Archive pour le Tag 'Commerce'

Bouteille plastique : le tabou du commerce de l’eau

Bouteille plastique : le tabou du commerce de l’eau

 

Pour contourner le tabou du fabuleux business de l’eau en bouteille plastique, gouvernement et autres lobbys ne cessent de tourner autour du pot. Pour éviter l’interdiction de ce commerce absurde,  on imagine nombre de solutions de recyclage et de consignes. Rappelons d’abord qu’il y a une cinquantaine d’années le commerce de l’eau était particulièrement marginal. Aujourd’hui on considère qu’il représente une activité d’environ 150 milliards, en croissance dans la plupart des zones mondiales. Pourtant, le plastique de ces bouteilles d’eau est l’un des principaux producteurs  de déchets et de pollution. D’abord cette eau  bouteille est 300  plus chères que celles de l’eau du robinet, moins bonne souvent aussi sur le plan de la santé. Cela lors que l’eau du  robinet obéit à des normes de qualité particulièrement drastique. Ce qui est proposé c’est le concept de consignes et de recyclage du plastique et non la suppression pure et simple du commerce de l’eau en bouteille plastique et plus généralement de l’eau tout court. On imagine évidemment les enjeux économiques concernant les producteurs, les distributeurs, les fabricants de bouteilles en PET, les recycleurs. On comprend évidemment que cette suppression du commerce de l’eau puisse être étalée sur une assez longue période pour permettre les reconversions. Pour l’instant en tout cas cette mesure n’est  nullement envisagée  et on tourne autour du pot et du commerce de l’eau.

 

Plastique : le tabou du commerce de l’eau

Plastique : le tabou du commerce de l’eau

 

Pour contourner le tabou du fabuleux business de l’eau en bouteille plastique, gouvernement et autres lobbys ne cessent de tourner autour du pot. Pour éviter l’interdiction de ce commerce absurde on imagine nombre de solutions de recyclage et de consignes. Rappelons d’abord qu’il y a une cinquantaine d’années le commerce de l’eau était particulièrement marginal. Aujourd’hui on considère qu’il représente une activité d’environ 150 milliards en croissance dans la plupart des zones mondiales. Pourtant, le plastique de ces bouteilles d’eau est l’un des principaux producteurs  de déchets et de pollution. D’abord cette eau  bouteille est 300  plus chères que celles de l’eau du robinet, moins bonne souvent aussi sur le plan de la santé. Cela lors que l’eau du  robinet obéit à des normes de qualité particulièrement drastique. Ce qui est proposé c’est le concept de consignes et de recyclage du plastique et non la suppression pure et simple du commerce de l’eau en bouteille plastique et plus généralement de l’eau tout court. On imagine évidemment les enjeux économiques concernant les producteurs, les distributeurs, les fabricants de bouteilles en PET, les recycleurs. On comprend évidemment que cette suppression du commerce de l’eau puisse être étalée sur une assez longue période pour permettre les reconversions. Pour l’instant en tout cas cette mesure n’est  nullement envisagée  et on tourne autour du pot.

Le commerce extérieur français : du mieux

Le commerce extérieur français : du mieux

Un tout petit mieux pour le commerce extérieur français dont  le déficit s’est réduit à 4 milliards en février au lieu de 4,21 en janvier. En réalité le commerce extérieur est toujours sur une aussi mauvaise tendance. Globalement bon an mal an le déficit annuel tourne autour de 50 milliards quand les excédents allemands rapportent 200 milliards par an. En cause évidemment le manque de compétitivité et l’écroulement d’une grande partie du secteur industriel. Malgré tout Le déficit commercial de la France s’est légèrement réduit en février, à 4 milliards d’euros après 4,21 milliards en janvier, sous l’effet notamment d’un pic exceptionnel d’exportations de navires et bateaux, selon les statistiques publiées ce vendredi 5 avril par les douanes.

