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Commerce extérieur : toujours un déficit de plus de 60 milliards

Commerce extérieur : toujours un déficit de plus de 60 milliards

 

L’échec le plus retentissant de Macron :  la poursuite de la déconfiture du commerce extérieur. Tandis que l’Allemagne pourra encore compter sur un excédent proche de 250 milliards la France, elle,  enregistrera à nouveau en 2018 un déficit de la deux 60 milliards.. Le déficit commercial s’est nettement creusé au mois d’août pour s’établir à 5,6 milliards après s’être réduit au mois de juillet à 3,4 milliards d’euros. . Principale raison, l’aéronautique connaît un net ralentissement de ses exportations. Les livraisons d’Airbus ont été moins importantes en août. D’après les douanes, le montant des exportations atteint 1,5 milliard d’euros pour 17 appareils. « La performance du mois s’inscrit en très net retrait par rapport à celle de juillet, exceptionnelle avec 37 appareils livrés (dont un A380) pour un montant de 2,842 milliards d’euros. »   Les importations en pétrole raffiné ont rebondi après avoir reculé en juillet. « En baisse le mois dernier, les prix sont à nouveau plus élevés, ce qui accentue l’évolution du volume des approvisionnements. » Les importations d’hydrocarbures naturels sont quant à elles restées à un niveau élevé. Le déficit se creuse également « nettement pour les métaux, du fait d’une poussée des achats ». D’autre part, les excédents se sont réduits pour les produits pharmaceutiques et les produits agricoles, en raison d’un rebond des achats. Quelques améliorations sont tout de même visibles du côté de l’industrie automobile. Les exportations, qui étaient en retrait ces derniers mois, rebondissent avec une progression des ventes de véhicules à destination de la Belgique, de l’Espagne et dans une moindre mesure de l’Europe hors UE « qui rebondissent ce mois-ci, après avoir chuté en juillet. » Par zone géographique, le solde commercial de la France avec l’Union européenne s’est replié en août, à cause d’une hausse des importations supérieure à celle des exportations. Toute la différence avec l’Allemagne et dans ce résultat d commerce extérieur. C’est la faiblesse de la machine exportatrice française: elles n’étaient que 124.000 entreprises l’an dernier à avoir franchi les frontières contre 300.000 pour l’Allemagne. Ce sont essentiellement les grandes entreprises - et surtout dans quelques secteurs historiquement bien positionnés sur les marchés internationaux, comme le luxe ou l’aéronautique - qui parviennent à tirer leur épingle du jeu.  .En 2017, plus de 85% des échanges commerciaux allemands sont réalisés dans les secteurs suivants : automobiles et composants automobiles (15%), machines (11%), produits informatiques, électroniques et optiques (10%),  produits chimiques (8%), produits divers[1] (8%), équipements électriques (6%), produits pharmaceutiques (6%), métaux (5%), produits agroalimentaires (4%), autres matériels de transport (4% dont environ 75% dans l’aérospatial), produits en caoutchouc et en plastique (3%), produits métalliques (3%) et pétrole et gaz (3%).  En Allemagne, en 2017,  la part de la zone euro s’est réduite de 42% à 37%, tandis que celle de l’UE hors zone euro s’est accrue de 20% à 21%, celle de l’Amérique de 10% à 11% et celle de l’Asie de 14% à 18% (cf. graphiques 2 et 3). 


 

Commerce international: de nouvelles règles

Commerce international: de nouvelles  règles

 

