Archive pour le Tag 'Commerce'

Prévisions croissance mondiale: grosse chute du commerce international (OMC)

Prévisions croissance mondiale: grosse chute du commerce international  (OMC)

 

 

Comme les croissances internes, le commerce international un coup de mou. Il y a forcément interaction entre ces croissances internes et les échanges internationaux. Ceci étant  pendant longtemps les échanges internationaux ont connu une progression supérieure aux croissances internes ; ils ont maintenant tendance à s’aligner sur l’activité générale qui souffre d’un manque de dynamisme de la demande. Une demande handicapée par une fin de cycle économique, par des menaces sur les droits de douane non seulement entre la Chine et les et les États-Unis mais aussi entre l’Europe et l’Amérique sans parler des tensions diplomatiques et autres conflits par exemple avec l’Iran. De ce fait, on peut considérer que les échanges internationaux en 2019 ont tendance à s’écrouler avec une progression tout juste supérieur à 1 %. En effet, Le commerce mondial ne devrait augmenter que de 1,2% cette année et de 2,7% l’an prochain selon l’OMC, qui tablait en avril sur une progression de 2,6% en 2019 et 3,0% en 2012.

«Les conflits commerciaux constituent le plus important risque à la baisse pour les prévisions mais des chocs macroéconomiques et la volatilité financière sont aussi des déclencheurs potentiels d’une aggravation du ralentissement», précise dans un communiqué l’organisation basée à Genève.

La sortie annoncée du Royaume-Uni de l’Union européenne pèse aussi sur l’économie mondiale, ajoute-t-elle, en précisant que l’impact d’un éventuel Brexit sans accord serait limité pour l’essentiel à l’Europe. Concernant le Brexit,  de nombreux chefs d’entreprise et investisseurs ont déjà exprimé des craintes sur la perspective d’un désaccord  à la fin du mois d’octobre. La situation politique outre-manche a plongé beaucoup d’entreprises dans le flou le plus total. De son côté, le président américain Donald Trump, dans un récent discours aux Nations-Unies, a dit espérer la conclusion d’un accord commercial entre les Etats-Unis et la Chine profitable aux deux pays tout en appelant de ses vœux une réforme drastique de l’Organisation mondiale du commerce face au comportement « agressif » de Pékin. Il a notamment fustigé les pratiques commerciales « inéquitables » de la Chine.

Depuis 2017, le rythme des échanges internationaux de marchandises a sérieusement marqué le pas passant de 4,6% en 2017 à 3% en 2018 et 1,2% en 2019. Il pourrait  accélérer en 2020 (2,7%). Dans le détail, le coup de frein des exportations est particulièrement marqué en Amérique du Nord (-2,8 points entre 2018 et 2019, passant de 4,3% à 1,5%).

En Asie, le ralentissement est aussi très visible sur la même période avec deux points en moins (3,8% en 2018 contre 1,8% en 2019). Du côté de l’Europe, les chiffres sont moins décevants puisque les ventes de biens devraient passer de 1,6% à 0,6%. L’Amérique du sud et l’Amérique centrale sont les deux seules régions à connaître une progression entre 2018 et 2019.

Outre les difficultés de l’économie mondiale et l’affrontement commercial et technologique entre les Etats-Unis et la Chine, les économistes de l’OMC redoutent encore une chute des carnets de commande dans les mois à venir.

« Les indicateurs économiques mensuels fournissent des indices préoccupants au sujet de la trajectoire actuelle et future du commerce mondial. Un indice des nouvelles commandes à l’exportation dérivé des indices des directeurs d’achat est tombé de 54,0 en janvier 2018 à 47,5 en août 2019, son niveau le plus bas depuis octobre 2012″, au moment de la crise des dettes souveraines.

Toutes les valeurs inférieures à 50 illustrent une contraction des échanges.

 

Commerce international : Hulot propose de boquer les échanges avec les pays qui ne respectent l’accord du climat

Commerce international : Hulot propose de boquer les échanges avec les pays qui ne respectent l’accord du climat

 

 

Suspension des traités commerciaux, exception agricole, taxe carbone aux frontières: l’ancien ministre de la transition écologique s’attaque au « libre-échange débridé ».

Repenser la politique commerciale pour la mettre au service de la transition écologique.

 

La fondation Nicolas Hulot et l’institut Veblen proposent des mesures assez radicales pour s’opposer aux échanges de biens anarchiques qui mettent en cause le climat et d’une manière plus générale l’environnement. 37 mesures sont ainsi proposées elle s’articule notamment de la suspension des traités commerciaux avec des pays qui ne respectent pas l’accord de Paris sur le climat entre parenthèse exemple le Brésil) et où qui ne respectent pas les règles environnementales ou de santé en vigueur dans l’union européenne. Par ailleurs l’agriculture serait mise hors champ des échanges internationaux ne pas subir un ultra libéralisme dévastateur. Enfin une taxe carbone serait instaurée à l’entrée des biens aux frontières.

« Les bons sentiments ne suffisent plus », assène l’ancien ministre de la transition écologique, dans un édito co-signé avec Philippe Frémeaux, le président de l’institut Veblen. « Tout drame écologique majeur doit impérativement nous amener à interroger notre propre responsabilité, voire notre complicité », poursuivent-ils, pointant du doigt « nos modes de consommation et nos politiques commerciales ».

Face à ce constat, le rapport préconise l’instauration d’une diplomatie commerciale au sein de l’Union européenne. Celle-ci doit permettre d’inciter ses partenaires à respecter les accords de Paris sur climat, en mettant dans la balance l’accès à son marché de 500 millions de consommateurs. Cette ligne politique doit se traduire par l’instauration de sanctions contre les pays qui commettent des « violations sévères ».

« L’Union européenne doit non seulement s’abstenir de conclure un accord de commerce avec le Brésil mais encore aller plus loin avec des sanctions commerciales ciblées sur les produits brésiliens qui contribuent à la déforestation comme le bœuf et le soja », écrivent la fondation Nicolas Hulot et l’institut Veblen.

Autre proposition phare : la mise en place d’une « exception agri-culturelle », qui reconnaîtrait que les biens agricoles ne sont pas des marchandises comme les autres. Ainsi, ils devraient être exclus non seulement des discussions commerciales, mais aussi des règles de l’OMC. Cela permettrait à l’Union européenne de refuser d’importer de la viande nourrie aux farines animales ou des céréales traitées avec des pesticides dont l’utilisation est prohibée en Europe.

« L’Union européenne produit et exporte des pesticides pourtant interdits dans l’Union car considérés comme dangereux, souligne le rapport. Puis les pays-membres importent des denrées agricoles traités avec ces mêmes pesticides qui se retrouvent dans les assiettes des européens. C’est donc la double peine : pour les agriculteurs qui subissent une concurrence déloyale, pour les écosystèmes détruits par ces substances nocives. Et pour les citoyens intoxiqués à leur insu ».

La fondation Nicolas Hulot et l’institut Veblen militent par ailleurs pour l’instauration d’une taxe carbone aux frontières de l’Union, de façon à assurer des conditions équitables pour les producteurs européens.  Le rapport préconise de commencer par taxer l’aluminium ou le ciment, des produits très émetteurs de gaz à effet de serre et soumis à une forte concurrence internationale.

