Archive pour le Tag 'Commission'

La Commission européenne veut faire éclater EDF

La Commission européenne veut faire éclater EDF

 

 

Pour résumer il y a deux plans qui s’affrontent, celui de la France et celui de la commission européenne. Pour la France, le projet hercule vise à séparer la fonction de production de la fonction de distribution mais en gardant une certaine cohérence globale. Pour la commission, il s’agit de faire éclater complètement EDF en confinant l’entreprise sur la seule production et le reste serait livré à la concurrence.

Notons que la commission n’est pas sans arrière-pensée économique dans la mesure où le nucléaire constitue un atout technologique et économique fondamental pour la France. Un atout contesté par d’autres pays qui instrumentalisent l’argument écologique pour affaiblir le nucléaire français. En réponse à la direction EDF insiste pour que le nucléaire soit reconnu comme une arme privilégiée contre le réchauffement climatique et le carbone

. « Si ce dossier devait ne pas se concrétiser, je présenterais de nouvelles perspectives stratégiques et financières, qui hélas ne seraient pas à la hauteur des enjeux », ajoute-t-il.

« L’enjeu pour EDF est que l’atome soit reconnu comme une filière contribuant à la lutte contre le réchauffement climatique, ce qui sécuriserait le financement des projets de centrale. Là encore, les choses semblent coincer… », dit Jean-Bernard Lévy à L’Express.

Le président français Emmanuel Macron et EDF ont fait du maintien de l’intégrité du groupe – avec en particulier une stratégie et une direction uniques – une condition sine qua non à sa réorganisation.

 

Dette: le gouvernement met en place une commission tartempion

Dette: le gouvernement met en place une commission tartempion

Une commission assez hétéroclite a été mise en place par le gouvernement pour tenter de définir les conditions d’amortissement de l’énorme dette française amplifiée par le Coronavirus. Présidée par le centriste Jean Arthuis, ancien ministre des Finances sous Chirac, la commission accueille également la socialiste Marisol Touraine, ministre de la Santé sous François Hollande. L’équilibre est aussi respecté entre le privé et le public. Y siègent l’ancienne présidente du Medef, Laurence Parisot et le PDG d’ADP, Augustin de Romanet, mais aussi les hauts fonctionnaires Jean-Luc Tavernier, patron de l’Insee, et le magistrat à la Cour des comptes Raoul Briet. Côté économistes, c’est également la diversité qui s’impose avec, l’Italo-Suisse Beatrice Weder Di Mauro, ex-conseillère des chanceliers allemands Gerhard Schroeder et Angela Merkel, l’Américano-Autrichien Thomas Wieser, qui travaille pour l’Union européenne, la professeur à la London Business School Hélène Rey, et Natacha Valla de Sciences Po.

 

Notons qu’au 31 octobre le déficit budgétaire s’est élevé à 160 milliards contre 108 à la même période. Par ailleurs 2020 la dette sera passée de 100 % du pipe à 120 %. En clair, on a hypothéqué plus d’une année de richesse nationale . Les solutions sont bien connues;  le remboursement de cette dette pourra se faire via l’inflation qui diminuera le pouvoir d’achat, par l’impôt mais en amortissant la fiscalité de cette dette sur de très nombreuses années et partiellement par les fruits de la croissance. La dernière solution étant de faire défaut, c’est-à-dire de ne plus rembourser la dette mais en même temps de ne plus pouvoir emprunter. Bref une sorte de faillite.

 

Coronavirus: Des vaccins génériques envisagés par la commission européenne

Coronavirus: Des vaccins génériques envisagés par la commission européenne

La Commission européenne souhaite mettre en place des procédures d’urgence en cas de crise permettant de produire des versions génériques de médicaments dans les États de l’UE sans le consentement des détenteurs de brevets, selon un des documents.

Les licences dites obligatoires sont autorisées par les règles de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) en cas d’urgence, en dérogation aux réglementations normales, et cette procédure pourrait s’appliquer pendant la pandémie COVID-19.

Au début de la pandémie, des élus et des associations avaient demandé à l’UE d’utiliser cette dérogation de l’OMC pour avoir accès à certains vaccins et médicaments qui, pour la plupart, ont été développés en dehors de l’UE.

Non à la réécriture de l’article 24 par une commission (Ferrand et Larcher)

Non à la réécriture de l’article 24 par une commission (Ferrand et Larcher)

 

 

Il est clair que le premier ministre autant que le ministre de l’intérieur ont commis une infraction par rapport à la constitution en proposant la création d’une commission chargée de réécrire l’article 24 de la loi sécurité. En effet ,cette loi est en cours de discussion au Parlement et seul le Parlement peut en modifier la rédaction éventuelle. Du coup, Jean Castex, le premier ministre, rétropédale .

Dans un courrier envoyé par la suite à Richard Ferrand, Jean Castex précise que cette instance n’a pas vocation à se substituer au travail parlementaire.

“Il n’entrera pas dans le périmètre de cette commission le soin de proposer une réécriture d’une disposition législative, mission qui ne saurait relever que du Parlement”, peut-on lire dans cette lettre du Premier ministre dont Reuters s’est procuré une copie.

Jean Castex avait annoncé jeudi soir la création de cette instance chargée de se pencher sur le très controversé article 24 de la proposition de loi dans le but affiché de “respecter l’objectif poursuivi tout en dissipant tout doute sur le respect de la liberté d’informer”.

Cet article 24 interdit de filmer des membres des forces de l’ordre dans l’intention de nuire à leur intégrité “physique ou psychique”.

Les syndicats de journalistes et les mouvements de défense des droits de l’homme estiment qu’il restreindra la liberté d’expression. Un nouveau rassemblement contre la proposition de loi est annoncé samedi place de la République à Paris.

L’idée de confier l’article 24 à une commission indépendante, décidée en accord avec le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin, a créé des remous chez les députés, en particulier ceux de la majorité qui ont fait part de leur désaccord en interne dès jeudi soir, a-t-on appris de sources parlementaires.

Une commission pour rédiger un nouvel Article 24

Une commission pour rédiger un nouvel Article 24 

Il est clair que certains incidents récents avec des débordements policiers discutables et même condamnables ne favorisent pas l’adoption de l’article 24 qui fixe les conditions des relations de la presse dans le cadre de la loi sécurité. Cet article était donc déjà remis en cause, il est encore davantage après les dérapages policiers. Du coup Darmanin  annonce la mise en place d’une commission pour revoir le texte. «J’ai entendu les questions, elles sont toutes légitimes.

