Archive pour le Tag 'Commerce'

Commerce et politique–L’ambiguïté permanente de la politique chinoise de la France

Commerce et politique–L’ambiguïté permanente de la politique chinoise de la France

 

A la veille de la présidence française du Conseil de l’Union européenne, Paris doit clarifier ses positions vis-à-vis de Pékin alors même que les pressions chinoises contre des Etats membres de l’UE s’amplifient, relève le chercheur, spécialiste de la Chine, dans une tribune au « Monde ».

 

A la veille de la présidence française du Conseil de l’Union européenne (UE), il est urgent de clarifier la politique de la France à l’égard d’un acteur incontournable des relations internationales : la République populaire de Chine. Alors que, à travers le monde et l’Europe, nombre d’Etats actualisent leur politique chinoise, prenant acte de la rupture politique qui s’est opérée en Chine sous la direction du secrétaire général [du Parti communiste chinois] Xi Jinping, la France, elle, ne montre pas de signe d’inflexion. 

Qu’il s’agisse de la répression des Ouïgours, de la brutale reprise en main de Hongkong, de la pression militaire sur Taïwan, ou même des attaques verbales contre des parlementaires, des chercheurs et des médias en France, le gouvernement français réagit peu et, quand il le fait, c’est sous la pression de l’opinion publique ou quand le Parlement l’interroge expressément. Pour ainsi dire, le gouvernement s’exprime davantage à propos de la Chine quand il s’agit de communication de crise à destination interne que si c’était un enjeu central de politique internationale.

Notre politique chinoise est devenue illisible et inaudible, parce que dépassée et insuffisamment exigeante. Elle repose toujours sur l’engagement économique et commercial avec Pékin, en traitant les questions politiques sensibles en coulisse ou en les déléguant à Bruxelles (à l’exception du climat). Or, à l’échelle de l’UE, les pressions chinoises contre des Etats membres se multiplient. Celles-ci requièrent l’élaboration d’une réponse commune et l’expression d’une solidarité intergouvernementale plus claire, à commencer de la part de l’Etat qui préside le Conseil.

La République tchèque, la Slovaquie, la Suède et bien d’autres ont subi ces pressions, mais c’est véritablement la Lituanie sur laquelle il est crucial d’insister. En novembre, l’ouverture d’un bureau de représentation de Taïwan à Vilnius a provoqué l’ire de Pékin. Ce type de représentation existe dans de nombreux autres pays européens, mais sous la dénomination « Taipei », et non « Taïwan », ce qui constitue aux yeux de Pékin une entorse de la Lituanie au « principe d’une seule Chine ». C’est le dernier marqueur en date de la dégradation de la relation bilatérale depuis des mois entre les deux pays. La Chine a rappelé son ambassadeur de façon permanente, puis a interrompu l’ensemble des échanges commerciaux avec l’Etat balte. En outre, des multinationales européennes, y compris françaises, voient maintenant leurs marchandises à destination de la Chine retenues à la douane chinoise, du fait que leur chaîne de valeur passe par la Lituanie. Ce faisant, la Chine rompt avec ses engagements internationaux et fait planer la menace sur un grand nombre d’entreprises européennes commerçant avec elle.

Classement des Écoles de commerce

Classement des Écoles de commerce

Le classement des écoles de commerce du Figaro est un palmarès de référence qui hiérarchise les écoles de commerce visées délivrant le grade de master. Ce palmarès des business schools a pour vocation de permettre aux étudiants de se repérer plus facilement dans les formations existantes dans le domaine du management. Pour élaborer ce classement, Le Figaro prend en compte plusieurs indicateurs comme la qualité de la recherche, le nombre de professeurs, le rayonnement international, l’insertion professionnelle, et les classements internationaux. Aujourd’hui, la majorité des grandes écoles de commerce recrutent leurs étudiants après deux ans de classe préparatoire : prépa ECE (option économique), ECS (option scientifique) ou ECT (option technologique).
Le classement des prépas commerciales permet de choisir le lycée le plus adapté. Mais plus de la moitié des effectifs sont admis via les admissions parallèles.

 

  • À noter le coût non négligeable de ces études qui représentent de 10 à 20 000 € pour la première année.

 

 

Rang École Accréditations et labels Concours principal Coût 1ère année
#1 HEC

Jouy-en-Josas

Equis, AACSB, AMBA-MBM BCE 17 442 €
#2 Essec

Cergy-Pontoise

Equis, AACSB, AMBA-MBM BCE 17 768 €
#3 ESCP

Paris

Equis, AACSB BCE 16 892 €
#4 Edhec

Lille, Nice, Paris

Equis, AACSB BCE 16 152 €
#5 EM Lyon

Lyon

Equis, AACSB, AMBA-MBM BCE 15 992 €
#6 Skema

Lille, Sophia Antipolis, Paris

Equis, AACSB BCE 15 092 €
#7 Neoma

Reims, Rouen

Equis, AACSB, AMBA-MBM Ecricome 13 592 €
#8 Grenoble EM

Grenoble

Equis, AACSB, AMBA-MBM BCE 14 372 €
#9 Iéseg

Lille, Paris-La Défense

Equis, AACSB, AMBA-MBM Accès 11 792 €
#9 Kedge

Bordeaux, Marseille

Equis, AACSB, AMBA-MBM Ecricome 13 192 €
#11 Audencia

Nantes

Equis, AACSB, AMBA-MBM BCE 14 842 €
#11 Montpellier BS

Montpellier

Equis, AACSB, AMBA-MBM Ecricome 12 592 €
#13 TBS Education

Toulouse, Paris

Equis, AACSB, AMBA-MBM BCE 13 292 €
#14 Rennes SB

Rennes

Equis, AACSB Ecricome 13 494 €
#15 ICN

Nancy, Paris

Equis, AACSB, AMBA-MBM BCE 12 392 €
#16 EM Strasbourg

Strasbourg

AACSB, EFMD accr., AMBA-MBM Ecricome 8 692 €
#16 Essca

Angers, Paris, Aix-en-Provence, Bordeaux, Lyon

Equis, AACSB, AMBA-MBM Accès 12 097 €
#16 Excelia (ex La Rochelle BS)

