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Pour une vraie défense commerciale européenne face aux géants économiques

Pour une vraie défense commerciale européenne face aux géants économiques (Emmanuel Combe et Antoine Michon)

 

Emmanuel Combe et Antoine Michon de à la Fondation pour l’Innovation Politique (Fondapol) , auteurs une étude en trois volumes sur L’Europe face aux nationalismes économiques américain et chinois.

« Au cours des dix dernières années, la contribution européenne à la valeur ajoutée industrielle mondiale a chuté de 27 % à 19 %, tandis que le nombre d’entreprises européennes parmi les 500 plus importantes du monde passait de 171 à 122. Dans le même temps, de nouveaux géants ont émergé aux Etats-Unis et en Chine dans le numérique, les transports ou l’électronique grand public. Si la nécessité de trouver une explication à ce décrochage européen semble faire consensus, les solutions à apporter font quant à elles l’objet de vifs débats.

À l’occasion de l’affaire Alstom/Siemens en février, tous les regards et critiques se sont tournés vers la politique européenne de contrôle des concentrations : trop stricte, elle empêcherait l’émergence de « champions européens » capables de conquérir les marchés mondiaux. Qu’en est-il réellement ? Rappelons tout d’abord que le maintien d’une forte intensité concurrentielle sur le marché intérieur conditionne souvent la performance à l’exportation. En effet, une entreprise en concurrence sur son propre marché est incitée à être efficace et innovante en permanence. Sa productivité augmente alors au même rythme que sa capacité à se différencier de ses compétiteurs étrangers sur les marchés internationaux. A contrario, autoriser des fusions dans le seul but de créer des géants et en réduisant la concurrence sur le marché domestique risquerait d’entraîner une baisse des investissements en R&D et in fine de la compétitivité. La concurrence interne n’est nullement l’ennemi de la compétitivité externe.

De plus, un examen des données disponibles montre que le contrôle des concentrations en Europe n’est pas aussi sévère qu’on le pense. Tout d’abord, le nombre de fusions-acquisitions notifiées à la Commission européenne n’a cessé de progresser, pour atteindre un rythme de croissance annuelle moyen de +8,5 % ces cinq dernières années. Ces opérations ont permis la formation de géants européens dans de nombreux secteurs, à l’instar de l’énergie avec l’acquisition du britannique British Gas par le néerlandais Royal Dutch Shell, de l’industrie brassicole avec l’acquisition du britannique SABMiller par le belge Anheuser-Busch InBev ou encore des verres optiques avec la fusion entre le français Essilor et l’italien Luxottica.

Ajoutons que l’indulgence supposée des autorités américaines en matière de contrôle des concentrations n’est pas corroborée par les statistiques. Alors que seules trois concentrations ont été interdites par la Commission européenne au cours de la période 2014-2018, les administrations américaines ont tenté d’en faire annuler dans le même temps vingt-deux devant les tribunaux compétents.

Seuils de notification. Le contrôle européen des concentrations est-il pour autant exempt de toute amélioration ? Les exemples récents d’acquisitions dans le secteur numérique n’ayant pas fait l’objet d’un examen à Bruxelles, à l’instar de l’achat d’Instagram par Facebook, invitent à ajuster les seuils de notification. Dans une note publiée récemment par la Fondation pour l’innovation politique, nous proposons d’octroyer un droit d’auto-saisine à la Commission européenne sur la totalité des transactions comme cela se pratique déjà outre-Atlantique, de façon à ce qu’en principe plus aucune ne puisse passer sous son radar. Nous suggérons également de mieux prendre en compte les gains d’efficacité dans les concentrations, en complétant les lignes directrices existantes. Enfin, le principe de la défense commerciale n’a malheureusement jamais fait consensus parmi les Etats membres. Les pays du nord, de tradition libérale, voient d’un mauvais œil ces instruments qu’ils considèrent volontiers comme du protectionnisme déguisé.

Pour autant, ce constat sur la politique de contrôle des concentrations n’enlève rien à l’acuité du problème initial : comment protéger l’industrie européenne de pratiques anticoncurrentielles étrangères déloyales ? Pour répondre à ce défi, l’Union européenne dispose déjà de dispositifs de défense commerciale, parfaitement compatibles avec les règles de l’OMC. Ils permettent de corriger des situations avérées de concurrence déloyale en taxant les importations en provenance d’entreprises étrangères pratiquant du dumping ou bénéficiant de subventions ciblées dans leur pays d’origine.

L’administration européenne en charge des enquêtes sur ces pratiques de concurrence déloyale dispose de trois à quatre fois moins de ressources que son homologue américain. Il faut renforcer significativement les moyens alloués à la défense commerciale

Si ces instruments ont été récemment modernisés, leur utilisation en Europe demeure timorée comparativement aux usages qu’en font certains de nos partenaires commerciaux. Les Etats-Unis, par exemple, se démarquent de l’Union européenne par un recours nettement plus marqué à ces moyens de défense. Contrairement à l’idée reçue, cette plus grande fermeté de l’administration américaine ne date pas de l’élection du président Trump. Avant même son investiture, le nombre de mesures de défense commerciale en vigueur aux Etats-Unis était trois fois plus important qu’en Europe, pour un volume d’importations en provenance du reste du monde à peine supérieur.

Comment expliquer une telle différence ? Tout d’abord, l’administration européenne en charge des enquêtes sur ces pratiques de concurrence déloyale dispose de trois à quatre fois moins de ressources que son homologue américain. Nous proposons donc de renforcer significativement les moyens alloués à la défense commerciale.