Avec les conflits qui s’amplifient sur les droits douaniers et plus généralement avec les replis nationalistes se pose la question des conditions d’échanges communes à l’ensemble du monde. Faute de remise à plat de ces conditions le bilatéralisme pourrait bien se substituer au multilatéralisme avec une multiplication par 100 des réglementations qui s’ajouteraient à l’augmentation des taxes. Autant dire que le commerce international risquerait d’être grandement affecté car le renchérissement des conditions des échanges et leur complexité poseraient une hypothèque sur la compétitivité de nombre de produits. Au final c’est la croissance mondiale qui pourrait être affectée. D’où cet appel dimanche de l’Organisation mondiale du Commerce (OMC), du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale pour refonder des règles.  Les barrières douanières sur les services sont globalement aujourd’hui aussi élevées que celles qui étaient imposées aux biens (manufacturés) il y a 50 ans », constatent les trois organisations internationales dans un rapport conjoint. Quant aux échanges commerciaux proprement dits la tendance s’inscrit dans des pratiques davantage protectionnistes Une intégration complète du commerce des biens et services « peut jouer un rôle bien plus grand en dynamisant la prospérité », poursuivent le FMI, l’OMC et la Banque mondiale sans toutefois faire de recommandations. Elles ajoutent qu’il est nécessaire que les opportunités de commerce offertes par exemple par les technologies de l’information ou le commerce en ligne « se reflètent dans (…) la politique commerciale d’aujourd’hui ». Ces organisations rappellent que l’ouverture du commerce international après la Seconde guerre mondiale et jusqu’au début des années 2000 a largement contribué à améliorer les modes de vie et à réduire la pauvreté dans le monde « mais celle-ci demeure incomplète » aujourd’hui. Reste la que la question est complexe car on ne peut ignorer les disparités de concurrence dans les champs sociaux, économiques, environnementaux et de santé. Une refonte de ces règles intégrant cette différente problématique demandera sans doute des années de négociations

 

Tassement de la croissance du commerce international

Tassement de la croissance du  commerce international

Le tassement du de la croissance commerce international rend compte de l’affaiblissement de la dynamique de croissance mondiale. Pendant longtemps la progression des échanges internationaux (sauf pendant la crise financière) a été notoirement supérieure à l’évolution du Pib mondiale. Cela en raison des modifications des processus de production et de distribution. Des processus de production très gourmands en transport et logistique et donc aussi en échanges. Pour l’année 2018 l’organisation mondiale du commerce prévoit une croissance de 3,7 % pour les échanges alors que le PIB atteindra 3,1 %. Une révision à la baisse qui traduit un ralentissement de la dynamique économique mais aussi sans doute les nombreuses interrogations face à la menace américaine d’augmenter les droits de douane non seulement vis-à-vis de la Chine mais vis-à-vis d’autres zones y compris l’Europe. Des droits de douane qui viendront renchérir la compétitivité et donc hypothéquer les capacités d’achat des entreprises et les ménages.  «Même si la croissance du commerce reste forte, ce recul (des prévisions) témoigne de l’exacerbation des tensions que l’on observe entre les grands partenaires commerciaux», commente le directeur général de l’OMC, Roberto Azevêdo. Selon l’organisation basée à Genève, les effets économiques directs des différentes barrières douanières mises en place tour à tour par les États-Unis et la Chine, principalement, ont été jusqu’à présent «modestes», «mais l’incertitude qu’elles créent pourrait avoir déjà pour effet de réduire les dépenses d’investissement». L’OMC pointe aussi le durcissement des politiques monétaires dans les pays riches qui pèse sur les pays émergents et pourrait déstabiliser le commerce et la production dans les prochains mois.

 

Japon: commerce en baisse en juillet

Japon: commerce en baisse en juillet

Comme en Chine, on constate un certain repli des échanges internationaux du fait du tassement économique mondial. Le Japon a en effet dégagé en juillet un excédent courant en repli à cause d’un solde commercial déficitaire sur fond de dépenses énergétiques accrues, selon des données publiées lundi par le ministère des Finances. Sur le mois passé en revue, le surplus courant a reculé de 14,4% à 2.009,7 milliards de yens (15,7 milliards d’euros au cours actuel). Il s’agit du 49e mois dans le vert pour la troisième économie du monde, dans le viseur du président américain qui veut forcer ses partenaires à ouvrir davantage leur marché aux biens américains.

Des progrès rapides sur le commerce entre les Etats-Unis et l’UE

Des progrès rapides sur le commerce entre les Etats-Unis et  l’UE

 

