Archive pour le Tag 'commercial'

Un «autre Tiananmen» à Hong Kong nuirait à un accord commercial (Trump)

Un «autre Tiananmen» à Hong Kong nuirait à un accord commercial (Trump)

 

 

 

Il est toujours difficile de croire dans la parole du président américain qui change chaque jour. Sa dialectique habituelle consiste à dire une chose un jour, le contraire le lendemain avec toujours la préoccupation de toucher tous les électeurs. Cette fois Trump intervient sur le plan démocratique. Il menace  la Chine de conséquences néfastes vis-à-vis de l’accord commercial pour le cas où  interviendrait à Hong Kong un autre Tiananmen. Même s’il faut prendre cet avertissement avec prudence, il s’agit d’une parole forte. En effet les protestations d’autres pays qui se fondent sur les valeurs n’ont que peu de poids vis-à-vis du gouvernement chinois qui considère la dictature communiste comme le meilleur régime. Pour preuve on a encore renforcé l’étau du régime en ne limitant plus la durée du mandat du président xi. En lançant aussi des opérations de resinisation de la Chine ( changement des noms de rues et menaces sur religion chrétienne et musulmane). Pour être entendu des Chinois, seules les menaces sur le commerce peuvent être efficaces dans une période où la Chine enregistre un très fort tassement de sa croissance qui menace tous les équilibres financiers et  sociaux.

 

Le président américain Donald Trump a donc  lancé un avertissement à la Chine dimanche, assurant qu’une répression des manifestations de Hong Kong similaire à l’écrasement de la révolte de la Place Tiananmen nuirait aux discussions sur un accord commercial sino-américain.  «Je pense qu’il serait très difficile de conclure un accord s’ils exercent de la violence, (…) si c’est une autre Place Tiananmen», a déclaré le président américain à des journalistes dans le New Jersey (nord-est) alors que des centaines de milliers de manifestants pro-démocratie ont à nouveau défilé dimanche à Hong Kong.

 

Accord commercial avec la Chine : pas pour demain (Trump)

Accord commercial avec la Chine : pas pour demain (Trump)

 

Il y a sans doute plusieurs raisons au fait que le président américain considère désormais qu’un accord commercial avec la Chine n’est pas pour demain. D’abord il y a cette dégradation de l’activité économique internationale qui commence aussi à toucher les États-Unis même si en 2019 les Américains s’en tirent beaucoup mieux que d’autres. Il y a aussi et peut-être surtout le contexte d’une période électorale où pour l’instant les chiffres démontrent que la réélection de l’actuel président n’est pas assurée. Ce dernier doit donc jouer encore plus que d’habitude la carte du populisme et du nationalisme. L’autre facteur explicatif, c’est la situation interne en Chine ou là  la croissance a été pratiquement divisée par deux et où la baisse du commerce international n’est pas compensée par une demande intérieure aussi atone en raison des problèmes d’endettement ; enfin ; il n’y a pas que des éléments économiques à prendre en compte mais aussi des aspects technologiques et politiques. Il est clair que dans ces deux domaines la Chine veut étendre son emprise partout, ce que refuse évidemment Trump très attaché au leadership américain. S’exprimant devant la presse à la Maison blanche, le président américain a aussi exprimé des doutes sur la tenue de la nouvelle session de pourparlers avec la Chine prévue début septembre.

“Nous nous en sortons très bien avec la Chine. Nous parlons avec la Chine. Nous ne sommes pas prêts à faire un accord, mais nous verrons ce qui se passe”, a dit le président américain.

“La Chine veut faire quelque chose, mais je ne suis pas prêt à faire quoi que ce soit pour l’instant” après “vingt-cinq ans d’abus” de la part de Pékin, a-t-il ajouté.

Donald Trump a aussi répété ses accusations contre Pékin sur le sujet sensible des changes, expliquant que le fait que la Chine ait été capable d’endiguer la baisse du yuan face au dollar ces derniers jours était la preuve qu’elle manipulait sa monnaie.

Lundi, Washington a formellement accusé la Chine de manipuler le yuan, qui était tombé quelques heures plus tôt sous le seuil de sept pour un dollar pour la première depuis 2008.

Concernant Huawei, Donald Trump a déclaré que les transactions entre l’équipementier chinois et les Etats-Unis resteraient suspendues pour le moment, avant d’ajouter que la situation pourrait changer en cas d’accord.

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Le département du Commerce a par la suite précisé qu’il poursuivait l’examen des demandes soumises par des entreprises américaines pour pouvoir acheter des équipements de Huawei.

Les propos de Donald Trump ont fait baisser Wall Street mais les grands indices boursiers américains ont par la suite effacé une bonne partie de leurs pertes. En clôture, le Dow Jones cédait 0,34% contre -1,06% au plus bas du jour et le Nasdaq Composite abandonnait 1%, après avoir perdu jusqu’à 1,6%.

 

Les Etats-Unis ont interdit le 16 mai au groupe télécoms chinois d’acheter des produits comportant au moins 25% de composants issus d’une technologie ou de matériaux américains. Washington estime que Pékin pourrait se servir de Huawei à des fins d’espionnage, des accusations que la Chine rejette.

“Nous n’allons pas faire d’affaires avec Huawei”, a dit Donald Trump. “J’ai vraiment pris la décision que c’était plus simple de ne pas faire d’affaires avec Huawei.”

Fin juin, après une rencontre avec son homologue chinois, Xi Jinping, en marge du sommet du G20 au Japon, le président américain avait annoncé que Washington allait assouplir certaines des restrictions imposées à Huawei en échange d’une augmentation des achats chinois de produits agricoles américains.