La Rochelle, Tours

Equis, AACSB, EFMD accr., AMBA-MBM BCE 11 842 €
#19 EMLV

Paris-La Défense

EFMD accr. Sesame 9 892 €
#20 Burgundy SB

Dijon, Lyon

Equis, AACSB BCE 11 592 €
#21 EM Normandie

Caen, Le Havre, Paris

Equis, AACSB Sesame, BCE 11 092 €
#21 Institut Mines-Télécom BS

Evry

AACSB, AMBA-MBM BCE 7 842 €
#23 ISC

Paris, Orléans

AACSB, EFMD accr., AMBA-MBM BCE 11 392 €
#24 Ipag

Paris, Nice

EFMD accr. Sesame 9 992 €
#25 Paris School of Business

Paris

AACSB, EFMD accr., AMBA-MBM Sesame 10 092 €
#26 ESCE

Paris, Lyon

EFMD accr. Sesame 10 962 €
#26 Inseec Grande Ecole

Paris, Bordeaux, Lyon

AMBA-MBM BCE 10 042 €
#28 ESC Clermont

Clermont-Ferrand

AACSB, AMBA-MBM BCE 9 342 €
#29 EDC

Paris-La Défense

EFMD accr. Sesame 9 922 €
#29 Esdes

Lyon

AACSB, EFMD accr. Accès 10 582 €
#31 ISG

Paris

Pas de labels internationaux Procédure indépendante 10 132 €
#32 South Champagne BS

Troyes

EFMD accr. BCE 8 792 €
#33 EBS

Paris

EFMD accr. Sesame 10 342 €
#34 ICD

Paris, Toulouse

Pas de labels internationaux Procédure indépendante 9 592 €
#34 Idrac

Lyon

Pas de labels internationaux Procédure indépendante 9 664 €
#36 Istec

Paris

Pas de labels internationaux Procédure indépendante 9 872 €
#37 Brest BS

Brest

AACSB BCE 10 592 €
# ESC Pau

Commerce extérieur: la grande faiblesse l’économie française

Commerce extérieur: la grande faiblesse  l’économie française

 

La balance des échanges extérieurs constitue l’indicateur central de la compétitivité d’un pays. Or depuis des dizaines d’années la balance commerciale de la France est dans le rouge, en moyenne de 50 à 60 milliards. Observons que parallèlement en moyenne l’Allemagne dégage un excédent de 200 milliards . En cause évidemment l’insuffisance de compétitivité et de qualité des exportations françaises,le  poids de la fiscalité et le manque de productivité de la population active française.

Le déficit commercial pourrait atteindre 60 milliards en 2021 est presque 100 milliards en 2022.

Par ailleurs En 2020, le déficit des transactions courantes ressort à 43,7 milliards d’euros (1,9 % du PIB). Il se dégrade de 36,7 milliards par rapport à 2019. Cette dégradation s’explique par le creusement du déficit du commerce des biens manufacturés, dû notamment à la baisse des excédents dans l’aéronautique et par le recul de 7,6 milliards de l’excédent du commerce de services recule dû notamment à celui des services de voyages. Le solde des revenus d’investissements s’établit à 20,7 milliards d’euros, soit une dégradation de 15,8 milliards d’euros.

Pour combler toutes ses insuffisances d’une manière ou d’une autre il faut recourir à la dette. Pour l’instant la crédibilité de la note de la France est assurée grâce à l’Europe et à l’Allemagne. En clair, la France vit à crédit depuis longtemps grâce à la bonne gestion des pays frugaux et de l’Allemagne en particulier.

Commerce extérieur: le couteau dans la plaie de l’économie française

Commerce extérieur: le couteau dans la plaie de l’économie française

 

La balance des échanges extérieurs constitue l’indicateur central de la compétitivité d’un pays. Or depuis des dizaines d’années la balance commerciale de la France est dans le rouge, en moyenne de 50 à 60 milliards. Observons que parallèlement en moyenne l’Allemagne dégage un excédent de 200 milliards . En cause évidemment l’insuffisance de compétitivité et de qualité des exportations françaises, du poids de la fiscalité et du manque de productivité de la population active française.

Le déficit commercial pourrait atteindre 60 milliards en 2021 est presque 100 milliards en 2022.

Par ailleurs En 2020, le déficit des transactions courantes ressort à 43,7 milliards d’euros (1,9 % du PIB). Il se dégrade de 36,7 milliards par rapport à 2019. Cette dégradation s’explique par le creusement du déficit du commerce des biens manufacturés, dû notamment à la baisse des excédents dans l’aéronautique et par le recul de 7,6 milliards de l’excédent du commerce de services recule dû notamment à celui des services de voyages. Le solde des revenus d’investissements s’établit à 20,7 milliards d’euros, soit une dégradation de 15,8 milliards d’euros.

Pour combler toutes ses insuffisances d’une manière ou d’une autre il faut recourir à la dette. Pour l’instant la crédibilité de la note de la France est assurée grâce à l’Europe et à l’Allemagne. En clair la France vit à crédit depuis longtemps grâce à la bonne gestion des pays frugaux et de l’Allemagne en particulier.

Croissance Commerce : en retrait en juillet

Croissance Commerce : en retrait en juillet

 

Un recul de 0,5 % des ventes en juillet surtout dans les ventes de cycles et motocycles (-14,1 %), de chaussures (-12,8 %) et de matériel de sport (-12,6 %), mais  après deux très beaux mois en mai et juin. Les produits de confort et de loisir, comme la parfumerie-hygiène (+12,7 %), les jeux et jouets (+9,3 %) et l’horlogerie-bijouterie (+5,2 %), continuent pour leur part leur progression, ajoute la Banque de France. Dans l’ensemble, la vente de produits manufacturés a tout de même baissé de 3,4 % en juillet.

Dans les petits commerces, les ventes ont baissé de 4,4 % alors qu’elles sont restées stables dans la grande distribution. « Les données définitives de la vente à distance ne sont pas encore disponibles pour le mois de juillet. Cependant elle était en baisse sur un an en juin de -4,7 %, après -10,7 % en mai, mais restait très au-dessus de son niveau d’avant crise », précise la note.