Les États-Unis qui semblent sur le point de conclure un nouvel accord commercial avec le Mexique (ensuite avec le Canada) qui se substituera à l’ancien Alena veulent aussi avancer dans un nouvel accord commercial avec l’union économique. Cet accord fait suite a à la rencontre entre Trump et Juncker  qui avaient pour objet de mettre entre parenthèses la menace de droits de douane sur l’acier et l’aluminium européens en attendant de nouvelles négociations. Reste que le contenu même des principes retenus par le président américain et par le président de la commission européenne demeurent relativement flous et qu’il n’est pas certain qu’uen conclusion soit rapidement possible. En cause,  notamment la position de la France qui souhaite exclure de cet accord l’activité agricole. L’Allemagne de son côté serait beaucoup plus favorable à un nouveau traité avec l’États-Unis pour ménager son industrie notamment automobile. Pour l’instant la position de la France est de refuser tout traité avec les États-Unis.  ce que craint la France c’est notamment qu’un éventuel accord sur l’agriculture toute contrainte en matière de normes environnementales ou de santé Un dossier supplémentaire qui risque d’empoisonner les relations entre l’Allemagne et la France. Les Etats-Unis pressent  cependant l’Union européenne d’accélérer les négociations commerciales initiées le mois dernier par le sommet entre Donald Trump et Jean-Claude Juncker à Washington, ont déclaré samedi deux responsables allemands. Les Etats-Unis pressent l’Union européenne d’accélérer les négociations commerciales initiées le mois dernier par le sommet entre Donald Trump et Jean-Claude Juncker à Washington, ont déclaré samedi deux responsables allemands.

Brexit dur : possible pour le ministre du commerce britannique

Brexit dur : possible pour le ministre du commerce britannique

 

Dans un entretien publié le 5 août dernier par le Sunday Times, le ministre britannique du Commerce, Liam Fox, estimait à 60/40 la probabilité d’un « no deal». Les services du 10, Downing Street ont réaffirmé que la Première ministre, Theresa May, croyait toujours que la Grande-Bretagne négocierait un bon accord avec les Européens, mais ont réitéré que l’absence d’accord était préférable à un mauvais accord. La dirigeante britannique et ses homologues des 27 discuteront du Brexit lors de leur sommet informel le 20 septembre à Salzbourg, en Autriche, avant le conseil européen du 18 octobre. Londres et Bruxelles ont dit vouloir finaliser leur accord de divorce pour le 18 octobre, mais des diplomates jugent que cet objectif est trop optimiste et estiment qu’il sera sans doute nécessaire de prolonger cette date limite jusqu’au conseil européen des 13 et 14 décembre. »Si l’accord de retrait n’est pas ratifié avant le 30 mars 2019, il n’y aura pas de période de transition et le droit de l’UE cessera de s’appliquer dans le et au Royaume-Uni à partir du 30 mars 2019. Il s’agit là du scénario du ‘no deal’ ou de la ‘rupture brutale’ », a prévenu la Commission européenne.

Subway : une forme d’ubérisation du commerce

 Subway : une forme d’ubérisation du commerce

Il y a l’ubérisation classique qui consiste à transformer des salariés en esclave avec le statut d’auto entrepreneur. Pour résumer on impose des rémunérations dérisoires, on transfère les coûts sociaux et financiers et on impose les conditions de production. La même chose qui se produit dans certaines marques franchisées. Cette fois c’est la rémunération du franchiseur Subway qui est exorbitante avec en plus l’imposition de conditions qui contraignent des magasins franchisés à travailler une centaine d’heures par semaine. Soit pratiquement trois fois plus qu’un salarié et avec souvent une rémunération inférieure et de nombreuses faillites. L’État a donc assigné la chaîne de sandwicheries en justice. En cause : des pratiques abusives avec ses franchisés, dont plusieurs ont fini par mettre la clé sous la porte. En janvier 2017, la chaîne de sandwicheries a été assignée en justice par l’État qui, selon Capital, lui reproche une multitude de pratiques contraires au droit français. Dans le viseur: le contrat passé entre le groupe américain et ses franchisés dans l’hexagone, incluant une série de contraintes que Bercy considère comme démesurées.

OMC: incertitude totale sur l’avenir du commerce international

OMC: incertitude totale sur l’avenir du commerce international

La plupart des pays représentés à l’OMC (organisation mondiale du commerce) s’inquiètent à juste titre du cercle vicieux : augmentation des droits de douane – mesures de rétorsion qui pourraient grandement affecter le commerce international et au-delà la croissance. Personne ne peut dire quelle peut être ampleur de conséquences qui pourraient devenir incontrôlables. Les principaux partenaires commerciaux des Etats-Unis, notamment l’Union européenne, la Chine et le Japon, ont donc manifesté leur inquiétude mardi, lors d’une réunion de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), au sujet des droits de douanes que Washington envisage d’instaurer pour les véhicules et les pièces détachées. Le Japon, qui, avec la Russie, avait entamé la discussion au Conseil du commerce des marchandises de l’OMC, a averti que de telles mesures pourraient donner lieu à un cycle sans fin de représailles et entraîner l’effondrement du système commercial multilatéral, selon un délégué ayant assisté aux débats. Une quarantaine d’Etats membres de l’OMC, dont les 28 pays de l’Union européenne, ont estimé que les initiatives américaines pourraient sérieusement perturber le marché mondial et menacer les principes de l’OMC, compte tenu de l’importance des voitures dans les échanges mondiaux.