Mais ces nouveaux achats ne sont pas concrétisés et les dernières discussions entre les deux pays n’ont pas permis de progresser sur les dossiers jugés sensibles par les Etats-Unis comme la propriété intellectuelle, les transfert de technologie ou les politiques d’aides publiques.

La semaine dernière, Donald Trump a pris acte de ce blocage en annonçant son intention d’imposer en septembre des droits de douane de 10% aux quelque 300 milliards de dollars (268 milliards d’euros) de produits chinois importés sur le marché américain qui ne sont pas encore taxés.

La Chine a répliqué cette semaine en suspendant officiellement ses achats de produits agricoles américains.

Croissance : Le déficit commercial : plus de à 5,2 milliards en juin

Croissance : Le déficit commercial : plus de  à 5,2 milliards en juin

 

 

De mauvaises nouvelles en même temps pour la croissance : d’une part une augmentation du déficit commercial en juin,  une baisse de la production industrielle d’autre part. Du coup les instituts révisent encore leurs prévisions. Officiellement le PIB en France devrait  atteindre d’après ses instituts de 1,3%. La réalité, c’est que la croissance française aura bien du mal à réaliser une progression de 1,2 % du PIB en 2019.  Comme d’habitude la France est toujours sur une tendance de 50 à 60 milliards de déficit commercial sur un an. Cette balance des échanges commerciaux constitue évidemment le véritable indicateur de la compétitivité française. À l’inverse l’Allemagne profite en général d’un excédent de 200 à 250 milliards. Un excédent toutefois qui devrait être notoirement en baisse en 2019 en raison du ralentissement des échanges internationaux.  En France, Les exportations se sont repliées, le déficit commercial progressant de 1,9 milliard d’euros par rapport à mai dernier. Su l’ensemble, du premier semestre, les chiffres sont meilleurs que l’année dernière sur la même période.

Le déficit commercial a progressé de 1,9 milliard d’euros par rapport au mois de mai pour s’établir à 5,2 milliards, pénalisé par des exportations qui se sont «fortement» repliées (-4,9%) par rapport au mois précédent, ont précisé les Douanes dans un communiqué.

Sur l’ensemble du premier semestre 2019, le déficit cumulé de la balance commerciale française – en données corrigées de variations saisonnières et des jours ouvrés – atteint 26,9 milliards contre 32,1 milliards un an plus tôt.

En juin, les exportations se sont fortement repliées avec un recul marqué «relativement généralisé» sur l’ensemble des secteurs. Elles s’inscrivent en baisse de 4,9% (–2,2 milliards d’euros), à 41,9 milliards d’euros, alors qu’elles avaient bondi de 4,3% en mai.

Les importations ont parallèlement légèrement diminué pour atteindre un montant de 47,1 milliards, soit une baisse de 0,6% par rapport à mai. Le déficit des seuls produits manufacturés s’est nettement dégradé, s’établissant à 4,26 milliards d’euros en juin, contre 2,91 milliards le mois précédent.

Les livraisons d’Airbus ont représenté 3,1 milliards d’euros (37 appareils) contre 3,3 milliards (37 appareils également) un mois plus tôt.

 

Le déficit commercial : plus de à 5,2 milliards en juin

Le déficit commercial : plus de  à 5,2 milliards en juin

 

 

Comme d’habitude la France est toujours sur une tendance de 50 à 60 milliards de déficit commercial sur un an. Cette balance des échanges commerciaux constitue évidemment le véritable indicateur de la compétitivité française. À l’inverse l’Allemagne profite en général d’un excédent de 200 à 250 milliards. Un excédent toutefois qui devrait être notoirement en baisse en 2019 en raison du ralentissement des échanges internationaux.  En France, Les exportations se sont repliées, le déficit commercial progressant de 1,9 milliard d’euros par rapport à mai dernier. Su l’ensemble, du premier semestre, les chiffres sont meilleurs que l’année dernière sur la même période.

Le déficit commercial a progressé de 1,9 milliard d’euros par rapport au mois de mai pour s’établir à 5,2 milliards, pénalisé par des exportations qui se sont «fortement» repliées (-4,9%) par rapport au mois précédent, ont précisé les Douanes dans un communiqué.

Sur l’ensemble du premier semestre 2019, le déficit cumulé de la balance commerciale française – en données corrigées de variations saisonnières et des jours ouvrés – atteint 26,9 milliards contre 32,1 milliards un an plus tôt.

En juin, les exportations se sont fortement repliées avec un recul marqué «relativement généralisé» sur l’ensemble des secteurs. Elles s’inscrivent en baisse de 4,9% (–2,2 milliards d’euros), à 41,9 milliards d’euros, alors qu’elles avaient bondi de 4,3% en mai.

Les importations ont parallèlement légèrement diminué pour atteindre un montant de 47,1 milliards, soit une baisse de 0,6% par rapport à mai. Le déficit des seuls produits manufacturés s’est nettement dégradé, s’établissant à 4,26 milliards d’euros en juin, contre 2,91 milliards le mois précédent.

Les livraisons d’Airbus ont représenté 3,1 milliards d’euros (37 appareils) contre 3,3 milliards (37 appareils également) un mois plus tôt.

 

Conflit commercial Chine-USA : risques de chaos mondial ?

Conflit commercial  Chine-USA : risques de chaos mondial ?