Enfin, le rapport prône une suppression des tribunaux internationaux d’arbitrage, régulièrement utilisés par des multinationales pour attaquer des Etats. L’an passé, près de 1.000 démarches ont été engagées dans le monde, dont une grande partie de recours abusifs lancés par des cabinets d’avocats, notent les auteurs. Près de 60% des dossiers aboutissent à une sanction financière contre les Etats. Ces arbitrages sont ainsi devenus des outils puissants d’influence sur les politiques publiques.

Prévisions de croissance du commerce mondial en forte baisse (OMC)

Prévisions de croissance du commerce mondial en baisse (OMC)

 

 

 

Comme les croissances internes, le commerce international un coup de mou. Il y a forcément interaction entre ces croissances internes et les échanges internationaux. Ceci étant  pendant longtemps les échanges internationaux ont connu une progression supérieure aux croissances internes ; ils ont maintenant tendance à s’aligner sur l’activité générale qui souffre d’un manque de dynamisme de la demande. Une demande handicapée par une fin de cycle économique, par des menaces sur les droits de douane non seulement entre la Chine et les et les États-Unis mais aussi entre l’Europe et l’Amérique sans parler des tensions diplomatiques et autres conflits par exemple avec l’Iran. De ce fait, on peut considérer que les échanges internationaux en 2019 ont tendance à s’écrouler avec une progression tout juste supérieur à 1 %. En effet, Le commerce mondial ne devrait augmenter que de 1,2% cette année et de 2,7% l’an prochain selon l’OMC, qui tablait en avril sur une progression de 2,6% en 2019 et 3,0% en 2012.

«Les conflits commerciaux constituent le plus important risque à la baisse pour les prévisions mais des chocs macroéconomiques et la volatilité financière sont aussi des déclencheurs potentiels d’une aggravation du ralentissement», précise dans un communiqué l’organisation basée à Genève.

La sortie annoncée du Royaume-Uni de l’Union européenne pèse aussi sur l’économie mondiale, ajoute-t-elle, en précisant que l’impact d’un éventuel Brexit sans accord serait limité pour l’essentiel à l’Europe. Concernant le Brexit,  de nombreux chefs d’entreprise et investisseurs ont déjà exprimé des craintes sur la perspective d’un désaccord  à la fin du mois d’octobre. La situation politique outre-manche a plongé beaucoup d’entreprises dans le flou le plus total. De son côté, le président américain Donald Trump, dans un récent discours aux Nations-Unies, a dit espérer la conclusion d’un accord commercial entre les Etats-Unis et la Chine profitable aux deux pays tout en appelant de ses vœux une réforme drastique de l’Organisation mondiale du commerce face au comportement « agressif » de Pékin. Il a notamment fustigé les pratiques commerciales « inéquitables » de la Chine.

Depuis 2017, le rythme des échanges internationaux de marchandises a sérieusement marqué le pas passant de 4,6% en 2017 à 3% en 2018 et 1,2% en 2019. Il pourrait  accélérer en 2020 (2,7%). Dans le détail, le coup de frein des exportations est particulièrement marqué en Amérique du Nord (-2,8 points entre 2018 et 2019, passant de 4,3% à 1,5%).

En Asie, le ralentissement est aussi très visible sur la même période avec deux points en moins (3,8% en 2018 contre 1,8% en 2019). Du côté de l’Europe, les chiffres sont moins décevants puisque les ventes de biens devraient passer de 1,6% à 0,6%. L’Amérique du sud et l’Amérique centrale sont les deux seules régions à connaître une progression entre 2018 et 2019.

Outre les difficultés de l’économie mondiale et l’affrontement commercial et technologique entre les Etats-Unis et la Chine, les économistes de l’OMC redoutent encore une chute des carnets de commande dans les mois à venir.

« Les indicateurs économiques mensuels fournissent des indices préoccupants au sujet de la trajectoire actuelle et future du commerce mondial. Un indice des nouvelles commandes à l’exportation dérivé des indices des directeurs d’achat est tombé de 54,0 en janvier 2018 à 47,5 en août 2019, son niveau le plus bas depuis octobre 2012″, au moment de la crise des dettes souveraines.

Toutes les valeurs inférieures à 50 illustrent une contraction des échanges.

Commerce extérieur : toujours un déficit entre 50 et 60 milliards par an

Commerce extérieur : toujours un déficit entre 50 et 60 milliards par an

La France s’inscrit toujours dans la même tendance concernant son déficit commercial qui se situe selon les années entre 50 et 60 milliards par an. Un déficit qui constitue le véritable indicateur de la compétitivité française. Cependant, le déficit commercial de la France a légèrement diminué en juillet après sa nette dégradation du mois de juin, sous l’effet d’une hausse des exportations et d’un léger recul des importations. Les douanes, qui communiquent sur « la moyenne mobile centrée sur trois mois » constatent toutefois une tendance à la dégradation sur les trois derniers mois, après un trimestre de stabilité.

 

Au mois de juillet, le montant des exportations a légèrement augmenté passant de 41,8 milliards à 42,2 milliards d’euros. Les exportations d’avions Airbus ont représenté 2,6 milliards d’euros pour 33 appareils contre un peu plus de 3 milliards le mois précédent (37 appareils). Il s’agit du plus faible montant enregistré par l’administration depuis le mois de février. A titre de comparaison, les ventes d’avions en juillet 2018 avaient été exceptionnelles (3,2 milliards d’euros). En parallèle, les importations ont très légèrement diminué pour atteindre un montant de 46,85 milliards contre 47,03 milliards d’euros en juin. Ces derniers chiffres masquent néanmoins des résultats très fragiles pour le second trimestre.

Au cours du second trimestre, le commerce extérieur a légèrement contribué à la croissance (0,1 point) après un premier trimestre morose (-0,3 point) selon les derniers chiffres de l’Insee pour le second trimestre. Lundi, les estimations de la Banque de France pour la croissance du troisième trimestre devrait apporter un éclairage sur les conséquences possibles de l’affrontement commercial entre les deux premières puissances mondiales. Surtout, le commerce planétaire devrait fortement ralentir cette année. Dans son dernier baromètre publié à la mi-août, l’organisation mondiale du commerce (OMC) notait que « la croissance du volume du commerce mondial des marchandises devrait rester faible au troisième trimestre de 2019″.

Le solde de la balance des transactions courantes affiche un bilan positif pour le mois de juillet. Selon un communiqué de la Banque de France publié ce vendredi 6 septembre, il ressort à 200 millions d’euros après un déficit à 1,1 milliard d’euros le mois précédent en données CVS-CJO.

« Cette bonne performance s’explique par une amélioration de la balance des biens hors énergie, qui présente un solde positif à hauteur de 1,1 milliard d’euros après un déficit de 0,6 milliard en juin. Le solde des services, à 2,3 milliards d’euros, contribue à l’excédent global mais se dégrade légèrement après un niveau élevé au mois de juin », explique l’institution bancaire.

« Le commerce de la rengaine de la colonisation (Fatou Diome, ecrivain)

Le commerce de la  rengaine de la colonisation (Fatou Diome, ecrivain)

L’écrivaine franco-sénégalaise s’exprime dans un entretien au Monde , Fatou Diome s’exprime sans filtre sur son enfance aux marges, l’immigration, le féminisme, ou la pensée « décoloniale » qui a le don de l’irriter…

D’où vient votre nom, Diome ?

