Archive pour le Tag 'commercial'

Déficit commercial français : De pire en pire !

Déficit commercial français : De pire en pire !

Véritable baromètre de la compétitivité internationale, les exportations françaises ne cessent de s’écrouler. Et la situation ne cesse d’empirer pour atteindre désormais un déficit de 100 milliards sur un an de la balance commerciale. À noter que dans le même temps l’Allemagne enregistre en moyenne annuelle et depuis longtemps un profit de  l’ordre 200 milliards ! Toute la différence entre un pays qui a musclé son industrie et un autre qui l’ a abandonnée.

Bercy vient d’annoncer que le déficit commercial hexagonal s’était de nouveau creusé de 1,5 milliard d’euros au premier trimestre 2022, pour atteindre 31 milliards. Un record, donc. L’an dernier, à la même époque, ce chiffre se montait à 16,2 milliards.

La maladie française du déficit commercial

La maladie française du déficit commercial

 

  

 

La sortie de crise en France a réservé des bonnes surprises. Le fort rebond de la croissance, des créations d’emplois à un niveau historique, un chômage en baisse sensible et des Français qui n’ont jamais créé autant d’entreprises. En revanche, il n’y a pas eu de miracle pour le commerce extérieur. Bien au contraire, le déficit a continué de se creuser, inexorablement explique un papier du Monde.

Le sujet n’est pas nouveau. Depuis plus de vingt ans, nous importons beaucoup plus que ce que nous exportons. Notre balance commerciale n’est que le reflet de nos choix économiques. La croissance reste dépendante de la consommation, tandis que la production sur notre sol a été négligée. En 2021, le déficit s’est élevé à 84,7 milliards d’euros. En trente ans, la part des produits français dans les exportations mondiales a chuté de 60 %. Ce « mal français » pèse sur le rythme de la croissance, il a mité le tissu industriel et a fragilisé les bassins d’emploi.

Inutile de chercher à se retrancher derrière des causes conjoncturelles. Elles ont joué un rôle. Mais la forte hausse des prix du pétrole et du gaz que nous importons massivement ou encore la crise du secteur aéronautique, l’un de nos principaux postes d’exportation, n’ont fait qu’accentuer une tendance structurelle.

L’une des causes tient à la désindustrialisation de notre économie. La part de la valeur ajoutée du secteur manufacturier est tombée de 15,7 % en 2000 à 11,2 % aujourd’hui. Sur cette période, la production automobile a été divisée par deux. Il y a quelques semaines, le Haut-Commissariat au plan a dressé un constat accablant. Sur 9 000 produits du quotidien (fruits, légumes, vêtements, électroménager, équipements professionnels), les deux tiers contribuent au déficit commercial, pour un montant total de 266 milliards d’euros. Nos Airbus, Rafale, parfums et sacs de luxe sont loin de compenser ce déséquilibre.

Lire aussi  Article réservé à nos abonnés Un rapport parlementaire propose 76 solutions contre la désindustrialisation en France

La mondialisation n’est pas la cause principale de la situation. L’essentiel de notre déficit commercial vient de nos échanges avec le reste de la zone euro. Par ailleurs, la monnaie unique n’empêche ni l’Allemagne, ni l’Espagne, ni l’Italie de dégager des excédents.

Les raisons sont plutôt à chercher dans la structure de notre économie. Celle-ci souffre principalement d’un problème de spécialisation en restant trop focalisée sur une production de milieu de gamme, qui subit de plein fouet la concurrence des pays dont les coûts sont inférieurs. L’enjeu n’est pas tant de réduire les prix de revient pour vendre moins cher que d’améliorer la qualité et le positionnement de ce qui est fabriqué en France.

Trois leviers peuvent être actionnés. La réindustrialisation d’abord. Bonne nouvelle : sa nécessité ne fait plus débat, la crise ayant provoqué une prise de conscience de nos vulnérabilités. En 2021, la France a compté deux fois plus d’ouvertures de sites industriels que de fermetures et, depuis 2015, l’emploi dans ce secteur s’est stabilisé. Ce sont des signes encourageants.

L’innovation, ensuite. Le plan France 2030 est censé donner un nouvel élan dans ce domaine, alors que la montée en puissance de notre écosystème de start-up au cours des dix dernières années commence à porter ses fruits. L’élévation des compétences de la main-d’œuvre, enfin. Notre système éducatif et de formation professionnelle n’est pas assez efficace. Au-delà des moyens, c’est toute son organisation qui doit être repensée.

Pour venir à bout de ce « mal français », il faut poursuivre et accentuer les efforts qui ont commencé à être engagés. Mais le retour à un excédent commercial sera de toute façon un chantier de longue haleine.