Des médias s’interrogent ce matin sur les risques pouvant découler de l’amplification du conflit commercial entre les États-Unis et la Chine. Les dernières évolutions ont vu les États-Unis décider de taxer 300 milliards supplémentaires d’importations chinoises. La réplique de la Chine a consisté à interdire l’importation de produits agricoles américains ; en outre, la banque centrale chinoise est accusée  par les États-Unis de manipuler sa monnaie pour la rendre plus compétitive. On peut penser que d’autres mesures de rétorsion seront prises par les deux parties. En tout cas, la perspective d’un accord d’ici la fin de l’année semble s’éloigner. Il est clair que ce conflit aura des conséquences sur l’ensemble de l’économie d’abord compte tenu du poids économique respectif de la Chine et des États-Unis, ensuite compte tenu du rôle que joue le dollar comme monnaie internationale enfin en raison de l’inflation qui risque de pénétrer d’abord en Chine puis de contaminer l’ensemble du monde. Ce qui est engagé entre les États-Unis et la Chine est une guerre commerciale, une guerre monétaire et une guerre technologique. Un conflit qui a déjà des conséquences notamment en pesant sur les échanges internationaux. En Europe,  l’industrie allemande est par exemple très touchée par le ralentissement de la croissance en Chine et craint un renchérissement des exportations d’automobiles aux États-Unis avec le risque de taxation supplémentaire évoquée à de nombreuses reprises le président américain.  la guerre monétaire, elle, est commencée depuis longtemps depuis que les banques centrales se sont engagées dans des politiques accommodantes pour remédier à la crise de  2007. Le fait de baisser sans cesse les taux d’intérêt et les rachats d’actifs constituent une manière de faire tourner la planche à billets et de dévaluer la monnaie dont la valeur ne représente plus alors la richesse d’un pays ou d’une zone monétaire. Cette stratégie dite accommodante et pratiquée par toutes les banques centrales. Elle ne pourra aboutir un jour qu’à un réajustement brutal des valeurs des monnaies voir à une crise du système financier international. La troisième conséquence est d’ordre technologique. Les Américains veulent  bloquer la progression technologique de la Chine qui pourrait mettre en dépendance nombre de secteurs. Voir à cet égard le conflit concernant la technologie 5G. Le problème,  c’est que c’est différent aspects  de la crise se déroulent sur un fond de ralentissement économique très dangereux. Les marges de manœuvre des Etats et des banques centrales se réduisent d’autant plus pour soutenir l’activité. Dans un climat très mouvant, les incertitudes s’accumulent ; les entreprises et les ménages choisissent plutôt l’attentisme. D’une certaine façon, la crise nourrit la crise. La première conséquence sera un nouvel affaiblissement de la croissance à la fin de l’année et en 2020. Dans nombre de pays on frôlera la récession.

Brexit: Boris Johnson ne manque pas d’air et veut un vaste accord commercial avec l’UE

Brexit: Boris Johnson ne manque pas d’air et veut  un vaste accord commercial avec l’UE

 

La force de Boris Johnson, mais aussi sa faiblesse, c’est d’être capable de dire tout et le contraire en 24 heures. Ainsi hier il affirmait que le Brexit dur c’est-à-dire sans accord commercial était incontournable. Aujourd’hui il indique qu’il est prêt à négocier un accord commercial avec l’union européenne. Le problème c’est que l’union européenne refuse de négocier à nouveau et considère que l’accord de transition passé avec Teresa May  n’est pas négociable. En fait il est difficile de connaître quelles perspectives exactes se donne Boris Johnson. Veut-il réellement un Brexit  dur sans concession voire même sans remboursement des sommes dues à l’union européenne. Au contraire veut-il faire semblant de renégocier l’accord de transition en se contentant d’une modification des termes de l’avant-propos qui accompagne l’accord. Boris Johnson utilise la stratégie de Trump en soumettant la sémantique à l’hystérie davantage pour satisfaire ses électeurs que pour atteindre un objet précis. La difficulté que rencontre Boris Johnson ne se trouve pas seulement avec l’union européenne mais aussi avec son parlement interne qui d’une certaine façon a voté  des dispositions pour cadenasser les espaces de liberté du Premier ministre britannique. «Ce que nous voulons faire, c’est établir un nouveau partenariat pour tout ce qui est important pour nous, collaborer sur la défense, la sécurité, le renseignement, la culture, la science, tout ce à quoi pour pouvez vous attendre», a ajouté Boris Johnson.

«Au cœur de tout cela, (il faut) un nouvel accord de libre-échange qui nous permette de reprendre le contrôle de nos droits de douane et de nos règlements, et d’agir différemment là où nous voulons le faire.» L’Union européenne a exclu de renégocier l’accord de Brexit conclu avec le gouvernement de Theresa May. De toute façon, assure Boris Johnson, le Royaume-Uni quittera l’UE le 31 octobre, avec ou sans accord.

Le Premier ministre britannique a par ailleurs exclu tout nouveau référendum sur l’indépendance de l’Ecosse, après celui de 2014 qui s’est conclu par une victoire du «non».

 

L’UE et le Vietnam signent un accord commercial avec une dictature !

L’UE et le Vietnam signent un accord commercial avec une dictature !