Economie-Croissance Commerce: : en retrait en juillet

Economie-Croissance Commerce: : en retrait en juillet

 

Un recul de 05 % des ventes en juillet surtout dans les ventes de cycles et motocycles (-14,1 %), de chaussures (-12,8 %) et de matériel de sport (-12,6 %), mais  après deux très beaux mois en mai et juin. Les produits de confort et de loisir, comme la parfumerie-hygiène (+12,7 %), les jeux et jouets (+9,3 %) et l’horlogerie-bijouterie (+5,2 %), continuent pour leur part leur progression, ajoute la Banque de France. Dans l’ensemble, la vente de produits manufacturés a tout de même baissé de 3,4 % en juillet.

Dans les petits commerces, les ventes ont baissé de 4,4 % alors qu’elles sont restées stables dans la grande distribution. « Les données définitives de la vente à distance ne sont pas encore disponibles pour le mois de juillet. Cependant elle était en baisse sur un an en juin de -4,7 %, après -10,7 % en mai, mais restait très au-dessus de son niveau d’avant crise », précise la note.

Croissance Commerce: : en retrait en juillet

Croissance Commerce: : en retrait en juillet

 

Un recul de 05 % des ventes en juillet surtout dans les ventes de cycles et motocycles (-14,1 %), de chaussures (-12,8 %) et de matériel de sport (-12,6 %), mais  après deux très beaux mois en mai et juin. Les produits de confort et de loisir, comme la parfumerie-hygiène (+12,7 %), les jeux et jouets (+9,3 %) et l’horlogerie-bijouterie (+5,2 %), continuent pour leur part leur progression, ajoute la Banque de France. Dans l’ensemble, la vente de produits manufacturés a tout de même baissé de 3,4 % en juillet.

Dans les petits commerces, les ventes ont baissé de 4,4 % alors qu’elles sont restées stables dans la grande distribution. « Les données définitives de la vente à distance ne sont pas encore disponibles pour le mois de juillet. Cependant elle était en baisse sur un an en juin de -4,7 %, après -10,7 % en mai, mais restait très au-dessus de son niveau d’avant crise », précise la note.

Croissance : rebond du commerce de détail en juin

Croissance : rebond du commerce de détail en juin

Les ventes du commerce de détail ont continué de progresser en juin, en hausse de 1,5% par rapport à mai, stimulées par la levée des restrictions sanitaires, selon des données publiées lundi par la Banque de France.

«Alors que les ventes de produits alimentaires sont stables (+0,2 %), celles de produits manufacturés, en hausse de +10,2 %, permettent cette progression générale», détaille la banque centrale dans un communiqué.

Les ventes de produits manufacturés sont passées 1,3% au-dessus de leur niveau de juin 2020, et même 11,9% au-dessus de leur niveau de juin 2019, souligne la Banque de France. «Ce sont avant tout les produits d’équipement de la personne qui connaissent les meilleures évolutions, en particulier le textile et habillement (+25,6 % par rapport à mai), le matériel de sport (+23,0 %) et l’horlogerie-bijouterie (+20,9 %)», détaille le communiqué.

Par type de lieux de vente, les petits commerces tirent leur épingle du jeu, avec des ventes en hausse 11,4% sur un mois, tout comme les grands magasins (+17,6%), contre un repli pour la grande distribution (-1%), les supermarchés (-3,6%) et les hypermarchés (-0,8%), qui pèsent toutefois à eux deux plus de 80% des ventes du commerce de détail.

Taxe carbone : Pour réguler l’impact du commerce sur le climat

Taxe carbone : Pour réguler l’impact du commerce sur le climat

 

Les chercheurs Carole Mathieu et Christian de Perthuis rappellent, dans une tribune au « Monde », les enjeux du projet de taxe carbone aux frontières que la Commission européenne présentera le 14 juillet.

 

Tribune(  Extrait).

 

 

L’idée de base est simplissime : appliquer un prix aux émissions de CO2 pour accélérer la transition énergétique. Tant que ce prix n’est pas universel, il risque de pénaliser à court terme les zones économiques ajoutant à leurs coûts de production celui du CO2. L’ajustement à la frontière consiste à corriger cette distorsion, en obligeant les importateurs à s’acquitter du même coût carbone que celui supporté par les producteurs domestiques.

Depuis 2005, l’Union européenne (UE) tarifie les émissions de CO2 des installations industrielles et énergétiques situées sur son territoire via un système de quotas échangeables. Jusqu’à présent, aucune étude empirique n’a pu montrer la moindre perte de compétitivité des secteurs sous quotas, qui serait susceptible de provoquer une délocalisation des émissions.

Deux raisons à cela : le prix du CO2 sur le marché est resté à des niveaux modérés, et les industries les plus exposées à ce risque de « fuite carbone » ont été protégées par un dispositif d’allocation gratuite de quotas.

Mais le contexte est en train de changer. Fin 2020, l’UE a officiellement rehaussé la cible de baisse des émissions à l’horizon 2030 (– 55 % relativement à 1990 contre – 40 % antérieurement). Une simple annonce qui a déjà porté le prix du quota au-dessus de 50 euros par tonne de CO2, creusant sérieusement l’écart avec le reste du monde.

Avec ces changements réglementaires, les « fuites de carbone » deviennent une menace, et l’ajustement aux frontières une nécessité. Sa mise en œuvre appelle deux observations. Techniquement, il convient d’éviter les effets de déport sur les produits transformés. Si demain les importations d’acier de l’UE supportent un prélèvement à la frontière, ce sont les consommateurs européens qui paieront.

Commerce international : la Grande-Bretagne importe davantage de biens hors UE

Commerce international : la Grande-Bretagne importe davantage de biens hors UE

Le Royaume-Uni importe désormais pour la première fois davantage de biens de pays hors-UE qu’en provenance du marché unique européen, selon des chiffres officiels mercredi.

Ce phénomène a été observé pour le premier trimestre et est inédit depuis le début de la publication de ces données en 1997, souligne le Bureau national des statistiques.