Défense commerciale. En outre, le principe de la défense commerciale n’a malheureusement jamais fait consensus parmi les Etats membres. Les pays du nord, de tradition libérale, voient d’un mauvais œil ces instruments qu’ils considèrent volontiers comme du protectionnisme déguisé. Au contraire, les pays du sud, plus interventionnistes, ont parfois tendance à qualifier de « déloyale » toute forme de concurrence étrangère (en particulier venant de pays émergent). Ces divergences idéologiques ont un impact important, dans la mesure où les Etats membres doivent valider toute entrée en vigueur de mesures de défense commerciale par un vote à majorité qualifié au sein du Conseil. Le pouvoir qu’ils ont de s’opposer à l’instauration d’un instrument constitue selon nous une faiblesse institutionnelle importante.

L’exemple du cas de 2013 sur le dumping chinois dans l’industrie photovoltaïque en atteste : en menaçant successivement les principaux Etats membres de l’Union de représailles, Pékin est parvenu à obtenir un accord qui a été jugé nettement plus favorable à ce qui aurait dû prévaloir si les règles habituelles avaient été appliquées. Nous proposons d’accorder à la Commission une totale indépendance en matière de défense commerciale, afin de ne plus prêter le flanc à ce type de stratégie consistant à diviser pour mieux régner.

Enfin, l’Union européenne a « sur-transposé » les règles multilatérales de l’OMC relatives aux instruments de défense commerciale, en y ajoutant des conditions additionnelles à vérifier avant d’instaurer une mesure. Les autorités bruxelloises doivent notamment s’assurer que tout instrument de défense commerciale est dans « l’intérêt de l’Union », c’est-à-dire qu’il ne pénalise pas plus les consommateurs qu’il ne bénéficie aux producteurs européens. Nous proposons de supprimer cette condition pour montrer à nos partenaires commerciaux notre volonté d’appliquer les mêmes règles qu’eux.

Un tel renforcement de la défense commerciale européenne nous semble d’autant plus réaliste qu’il s’inscrirait dans le cadre des règles actuelles de l’OMC. Cela n’empêcherait pas par ailleurs l’Europe de continuer à œuvrer en faveur d’une ambitieuse réforme du système multilatéral, afin que l’OMC puisse redevenir le lieu privilégié de règlement des différends entre partenaires commerciaux. Mais dans l’attente, l’Europe ne doit pas oublier de défendre au mieux ses propres intérêts. »

 

Emmanuel Combe et Antoine Michon de la Fondation pour l’Innovation Politique (Fondapol) auteurs une étude en trois volumes sur L’Europe face aux nationalismes économiques américain et chinois.

 

Taxe « Gafa »: menace de guerre commerciale Macron- Trump

Taxe « Gafa »: menace de guerre commerciale Macron- Trump

 

Tout aussi provocateur l’un que l’autre, Macron et Trump risquent  de s’engager dans une guerre commerciale qui serait nuisible évidemment aux intérêts américains mais bien davantage aux  intérêts français compte t tenu du rapport de force. De manière fort peu diplomatique, les deux présidents n’ont cessé  de s’adresser des insultes qui ne font qu’amplifier les divergences tant sur le plan économique que sur le plan de la défense. Il faut reconnaître aussi que Macron a sans doute tiré le premier en voulant occuper une place de premier politique du monde qui ne peut évidemment revenir à la France compte tenu de son poids économique et politique. Macron a voulu donner des leçons à la terre entière et en particulier au président américain  américains lequel considère Macron un peu comme un président de la république français pourrait considérer un président de conseil départemental. Face à la décision de la France d’appliquer une taxe Gafa, les États-Unis menacent les importations françaises et même européennes. Les Etats-Unis ont  menacé de surtaxer l’équivalent de 2,4 milliards de dollars de produits français, dont le champagne et le fromage, en représailles à la taxe que Paris a imposée aux entreprises du numérique en vertu d’une loi votée en juillet.

“Ces sanctions seraient inacceptables”, a jugé le ministre français de l’Economie et des Finances, contestant le bien-fondé juridique de telles représailles.

“La taxe française n’est pas discriminatoire (…) Elle comprend des entreprises américaines mais aussi des entreprises françaises, des entreprises européennes et des entreprises chinoises”, a poursuivi Bruno Le Maire devant la presse, à Paris.

“En deuxième lieu, nous contestons le principe même de sanctions car ce n’est pas entre alliés la bonne politique, la bonne voie à suivre. Mais les Etats-Unis doivent savoir que s’ils s’engageaient dans un nouveau train de sanctions contre la France, l’Union européenne serait prête à réagir fortement”, a-t-il poursuivi, prônant la mise en oeuvre du projet proposé par l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE).

“Si l’administration américaine dit oui au projet de taxation des activités numériques tel qu’il a été négocié à l’OCDE et qui est sur la table, il n’y a plus aucune difficulté. La France retirera sa taxe internationale comme elle s’y est engagée”, a ajouté Bruno Le Maire, qui doit rencontrer mercredi à Bruxelles le commissaire européen au Commerce Phil Hogan.

A Bruxelles, la Commission européenne a assuré que les Etats membres de l’Union seraient solidaires de la France. “Dans ce cas comme dans tous les questions relatives aux commerce, l’Union européenne agira et réagira d’un bloc et restera unie”, a promis un porte-parole. Le problème c’est que les États-Unis pourraient bien taxer également l’automobile, ce que craint particulièrement l’Allemagne qui réfléchira à deux fois avant d’autoriser un durcissement de la mission européenne vis-à-vis des États-Unis

Guerre commerciale Etats Unis : 7,5 milliards de dollars de droits de douane sur l’aéronautique européenne

Guerre commerciale Etats Unis : 7,5 milliards de dollars de droits de douane sur l’aéronautique européenne

Pour compenser les difficultés de Boeing, Les États-Unis vont  imposer des droits de douane annuels d’une valeur de 7,5 milliards de dollars (6,8 milliards d’euros environ) sur les produits européens dans le cadre du conflit sur d’éventuelles subventions au constructeur aéronautique européen Airbus.