Selon les derniers chiffres des douanes publiés ce vendredi 4 avril, le déficit s’est réduit de 200 millions d’euros pour s’établir à 4 milliards d’euros en février, après 4,2 milliards d’euros en janvier. Les exportations ont été bien meilleures qu’en début d’année (0,9% contre -1,1%) pour atteindre 42,9 milliards d’euros. Dans le même temps, les importations, qui ont atteint 46,9 milliards d’euros, ont progressé plus légèrement, après avoir connu une stabilisation durant le premier mois de l’année (+0,4% après 0% en janvier). Selon les dernières prévisions économiques de l’Insee, la contribution du commerce extérieur à la croissance pourrait redevenir négative au cours du premier semestre 2019 (-0,1 point) après avoir été positive au cours du dernier semestre 2018. Lors de leurs dernières projections, les économistes de l’Insee ont rappelé que « l’économie française est moins exposée que d’autres aux turbulences du commerce mondial ». Une mauvaise nouvelle toutefois avec le déficit de la balance des paiements. Les chiffres communiqués par la banque de France ce vendredi indiquent que la balance des transactions courantes est devenue déficitaire (-800 millions d’euros) en février après avoir connu un excédent (300 millions d’euros). « Cette dégradation provient principalement de la baisse du solde des services, qui s’établit à 1,4 milliard d’euros en février après 2,7 milliards d’euros le mois précédent. »

Croissance Chine : commerce extérieur en baisse

Croissance Chine : commerce extérieur en baisse

 

Les chiffres du commerce extérieur de la Chine constituent l’indicateur avancé de la conjoncture internationale le plus inquiétant. La baisse tant des importations que des exportations laisse présager que l’économie mondiale est menacée de récession.- Les exportations chinoises ont reculé de 4,4% sur un an en décembre, selon les données officielles publiées lundi, leur plus forte baisse depuis deux ans, alors que les analystes interrogés par Reuters anticipaient une progression de 3%.Les importations chinoises ont elles aussi nettement ralenti, à 7,6% en rythme annuel. Les analystes s’attendaient à une progression de 5%.La balance commerciale s’établit à 57,06 milliards de dollars d’excédents (49,75 milliards d’euros) pour le mois de décembre, contre 44,71 milliards de dollars en novembre. Avec les Etats-Unis, l’excédent commercial s’est réduit, ressortant en décembre à 29,87 milliards de dollars contre 35,54 milliards de dollars en novembre. Par ailleurs es prix à la production en Chine ont augmenté de 0,9% en décembre par rapport au même mois de 2017, leur plus faible progression en rythme annuel depuis septembre 2016.Ce chiffre marque un net ralentissement par rapport au mois précédent puisque leur hausse avait atteint 2,7% sur un an en novembre. Les économistes et analystes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne une augmentation de 1,6% sur un an.

Télés d’info continue : ou café du commerce

 

 

Télés d’info continue : ou café du commerce

Il n’est guère étonnant que les chaînes d’info continue plafonnent à 1 à 2 % d’audience tellement le contenu est à la fois inintéressant et répétitif. Entre les flashs info réguliers qui répètent à peu près la même chose tout au long de la journée, la politique éditoriale tente d’améliorer le menu avec des plateaux télé ; finalement la formule la plus économique par rapport à des enquêtes un peu approfondies  ou des reportages sur le terrain. Il suffit de réunir quelques pépés en mal existentiel, de pseudo experts et quelques politiques qui en profitent pour faire leur promotion personnelle (surtout sils viennent de sortir un bouquin). On ajoute la présence d’un supposé animateur qui en général ne connaît pas grand-chose à la problématique évoquée et qui va ajouter ses propres commentaires de bistrot à la caricature de débat. Évidemment, il n’est pas facile de trouver des participants disponibles d’où e recours excessif à de  vieilles gloires et des retraités. Certes pourquoi pas des retraités mais en proportion de leur poids démographique alors qu’ils dominent en nombre dans ces séances de bavardage inutile. Certes certains ont conservé une capacité d’analyse et de raisonnement parce qu’ils continuent  de travailler et ou d’être insérés dans le tissu social contemporain. D’autres au contraire s’appuient sur leur vision de la société d’il y a 30 ou 40 ans et ont cessé depuis longtemps leurs travaux d’études, de recherche ou de journalistes. Le plus caricatural, c’est évidemment leur des conflits militaires ou on va rechercher l’arrière garde de vieux généraux qui au mieux débitent des banalités au pire des âneries un peu la même chose pour les débats à caractère socio-économico-politique. Un seul exemple avant que Macron ne décide d’augmenter le SMIC, plus exactement la prime d’activité, il y avait quasi unanimité des experts du petit écran pour considérer qu’une augmentation d’un pour cent supplémentaire conduirait inévitablement au chômage et à la faillite du pays. Rappelons tout de même que 1%  représente à peu près 10 €. Et de s’appuyer sur un argumentaire prétendument scientifique commençant par : « toutes les études démontrent » ! Même chose désormais concernant la dérive du déficit public : le pire danger il y a quelques jours, finalement maintenant pas si grave que cela surtout si cela favorise la croissance ! Les chaînes d’info continue constituent des sortes de nouveaux Muppets show ou pontifient retraités  nostalgiques et jeunots autoproclamés experts plus quelques vieilles barbes politiques qui viennent débiter leur catéchisme idéologique. Enfin il faut parler des animateurs par exemple Laurence Ferrari qui ne parvient même pas à distribuer la parole dans son émission complètement cacophonique, Pascal Prot qui joue les beaufs toujours sur Cnews.  Cruchot (pas celui des gendarmes à St Tropez !) sur BFM, visiblement ailleurs ou encore le dandy approximatif Pujadas sur LCI où on a rajeuni les programmes en rappelant Arlette Chabot qui officiait déjà sous Giscard ! Le pire c’est évidemment quand en plus de la médiocrité, on diffuse de fausses analyses, de fausses informations, des points de vue non documentés. Bref, autant intituler ces émissions « le bistrot » et d’agrémenter avec une consommation de pastis. Le propos n’en sera pas amoindri qualitativement. Une idée d’ailleurs car pour ces chaines privées on pourrait faire sponsoriser par Ricard.  