Le mal français du déficit commercial

Le mal   français du déficit commercial

 

 

 

La sortie de crise en France a réservé des bonnes surprises. Le fort rebond de la croissance, des créations d’emplois à un niveau historique, un chômage en baisse sensible et des Français qui n’ont jamais créé autant d’entreprises. En revanche, il n’y a pas eu de miracle pour le commerce extérieur. Bien au contraire, le déficit a continué de se creuser, inexorablement explique un papier du Monde.

Le sujet n’est pas nouveau. Depuis plus de vingt ans, nous importons beaucoup plus que ce que nous exportons. Notre balance commerciale n’est que le reflet de nos choix économiques. La croissance reste dépendante de la consommation, tandis que la production sur notre sol a été négligée. En 2021, le déficit s’est élevé à 84,7 milliards d’euros. En trente ans, la part des produits français dans les exportations mondiales a chuté de 60 %. Ce « mal français » pèse sur le rythme de la croissance, il a mité le tissu industriel et a fragilisé les bassins d’emploi.

Inutile de chercher à se retrancher derrière des causes conjoncturelles. Elles ont joué un rôle. Mais la forte hausse des prix du pétrole et du gaz que nous importons massivement ou encore la crise du secteur aéronautique, l’un de nos principaux postes d’exportation, n’ont fait qu’accentuer une tendance structurelle.

L’une des causes tient à la désindustrialisation de notre économie. La part de la valeur ajoutée du secteur manufacturier est tombée de 15,7 % en 2000 à 11,2 % aujourd’hui. Sur cette période, la production automobile a été divisée par deux. Il y a quelques semaines, le Haut-Commissariat au plan a dressé un constat accablant. Sur 9 000 produits du quotidien (fruits, légumes, vêtements, électroménager, équipements professionnels), les deux tiers contribuent au déficit commercial, pour un montant total de 266 milliards d’euros. Nos Airbus, Rafale, parfums et sacs de luxe sont loin de compenser ce déséquilibre.

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La mondialisation n’est pas la cause principale de la situation. L’essentiel de notre déficit commercial vient de nos échanges avec le reste de la zone euro. Par ailleurs, la monnaie unique n’empêche ni l’Allemagne, ni l’Espagne, ni l’Italie de dégager des excédents. 

Les raisons sont plutôt à chercher dans la structure de notre économie. Celle-ci souffre principalement d’un problème de spécialisation en restant trop focalisée sur une production de milieu de gamme, qui subit de plein fouet la concurrence des pays dont les coûts sont inférieurs. L’enjeu n’est pas tant de réduire les prix de revient pour vendre moins cher que d’améliorer la qualité et le positionnement de ce qui est fabriqué en France.

Trois leviers peuvent être actionnés. La réindustrialisation d’abord. Bonne nouvelle : sa nécessité ne fait plus débat, la crise ayant provoqué une prise de conscience de nos vulnérabilités. En 2021, la France a compté deux fois plus d’ouvertures de sites industriels que de fermetures et, depuis 2015, l’emploi dans ce secteur s’est stabilisé. Ce sont des signes encourageants.

L’innovation, ensuite. Le plan France 2030 est censé donner un nouvel élan dans ce domaine, alors que la montée en puissance de notre écosystème de start-up au cours des dix dernières années commence à porter ses fruits. L’élévation des compétences de la main-d’œuvre, enfin. Notre système éducatif et de formation professionnelle n’est pas assez efficace. Au-delà des moyens, c’est toute son organisation qui doit être repensée.

Pour venir à bout de ce « mal français », il faut poursuivre et accentuer les efforts qui ont commencé à être engagés. Mais le retour à un excédent commercial sera de toute façon un chantier de longue haleine.

Accord commercial UE Vietnam: la nouvelle erreur européenne

Accord commercial UE Vietnam: la nouvelle erreur européenne

Julien Bouissou revient, dans sa chronique au Monde , sur l’accord de libre-échange, signé en 2020 entre l’UE et le Vietnam, mis à rude épreuve par les violations des droits de l’homme et des droits sociaux par la dictature communiste.

 

Chronique.

 

 « La politique commerciale peut être une force au service du bien. » C’est en ces termes que Phil Hogan, alors commissaire européen au commerce, salue avec un brin de grandiloquence, en juillet 2020, l’entrée en vigueur de l’accord de libre-échange entre l’Union européenne (UE) et le Vietnam. Cet accord dit de « nouvelle génération », le premier conclu entre un pays d’Asie du Sud-Est et le Vieux Continent, fait la fierté de Bruxelles pour sa clause consacrée au développement durable. Les deux parties s’engagent en effet à « respecter, promouvoir et mettre en œuvre de manière effective les principes relatifs aux droits fondamentaux du travail », ce qui passe entre autres par la ratification des principales conventions de l’Organisation internationale du travail (OIT).