Commerce G7 : Divorce Trump Macron

Commerce G7 : Divorce Trump Macron

 

Finis les accolades et les bisous, retour à la real politique. Macron, le grand ami de Trump, découvre que le business supplante  tout autre sentiment dans les relations diplomatiques. On se souvient qu’en dépit des marques d’affection de Trump, Macron n’a rien obtenu du président américain, ni sur le commerce, l’environnement, ou encore l’accord sur le programme nucléaire iranien.  Macron voudrait bien unir les 6 pays du  contre Trump mais appel d’Emmanuel Macron en faveur d’une unité au sein des “Six” et de l’Union européenne pourrait ne pas être entendu. Ainsi l’Allemagne suggère de faire des compromis avec les Etats-Unis par crainte d’accroître les tensions sur le secteur automobile. D’autres membres du G7 comme le Japon et l’Italie paraissent moins enclins à vouloir défier Trump. Il faut que la réponse de l’UE soit “proportionnée” et en accord avec les règles de l’OMC, a dit la Première ministre britannique Theresa May, qui appellera lors du G7 à un commerce plus libre et plus équitable.

Déficit Commerce extérieur : la réforme oubliée !

Déficit Commerce extérieur : la réforme oubliée !

Encore 5,2 milliards d’euros de déficit, contre 5,4 milliards le mois précédent selon les chiffres publiés par les douanes ce vendredi. Sur les deux premiers mois de 2018, le déficit cumulé- en données corrigées de variations saisonnières et des jours ouvrés – atteint 10,6 milliards contre 13,5 milliards un an plus tôt. La France est repartie sur un rythme de 50 à 60 milliards de déficit annuel alors que l’Allemane, elle dégage 200 milliards d’excédents annuels. Or cette balance extérieure des échanges est le vrai thermomètre de la compétitivité française. Il y a de nombreux facteurs explicatifs mais parmi eux le fait surtout que nos PME-PMI sont peu présentes sur les marchés infranationaux. Le gouvernemenet a prévu quelques mesures mais assez anecdotiques.  Le gouvernement d’Édouard Philippe a annoncé quelques mesures relatives au regroupement des acteurs de l’exportation comme l’agence publique Business France et les Chambres de commerce et d’industrie, au sein de guichets uniques placés sous l’autorité des régions en France. Mais ces décisions pourraient être insuffisantes pour rétablir une balance commerciale en déficit depuis 2003. La grande reforme, lap lus urgente serait de s’attaquer à cette balance commerciale et non de traiter à la va vite d’autres sujets notoirement moins prioritaires comme la réforme de la SNCF ou encore la réforme des institutions.  En février, les importations ont effacé leur gain du mois précédent, s’inscrivant en recul de 1,4% (après une progression de 1,0% en janvier) sous l’effet d’une importante contraction des approvisionnements aéronautiques, pour atteindre un montant de 44,9 milliards d’euros. Les exportations ont quant à elles enregistré un nouveau recul (-0,9% après -4,1%), à 39,7 milliards d’euros, mais cette diminution limitée « tient essentiellement à quelques replis conjoncturels », soulignent les Douanes dans le communiqué.  La balance commerciale s’améliore surtout pour l’industrie aéronautique. Cette situation repose avant tout sur une chute des importations et des ventes plus fermes. « En février, les livraisons d’Airbus atteignent 2,161 milliards d’euros pour 25 appareils, contre 1,174 milliard d’euros pour 13 appareils en janvier. Comme il y a un an, la reprise est progressive après un creux des ventes en janvier, lui-même consécutif à un pic des livraisons en toute fin d’année précédente. » Mais le secteur de l’industrie aéronautique est un des rares à ne pas avoir délocalisé une partie importante de sa production à l’étranger contrairement à d’autres poids lourds de l’industrie comme l’automobile. Ce qui peut expliquer en partie ces bonnes performances. Le déficit énergétique se réduit quant à lui légèrement avec des achats d’hydrocarbures naturels à la baisse ce mois-ci. Plusieurs branches industrielles voient cependant leur solde se détériorer en février, à l’image des produits chimiques ou les matériels électriques et de téléphonie où le « reflux des ventes est déterminant« . Par zones géographiques, le déficit avec les pays hors Europe s’est réduit à 3,40 milliards d’euros (3,91 milliards en janvier). Celui avec les pays de l’Union européenne s’est également réduit, à 3,11 milliards (contre 3,29 milliards). Avec la seule zone euro, il s’est inscrit à 3,47 milliards contre 3,53 milliards un mois plus tôt.