 

J’ai donc proposé la création d’une commission pour réfléchir à atteindre ce but» de protection de la presse et de protection des policiers, a déclaré le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin. Invité du 20 heures de France 2, le patron de Beauvau a fermé la porte à une «suppression» de l’article, mais s’est dit ouvert à une réécriture, «si besoin». Selon une information de TF1, confirmée au Figaro, Gérald Darmanin avait été reçu jeudi par Emmanuel Macron à l’Élysée. «Le ministre a proposé au président de la République la création d’une commission ad hoc», indique Beauvau.

 

L’ancienne figure des Républicains sera par ailleurs auditionné lundi par les députés de la Commission des Lois de l’Assemblée nationale, à propos de diverses interventions au cours desquelles les forces de l’ordre ont eu recours à la force.

Covid19 : Des vaccins génériques envisagés par la commission européenne

Covid19 : Des vaccins génériques envisagés par la commission européenne

La Commission européenne souhaite mettre en place des procédures d’urgence en cas de crise permettant de produire des versions génériques de médicaments dans les États de l’UE sans le consentement des détenteurs de brevets, selon un des documents.

Les licences dites obligatoires sont autorisées par les règles de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) en cas d’urgence, en dérogation aux réglementations normales, et cette procédure pourrait s’appliquer pendant la pandémie COVID-19.

Au début de la pandémie, des élus et des associations avaient demandé à l’UE d’utiliser cette dérogation de l’OMC pour avoir accès à certains vaccins et médicaments qui, pour la plupart, ont été développés en dehors de l’UE.

Parisot, Arthuis, Touraine… et une nouvelle commission pour sauver les finances publiques !

Parisot, Arthuis, Touraine… et une nouvelle commission pour sauver les finances publiques !

 

Comme à chaque problème, le gouvernement complètement empêtré dans sa gestion approximative convoque une commission. Cette fois sur le sujet particulièrement complexe et stratégique de l’endettement. On sait que cet endettement devait initialement atteindre 100 % du PIB fin 2020. Compte tenu du soutien économique et social lié à la crise sanitaire la dette va enfler pour atteindre 120 % du PIB en 2020.

Une vraie dérive qui peut s’expliquer voir se comprendre mais qui ne change rien aux fait  qu’une dette;  et une dette et qu’il conviendra un jour de l’amortir d’une manière ou d’une autre. La France ne manque pas d’organismes très spécialisés et très pointus pour gérer les finances par exemple à Bercy ou encore à la Cour des Comptes. Pourtant, le gouvernement convoque une mission qui comprendra notamment Laurence Parisot, Marizol le Touraine, ou encore Jean Arthuis. Une commission composée de « profils expérimentés » considèrent le gouvernement. Plutôt une commission assez composite avec d’ailleurs une mission très vague type ENA qui consiste à : « reconstruire une trajectoire des finances publiques en sortie de crise, notamment la gestion de la dette Covid. »

 

On peut d’ores et déjà prévoir les recommandations qui viseront à amortir la dette sur 20 ou 30 ans à moins évidemment que le système financier ne vienne à éclater sous la pression des actifs pourris, d’une montée brutale de l’inflation, d’une flambée des taux d’intérêt et d’une dévaluation de fait.

Annoncée début novembre par le ministre des Comptes publics Olivier Dussopt, cette commission sera composée d’une dizaine de personnes, « aux profils variés et très expérimentés », a indiqué mardi le ministère des Comptes publics à l’AFP.

Si sa composition n’est pas encore finalisée, en feront notamment partie Laurence Parisot, l’ancienne présidente du Medef, la socialiste Marisol Touraine, ancienne ministre des Affaires sociales et de la santé sous François Hollande ou encore le centriste Jean Arthuis, ex-ministre de l’Économie sous Jacques Chirac.

Ont également été choisis le PDG d’Aéroport de Paris Augustin de Romanet, le directeur général de l’Insee Jean-Luc Tavernier et l’économiste italo-suisse Beatrice Weder di Mauro, qui a notamment conseillé les chanceliers allemands Gerhard Schroeder et Angela Merkel.

L’idée du gouvernement est de cantonner la dette Coronavirus pour la distinguer de la dette plus structurelle afin de faire mieux passer la pilule auprès de la soupçonneuse union économique. Pas sûr que la pilule passe auprès des rigoureux pays du nord de l’Europe.

 

Croissance : la commission européenne révise en nette baisse les perspectives

Croissance  : la commission européenne révise  en nette baisse les perspectives

 

 

La commission -comme tous les autres instituts- ne cesse de modifier ses perspectives économiques. Elle diminue un tout petit peu de 1 % la baisse attendue pour 2020. Une prévision qui sans doute sera d’ailleurs remise en cause avec l’accélération de la crise actuelle et le recours au confinement qui se met en place. Les deux derniers mois de l’année risquent d’être très affectés en matière d’activité.

Ce qui est important, c’est la tendance et cette tendance est mauvaise. En effet, après la contraction de l’économie de près de 8 % pour l’union économique en 2020, la commission a seulement prévu une reprise de 4,2 % en 2021 est de 3 % en 2022. Dans ses précédentes prévisions publiées en juillet, la Commission avait dit tabler sur une contraction de 8,7% cette année et sur une croissance de 6,1% l’an prochain.

Des prévisions tout à fait aléatoires d’où les précautions oratoires prises par la commission pour ces nouvelles annonces. « La Commission européenne prévient toutefois qu’en raison de la dégradation de la situation sanitaire liée à la pandémie de coronavirus, qui a obligé plusieurs pays européens à réinstaurer des mesures de confinement, les incertitudes et les risques sur la fiabilité de ses dernières prévisions automnales sont “exceptionnellement importants”.

Pour la France, la Commission table sur une contraction du produit intérieur brut (PIB) de 9,4% en 2020 avant un rebond de 5,8% en 2021 puis de 3,1% en 2022.

De son côté, le gouvernement français prévoit une baisse de l’ordre de 11% de l’activité économique du pays cette année.