Fatou Diome Au Saloum, région située sur la côte sud du Sénégal, les Diome sont des Sérères-Niominkas, des Guelwaar. Il est dit que ce peuple était viscéralement attaché à sa liberté.

Pourtant, écrivez-vous dans Le Ventre de l’Atlantique, votre nom suscitait la gêne à Niodior, votre village natal…

Oui, car je suis née hors mariage d’un amour d’adolescents. A cette époque, j’étais la seule de l’île à porter ce nom car mon père est d’un autre village. Enfant, je ne comprenais pas pourquoi la simple prononciation de mon nom suscitait le mépris. J’ai compris plus tard que ce sentiment de gêne diffuse que je ressentais autour de moi venait du fait que j’étais supposée être « l’enfant du péché ».

Cette ostracisation était d’autant plus injuste que l’idée « d’enfant illégitime » n’existait pas chez les Sérères animistes jusqu’au milieu du XIXsiècle et la domination des religions monothéistes. Jusque-là, au contraire, avoir un enfant des fiancés avant le mariage était le meilleur moyen de s’assurer que le prétendant était fertile. C’était même une tradition dans l’aristocratie sérère notamment, où la lignée était matrilinéaire. « Domou Djitlé », qui signifie « enfant illégitime », est une expression wolof, qui n’existe pas en sérère.

Comment enfant affrontiez-vous cette marginalisation ?

En renonçant à ceux qui me calomniaient. Cette indépendance m’est venue des conseils de mon grand-père maternel, un marin qui, dans l’Atlantique, devait sans cesse trouver des solutions. Je l’accompagnais souvent en mer. Quand le vent soufflait trop fort et que je pleurais, il me lançait : « Tu crois que tes pleurs vont nous ramener plus vite au village ? Allez, rame ! » C’est une leçon que j’ai retenue : les jérémiades ne sauvent de rien.

A quel moment vous êtes-vous réappropriée votre nom ?

A l’école. L’instituteur, qui était lui-même marginalisé car étranger, m’a expliqué le sens du diome : la dignité. C’était énorme ! La « bâtarde du village » était donc la seule à s’appeler dignité ! (Rires)

Et puis un jour, j’ai rencontré mon père. C’était un homme adorable, un sculptural champion de lutte ! Ma mère avait eu de la chance d’aimer cet athlète magnifique ! Porter son nom est une fierté. Je suis le fruit d’un amour absolu, un amour souverain qui n’a demandé nulle permission aux faux dévots.

Etre une enfant illégitime, c’était aussi risquer de ne pas survivre à la naissance…

Oui et je dois la vie sauve à ma grand-mère maternelle, qui m’a accueillie au monde, dans tous les sens du terme. C’est elle qui a fait la sage-femme. Elle aurait pu m’étouffer à la naissance comme le voulait la tradition, mais elle a décidé de me laisser vivre et de m’élever. Elle me disait souvent que je n’étais pas illégitime mais légitimement vivante, comme tout enfant.

Cette jeune grand-mère vous a allaitée. Quelle fut votre relation avec elle ?

Très forte. Elle était et restera ma mamie-maman. Jusqu’à sa mort, je l’appelais Maman. Enfant, je dormais avec elle. Plus tard, j’insistais pour faire la sieste avec elle lors de mes visites. Comme un bébé, je gardais une main sur sa poitrine. Ma grand-mère, j’en suis convaincue, était la meilleure mère possible pour moi. Pardon pour l’autre dame…

Votre mère…

Oui. Avec elle, j’avais étrangement une relation de grande sœur. Et plus tard, je l’ai prise sous mon aile car j’étais plus combative et plus indépendante qu’elle. J’ai choisi ma vie, elle non. Et c’est pour cette raison que j’ai dit dans Le Ventre de l’Atlantique que « j’écris, pour dire et faire tout ce que ma mère n’a pas osé dire et faire ». Elle a par exemple subi la polygamie, une maladie que je n’attraperai jamais.

Qu’aviez-vous à dire quand vous avez commencé à écrire à 13 ans ?

Ecrire était une nécessité. Il me fallait comprendre pourquoi, par exemple, telle tante me câline devant mes grands-parents puis me traite de « bâtarde » en leur absence. L’écriture s’est imposée à l’âge de 13 ans, lorsque j’ai quitté le village pour poursuivre mes études en ville. Pour combler ma solitude, je noircissais des cahiers. Une fois, j’ai même réécrit Une si longue lettre de Mariama Bâ. Dans ma version vitaminée, les femmes n’étaient plus victimes de leur sort, mais bien plus combatives. J’aime celles qui dansent avec leur destin, sans renoncer à lui imposer leur tempo.

Vous épousez ensuite un Alsacien et vous vous installez à Strasbourg. En France, vous découvrez une autre forme de violence, le racisme. Comment y avez-vous survécu ?

En m’appropriant ce que je suis. J’ai appris à aimer ma peau telle qu’elle est : la couleur de l’épiderme n’est ni une tare ni une compétence. Je sais qui je suis. Donc les attaques des idiots racistes ne me blessent plus.

Etre une auteure reconnue, cela protège-t-il du racisme ?

Reconnue ? Non, car la réussite aussi peut déchaîner la haine. On tente parfois de m’humilier. C’est par exemple ce policier des frontières suspicieux qui me fait rater mon vol car il trouve douteux les nombreux tampons sur mon passeport, pourtant parfaitement en règle. Ou ce journaliste parisien qui me demande si j’écris seule mes livres vus leur structure qu’il trouve trop complexe pour une personne qui n’a pas le français comme langue maternelle. Ou encore cette femme qui, dans un hôtel, me demande de lui apporter une plus grande serviette et un Perrier… Le délit de faciès reste la croix des personnes non caucasiennes.

La France que vous découvrez à votre arrivée est alors bien éloignée de celle de vos auteurs préférés, Yourcenar, Montesquieu, Voltaire…

Cette France brillante, je l’ai bien trouvée mais on n’arrête pas de la trahir ! Il faut toujours s’y référer, la rappeler aux mémoires courtes. Cette France, elle est bien là. Seulement, les sectaires font plus de bruit. Il est temps que les beaux esprits reprennent la main !

Qui la trahit, cette France ?

Ceux qui lui font raconter le contraire de ce qu’elle a voulu défendre. Pour bien aimer la France, il faut se rappeler qu’elle a fait l’esclavage et la colonisation, mais qu’elle a aussi été capable de faire la révolution française, de mettre les droits de l’homme à l’honneur et de les disperser à travers le monde. Aimer la France, c’est lui rappeler son idéal humaniste. Quand elle n’agit pas pour les migrants et les exploite éhontément, je le dis. Quand des Africains se dédouanent sur elle et que des dirigeants pillent leur propre peuple, je le dis aussi. Mon cœur restera toujours attaché à la France, et ce même si cela m’est reproché par certains Africains revanchards.

Vous vivez en France depuis 1994. Les statistiques officielles démontrent la persistance de discriminations en matière de logement ou de travail contre notamment des Français d’origine africaine dans les quartiers populaires. Que dites-vous à ces jeunes Noirs ?

Qu’ils prennent leur place ! Vous savez, au Sénégal, un jeune né en province aura moins de chance de réussir que celui issu d’une famille aisée de la capitale. La différence, c’est qu’en France, cette inégalité se trouve aggravée par la couleur. Ici, être noir est une épreuve et cela vous condamne à l’excellence. Alors, courage et persévérance, même en réclamant plus de justice.