On vérifie chaque jour le fait que l’Europe se réduit essentiellement à un marché, c’est-à-dire à un espace d’échange commercial comme d’ailleurs le souhaiter les Britanniques les plus généralement les anglo-saxons. On sait que l’Europe fait les yeux doux à la Chine, certains pays passant même directement des accords commerciaux. Pour l’essentiel il s’agit de favoriser le business et de s’asseoir un peu surtout le reste (y compris d’ailleurs la réciprocité en matière d’échange commerciaux). De sorte que les conditions d’échange sont beaucoup plus favorables à la Chine qu’à l’Europe. Les questions de démocratie ou de droit de l’homme sont à peu près ignorées. Cela même un moment où le champ des libertés démocratiques ne cesse de ce réduire en Chine. Dès lors, on peut s’étonner que l’Europe décide de passer un accord commercial permettant de supprimer la quasi-totalité des droits de douane avec la dictature du Vietnam. D’une part l’enjeu commercial ne méritait pas une telle compromission sans parler des atteintes aux libertés fondamentales d’un des régimes les plus durs au monde.   »C’est incroyable que l’Union européenne décide de se lancer dans les conditions actuelles dans un partenariat économique complet avec Hanoï », a critiqué Phil Robertson, de l’ONG Human Rights Watch. « Je ne pense pas que cet accord commercial puise résoudre ces problèmes, mais cela ouvre un canal de discussions franches », a réagi la commissaire européenne au Commerce Cecilia Malmström, interrogée par l’AFP après la signature.

Cet accord, dont les négociations ont été conclues en décembre 2015, a été approuvé par l’ensemble des Etats membres, mais il devra encore être voté par le nouveau Parlement européen pour entrer en vigueur.

L’Union européenne vise à consolider sa place au Vietnam, marché de plus de 95 millions de consommateurs, dont elle est l’un des principaux partenaires commerciaux. Les deux parties échangent chaque année pour environ 50 milliards d’euros de biens et 4 milliards dans les services, largement au désavantage des Européens.

Traité commercial Mercosur: dans la seringue

Traité commercial Mercosur:  dans la seringue

 

 

De façon plus discrète que les Chinois et les Américains, l’union économique a profité du G20 pour conforter le processus de l’accord commercial Mercosur avec (Brésil, Argentine, Uruguay et Paraguay) ; la négociation est discrète car si les instances de l’union européenne sont très favorables à cet accord commercial,  il en va différemment dans chaque pays. Normalement cet accord devrait recevoir l’approbation de chaque pays. Mais pour contourner l’obstacle d’une procédure aussi complexe et difficile on pourrait faire comme avec l’accord sur le Canada. C’est-à-dire appliquer le plus rapidement possible Mercosur tout en menant parallèlement ce travail d’approbation des Etats qui demandera des années. Macron est très favorable à ce traité mais affiche ses réserves ; il indique qu’il faudra des mesures particulières de protection de l’agriculture française et européenne. Des dispositions de pure forme seront sans doute prises mais on voit mal comment l’union européenne pourrait vérifier les conditions de production de certains produits agricoles qui contiennent par exemple des OGM ou sont encore bourrés d’engrais et de pesticides.  L’accord a aussi été attaqué récemment dans une lettre ouverte par 340 ONG européennes et sud-américaines, dont Greenpeace ou Friends of the Earth, sur deux autres fronts: l’environnement et les droits de l’Homme. Ces organisations condamnent « la détérioration des droits humains et de la situation écologique au Brésil » depuis l’investiture en janvier du président d’extrême droite, Jair Bolsonaro. Le compromis négocié par la Commission doit maintenant être approuvé par les 28 États membres. Si tel est le cas, le texte devra ensuite être validé par le Parlement européen.

 

 

 

Un accord commercial entre l’UE et les États-Unis sauf sur l’agriculture ?

Un accord commercial entre l’UE et les États-Unis sauf sur l’agriculture

 

Emmanuel Macron  veut sans doute éviter d’ouvrir un nouveau front social dans le champ de l’agriculture avant les européennes. Du coup il a déclaré lors du sommet européen que le projet d’ancien accord TTIP était obsolète et qu’il convenait de repartir sur de nouvelles bases mais en excluant l’agriculture. Un message à usage interne pour des agriculteurs déjà en crise et qui ne voient pas encore les résultats de la loi alimentation sauf peut-être sur le lait. Un message aussi à vocation européenne pour peser sur les positions allemandes qui elle s’accommoderait bien d’un accord déséquilibré sur l’agriculture afin de ne pas pénaliser ses exportations  d’automobiles aux États-Unis. Des exportations menacées de taxation par le président américain. « Si nous ne trouvons pas un accord (commercial avec l’UE), nous imposerons des tarifs douaniers » sur les voitures, avait-il dit fin février. Or Berlin veut à tout prix échapper à des taxes sur les automobiles, un secteur vital pour son économie. Mais Paris freine l’ouverture de négociations de crainte de réveiller les opposants au libre-échange en pleine crise des « gilets jaunes » et à quelques semaines des élections européennes.

« Si nous devions avancer (…) nous ne pourrions le faire qu’en ayant des garanties: la première en terme d’environnement », a insisté Emmanuel Macron. « Je ne suis pas favorable à ce qu’on ait des nouveaux accords commerciaux, quelle qu’en soit la forme, avec qui que ce soit si on le fait avec des partenaires qui n’ont pas les mêmes exigences climatiques que nous », a-t-il poursuivi, les États-Unis ayant quitté l’Accord de Paris sur le climat.   »La deuxième chose, c’est la réciprocité en terme d’ouverture des marchés publics », a-t-il également souligné.

