Archive pour le Tag 'communication'

Le plan anti-drogue : de la communication !

Le plan anti-drogue : de la communication !

Selon Fatima Mostefaoui, présidente de l’association Pas Sans Nous 13, « cela fait des années que les ministres de l’Intérieur viennent à Marseille et ce n’est pas pour ça qu’on a résolu le problème ». Selon elle, la lutte contre la drogue ne va pas dans le bon sens. « Ce qui entraîne tout ça, c’est la pauvreté, le chômage, le manque de formation. Le problème doit être pris de ce côté-là. Ça ne sert à rien de faire des plans », déplore-t-elle.

 

Fatima Mostefaoui estime que ces campagnes de prévention et de sensibilisation auront peu d’impact sur les jeunes.  »Il faut juste investir », exhorte-t-elle. C’est d’ouvrir les portes aux jeunes avec des formations, de l’éducation. Il y a plein de choses qui peuvent leur donner une autre vision que le cannabis ». La porte-parole d’un collectif de femmes des cités de Marseille rappelle d’ailleurs d’une première fabrique numérique va ouvrir dans les quartiers Nord. « On en est fiers ». 

Selon le sociologue Michel Kokoreff, ce plan présenté par le gouvernement n’est pas le premier du genre. « Toucher aux portefeuilles des dealers, des trafiquants, ce n’est pas nouveau, explique-t-il. Rapprocher le parquet des douaniers des services de police, ce n’est pas nouveau, ça s’appelle les GIR, les groupes d’intervention régionaux. Ils ont été initiés par Nicolas Sarkozy au début des années 2000″. Selon lui, la présentation est « évidemment une opération de communication ». 

 

Michel Kokoreff estime, comme Fatima Mostefaoui, que le problème n’est pas traité de manière efficace avec ces nouvelles mesures.  »Pourquoi les réseaux de trafiquants attirent des jeunes ? Parce qu’ils trouvent là un moyen de gagner quelques sous et d’être quelqu’un parce que ce sont des gens qui sont en échec scolaire ». 

 

Selon Michek Kokoreff, afficher une plus grande fermeté ne se révélera pas forcement efficace. Il compare la situation aux États-Unis dans les années 60 où l’État a lutté sans relâche. ‘Depuis une dizaine d’années, les plus hautes instances internationales ont souligné l’échec de cette guerre à la drogue parce que toutes les dimensions, notamment les dimensions sociales, ne sont pas prises en compte », conclut-il.

G7 : énorme opération de communication de Macron

G7 : énorme  opération de communication de  Macron  

 

 

Résumons le message de Macron «  au plan international, c’est moi le meilleur ! » avec l’espérance d’une contagion de son autosatisfaction au domaine intérieur. Avec le temps et dès les jours prochains, les médias prendront le recul nécessaire pour relativiser l’importance du G7 qui aura surtout permis à Macron de se valoriser. Ainsi il aura essayé de compenser par sa posture internationale son manque de crédit au plan national. Le G7 aura surtout été une grosse opération de communication pour Macron. Le président de la république en a profité occuper tous les jours la télévision et les autres médias. Pour le reste, les orientations du G7 constituent de très vagues promesses. Pour compenser l’absence du sujet environnement au cours de ce G7, Macron s’est polarisée sur la situation de l’Amazonie en critiquant à juste titre beaucoup le président brésilien qui par ailleurs a refusé l’aide décidée par le G7. Notons cependant une orientation nouvelle de Macron  vis-à-vis du projet d’accord commercial avec le Brésil (aussi avec l’Argentine, le Paraguay et l’Uruguay).

Négocié depuis 20 ans, le vaste traité de libre-échange entre l’Union européenne et plusieurs pays d’Amérique du Sud (Mercosur) ne sera pas avalisé «en l’état» par la France, a assuré Emmanuel Macron, alors qu’il le jugeait encore «bon» à la fin du mois de juin. «En l’état, je ne signerai pas le Mercosur», a-t-il souligné, en invoquant des inflexions du président brésilien sur l’Accord de Paris sur le climat. Selon Emmanuel Macron, Jair Bolsonaro a, depuis son élection en octobre dernier, «envoyé plusieurs messages disant clairement qu’il sortirait de fait» de l’Accord de Paris. Or, «je veux que l’Accord de Paris soit respecté par tous ceux qui signent», a répété le président. Pour le reste, le traité pose des «conditions inédites» sur le plan des contrôles et de l’écologie, a-t-il garanti, alors que le texte inquiète des éleveurs européens comme des écologistes.

