jamais réussi jusqu’alors  à maintenir les hommes sous le joug d’une dictature. Il faudra toutefois se méfier des velléités de la Chine à exporter leur modèle en prenant en particulier le contrôle des informations et de la pensée des citoyens via les nouvelles technologies notamment la 5G.

Xi Jinping veut une Bible compatible avec le Parti communiste .

Xi Jinping veut une  Bible compatible  avec  Parti communiste .

Le président chinois a indiqué qu’il souhaitait une réécriture des textes des différents cultes compatible avec «les exigences de la nouvelle époque», en clair avec la dictature communiste. Le travail de sinisation se poursuit donc en Chine surtout depuis que le président Xi a réussi à faire sauter le verrou de la durée de son mandat. Désormais comme Mao,  il est président à vie. Et comme Mao, il a engagé une sorte de nouvelle guerre culturelle y compris vis-à-vis des religions . Ce regain du nationalisme coïncide avec la crise économique chinoise caractérisée notamment par une industrie manufacturière en panne. Rien ne va plus en effet au plan économique. La Chine est la première victime du tassement des échanges internationaux et le relais n’est pas pris par la consommation intérieure plombée par un endettement général. Le mécontentement des couches moyennes commence à monter. La guerre commerciale Pékin-Washington, qui leste depuis l’an passé l’économie chinoise, avait  connu une pause fin juin, le président américain Donald Trump et son homologue chinois Xi Jinping ayant convenu d’une trêve lors du sommet du G20 à Osaka (Japon). Mais le président américain a décidé début août d’imposer une taxe supplémentaire de 10 % sur 300 milliards d’importations en provenance de Chine. Récemment un accord est intervenu entre les États-Unis et la Chine mais il se traduit par une augmentation des droits de douane pour les exportations chinoises vers l’Amérique. La Chine subit donc une nouvelle tension des relations commerciales internationales mais aussi de façon plus discrète certaines tensions internes. D’où cette tentation du régime dictatorial de reprendre en main toute forme de dissidence. Par exemple dissidence démocratique à Hong Kong ou les dissidences religieuses chrétiennes ou musulmanes. Les pays développés après avoir introduit même de façon un peu théorique la problématique environnementale dans les échanges internationaux ferait bien d’intégrer désormais la problématique démocratique sauf à se montrer complice des pires exactions et autres infractions aux droits de l’homme.

Chine, le capitalisme mafieux du parti communiste

Chine, le capitalisme mafieux du parti communiste

 

 

Lun Zhang, Professeur de civilisation chinoise, dénonce  la collusion entre argent et pouvoir qui constitue un obstacle au progrès économique . De fait, l’économie est confisquée par les amis du parti communiste qui regroupe 100 millions d’adhérents dont 10 millions de cadres qui se partagent le gâteau économique. La plupart des dirigeants communiste possèdent d’énormes fortunes. Un milliard chacun pour les 70 députés communistes les plus riches. Certains en profitent pour partir avec leur fortune, 50 milliards auraient ainsi quitté la chine. Le parti repose sur une  organisation complètement centralisée et cadenassée.  . Le congrès, organe politique ,  nomme les membres du comité central, de celui-ci est issu le bureau politique qui désigne enfin les membres du comité permanent.  mais c’est le congrès qui désigne d’en haut les représentants  qui devraient être élus. Un vaste système mafieux qui freine maintenant le dynamisme de la concurrence des compétences et de l’innovation.

 

( tribune au Monde)

 

Tribune.

 

« Dès sa naissance, le capitalisme a suscité de véhémentes critiques et du rejet. Le XXe siècle a d’ailleurs été marqué par une tentative de remplacement par un nouveau système caractérisé par une planification étatique, une collectivisation des moyens de production et même des biens des citoyens. Mais celle-ci a incontestablement échoué, malgré les regrets de ses partisans. Par souci de légitimation de leur pouvoir, certains pays ont conservé le mot « socialiste » dans leur dénomination, mais ils l’ont abandonné dans la pratique.

Les autorités chinoises se vantent sans cesse de pratiquer un « socialisme aux caractéristiques chinoises ». En réalité, au nom de la réforme, ces dernières décennies, nous assistons plutôt à la mise en pratique progressive d’un « capitalisme aux caractéristiques chinoises ». L’accumulation du capital se substitue à l’objectif idéologique ; le marché remplace l’organisation administrative planifiée. C’est ce qui explique la réussite de la Chine en termes de croissance.