Nouveau déficit commercial dramatique en 2018

Nouveau déficit commercial dramatique en 2018

 

En moyenne, la France enregistre un déficit commercial de l’ordre d’une cinquantaine de milliards tandis que l’Allemagne, elle, connaît un profit de l’ordre de 200 milliards. Un indicateur qui montre la dramatique différence de compétitivité et de qualité de l’économie française. En 2018 la situation s’est encore dégradée puisque le déficit commercial s’est creusé à 59 milliards. L’augmentation du déficit est imputable à la hausse du pétrole mais pas seulement. Pour preuve, on ne s’attend pas en 2019 à une amélioration significative, bien au contraire puisque la contribution du commerce extérieur à la croissance pourrait être dégradée (contribution de -0,3 point en acquis à mi-année). En 2018, les exportations françaises ont légèrement freiné (3,8% contre 4,5% en 2017), pour les importations, la situation est plus contrastée avec une hausse pour les produits énergétiques, l’automobile, les machines et la métallurgie, mais aussi une diminution pour l’aéronautique.  Par ailleurs, Le commerce international a sérieusement marqué le pas à la fin de l’année 2018. Selon un bulletin de la Banque centrale européenne (BCE) publié ce jeudi 7 février, les différentes enquêtes de conjoncture signalent une inflexion des importations mondiales de marchandises tandis que les directeurs d’achat à l’échelle de la planète ont déclaré une dégradation des nouvelles commandes à l’exportation pendant quatre mois consécutifs.

Allemagne: l’excédent commercial a progressé

Allemagne: l’excédent commercial a progressé

 L’Allemagne toujours sur une tendance de l’ordre de 250 milliards d’excédents en 2018 pour 60 milliards de déficit pour la France. L’Allemagne a  encore enregistré en août un excédent commercial de 18,3 milliards d’euros, en hausse par rapport à juillet, selon des données provisoires publiées vendredi par Destatis dans un contexte de tensions commerciales persistantes. Les exportations ont légèrement diminué de 0,1% sur un mois, mais moins que les importations, en recul de 2,7% sur la même période, d’après des chiffres de l’office fédéral des statistiques, corrigés des variations saisonnières.

Accord commercial Canada États-Unis

Accord commercial Canada États-Unis

On se souvient que les États-Unis avaient passé un accord un peu surprise avec le Mexique et que le Canada était menacé d’être exclu. Après des propos assez virulents entre les responsables des deux pays, on est parvenu à un accord sur l’Alena. C’est évidemment une bonne nouvelle pour les zones économiques intéressées même si on peut toujours contester certaines concessions relatives en particulier aux règles de l’environnement et de la santé. La question est de savoir si cette avancée sera de nature ou pas à créer les conditions d’un nouveau traité entre les États-Unis et l’Europe. En fait,  tout dépendra des orientations que prendra le président américain vis-à-vis des droits de douane sur les importations en provenance de l’Europe. Cette taxe éventuelle devait porter un coup significatif aux exportations allemandes il est alors probable qu’on serait tenté outre-Rhin de négocier un traité commercial. La France, elle, est toujours réticente vis-à-vis d’un tel projet car elle craint que  ne soit sacrifiée l’agriculture. Attendant Le Canada et les Etats-Unis sont parvenus à un accord sur la réforme du traité commercial Aléna qui lie ces deux pays et le Mexique depuis 1994, Dans ce nouvel Aléna, les États-Unis et le Canada se sont entendus sur les termes d’une version modernisée de l’accord qui assouplira l’accès au marché laitier canadien pour les producteurs américains mais maintiendra « intact » le système d’arbitrage des litiges commerciaux, a annoncé une source canadienne.. Washington et Ottawa se sont également mis d’accord pour que le nouveau traité commercial, qui doit également lier le Mexique, crée un chapitre sur l’environnement, une première depuis la création de l’Aléna en 1994, et garde l’exception culturelle canadienne, a indiqué un haut responsable canadien. Une déclaration officielle conjointe devait être publiée sous peu.

 

Déficit commercial : la tare française

 

 

Le commerce extérieur constitue le véritable baromètre de la qualité et de la compétitivité française. Un baromètre qui montre l’ampleur de la maladie. Une maladie qui depuis des années se traduit par un déficit de l’ordre de 50 à 60 milliards tandis que les Allemands dégagent à peu près 250 milliards d’excédents et 300 milliards pour la balance des paiements courants. Et les derniers chiffres tout aussi alarmants. Sur l’ensemble du premier semestre, le déficit cumulé de la balance commerciale a atteint 33,47 milliards d’euros, après 29,6 milliards au semestre précédent, selon les données publiées par les Douanes. Autant dire que le déficit annuel ne devrait pas franchement être meilleur que celui de 2017, où il avait atteint 62,3 milliards. Rien de réjouissant… surtout si l’on se compare à l’Allemagne, qui a dégagé un excédent commercial de plus 121 milliards d’euros depuis le début de l’année. Pour justifier cette dérive, le  gouvernement impute le déséquilibre en cours à la hausse du pétrole. Une hausse réelle mais qui affecte la plupart des économies. Les causes sont connues. En premier le poids de la fiscalité qui tue la compétitivité sans parler des réglementations de tous ordres qui freinent l’investissement et l’initiative. En second, le fait que depuis plusieurs dizaines d’années la France a abandonné progressivement son industrie en pensant que seul le marché parviendrait à réguler ce secteur. On a abandonné tout concept de plan de développement dans chaque secteur industriel. Le mot plan était et reste tabou depuis la découverte par les technocrates de l’État des merveilles du libéralisme sauvage. En fait la France manque de tout de compétitivité, d’innovation et de structuration des réseaux. Pourtant, la situation pourrait être pire s’il n’y avait pas chaque mois le résultat des exportations d’Airbus qui viennent diminuer fortement le déficit commercial global. Or Airbus existe à égalité à peu près maintenant avec Boeing c’est précisément à la suite d’un plan de l’État élargi ensuite à plusieurs pays d’Europe. Nos  produits sont moins compétitifs que ceux provenant des pays européens à plus faible coût de main-d’œuvre, comme l’Espagne notamment. Mais ils sont également moins haut de gamme que ceux fabriqués en Allemagne.Et c’est sans compter la faiblesse de la machine exportatrice française: elles n’étaient que 124.000 entreprises l’an dernier à avoir franchi les frontières contre 300.000 pour l’Allemagne. Ce sont essentiellement les grandes entreprises - et surtout dans quelques secteurs historiquement bien positionnés sur les marchés internationaux, comme le luxe ou l’aéronautique - qui parviennent à tirer leur épingle du jeu.Au total, la France perd des parts de marché dans le bal des échanges mondiaux: selon Coe-Rexecode, la part de ses exportations de biens et services dans le total des exportations de la zone euro a reculé en 2017. Elle est passée de 13,2 % en 2016 à 12,9 % l’année dernière - contre 17 % en 2000.