Le pire c’est que les deux constructeurs s’accusent mutuellement à juste titre de bénéficier de soutiens publics. L’organisation mondiale du commerce tape un coup sur Airbus, un coup sur Boeing. Cette décision de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) met quasiment dos à dos Airbus et son concurrent américain Boeing, qui s’accusent mutuellement depuis 15 ans de bénéficier de subventions publiques, chacun ayant bénéficié à un moment ou à un autre d’un soutien partiel de l’OMC. Cette décision de l’OMC n’est sans doute pas sans lien avec les très graves difficultés que traverse Boeing suite à l’affaire de sécurité concernant les 737.

Guerre commerciale : Trump ne changera pas

Guerre commerciale : Trump ne changera pas

 

 

 

Pas question pour Trump de changer de stratégie dans la guerre commerciale qu’il a entamée notamment avec la Chine mais qui devrait aussi concerner l’Europe voir d’autres zones. Pour preuve Le président américain a décidé de répliquer aux sanctions prises par la Chine vendredi.

La guerre commerciale est bel et bien relancée. Vendredi, Pékin av annoncé son intention de relever les droits de douane sur environ 75 milliards de dollars (68 milliards d’euros) de produits américains. Une décision présentée par la Chine comme une « contre-mesure » à celle qu’ont prise les États-Unis début août de taxer pour 300 milliards de dollars de produits chinois, avec une mise en place en deux étapes, le 1er septembre et le 15 décembre. Cette annonce a provoqué une chute de Wall Street et des Bourses européennes.

Sans surprise, la réponse américaine ne s’est pas fait attendre. Donald Trump a annoncé qu’il relevait à son tour le montant des droits de douane américains sur les produits chinois importés aux États-Unis. Dans des tweets, il a indiqué que Washington allait relever à partir du 1er octobre les tarifs douaniers de 25% à 30% sur 250 milliards de dollars de marchandises chinoises. En outre, les 300 milliards de dollars d’importations restantes seront taxées à hauteur de 15% au lieu de 10% à partir du 1er septembre. Pour comprendre la position de trame, y compris en convient de prendre en compte deux éléments d’une part l’état de la balance commerciale américaine. Les États-Unis accusent un déficit de 400 milliards avec la Chine mais aussi 200 milliards avec l’Europe. Parallèlement le président américain et dans une campagne électorale pour préparer l’élection de novembre 2020. Il doit faire plaisir à ses électeurs notamment à toutes ces couches moyennes victime précisément des délocalisations en Chine. Trump  a d’ailleurs indiqué qu’il demandait aux entreprises américaines de quitter la Chine. Dans ce contexte, les  appels  de Macon ou d’autres pour mettre fin à la guerre commerciale paraissent illusoires. La batille se joue entre les gros !

 

Une pause dans la guerre commerciale entre chinois et américains

Une pause dans la guerre commerciale entre chinois et américains

 

Officiellement les milieux d’affaires se réjouissent des déclarations réciproques du chef d’État chinois et du chef d’État américain de reprendre les négociations commerciales. Le signe peut-être que les menaces de taxation unilatérale et soudaine vont peut-être disparaître. Rien n’est sûr dans ce domaine compte tenu notamment du caractère imprévisible de Trump qui un jour insulte un chef d’État et le lendemain le trouve merveilleux. Macron lui-même a fait les frais des changements d’humeur du président américain. Au-delà des conséquences de la personnalité désintéressée, il faut peut-être et surtout prendre en compte les difficultés dans lesquelles se trouve aujourd’hui la Chine avec une activité très ralentie et qui subit de plein fouet les effets de la guerre commerciale entre les deux puissants pays. Côté américain, les dégâts sont moins importants. D’abord parce que ce sont surtout les Chinois qui bénéficient de cet extraordinaire solde positif des exportations. Un freinaux exportations chinoise est plutôt profitable au États-Unis tellement la balance commerciale est déséquilibrée. Reste qu’en retour cela risque de se traduire cependant par une augmentation des produits pour les Américains. Une inflation pas forcément bienvenue au moment où on constate aussi aux États-Unis des signes de ralentissement. Pour résumer , cette guerre commerciale est nuisible aux intérêts des deux puissances et par voie de conséquence au monde entier mais c’est la Chine qui souffre le plus. En outre au-delà de la bataille sur les droits de douane, émerge une guerre encore plus fondamentale sur les technologies avec la ferme intention des États-Unis de s’opposer à la pénétration des technologies de communication 5g chinoise non seulement aux États-Unis mais aussi dans les pays développés. Une sorte de guerre de maîtrise de l’information qui demain permettra d’influencer les manières de penser, d’agir et de consommer.  Selon l’agence officielle chinoise Xinhua, les négociations, qui avaient été brutalement interrompues en mai, vont reprendre et Washington a levé sa menace d’imposer de nouvelles taxes à l’importation, qui auraient frappé la totalité des plus de 500 milliards de dollars de biens chinois achetés chaque année par les Etats-Unis. Une information confirmée par Donald Trump lors d’une conférence de presse. Les deux hommes répètent ainsi le scénario du dernier G20, en Argentine fin 2018. Ils avaient alors suspendu les hostilités pour quelques mois, afin de reprendre les négociations commerciales approfondies… lesquelles avaient cependant tourné court.