L’Allemagne devrait connaître une contraction de 5,6% de son PIB cette année, selon les projections de la Commission, puis une croissance de 3,5% en 2021 et de 2,6% en 2022.

L’Espagne devrait être le pays européen le plus fortement impacté par la crise du coronavirus avec une contraction de 12,4% de son PIB cette année.

L’inflation en zone euro – que la Banque centrale européenne souhaite maintenir en deçà, mais proche, de 2% à moyen terme – devrait atteindre 0,3% cette année, puis grimper à 1,1% en 2021 et 1,3% en 2022.

Malgré l’ampleur de la récession, le chômage dans la zone euro n’augmentera qu’à 8,3% cette année contre 7,5% en 2019 grâce aux mesures de chômage partiel mises en oeuvre au début de la crise sanitaire.

Il s’élèvera à 9,3% en 2021, avant de retomber à 8,9% en 2022.

Selon les prévisions de la Commission, la pandémie devrait néanmoins peser lourdement sur les finances publiques. Le déficit budgétaire agrégé de la zone euro atteindra 8,8% du PIB en 2020, après un excédent de 0,6% en 2019, pour se réduire à 6,4% en 2021 et 4,7% en 2022.

La dette de la zone euro devrait être ainsi portée à 101,7% du PIB cette année contre 85,9% l’an dernier. Elle continuera d’augmenter pour atteindre 102,3% en 2021 et 102,6% en 2022.

Croissance européenne : la commission revoit en nette baisse les perspectives

Croissance européenne : la commission revoit en nette baisse les perspectives

 

 

La commission -comme tous les autres instituts- ne cesse de modifier ses perspectives économiques. Elle diminue un tout petit peu de 1 % la baisse attendue pour 2020. Une prévision qui sans doute sera d’ailleurs remise en cause avec l’accélération de la crise actuelle et le recours au confinement qui se met en place. Les deux derniers mois de l’année risquent d’être très affectés en matière d’activité.

Ce qui est important, c’est la tendance et cette tendance est mauvaise. En effet, après la contraction de l’économie de près de 8 % pour l’union économique en 2020, la commission a seulement prévu une reprise de 4,2 % en 2021 est de 3 % en 2022. Dans ses précédentes prévisions publiées en juillet, la Commission avait dit tabler sur une contraction de 8,7% cette année et sur une croissance de 6,1% l’an prochain.

Des prévisions tout à fait aléatoires d’où les précautions oratoires prises par la commission pour ces nouvelles annonces. « La Commission européenne prévient toutefois qu’en raison de la dégradation de la situation sanitaire liée à la pandémie de coronavirus, qui a obligé plusieurs pays européens à réinstaurer des mesures de confinement, les incertitudes et les risques sur la fiabilité de ses dernières prévisions automnales sont “exceptionnellement importants”.

Pour la France, la Commission table sur une contraction du produit intérieur brut (PIB) de 9,4% en 2020 avant un rebond de 5,8% en 2021 puis de 3,1% en 2022.

De son côté, le gouvernement français prévoit une baisse de l’ordre de 11% de l’activité économique du pays cette année.

L’Allemagne devrait connaître une contraction de 5,6% de son PIB cette année, selon les projections de la Commission, puis une croissance de 3,5% en 2021 et de 2,6% en 2022.

L’Espagne devrait être le pays européen le plus fortement impacté par la crise du coronavirus avec une contraction de 12,4% de son PIB cette année.

L’inflation en zone euro – que la Banque centrale européenne souhaite maintenir en deçà, mais proche, de 2% à moyen terme – devrait atteindre 0,3% cette année, puis grimper à 1,1% en 2021 et 1,3% en 2022.

Malgré l’ampleur de la récession, le chômage dans la zone euro n’augmentera qu’à 8,3% cette année contre 7,5% en 2019 grâce aux mesures de chômage partiel mises en oeuvre au début de la crise sanitaire.

Il s’élèvera à 9,3% en 2021, avant de retomber à 8,9% en 2022.

Selon les prévisions de la Commission, la pandémie devrait néanmoins peser lourdement sur les finances publiques. Le déficit budgétaire agrégé de la zone euro atteindra 8,8% du PIB en 2020, après un excédent de 0,6% en 2019, pour se réduire à 6,4% en 2021 et 4,7% en 2022.

La dette de la zone euro devrait être ainsi portée à 101,7% du PIB cette année contre 85,9% l’an dernier. Elle continuera d’augmenter pour atteindre 102,3% en 2021 et 102,6% en 2022.

Brexit : la faiblesse du mode de négociation de la Commission !

Brexit : la  faiblesse du mode de négociation de la Commission !

L’économiste Stéphane Madaule estime, dans une tribune au « Monde », que la perspective d’un accord de libre-échange entre l’Union européenne et le Royaume-Uni n’est pas assez attractive pour le gouvernement de Boris Johnson, par rapport aux avantages qu’il peut tirer d’une production libérée des contraintes européennes. La position classique de la gauche nationaliste qui finalement approuve la position britannique. Une gauche qui se rapproche de plus en plus de l’extrême droite sur ce sujet !

Tribune.

 

 Mais où est-elle, cette Union européenne (UE) en position de force pour négocier un accord commercial équilibré avec le Royaume-Uni ? Mais comment expliquer que Michel Barnier, le négociateur européen du Brexit, soit maintenant fragilisé par des négociations qui n’avancent pas d’un pouce ?

Au départ, l’Union européenne avait la naïveté de croire qu’elle pourrait imposer au Royaume-Uni la continuation de l’application de ses règles commerciales (aides aux entreprises, règles sur les marchés publics, normes applicables sur le marché intérieur…) contre l’accès libre sans taxes et sans droits au marché unique.

Mais sur la pêche, sur les marchés publics, sur les normes applicables aux produits et aux services, les négociations n’ont pas avancé d’un iota depuis leur commencement. Comment expliquer cette situation et la fragilisation progressive des positions de l’UE et de son principal négociateur ?