Mais le coup médiatique aura été, la venue du ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif. «Ce n’est pas un coup de poker», a assuré le chef de l’État sur France 2. «C’est je crois, le rôle que la France doit jouer.» Convaincu qu’«on n’a pas tout réglé» sur le sujet, Emmanuel Macron a mis en avant les deux points sur lesquels les membres du G7 sont «d’accord»: «on ne veut pas que les Iraniens puissent avoir la bombe nucléaire, et on ne veut pas qu’il y ait d’escalade pour créer la guerre». Face aux sanctions américaines contre l’Iran et devant le «risque d’embrasement», le président s’est aussi félicité que Donald Trump ait jugé réaliste une rencontre avec le président iranien dans les semaines à venir. «On a baissé la pression», a-t-il résumé. Preuve que le G7 aura surtout servi de moyens de communication et de promotion pour Macron, lors  de son intervention de lundi soir à la télé il a parlé de l’évolution de la réforme des retraites

Dans la perspective de la réforme des retraites prévue pour le début de l’année prochaine, Emmanuel Macron a indiqué sa préférence: un calcul des droits à la retraite lié à la durée de cotisation plutôt qu’à l’âge de départ. Pour «que ce soit juste en termes de cotisations (…), je préfère qu’on trouve un accord sur la durée de cotisation plutôt que sur l’âge, car si vous avez un accord sur la durée, si vous commencez plus tard, vous finissez plus tard, et quand vous commencez plus tôt vous partez plus tôt». «Je veux que cette réforme incarne un changement de méthode», a-t-il poursuivi. Pour le changement de méthode il ne faut sans doute pas s’attendre à grand chose de nouveau par contre ce concept de durée de cotisation au lieu de l’’âge mérite intérêt. Remarquons que ce principe de durée de cotisation existe déjà l ! Ce qui l’avait mis en cause c’était le concept d’âge pivot pour tous

 

Grand débat: «opération de communication politique» (Chantal Jouanno)

Grand débat: «opération de communication politique» (Chantal Jouanno)

La  présidente de la commission nationale du débat public dénonce les conditions d’organisation du Grand débat dans Challenges. «Ils ont confondu débat public et campagne électorale. Écouter, cela n’est pas convaincre. Ni faire de la pédagogie» juge l’ex-ministre des Sports de Nicolas Sarkozy. ll est clair que Macron ne se situe pas dans une démarche de grand débat mais dans une démarche de campagne électorale avec les artifices habituels qui consistent notamment à enfumer son auditoire. Première observation son public  est savamment choisi. On veut donner l’impression qu’il s’agit de gens ordinaires en réalité les participants ont été sélectionnés en tolérant seulement une petite dose de contradicteurs. Pas étonnant la réunion d la Drôme  était organisée par un ministre ! Trois exemples de la rhétorique sulfureuse de Macron. Quand un  intervenant lui parle de la disparité fiscale faisant allusion aux paradis fiscaux à l’intérieur même de l’UE,  Macron glisse doucement sur le terrain social pour regretter les disparités qui faussent la concurrence. Des disparités qui existent évidemment mais qui n’ont rien à voir avec la question posée. Autre exemple la question de la dévalorisation du patrimoine dans les territoires économiquement très défavorisés. Macon prend l’exemple du TGV pour souligner au contraire les plus-values que provoque l’arrivée du TGV. Il évoque la taxation possible de cette plus-value. Ensuite il parle d’une vague mutualisation entre les plus-values et les moins values. On se demande bien par quel mécanisme et dans quelle ampleur quand on sait que dans les zones défavorisées le prix de l’immobilier a perdu 50 % en 10 ans. Que vient faire le TGV dans cette affaire ? Autre exemple encore celui de la défense de l’administration. Quand un intervenant pose la question du coût de cette administration, des sureffectifs et de cette énorme technocratie qui en faite gouverne le pays, Macron se lance dans l’éloge  de quelques hauts fonctionnaires exemplaires qui pourraient gagner beaucoup plus dans le privé. Encore une manière de dévier fondamentale du poids de la cathédrale administrative qui étouffe la compétitivité et la liberté. Bref c’est la manipulation permanente classique dans les campagnes électorales où l’essentiel est d’enfumer les participants. Notons aussi les conditions du débat On  permet aux participants de poser une question pendant une minute seulement alors que le président va s’octroyer le temps de 10 à 15 minutes pour disserter sur la réponse. Au passage glissant discrètement d’un sujet à un autre et finissant toujours sur un propos qui fait l’unanimité ou presque mais qui peut n’avoir pas grand-chose à voir avec le thème initial abordé. A noter que  parmi les réserves de Jouanno, il y en a une qui semble justifier à elle seule les raisons pour lesquelles la CNDP n’aurait pas pu assumer cette mission. Soumise à des règles très strictes en matière d’organisation d’une telle consultation, la CNDP n’aurait pas pu accepter celles fixées par le gouvernement. «L’exécutif voulait pouvoir relire et corriger le rapport final!», explique la présidente.