Commerce extérieur : du mieux

Commerce extérieur : du mieux

Au dernier trimestre 2017, les exportations françaises ont nettement accéléré (+2,4% après +1% au troisième trimestre). Cette vigueur s’explique par une demande mondiale soutenue adressée à la France, et par des livraisons du secteur aéronautique « exceptionnellement élevées » en plus du matériel militaire, souligne l’Insee. Les exportations du secteur manufacturier ont accéléré de manière générale (3,1% après 1,4%). En revanche, les exportations des produits énergétiques ont chuté (-5,1% après 0,1%) tandis que celles des produits agricoles ont décéléré (+3% après 9,1%). À la fin du premier semestre 2018, « l’acquis de croissance annuelle des exportations serait de +4,3 %, soit davantage qu’en moyenne annuelle en 2017 (+3,3 %). » Ces bons chiffres sont notamment portés par des livraisons de grands contrats militaires et navals. . Au premier semestre 2018, les importations devraient retrouver un rythme plus proche de celui observé ces dernières années (+1,1 % puis +1,2 % par trimestre). Au final, le commerce extérieur pourrait contribuer de manière positive à l’acquis de croissance pour les six premiers mois de l’année (pour l’instant fixé à 1,6% à fin juin) après avoir pesé depuis plusieurs années et encore à hauteur de -0,3 point en 2017 et -0,8 point en 2016. La balance commerciale de la France pourrait retrouver quelques couleurs en 2018. Selon la dernière note de conjoncture de l’Insee publiée ce mardi 20 mars, les échanges commerciaux à l’international ne pèseraient plus sur la croissance à l’horizon mi-2018. Souvent considéré comme un point noir de l’économie française, le commerce extérieur français souffre d’un manque de compétitivité coût et hors-coût régulièrement mis en avant par les économistes.Les importations ont ralenti à la fin de l’année 2017 (+0,3% après 2,2%) principalement « par contrecoup des achats exceptionnels de l’été, notamment en chimie et en aéronautique » précise l’Insee. Après deux années de ralentissement, les échanges mondiaux ont connu leur plus importante croissance (5,2%) depuis 2011. Selon l’institut de statistiques français, la progression du commerce mondial resterait soutenue à l’horizon mi-2018 (+1,3 % puis +1,2 % par trimestre). « L’acquis de croissance annuelle du commerce mondial à mi-année s’établirait déjà à +4,2 % en 2018. » En ce qui concerne la France, la demande mondiale et particulièrement celle des pays de la zone euro, devraient se maintenir.

Croissance Chine: nette hausse du commerce extérieur en 2017

Croissance Chine: nette hausse du  commerce extérieur en 2017

 

Les exportations  de la Chine, exprimées en dollars, ont progressé de 7,9% l’an dernier, remontant de façon spectaculaire après s’être effondrées de 7,7% en 2016, selon des chiffres de l’Administration des Douanes publiés vendredi. Une confirmation de la demande solide chez les principaux partenaires de la Chine, à même de doper les ventes de produits manufacturés du pays.  De leur côté, les importations chinoises se sont envolées de 15,9% en 2017 (après une chute de 5,5% l’année précédente), témoignant du vif renforcement de la demande intérieure sur fond de stabilisation de la deuxième économie mondiale. Au final, cette robustesse a contribué à dégonfler quelque peu le colossal excédent commercial du pays: il s’est établi pour l’année à 422 milliards de dollars, chutant de 17% par rapport à 2016 (510 milliards). Les Etats-Unis, deuxième partenaire commercial de la Chine après l’Union européenne (UE), n’en ont cependant guère profité. Le déséquilibre des échanges entre les deux puissances –vivement critiqué par le président américain Donald Trump– s’est encore aggravé, l’excédent commercial chinois avec les Etats-Unis bondissant de 10% sur l’année, à 276 milliards de dollars. A noter cependant que les exportations de la Chine ont légèrement ralenti le mois dernier, grimpant de 10,9% seulement sur un an, tandis que ses importations s’essoufflaient de façon drastique, avec une progression de 4,5%, contre un bond de presque 18% en novembre. Une performance très en-deçà des anticipations des analystes sondés par Bloomberg, qui tablaient sur une hausse de 15,1% des importations. En conséquence, l’excédent chinois s’est envolé à 54,7 milliards de dollars en décembre, contre 40,2 milliards en novembre, à rebours des prévisions du marché.