On découvre les aléas de la mise en œuvre d’une politique commune sur le plan commercial, qui n’est pas à même de nous protéger de la concurrence parfois déloyale de pays comme la Chine, ni de constituer un rempart face au Royaume-Uni, qui a décidé de reprendre son indépendance

Tout d’abord, on s’aperçoit que le mandat de négociation fixé par les vingt-sept Etats membres à la Commission, et défendu par Michel Barnier, est quelque peu curieux. Comment en effet demander à un pays qui a choisi de quitter l’Union pour recouvrer sa souveraineté de continuer à appliquer les règles commerciales de cette Union dont il souhaite en premier lieu s’écarter, ce qui a motivé en partie son divorce ?

De plus, le mandat de négociation défini à la Commission par les Vingt-sept est relativement rigide. Les lignes rouges (pêche, marchés publics, subventions aux entreprises, normes à appliquer par les producteurs de biens et services) sont partout. Comment, enserré dans un tel carcan, pouvoir conduire une réelle négociation qui ne soit au final la répétition inlassable, sans concession, sans compromis, d’une position figée ? Qu’est-ce qui est négociable au juste pour l’Union, à part la continuation des relations passées entre les deux entités ?

Fusion Alstom et Bombardier : cette fois la commission dit oui !

Fusion Alstom et  Bombardier : cette fois la commission dit oui !

 

 

 

 

Cette fois la commission européenne a dit oui à l’offre d’Alstom sur la division ferroviaire du groupe canadien Bombardier. Le regroupement Franco canadien se fera donc. Notons cependant la contradiction de la commission qui avait refusé le même regroupement entre Alstom et l’allemand Siemens il y a un peu plus d’un an :

Margrethe Vestager, commissaire chargée de la politique de concurrence, avait  fait la déclaration suivante: «Des millions de passagers en Europe comptent tous les jours sur des trains modernes et sûrs. Siemens et Alstom sont toutes deux des fers de lance de l’industrie ferroviaire. En l’absence de mesures correctives suffisantes, cette concentration aurait entraîné une hausse des prix pour les systèmes de signalisation qui assurent la sécurité des passagers et pour les futures générations de trains à très grande vitesse. La Commission a interdit la concentration .

Le plus cocasse dans l’affaire , c’est que cette fois on autorise le regroupement entre un Français et un Canadien quand on ‘est  opposé au regroupement entre un Français et un Allemand. Le tout au nom d’une concurrence qui serait faussée alors que le plus grand concurrent mondial est un chinois.

Présentée à la mi-février, l’opération prévoit qu’Alstom débourse jusqu’à 6,2 milliards d’euros pour acquérir la division rail du groupe canadien, lourdement endetté, afin de s’armer face à la concurrence chinoise dans un secteur dopé par la demande pour les transports “verts”.

Pour justifier les contradictions de la commission européenne, le groupe français va être contraint quand même de céder son usine de Reichshoffen, en Alsace, qui produit les trains régionaux Coradia Polyvalent et emploie environ 800 personnes.

Sibeth Ndiaye reconvertie dans la « commission nationale des talents » !

Sibeth Ndiaye reconvertie dans la « commission nationale des talents » !

 

 

Il fallait y penser : créer une commission nationale des talents pour notamment échapper aux règles de fonctionnement démocratique d’un parti. C’est pourtant ce qui a été décidé dans le pseudo parti de la république en marche. On vient d’ailleurs d’y caser Sibeth Ndiaye .

 

Composée de 11 membres titulaires et de 8 suppléants – parmi lesquels les ministres de l’Intérieur et de l’Agriculture, Gérald Darmanin et Julien Denormandie, ainsi que plusieurs députés -, la «CNT» doit notamment désigner les futurs référents du mouvement présidentiel sur les territoires.  Bref encore une sorte de comité qui échappe à tout contrôle démocratique du parti ( comme la commission d’investiture composée simplement de quelques caciques sous la tutelle de Macron).

C’est le parti politique à la mode 5.0, celle de Macon qui fonctionne comme une entreprise où on recrute les responsables sur CV par Internet avec un comité de sélection. Surtout pas de structures de base, ni de structures intermédiaires qui viendraient se mettre en travers du pouvoir autocratique du jeune chef d’État dont on peut se demander s’il n’a pas un peu perdu la raison. Pourtant les élections municipales et leurs résultats catastrophiques devraient convaincre Macon qu’il n’existe pas d’avenir politique pour un mouvement qui marche uniquement sur sa tête et qui refuse ostensiblement toute présence locale et tout fonctionnement démocratique. Et ce n’est pas parce qu’on aura recruté deux ou trois futures responsables de la société civile non contaminés par Sciences-po que pour autant le parti sera représentatif de la société et digne d’une organisation démocratique. L’accumulation d’initiatives tordues contraires au principe démocratique permet de s’interroger pour savoir si Macron n’est pas atteint du syndrome trumpiste qui ne tolère dans le miroir démocratique que sa propre image.

« La commission Blanchard-Tirole: l’ entre-soi »

« La commission Blanchard-Tirole: l’ entre-soi »

 

Florence Jany-Catrice

Dans un article précédent nous avions déjà souligné le caractère relativement homogène de la sociologie des experts retenus par  pour définir la nouvelle politique économique ( celle de 2022p et après sans doute. Tous avaient à peu près le même profil d’économistes relativement orthodoxes assez éloignés des problématiques aussi bien environnementales, sanitaires que sociales. L’économiste Florence Jany-Catrice regrette, dans une tribune au « Monde », que la composition de la commission Blanchard-Tirole « sur les grands défis économiques » ne reflète que la vision libérale et productiviste de la science économique « mainstream »

Tribune. L’essoufflement évident et l’effondrement en cours de notre modèle économique libéral financiarisé suscitent de plus en plus angoisse et sidération. La crise sanitaire récente jette une lumière crue sur son incroyable fragilité : il aura suffi d’un virus pour précipiter les économies européennes dans les affres d’un arrêt productif sans aucun précédent historique.

Cette chute extrêmement brutale dit énormément de notre monde et de la manière dont nous l’habitons intellectuellement. En premier lieu, le sacrifice des services publics, en particulier de santé, aux impératifs productifs marchands et industriels d’un autre âge se paie cash : on en connaissait le coût social, on en connaît maintenant le coût économique. Combien de vies et combien de milliards nous aura finalement coûté la volonté drastique de réduire la prévention en matière de santé, l’obsession de la tarification à l’acte et l’idéologie du zéro stock ?