Cette course à l’excellence peut être épuisante quand il faut en faire toujours plus…

Si c’est la seule solution pour s’en sortir, il faut le faire. Partout, la dignité a son prix. On se reposera plus tard, des millénaires de sommeil nous attendent.

Vous avez suivi une formation en lettres et philosophie à l’université de Strasbourg avec un intérêt particulier pour le XVIIIe siècle. Que pensez-vous des critiques portées par le courant de pensée « décoloniale » à l’égard de certains philosophes des Lumières ?

Peut-on éradiquer l’apport des philosophes des Lumières dans l’histoire humaine ? Qui veut renoncer aujourd’hui à L’Esprit des lois de Montesquieu ? Personne. Les Lumières ont puisé dans la Renaissance, qui s’est elle-même nourrie des textes d’Averroès, un Arabe, un Africain. C’est donc un faux débat ! Au XVIIIe siècle, la norme était plutôt raciste. Or Kant, Montesquieu ou Voltaire étaient ouverts sur le monde. Ils poussaient déjà l’utopie des droits de l’homme. On me cite souvent Le Nègre du Surinam pour démontrer un supposé racisme de Voltaire. Quel contresens ! Ce texte est une ironie caustique. Voltaire dit à ses concitoyens : « C’est au prix de l’exploitation du nègre que vous mangez du sucre ! »

Par ailleurs, chez tous les grands penseurs, il y a souvent des choses à jeter. Prenez l’exemple de Senghor. Sa plus grande erreur d’emphase et de poésie fut cette phrase : « L’émotion est nègre, la raison hellène. » Cheikh Anta Diop, bien qu’Africain, était un grand scientifique quand Einstein était doté d’une grande sensibilité. Cette citation est donc bête à mourir, mais devons-nous jeter Senghor aux orties ?

Conforama : la conséquence d’Amazon !! (secrétaire d’Etat au commerce)

Conforama : la conséquence d’Amazon !!  (secrétaire d’Etat au commerce)

 

Une  idiotie de plus en provenance du gouvernement, cette fois de la secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Economie et des Finances, Agnès Pannier-Runacher. Cette dernière considère en effet que les 1900 suppressions d’emplois à Conforama sont la conséquence de la création de 1800 autres emplois qui vont être créés par Amazon. Première observation les 1900 suppressions d’emplois à Conforama sont effectives  depuis hier alors  que les créations chez Amazon sont encore au stade de projet. La secrétaire d’État oublie aussi que la direction de Conforama est responsable d’erreurs stratégiques fondamentales qui lui ont fait accumuler les déficits. Il y a aussi le fait que la clientèle de Conforama n’est pas le cœur de cible d’Amazon (qui par contre va détruite nombre de secteurs d’autres activités). Il faudrait aussi ajouter que la crise n’est pas pour rien dans les difficultés que traversent certains magasins. En effet face aux incertitudes nombre de Français préfèrent épargner plutôt que d’investir notamment dans les équipements de ménage. “Les magasins traditionnels font face effectivement à une transformation très profonde”, a déclaré Agnès Pannier-Runacher à Sud-Radio. “Et c’est vrai que la coïncidence des deux chiffres, 1.800 recrutements chez Amazon, 1.900 suppressions d’emplois chez Conforama, montre bien cette transformation.” D’une manière aussi de dédouaner la politique gouvernementale. Dans un communiqué publié mardi, Conforama confirme “la fermeture de magasins déficitaires et sans espoir de redressement : 32 magasins Conforama et 10 magasins Maison Dépôt”, assortie de la suppression de 1.900 emplois. L’enseigne ajoute que ses “164 autres magasins permettraient de conserver un fort maillage du territoire français”.

La « convention citoyenne » décidera de la taxe carbone, selon Poirson pourquoi pas le café du commerce !

La « convention   citoyenne » décidera de la taxe carbone, selon Poirson pourquoi pas le café du commerce !

 

 

 

 En matière d’ingénierie fiscale comme en matière de pseudo démocratie, la France détient évidemment le pompon. Ainsi l’inutile Prune Poirson  parachutée secrétaire d’État à l’écologie a-t-elle déclaré hier que la taxe carbone avait fait la preuve de son efficacité et que son principe de remise à l’ordre du jour (elle avait été annulée par le mouvement des gilets jaunes) serait décidé par cet ovni démocratique que constitue la convention citoyenne sur le climat. Un machin composé de 150 citoyens tirés au hasard et qui vont bien entendu mener un débat de très haut niveau sur le sujet et même décidé du principe du retour de cette taxe carbone. Première interrogation, d’où sort  cette franco américaine qu’on dirait fraîchement émoulue d’une école de bonnes sœurs. Nourrie  au lait d’un institut de sciences politique comme nombre des députés en marche, elle débite les âneries de ces écoles qui n’apprennent rien. Deuxième interrogation, sur quel fondement théorique s’appuie l’apprenti ministre pour déclarer que la taxe carbone est efficace.  troisième interrogation par quel miracle institutionnel peut-on confier à 150 poilus – tirés- au hasard le soin de décider d’une politique dont la responsabilité incombe au gouvernement et au Parlement. La pseudo ministre semble avoir bien des difficultés à se convaincre elle-même de ses propres propos. Il faut dire que son propre ministre de tutelle lui-même ne croit pas en grand chose, une qualité essentielle pour remplacer un Nicolas Hulot trop turbulent. On se demande vraiment où Macron a été chercher certains de ses ministres (la plupart sont inconnus). Sans doute comme les députés au hasard, sur CV, après délibération de quelques convives lors d’un dîner mondain. La plupart n’ont aucune expérience politique, aucune légitimité sociale. Beaucoup font preuve d’une nullité confondante. Sans rire,  - Brune Poirson a déclaré qu’il il reviendra à la “convention citoyenne sur le climat” annoncée par Emmanuel Macron de se prononcer sur l’avenir de la taxe carbone, a déclaré jeudi Brune Poirson, secrétaire d’Etat auprès du ministre de la Transition écologique et solidaire. Sur cette question très sensible socialement, la balle est dans le camp de la convention citoyenne sur le climat annoncée le 25 avril dernier par Emmanuel Macron dans le cadre des mesures issues du “Grand débat national”, a déclaré Brune Poirson sur BFMTV. “Ce n’est pas nous qui allons décider, c’est la convention citoyenne (…). Effectivement, la taxe carbone, c’est-à-dire mettre un prix sur la pollution, on sait que c’est un outil qui est très efficace”, a-t-elle dit. “On sait que c’est un bon outil. Pour le moment et pour l’instant, le Premier ministre l’a dit, ce n’est pas dans nos objectifs à court terme. En revanche, ça peut faire partie tout à fait de cette convention citoyenne qui va être lancée. C’est 150 citoyens tirés au sort qui vont devoir (…) faire des propositions très concrètes pour engager la France encore plus résolument dans la transition écologique.” Priée de dire si la taxe carbone serait de nouveau à l’ordre du jour si la convention citoyenne le proposait, la secrétaire d’Etat a répondu: “C’est ce sur quoi s’est engagé le Premier ministre, soit par référendum, soit devant l’Assemblée nationale, effectivement.” D’un coup, la pseudo ministre s’est souvenu de l’existence du parlement.