Les négociateurs européens ont même réussi à faire signer à la dictature communiste vietnamienne un texte qui affirme son « attachement à la charte des Nations unies signée à San Francisco le 26 juin 1945 et tenant compte des principes énoncés dans la Déclaration universelle des droits de l’homme ». « Je suis convaincu que cet accord accélérera le rythme des réformes au Vietnam, promettait déjà en janvier 2020 Geert Bourgeois, président de la commission du commerce international au Parlement européen. La ratification renforcera davantage les progrès en matière de normes du travail et environnementales ainsi qu’en termes de droits de l’homme. »

Quelques mois plus tard, c’est tout le contraire qui s’est produit. Fin octobre, cinq journalistes citoyens vietnamiens ont été envoyés en prison pour « abus de droits démocratiques ». Ils publiaient des enquêtes sur la corruption ou les acquisitions forcées de terresMi-décembrela célèbre journaliste et blogueuse vietnamienne Pham Doan Trang a été condamnée à neuf ans d’emprisonnement pour ses écrits « préjudiciables » à la stabilité sociale.

Les droits des travailleurs ne sont pas mieux respectés. Pendant le confinement, les ouvriers ont dû rester jour et nuit dans leurs usines et leurs salaires ont été amputés des heures supplémentaires, à tel point que les travailleurs migrants, traumatisés par ces conditions de travail, ont préféré revenir dans leurs régions natales. Quant à la lutte contre le changement climatique, si chère à Bruxelles, les scientifiques américains du réseau Climate Action Tracker (CAT) ont rangé le Vietnam dans la catégorie des pires pays en matière d’engagements climatiques.

L’UE fait-elle preuve de la même naïveté avec le Vietnam qu’avec la Chine il y a vingt ans, lorsqu’elle croyait que Pékin allait se convertir à la démocratie et à l’économie de marché en adhérant à l’Organisation mondiale du commerce ? Les deux pays sont des dictatures communistes, que le libre-échange et l’ouverture à l’économie mondiale ne semblent pas mener sur la voie de la démocratie.

Déficit commercial : à nouveau le plongeon

Déficit commercial : à nouveau le plongeon

.Véritable baromètre de la compétitivité internationale, le déficit commercial de la France plonge à nouveau. Finalement comme d’habitude la France accusera un déficit pour l’année de l’ordre de 60 milliards quand l’Allemagne dégagera environ 200 milliards de bénéfices. En août, selon les Douanes, le déficit commercial français a été de 6,66 milliards d’euros, plombé par l’alourdissement de la facture énergétique concernant les importations (le déficit énergétique s’est élevé à 3,4 milliards d’euros), rapporte BFM TV. En juillet, le montant avait été de 7,08 milliards d’euros. Sur douze mois glissants, le déficit commercial est fort, à 67,4 milliards d’euros.

Déjà, les importations ont retrouvé les niveaux de pré-pandémie, à 48,9 milliards d’euros, illustrant la reprise. Une situation « en grande partie due à la hausse des prix à l’importation des matières premières et des produits industriels observée depuis le début de l’année », précisent les Douanes dans un communiqué.

Spécialisation sectorielle. Les exportations sont en hausse par rapport à juillet, à 42,3 milliards d’euros, contre 40,8, retrouvant presque leur niveau d’avant-crise. « La reprise de nos échanges se poursuit, notamment dans les secteurs pharmaceutique et automobile, dont les exportations dépassent le niveau d’avant-crise », a précisé le ministre délégué au Commerce extérieur, Franck Riester.

Economie France- Déficit commercial de 35 milliards

Economie France- Déficit commercial de 35 milliards

 

 

Conséquence du manque de compétitivité générale, de la faiblesse industrielle et de la reprise économique au premier semestre, le déficit commercial de la France s’est creusé, pour atteindre 34,8 milliards d’euros, selon les chiffres des douanes publiés vendredi.  (Notons que sur longue période en moyenne le déficit commercial de la France atteint de l’ordre de 50 milliards par an tandis que l’Allemagne dégage un excellent d’environ 200 milliards)

 

« La crise ne joue pas en faveur du commerce extérieur français. Le pays est en effet doublement pénalisé », indique Mathieu Plane, économiste à l’Observatoire français des conjonctures

États-Unis : un déficit commercial en nette hausse

 

États-Unis : un déficit commercial en nette hausse

Le déficit commercial avait augmenté de 6,7% pour atteindre 75,7 milliards de dollars en juin, un niveau record. En  cause la très vigoureuse reprise économique qui a poussé les entreprises à reconstituer leurs stocks faisant grimper les importations plus vite que les exportations.

Dans le détail, le déficit des biens et services s’est élevé à 75,7 milliards de dollars, progressant de 6,7%, avec des importations en hausse de 2,1% à 283,4 milliards de dollars et des exportations en hausse de 0,6% à 207,7 milliards. Les analystes attendaient 72,2 milliards de dollars de déficit.