Cette confusion autour de l’appellation et des pratiques, entre « socialisme » et « capitalisme », ainsi que l’opacité du fonctionnement et des institutions économiques et politiques accentuent la difficulté, d’un point de vue épistémologique, pour qualifier la nature du régime actuel en Chine. Ce régime est différent de ce que nous avons connu au XXe siècle. Il possède à la fois certains traits des régimes totalitaires de droite comme de gauche et des similitudes frappantes avec le modèle asiatique, où le capitalisme a accompagné le développement. Dans le monde, il suscite de l’admiration à droite pour son efficacité économique et sa capacité à maintenir l’ordre, et à gauche pour ses discours populistes au nom de l’intérêt du peuple, le rôle prédominant de l’Etat et la critique des systèmes occidentaux.

Mais un point est clair : l’Etat y est à la fois joueur et arbitre du champ économique ; la collusion entre les élites au pouvoir et le monde des affaires, phénomène que le politologue américain Minxin Pei décrit sous le nom de « Crony Capitalism », capitalisme de copinage. Si l’avidité et l’ambition de ces « copains » ont construit le moteur de la machine économique chinoise durant une période, elles bloquent désormais l’ascenseur social et sont des obstacles à la croissance chinoise du fait de l’inégalité qu’elles engendrent, réduisant la capacité du marché interne. La corruption est ainsi structurelle et généralisée à cause du monopole étatique dans de nombreux secteurs. »

 

 

Chine -70 ans de régime communiste : l’envoûtante drogue de la dictature

Chine -70 ans de régime communiste : l’envoûtante drogue de la dictature  

 

 

 

On ne peut sans doute pas discuter des progrès économiques, sociaux et technologiques qu’a obtenus la Chine. Mais on ne peut oublier que ce développement économique s’est produit dans un environnement démocratique qui bâillonne les citoyens, étouffe toute liberté individuelle et collective sans parler des millions de morts. C’est le triomphe d’un régime de dictature et d’aliénation. La plupart des morts sont dues aux terribles règnes de Mao. Une posture dans laquelle s’inscrit malheureusement le président chinois actuel qui vient de se mettre au-dessus du pays et même du parti puisqu’il est devenu président à vie. On compte sans doute sur la technologie type 5G  pour contrôler encore un peu plus fait et gestes et même pensées d’un peuple chinois privé de toute source d’information extérieure et de toute capacité d’expression contraire à celle du parti. On a vu récemment comment la grande Chine respectait le statut d’autonomie de Hong Kong : En s’asseyant tout simplement sur ces principes et en réclamant le droit de rapatrier en Chine les justiciables. Quand on sait comment fonctionne la justice Chine, on devine qu’elle peut être le sort de ces justiciables dont nombre finissent dans des geôles  digne de celles de Mao. Jusque-là les Chinois ont accepté d’être pratiquement totalement privés de liberté démocratique au profit d’un développement économique indéniable surtout pour les couches moyennes, aussi pour les membres du parti qui sont devenus milliardaires. Il se pourrait bien toutefois que la donne change un peu car la baisse de croissance de la Chine se traduit par une crise de l’emploi et du pouvoir d’achat. Cela en raison du fait que les pays réceptacles des exportations chinoises n’acceptent plus des exportations aussi inégalitaires vis-à-vis des aspects sociaux, sanitaires ou environnementaux. C’est  peut-être au moment où la Chine apparaît après 70 ans de régime communiste au mieux de sa forme que pourrait bien s’amorcer les difficultés car aucune idéologie n’a jamais réussi jusqu’alors  à maintenir les hommes sous le joug d’une dictature. Il faudra toutefois se méfier des velléités de la Chine à exporter leur modèle en prenant en particulier le contrôle des informations et de la pensée des citoyens via les nouvelles technologies notamment la 5G.

Hong Kong : toujours des manifs contre la dictature communiste

Hong Kong : toujours des manifs contre la dictature communiste

 

Jusque-là les mesures de répression n’ont pas entamé l’enthousiasme des manifestants de Hong Kong qui refusent les méthodes dictatoriales du régime chinois. Non seulement les manifestations ne cessent pas mais elles amplifient. Pourtant, Pékin a déployé d’importantes forces armées autour de Hong Kong. La question se pose de savoir si Pékin va s’engager dans une opération de répression type Tienanmen et faire à nouveau des milliers de morts. Une perspective qui pourrait sans doute réveiller les idéaux  démocratiques des pays modernes et conduire, il faut l’espérer, à des mesures de rétorsion économique, le seul terrain sur lequel Pékin  est sensible. Des milliers de manifestants antigouvernementaux ont donc marché samedi dans les rues de Hong Kong malgré l’interdiction. La police a tiré des cartouches de gaz lacrymogène et brièvement utilisé des canons à eau contre des protestataires rassemblés près du siège local de l’Armée populaire de libération.