Bouteille plastique : le tabou du commerce de l’eau

Bouteille plastique : le tabou du commerce de l’eau

 

Pour contourner le tabou du fabuleux business de l’eau en bouteille plastique, gouvernement et autres lobbys ne cessent de tourner autour du pot. Pour éviter l’interdiction de ce commerce absurde,  on imagine nombre de solutions de recyclage et de consignes. Rappelons d’abord qu’il y a une cinquantaine d’années le commerce de l’eau était particulièrement marginal. Aujourd’hui on considère qu’il représente une activité d’environ 150 milliards, en croissance dans la plupart des zones mondiales. Pourtant, le plastique de ces bouteilles d’eau est l’un des principaux producteurs  de déchets et de pollution. D’abord cette eau  bouteille est 300  plus chères que celles de l’eau du robinet, moins bonne souvent aussi sur le plan de la santé. Cela lors que l’eau du  robinet obéit à des normes de qualité particulièrement drastique. Ce qui est proposé c’est le concept de consignes et de recyclage du plastique et non la suppression pure et simple du commerce de l’eau en bouteille plastique et plus généralement de l’eau tout court. On imagine évidemment les enjeux économiques concernant les producteurs, les distributeurs, les fabricants de bouteilles en PET, les recycleurs. On comprend évidemment que cette suppression du commerce de l’eau puisse être étalée sur une assez longue période pour permettre les reconversions. Pour l’instant en tout cas cette mesure n’est  nullement envisagée  et on tourne autour du pot et du commerce de l’eau.

 

Plastique : le tabou du commerce de l’eau

Plastique : le tabou du commerce de l’eau

 

Pour contourner le tabou du fabuleux business de l’eau en bouteille plastique, gouvernement et autres lobbys ne cessent de tourner autour du pot. Pour éviter l’interdiction de ce commerce absurde on imagine nombre de solutions de recyclage et de consignes. Rappelons d’abord qu’il y a une cinquantaine d’années le commerce de l’eau était particulièrement marginal. Aujourd’hui on considère qu’il représente une activité d’environ 150 milliards en croissance dans la plupart des zones mondiales. Pourtant, le plastique de ces bouteilles d’eau est l’un des principaux producteurs  de déchets et de pollution. D’abord cette eau  bouteille est 300  plus chères que celles de l’eau du robinet, moins bonne souvent aussi sur le plan de la santé. Cela lors que l’eau du  robinet obéit à des normes de qualité particulièrement drastique. Ce qui est proposé c’est le concept de consignes et de recyclage du plastique et non la suppression pure et simple du commerce de l’eau en bouteille plastique et plus généralement de l’eau tout court. On imagine évidemment les enjeux économiques concernant les producteurs, les distributeurs, les fabricants de bouteilles en PET, les recycleurs. On comprend évidemment que cette suppression du commerce de l’eau puisse être étalée sur une assez longue période pour permettre les reconversions. Pour l’instant en tout cas cette mesure n’est  nullement envisagée  et on tourne autour du pot.

Le commerce extérieur français : du mieux

Le commerce extérieur français : du mieux

Un tout petit mieux pour le commerce extérieur français dont  le déficit s’est réduit à 4 milliards en février au lieu de 4,21 en janvier. En réalité le commerce extérieur est toujours sur une aussi mauvaise tendance. Globalement bon an mal an le déficit annuel tourne autour de 50 milliards quand les excédents allemands rapportent 200 milliards par an. En cause évidemment le manque de compétitivité et l’écroulement d’une grande partie du secteur industriel. Malgré tout Le déficit commercial de la France s’est légèrement réduit en février, à 4 milliards d’euros après 4,21 milliards en janvier, sous l’effet notamment d’un pic exceptionnel d’exportations de navires et bateaux, selon les statistiques publiées ce vendredi 5 avril par les douanes.

Selon les derniers chiffres des douanes publiés ce vendredi 4 avril, le déficit s’est réduit de 200 millions d’euros pour s’établir à 4 milliards d’euros en février, après 4,2 milliards d’euros en janvier. Les exportations ont été bien meilleures qu’en début d’année (0,9% contre -1,1%) pour atteindre 42,9 milliards d’euros. Dans le même temps, les importations, qui ont atteint 46,9 milliards d’euros, ont progressé plus légèrement, après avoir connu une stabilisation durant le premier mois de l’année (+0,4% après 0% en janvier). Selon les dernières prévisions économiques de l’Insee, la contribution du commerce extérieur à la croissance pourrait redevenir négative au cours du premier semestre 2019 (-0,1 point) après avoir été positive au cours du dernier semestre 2018. Lors de leurs dernières projections, les économistes de l’Insee ont rappelé que « l’économie française est moins exposée que d’autres aux turbulences du commerce mondial ». Une mauvaise nouvelle toutefois avec le déficit de la balance des paiements. Les chiffres communiqués par la banque de France ce vendredi indiquent que la balance des transactions courantes est devenue déficitaire (-800 millions d’euros) en février après avoir connu un excédent (300 millions d’euros). « Cette dégradation provient principalement de la baisse du solde des services, qui s’établit à 1,4 milliard d’euros en février après 2,7 milliards d’euros le mois précédent. »

Croissance Chine : commerce extérieur en baisse

Croissance Chine : commerce extérieur en baisse

 

Les chiffres du commerce extérieur de la Chine constituent l’indicateur avancé de la conjoncture internationale le plus inquiétant. La baisse tant des importations que des exportations laisse présager que l’économie mondiale est menacée de récession.- Les exportations chinoises ont reculé de 4,4% sur un an en décembre, selon les données officielles publiées lundi, leur plus forte baisse depuis deux ans, alors que les analystes interrogés par Reuters anticipaient une progression de 3%.Les importations chinoises ont elles aussi nettement ralenti, à 7,6% en rythme annuel. Les analystes s’attendaient à une progression de 5%.La balance commerciale s’établit à 57,06 milliards de dollars d’excédents (49,75 milliards d’euros) pour le mois de décembre, contre 44,71 milliards de dollars en novembre. Avec les Etats-Unis, l’excédent commercial s’est réduit, ressortant en décembre à 29,87 milliards de dollars contre 35,54 milliards de dollars en novembre. Par ailleurs es prix à la production en Chine ont augmenté de 0,9% en décembre par rapport au même mois de 2017, leur plus faible progression en rythme annuel depuis septembre 2016.Ce chiffre marque un net ralentissement par rapport au mois précédent puisque leur hausse avait atteint 2,7% sur un an en novembre. Les économistes et analystes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne une augmentation de 1,6% sur un an.