Marché financier italien : une communication contradictoire dangereuse

Marché financier italien : une communication contradictoire dangereuse

 

La peur n’évite pas le danger pourtant les  responsables politiques italiens  font preuve d’une grande fébrilité qui pourrait encourager la spéculation ; en cause ; les incertitudes budgétaires entretenues par cette curieuse alliance entre extrême droite et anarchos populistes. Autre incertitude celle qui consiste qui concerne les rapports avec la monnaie unique.  certains dans cette alliance se félicite de l’appartenance à l’euro tandis que d’autres la mettent en cause. Pas étonnant qu’on craigne les attaques du marché. Bien entendu, comme en Turquie,on désignr les forces étrangères comme éventuel responsable des attaques financières. Le véritable enjeu c’est de savoir si l’Italie veut nous demeurer dans la zone euro avec les contraintes que cela impose mais aussi ses avantages. S’ils devaient se confirmer que les forces reforment prennent le dessus en Italie à leur une crise financière pourraient être inévitable. “Je prévois une attaque en août”, dit Giancarlo Giorgetti, sous-secrétaire des services de la présidence du Conseil, et l’une des éminences grises de la Ligue, dans un entretien publié dimanche par Libero, ajoutant que les faibles volumes estivaux autorisent de telles attaques. “Si la tempête arrive, nous ouvrirons le parapluie. L’Italie est un grand pays qui a les moyens de réagir grâce, en particulier, à une grande épargne privée”, poursuit Giorgetti, considéré comme une force de modération au sein de la formation d’extrême-droite. Citant un rapport de la fédération bancaire Fabi, la presse italienne rapporte dimanche que l’épargne des ménages italiens totalise 4.400 milliards d’euros contre 2.200 milliards en 1998.

Les messages divergents émanant de divers ministres et membres de la coalition au pouvoir contribuent à désorienter l’investisseur et ne font qu’exacerber les craintes du marché quant au projet économique de Rome.

Alors que le ministre des Affaires étrangères Enzo Moavero Milanese déclarait samedi, dans les colonnes du journal Foglio, que la chute de la livre turque soulignait combien il était important que l’Italie reste dans l’euro, Claudio Borghi, chef économiste de la Ligue et président de la commission budgétaire de la chambre des députés, déclarait lui que Moavero ne savait pas de quoi il parlait.“Il y a de quoi s’inquiéter de l’euro et non pas de célébrer sa stabilité présumée”, dit-il au quotidien La Verita, soulignant que le projet de la Banque centrale européenne (BCE) de mettre un terme à son programme d’assouplissement quantitatif pourrait se révéler très préjudiciable pour l’Italie. Pour Giorgetti, le gouvernement ne peut peut-être pas se permettre des erreurs de communication. “Mes collègues doivent comprendre que l’ancienne classe dirigeante en Italie et en Europe veut voir ce gouvernement tomber (…) l’UE redoute que nous réussissions en Italie car d’autres pays alors nous imiteraient”, explique-t-il. En vérité l’UE redoute encore davantage que l’Italie échoue. En effet gérer en m^me temps le Brexit et uen rupture de l’Italie serait difficilement gérable.