Le Royaume-Uni a importé pour 53,2 milliards de livres de biens de pays en dehors de l’UE, contre 50,6 milliards en provenance de ceux appartenant au marché unique européen, que le pays a quitté le 1er janvier.

Commerce extérieur : le déficit aggravé

Commerce extérieur : le déficit aggravé

Un déficit aggravé qui témoigne du manque de compétitivité de la France;  sur la tendance,  le déficit de la balance commerciale pourrait atteindre les 60 milliards en 2021. Le  déficit s’est en effet creusé de 15,4 milliards d’euros sur les trois premiers mois de l’année en données corrigées des variations saisonnières. « Cela résulte d’une accélération des importations (+3,7% après +0,7% au quatrième trimestre), tandis que les exportations ralentissent (+1,8% après +7,4% » explique Bercy.

Sur le premier trimestre, les exportations ont atteint 93% de leur niveau de 2019 et les importations, en progression depuis décembre, s’établissent à 95% de leur niveau pré-crise.

. Une grande partie du déficit commercial depuis le début de l’année s’explique par la dégradation du déficit de l’énergie avec la flambée des prix du pétrole qui renchérit le prix des importations d’énergie (+32%). Du côté des produits manufacturés, le solde s’est également dégradé de 1,6 milliard d’euros. La vente de matériel de transport s’est contractée d’environ 800 millions d’euros. Les exportations de l’industrie aéronautique et automobile sont toujours dans le rouge.

« La diminution des exportations aéronautiques (-19,2%) et automobiles (-6,3%) après deux trimestres consécutifs de forte hausse supplante l’accroissement des exportations de navires et bateaux (+391,9%), ce dernier étant dû à des ventes exceptionnelles de paquebots, bateaux de croisière », expliquent les douanes dans leur étude.

Commerce avec la Chine: les comptes d’apothicaire du conseil d’analyse économique

Commerce avec la Chine: les comptes d’apothicaire du conseil d’analyse économique

 

D’après les comptes d’apothicaire du conseil d’analyse économique rattaché au Premier ministre, le commerce avec la Chine serait bénéfique aux Français qui auraient ainsi réalisé une augmentation du pouvoir d’achat de leurs 2000 € par ménage et par an (30 milliards en tout). Ce commerce international serait donc acceptable.

Comme souvent chez les économistes( aussi chez d’autres) les approches sont très partielles voire partiales car on ne tient pas vraiment compte des effets sociaux économiques globaux. Effectivement concurrence internationale a permis d’importer de Chine des produits à bas prix qui ont permis d’augmenter le pouvoir d’achat. Ceci toutefois au prix de la désindustrialisation du pays et de la montée du chômage.

Une des conséquences de cette montée du chômage et l’envolée de la protection sociale qui représente environ 30 milliards par an et plus de 30 % du PIB. ( Notamment retraite anticipée, maladie, chômage, aides sociales etc.) .

Il faudrait faire une comparaison pertinente des avantages de la mondialisation, aussi prendre en compte les externalités négatives du commerce international. En outre, on passe sous silence le faite qu’en raison du déclin économique la France porte à bout de bras certains secteurs, ce qui entraîne un déficit budgétaire chronique et un endettement démesuré qui au bout du compte augmente les prélèvements obligatoires dont les impôts sur les sociétés et les particuliers.

Ces calculs sont très discutables et cette analyse du conseil d’analyse économique confirment les approches trop partielles qui en l’occurrence veulent sans doute les trop soulignaient bienfaits de la mondialisation.

La faiblesse du commerce extérieur français comparé à l’Allemagne

La faiblesse du commerce extérieur français comparé à l’Allemagne

 

Une chronique de Matthias Fekl est avocat, ancien ministre dans l4opinion

 

En 2020, l’effet papillon a cédé la place à l’effet pangolin, et les effets d’un battement d’ailes ont été remplacés par les conséquences imprévisibles d’un virus à diffusion mondiale. Si les économies ont souvent été placées en quasi-arrêt, avant de tourner au ralenti, l’international a été particulièrement impacté, même si l’effondrement initial a été suivi d’un impressionnant rebond à partir du troisième trimestre.

Au niveau macroéconomique, les restrictions imposées au niveau national par les Etats, voire la fermeture même des frontières, ont induit d’importantes perturbations dans les chaînes de valeur et l’organisation logistique.

Au niveau microéconomique, les entreprises ont été confrontées à de nombreuses difficultés concrètes : les variations dans les régimes généraux et les règles douanières applicables ont créé un climat d’incertitude inévitable, mais préjudiciable. Les restrictions de déplacement ont compliqué la prospection de nouveaux marchés, en tout cas selon les modalités traditionnelles, tout comme la bonne mise en œuvre des services après-vente.

Urgence. Bien sûr, les autorités ont apporté des réponses pertinentes face à l’urgence. On pense par exemple, en France, au renforcement et à la modernisation de l’assurance prospection, au soutien au volontariat international en entreprise et à l’amélioration des outils de financement à l’export. Bien sûr aussi, les entreprises ont su faire preuve d’inventivité et de capacités d’adaptation remarquables, en particulier en accélérant, pour nombre d’entre elles, des mutations en tout état de cause indispensables, notamment sur le numérique et la digitalisation.

La pandémie est venue frapper, avec la France et l’Allemagne, deux pays aux positionnements assez singulièrement distincts en termes d’insertion dans l’économie mondiale

Dans une perspective comparatiste, la pandémie est venue frapper, avec la France et l’Allemagne, deux pays aux positionnements assez singulièrement distincts en termes d’insertion dans l’économie mondiale. Certes, l’impact est sensible sur le commerce extérieur dans les deux pays. En France, les exportations de biens ont baissé de près de 16 % par rapport à 2019 et les importations de 13 %, le déficit commercial passant de près de 58 à plus de 65 milliards d’euros ; les exportations de services ont chuté de près de 18 % et les importations de près de 14 %. En Allemagne, sur la même période, les importations ont baissé de plus de 7 % et les exportations de plus de 9 %, le solde commercial atteignant son niveau le plus bas depuis 2011.