Télés d’info continue : ou café du commerce

 

 

Télés d’info continue : ou café du commerce

Il n’est guère étonnant que les chaînes d’info continue plafonnent à 1 à 2 % d’audience tellement le contenu est à la fois inintéressant et répétitif. Entre les flashs info réguliers qui répètent à peu près la même chose tout au long de la journée, la politique éditoriale tente d’améliorer le menu avec des plateaux télé ; finalement la formule la plus économique par rapport à des enquêtes un peu approfondies  ou des reportages sur le terrain. Il suffit de réunir quelques pépés en mal existentiel, de pseudo experts et quelques politiques qui en profitent pour faire leur promotion personnelle (surtout sils viennent de sortir un bouquin). On ajoute la présence d’un supposé animateur qui en général ne connaît pas grand-chose à la problématique évoquée et qui va ajouter ses propres commentaires de bistrot à la caricature de débat. Évidemment, il n’est pas facile de trouver des participants disponibles d’où e recours excessif à de  vieilles gloires et des retraités. Certes pourquoi pas des retraités mais en proportion de leur poids démographique alors qu’ils dominent en nombre dans ces séances de bavardage inutile. Certes certains ont conservé une capacité d’analyse et de raisonnement parce qu’ils continuent  de travailler et ou d’être insérés dans le tissu social contemporain. D’autres au contraire s’appuient sur leur vision de la société d’il y a 30 ou 40 ans et ont cessé depuis longtemps leurs travaux d’études, de recherche ou de journalistes. Le plus caricatural, c’est évidemment leur des conflits militaires ou on va rechercher l’arrière garde de vieux généraux qui au mieux débitent des banalités au pire des âneries un peu la même chose pour les débats à caractère socio-économico-politique. Un seul exemple avant que Macron ne décide d’augmenter le SMIC, plus exactement la prime d’activité, il y avait quasi unanimité des experts du petit écran pour considérer qu’une augmentation d’un pour cent supplémentaire conduirait inévitablement au chômage et à la faillite du pays. Rappelons tout de même que 1%  représente à peu près 10 €. Et de s’appuyer sur un argumentaire prétendument scientifique commençant par : « toutes les études démontrent » ! Même chose désormais concernant la dérive du déficit public : le pire danger il y a quelques jours, finalement maintenant pas si grave que cela surtout si cela favorise la croissance ! Les chaînes d’info continue constituent des sortes de nouveaux Muppets show ou pontifient retraités  nostalgiques et jeunots autoproclamés experts plus quelques vieilles barbes politiques qui viennent débiter leur catéchisme idéologique. Enfin il faut parler des animateurs par exemple Laurence Ferrari qui ne parvient même pas à distribuer la parole dans son émission complètement cacophonique, Pascal Prot qui joue les beaufs toujours sur Cnews.  Cruchot (pas celui des gendarmes à St Tropez !) sur BFM, visiblement ailleurs ou encore le dandy approximatif Pujadas sur LCI où on a rajeuni les programmes en rappelant Arlette Chabot qui officiait déjà sous Giscard ! Le pire c’est évidemment quand en plus de la médiocrité, on diffuse de fausses analyses, de fausses informations, des points de vue non documentés. Bref, autant intituler ces émissions « le bistrot » et d’agrémenter avec une consommation de pastis. Le propos n’en sera pas amoindri qualitativement. Une idée d’ailleurs car pour ces chaines privées on pourrait faire sponsoriser par Ricard.  

« Gilets jaunes » : la fréquentation du commerce a rebondi de 6% avant Noël

« Gilets jaunes » : la fréquentation du commerce a rebondi de 6% avant Noël

Il est clair que le mouvement des gilets jaunes a perturbé certains commerces mais aussi l’organisation logistique des processus de production et de distribution. En fait il semblerait que le commerce ait rebondi de 6 % avant Noël. Après un repli de 17% le samedi 8 décembre ou encore de 14% le samedi 24 novembre, journées de mobilisation des « gilets jaunes », la fréquentation est repartie à la hausse dans les centres commerciaux. Ceci étant on fait endosser sans doute aux gilets jaunes une baisse qui ne leur est pas totalement imputable. En effet la baisse de la consommation des ménages s’inscrit dans une tendance baissière bien avant le mouvement des gilets jaunes et depuis le début de l’année. . Les derniers résultats de la consommation des ménages sont catastrophiques et signifie un écroulement de la croissance pour la fin de l’année  2018 et l’année 2019. La consommation des ménages en France (2/3 du PIB)  s’est repliée de 0,3% en novembre, sous l’effet d’une baisse de l’alimentaire (-0,5%) et des biens fabriqués (-0,6%), tandis que la progression de la consommation d’énergie a ralenti à 0,7%, a annoncé vendredi l’Insee.  La consommation des biens durables s’est repliée « nettement » de 1,1%, tirée vers le bas par les matériels de transport, tandis que les dépenses d’habillement ont très légèrement diminué (-0,1%). Les instituts économiques de l’État ont mis du temps pour s’apercevoir du net tassement économique de la France en 2018. Ce n’est qu’il y a quelques jours que la Banque de France a enfin convenu que l’objectif de 1,7 % d’augmentation du PIB en 2018 était illusoire. De même que les objectifs de 2019. La perspective de 2018 est ramenée à 1,5 %., celle de 2019 à 1.3%. La vérité c’est que cette consommation des ménages atones ne tire plus la croissance dont elles représentent les deux tiers. Ceci étend il y a quand même un phénomène de rattrapage juste avant Noël.  »Juste avant Noël, les consommateurs ont retrouvé le chemin des pôles commerciaux, qu’ils soient situés en centre-ville où en périphérie », a déclaré mercredi dans un communiqué Gontran Thüring, délégué général du Conseil national des centres commerciaux (CNCC). Il a souligné qu’ »après cinq week-ends en forte baisse, c’est une bonne nouvelle même si ce rattrapage tardif ne permettra pas de récupérer le chiffre d’affaires qui aurait dû être réalisé sans la crise des gilets jaunes ».

Selon l’organisation professionnelle, son indice – le CNCC/Quantflow, basé sur un comptage automatique réalisé dans 280 centres commerciaux sur les 800 que compte le pays – a enregistré le week-end dernier une hausse de fréquentation plus de 6%, contre un repli de 17% le samedi 8 décembre ou encore de 14% le samedi 24 novembre. Le CNCC avait indiqué la semaine dernière que les cinq week-ends de méventes d’affilée avaient coûté deux milliards d’euros au secteur du commerce.

Gilets jaunes: perte de 25% de chiffre d’affaires dans le commerce ?

Gilets jaunes: perte de 25% de chiffre d’affaires dans le commerce ?