Sur le premier semestre, le déficit des biens et services a augmenté de 135,8 milliards de dollars, ou 46,4%, par rapport à la même période en 2020, précise le département du commerce dans un communiqué.

Pour  les six premiers mois de l’année 2021, les exportations ont augmenté de 150,9 milliards, soit 14,3%, bien moins vite que les importations (+286,7 milliards de dollars ou 21,3%), ce qui a eu pour effet de creuser grandement le déficit.

Par zone géographique et pour le seul mois de juin, le déficit avec la Chine est en légère baisse, et il recule de 6,1% avec le Mexique. Mais il grimpe de 15,2% avec le Canada et de 5,8% avec les pays de l’Union européenne.

 

Fin prochaine du conflit commercial entre AIRBUS ET BOEING ?

Fin prochaine du conflit commercial entre AIRBUS ET BOEING ?

L’administration américaine a assuré qu’elle souhaite un accord entre l’Europe et les États-Unis pour mettre fin au conflit entre les deux zones concernant Airbus et Boeing accusés l’un et l’autre de profiter de subventions illégales. Un conflit qui dure depuis des années et arbitré de maintenir très approximative par l’organisation mondiale du commerce qui une fois donne raison à l’Europe, une autre fois aux États-Unis.

 

La représentante américaine au Commerce Katherine Tai a répété lors d’une audition devant la Chambre des représentants que son objectif était de conclure un accord d’ici deux mois conformément à la trêve annoncée début mars sur les tarifs douaniers punitifs.

 

« J’ai beaucoup d’espoir et nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour nous assurer que nous atteignons l’objectif au cours de cette période de quatre mois », a-t-elle assuré. Si elle a relevé « le potentiel à réaliser » en terme de coopération économique entre les Etats-Unis et les pays de l’Union européenne, comme la veille devant le Sénat, elle n’a pas dévoilé où en étaient les négociations, ni les points éventuels d’achoppements. Du côté de Bruxelles, aucune information n’a non plus filtré sur les progrès éventuels pour résoudre ce conflit qui dure depuis 17 ans.

Un futur accord commercial entre l’Union européenne et l’Inde ?

Un futur accord commercial entre l’Union européenne et l’Inde ?

Un projet d’accord commercial entre l’Union européenne et l’Inde pourrait bien prendre la place de celui qui était envisagé avec la Chine. En effet,  les relations entre l’Europe et la Chine ne cessent  de ce détériorer ces temps-ci. À tel point que le projet d’accord commercial sur des investissements réciproques a été gelé par les autorités européennes. En fait, l’Inde est aussi inquiète que l’Europe de la montée en puissance de la Chine non seulement sur le plan économique mais aussi sur le plan politique.

L’accord conclu samedi à l’issue d’un sommet en visio-conférence avec le Premier ministre indien Narendra Modi permet de reprendre la négociation qui avait été lancée en 2007 sur un accord de libre-échange, puis suspendue en 2013.

« Nous sommes convenus de reprendre les négociations en vue de la conclusion d’un accord commercial équilibré, ambitieux, global et mutuellement bénéfique, qui répondrait aux défis actuels », affirme la déclaration conjointe adoptée lors du sommet. « Il est impératif de trouver des solutions aux problèmes d’accès aux marchés qui se posent depuis longtemps », précise la déclaration, qui annonce aussi le « lancement de négociations sur un accord autonome de protection des investissements ».

La France contre un accord commercial UE-Mercosur

La France contre un accord commercial UE-Mercosur

 

Officiellement,  la France justifie son désaccord sur le projet union économique –Mercosur pour des questions environnementales qu’on comprendra. Ceci étant , les motifs sont aussi purement commerciaux car les conditions de concurrence entre les pays du Mercosur et l’union économique sont complètement déséquilibrées. Pour parler clair en Amérique latine les règles sociales, fiscales et environnementales sont à peu près inexistantes dans la pratique. Se posent  aussi de graves questions sanitaires dans la mesure où les pays américains concernés utilisent encore des substances chimiques dans certaines sont interdits depuis des dizaines d’années en Europe et en France.

 

Citant l’impact potentiel de cet accord sur la déforestation en Amérique latine ainsi que le “niveau d’ambition insuffisant” pour amener les pays du Mercosur à prendre davantage en compte le changement climatique, “le gouvernement en conclut que ces éléments confortent la position de la France de s’opposer au projet d’accord d’association en l’état”.

“Il en va de la cohérence des engagements environnementaux de notre pays et de l’Europe”, a tweeté le Premier ministre Jean Castex, auquel le rapport a été remis ce vendredi.

Au-delà de ces préoccupations sur la déforestation et le changement climatique, le gouvernement français exige qu’un futur accord avec le Mercosur permette de garantir que “les produits agroalimentaires importés bénéficiant d’un accès préférentiel au marché de l’Union européenne respectent bien, de droit et de fait, les normes sanitaires et environnementales” de l’UE.