Etats- Unis : le ministre du Commerce américain la main dans le sac Russe

Etats- Unis : le ministre du Commerce américain la main dans le sac Russe

 

En choisissant des milliardaires dans son entourage Trump a pris évidemment le risque que leurs pratiques financières soient dévoilées. A l’occasion de enquête « Paradise Papers », on apprend  que le ministre américain du Commerce Wilbur Ross a gardé des participations dans une société de transport maritime ayant des liens d’affaires étroits avec un oligarque russe visé par des sanctions américaines et un gendre de Vladimir Poutine, .  Selon le New York Times, le ministre du Commerce de Donald Trump a réduit sa participation personnelle dans cette société, Navigator Holdings, lors de sa prise de fonctions en février, mais en contrôle toujours, via des entités offshore, 31%. Or l’un des principaux clients de Navigator Holdings est la société russe de gaz et produits pétrochimiques Sibur, qui a contribué à hauteur de 23 millions de dollars à son chiffre d’affaires en 2016, écrit Le Monde. Et parmi les propriétaires de Sibur figurent Guennadi Timtchenko, un oligarque proche du président russe sanctionné par le Trésor américain après l’invasion de la Crimée par Moscou, et Kirill Chamalov, marié à la plus jeune fille de Vladimir Poutine. . Lors de sa nomination au ministère du Commerce, pour mettre en musique le slogan « l’Amérique d’abord » de Donald Trump, Wilbur Ross avait conclu en janvier un accord avec le Bureau fédéral d’éthique du gouvernement énumérant les partenariats commerciaux qu’il entendait conserver, mais pas le détail des participations qu’il a effectivement gardées, affirme le New York Times.

Croissance et commerce mondial : en hausse

Croissance et commerce mondial : en hausse  

 

Deux indicateurs témoignent de la reprise, d’une part la croissance mondiale et le commerce international.  Selon les dernières perspectives économiques publiées par l’OCDE ce mercredi, la dynamique de croissance de l’économie mondiale s’est accélérée au cours de l’année 2016 et du premier semestre 2017 L’organisation prévoit que la croissance mondiale du PIB  devrait atteindre environ 3,5% en 2017 et 3,7% en 2018, contre 3% en 2016. Les prévisions ont même été légèrement revues à la hausse pour 2018 (+0,1 point) par rapport aux prévisions de juin dernier.  : Par ailleurs d’après l’OMC,  le commerce mondial devrait progresser en volume de 3,6 % cette année.  L’OMC a revu son estimation en forte hausse par rapport à celle du mois d’avril, qui tablait sur une croissance de 2,4 %. Surtout, le dynamisme attendu des échanges de marchandises constitue un net rebond par rapport à 2016, où ils n’avaient progressé que de 1,3 %. Ces dernières années, la progression du commerce était plus faible que la croissance du PIB, un signe du ralentissement de la mondialisation. Mais, en 2017, les échanges mondiaux redeviennent plus dynamiques que le PIB (2,8 %).

 