Mais on doit aussi en second lieu mesurer l’effet « révélateur » du confinement : la redécouverte de la joie d’être ensemble, d’un autre rapport au monde, au temps, à la qualité de nos vies. Comme si brutalement le décor de théâtre du « toujours plus et plus vite », qui nous épuise et tue notre environnement naturel, avait glissé au pied de l’estrade. Chute effrayante, puisqu’elle s’accompagne, évidemment, en troisième lieu, d’un effondrement productif qui menace de manière violente les plus exposés d’entre nous, qui risquent désormais de rejoindre la cohorte grandissante des exclus.

Ce triple choc interroge notre dépendance intellectuelle aux logiques libérales et productivistes. Il suppose réflexion. « Rien ne sera plus comme avant », nous a dit, de manière extrêmement solennelle, notre président. Las, son premier acte a été de réunir un comité d’experts pour penser le monde d’après, une commission « d’experts sur les grands défis économiques » – dite commission « Blanchard-Tirole » –, qui doit proposer des politiques économiques efficaces face à trois défis mondiaux dans le contexte post-Covid-19, à savoir les inégalités, le climat et la démographie.

La manière dont ce premier acte a été posé dit tout de la cécité des classes dirigeantes. Est-il bien sérieux, dans ce « monde d’après »de n’avoir réuni dans ce cercle de réflexion que des économistes ? Le monde dans lequel s’est déployée la crise n’est-il pas précisément un monde qui souffre de la domination sans partage de l’économisme ? Ne souffrons-nous pas tous de voir l’économie mise toujours et encore au-devant du vivre-ensemble ?

Mais pour macron quoi de mieux que de choisir des personnalités qui pour l’essentiel pensent comme lui ? Ne serait-ce que pour donner un vernis scientifique à son projet (NDLR)

Coronavirus: commissions d’enquête et plaintes contre le gouvernement

Coronavirus: commissions d’enquête et  plaintes contre le gouvernement

 

 

Face à la faillite de l’État dans la crise sanitaire en particulier concernant le manque dramatique de masques, de tests, d’appareils respiratoires, de lits et de personnel, les commissions d’enquête et les plaintes se multiplient contre le gouvernement. Sans doute la décision du Premier ministre d’organiser un premier tour des élections municipales en pleine pandémie constitue-t-elle une décision de nature criminelle. On découvre d’ailleurs en ce moment que des assesseurs ont été contaminés lors  de ce ridicule premier tour d’élections par ailleurs complètement faussé par le taux d’abstention. La faute du Premier ministre est indéniable , mais c’est surtout l’attentisme et les contradictions du gouvernement qui font l’objet de procédures judiciaires en particulier le fait que l’État a été incapable de protéger le personnel médical. Dernière procédure judiciaire en date, l’annonce par une avocate du barreau de Nîmes du dépôt d’une plainte pénale contre le Premier ministre Édouard Philippe et la Garde des sceaux, Nicole Belloubet au nom de 31 détenus incarcérés dans des prisons du sud de la France.

Me Khadija Aoudia, qui a annoncé avoir saisi la Cour de justice de la République, estime qu’à l’exception de la suspension des parloirs, aucune mesure n’a été mise en place pour protéger les détenus et le personnel face à ce virus qui a contaminé à ce stade dix détenus selon les autorités.

Cette plainte s’ajoute à une poignée d’autres qui, selon plusieurs médias, auraient été reçues par la CJR ces derniers jours et qui ciblent Edouard Philippe, l’ancienne ministre de la Santé Agnès Buzyn et son successeur Olivier Véran, entre autres pour mise en danger de la vie d’autrui, homicide involontaire, ou non-assistance à personne en danger.

Mise en ligne samedi dernier, une pétition en soutien à une plainte déposée par un collectif de plus de 600 médecins a quant à elle d’ores et déjà recueilli plus de 200.000 signatures.

Les médecins à l’origine de la plainte accusent le Premier ministre et Agnès Buzyn de “mensonge d’Etat” et de ne pas avoir “agi suffisamment tôt ni pris les bonnes mesures, notamment le stockage de masques et la mise en place de tests systématiques”.

RENDRE DES COMPTES

Des accusations relayées par une partie de l’opposition politique à l’image de la présidente du Rassemblement national Marine Le Pen qui a estimé qu’Agnès Buzyn serait “probablement amenée à donner des explications à la CJR”.Sur proposition de son président Damien Abad, les députés Les Républicains ont de leur côté annoncé leur intention de créer à l’automne une commission d’enquête parlementaire afin de faire la lumière sur d’éventuels dysfonctionnements. Une idée appuyée par Gérard Larcher, le président du Sénat où la droite est majoritaire.

“Il faut tirer les leçons de cette crise et ça passe par une commission d’enquête”, a-t-il dit mercredi sur France Inter.

Coronavirus : Une commission d’enquête sur la responsabilité du gouvernement

Coronavirus : Une commission d’enquête sur la responsabilité du gouvernement

Il est clair que depuis le début de la crise les hésitations et les contradictions se sont multipliées. Il y a d’abord eu le scandale de l’insuffisance de masques qui a exposé dramatiquement le personnel médical au virus. Aussi la doctrine vis-à-vis dépistage qui a été modifiée uniquement par manque de personnel, de tests et même de laboratoires. Enfin,  la doctrine très floue de confinement qui autorise certains à travailler sans qu’on sache exactement lesquels tandis que d’autres sont confinés. Un confinement parfois relatif mais le président de la république a reculé devant la mise en place de mesures plus strictes comme le couvre-feu renvoyant le bébé aux collectivités locales !