“En l’état, les choses sont claires, c’est NON au Mercosur”, a écrit sur Twitter le ministre de l’Agriculture, Julien Denormandie. “Sans améliorations sur la lutte contre la déforestation, la reconnaissance du travail de nos agriculteurs et le respect de nos normes, la France s’oppose et continuera à s’opposer au projet d’accord.”

Brexit : accord commercial enfin !

Brexit  : accord commercial enfin !

Un accord commercial entre l’Union européenne et la Grande-Bretagne pour l’après-Brexit est imminent et pourrait être conclu d’ici quelques heures ou quelques jours.

Trois sources diplomatiques ont toutefois indiqué à Reuters que les Etats membres avaient entamé des préparatifs pour une procédure d’application provisoire d’un éventuel accord commercial afin qu’il soit mis en place à partir du 1er janvier car le Parlement européen n’aura pas le temps de le ratifier d’ici cette date.

Formellement, le Royaume-Uni a quitté l’UE le 31 janvier dernier mais est alors entré dans une période de transition durant laquelle il reste soumis aux règles européennes, et donc aux accords commerciaux négociés par la Commission européenne au nom des Etats membres de l’UE. Cette période transitoire court jusqu’au 31 décembre .

Une source française a déclaré quant à elle que les Britanniques avaient fait “d’immenses concessions” au cours des dernières 48 heures. On est “loin des trois ans et 80% de baisses de quotas proposées il y a encore une semaine”, a-t-elle ajouté.

Dans la matinée de mercredi, le Premier ministre irlandais s’était montré optimiste quant à la possibilité de trouver un accord avant le 31 décembre étant donné les avancées constatées ces derniers jours.

Chine : excédent commercial en hausse de 20 % avec les USA

Chine : excédent commercial en hausse de 20 % avec les USA

 

Trump  avait promis de réduire de manière considérable le déficit américain avec la Chine. En dépit de ses déclarations tonitruantes la situation ne fait qu’empirer. Selon l’Administration chinoise des Douanes, le géant asiatique a dégagé le mois dernier un excédent de 31,37 milliards de dollars avec les États-Unis, sur un total de 58,44 milliards, selon des chiffres publiés samedi.

Il s’agit du plus gros excédent commercial bilatéral chinois cette année après les chiffres de juillet et septembre (32,4 et 34,2 milliards de dollars respectivement), malgré les promesses chinoises d’achat de produits américains.

Notons que la percée chinoise concerne l’ensemble du monde. Tous pays confondus, la Chine a enregistré en octobre une hausse de 11,4% de ses exportations sur un an, soit la meilleure performance depuis mars 2019.

 

Déficit commercial français : toujours dans le rouge

Déficit commercial français : toujours dans le rouge

Le solde des échanges de biens en juillet s’est amélioré de 1,1 milliard d’euros . Cependant le seul global pour l’année 2020 devrait être encore plus catastrophique que précédemment.

Au deuxième trimestre, le déficit commercial a atteint 20,4 milliards, un niveau inédit depuis le premier trimestre de 2011.

Rapporté au PIB, le solde commercial de la France « se détériore nettement, passant de -2,8% au 1er trimestre à -4,6% au 2e trimestre. Ce ratio se dégrade également pour l’Italie (+2,3% après +3,8%) mais c’est l’Allemagne qui enregistre le plus fort recul (+3,1% après +6,5%) », relèvent les Douanes, qui publient un supplément aux chiffres communiqués le 7 août.

En ce qui concerne la balance des paiements, qui inclut les services comme le tourisme et les flux financiers, le déficit des transactions courantes s’améliore en conséquence, de 2,4 milliards par rapport à juin, pour atteindre 6,2 milliards, selon la Banque de France. Mais si la réduction du déficit commercial a permis cette amélioration,  »les échanges de service en revanche n’ont pas renoué avec les excédents d’avant Covid, malgré une amélioration des services de voyages de 0,4 milliard d’euros ».

Déficit commercial États-Unis : plus faible en juin

Déficit commercial États-Unis : plus faible en juin

 

 

Le déficit commercial des Etats-Unis s’est réduit en juin après plusieurs mois d’augmentation grâce à un rebond des exportations qui suggère une amélioration de la demande avec l’assouplissement des mesures prises pour freiner la propagation du coronavirus. Cependant le commerce international des États-Unis pourrait être perturbé en juillet du fait de la progression incontrôlée du Coronavirus.

Le déficit commercial est tombé à 50,7 milliards de dollars contre 54,8 milliards de dollars le mois précédent, montrent les données publiées mercredi par le département du Commerce.

Les économistes interrogés par Reuters attendaient pour le mois de juin un déficit à 50,1 milliards de dollars.