La police a tiré des cartouches de gaz lacrymogène et brièvement utilisé des canons à eau contre des protestataires rassemblés près du siège local de l’Armée populaire de libération.

Des manifestants ont répliqué en jetant des briques et des cocktails Molotov sur les forces de l’ordre.

Faute d’autorisation, le Front civique des droits de l’homme, à l’origine des grandes manifestations du mois de juin qui ont réuni plusieurs millions de personnes, a annulé son appel à manifester pour marquer le cinquième anniversaire de la décision par Pékin de limiter les réformes démocratiques dans l’ancienne colonie britannique.

Vendredi, plusieurs activistes ont été arrêtés, parmi lesquels Joshua Wong, figure du Mouvement des parapluies qui avait paralysé l’ancienne colonie britannique en 2014. Il a été inculpé d’organisation de manifestation illégale avant d’être libéré sous caution.

Né en avril du rejet d’un projet de loi qui aurait permis l’extradition de suspects vers la Chine continentale, le mouvement de contestation s’est élargi à des revendications plus larges, dont la protection des libertés et de l’autonomie dont jouit la “région administrative spéciale”.

Nombre de Hongkongais estiment que ce régime particulier, résumé par la formule “un pays, deux systèmes”, est aujourd’hui menacé par l’emprise croissante qu’exerce le gouvernement central chinois.

La presse officielle chinoise a prévenu vendredi que les soldats chinois stationnés dans la région administrative spéciale n’avaient pas une présence seulement symbolique et n’auraient “aucune raison de rester les bras croisés” si la situation venait à empirer.

Parti communiste : une agonie qui n’en finit pas

Parti communiste : une agonie qui n’en finit pas

 

Il y a évidemment quelque chose de pathétique dans l’agonie du parti communiste français. Un parti qui fut l’une des premières forces politiques de France en son temps mais qui depuis ne cesse de dépérir. De devenir presque anecdotique. En cause sans doute,  d’abord le fait que le communisme a échoué partout dans le monde, pire qu’il a généré dictature, violence voire des massacres. En tout cas,  il n’a produit nulle part cette espérance de progrès techniques, sociaux  et démocratiques. Pourtant la théorie est belle malheureusement inapplicable compte  tenu du niveau de formation moyen des citoyens et de leur morale politique. L’humain reprend toujours le dessus avec ses castes, son oligarchie, ses intérêts particuliers et comme pour la plupart des régimes, la folie du pouvoir qui fait vendre les âmes pour un bout de fromage électoral. Le parti communiste en son temps a participé à l’élaboration du modèle social français par contre il a toujours eu du mal à intégrer les innovations économiques, sociales sociétales. Un vrai gâchis en vérité car nombre de militants sincères, d’un dévouement exemplaire et honnêtes se sont usés et perdus dans les contradictions d’un parti dont la finalité vise seulement à sauver la peau de quelques élus que veut bien lui consentir le parti socialiste. Pas étonnant si pour une fois la proposition de  »base commune » de la direction du PCF a été devancée par un texte alternatif lors du vote des adhérents, a annoncé le parti samedi 6 octobre.  Le texte alternatif « Pour un manifeste du Parti communiste du XXIe siècle », défendu notamment par le chef des députés communistes André Chassaigne, est arrivé en tête avec 42,15 % des 30 172 suffrages exprimés. La proposition de  »base commune » du Conseil national,  »Le communisme est la question du XXIe siècle », n’arrive qu’en seconde position avec 37,99 % des suffrages exprimés. Deux autres textes ont récolté 11,95% et 7,90%.

« Ici c’est la France, pas la Russie », dit le communiste Mélenchon

« Ici c’est la France, pas la Russie », dit le communiste Mélenchon

 