La comparaison, cependant, s’arrête là. Car si la pandémie produit partout son impact, elle vient heurter un commerce extérieur français déjà structurellement déficitaire depuis plus d’une décennie, là où l’Allemagne connaît des excédents commerciaux records, fréquemment supérieurs à 200 milliards d’euros. Même en 2020, année la plus mauvaise en une décennie, l’excédent est encore de près de 180 milliards d’euros.

« Mittelstand ». De nombreux facteurs entrent en ligne de compte pour expliquer ces différentiels. En premier lieu, l’économie allemande est largement structurée par des PME et entreprises de taille intermédiaire, souvent familiales, territorialement implantées, à la structure capitalistique ancrée, solide et durable, innovantes et ouvertes à l’international. C’est le fameux Mittelstand allemand, cœur du modèle de capitalisme rhénan et de son économie sociale de marché.

En deuxième lieu, les réformes difficiles et souvent douloureuses conduites en Allemagne ont amélioré sa compétitivité-coût. En troisième lieu, l’innovation et le positionnement sur le haut de gamme dans de nombreux secteurs ont conforté le pays dans la conquête et la consolidation de parts de marché à l’étranger.

En France, l’internationalisation de nos entreprises reste un défi constant. La « Team France Export » le sait bien qui s’attelle à ce chantier depuis de longues années. Le think tank « La Fabrique de l’exportation » vient de publier un stimulant Manifeste pour le renouveau de l’exportation française qui propose de prendre le sujet à bras-le-corps : approche stratégique des marchés mondiaux de demain, montée en gamme, digitalisation, coopération entre entreprises et structuration des filières, développement d’une véritable culture économique internationale venant irriguer toutes les réflexions et actions des entreprises… les dossiers sont nombreux, la concurrence est rude et si la pandémie permet d’accélérer certaines mutations essentielles, tout n’aura pas été perdu.

Deuxième sujet de différenciation forte entre les deux pays que la pandémie n’a pas modifié en profondeur : la montée en puissance constante de la Chine en tant que partenaire économique de l’Allemagne. Pour la France, l’Allemagne était en 2020, le principal client de la France (plus de 60 milliards d’euros), suivie par l’Italie et les Etats-Unis pour respectivement plus de 32 milliards d’euros. L’Allemagne était aussi le premier fournisseur de notre pays, à hauteur de 70 milliards d’euros, suivie par la Chine (plus de 56 milliards) et l’Italie (un peu plus de 39 milliards). Pour l’Allemagne, en revanche, la France n’était que le troisième client (certes pour 91 milliards d’euros), derrière la Chine (près de 96 milliards) et assez loin derrière les Etats-Unis (près de 104 milliards). La Chine est le premier fournisseur de l’Allemagne avec plus de 116 milliards d’euros et la France n’est pas dans le top 3.

Si l’ancrage européen demeure pour l’Allemagne une nécessité autant qu’un principe fondateur, son regard se porte toujours plus vers l’est et l’Asie

Projection économique. Ainsi la Chine est-elle, pour la cinquième année consécutive, le partenaire commercial le plus important de l’Allemagne. Malgré les difficultés inouïes de l’année 2020, les échanges commerciaux avec la République populaire ont ainsi augmenté de 3 % par rapport à l’année précédente pour s’établir à plus de 212 milliards d’euros. Ces chiffres illustrent à eux seuls l’étroite imbrication qui caractérise désormais les relations économiques entre l’Allemagne et la Chine, état de fait dont l’importance ne saurait être sous-estimée.

Si l’ancrage européen demeure pour l’Allemagne une nécessité autant qu’un principe fondateur, son regard se porte toujours plus vers l’est et l’Asie, débouchés chaque année plus importants pour ses produits. Là où une France au solde commercial déficitaire cherche à se protéger derrière des frontières européennes renforcées, l’Allemagne, forte d’excédents commerciaux gigantesques qui la rendent très attentive à son positionnement sur les marchés d’avenir, est davantage dans une logique de projection économique internationale, même si elle a, elle aussi, besoin de règles pour la mondialisation. Ce différentiel économique se traduit ainsi en différences d’approches géopolitiques, comme en témoigne, en période récente, le volontarisme, voire le forcing de la chancelière pour parvenir à la conclusion de l’accord d’investissement entre l’Union européenne et la Chine à la fin de la présidence allemande de l’UE.

La pandémie vient ainsi souligner certains mouvements de plus long terme à l’œuvre tant au sein des économies nationales que dans leurs internationalisations respectives – mouvements qui ne facilitent pas l’alignement spontané des intérêts et des stratégies entre la France et l’Allemagne.

Matthias Fekl est avocat, ancien ministre

G7: « café du commerce international » ( Attali)

G7:   »café du commerce international »  ( Attali)

On sait que Jacques Attali n’a jamais été tendre avec le G7 dont il considère que c’est une institution inutile. D’ailleurs le G7 n’a aucune existence juridique et décide rarement ou presque jamais de choses très concrètes. Sur Europe 1 dimanche, Jacques Attali a raconté sa première expérience du sommet du G7 en 1981. Le problème c’est que cela n’a guère changé depuis. Le G7 ( et autres formules qui ajoutent certains grands pays) se borne souvent à un échange d’évidence, de fausses promesses et de déclarations d’intention sans lendemain.

L’écrivain et économiste Jacques Attali a été Conseiller spécial de François Mitterrand de 1981 à 1991, fonction qui lui a permis de solidifier ses liens amicaux avec l’ancien président, décédé en 1996. C’est aux côtés du leader socialiste qu’il a effectué ses premiers pas en politique et acquis une expérience dans l’arène diplomatique. Appréciant l’évolution des relations internationales depuis la fin de la Guerre Froide, Jacques Attali livrait dimanche au micro d’Europe 1 une anecdote insolite sur le premier sommet du G7, réunissant les dirigeants des plus grandes puissances mondiales, auquel il a participé en 1981.