Commerce extérieur : nouveau grave déficit

Commerce extérieur : nouveau grave déficit
Comme l’an passé, le déficit commercial de la France est toujours largement déficitaire et s’inscrit sur une tendance de 60 milliards par an alors que dans le même temps l’Allemagne, elle, va sans doute connaître un nouvel excédent d’environ 300 milliards en 2017. Le déficit commercial de la France s‘est e effet creusé à 6,0 milliards d‘euros en juillet en raison d‘une nette augmentation des importations liées à de grands contrats des industries aéronautique et chimique, selon les statistiques CVS/CJO publiées jeudi par les Douanes. Il s‘est accru par rapport au déficit de juin, qui a été revu à 4,9 milliards d‘euros contre 4,7 milliards en première estimation. Sur les sept premiers mois de 2017, le déficit cumulé atteint 41,02 milliards contre 27,23 milliards au cours de la période correspondante de 2016. En juillet, les importations ont atteint un montant de 45,25 milliards, soit une hausse de 3,0% par rapport à juin. Les exportations ont également augmenté mais dans une moindre proportion et s‘inscrivent en progression de 0,5% à 39,3 milliards d‘euros. Le déficit des seuls produits manufacturés a atteint 5,52 milliards d‘euros contre 3,95 milliards en juin. “Sans soutien des exportations, la détérioration du solde est forte pour les industries aéronautique, chimique et spatiale du fait des approvisionnements particulièrement élevés en turboréacteurs et produits destinés à l‘industrie nucléaire et de l‘acquisition d‘un module pour satellite météo”, notent les Douanes dans un communiqué.

Chine: tassement de la croissance du commerce extérieur

Chine: tassement de la croissance du commerce extérieur

 

 

Signe d’une certaine reprise internationale, la Chine enregistre encore une forte croissance du commerce extérieur cependant un peu inférieur aux prévisions. Les exportations chinoises ont augmenté en juillet de 7,2% et les importations de 11,0%, deux hausses inférieures aux attentes des analystes, montrent les statistiques officielles publiées mardi. L’excédent commercial chinois libellé en dollars s’élève pour le mois écoulé à 46,74 milliards (39,55 milliards d’euros), précise l’Administration générale des douanes. Les analystes tablaient sur une hausse de 10,9% des exportations, contre 11,3% en juin, et sur une augmentation de 16,6% des importations, contre 17,2% en juin. Ils pariaient en moyenne sur un excédent à 46,08 milliards, après 42,77 milliards en juin. La performance commerciale de la Chine, première puissance exportatrice mondiale, a rebondi cette année après plusieurs années de déclin grâce à une forte demande à la fois intérieure et extérieure.

Agenda européen : travailleurs détachés et commerce prioritaires pour la France

Agenda européen : travailleurs détachés et commerce prioritaires pour la France

 

En visite en Estonie (qui doit présider l’union économique),  Edouard Philippe a rappelé le calendrier pour relancer l’Europe. . « Nous avons (…) décidé d’avancer sur les questions relatives aux procédures de réciprocité en matière commerciale, au contrôle des investissements étrangers, notamment dans les secteurs stratégiques, à la réactivité accrue en matière de procédures antidumping et bien entendu à la question très sensible en France et très importante pour l’Union du cadre des travailleurs détachés », a-t-il ajouté. Le président français, Emmanuel Macron, veut convaincre ses partenaires d’aller plus loin sur ces sujets que les conclusions du Conseil européen de la semaine dernière. Sur la question sensible des investissements, le Conseil s’est ainsi borné à « salue(r) l’initiative de la Commission visant à maîtriser la mondialisation et, entre autres, à analyser les investissements réalisés par des pays tiers dans des secteurs stratégiques, dans le plein respect des compétences des États membres ». La question du durcissement des règles encadrant le régime des travailleurs détachés ne figurait quant à elle pas à l’agenda du Conseil. Preuve que sur ce dossier les oppositions notamment des pays de l’Est sont encore importantes.

Amazon et internet tuent le commerce traditionnel

 