 

 

Trump et Kim Jong-un : des opérations de communication (Marie-Cécile Naves)

Trump et Kim Jong-un :   des opérations de communication (Marie-Cécile Naves)

Pour Marie-Cécile Naves, spécialiste des États-Unis, l’annulation du sommet constitue  une « opération de communication de part et d’autre »,  Interview France info

 

Franceinfo : Doit-on parler de coup de théâtre ou d’un scénario prévisible ?

Marie-Cécile Naves : On commençait à s’en douter ces derniers jours, ça sentait le roussi, en particulier parce que le ton était monté entre certains responsables nord-coréens et la Maison Blanche, notamment après que le vice-président américain Mike Pence avait prédit un destin « à la Kadhafi» pour le dirigeant nord-coréen. En retour, Mike Pence a été qualifié d’« ignorant » et de « stupide » par la diplomatie nord-coréenne.

 

Comment est-on passé, en quelques semaines, d’une quasi-réconciliation, de la promesse d’une rencontre, à cette rhétorique beaucoup plus belliqueuse ?

 

C’est une opération de communication de part et d’autre. Du côté nord-coréen, il y a le désir d’être enfin reconnu sur la scène internationale. Et du côté de Donald Trump, on est beaucoup dans une communication incantatoire, vouloir montrer que l’on peut dominer les dictateurs, imposer sa vision unilatérale au monde. Peut-être que Donald Trump a fait une erreur au départ en acceptant ce sommet sans négocier un minimum au début. Il pensait qu’il pouvait appliquer sa stratégie de l’art du « deal » à la diplomatie. Ça a marché pour l’Iran, il est un peu galvanisé par la situation au Moyen-Orient, il s’est aussi un peu laissé emporter par le président sud-coréen Moon qui lui avait parlé de prix Nobel. C’est aussi l’échec du président Moon ce soir.

 

Donald Trump manie quand même encore l’incertitude… Dans son courrier au leader nord-coréen, il laisse une porte ouverte à une éventuelle rencontre plus tard tout en disant : « Attention, notre puissance nucléaire est plus forte ». C’est à la fois l’invitation et la menace ?

 

Oui, il souffle le chaud et le froid. Il parle de l’hostilité, de la confiance rompue, on revient à des termes que l’on avait connus avant la décision de tenir ce sommet. Ce qu’il se passe aussi dans l’entourage de Trump, c’est la nomination d’un nouveau secrétaire d’État, Mike Pompeo, qui est beaucoup plus dur que le précédent. Rex Tillerson [l'ex secrétaire d'État américain] avait beaucoup œuvré au rapprochement avec la Corée du Nord. Et puis surtout, il y a le conseiller à la sécurité intérieure, John Bolton, qui est un idéologue jusqu’au-boutiste sur la question des relations internationales. On a l’impression d’avoir vraiment perdu plusieurs mois.

Communication : Macron entre Sarkosy et De gaulle

Communication : Macron entre Sarkosy et De gaulle

Dans une interview au JDD, Damon Mayaffre, docteur en histoire et spécialiste du discours politique, analyse le grand écart de la communication  d’Emmanuel Macron.

 

 

Comment analysez-vous l’utilisation du mot « bordel » par le Président?
Ce qui est certain, c’est qu’Emmanuel Macron n’a pas encore trouvé sa voix. Il a une idée précise du chemin politique. Mais pour ce qui est de la communication, il reste partagé entre, d’un côté, un ­discours très policé et très contrôlé, très politique, assez gaullien ; et, de l’autre, un discours nettement plus vulgaire, au sens étymologique. Donc un discours non plus gaullien, mais presque sarkozyste dans sa forme. Avec « feignants » et « foutent le bordel », on n’est plus très loin du « casse-toi pauv’ con » et de la « racaille ».