À juste titre Damien Abad, président du groupe LR à l’Assemblée nationale, souhaite créer « une commission d’enquête » après l’épidémie de coronavirus. « L’objectif est  d’identifier les éventuels défaillances et dysfonctionnements pour les corriger », affirme-t-il dans une interview au JDD. Il s’interroge notamment sur « trois sujets [qui] cristallisent les inquiétudes des Français : la pénurie de masques, la doctrine de tests de dépistage, et les capacités en termes de lits de nos services de réanimation. » Et le député prévient : « Il faudra repenser tout notre logiciel politique. Je suis de ceux qui pensent que les politiques de coupes budgétaires en matière de santé publique doivent être abandonnées. »

 

Que pensez-vous de la gestion de la crise sanitaire par le gouvernement?
Nous vivons une crise sanitaire inédite et je mesure la difficulté de la tâche du gouvernement, mais il y a des interrogations, et des questions qui sont légitimes. Je suis favorable au débat utile, pas à la polémique inutile. Le débat utile vise à poser les bonnes questions pour mettre un terme plus rapidement à la crise. Le débat utile, c’est demander pourquoi il y a une telle pénurie de masques ; pourquoi, contrairement à tous les pays européens, nous n’avons pas fait de dépistage massif avec des tests ; pourquoi nous avons été les seuls à ne pas suivre les recommandations de l’Organisation mondiale de la santé. L’objectif n’est pas de distribuer des bons ou mauvais points au gouvernement, mais d’identifier les éventuels défaillances et dysfonctionnements pour les corriger et en tirer des leçons.

 

Comment identifier ces défaillances?
Je vais proposer à mon groupe de déposer à l’automne une résolution pour créer une commission d’enquête, afin de tirer toutes les leçons de l’épidémie, dans les domaines sanitaires, économiques, social, administratifs et politiques. Il ne s’agit pas de faire une enquête à charge, mais de répondre à une question : comment en est-on arrivé là? Trois sujets cristallisent les inquiétudes des Français : la pénurie de masques, la doctrine de tests de dépistage, et les capacités en termes de lits de nos services de réanimation.

 

Pourquoi attendre cet automne?
Parce que nous devons concentrer nos forces aujourd’hui sur la gestion de cette crise, et préserver l’unité nationale dans un esprit de responsabilité.
N’écornez-vous pas l’unité nationale avec cette initiative?
Non, parce que notre démarche a pour objectif d’éclairer les responsables politiques que nous sommes, et de construire l’avenir sur des bases nouvelles. Il y aura un avant et un après coronavirus. Il faudra repenser tout notre logiciel politique. Je suis de ceux qui pensent que les politiques de coupes budgétaires en matière de santé publique doivent être abandonnées. Certains domaines doivent échapper aux logiques comptables. Je le disais déjà avant la crise du coronavirus. Contrairement à Mme Le Pen ou Mélenchon, nous ne sommes pas des pompiers pyromanes, mais une opposition responsable. Mais les Français s’interrogent. L’unité nationale se construit, aussi, sur la vérité et la transparence.
Les mesures de confinement sont-elles suffisantes?
Non. Le gouvernement doit davantage écouter l’OMS et renforcer massivement le dépistage. Mais le confinement a son utilité. Le confinement, ce n’est pas des vacances. Il faut être intraitable avec ceux qui ne respectent pas les règles. Pourquoi ne pas mobiliser l’armée via la force Sentinelle aux côtés des forces de l’ordre pour faire respecter le confinement? La dissuasion de sortir doit être absolue. Il ne peut y avoir de « en même temps » en matière de confinement.

 

Faut-il renforcer les mesures prises?
La question du couvre-feu ne doit pas être éludée. Le gouvernement doit aussi envisager de réquisitionner les biens privés pour produire des masques ou du gel hydroalcoolique. On ne peut pas envoyer les soignants au front sans gilet par balle. Il faut surtout éviter les injonctions contradictoires, aux effets dévastateurs. Pour être respectée, la parole publique doit être cohérente et claire. Sinon, elle génère de l’anxiété, donc des droits de retrait et des demandes de chômage partiel massifs. Et in fine, comme on l’a vu dans le secteur du BTP, vous laissez des employeurs seuls face à une situation ingérable.

 

Le parlement va adopter avec retard le projet de loi sur l’état d’urgence sanitaire à cause du débat sur la date de dépôt des listes pour le second tour. Était-ce un débat si important?
Non et je le regrette. La République en marche aurait mieux fait d’accepter le consensus politique qui avait été trouvé avec tous les groupes parlementaires. L’heure n’est pas à l’esprit d’arrière-boutique. Elle est au rassemblement.

Retraites: fin brutale des travaux de la commission

Retraites: fin brutale des travaux de la commission

 

La commission de l’assemblée nationale mais brutalement fin à ses travaux noyés dans  22 000 amendements.  Du coup, le texte initial est envoyé directement à l’assemblée plénière. Le problème ,c’est que la situation risque de se reproduire avec encore un nombre  ingérable d’amendements. Le gouvernement pourrait bien être contraint d’utiliser une procédure rapide. Soit le 49 -3, soit encore le vote d’un texte très allégé renvoyant l’ essentiel de la réforme à des ordonnances. Le problème c’est que l’Assemblée nationale paye aujourd’hui l’addition résultant du refus de négocier réellement avec les organisations professionnelles. Certes il y a eu la commission Delevoye qui portait sur les aspects systémiques ( les principes de la réforme) et non sur les aspects paramétriques c’est-à-dire ceux ajustant la réforme en fonction de la conjoncture. De ce point de vue, le Premier ministre a largement entretenu la pagaille d’une  réformes déjà mal engagée avec son aspect pivot à 64 ans . Le problème c’est qu’il ne semble pas que le compromis puisse se dessiner compte tenu en particulier de la rigidité du Premier ministre et d’une façon plus générale des responsables gouvernements venus de la droite, plus explicitement des Républicains. Des républicains se montrent encore volontaristes dans leur volonté de réduire les dépenses( et cela contre la volonté d’une grande majorité de leurs sympathisants !). Notons évidemment les positions complètement contradictoires entre les syndicats réformistes et les gauchistes. L’affaire est donc très mal engagée. Elle va traîner jusqu’à l’été devant l’Assemblée nationale avec sans doute nombre de rebondissements. Il n’est même pas certain qu’on trouve une majorité solide au sein de la république en marche pour défendre en permanence et en totalité le texte présenté par le gouvernement. Tout dépendra aussi de l’évolution de l’opinion publique qui pour l’instant est très majoritairement opposée au texte gouvernemental. Le problème c’est qu’évidemment Macon ne peut pas retirer sa réforme sans que soit affecté son image de réformateur. Macron a politiquement absolument besoin de cette réforme ne serait-ce que pour continuer d’obtenir le soutien des sympathisants de droite qui compensent  la fuite des sympathisants de gauche qui ont voté Macron mais ce sont maintenant détachés complètement du président de la république. Bref pendant encore plusieurs mois la France va connaître de nombreux soubresauts non seulement sans doute à l’Assemblée nationale mais aussi dans la rue même s’il semble bien que la tendance soit à l’affaiblissement de la mobilisation.