« Gilets jaunes » : la fréquentation du commerce a rebondi de 6% avant Noël

« Gilets jaunes » : la fréquentation du commerce a rebondi de 6% avant Noël

Il est clair que le mouvement des gilets jaunes a perturbé certains commerces mais aussi l’organisation logistique des processus de production et de distribution. En fait il semblerait que le commerce ait rebondi de 6 % avant Noël. Après un repli de 17% le samedi 8 décembre ou encore de 14% le samedi 24 novembre, journées de mobilisation des « gilets jaunes », la fréquentation est repartie à la hausse dans les centres commerciaux. Ceci étant on fait endosser sans doute aux gilets jaunes une baisse qui ne leur est pas totalement imputable. En effet la baisse de la consommation des ménages s’inscrit dans une tendance baissière bien avant le mouvement des gilets jaunes et depuis le début de l’année. . Les derniers résultats de la consommation des ménages sont catastrophiques et signifie un écroulement de la croissance pour la fin de l’année  2018 et l’année 2019. La consommation des ménages en France (2/3 du PIB)  s’est repliée de 0,3% en novembre, sous l’effet d’une baisse de l’alimentaire (-0,5%) et des biens fabriqués (-0,6%), tandis que la progression de la consommation d’énergie a ralenti à 0,7%, a annoncé vendredi l’Insee.  La consommation des biens durables s’est repliée « nettement » de 1,1%, tirée vers le bas par les matériels de transport, tandis que les dépenses d’habillement ont très légèrement diminué (-0,1%). Les instituts économiques de l’État ont mis du temps pour s’apercevoir du net tassement économique de la France en 2018. Ce n’est qu’il y a quelques jours que la Banque de France a enfin convenu que l’objectif de 1,7 % d’augmentation du PIB en 2018 était illusoire. De même que les objectifs de 2019. La perspective de 2018 est ramenée à 1,5 %., celle de 2019 à 1.3%. La vérité c’est que cette consommation des ménages atones ne tire plus la croissance dont elles représentent les deux tiers. Ceci étend il y a quand même un phénomène de rattrapage juste avant Noël.  »Juste avant Noël, les consommateurs ont retrouvé le chemin des pôles commerciaux, qu’ils soient situés en centre-ville où en périphérie », a déclaré mercredi dans un communiqué Gontran Thüring, délégué général du Conseil national des centres commerciaux (CNCC). Il a souligné qu’ »après cinq week-ends en forte baisse, c’est une bonne nouvelle même si ce rattrapage tardif ne permettra pas de récupérer le chiffre d’affaires qui aurait dû être réalisé sans la crise des gilets jaunes ».

Selon l’organisation professionnelle, son indice – le CNCC/Quantflow, basé sur un comptage automatique réalisé dans 280 centres commerciaux sur les 800 que compte le pays – a enregistré le week-end dernier une hausse de fréquentation plus de 6%, contre un repli de 17% le samedi 8 décembre ou encore de 14% le samedi 24 novembre. Le CNCC avait indiqué la semaine dernière que les cinq week-ends de méventes d’affilée avaient coûté deux milliards d’euros au secteur du commerce.