Guerre commerciale Etats-Unis-Chine : un accord proche

Guerre commerciale Etats-Unis-Chine : un accord proche

 

 

 

Un accord pourrait être proche d’après Trump qui a annoncé lundi que la trêve commerciale avec la Chine était prolongée.  Donald Trump a déclaré dimanche qu’il allait reporter le relèvement, initialement prévu vendredi, des droits de douane sur les produits chinois importés aux Etats-Unis, en raison des “progrès substantiels” effectués par Washington et Pékin dans leurs négociations commerciales. Aucune nouvelle date n’a été fixée pour la conclusion d’un accord avec la Chine mais Donald Trump a indiqué qu’il prévoyait d’organiser un sommet avec son homologue chinois Xi Jinping dans sa résidence de Mar-a-Lago, en Floride, une rencontre qui pourrait intervenir en mars. Le président américain a ajouté lundi que les Etats-Unis et la Chine étaient “très très proches” d’un accord et que ce dernier pourrait se conclure “très bientôt”. Pékin a réagi dans des termes identiques, l’agence officielle Chine nouvelle faisant état de « progrès significatifs » et énumérant les mêmes domaines

Mondialisation commerciale mais aussi culturelle (Ian Goldin, professeur à Oxford)

Mondialisation commerciale mais aussi culturelle (Ian Goldin, professeur à Oxford)

 

Ian Goldin, professeur à Oxford, souligne l’évolution des esprits sur la mondialisation au Forum de Davos, tout regrettant « le manque d’engagement concret à régler les problèmes ». (Tribune du Monde). Ian Goldin est professeur à Oxford et spécialiste de ces questions. Il redoute que la politique menée par l’administration Trump laisse « se développer les côtés les plus laids de la mondialisation ».

La mondialisation peut-elle être remise en cause par l’administration Trump et ses menaces de guerre commerciale ?

Non car la mondialisation est loin d’être un phénomène purement commercial. Elle repose aussi sur la diffusion des idées à travers la planète, et le développement accéléré de la technologie. Cela dit, les initiatives américaines peuvent faire beaucoup de mal. Aux Etats-Unis eux-mêmes d’abord, mais aussi à la coopération internationale. En « affamant » les institutions internationales, comme Donald Trump semble vouloir le faire, on risque de laisser se développer les côtés les plus laids de la mondialisation, que ce soit les inégalités ou la pollution. Et de vrais progrès, comme le recul de l’illettrisme à travers le monde, pourraient être interrompus.

Paradoxalement, ce repli américain va laisser plus de place à la Chine, que les Etats-Unis prétendent pourtant vouloir contrecarrer. Mais aussi à l’Europe, qui peut avoir là un vrai rôle à jouer. L’Europe semble parfois faible, mais sur certains aspects, elle est la région la plus importante du monde. C’est le cas, par exemple, pour sa politique de développement. Ou encore son système de régulation des données, le RGPD [règlement  général sur la protection des données] qui est le plus sophistiqué de la planète.

Cette question de la régulation des données a beaucoup animé les débats à Davos. Pensez-vous qu’on puisse établir une gouvernance mondiale des données ?

Vraisemblablement pas de sitôt. Et c’est l’un des aspects les plus épineux de la mondialisation qu’il va nous falloir régler. Tout ce processus va se heurter à d’importantes résistances de la part des entreprises et de certains Etats. Cette grande tension qui monte entre les Etats-Unis et la Chine est d’ailleurs largement liée au sujet des données. Plus une entreprise dispose de données, plus elle devient puissante et efficace. De par la nature de leur fonctionnement, la Chine et ses entreprises ont la possibilité de les collecter très rapidement, ce qui leur donne un grand avantage concurrentiel.

Que pensez-vous de tous les appels lancés à Davos en faveur d’une meilleure prise en compte des inégalités ? Se trouve-t-on à un tournant ?

Il semble y avoir une prise de conscience que les pratiques actuelles ne sont pas soutenables. La question est : tout cela va-t-il déboucher réellement sur quelque chose ? Ce qui est encourageant, c’est cette reconnaissance d’une nécessité de changement. Ce qui est dommage, c’est le manque d’engagement concret à régler les problèmes. Qui a-t-on vraiment entendu dire ici : je m’engage dans une stratégie d’investissement zéro carbone, ou encore je vais taxer davantage les plus riches pour plus de redistribution et de meilleurs services publics ? Il faut rendre les gouvernements et les entreprises responsables et comptables de leurs actes. La mondialisation va très vite. Il faut donc agir
plus vite encore pour pouvoir répondre aux défis.

 

 

La pêche commerciale à la baleine : pour un boycott du Japon

La pêche commerciale à la baleine : pour un boycott du Japon

Au Japon, le  retour à un régime autoritaire se confirme chaque jour. On l’a vu par exemple dans le conflit qui oppose Renault et Nissan. Certes le président de Renault et de l’Alliance Carlos ghosne est loin d’être blanc mais les méthodes japonaises sont celles d’un État voyou. La preuve encore avec ses deux décisions unilatérales du Japon de recommencer une chasse à la baleine qu’elle n’avait d’ailleurs jamais stoppée. Ce nationalisme est d’autant plus surprenant que le Japon a surtout fait reposer sa croissance pendant longtemps sur les échanges extérieurs grâce à des règles internationales bienveillantes. Sans parler des j opérations de piratage des technologies de l’Europe en particulier ( le Japon est maintenant largement remplacé par la Chine dans ce domaine). Le seul moyen de faire reculer le Japon serait peut-être de décréter un boycott des produits de ce pays qui se satisfait du bénéfice des échanges internationaux mais qui s’assoit sur les règles quand ça l’arrange.Une volée de critiques. Le Japon a annoncé mercredi 26 décembre son retrait de la Commission baleinière internationale (CBI), dans le but de reprendre la pêche commerciale dès juillet prochain.

Tokyo avait officiellement arrêté cette pratique il y a une trentaine d’années. Mais en réalité, l’archipel n’a jamais complètement cessé de pêcher la baleine : il utilise une faille du moratoire mis en place en 1986, qui autorise la chasse aux cétacés à des fins scientifiques. La chair de cet animal finissait ainsi bien souvent sur les étals des poissonniers. Mais cette fois, le Japon renoue publiquement avec la pêche à des fins commerciales, rejoignant ainsi l’Islande et la Norvège. Une décision qui s’explique par le rejet en septembre par la CBI d’un texte porté par les autorités nipponnes qui préconisaient la coexistence de la préservation et de la chasse commerciale des baleines.