Amazon et internet tuent  le commerce traditionnel

Selon Heuler Hermes les défaillances des grandes entreprises du secteur ont augmenté de 66% au plan mondial en 2016. Une situation qui peut paraître paradoxale dans un monde où la consommation ne s’est jamais aussi bien portée. Au plan mondial en effet, les ventes au détail ont cru de 4,8% par an en moyenne sur les dix dernières années. Sauf que cet appétit de consommation passe de moins en moins par le canal historique des magasins en dur. Mais de plus en plus en ligne. La part du e-commerce ne cesse en effet de grimper dans la consommation mondiale. Elle était inférieure à 5% il y a une dizaine d’année, elle a atteint les 9% en 2016 et devrait monter à 15% d’ici 2020. « L’activité en ligne est alimentée tant par l’offre que par la demande, cette accélération est soutenue par les actions des digital natives et par les plateformes commerciales, qui bouleversent et refondent l’industrie », note Heuler Hermes. Une demande croissante qui entraîne une hausse du nombre d’acteurs et donc une féroce guerre des prix. En conséquence, la rentabilité des grandes enseignes est passée de 8% en 2011 à 5,7% en 2016. Avec une part du e-commerce à 15% dans trois ans, cela pourrait entraîner une vague de faillites sans précédent dans le secteur. Et les détaillants français sont particulièrement fragiles selon Heuler Hermes. Certains grands noms comme Darty, la Fnac ou Leclerc avec le drive ont certes réussi leur transformation digitale. Mais il s’agit d’arbres qui cachent une forêt bien plus dépouillée. « Les consommateurs français, dont 64% achètent en ligne, sont disposés à consommer différemment. Mais malgré quelques exemples de succès, les détaillants français n’ont pas réussi à répondre à ces attentes. En résulte une détérioration prononcée de leurs états financiers, explique Maxime Lemerle, responsable des études sectorielles et défaillances chez Euler Hermes. Après avoir longtemps considéré le e-commerce comme un canal parallèle, les détaillants français commencent seulement à investir pour rattraper leur retard dans la course digitale. »   Selon Heuler Hermes, le résultat d’exploitation du secteur est passé de 3,7% en 2015 à 2,6% en 2016, tandis que l’endettement est lui monté à 95%. Les secteurs les plus touchés seront ceux de l’électronique et du prêt-à-porter, estime le spécialiste des faillites. C’est sur ces marchés que la concurrence du e-commerce est le plus féroce.

Accord de simplification de l’OMC pour faciliter le commerce

 

Accord de simplification de l’OMC pour faciliter le commerce

L’accord de l’OMC visant à faciliter les échanges mondiaux en réduisant les formalités administratives et en simplifiant les contrôles aux frontières est entré en vigueur ce mercredi, après sa ratification par les deux tiers des membres de l’organisation, et il promet une hausse de la croissance mondiale de 0,5% d’ici 2030. Le directeur général de l’Organisation mondiale du commerce, Roberto Azevêdo, a salué l’événement en parlant de « la plus grande réforme du commerce mondial de ce siècle ». Il a en outre minimisé les risques de problèmes commerciaux avec le nouveau président américain, Donald Trump, qui répète à l’envi son slogan « l’Amérique d’abord » et a menacé à plusieurs reprises de se retirer des traités internationaux et d’imposer de « lourdes taxes frontalières » sur les produits importés. Le traité sur la facilitation du commerce avait été ratifié aux Etats-Unis sous l’administration de Barack Obama. L’OMC estime qu’il permettra de réduire les coûts commerciaux de 14,3% en moyenne et bien davantage dans les pays pauvres, apportant un gain de 2,7% aux exportations mondiales d’ici 2030. On estime que c’est plus que si les droits de douane étaient supprimés à l’échelle mondiale.

Commerce international : l’Allemagne devient numéro1 mondial avec 300 milliards d’excédents

Commerce international : l’Allemagne devient numéro1 mondial avec 300 milliards d’excédents

L’excédent des comptes courants allemands ( qui incorpore biens services et finances) devrait avoir inscrit un nouveau record en 2016 à 297 milliards de dollars (278 milliards d’euros), dépassant ainsi celui de la Chine pour devenir le plus élevé au monde, a déclaré lundi l’institut d’études économiques munichois Ifo. A comparer au déficit d’environ 4 milliards de la France !  Un tel montant équivaudrait à 8,6% du produit intérieur brut (PIB) et dépasserait donc largement le plafond de 6% recommandé par la Commission européenne. En 2015, l’excédent courant allemand avait représenté 271 milliards de dollars. La Commission européenne et les Etats-Unis appellent depuis longtemps les autorités allemandes à soutenir la demande intérieure et les importations pour favoriser la réduction de l’excédent courant, afin de réduire les déséquilibres mondiaux. Berlin rejette ces critiques en expliquant avoir déjà pris des mesures de soutien à la demande en instaurant en 2015 un salaire minimum national et en acceptant l’an dernier une revalorisation des pensions de retraite. Le gouvernement a en outre augmenté les dépenses publiques consacrées aux réseaux routiers, aux infrastructures numériques ainsi qu’à l’accueil et l’intégration des demandeurs d’asile, sans remettre en cause pour autant l’équilibre budgétaire. L’Ifo estime que l’excédent courant chinois a été ramené à 245 milliards de dollars l’an dernier en raison du ralentissement des exportations. Son estimation de l’excédent allemand est inférieure à sa prévision précédente, qui était de 310 milliards de dollars.

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