Chine : excédent commercial record avec les Etats-Unis qui va faire bondir Trump

Chine : excédent commercial record avec les Etats-Unis qui va faire bondir Trump

 

 

D’une certaine manière ce record d’excédents  commercial tombe assez mal et va permettre d’alimenter l’argumentaire de Trump visant à imposer des taxes nouvelles sur les importations chinoises. Des taxes qui à terme pourraient précisément peser sur les soldes commerciaux respectifs. Des taxes de 20 à 30 % qui pourraient porter sur 250 milliards d’exportations chinoises vers les Etats-Unis. La conséquence sera un ralentissement des échanges avec un impact sur la croissance y compris de l’Europe,  de l’Allemagne mais par répercussion aussi de la France. Pékin a encaissé un excédent bilatéral de 28,97 milliards de dollars en juin, un chiffre en hausse de 18% sur le mois de mai (24,58 milliards), a annoncé vendredi l’Administration des douanes. Il s’agit d’un record pour un excédent mensuel depuis 1999, selon l’agence Bloomberg.

Ces chiffres sont les derniers à être compilés avant l’entrée en vigueur des droits de douane punitifs de 25% que les deux pays se sont mutuellement imposés à partir du 6 juillet sur 34 milliards de dollars d’importations. Le président américain, qui accuse la Chine de concurrence déloyale et de piller la technologie de son pays, menace d’imposer des droits de douane supplémentaires sur la quasi-totalité des exportations chinoises. Mais en dépit de l’ouverture des hostilités, le commerce se porte bien entre les deux premières économies du monde: sur les six premiers mois de l’année, le commerce bilatéral a progressé de 13,1% et les seules exportations de la Chine ont augmenté de 13,6% (+11,8% pour les importations).

Mais Pékin reconnaît que la tendance ne pourra pas se poursuivre. « Ce différend commercial aura certainement un impact sur les échanges Chine-USA et un impact très négatif sur le commerce mondial », a déclaré devant la presse le porte-parole des Douanes, Huang Songping.

Or la rivalité commerciale entre les deux puissances du Pacifique ne montre guère de signes d’apaisement: aucune discussion avec les Etats-Unis n’est à l’ordre du jour, faute de confiance entre les deux pays, a fait savoir jeudi le gouvernement chinois.

Dans un communiqué, le ministère du Commerce a rejeté les accusations de Washington selon lesquelles la concurrence déloyale de Pékin est à l’origine de l’excédent commercial chinois.

Pour Pékin, Washington « surestime » le déséquilibre commercial bilatéral, dont l’origine est à chercher « dans les problèmes sous-jacents à l’économie et à la société américaines ».

Déficit commercial : toujours la « cata » avec le creusement en mai

Déficit commercial : toujours la « cata » avec le   creusement en  mai

  • Les gouvernements  passent mais les faiblesses structurelles demeurent, ainsi le déficit commercial français s’est creusé « sensiblement » en mai, atteignant 6 milliards d’euros contre 5 milliards le mois précédent, en raison d’une chute des exportations, ont annoncé vendredi les Douanes. Sur les douze derniers mois, le déficit cumulé atteint 61,6 milliards d’euros, tandis qu’il s’était élevé à 62,7 milliards pour l’année calendaire 2017, précisent les Douanes dans un communiqué. A noter que dans le même l’Allemagne enregistre toujours bon an, mal an autours de 250 milliards d’excédents pas an.

Le déficit commercial : encore plus important

Le déficit commercial : encore plus important

Le trou des échanges extérieurs s’est approfondi au premier trimestre. Finalement, on tourne toujours autour de 60 milliards de déficit sur un an. Pendant ce temps l’Allemagne compte   environ 250 milliards d’excédents commerciaux  et aux 300 milliards pour la balance des paiements courants. En cause évidemment le manque de compétitivité notamment de l’industrie française mais aussi l’absence d’une vraie politique industrielle enfin un tissu de PME peu structuré et peu attiré par les marchés international à l’inverse de l’Allemagne. Politique industrielle et structuration du tissu de PME ne semblent pas les priorités du gouvernement qui estiment que la libéralisation à elle seule  permettra de combler son déficit de compétitivité mais aussi de qualité. Après trois trimestres consécutifs relativement stables, le déficit commercial a augmenté au cours du premier trimestre pour s’établir à 15,8 milliards d’euros. Selon les chiffres communiqués par les douanes ce vendredi 4 mai, ce déficit reste néanmoins inférieur à celui du premier trimestre 2017 (19 milliards). Sur douze mois, le déficit cumulé atteint 59,2 milliards d’euros, contre 62,7 milliards pour l’année 2017, précise le communiqué. Le déficit commercial s’est encore creusé de 25% ces deux dernières années, au point de peser sur le PIB d’environ 0,6 point par an. Le solde commercial s’est également dégradé en raison de la hausse du pétrole mais aussi des moins bonnes exportations du secteur manufacturier. La contraction s’explique également par des contre-performances dans l’aéronautique « et, dans de moindres proportions, de la baisse des ventes de la plupart des autres produits manufacturés. « Le montant trimestriel des livraisons aéronautiques décroît fortement en raison de difficultés temporaires de production. Le solde aéronautique se dégrade de 1,6 milliard au premier trimestre, soit quasiment l’équivalent du creusement du déficit commercial. »

Allemagne : un excédent commercial de « seulement » 249 milliards !