Gilets jaunes: perte de 25% de chiffre d’affaires dans le commerce ?

Gilets jaunes: perte de 25% de chiffre d’affaires dans le commerce ?

Le mouvement des gilets jaunes aura  moins été l’occasion pour la secrétaire d’État à l’Économie, Agnès Pannier-Runacher, de rappeler qu’elle existe. D’après elle, après un calcul de coin de table sûrement effectuée dans un bistrot, elle considère que le commerce a perdu un quart de son site d’affaires ! L’objectif est clair faire endosser la baisse de croissance observée depuis le début de l’année parler gilets jaunes.  En matière de chiffre d’affaires »  On est plutôt sur une moyenne de moins 25 %, mais avec de très grands écarts », a-t-elle indiqué. Selon Agnès Pannier-Runacher, certains commerçants ont subi des baisses de ventes de – 40 % à – 70 %, notamment « ceux qui ont été amenés à fermer le rideau certains samedis de ces dernières semaines ». Les plus touchés seraient les commerçants dont les biens sont périssables. On ne peut nier que le mouvement des gilets jaunes a eu  un impact négatif sur certains commerces près desquels se déroulaient des manifestations. Mais contrairement à ce qu’affirme la sous ministre de l’économie, ce ne sont pas les commerces de bien périssables ont été le plus touchés  mais surtout les autres. Les déclarations de la ministre qui cherche à exister sont évidemment excessives et ridicules. Pour preuve les évaluations de l’institut Nielsen qui indique que  les perturbations liées au mouvement des « Gilets jaunes » ont coûté 1% de chiffre d’affaires à la grande distribution au cours des cinq dernières semaines, la forte baisse des ventes dans le non alimentaire ayant été compensée par la bonne tenue de l’alimentaire,  Les blocages des manifestants ayant rendu difficile l’accès aux magasins, les consommateurs se sont adaptés, choisissant de faire leurs courses durant la semaine, privilégiant les magasins de proximité, plus accessibles, ou le “drive”, ces points de retrait des courses effectuées sur internet. Au total, hors essence, les ventes du secteur ont reculé de 160 millions d’euros sur cinq semaines par rapport à la même période 2017. “Les consommateurs ont privilégié l’essentiel, à savoir l’alimentaire et les produits d’hygiène beauté”, souligne Emmanuel Fournet, directeur “Insight distribution” chez Nielsen. A l’inverse, le non alimentaire – surtout présent dans les grands hypermarchés – n’a pas bénéficié du report vers d’autres jours de la semaine, ajoute-t-il. Les grands hypermarchés sont donc les principales victimes des perturbations liées au mouvement de protestation. Parmi les distributeurs, ce sont Carrefour, Leclerc, Auchan et Intermarché qui sont les plus exposés à ce modèle de magasins, qui pèse moins dans le chiffre d’affaires de Casino en France ou de Système U. Au total, sur cinq semaines, les ventes de produits alimentaires ont progressé de 0,3%, tandis qu’elles ont chuté de 7,3% dans le non alimentaire (multimédia, bazar ou textile).

 

«Gilets jaunes» chaînes d’info : le grand café du commerce

«Gilets jaunes» chaînes d’info : le grand café du commerce

 

 

 