 

« J’étais dans la salle, je vois encore autour de la table sept chefs d’État. » François Mitterrand, fraîchement élu président de la République participe lui aussi à son premier sommet du G7, se déroulant en ce mois de juillet à Montebello au Canada. Face à lui, raconte Jacques Attali, le président américain Ronald Reagan prend la parole pour défendre sa vision de l’aide aux pays en développement : « Il explique que la meilleure façon d’aider les pays du Sud, c’est de leur donner les objets dont on n’a plus envie, plus l’usage. » L’ancien acteur, chef de file du parti républicain, explique même qu’il a donné les tuyaux d’arrosage usagés de sa maison à des paysans guatémaltèques.

Ce plan un brin bancal du président américain pour remédier aux problèmes de développement du monde ne semble pas susciter une adhésion inconditionnelle de la part ses homologues. Mais outre leur manque d’entrain, c’est leur relative léthargie qui surprend le jeune conseiller diplomatique. En regardant un à un les leaders mondiaux, il constate : « Je vois madame Thatcher en train de se poudrer. Le Premier ministre japonais [Zenko Suzuki] dormant littéralement… ou en tout cas les yeux fermés et la bouche ouverte. Et Trudeau père [Pierre] en train d’arranger l’œillet à sa boutonnière. »

François Mitterrand ne compte pas non plus parmi les bons élèves : « [Il était] en train de remplir des cartes postales », lâche Jacques Attali, mi-amusé, mi-désespéré. Ces premières expériences le confrontent aux lenteurs des négociations internationales et aux petites avancées, obtenues à force de conviction. « Ça m’a donné une idée assez précise de ce qu’est le café du commerce international », conclut-il dans un sourire.

France commerce extérieur : la débâcle

France commerce extérieur : la débâcle

 

Structurellement la balance commerciale française est catastrophique. Le déficit tourne entre 50 et 60 milliards par an en moyenne ( quand l’Allemagne dégage en moyenne un excédent de 200 milliards). Mais avec le virus, la situation s’est encore aggravée. On atteint maintenant un déficit de plus de 65 milliards d’euros.

Avec notamment l’écroulement de l’exportation de matériel aéronautique, les exportations françaises ont plongé de 15,9% après une hausse de 3,5% en 2019. Dans le même temps, les importations ont également diminué de 13% contre une hausse de 2,2% l’année précédente. Le déficit commercial a atteint ainsi 65,2 milliards d’euros contre 57,9 milliards en 2019, soit un creusement de 7,3 milliards d’euros. Il s’agit du pire résultat depuis 2012.

Le tableau fourni par l’administration brosse le portrait d’une économie exportatrice au bord du précipice. La très grande majorité des produits ont enregistré un recul des ventes. En 2020, le commerce extérieur a amputé la croissance du produit brut de 1,5 point d’après une récente note de l’Insee.

« La crise a eu un impact important sur les échanges commerciaux mondiaux d’environ 9,6% selon le FMI. Dans ce contexte, la France a connu un repli des exportations du même ordre que la crise de 2009 [...] Nous sommes mieux qu’au point bas de 2011. Ce qui explique notre dégradation est avant tout l’aéronautique et le tourisme pour les services », a déclaré le ministre en charge du commerce extérieur et de l’attractivité Franck Riester lors d’un point presse.

Croissance Chine : commerce extérieur toujours en hausse

Croissance Chine : commerce extérieur toujours en hausse

Les exportations ont augmenté de 18,1% en décembre par rapport à un an plus tôt, ralentissant après un bond de 21,1% en novembre. Les analystes d’un sondage Reuters s’attendaient à ce que les exportations augmentent de 15% en glissement annuel le mois dernier.

Les importations ont quant à elles augmenté de 6,5% en décembre par rapport à un an plus tôt, après une croissance de 4,5% en novembre et dépassant les attentes d’une augmentation de 5% du sondage Reuters.

Les analystes ont déclaré que les exportations chinoises continueraient d’être soutenues par la demande de fournitures médicales et de produits de travail à domicile chez les principaux partenaires commerciaux aux prises avec de nouvelles vagues d’infections à coronavirus.

La Chine a affiché un excédent commercial de 78,17 milliards de dollars en décembre. Les analystes du sondage s’attendaient à ce que l’excédent commercial se réduise à 72,35 milliards de dollars contre 75,40 milliards de dollars en novembre.

Son excédent commercial avec les États-Unis s’est rétréci à 29,92 milliards de dollars en décembre, contre 37,42 milliards de dollars en novembre.

 

Croissance Chine : hausse du commerce extérieur en novembre

Croissance Chine : hausse du commerce extérieur en novembre

Les exportations de la Chine ont progressé de 21,1% en novembre, les importations ont quant à elles augmenté de 4,5%, d’après les données publiées lundi par les douanes chinoises.

Les importations étaient attendues en hausse de 6,1% après une hausse de 4,7% le mois précédent.

Selon les données des douanes, l’excédent commercial de la Chine en novembre ressort à 75,42 milliards de dollars, contre 58,44 milliards de dollars en octobre, alors que les économistes anticipaient en moyenne un montant de 53,50 milliards de dollars.

Commerce: Pourquoi l’hypermarché a été supplanté par les réseaux de proximité ?

Commerce: Pourquoi l’hypermarché a été supplanté par les réseaux de proximité ?

 

Victor Tanant, consultant chez Square  , explique pourquoi les hypermarchés ont été supplantés par les réseaux de proximité dans une chronique de la tribune

 

 

C’est en 1916 que l’enseigne américaine Piggly Wigly crée le concept de vente en libre-service définissant les bases de la grande distribution actuelle. Il faudra attendre 50 ans de plus afin que le premier supermarché fasse son apparition sur le sol français sous l’enseigne Delhaize Le Lion. La grande distribution est née et transforme la société française en s’appuyant sur le modèle de l’hypermarché érigé en temple de la consommation, des prix bas et de l’avènement de l’automobile. Modèle basé sur la recherche de volumes et d’une gamme de produits élargie au prix le plus bas, il allait être remis en cause par les crises successives et les nouvelles attentes des consommateurs.

La pandémie actuelle de Covid-19 a-t-elle achevé la longue chute des magasins qui ont fait la renommée de la grande distribution pour laisser place à des enseignes de proximité ?