Le paradoxe et l’outrance discréditent  un peu plus un Mélenchon qui ne se remet pas de sa défaire aux présidentielles, défaite au demeurant honorable. Cependant l’audience de Mélenchon ne cesse de s’effriter depuis. En cause la reprise de sa rhétorique  de fureur et de bruit, sa radicalité et son agressivité. Aussi sa lamentable décision de ne pas se déclarer nettement contre le FN. L’égo a pris le pas sur les valeurs républicaines. Du coup, il tente de se rattraper avec des propos qui touchent au ridicule en comparant la France à la Russie. Lui, le communiste, qui a toujours manifesté une bienveillance coupable à l’égard des régimes de dictature comme Cuba ou  le Venezuela.   « Ici c’est la France, pas la Russie », a donc déclaré vendredi Jean-Luc Mélenchon, qui s’inquiète de la probable hégémonie de La République en Marche à l’Assemblée nationale « avec moins de représentants de l’opposition qu’il n’y en a en Russie ». Le chef de file de La France insoumise affronte dimanche au second tour des élections législatives la candidate LREM dans la IVe circonscription des Bouches-du-Rhône. Il a recueilli 34,3% des voix au premier tour contre 22,7% à son adversaire. Selon une enquête Opinionway publiée jeudi, le parti d’Emmanuel Macron serait en passe de remporter 440 à 470 à l’Assemblée, qui en compte 577. « Si une Assemblée ça doit être une armée qui a le doigt sur la couture du pantalon, ce n’est la peine de faire une assemblée, on appelle ça une dictature », a déclaré Jean-Luc Mélenchon sur Europe 1. L’ancien ministre de Lionel Jospin estime que conférer les pleins pouvoirs à Emmanuel Macron est à la fois malsain et risqué. « Cet homme va finir réellement par croire qu’il marche sur les eaux. La situation, de ce point de vue, n’est pas saine. Ici c’est la France, pas la Russie », a-t-il lancé. L’hebdomadaire britannique The Economist consacre la Une de son nouveau numéro au président français que l’on voit, souriant, main dans la poche, marcher sur l’eau avec ce titre : « Le sauveur de l’Europe? » « On va se retrouver avec moins de représentants de l’opposition qu’il n’y en a en Russie », a poursuivi Jean-Luc Mélenchon en appelant les abstentionnistes du premier tour – plus d’un électeur sur deux – à se mobiliser dimanche. « Le risque est considérable: l’ordre public social va être dévasté par la remise en cause de tout le Code du travail ; l’ordre des libertés publiques va être dévasté par l’introduction de l’état d’urgence dans la loi ordinaire; un homme tout seul qui s’autoproclame jupitérien et un concert de louanges médiatiques qui est absolument ahurissant », détaille-t-il. Jean-Luc Mélenchon espère pouvoir former un groupe à l’Assemblée (quinze députés minimum) qui soit « articulé avec le mouvement social ». « Si vous croyez que les travailleurs de ce pays et les salariés d’une manière générale vont se laisser tondre simplement parce que tous les hebdomadaires du pays publient la photo souriante du jeune prince, vous rêvez », a-t-il dit. « Le dégagisme est à l’oeuvre (…) et vous verrez que ce sera le tour de M. Macron bientôt quand les gens vont s’apercevoir qu’ils ont fichu dehors Les Républicains et le PS. Ce n’est pas pour manger un potage qui contient les deux à la fois », a ajouté Jean-Luc Mélenchon. Bref du Georges Marchais avec 40 ans de retard, du populisme d’autant plus inadmissible que l’homme ne manque pas de culture.

Ralliement à Mélenchon : la fin du parti communiste ?

Ralliement à Mélenchon : la fin du parti communiste ?

En se ralliant à la candidature de Mélenchon, on peut se demander si la fin du parti communiste n’est pas programmée. En effet c’est la démonstration que le parti communiste est incapable de présenter un candidat suffisamment crédible pour recueillir un score pas trop ridicule. Ce ralliement à un homme n’est guère dans la tradition du parti communiste. Certes on peut comprendre que le PC ne souhaite pas cette fois une union avec des socialistes avec lesquels ils sont en désaccord à peu près surtout. Pour autant le soutien à Mélenchon repose sur des bases très fragiles et relativement éphémères. Mélenchon ne dispose pas d’un véritable parti ; le parti de gauche est une sorte de rassemblement qui tient surtout à la personnalité de Mélenchon et à sa qualité indiscutable de tribun. Le parti communiste lui tient encore grâce à son organisation et à ses élus. La démarche un peu bonapartiste et autoritaire risque de faire des vagues au sein de communiste qui pourraient s’engager après cette alliance d’abord dans la voie de la soumission à un homme puis  vers l’extinction progressive. Les militants du Parti communiste français (PCF) ont voté à 53,6% en faveur d’un soutien à la candidature de Jean-Luc Mélenchon pour l’élection présidentielle, contre 46,4% qui lui préféraient une candidature indépendante, annonce samedi 26 novembre la direction du PCF. La conférence nationale du PCF – qui réunit les cadres du parti – avait voté au début du mois pour une candidature communiste indépendante à 55,69%, l’option du soutien au co-fondateur du Parti de gauche ne recueillant que 44,31% des voix. Le secrétaire national du PCF, Pierre Laurent, qui avait initialement soutenu sans grande conviction un rapprochement avec Jean-Luc Mélenchon, au nom du rassemblement, s’est depuis engagé plus franchement en faveur de cette approche. Le grand gagnant de cette opération de rapprochement sera sans doute Mélenchon qui pourra ainsi tenir les parrainages nécessaires pour 2017. Une victoire de l’ancien trotskiste qui laissera des traces au sein du PCF.

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