Guerre commerciale : l’inquiétude des marchés

Guerre commerciale : l’inquiétude des marchés

 

Depuis plusieurs jours les marchés dévissent. En cause surtout la menace de taxer la totalité des importations chinoises. Après avoir indiqué que la hausse des droits de douane porterait sur 260 milliards, le président américain a déclaré qu’aucune perspective de négociations avec la Chine n’était en vue. Dans ces conditions il pourrait taxer la totalité des produits importés de Chine, c’est-à-dire sur de l’ordre de 500 milliards. De quoi inquiéter les marchés quand on connaît la complexité des processus de production et de commercialisation. En effet nombre d’éléments constitutifs de la production américaine sont fabriqués en Chine et vient donc viendront donc renchérir ses coups de fabrication. Notons aussi que l’Europe est également menacée par Trump du même relèvement des taxes portant sur les importations. Pire, Trump envisage même de se retirer de l’organisation mondiale du commerce, ce qui aurait pour effet de faire croître les droits de douane sur tous les produits échangés avec les États-Unis.  Apple, première capitalisation boursière mondiale a déclaré que les droits de douane envisagés par le président Donald Trump sur 200 milliards d’importations de produits chinois s’appliqueraient à une série de ses produits. »Apple est un nom phare », souligne Quincy Krosby, stratège en chef chez Prudential Financial. « (C’est) pourquoi nous pourrions voir des prises de bénéfices. »Sur la semaine, le Dow a perdu 0,19%, le S&P-500 a lâché 1,03% et le Nasdaq 2,55%, qui affiche son plus mauvaise performance hebdomadaire depuis mars. Le président américain a relancé les inquiétudes des investisseurs sur le front commercial en se disant prêt à imposer 267 milliards de dollars d’importations chinoises, en plus de celles de 200 milliards, qu’il peut désormais décider à tout moment. Donald Trump a par ailleurs annoncé que les Etats-Unis et le Japon avaient entamé des discussions commerciales, ajoutant « si nous ne concluons pas d’accord, le Japon sait que ce sera un drame ». Plus tôt dans la journée, le conseiller économique de la Maison blanche Larry Kudlow avait déclaré que le locataire de la Maison blanche ne prendrait aucune décision sur ces nouvelles taxes visant 200 milliards de dollars de produits chinois importés avant d’avoir examiné les résultats d’une consultation publique sur le sujet. »Les déclarations de Trump sont l’un de ces facteurs font baisser les marchés », relève Gary Bradshaw, gérant de portefeuille chez Hodges Funds. »Il est possible que (la Chine) dévalue à nouveau sa monnaie, ce qui fait monter le dollar et fait monter la pression sur les entreprises exportatrices américaines », estime un autre expert.

 

Guerre commerciale : la chine taxe sur 16 milliards

guerre commerciale : la chine taxe sur 16 milliards

Réponse du berger à la bergère les chinois pénalisent aussi le commerce américain. Les Etats unis qui ont décidé de taxer 50 milliards d’imports chinois (sur un total de 500 milliards) subiront eux aussi une imposition des exports à destination de la Chine pour un montant de 16 Milliards. Le ministère chinois du Commerce a annoncé mercredi qu’il imposait des droits de douane de 25% sur 16 milliards de dollars (13,8 milliards d’euros) de produits américains en représailles à une mesure similaire prise par les Etats-Unis sur des produits chinois. La mesure prendra effet le 23 août et portera sur une liste de 333 produits américains dont le charbon, le diesel, des produits sidérurgiques ainsi que certaines automobiles, des marques de bicyclettes et des équipements médicaux. Le ministère chinois du Commerce explique que cette décision intervient en réponse à la décision de Washington de taxer à hauteur de 25% une seconde tranche de produits chinois à partir du 23 août. L’administration américaine a annoncé mardi qu’elle finalisait cette seconde tranche de produits chinois soumis à des taxes douanières qui vient s’ajouter à une première tranche portant de 34 milliards de dollars de biens Made in China taxés depuis le 6 juillet. Ces deux tranches représentent au total les 50 milliards de dollars d’importations en provenance de Chine dont Donald Trump avait annoncé le 15 juin qu’elles seraient frappées par des droits de douane de 25%.

Guerre commerciale: des risques sérieux pour 2019

Guerre commerciale ; des risques sérieux pour 2019

La guerre commerciale entamée par le président Américains ne commencera à produire des effets significatifs que vers la fin de l’année et surtout à partir de 2019. Les organismes de prévision vont donc continuer de réviser à la baisse leurs projections. Une baisse déjà constatée avant même la décision d’augmenter les droits de douane mais  qui sera accentué. Parallèlement à ce tassement de la croissance en 2018, se produira une remontée de l’inflation en particulier du pétrole qui viendra amputer le pouvoir d’achat des ménages donc la consommation et l’activité. On comprend donc le raidissement de l’Europe vis-à-vis des intentions américaines non seulement de taxer l’acier et l’aluminium mais d’autres produits comme l’automobile. Du coup lors des du G20 des finances l’union européenne s’est clairement opposée au États-Unis refusant même d’envisager le moindre accord commercial tant que les droits de douane supplémentaire n’auront pas été supprimés. – Le secrétaire américain au Trésor a bien  tenté samedi de mettre l’Europe et le Japon de son côté dans le bras de fer commercial avec la Chine, en leur proposant des accords de libre échange, mais s’est heurté à la ferme résistance de la France, lors d’une réunion des ministres des Finances du G20 à Buenos Aires. “Si l’Europe croit au libre échange, nous sommes prêts à signer un accord en ce sens”, a déclaré Steven Mnuchin, ajoutant qu’un tel accord nécessiterait non seulement l’élimination des droits de douane, mais des barrières non tarifaires et des subventions. “Il faut régler les trois problèmes”, a-t-il insisté.