Pékin: oui à l’accord commercial numéro un, non aux critiques démocratiques

Pékin: oui à l’accord commercial numéro un, non aux critiques démocratiques  

 

La Chine s’engage à respecter l’accord commercial numéro un passé avec les États-Unis  ( pour l’accord numéro 2 pour l’instant Trump  a bloqué toute perspective de négociation). En fait,  les Chinois acceptent les contraintes réciproques relatives au commerce entre les deux zones sans doute parce qu’il y va aussi de l’avenir de sa croissance aujourd’hui assez menacée même s’il semble se dessiner un redressement au second trimestre. Au-delà des aspects commerciaux ,  la Chine ne veut tristement rien entendre des mises en garde contre les atteintes à la démocratie dénoncée par les États-Unis ou d’autres. Bref du business même contraint avec les États-Unis ( et autres pays ) oui mais surtout sans la moindre allusion au caractère de dictature du régime chinois. La ligne dure ainsi réaffirmée. On aura encore l’occasion de le vérifier avec cette hypothèse envisagée par les États-Unis de bannir l’entrée du pays à tout membre du parti communiste chinois.

 

La relation entre Pékin et Washington n’a été aussi mauvaise depuis des décennies alors que les deux pays s’opposent sur plusieurs fronts: la gestion de l’épidémie du coronavirus par la Chine, la nouvelle loi de sécurité nationale à Hong Kong, le commerce et les accusations de crimes contre les droits de l’homme à Xinjiang.

En réponse aux questions à propos de l’impact que les sanctions imposées par Washington auraient sur l’accord commercial, Hua a dit aux journalistes lors d’une conférence de presse quotidienne qu’elle espère que l’accord pourra être mis en oeuvre.

“Nous respectons toujours nos engagements, mais nous savons que certains aux Etats-Unis sont en train d’opprimer et de harceler la Chine” a-t-elle dit. “En tant qu’Etat souverain indépendant, la Chine doit répondre aux pratiques de harcèlement menées du côté des Etats-Unis; on doit dire non, on doit donner des réponses et agir en réaction contre ces pratiques”.

“Si les Etats-Unis voient une menace dans tout ce que la Chine fait, alors cela deviendra une prophétie autoréalisatrice”.

Hua a aussi qualifié les accusations portées par Washington de crimes contre les droits de l’homme à l’encontre de la minorité ouïghoure du “plus grand mensonge du siècle”.

Accord commercial Chine États-Unis : non à une phase 2 ( Trump)

Accord commercial Chine États-Unis : non à une phase 2 ( Trump)

 

“ Dès que l’accord de la phase1 a été conclu avec la Chine a été conclu, l’encre n’était même pas sèche, et ils nous ont frappés avec l’épidémie”, a-t-il déclaré, en faisant référence au nouveau coronavirus qui est apparu pour la première fois en décembre dernier dans la ville chinoise de Wuhan avant de se propager au reste du monde.

“Je ne donc pas intéressé pour discuter avec la Chine pour l’instant”, a-t-il dit lors d’un entretien sur CBS News en réponse à la question de savoir si la phase 2 des négociations commerciales était enterrée.

“Nous avons conclu un accord commercial important”, a ajouté Donald Trump en référence à l’accord de phase 1 signé en janvier.

“Donc pour l’instant, je n’ai pas envie de parler à la Chine d’un autre accord”, a dit Donald Trump.

États-Unis : Le déficit commercial encore en hausse

États-Unis : Le déficit commercial encore en hausse

 

Le département du Commerce a fait état d’un déficit commercial de 44,4 milliards de dollars (40,8 milliards d’euros) après celui de 39,8 milliards de dollars enregistré en février selon les données révisées, soit une hausse de 11,6%, la plus marquée enregistrée depuis décembre 2018.

Les économistes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne un déficit de 44,0 milliards en mars après 39,9 milliards annoncé initialement pour février.

Les exportations américaines ont diminué de 9,6% d’un mois sur l’autre à 187,7 milliards de dollars, leur plus bas niveau depuis novembre 2016.

Les ventes à l’étranger de biens d’équipement sont tombées au plus bas depuis novembre 2016 et celles du secteur automobile au plus bas depuis novembre 2011. Quant aux exportations de services, elles sont revenues à leur plus bas niveau depuis novembre 2013, ce qui s’explique entre autres par la baisse du tourisme et des voyages.

Parallèlement, les importations américaines ont baissé de 6,2% à 232,2 milliards de dollars, pour revenir à leur niveau de novembre 2016. Il s’agit de leur plus forte baisse en pourcentage depuis janvier 2009.