Une transformation sociétale

L’avènement de l’hypermarché dans les années 70 a signé le recul des commerces de proximité par un nombre important de fermetures. Les petits commerces ne pouvant plus lutter dans un écosystème favorable aux prix bas. Ces magasins s’appuyant sur un choix de produits en circuit court et d’adaptabilité aux consommateurs sur une zone restreinte, ont vu leurs clients déserter leurs  allées. Mais depuis une dizaine d’années, une appétence accrue des consommateurs pour les commerces de proximité, à travers la recherche de produits de qualité plus que des bas prix, émerge et remet en cause les acquis des années antérieures.

C’est ce postulat qui remet en cause la guerre des prix entre les grands distributeurs, qui a fait rage au début des années 2000, se basant sur le fait que le critère premier d’acte d’achat était le prix, par la volonté des consommateurs de disposer de produits éco-responsables, de produits respectueux de l’environnement et dont la transparence de production est au centre des attentes.

Cette prise de conscience, s’apparentant à un devoir citoyen, modifie considérablement le paysage de la consommation française à travers la recherche de produits ayant un cycle de production plus court et des vertus bio-écologiques. Ainsi des enseignes comme Intermarché mettent en place des solutions comme le « Transparency one » afin d’assurer une transparence totale de leurs chaînes d’approvisionnement à travers un outil permettant de connaitre l’ensemble des acteurs et des actions sur la chaîne de valeur du produit.

D’autres enseignes comme BioCoop ont axé leur développement sur une expérience client éco responsable. Elle adapte au concept de la grande distribution, une approche éco responsable qui se retrouve tout au long de son parcours dans le magasin, réussissant à attirer une clientèle désireuse  de retrouver ses valeurs dans les produits. D’autres distributeurs ont adopté le modèle tel que Monoprix et Franprix, surfant sur une expérience client de qualité pour mettre en avant leurs produits. Les prix plus élevés sont alliés à des magasins pensés pour les clients avec des gammes de produits sélectionnés sur mesure pour leur clientèle.

Une clientèle issue des zones urbaines qui ont portées le développement de ce type de magasin où les grandes surfaces n’arrivent plus à répondre aux attentes des consommateurs. Le client souhaite dorénavant avoir accès à des gammes de produits d’excellence au plus près de chez lui et avec une prise de décision d’achat réduite. Les gammes de produits responsables, minoritaires par le passé, sont devenus la règle dans ces enseignes tout comme les circuits, en magasin, intuitifs, rapides et permettant de trouver au plus vite le bon produit. Ceci remet en cause les structures de linéaires des hypermarchés jouant sur le  volume et la structure prix plus que sur l’expérience client. Les nouvelles générations de consommateurs souhaitent réaliser leur course plus fréquemment mais avec un panier moyen plus faible, que sur l’ancien postulat de la «course hebdomadaire».

Et c’est bien la dernière crise en date du Covid-19 qui a mis en avant l’appétence des foyers français pour les commerces de proximité. Cette modification des comportements de consommation s’est renforcée dans les zones rurales par l’éloignement géographique des commerces d’hyperconsommation et d’une fréquentation de masse, accentuée par un panier dédié à la consommation alimentaire, en hausse.

 

Si le commerce de proximité prend une place prépondérante dans notre société, l’hypermarché n’est pas pour autant en train de disparaitre totalement.

La fin du confinement français a marqué la reprise des ventes au sein de ces enseignes, ayant atteint des niveaux historiquement faibles. Le modèle qui s’appuie sur une stratégie de volume en touchant des zones géographiques larges n’a pas eu la possibilité d’adapter son modèle. La remise en cause du modèle de l’hypermarché n’a été que mise en lumière par la dernière crise, et des groupes comme Auchan ou Casino avaient déjà commencé à se désengager de cette stratégie de « grand magasin » pour se recentrer sur les enseignes de proximité par des sessions. Mais comment expliquer que d’autres distributeurs comme Intermarché ou Leclerc continuent de miser sur ce modèle ?

Intermarché par son profil de distributeur-producteur arrive à se rapprocher des attentes des consommateurs par des produits de qualité, à bas prix, en réduisant le nombre d’intermédiaires tout  en maitrisant la chaine de production jusqu’au panier du consommateur. L’enseigne possède ainsi une soixantaine de sites de production à travers l’Hexagone et se place comme le premier armateur français de bateaux de pêche. Il n’est pas étonnant que le distributeur soit considéré comme le grand gagnant de cette crise et que son modèle séduise les Français. D’autant plus que le distributeur investit pour développer son offre urbaine éco-responsable, notamment en matière de logistique, traçabilité produits, et de proximité. De même, il sensibilise ses fournisseurs aux notions d’éco responsabilité de leurs produits en les challengeant sur leurs nutriscores et notations Yuka. La profondeur des gammes et le volume d’achat des Hypermarchés permettent au distributeur de construire des partenariats avec ses industriels pour emmener leurs gammes sur des productions locales, utilisant moins d’additifs ou de colorants tout en répondant aux critères de qualité nutritionnelle.

Une stratégie payante, tout comme celle de E.Leclerc qui se place comme le leader français de la distribution avec un modèle reposant essentiellement sur le format de l’hyper. L’entreprise d’origine bretonne allie à merveille prix bas et produits locaux à travers sa marque « Nos régions ont du  talent » et une autonomie pour les adhérents de choisir des produits régionaux, répondant à une logique de circuit court afin de mettre en avant leurs particularités géographiques.

Ces produits de proximité intégrés dans des surfaces de plus de 2500m², donnée qui représente la limite pour considérer un magasin comme Hyper, permettent d’attirer un consommateur toujours plus exigeant ; développant la stratégie des distributeurs de compléter leurs offres par des enseignes de proximités urbaines avec des magasins de petite taille, drive ou centre de retrait urbain.

L’hyper n’est plus le modèle de référence dans la grande distribution, cependant il permet toujours de drainer des volumes conséquents au niveau des centrales d’achat assurant de fait aux enseignes de proximité des prix accessibles.