Allemagne : un excédent commercial de « seulement » 249 milliards !

249 milliards seulement d’excédents commercial, au lieu de 252 en 2016 alors que la France elle accuse un défit de l’ordre de 50 milliards. Sur l’année écoulée, l’Allemagne a vendu, hors de ses frontières, pour 1.279,4 milliards d’euros de biens -soit une hausse annuelle de 6,3%-, tandis qu’elle en a importé pour 1.034,6 milliards d’euros -soit une hausse plus forte encore, à +8,3% qui expliquent la légère variation à la baisse du solde. Ce solde commercial constitue en fait le véritable juge de paix en matière de compétitivité. Plusieurs factices plusieurs facteurs explicatifs de la différence dans ce domaine entre la France et l’Allemagne d’abord un positionnement très fort de l’Allemagne sur les produits industriels alors qu’à l’inverse l’industrie française ne cesse de se déliter. Second élément la qualité même des produits allemands particulièrement fiables (exemple les machines-outils ou encore l’automobile). Peut-être et surtout une culture internationale y compris des PME quand en France ce type d’entreprise se contente souvent de travailler en sous-traitance de grands groupes établis en France. Il faudrait peut-être ajouter que la France a renoncé à toute perspective de politiques stratégiques pour laisser le marché régulé salle l’innovation et le développement y compris dans des secteurs qui demandent des vues à long terme. Les mots plan, vision stratégique sont devenues des gros mots interdits en France on sait converti un peu tardivement au libéralisme économique et où comme tous les nouveaux convertis en fait des tonnes être reconnu libérale. En 2016, l’excédent commercial s’élevait à 248,9 milliards d’euros, un chiffre légèrement revu à la baisse par l’organisme de statistiques allemand, Destatis par rapport aux 252,9 milliards communiqués l’an dernier. Les exportations allemandes à destination de l’Europe ont augmenté de 6,3% en 2017 à 750 milliards d’euros, avec une hausse de 7,0% des ventes aux pays de la zone euro et de 5,1% aux autres pays européens. Les exportations vers les pays non européens, donc y compris vers les États-Unis, premier partenaire commercial de l’Allemagne, ont également crû de 6,3% à 529,4 milliards d’euros. L’Allemagne a en même temps vu ses importations depuis les pays non européens croître de seulement 2,3%, à 352,1 milliards d’euros, tandis que celles en provenance d’Europe ont bondi de 7,9%.

Croissance Japon: tassement de l’excédent commercial

Croissance Japon: tassement de l’excédent commercial

 

 

La croissance du Japon est toujours soutenue par les exportations mais l’excédent est moins bon que prévu. Le Japon a signé un excédent commercial de 285,4 milliards de yens (2,17 milliards d’euros) en octobre, contre 481,15 milliards de yens un an plus tôt, en raison du bond des importations (+18,9%), tirées par la hausse des prix du pétrole. L’excédent commercial est inférieur aux prévisions des économistes du consensus Bloomberg, qui s’attendaient à un surplus de 330 milliards de yens en octobre. Cependant la croissance des exportations a été également robuste (+14% sur un an), et a plus que compensé en valeur le bond des importations, grâce à l’industrie automobile, aux semi-conducteurs et aux machines industrielles. La croissance du Produit intérieur brut (PIB) du Japon a ralenti à 0,3% au troisième trimestre, signant néanmoins un septième trimestre d’expansion d’affilée avec le soutien des exportations. Le Japon, troisième économie mondiale longtemps freinée par la déflation, connaît ainsi sa plus longue période de croissance ininterrompue depuis plus de 16 ans. La  progression du PIB de juillet à septembre par rapport au trimestre précédent est toutefois légèrement en deçà des attentes des économistes du consensus Bloomberg, qui escomptaient une hausse de 0,4%. Elle avait aussi été plus robuste au deuxième trimestre (+0,6%). En rythme annualisé, l’activité économique au troisième a progressé de 1,4%. « Globalement, l’économie japonaise se dirige vers une reprise graduelle », a commenté auprès de l’AFP Yoshiki Shinke, économiste en chef au Dai-ichi Life Research Institute. La croissance de juillet à septembre a été essentiellement portée par les exportations de biens et services, qui ont augmenté de 1,5%, alors qu’elles avaient diminué entre avril et juin. Les investissements non-résidentiels des entreprises ont eux aussi augmenté (+0,2%), quoique à un rythme plus faible qu’au deuxième trimestre.  La politique économique mise en place par le gouvernement de Shinzo Abe depuis fin 2012, les « abenomics », consiste à réveiller la croissance et l’inflation en relançant les dépenses de l’Etat et en assouplissant drastiquement la politique monétaire, pour stimuler le crédit et l’investissement des entreprises et des ménages. Cependant, la troisième composante des « abenomics », des réformes structurelles pour améliorer notamment les salaires, a jusqu’à présent peu progressé. Les prix à la consommation augmentent au Japon depuis le début de l’année, mais leur hausse reste encore loin de l’objectif de 2% fixé par le gouvernement et la Banque du Japon. Par ailleurs, l’inflation provient surtout de la hausse des prix de l’énergie et n’est donc toujours pas portée par une réelle dynamique de hausse de la demande par rapport à l’offre. La Banque du Japon a relevé fin octobre sa prévision de croissance pour l’exercice 2017/18 en cours (clos fin mars prochain), à 1,9% sur un an contre 1,8% précédemment, tout en abaissant – une nouvelle fois – sa prévision d’inflation pour l’exercice, à 0,8% contre 1,1% précédemment. De son côté, le Fonds monétaire international (FMI) table sur une croissance du PIB nippon de 1,5% sur l’année calendaire 2017.