Le mouvement des gilets jaunes aura  moins été l’occasion pour la secrétaire d’État à l’Économie, Agnès Pannier-Runacher, de rappeler qu’elle existe. D’après elle, après un calcul de coin de table sûrement effectuée dans un bistrot, elle considère que le commerce a perdu un quart de son site d’affaires ! L’objectif est clair faire endosser la baisse de croissance observée depuis le début de l’année parler gilets jaunes.  En matière de chiffre d’affaires »  On est plutôt sur une moyenne de moins 25 %, mais avec de très grands écarts », a-t-elle indiqué. Selon Agnès Pannier-Runacher, certains commerçants ont subi des baisses de ventes de – 40 % à – 70 %, notamment « ceux qui ont été amenés à fermer le rideau certains samedis de ces dernières semaines ». Les plus touchés seraient les commerçants dont les biens sont périssables. On ne peut nier que le mouvement des gilets jaunes a eu  un impact négatif sur certains commerces près desquels se déroulaient des manifestations. Mais contrairement à ce qu’affirme la sous ministre de l’économie, ce ne sont pas les commerces de bien périssables ont été le plus touchés  mais surtout les autres. Les déclarations de la ministre qui cherche à exister sont évidemment excessives et ridicules. Pour preuve les évaluations de l’institut Nielsen qui indique que  les perturbations liées au mouvement des « Gilets jaunes » ont coûté 1% de chiffre d’affaires à la grande distribution au cours des cinq dernières semaines, la forte baisse des ventes dans le non alimentaire ayant été compensée par la bonne tenue de l’alimentaire,  Les blocages des manifestants ayant rendu difficile l’accès aux magasins, les consommateurs se sont adaptés, choisissant de faire leurs courses durant la semaine, privilégiant les magasins de proximité, plus accessibles, ou le “drive”, ces points de retrait des courses effectuées sur internet. Au total, hors essence, les ventes du secteur ont reculé de 160 millions d’euros sur cinq semaines par rapport à la même période 2017. “Les consommateurs ont privilégié l’essentiel, à savoir l’alimentaire et les produits d’hygiène beauté”, souligne Emmanuel Fournet, directeur “Insight distribution” chez Nielsen. A l’inverse, le non alimentaire – surtout présent dans les grands hypermarchés – n’a pas bénéficié du report vers d’autres jours de la semaine, ajoute-t-il. Les grands hypermarchés sont donc les principales victimes des perturbations liées au mouvement de protestation. Parmi les distributeurs, ce sont Carrefour, Leclerc, Auchan et Intermarché qui sont les plus exposés à ce modèle de magasins, qui pèse moins dans le chiffre d’affaires de Casino en France ou de Système U. Au total, sur cinq semaines, les ventes de produits alimentaires ont progressé de 0,3%, tandis qu’elles ont chuté de 7,3% dans le non alimentaire (multimédia, bazar ou textile).

 

«Gilets jaunes» chaînes d’info : le grand café du commerce

«Gilets jaunes» chaînes d’info : le grand café du commerce

 

 

 

Sur le plan quantitatif, c’est encore un succès les chaînes d’info qui ont encore battu des records d’audience mais sur le plan qualitatif les plateaux télé souvent ressemblaient à des comptoirs de bistrot. En cause sans doute,  la personnalité des participants souvent très confus, partiaux et contradictoires. Sans parler des contre vérités sur le pouvoir d’achat par exemple.  Cela vaut aussi pour certains gilets jaunes visiblement mal préparés pour s’inscrire dans la dialectique des confrontations médiatiques. La responsabilité en revient aussi aux animateurs. Des animateurs qui ont souvent trop  valorisé les violences pour étouffer sans doute l’analyse des facteurs explicatifs du mécontentement Des animateurs comme Bruce Toussaint de BFM partagé entre son souci de souligner  l’importance du mouvement social mais en même temps qui ne cachait pas sa peur de voir les institutions bousculées. De toute évidence, il n’a pas la maturité et le sérieux de Ruth Elkrief par exemple.  Pour tout dire, ce mouvement des gilets jaunes remet un peu en cause l’intermédiation classique des élites, experts et autres journalistes. La discussion a souvent tourné à la foire d’empoigne un peu comme dans un bistrot après quatre tournées d’apéritif. On reproche à juste titre aux gilets  jaunes de n’être pas structurés mais force est de reconnaître que les médias eux-mêmes ont les plus grandes difficultés à organiser un débat réellement organisé,  serein et productif Les chiffres démontrent cependant que les chaînes d’info ont été très suivies au cours de l’acte quatre mouvement des gilets jaunes. Les téléspectateurs pouvaient ainsi presque en direct l’évolution de la colère manifestée notamment à Paris. En vérité surtout à Paris, la mobilisation a en effet été forte en province mais les reportages sur ces événements étaient rares. BFMTV a  atteint 10,9 % d’audience (soit 22 millions de curieux qui sont venus au moins une fois sur la chaîne pendant la journée). Pour le quatrième samedi de manifestation, la chaîne a dépassé le score déjà très élevé enregistré la semaine dernière. Une pointe a même été notée à 12,5 % d’audience. Un point notable, la chaîne d’info a été la deuxième chaîne nationale samedi. Dans son sillage toutes les autres chaînes d’info ont connu une nouvelle journée de folie. CNews a grimpé à 4,1 % d’audience établissant un nouveau record. LCI n’est pas en reste avec 3,5 % d’audience, là encore nouveau record et Franceinfo, avec 1,8 %, était également au sommet.

 

Télés info continue : trop de discussion de café du commerce

Télés  info continue : trop de discussion de café du commerce

On a encore eu confirmation ce week end avec les gilets jaunes de la médiocrité  de la plupart des chaines d’information en continu. Des chaines qui diffusent des images  avec des commentaires approximatifs, contradictoires voire fantaisistes.  Pas étonnant si ces chaînes ne parviennent pas réellement à décoller au regard de l’audience de chaîne plus généralistes. Grâce aux gilets jaunes, elles ont cependant amélioré temporairement  leur performances mais sans progrès de la qualité éditoriale.    En cause sans doute, le côté répétitif des infos toutes les heures ou les demi-heures. Mais aussi une ligne éditoriale qui s’appuie essentiellement  sur des plateaux télé composés souvent de pseudos experts, de caciques,  de vieilles barbes qui ont tendance à radoter. On comprend évidemment les difficultés à trouver l’équilibre économique car les bons journalistes, les bons animateurs et les bons intervenants ont un prix. Notons que depuis le début du mouvement des gilets jaunes c’est le grand silence des intellectuels (sauf de  quelques uns) partagés et bousculés aussi par cette jacquerie qui interroge sérieusement les  institutions.  Alors trop souvent on fait appel à des intervenants gratuits, facilement disponibles avec un très fort pourcentage de vieux experts qui radotent et-où qui n’ont pas produit d’études, de recherche plus généralement de travaux pratiques depuis plusieurs dizaines d’années. On complète avec un deux personnes  sans aucune compétence, un sociologue, un journaliste, un écrivain, un cinéaste ;   il ne manque plus que Madame Soleil !    . Trois chaînes d’info dominent. Il y a BFM, LCI et C news. France Info présentant la particularité d’être un peu trop le copier coller de la radio.  Sur les chaînes généralistes on peut tourner pour la meilleure autour de 5 millions de téléspectateurs celle de la meilleure chaîne d’info continue atteint 250 000 pour BFM autour de 200 000 pour LCI et encore moins pour C news. BFM domine et de loin en audience et en qualité de programme. En cause sans doute,  les compétences des animateurs comme par exemple Ruth Elkrief  tandis que Poivre d’Arvor sur LCI se montre toujours aussi nonchalant et Laurence Ferrari toujours aussi approximative.BFM nettement la plus regardée est aussi la plus contestée par certains gilets jaunes ; ceci expliquant cela.  Les chaînes d’info peinent donc à trouver leur public car le plus souvent elles ne font que délayer de façon un peu médiocre, BFM excepté, les grands thèmes traités par les généralistes. Beaucoup de choses méritent d’être revues : les formats, les animateurs et les intervenants. Dommage parce que ces chaînes ont au moins l’avantage de disposer de temps pour traiter de manière approfondie les problématiques.