“Nous refusons de négocier avec un pistolet sur la tempe”, lui a indirectement répondu le ministre français de l’Economie et des Finances, Bruno Le Maire, excluant d’entamer des négociations commerciales avec les Etats-Unis sans une levée des droits de douane sur l’acier et d’aluminium importés de l’Union européenne, du Canada et du Mexique. Cette mesure imposée en juin par Donald Trump lui a valu une riposte commerciale des “28”. Le président américain envisage désormais de taxer les automobiles, ce qui frapperait durement les Etats membres de l’UE et le Japon. Washington a également décidé de taxer 34 milliards d’importations chinoises et Donald Trump s’est dit prêt à porter le total à 500 milliards.

Pas de guerre commerciale (Fed)

Pas de guerre commerciale (Fed)

Le président de la FED fait sans doute de la pédagogie  et tente d’éloigner les démons en affirmant que la guerre commerciale n’aura pas lieu, que l’économie va bien se porter pendant plusieurs années encore aux Etats-Unis. Une déclaration pour rassurer des milieux économiques particulièrement inquiets des mesures de Trump concernant la hausse des droits de douance sur la Chine et l’Europe en particulier mais surtout sur les risques de rétorsions de part et d’autre qui créent un environnement d’incertitudes.  Le président de la Fed a ainsi affirmé qu’il pensait non seulement que l’économie se portait bien, mais qu’une phase de croissance stable s’annonçait, à condition que la Fed mène une politique monétaire adaptée. “Avec une politique monétaire appropriée, le marché du travail restera vigoureux et l’inflation se maintiendra près de 2% pendant plusieurs années”, dit-il dans son texte. Il s’agit des propos les plus clairs à ce jour affirmant que le double objectif de la Fed – emploi et inflation – est à portée de main, plus de dix ans après que les Etats-Unis ont été plongés dans une profonde crise financière. Fed “croit que – pour le moment – la meilleure manière d’aller de l’avant est de continuer à relever progressivement le taux des federal funds”, de manière à suivre le renforcement de l’économie, mais sans relever trop, ni trop vite, les taux pour affaiblir la croissance, a-t-il ajouté. Il n’a pas donné son point de vue sur le rythme auquel il faudrait relever les taux, ni dit s’il pensait, comme certains de ses collègues, que la Fed devrait marquer une pause dans son cycle de hausse des taux à un moment donné de l’an prochain si l’inflation reste maîtrisée. Jérôme Powell a certes reconnu une incertitude entourant la politique commerciale de l’administration Trump qui, selon l’Organisation mondiale du Commerce (OMC), pourrait mettre en péril la reprise économique mondiale. Mais, a-t-il dit, “il est difficile de prévoir le résultat ultime des discussions de politique commerciale en cours”. Globalement, les risques pour l’économie sont “à peu près équilibrés” avec pour évolution la plus probable une poursuite des créations d’emplois, avec une inflation modérée et une croissance soutenue. Répondant par la suite aux questions des sénateurs, il a toutefois admis qu’imposer des droits de douane élevés pendant une longue période serait néfaste pour l’économie américaine. Sur le marché des futures sur taux à court terme, les traders ont continué à parier sur deux nouvelles hausses de taux cette année après le discours confiant du président de la Fed sur la croissance américaine. Ils continuent de tabler sur un relèvement en septembre et sur plus de 50% de chances d’un autre en décembre, à peu près de la même manière qu’avant le discours. De même, les marchés d’actions et de taux sont restés relativement stables après les propos préliminaires de Powell qui, selon les analystes, n’ont apporté que peu de surprises.

Guerre commerciale américaine : taxes sur 200 milliards de dollars de produits chinois supplémentaires

Guerre commerciale américaine : taxes sur 200 milliards de dollars de produits chinois supplémentaires 

Cette fois la guerre commerciale semble bien engagée. Trump a d’abord taxé un peu plus de 30 milliards de dollars de produits chinois. Les chinois ont bien entendu répliqué sur les mêmes volumes. Du coup,  Trump prévoit de taxer la moitié des importations chinoises (autour de 250 milliards sur 500). Donald Trump s’apprête à rendre publique une liste portant sur 200 milliards de dollars (170 milliards d’euros) de produits chinois supplémentaires qui seront assujettis à des droits de douane, rapporte Bloomberg, qui cite deux responsables au fait du dossier. A en croire Bloomberg, cette liste pourrait être publiée dès mardi, et en tout cas vraisemblablement cette semaine. Les Etats-Unis ont commencé à percevoir vendredi 25% de droits de douane sur 34 milliards de dollars (29 milliards d’euros) de marchandises chinoises importées et Donald Trump a averti qu’à terme, plus de 500 milliards de dollars (425 milliards d’euros) de produits chinois, soit la quasi-totalité des importations américaines en provenance de Chine, pourraient être taxées.

Guerre commerciale ou combat de coqs

Guerre commerciale ou combat de coqs

 

Difficile de dire si les Etats Unis vont ou non déclencher la plus grande guerre commerciale. Jusque là en effet les droits de douane annoncés par les Etats Unis sur la Chine portent sur un peu plus de 30 milliards. Mais comme la Chine a répliqué en rehaussant aussi ses taxes sur un même volume d’importation, Trump a aussi annoncé que ce relèvement général des droits de douane pourrait porter sur la totalité des importations en provenance de Chine, soit 500 milliards de dollars.  La question est de savoir ce que souhaite exactement Trump : la déstabilisation totale du commerce mondial et de sa croissance ou un compromis. Lui-même n’en sait sans doute rien comme en témoigne ses positions contradictoire sur nombre de sujets ; La Corée par exemple. Demain peut-être l‘Iran. En attendant  Les Etats-Unis et la Chine se sont mutuellement infligé vendredi des droits de douane de 25% sur 34 milliards de dollars (29 milliards d’euros) d’importations respectives et Pékin accuse Washington de déclencher une guerre commerciale à l’échelle la plus grande qui ait jamais été. Le ministère du Commerce chinois s’est dit forcé de riposter, impliquant que divers produits américains importés tels que les automobiles, le soja et les homards étaient eux aussi assujettis à des droits de douane de 25%. Le ministère a dit par la suite que la Chine avait saisi l’Organisation mondiale du commerce (OMC) sur ce dossier.