Ces deux registres de discours peuvent-ils se compléter?
Non, ils s’annulent l’un l’autre. Ses prises de parole à la tribune, qui sont très littéraires ou très technocratiques, lui font perdre une première fois l’oreille des classes populaires. Et son discours plus vulgaire désoblige également les gens, qui apprécient peu le ton employé à l’égard de personnes menacées de licenciement. Résultat, il rate la cible du plus grand nombre.

En matière de ce que vous appelez le « discours vulgaire », Emmanuel Macron est un récidiviste…
Exact. Un mot seul ne fait pas sens. C’est l’accumulation qui contribue à forger une identité de discours. Si le mot « bordel » choque, c’est qu’il fait directement écho aux précédents : les « illettrés », le « costard », les « fainéants », « ceux qui ne sont rien »… Il commence à y avoir un faisceau de marques lexicales qui semblent attester du mépris des travailleurs ou des classes populaires. Et cela risque de marquer l’identité discursive de Macron.

 

Y voyez-vous la preuve par les mots qu’il est le « président des riches »?
Sa dernière phrase, qui réclame avec des mots crus la remise au travail de gens en phase de ­licenciement, fait sens car elle résonne avec les ordonnances travail et la disparition de l’Impôt sur la fortune. Le ­discours et la réalité convergent : c’est un président des élites qui peut employer des mots ­insultants à l’égard des plus modestes. La séquence médiatique était conçue pour prouver au contraire qu’il n’est pas le président des élites et des riches ; mais ce ­lapsus vient à point nommé pour le ­démentir. Une seule phrase a produit l’effet inverse de ce que voulaient les conseillers en ­communication du chef de l’Etat. Entre de Gaulle et Sarkozy, le ­Président n’a pas encore choisi son camp.

Renault : la CFDT condamne aussi la communication de la CGT

Renault : la CFDT condamne aussi la communication de la CGT

À son tour après FO, la CFDT condamne l’imprudence de la communication de la CGT à propos des contrôles de pollution menée à l’égard des véhicules Renault. Certes la principale responsable est sans doute Ségolène Royal qui sitôt l’affaire Volkswagen connue aux États-Unis s’est vautrée dans son habituel exhibitionnisme politique pour annoncer des contrôles tous azimuts. Une manière de justifier un ministère de l’écologie qui ne sert pas à grand-chose puisque les véritables décisions relatives à l’environnement sont prises ailleurs. On peut par ailleurs s’étonner que Ségolène Royal soit surprise du décalage qui existe entre les émissions polluantes réelles et les normes. C’est en effet une question bien connue et toutes les marques dépassent est de très loin les normes théoriques. Au cirque médiatique organisé par Ségolène Royal, il était sans doute peu opportun d’ajouter la voix syndicale de la CGT. Laurent Berger, numéro un de la CFDT, a taclé dimanche la communication « pas pertinente » de la CGT jeudi au sujet de perquisitions chez Renault par la répression des fraudes, une information qui a entraîné la chute du titre du constructeur automobile en Bourse. « Il y a eu une communication syndicale qui n’était pas pertinente de la part de la CGT », a estimé Laurent Berger lors de l’émission Le Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI. Les « conséquences sont d’abord risquées pour les salariés », selon lui.  La révélation jeudi dans un tract de la CGT de perquisitions menées dans plusieurs sites Renault par la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) a provoqué un affolement à la Bourse de Paris, où l’action Renault a terminé la séance en chute de 10,28%. « Ce tract a mis de la suspicion là où il ne fallait pas », selon Laurent Berger. « L’expression syndicale, ça se maîtrise », a-t-il ajouté. Il en a profité pour vanter le syndicalisme défendu par la CFDT, celui qui « négocie, qui s’engage, qui conteste aussi parfois ». Et qualifié d’ »un peu confusant » le syndicalisme de la CGT, première organisation syndicale en France.  Interrogé sur le fait de savoir si « la précipitation » de la CGT dans la communication autour des perquisitions révélait « un problème de ligne interne » au sein de la centrale, le représentant de la CFDT a dit: « cela prouve que oui, cette organisation a sans doute des difficultés internes ». Jean-Claude Mailly, secrétaire général FO, avait estimé vendredi « prématurée » l’annonce par la CGT de perquisitions chez Renault.  Sur le dossier Goodyear, Laurent Berger a jugé « ahurissante » la condamnation à 9 mois de prison ferme de huit ex-salariés de l’usine d’Amiens-Nord, dont le leader syndical CGT Goodyear, pour la séquestration de deux cadres. Ils « ne mérit(ai)ent pas » cette peine, a-t-il dit, en espérant qu’elle soit « revue et corrigée » en appel. Toutefois, il a insisté sur le fait qu’il « ne partage(ait) pas la stratégie syndicale » menée au sein de cette usine, en référence à la CGT.