 

Le déficit commercial : du mieux… mais

Le déficit commercial : du mieux… mais

 

 

Certes il y a du mieux pour le déficit commercial de la France qui au mois d’août a eu tendance à diminuer. Reste que ce déficit est à comparer à l’énorme excédent de l’Allemagne.  Le déficit commercial de la France s’est nettement réduit en août, à 4,5 milliards d’euros, se rééquilibrant après des importations élevées le mois précédent dans l’industrie aéronautique et spatiale, ont annoncé vendredi les Douanes. Par rapport à juillet, le déficit commercial a diminué de 1,4 milliard d’euros. En revanche, sur douze mois, le déficit cumulé de la France s’affiche en hausse à 62,2 milliards d’euros, contre 48,1 milliards pour la même période un an plus tôt. Comme l’an passé, le déficit commercial de la France est toujours largement déficitaire et s’inscrit sur une tendance de 60 milliards par an alors que dans le même temps l’Allemagne, elle, va sans doute connaître un nouvel excédent d’environ 300 milliards en 2017.

 

France : déficit commercial en hausse

France : déficit commercial en hausse

Signe du manque de compétitivité structurelle, le déficit commercial de la France s’est à nouveau creusé en juin sur fond de ralentissement des échanges, contribuant à porter le déficit cumulé au cours du premier semestre à son plus haut niveau depuis le premier semestre 2012(Un déficit qui s’ajoute à celui du budget de l’Etat. Au 30 juin, les dépenses (budget général et prélèvements sur recettes) s’établissaient à 201,5 milliards d’euros contre 193,9 milliards un an plus tôt, soit une hausse de 3,9% (2,9% à périmètre constant) par rapport à fin juin 2016. En 2016, le déficit de l’Etat s’est élevé à 69,0 milliards d’euros. Pour 2017, la loi de finances l’anticipe en légère hausse, à 69,3 milliards d’euros. Pour le commerce extérieur, le déficit de juin s’est établi à 4,7 milliards d’euros, en hausse par rapport au déficit de mai, qui a été revu à 4,4 milliards d’euros contre 4,9 milliards en première estimation. Sur les six premiers mois de 2017, le déficit cumulé atteint 34,4 milliards contre 23,0 milliards au cours du premier semestre 2016, un plus haut depuis le premier semestre 2012. Le début de l’année a notamment été pénalisé par des livraisons d’Airbus en berne et l’alourdissement de la facture énergétique, conduisant le ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, à qualifier d’ »extraordinairement préoccupants » les chiffres du commerce extérieur, dans un entretien publié le mois dernier dans Les Echos. Au cours du premier semestre, la croissance des importations est restée dynamique (+4,4%, après +3,1% au deuxième semestre 2016 et -0,9% au premier semestre 2016). Le rythme de croissance des exportations a en revanche ralenti (+1,3%, après +2,0% au deuxième semestre 2016 et -1,2% au premier semestre 2016). Pour Philippe Waechter, chef économiste de Natixis AM, cette accélération des importations sans effet majeur sur les exportations depuis le printemps dernier est « un peu préoccupante ». « On n’a pas le sentiment que l’exportation française en moyenne a bénéficié de l’accélération du commerce mondial », a-t-il déclaré à Reuters. Selon lui, la dynamique ne va pas se modifier fondamentalement au cours des prochains mois. Les exportations vont probablement s’améliorer – au vu de la progression du sentiment des chefs d’entreprise sur les commandes à l’export dans les enquêtes de conjoncture ces derniers mois – mais la croissance va parallèlement tirer les importations à la hausse. De son côté, l’Insee a estimé dans sa note de conjoncture de juin que la combinaison d’un rebond des exportations et des importations vigoureuses permettrait au commerce extérieur de moins pénaliser la croissance cette année qu’en 2016 : après avoir plombé l’activité l’an dernier, avec une contribution négative de 0,8 point, il ne devrait amputer la croissance que de 0,3 point cette année. En résumé, « le commerce extérieur reste un point faible de la conjoncture française, pour des raisons liées à une incapacité à exporter des produits de qualité », estime Philippe Waechter.  Dans le détail, sur le mois de juin, les importations ont atteint un montant de 43,8 milliards, soit une baisse de 2,0% par rapport à mai. Les exportations ont également reflué – accusant notamment le contrecoup de la livraison du paquebot Meraviglia en mai – et s’inscrivent en recul de 2,8% à 39,2 milliards d’euros. Le déficit des seuls produits manufacturés a atteint 3,98 milliards d’euros contre 3,40 milliards en mai. Le mois de juin a été marqué par une moindre performance d’Airbus, les livraisons du mois de l’avionneur représentant un total de 2,68 milliards d’euros (31 appareils) contre 2,93 milliards (32 appareils) un mois plus tôt.

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