 

Commerce extérieur : toujours un déficit de plus de 60 milliards

Commerce extérieur : toujours un déficit de plus de 60 milliards

 

L’échec le plus retentissant de Macron :  la poursuite de la déconfiture du commerce extérieur. Tandis que l’Allemagne pourra encore compter sur un excédent proche de 250 milliards la France, elle,  enregistrera à nouveau en 2018 un déficit de la deux 60 milliards.. Le déficit commercial s’est nettement creusé au mois d’août pour s’établir à 5,6 milliards après s’être réduit au mois de juillet à 3,4 milliards d’euros. . Principale raison, l’aéronautique connaît un net ralentissement de ses exportations. Les livraisons d’Airbus ont été moins importantes en août. D’après les douanes, le montant des exportations atteint 1,5 milliard d’euros pour 17 appareils. « La performance du mois s’inscrit en très net retrait par rapport à celle de juillet, exceptionnelle avec 37 appareils livrés (dont un A380) pour un montant de 2,842 milliards d’euros. »   Les importations en pétrole raffiné ont rebondi après avoir reculé en juillet. « En baisse le mois dernier, les prix sont à nouveau plus élevés, ce qui accentue l’évolution du volume des approvisionnements. » Les importations d’hydrocarbures naturels sont quant à elles restées à un niveau élevé. Le déficit se creuse également « nettement pour les métaux, du fait d’une poussée des achats ». D’autre part, les excédents se sont réduits pour les produits pharmaceutiques et les produits agricoles, en raison d’un rebond des achats. Quelques améliorations sont tout de même visibles du côté de l’industrie automobile. Les exportations, qui étaient en retrait ces derniers mois, rebondissent avec une progression des ventes de véhicules à destination de la Belgique, de l’Espagne et dans une moindre mesure de l’Europe hors UE « qui rebondissent ce mois-ci, après avoir chuté en juillet. » Par zone géographique, le solde commercial de la France avec l’Union européenne s’est replié en août, à cause d’une hausse des importations supérieure à celle des exportations. Toute la différence avec l’Allemagne et dans ce résultat d commerce extérieur. C’est la faiblesse de la machine exportatrice française: elles n’étaient que 124.000 entreprises l’an dernier à avoir franchi les frontières contre 300.000 pour l’Allemagne. Ce sont essentiellement les grandes entreprises - et surtout dans quelques secteurs historiquement bien positionnés sur les marchés internationaux, comme le luxe ou l’aéronautique - qui parviennent à tirer leur épingle du jeu.  .En 2017, plus de 85% des échanges commerciaux allemands sont réalisés dans les secteurs suivants : automobiles et composants automobiles (15%), machines (11%), produits informatiques, électroniques et optiques (10%),  produits chimiques (8%), produits divers[1] (8%), équipements électriques (6%), produits pharmaceutiques (6%), métaux (5%), produits agroalimentaires (4%), autres matériels de transport (4% dont environ 75% dans l’aérospatial), produits en caoutchouc et en plastique (3%), produits métalliques (3%) et pétrole et gaz (3%).  En Allemagne, en 2017,  la part de la zone euro s’est réduite de 42% à 37%, tandis que celle de l’UE hors zone euro s’est accrue de 20% à 21%, celle de l’Amérique de 10% à 11% et celle de l’Asie de 14% à 18% (cf. graphiques 2 et 3). 


 

Commerce international: de nouvelles règles

Commerce international: de nouvelles  règles

 

Avec les conflits qui s’amplifient sur les droits douaniers et plus généralement avec les replis nationalistes se pose la question des conditions d’échanges communes à l’ensemble du monde. Faute de remise à plat de ces conditions le bilatéralisme pourrait bien se substituer au multilatéralisme avec une multiplication par 100 des réglementations qui s’ajouteraient à l’augmentation des taxes. Autant dire que le commerce international risquerait d’être grandement affecté car le renchérissement des conditions des échanges et leur complexité poseraient une hypothèque sur la compétitivité de nombre de produits. Au final c’est la croissance mondiale qui pourrait être affectée. D’où cet appel dimanche de l’Organisation mondiale du Commerce (OMC), du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale pour refonder des règles.  Les barrières douanières sur les services sont globalement aujourd’hui aussi élevées que celles qui étaient imposées aux biens (manufacturés) il y a 50 ans », constatent les trois organisations internationales dans un rapport conjoint. Quant aux échanges commerciaux proprement dits la tendance s’inscrit dans des pratiques davantage protectionnistes Une intégration complète du commerce des biens et services « peut jouer un rôle bien plus grand en dynamisant la prospérité », poursuivent le FMI, l’OMC et la Banque mondiale sans toutefois faire de recommandations. Elles ajoutent qu’il est nécessaire que les opportunités de commerce offertes par exemple par les technologies de l’information ou le commerce en ligne « se reflètent dans (…) la politique commerciale d’aujourd’hui ». Ces organisations rappellent que l’ouverture du commerce international après la Seconde guerre mondiale et jusqu’au début des années 2000 a largement contribué à améliorer les modes de vie et à réduire la pauvreté dans le monde « mais celle-ci demeure incomplète » aujourd’hui. Reste la que la question est complexe car on ne peut ignorer les disparités de concurrence dans les champs sociaux, économiques, environnementaux et de santé. Une refonte de ces règles intégrant cette différente problématique demandera sans doute des années de négociations

 

Tassement de la croissance du commerce international

Tassement de la croissance du  commerce international

Le tassement du de la croissance commerce international rend compte de l’affaiblissement de la dynamique de croissance mondiale. Pendant longtemps la progression des échanges internationaux (sauf pendant la crise financière) a été notoirement supérieure à l’évolution du Pib mondiale. Cela en raison des modifications des processus de production et de distribution. Des processus de production très gourmands en transport et logistique et donc aussi en échanges. Pour l’année 2018 l’organisation mondiale du commerce prévoit une croissance de 3,7 % pour les échanges alors que le PIB atteindra 3,1 %. Une révision à la baisse qui traduit un ralentissement de la dynamique économique mais aussi sans doute les nombreuses interrogations face à la menace américaine d’augmenter les droits de douane non seulement vis-à-vis de la Chine mais vis-à-vis d’autres zones y compris l’Europe. Des droits de douane qui viendront renchérir la compétitivité et donc hypothéquer les capacités d’achat des entreprises et les ménages.  «Même si la croissance du commerce reste forte, ce recul (des prévisions) témoigne de l’exacerbation des tensions que l’on observe entre les grands partenaires commerciaux», commente le directeur général de l’OMC, Roberto Azevêdo. Selon l’organisation basée à Genève, les effets économiques directs des différentes barrières douanières mises en place tour à tour par les États-Unis et la Chine, principalement, ont été jusqu’à présent «modestes», «mais l’incertitude qu’elles créent pourrait avoir déjà pour effet de réduire les dépenses d’investissement». L’OMC pointe aussi le durcissement des politiques monétaires dans les pays riches qui pèse sur les pays émergents et pourrait déstabiliser le commerce et la production dans les prochains mois.

 

Japon: commerce en baisse en juillet

Japon: commerce en baisse en juillet

Comme en Chine, on constate un certain repli des échanges internationaux du fait du tassement économique mondial. Le Japon a en effet dégagé en juillet un excédent courant en repli à cause d’un solde commercial déficitaire sur fond de dépenses énergétiques accrues, selon des données publiées lundi par le ministère des Finances. Sur le mois passé en revue, le surplus courant a reculé de 14,4% à 2.009,7 milliards de yens (15,7 milliards d’euros au cours actuel). Il s’agit du 49e mois dans le vert pour la troisième économie du monde, dans le viseur du président américain qui veut forcer ses partenaires à ouvrir davantage leur marché aux biens américains.

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