Les différentes crises et une prise de conscience éco-responsable croissante des consommateurs ont dynamisé le secteur de la vente de proximité. Cette image de produit de qualité, et adapté aux besoins des clients, a transformé le secteur de la grande distribution par une adaptabilité nécessaire. Bien que remis en cause, son modèle se centre désormais autours des enseignes de proximité et du développement des gammes de produits locaux. Cependant, l’hypermarché, ancienne tête de gondole des firmes de distribution, tente de se réadapter par des partenariats innovants comme Casino, remplaçant ses linéaires de produits non-alimentaires par des Corner d’enseignes tels que Hema, Claire’s ou C&A pour continuer à attirer et prouver que l’hypermarché n’est pas mort.

Commerce : autorisation de Réouverture des commerces le 28 novembre : un soulagement en demi-teinte .

Commerce : autorisation de Réouverture des commerces le 28 novembre : un soulagement en demi-teinte

 

Un accueil mi-figue mi-raisin de la part de la profession concernant la perspective de réouverture des commerces le 28 novembre. Globalement, une ouverture qui va profondément affecter les résultats financiers de ce secteur d’activité. Nombre d’entreprises seront condamnés à la faillite. En outre,  les conditions de réouverture sont particulièrement draconiennes puisqu’on impose désormais une surface de 8 m² par client soit le double que précédemment. Dans le même temps, les clients continueront de se balader librement dans les grandes surfaces, de se côtoyer et de tripoter à loisir les biens y compris l’alimentation.

«On se moque de nous», dénonce son Secrétaire général, Marc Sanchez, réagissant au nom des TPE«La jauge à 8 m2 double les contraintes précédemment requises pour l’accueil de la clientèle espérée nombreuse en cette période de fêtes de fin d’année. Ce sont encore les grandes surfaces qui vont tirer parti de l’ouverture des rayons « non essentiels ».

Ce n’est évidemment pas le doublement de l’aide qui passerait de 1500 € à 3000 € qui pourra permettre de sauver certains petits commerces. Une aide qui ne pourra même pas aider sur un mois d’activité alors sur un an !

 

Ne devrait-on pas permettre aux petits commerces de bénéficier de quinze jours exclusifs ?» écrit-il dans un communiqué. Même réaction du côté du côté du Conseil du commerce de France (Cdcf). S’il reconnaît avoir «été entendu» par le gouvernement, «le soutien financier pour les charges, les loyers et les stocks est essentiel aussi. Nous rouvrons, mais ça n’efface pas le mois de novembre perdu», explique-t-il.

Évidemment dans le secteur des cafés et des restaurants, c’est la catastrophe annoncée avec la réouverture hypothétique le 20 janvier. La plupart des experts prévoit que de leur de 30 % de ces commerces pourrait définitivement disparaître.

Commerce- Amazon reporte au 4 décembre la promotion bidon du « Black Friday » en France

Commerce- Amazon reporte au 4 décembre la promotion bidon du « Black Friday » en France

 

 

La France évidemment n’a pas pu résister à la mode du Black Friday. Un phénomène tout à fait bidon qui  annonce des réductions jusqu’à 80 % et qui constitue en fait un jour de solde. Un phénomène médiatique fait croire à des rabais insensés alors qu’en moyenne les prix ne vont évoluer que de 1 à 2 % à la baisse-

Bien entendu,  comme pour toutes les soldes il y a des produits d’appel, d’ailleurs vite épuisés pour inciter le consommateur à se reporter sur l’achat de biens financièrement moins intéressants. Ce report du Black Friday en France demeure tout à fait virtuel dans la mesure les autorités françaises n’ont aucun pouvoir sur les plates-formes numériques des grands distributeurs et sur les Market place. Ce qui ne sera pas acheté sur Amazon le 24 novembre pourra par exemple l’être sur la plate-forme du chinois Alibaba.

De toute manière ces opérations seules ont de moins en moins d’intérêt. Pratiquement, on constate des opérations rabais est aussi plus ou moins bidon sur l’ensemble de l’année. Pour attirer les gogos, certains commerçants distribuent des produits à très bas coûts mais de très mauvaise qualité. Ce ne sont pas à proprement parler des soldes mais les opérations promotion. Amazon aurait donc annoncé jeudi soir le report au 4 décembre du “Black Friday” en France, une semaine avant le coup d’envoi de cette opération promotionnelle m la promotion bidon mondiale à succès, alors que le confinement décrété pour enrayer l’épidémie de coronavirus oblige une partie des commerces à rester fermés dans l’Hexagone.

Frédéric Duval, directeur général d’Amazon France. Amazon a annoncé jeudi soir le report au 4 décembre du « Black Friday » en France, une semaine avant le coup d’envoi de cette opération promotionnelle mondiale à succès, alors que le confinement décrété pour enrayer l’épidémie de coronavirus oblige une partie des commerces à rester fermés dans l’Hexagone.

La pression était montée d’un cran sur le géant de commerce en ligne après que les principaux distributeurs français, Carrefour et Leclerc, se sont dits ouverts à un report d’une semaine à la condition que tous les commerces puissent rouvrir d’ici-là.

L’association de défense des consommateurs UFC-Que Choisir a réagi sur Twitter aux discussions sur le Black Friday en estimant que le gouvernement devrait avant tout chercher à “encadrer ce genre de promotions bidon”.

À la différence des soldes qui restent réglementées avec deux périodes de quatre semaines en hiver et en été, «les promotions sont des offres commerciales qui ne bénéficient pas d’un encadrement spécifique», précise le site officiel de l’administration française service-public.fr. Selon le texte réglementaire, «le commerçant est libre de les proposer quand il le souhaite et pour les produits qu’il souhaite. (…) Le commerçant détermine librement la durée de ces opérations. Elles doivent néanmoins rester marginales par rapport aux périodes de vente normales. Si la réduction et la promotion sont valables pour une durée précise, celles-ci doivent être clairement indiquées par le commerçant»De fait, le gouvernement a les poings liés si les e-commerçants refusent de renoncer à l’une de leurs plus grosses périodes de vente annuelle.

 

12345



L'actu écologique |
bessay |
Mr. Sandro's Blog |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | astucesquotidiennes
| MIEUX-ETRE
| louis crusol