Conférence sociale : c’est uniquement de la communication (Martinez)

Conférence sociale : c’est uniquement de la communication (Martinez)

 

 

Philippe Martinez, le secrétaire général de la CGT, a raison de considérer que cette conférence sociale très médiatisée est essentiellement une opération de com. de Hollnde.  Hollande voulait une grande messe sociale sans doute pour retrouver un peu de crédit à gauche. En fait les fidèles seront moins nombreux car la CGT ne participera pas à la conférence sociale. En cause il y a le contenu de cette  de conférence davantage une opération de communication qu’une véritable négociation. En effet ne doivent être traités dans cette conférence que des sujets qui ne sont pas les plus prioritaires. Trois tables rondes sont en effet prévues lors de la conférence sociale, sur la « sécurisation des parcours professionnels et la création du compte personnel d’activité », sur la transition énergétique et une troisième sur la « transformation numérique ». Certes des sujets qu’  on ne peut négliger mais on a évité les sujets qui fâchent comme l’emploi, le pouvoir d’achat, les conditions de travail ou encore le financement de la protection sociale. Sur la forme cette conférence sociale largement médiatisée est surtout destinée à redonner un peu de vernis social à Hollande actuellement en délicatesse dans les sondages en particulier chez les salariés.   Par contre martinez a tort quand il enferme la CGT dans un syndicalisme de protestation et de contestation comme Sud.

 

(Intreview JDD)

 

Vous boycottez la conférence sociale organisée par le gouvernement demain. Dans quel but?
Cette conférence sociale, c’est uniquement de la communication. Ce n’est pas sérieux du tout. On ne va pas écouter une grand-messe d’experts patronaux et participer à des tables rondes avec des ministres qui viennent se faire valoir. Il y a des sujets majeurs qui ne sont pas pris en compte. La CGT veut parler des salaires et du temps de travail, car ce sont clairement les priorités des Français. Et puis, il y a la situation sociale dans laquelle va se tenir la conférence. Il s’est passé quelque chose de très grave chez Air France. Depuis ces événements, le Premier ministre s’entête à ignorer les salariés. Pas un mot pour les 3.000 futurs licenciés. Pas un mot après que cinq salariés ont été réveillés par la police devant leur famille et gardés à vue plus de trente-six heures comme des malfrats de la pire espèce. Et toujours pas un mot du Premier ministre pour dire que c’est exagéré. Les politiques qui font l’objet d’une procédure, on leur demande de venir au commissariat quand ils ont un moment dans leur agenda et ils s’y rendent à leur convenance.

Manuel Valls a stigmatisé un camp « du conservatisme, du refus du dialogue, de la rupture ». Vous êtes visés?
Nous, on a prévenu. Quand on croise des ministres, on leur dit l’exaspération des salariés, on leur dit : « Faites attention, ça va exploser ». Ils nous répondent de calmer les salariés mais on n’est pas les pompiers de service, on n’est pas là pour réparer les bêtises du patronat ou du gouvernement. Et malgré toutes nos alertes, c’est la CGT qui est montrée du doigt! La ministre du Travail et le Premier ministre nous renvoient la responsabilité d’un possible échec électoral en décembre et à la présidentielle, et si le FN gagne ce sera aussi la faute de la CGT… mais on va où là?