 

Commission européenne : Macron veut imposer Thierry Breton mais c’est pas gagné

Commission européenne : Macron veut imposer Thierry Breton mais c’est pas gagné

D’une certaine manière,  Macron tente un nouveau coup de force avec le Parlement européen en proposant la candidature de Thierry Breton comme commissaire européen. Certes, la compétence technique, l’expérience et les convictions européennes de l’intéressé ne pas en cause. N’empêche que cette candidature pourrait être discuté au Parlement européen pour des motifs de conflit d’intérêts. Macron n’a guère apprécié le rejet de Sylvie Goulard alors qu’il  il avait obtenu l’accord de la présidente de la commission. Le problème, c’est que Macon s’est fait de nombreux ennemis en Europe parmi chez de nombreux chefs d’État qui n’ont guère apprécié l’attitude condescendante voire méprisante du président de la république. Par ailleurs au sein même des formations politiques européennes qui devraient soutenir le candidat français au poste de commissaire, des oppositions aux méthodes Macron sont clairement apparues. Il y a aussi le jeu trouble de l’Allemagne dont Macron est en partie responsable puisqu’il a manœuvré que le candidat allemand à la présidence de la commission soit évincé au profit de Mme Ursula Von der Leyen. Bref une immixtion française dans la politique allemande qu’on n’a guère appréciée outre-Rhin. Par ailleurs, sur le dossier du Brexit nombre de responsables européens ne gouttent  guère le radicalisme de la France pour éjecter le plus tôt possible le Royaume-Uni. Macron est toujours très en colère contre le Parlement européen qui lui a adressé véritable plaque dans la candidature de Sylvie Goulard. Mais d’une certaine façon il récidive en opposant un candidat encore une  fois indiscutable au  plan des compétences mais qui va susciter des interrogations ; les mêmes que celles qui  ont balayé la candidature de Sylvie Goulard.

Choisir un grand patron comme candidat à la Commission accroît les risques de conflits d’intérêts. D’autant que le groupe Atos est un fournisseur de services informatiques de l’Union européenne. Mais Thierry Breton est rodé sur ce terrain. Il avait déjà dû répondre à de nombreuses questions de conflits d’intérêt lorsqu’il avait été nommé à Bercy, après avoir dirigé France Télécom et Thomson. Il avait alors veillé à ce que les dossiers touchant ces entreprises soient traités directement par le Premier ministre.

« M. Breton a toujours fait preuve de rigueur pour éviter tout conflit d’intérêt » lorsqu’il était ministre en se déportant sur les dossiers pouvant le concerner, assure l’Elysée. D’ici fin novembre, le candidat doit  convaincre des eurodéputés particulièrement soucieux de transparence. Il devra d’abord passer devant la commission parlementaire des affaires juridiques, chargée de se prononcer sur les éventuels conflits d’intérêts des futurs commissaires, qui a déjà évincé le Hongrois Laszlo Trocsanyi et la Roumaine Rovana Plumb. Puis il sera soumis, comme avant lui Sylvie Goulard, à l’audition des eurodéputés qui doivent donner leur aval. Pour renforcer la crédibilité de la candidature de Thierry Breton macro a évoqué la perte de revenus de l’intéressé. Une précision sans doute inutile car Thierry Breton a amassé un nom impressionnant de lastock-options  dans ses différents responsabilités. Son nouveau revenu pourrait tourner autour d’un million quand il a gagné presque quatre dans son ancienne responsabilité. Bref il est quand même à l’abri du besoin !

Commission européenne: Macron ridiculisé

Commission européenne: Macron ridiculisé

 

 

Il ya encore quelques mois, Macron se voyait le nouveau leader de l’Europe et même du monde. Force est de constater qu’il a sérieusement chuté au palmarès des grands chefs d’Etat. En cause, le fait que Macron s’est attiré hostilité de Trump, de Merkel, de Poutine, de bien d’autres avec sa posture condescendante et même méprisante. En Europe,  Macron vient de recevoir un camouflet cinglant avec le refus de la candidature de Goulard comme commissaire ; Une élimination due à la conjonction de contradictions au sein des alliances politiques européennes, à l’hostilité de nombre d’Etats qui se sentent méprisés par Macron et même avec le soutien discret de l’Allemagne à cette cabale. Macron doit redescendre sur la la terre européenne, le patron dans l’UE c’est toujours l’Allemagne. (Qui en plus a récupéré la présidence de l’UE°).

La France est contrainte de réagir vite pour espérer sortir la tête de l’eau. Et tenter de rester crédible sur la scène européenne. Résultat, le chef de l’État sait qu’il va devoir ressortir de ses cartons la liste de personnalités qu’il avait dressée cet été, et proposer un nouveau nom dans les plus brefs délais.

Surtout s’il veut préserver le très large portefeuille de la commission qui a été attribuée à la France – marché unique, industrie, numérique, défense, espace, audiovisuel, culture. Comme au mois d’août dernier, les spéculations vont bon train sur celui ou celle qui réussira à décrocher l’onction présidentielle. Ici, on parle de Clément Beaune, actuel conseiller Europe à l’Élysée. Là, on imagine la secrétaire d’État aux Affaires européennes, Amélie de Montchalin. Et puis il y a aussi les ministres Bruno Le Maire (Économie) et Florence Parly (Armées), qui n’ont semble-t-il pas dit leur dernier mot. Tout comme l’ancien commissaire européen Michel Barnier, qui reste apprécié même s’il a appelé à voter LR aux européennes. Sans oublier Ségolène Royal, d’ailleurs, qui sait se rappeler, avec un certain talent, au souvenir de ceux qui auraient tendance à l’enterrer trop vite à son goût.

Enfin, pour parfaire le casting, quelques petits nouveaux se sont ajoutés à cette course de petits chevaux. On y trouve ainsi l’ancienne négociatrice de la COP21, Laurence Tubiana ; le corédacteur du programme économique d’Emmanuel Macron, Jean Pisani-Ferry ; et enfin Guillaume Klossa, le conseiller spécial de la Commission européenne chargé du marché intérieur numérique.