L’UE: un excédent commercial avec les États-Unis dangereux

L’UE: un excédent commercial avec les États-Unis dangereux

 

 

 Économiquement, il faut évidemment se féliciter de l’excédent commercial de l’union européenne vis-à-vis notamment des États-Unis. Le problème, c’est que cet excédent s’est envolé de l’année passé. Sur un an, l’excédent commercial des 27 a grimpé de 48,3 milliards d’euros. L’Union tire un bilan particulièrement positif de ses échanges avec les États-Unis, avec un excédent de 150 milliards. C’est précisément un autre énorme excédent entre les États-Unis et la Chine qui avait provoqué la crise commerciale entre ces deux derniers pays. Du coup , Trump avait  décidé de lourdes taxes douanières et imposé un accord commercial qui ont  permis de réduire de façon significative le déficit pour le ramener à une cinquantaine  de milliards.

Sur les 11 premiers mois de l’année écoulée, le déficit commercial des Etats-Unis aves la Chine  a diminué de 0,7% et il pourrait afficher sur l’ensemble de 2019 sa première baisse depuis 2013. La révision des chiffres d’octobre ramène le déficit commercial à 46,9 milliards de dollars contre 47,2 milliards annoncé initialement. Le déficit commercial avec la Chine a chuté de 15,7% en novembre à 26,4 milliards de dollars, les importations de produits chinois diminuant de 9,2% tandis que les exportations vers la République populaire augmentaient de 13,7%.

Parallèlement, le déficit commercial américain avec l’Union européenne a baissé de 20,2% à 13,1 milliards de dollars. Au total, le bloc européen a tiré cependant encore  un excédent de 152,6 milliards d’euros de ses échanges outre-Atlantique, en hausse de près de 15 milliards (soit 11%) sur un an

Trump considère qu’il s’agit de 150 milliards perdus et que l’Europe freine les importations américaines avec une incroyable réglementation. Il faut donc s’attendre nécessairement à des réactions très virulentes de la part de l’administration américaine. La plus récente concerne la taxation des avions Airbus. Devront suivre la taxation des voitures allemandes et de certains produits alimentaires français comme le vin et les fromages. Au-delà Trump  comme pour la Chine va sans doute imposer un accord commercial avec l’union européenne qui forcément n’est pas en position de force compte tenu d’une balance commerciale très en sa faveur.

Sur un an, les exportations de la zone euro vers le reste du monde ont augmenté de 2,7%, quand les importations n’ont progressé que de 1,5%. Résultat: l’excédent commercial de la zone vis-à-vis du reste du globe est monté à 225,7 milliards d’euros, contre 194,6 milliards fin 2018.

L’écart est encore plus massif à l’échelle des 27 États membres: les exportations de biens ont atteint 2132,3 milliards d’euros, en hausse de 3,5% sur un an, quand les importations n’ont augmenté que de 1,3% sur la même période, atteignant 1932 milliards d’euros. In fine, l’excédent de l’Union grimpe donc à 200,3 milliards d’euros en 2019, soit 48,5 milliards de plus que l’année précédente.

Sans surprise, les pays membres tirent la majeure partie de leur excédent de leurs exportations de produits manufacturés (423 milliards d’euros d’excédent commercial), dont les produits chimiques et machines ou véhicules. À l’inverse, les importations de matières premières énergétiques viennent considérablement réduire l’excédent, en ajoutant 256,7 milliards d’euros à la facture.

Les nations ne sont pas toutes égales dans le domaine commercial: de fortes disparités subsistent entre leurs bilans. Du côté des bons élèves, l’Allemagne présente un excédent insolent de plus de 227 milliards d’euros en 2019, suivie, loin derrière, par les Pays-Bas (65,9 milliards), l’Irlande (63,9) et l’Italie (52,9). À l’inverse, la France garde le déficit le plus élevé, de l’ordre de 73,1 milliards d’euros, et reste en queue de peloton derrière l’Espagne (-34,2), la Grèce (-21,7), le Portugal (-20,4) et la Roumanie (-17,6).

En décembre dernier, peu de temps avant la signature d’un accord de «phase 1» avec la Chine, le président américain avait estimé qu’il était temps de négocier «très sérieusement» un traité commercial avec Bruxelles. Pour l’heure, toutefois, les discussions patinent, malgré l’optimisme affiché par la présidente de la Commission, Ursula Von der Leyen. En cas d’échec des négociations, l’arme douanière a d’ores et déjà été brandie par Trump: «Il est plus difficile de négocier avec l’Union européenne qu’avec quiconque. Ils ont profité de notre pays pendant tant d’années»avait-il commenté lors d’un entretien accordé à Fox News. «Au final ce sera très simple parce que si nous ne pouvons pas faire un accord commercial (avec l’UE), nous devrons mettre une taxe de 25% sur leurs voitures», avait-il ensuite mis en garde. Une menace prise particulièrement au sérieux en Allemagne.