Certains républicains ne suivent pas Donald Trump dans son offensive.

“Les droits de douane non seulement affectent nos agriculteurs, nos éleveurs et les constructeur d’avions, mais aussi chaque consommateur américain. Il faut travailler avec nos alliés pour isoler la Chine plutôt qu’aggraver le conflit commercial”, a dit le sénateur Jerry Moran du Kansas, un Etat à forte production agricole. “Nous pouvons probablement dire que la guerre commerciale a officiellement débuté”, a commenté Chen Feixiang, qui enseigne l’économique appliquée à l’université Jiaotong de Shanghaï. “Si elle s’arrête à 34 milliards de dollars, elle n’aura qu’un effet marginal sur les deux économies, mais si elle dégénère jusqu’aux 500 milliards évoqués par Trump, elle va avoir un gros impact sur les deux pays.” Après les premiers 34 milliards de ce vendredi, a déclaré le président américain à bord de son avion Air Force One, “vous avez encore 16 (milliards de dollars) dans deux semaines. Et puis, comme vous le savez, nous avons 200 milliards de dollars en suspens et, après ces 200 milliards de dollars, nous avons 300 milliards de dollars en suspens. OK ? Ainsi, nous avons 50 + 200 + près de 300.” Selon un conseiller de la banque centrale chinoise, cité par l’agence Chine nouvelle, le projet de taxation de 50 milliards de dollars de produits chinois réduira la croissance économique chinoise de 0,2 point. Mais évidemment si les taxes devaient portaient sur la totalité des exportations, la croissance pourraiat être davantage affectée, de l’ordre de 2 à 3%.

Guerre commerciale : les Français redoutent la montée des tensions

Guerre commerciale : les Français redoutent la montée des tensions

Selon le dernier baromètre BVA pour La Tribune sur les questions de l’économie, 60% des interrogés estiment que la situation conflictuelle sur les droits de douane  ne profitera ni aux États-Unis ni à l’Union européenne. Seulement 6% des sondés indiquent que cette situation sera bénéfique des deux côtés de l’Atlantique.  Selon les résultats collectés par l’organisme de sondage, moins de 4 Français sur 10 déclarent que la politique économique européenne sera favorable pour « les entreprises françaises (38%), la situation du pays (33%) et l’emploi (27%). » À l’échelle européenne, les répondants signalent que les orientations économiques de l’UE sont « une bonne chose pour les entreprises européennes (52%), ils ne sont que 41% à juger qu’elles sont une bonne chose pour la situation économique en Europe et 39% pour l’emploi en Europe. » Interrogés sur la mise en place de barrières tarifaires en Europe, les Français semblent très partagés sur ce type de dispositifs. S’ils sont 48% à affirmer que ces mesures protectionnistes peuvent améliorer la compétitivité des entreprises françaises, ils sont seulement 34% à dire que cela pourrait améliorer le pouvoir d’achat.

Méthode : enquête réalisée auprès d’un échantillon de Français interrogés par Internet du 2 au 3 juillet 2018. L’échantillon est composé de 975 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus La représentativité de l’échantillon a été assurée grâce à la méthode des quotas appliqués aux variables suivantes : sexe, âge et CSP du chef de famille.

Croissance menacée par des risques de guerre commerciale (Draghi)

Croissance menacée par des risques de guerre commerciale (Draghi)

 

Pour Draghi, 2017 pourrait bien n’être qu’une parenthèse dans la crise qui a débuté en 2008. Les résultats de 2017 ont souvent dépassé les espérances et du coup les prévisionnistes ont donné libre cours à leur optimisme pour les années suivantes. Mais 2018 pourraiat déjà connaître un coup d’arrêt pour cet optimisme excessif. Le premier semestre a déjà enregistré un tassement notable. Le second devrait être influencé par les prémices d’une guerre commerciales qui ne fait que commencer. Une guerre commerciale aussi imprévisible que lest le président Trump lui-même En fait on pourraiat s’inscrire dans une tendance sous les 2% annuels remettant en cause nombre d’équilibre financiers ou sociaux ;

Balance commerciale : déficit de 48 milliards pour la France, excédent de 250 milliards pour l’Allemagne

Balance commerciale : déficit de 48 milliards pour la France, excédent de 250 milliards pour l’Allemagne

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Encore  cinq milliards d’euros de déficit, contre 4,6 milliards le mois précédent, ont annoncé jeudi les Douanes, qui expliquent cette détérioration par une forte hausse des importations. Sur douze mois, le déficit cumulé de la France a atteint 61 milliards d’euros, contre 48,2 milliards en 2016, année qui avait marqué un coup d’arrêt à l’amélioration du solde commercial tricolore entamée en 2011. Une nouvelle fois,  la France affiche un déficit commercial important de près de 50 milliards à comparer aux 250 milliards d’excédents de l’Allemagne et aux 300 milliards pour la balance des paiements courants.  Avec 245 milliards de dollars, la Chine est reléguée à la deuxième place devant le Japon, selon une étude réalisée par l’institut économique IFO, en attendant les chiffres officiels des banques centrales. A l’inverse, les Etats-Unis accusent le déficit le plus important, avec un déficit courant de 478 milliards de dollars. En 2015, l’excédent de la balance des paiements courants de la Chine s’élevait à 293 milliards de dollars tandis que l’Allemagne affichait 257 milliards de dollars.  Il y a encore un peu plus de 4 ans, Nicole Bricq, alors ministre déléguée au Commerce extérieur comptait ramener le déficit commercial à zéro, hors facture énergétique, d’ici à 2017. Comme bon nombre des objectifs affichés au début du quinquennat de François Hollande, cette ambition semble désormais inatteignable Selon les Douanes, l’aggravation du déficit s’explique par le « fort dynamisme des importations », qui ont progressé de 1,1% en octobre, soit un rythme beaucoup plus élevé que les exportations, qui ont augmenté de 0,4%. Ce phénomène est « en grande partie lié à un approvisionnement exceptionnel en produits pharmaceutiques », précisent les Douanes, qui font également état d’une détérioration de la balance commerciale concernant le matériel militaire, cette fois en raison d’un reflux des ventes, et de l’industrie automobile. Dans ce secteur, les importations sont « reparties de l’avant », en raison notamment d’une hausse des « approvisionnements en véhicules depuis la Turquie, le Maroc et la Corée du Sud », indiquent le communiqué. Le déficit énergétique, de son côté, s’est à nouveau légèrement réduit, en raison d’une baisse des approvisionnements en hydrocarbures naturels. La balance des transactions courantes, dans le même temps, s’est légèrement améliorée, tout en restant déficitaire. Selon la Banque de France, elle a atteint en octobre -2,2 milliards d’euros, contre -3,3 milliards le mois précédent.