Face à la «crise politique» que traversent selon lui les institutions européennes, et que «nous ne devons pas laisser s’installer», le locataire de l’Élysée exige un temps de clarification pour «comprendre» ce qui coince. «Si on part sur ces bases-là, on accepte de se rendre complice de l’affaiblissement du projet européen», prévient l’un de ses proches. D’où la volonté d’Emmanuel Macron de renouveler les échanges avec l’ensemble des acteurs impliqués. Il prévoit ainsi de téléphoner ce week-end à la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, puis de recevoir la chancelière allemande Angela Merkel pour un dîner à l’Élysée dimanche soir. Preuve encore que le sort du commissaire français dépend surtout de l’Allemagne !

Commission européenne : encore une techno pour la candidature française

Commission européenne : encore une techno pour  la candidature française

 

Nouveau paradoxe de Macron avec la proposition de candidature de Sylvie Goulard à la commission européenne. Macron qui ne cesse de  critiquer  une techno ringarde, sorte d’État profond de la France mais pour autant qui ne cesse de s’entourer de technocrates bien classique. C’est le cas pour Sylvie Goulard, une haute fonctionnaire qui s’est servie un peu de la politique pour accélérer sa carrière. Certes, c’est une convaincue sur le plan européen mais elle n’a jamais fait preuve d’originalité dans les deux postes qui sont visées ; à savoir, le commerce l’environnement. Pire, les convictions de Sylvie Goulard sur l’environnement sont aussi molles  que les montres de Dali. En matière de commerce, son expérience se limite à son passage à la Banque de France sorte de placard de luxe pour assurer de supers revenus à d’anciens responsables de l’administration mais qui est à  l’économie ce que McDo est à la gastronomie. On se demande  même pourquoi demeure encore une banque de France avec une monnaie unique. Pourquoi une telle candidature ? Sans doute pour rassurer Macron et la technostructure française. Avec elle,  on est certain qu’il n’y aura  pas d’initiative intempestive. Hors  dans les deux domaines visés, le commerce l’environnement, il aurait fallu quelqu’un au profil de  Borloo ;  c’est-à-dire en capacité d’impulser un nouveau dynamisme européen. Il y a urgence dans la mesure la croissance française comme la croissance européenne risque de friser la récession vers fin  2020. Il convient aussi d’élaborer une stratégie un peu plus cohérente à propos du commerce international et des accords commerciaux. Pour l’environnement, tout reste à faire car en dehors des discours,  les pratiques notamment françaises sont complètement contradictoires.

Il revient désormais à l’ancienne ministre allemande d’accepter ou non les dossiers soumis par les Etats membres puis d’attribuer aux candidats retenus un portefeuille dans l’équipe qui entrera en fonctions le 1er novembre prochain.

La France a livré le nom de sa candidate avec retard, la date limite étant fixée au 26 août. Ex-députée européenne élue sous les couleurs du MoDem et désormais sous-gouverneure de la Banque de France, Sylvie Goulard, 54 ans, a dirigé le ministère des Armées pendant un mois, en 2017, avant de démissionner en raison des soupçons d’emplois fictifs du MoDem au Parlement européen.

“Elle a fait une grande partie de sa carrière dans les institutions européennes. Elle a une expérience dans l’eurosystème. Le travail qu’elle a fait est largement reconnu pour sa qualité. Elle peut incarner le projet européen de la France”, souligne-t-on à l’Elysée. “On est à un moment européen qui est crucial, on a besoin de gens qui ont l’expérience et la vision pour participer à ce rôle moteur”, fait-on valoir. Macon prend aussi un risque de poursuite judiciaire de l’intéressé en France même si la tendance actuelle est clairement pour le pouvoir d’enterrer toutes les affaires politiques ou financières.

La présidence française estime que l’enquête préliminaire dans laquelle elle est citée n’est pas un obstacle. “Pour l’instant, ça n’a débouché sur aucune conséquence concrète, ni en France ni au niveau européen”, explique-t-on.

La porte-parole du gouvernement français, Sibeth Ndiaye, a déclaré par ailleurs que la candidate pourrait s’expliquer sur le sujet devant les parlementaires européens dans le cadre des auditions prévues. “Nul doute qu’elle aura à coeur elle-même de s’expliquer sur ce sujet”, a-t-elle dit lors du compte rendu du conseil des ministres.

Un président de la Commission européenne introuvable

Un président de la Commission européenne introuvable

 

À Bruxelles ce n’est pas forcément la course au meilleur qui est engagé pour remplacer le président de la commission européenne et les autres postes stratégiques. En fait on rechercherait plutôt les candidats les plus neutres voir les plus mièvres opposés par exemple aux candidatures allemandes ou françaises principalement.  En réalité, chaque pays se moque pas mal des compétences des nominés. L’objectif est de défendre ses intérêts. Par exemple, l’Espagne veut passer un accord commercial avec les pays d’Amérique du Sud, par exemple Allemagne veut passer un accord avec les États-Unis pour vendre des automobiles, par exemple encore la France qui veut ménager l’avenir de son agriculture dans les grands accords commerciaux avec l’Amérique du Sud, le Canada et le moment venu les États-Unis. C’est aussi la conception de l’Europe qui est en cause avec toujours la même problématique soit seulement une vaste zone d’échange commercial, soit une zone économique et technologique intégrée pour peser face aux grandes puissances que sont la Chine et les États-Unis notamment. Mais les convictions des uns et des autres sont tellement éloignées, le retour du nationalisme aidant, on voit mal ce dessiner les axes d’une consolidation structurelle de l’Europe. On a vu dernièrement que les propositions formulées par Macron et mollement soutenues  par l’Allemagne  ont en eau de boudin comme d’ailleurs la plupart des propositions de Macron. Des propositions dans beaucoup de cas pertinents mais qui comme en France souffre de la condescendance voire du mépris de Macron à l’égard de tout ceux  qui ne sont pas de son avis. Probablement,  le choix des futurs responsables (président de la commission, président du Parlement, président de la banque centrale, affaire économiques et affaires étrangères) risque d’échoir à des membres de petits pays moins par conviction que pour empêcher les grands pays comme la France ou l’Allemagne de noyauter l’Europe

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