Le déficit commercial français: toujours près de 60 milliards

Le déficit commercial français: toujours près de 60 milliards

Du côté de l’administration, on se félicite d’une petite baisse du déficit  commercial français de quelques milliards. Reste que ce déficit demeure depuis déjà des années et des années autour de 60 milliards d’euros démontrant la  faiblesse de compétitivité de l’économie française. Les Douanes relèvent en particulier les bonnes performances à l’export des produits pharmaceutiques, textiles et agricoles. Le déficit français reste cependant important, à 58,9 milliards d’euros.

Le commerce extérieur est un des points noirs français. La question était de savoir à quel point la guerre commerciale allait avoir pesé sur le déficit de 2019. Et force est de constater que l’Hexagone a fait preuve d’une certaine résilience: à 58,9 milliards d’euros, le déficit commercial français reste extrêmement creusé, mais moins qu’en 2018 où il atteignait 62,8 milliards, selon les données publiées ce vendredi matin par les Douanes.

De fait, le solde des échanges s’améliore pour la première fois depuis 2015 grâce à une augmentation des exportations (+3,3 % à 508 milliards) plus marquée que celle des importations (+2,2 % à 567 milliards). Il se redresse vis-à-vis de toutes les grandes régions du monde, à l’exception de l’Asie.

Les Douanes relèvent la bonne performance des exportations de produits pharmaceutiques (+10,4 % en 2019), de produits textiles et d’habillement (+8,5 %), ou encore de produits agricoles et agroalimentaires (+3,2 % ). Les exportations dans l’aéronautique progressent pour la deuxième année consécutive (+11,9 % ) grâce à une nouvelle année record pour Airbus (863 livraisons dont 358 depuis la France). Les filières du luxe, traditionnel point fort français, continuent également de soutenir notre commerce extérieur avec une progression des exportations de 9%.

«La facture énergétique est en légère baisse en 2019 (800 millions) mais continue de peser fortement sur notre balance commerciale, représentant environ 60 % du déficit total des biens», souligne le quai d’Orsay. Lequel se félicite de la situation française en comparaison avec d’autres pays européens. «Selon les tendances observées sur les trois premiers trimestres de 2019, la croissance des exportations françaises de biens serait en 2019 supérieures à celle des exportations allemandes, britanniques, italiennes, néerlandaises et espagnoles. La part de marché de la France dans le commerce mondial s’est stabilisée depuis 2012, à 3,1 % sur les biens et à 3,5 % sur les biens et services, maintenant la France au 5e rang mondial en exportations de biens et services».

 

 

Trump veut imposer un accord commercial à l’Union européenne

Trump veut imposer un accord commercial à l’Union européenne

 

Pour des questions économiques autant que pour des motifs électoraux, le président américain de nouveau agite la menace de sanctions contre l’Europe en particulier contre les voitures allemandes si un accord commercial n’est pas négocié entre les États-Unis et l’union économique. Il fixe même un délai , c’est-à-dire avant les élections américaines de novembre. Un délai plutôt rapproché si l’on tient compte du fait que les négociations de ce type demandent souvent des années. Compte tenu des difficultés de calendrier, le président américain pourrait bien reprendre la stratégie mise en œuvre dans ce domaine contre la Chine. Il s’agirait d’alterner les périodes de Google et les promesses de rapprochement. Et faute de véritables accords de maintenir l’augmentation de taxes sur les importations mais de manière moins importante que prévues initialement avec des engagements plus ou moins flous de rééquilibrage des exportations à destination des États-Unis. L’objectif est d’afficher une fermeté mais de trouver quand même un accord même bancal en tout cas provisoire dans la perspective des élections américaines.  Le président américain s’est cependant dit convaincu de pouvoir parvenir à un accord commercial UE-USA avant l’élection présidentielle américaine de novembre prochain, tout en ne cachant pas la difficulté des tractations qui sont selon lui plus difficiles qu’avec la Chine sur bien des aspects.

Les Etats-Unis ont signé le 15 janvier un accord commercial de “phase 1” avec la Chine qui, même s’il a apporté du soulagement sur les marchés financiers, laisse en chantier de nombreuses questions, structurelles notamment. Européens et Américains s’efforcent de conclure un accord visant à supprimer leurs barrières aux importations, mais les discussions bloquent sur la question des produits agricoles que Washington veut inclure dans les discussions.

“J’ai rencontré la nouvelle cheffe de la Commission européenne, qui est formidable. Et j’ai eu une super discussion. Mais j’ai dit: ‘écoutez, si nous n’obtenons pas quelque chose, je vais être obligé de prendre des mesures et ces mesures seront des taxes très élevées sur leurs voitures et d’autres choses qui entrent dans notre pays’,” a dit Trump dans une interview à CNBC. Les Européens, a poursuivi le président américain, ont intérêt à conclure un accord. “Ils n’ont pas d’autre choix”, a tonné le président des Etats-Unis.

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