 

 

Croissance Chine : balance commerciale en déficit

Croissance Chine : balance commerciale en déficit

 

La balance commerciale a été déficitaire en février. Une situation assez exceptionnelle car même si  exportations et importations chinoises ont baissé, en 2016, l’excédent commercial a atteint à 509,9 milliards de dollars. En 2016, pour la deuxième année consécutive, les exportations ont baissé à 2.100 milliards d’ dollars (-7%), tout comme les importations, à 1.590 milliards de dollars (-5,5). En février, les importations libellées en yuans ont bondi de 44,7% sur un an, tandis que les exportations n’ont progressé que de 4,2%, faisant ressortir un déficit commercial de 60,63 milliards de yuans (8,79 milliards de dollars), montrent les chiffres des Douanes.   Les données du commerce extérieur libellées en dollars, sur lesquelles la plupart des économistes et des investisseurs basent leurs analyses, n’ont pas encore été publiées par les Douanes.  La forte croissance des importations, même si elle a eu tendance à fléchir depuis janvier, laisse penser aux économistes que l’économie chinoise a accéléré en ce début d’année mais que l’économie mondiale a tendance à se tasser.

Retour de bâton de la politique commerciale de Trump

 

Retour de bâton de la politique commerciale de Trump

 

 

L’attitude commerciale de Trump beaucoup plus agressive vis-à-vis de la Chine pourrait bien se révéler contre-productive pour la croissance américaine. Les principaux conseillers de Trump proposent en effet de freiner les importations tout en favorisant les exportations. Cette politique protectionniste entraînera nécessairement des représailles de la part de la Chine notamment entraînant un renchérissement de la production, une inflation et une baisse de production dans certains secteurs  Selon les économistes de Deutsche Bank, si cette politique était mise en oeuvre, l’inflation pourrait s’envoler bien au-dessus de l’objectif de 2% de la Réserve fédérale américaine et entraîner une hausse de 15% du dollar. D’après les calculs des analystes, toutes choses égales par ailleurs, une hausse de 5% du dollar se traduit par une révision à la baisse de 3% des bénéfices pour les sociétés du S&P-500 et une réduction d’un demi-point de la croissance du PIB. L’indice du dollar par rapport à un panier de devises a déjà gagné plus de 5% depuis l’élection de Trump. Une politique protectionniste ne provoquerait sans doute pas un ralentissement économique global très significatif mais elle pourrait déboucher sur une récession localisée dans le secteur manufacturier et des gains plus faibles au niveau des emplois dans l’industrie, selon Brian Jacobsen de Wells Fargo Funds Management. Il estime que la « taxe frontalière » pourrait déclencher des représailles et créer un climat d’incertitude sur le marché. « Même si les législateurs ont des intentions nobles, certains pays pourraient utiliser cela comme prétexte pour soutenir ou subventionner leurs propres industries », dit-il.

Chine-Europe : la guerre commerciale va continuer

Chine-Europe : la guerre commerciale va continuer

La Chine a encore « de nombreuses cartes en main » si sa querelle commerciale avec l’Union européenne n’est pas résolue de manière bilatérale, prévient jeudi le Quotidien du peuple, au lendemain de l’annonce par Pékin de l’ouverture d’une enquête sur les importations de vin européen. Le ministère chinois du Commerce a annoncé mercredi l’ouverture de cette enquête, qui constitue une réplique à la décision de la Commission européenne d’imposer à partir de jeudi une hausse des droits de douanes aux panneaux solaires importés de Chine. « Nous sommes prêts à négocier, (mais) nous avons toujours de nombreuses cartes en main », affirme le Quotidien du peuple, l’organe officiel du Parti communiste chinois (PCC). « La Chine ne veut pas de guerre commerciale, mais le protectionnisme entraîne forcément une contre-attaque. » Le journal reproche en outre aux Européens de conserver une « attitude hautaine » sans se rendre compte de l’affaiblissement de leur influence au niveau mondial. Le dossier des panneaux solaires chinois est le plus important conflit commercial jamais engagé par Bruxelles et constitue un test de la capacité des pays de l’UE à se rassembler sur des sujets touchant au commerce international, malgré les menaces de représailles des pays visés. Faisant écho à l’éditorial du Quotidien du peuple, le vice-Premier ministre chinois Zhang Gaoli a réaffirmé jeudi que son pays était résolu à accélérer les réformes économiques, à transformer plus rapidement les fondements de son économie pour l’asseoir davantage sur la consommation des ménages, et à augmenter les exportations. La deuxième économie de la planète envisage d’importer l’équivalent de 10.000 milliards de dollars (7.600 milliards d’euros) de biens au cours des cinq prochaines années et d’investir 500 milliards de dollars (381 milliards d’euros) à l’étranger, a précisé le responsable chinois lors d’un forum Fortune 500 organisé à Chengdu. « Nous allons accélérer le changement du modèle de développement et améliorer et optimiser vigoureusement la structure de l’économie », a déclaré Zhang Gaoli.

 

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