La Communication de Hollande’ : « il n’a fait que botter en touche » (Le Foll)

La Communication de Hollande’ : « il n’a fait que botter en touche » (Le Foll)

 

C’est le nouveau porte parole du gouvernement qui le dit : «  Hollande n’a faiat que botter en touche ». Problème, il continue auusi bien avec Alstom, le chômage, ou encore l’Europe. Stéphane Le Foll n’est pas tendre avec François Hollande. Dans une interview accordée à L’Opinion), vendredi 9 mai, le nouveau porte-parole du gouvernement tente d’expliquer la chute de popularité du président. Le ministre de l’Agriculture se repasse ces temps-ci les prestations télévisées de son ami François hollande. A propos de l’interview du 14 juillet 2012, où François Hollande fut interrogé par Claire Chazal et Laurent Delahousse depuis l’hôtel de la Marine, Stéphane Le Foll déclare : « Ce jour-là, il n’a fait que botter en touche : la fermeture de l’usine PSA d’Aulnay, le tweet de Valérie Trierweiler, etc. Il a donné l’impression de n’avoir aucun background sur les dossiers ». Stéphane Le Foll est un fidèle du président. Pendant onze ans, il était le directeur de cabinet du premier secrétaire du Parti socialiste, François Hollande. Et en 2012, il était chargé de l’organisation de la campagne du candidat socialiste. Pour ce proche, l’entretien du 14 juillet correspond à la première faute de communication du président : « En revoyant les images, ça a fait tilt. François Hollande s’est fait « choper » sur tout ». L’effet de l’interview du 14 juillet s’est rapidement fait sentir dans les sondages. La cote de confiance du chef de l’Etat passe en quelques semaines de 57 à 36 % de bonnes opinions. « Gouverner, c’est une chose. Incarner, c’est ce qui lui manque encore », lâche ce proche du président, qui reste optimiste pour la suite du quinquennat.

 

Hollande –Dijon : opération communication ratée

Hollande –Dijon : opération communication ratée

 

En chute libre dans les sondages, critiqué par la droite mais également par sa propre famille politique et ses anciens « alliés » du second tour de la présidentielle, François Hollande voulait faire de la pédagogie auprès des Français. Pour sa première visite, le président de la République avait choisi la Cote d’Or, et plus spécialement Dijon, où il a passsé la journée de lundi en compagnie de l’un de ses fidèles lieutenants, François Rebsamen, député-maire de la capitale mondiale de la moutarde. Problème, son retour sur le terrain ne s’est pas passé comme prévu. Lors de sa visite dans le quartier HLM des Grésilles, François Hollande a été houspillé par des Français mécontents de sa politique. Hollande, qui avait décidé de venir en toute décontraction, fidèle à son étiquette de « président normal » a eu la désagréable surprise d’être pris à partie par plusieurs personnes. Accueilli chaudement par des militants socialistes venus plaider sa cause et défendre la politique du gouvernement (une méthode que ne renierait pas l’UMP et ses « cars » de retraités-militants), François Hollande a eu droit à des propos beaucoup plus critiques de la part de syndicalistes de Solidaires, venus « pour lui rappeler qu’il est socialiste ».  Accusé de « faire la politique du patronat » et de s’occuper du Mali et du mariage pour tous en oubliant la réalité de la majorité des Français, François Hollande va également être apostrophé par un homme qui, dans la foule, lui crie  : « M. Hollande, elles sont où vos promesses ? ». Dans la cohue, l’individu sera immédiatement maitrisé et évacué par le service de sécurité. Sur twitter, l’envoyé spécial du Monde, Thomas Wieder, semble surpris par les méthodes employés par l’équipe de François Hollande. « Drôle d’ambiance à Dijon. Hollande protégé par un cordon de sécurité, et au-delà des habitants qui protestent et se font museler ». Bref, des images assez rares concernant François Hollande.  Les conseillers de l’Elysée, gênées, rejettent eux la faute sur sur les forces de sécurité de la préfecture, parlant d’un excès de zèle. François Hollande, lui, se contentera d’un « ah bon » lorsque la question sur l’évènement lui fut posée.  Avant de reprendre son bâton de pédagogue. Un peu plus tard dans la journée, François Hollande a de nouveau été « taquiné ». A la sortie d’un bar après un petit « apéro », une femme, à qui le président proposait de prendre une photo, a refusé la proposition et lâché : « non pas de photo, on vous voit assez à la télé ».




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