Sur le plan quantitatif, c’est encore un succès les chaînes d’info qui ont encore battu des records d’audience mais sur le plan qualitatif les plateaux télé souvent ressemblaient à des comptoirs de bistrot. En cause sans doute,  la personnalité des participants souvent très confus, partiaux et contradictoires. Sans parler des contre vérités sur le pouvoir d’achat par exemple.  Cela vaut aussi pour certains gilets jaunes visiblement mal préparés pour s’inscrire dans la dialectique des confrontations médiatiques. La responsabilité en revient aussi aux animateurs. Des animateurs qui ont souvent trop  valorisé les violences pour étouffer sans doute l’analyse des facteurs explicatifs du mécontentement Des animateurs comme Bruce Toussaint de BFM partagé entre son souci de souligner  l’importance du mouvement social mais en même temps qui ne cachait pas sa peur de voir les institutions bousculées. De toute évidence, il n’a pas la maturité et le sérieux de Ruth Elkrief par exemple.  Pour tout dire, ce mouvement des gilets jaunes remet un peu en cause l’intermédiation classique des élites, experts et autres journalistes. La discussion a souvent tourné à la foire d’empoigne un peu comme dans un bistrot après quatre tournées d’apéritif. On reproche à juste titre aux gilets  jaunes de n’être pas structurés mais force est de reconnaître que les médias eux-mêmes ont les plus grandes difficultés à organiser un débat réellement organisé,  serein et productif Les chiffres démontrent cependant que les chaînes d’info ont été très suivies au cours de l’acte quatre mouvement des gilets jaunes. Les téléspectateurs pouvaient ainsi presque en direct l’évolution de la colère manifestée notamment à Paris. En vérité surtout à Paris, la mobilisation a en effet été forte en province mais les reportages sur ces événements étaient rares. BFMTV a  atteint 10,9 % d’audience (soit 22 millions de curieux qui sont venus au moins une fois sur la chaîne pendant la journée). Pour le quatrième samedi de manifestation, la chaîne a dépassé le score déjà très élevé enregistré la semaine dernière. Une pointe a même été notée à 12,5 % d’audience. Un point notable, la chaîne d’info a été la deuxième chaîne nationale samedi. Dans son sillage toutes les autres chaînes d’info ont connu une nouvelle journée de folie. CNews a grimpé à 4,1 % d’audience établissant un nouveau record. LCI n’est pas en reste avec 3,5 % d’audience, là encore nouveau record et Franceinfo, avec 1,8 %, était également au sommet.

 

Télés info continue : trop de discussion de café du commerce

Télés  info continue : trop de discussion de café du commerce

On a encore eu confirmation ce week end avec les gilets jaunes de la médiocrité  de la plupart des chaines d’information en continu. Des chaines qui diffusent des images  avec des commentaires approximatifs, contradictoires voire fantaisistes.  Pas étonnant si ces chaînes ne parviennent pas réellement à décoller au regard de l’audience de chaîne plus généralistes. Grâce aux gilets jaunes, elles ont cependant amélioré temporairement  leur performances mais sans progrès de la qualité éditoriale.    En cause sans doute, le côté répétitif des infos toutes les heures ou les demi-heures. Mais aussi une ligne éditoriale qui s’appuie essentiellement  sur des plateaux télé composés souvent de pseudos experts, de caciques,  de vieilles barbes qui ont tendance à radoter. On comprend évidemment les difficultés à trouver l’équilibre économique car les bons journalistes, les bons animateurs et les bons intervenants ont un prix. Notons que depuis le début du mouvement des gilets jaunes c’est le grand silence des intellectuels (sauf de  quelques uns) partagés et bousculés aussi par cette jacquerie qui interroge sérieusement les  institutions.  Alors trop souvent on fait appel à des intervenants gratuits, facilement disponibles avec un très fort pourcentage de vieux experts qui radotent et-où qui n’ont pas produit d’études, de recherche plus généralement de travaux pratiques depuis plusieurs dizaines d’années. On complète avec un deux personnes  sans aucune compétence, un sociologue, un journaliste, un écrivain, un cinéaste ;   il ne manque plus que Madame Soleil !    . Trois chaînes d’info dominent. Il y a BFM, LCI et C news. France Info présentant la particularité d’être un peu trop le copier coller de la radio.  Sur les chaînes généralistes on peut tourner pour la meilleure autour de 5 millions de téléspectateurs celle de la meilleure chaîne d’info continue atteint 250 000 pour BFM autour de 200 000 pour LCI et encore moins pour C news. BFM domine et de loin en audience et en qualité de programme. En cause sans doute,  les compétences des animateurs comme par exemple Ruth Elkrief  tandis que Poivre d’Arvor sur LCI se montre toujours aussi nonchalant et Laurence Ferrari toujours aussi approximative.BFM nettement la plus regardée est aussi la plus contestée par certains gilets jaunes ; ceci expliquant cela.  Les chaînes d’info peinent donc à trouver leur public car le plus souvent elles ne font que délayer de façon un peu médiocre, BFM excepté, les grands thèmes traités par les généralistes. Beaucoup de choses méritent d’être revues : les formats, les animateurs et les intervenants. Dommage parce que ces chaînes ont au moins l’avantage de disposer de temps pour traiter de manière approfondie les problématiques.

 

Commerce extérieur : toujours un déficit de plus de 60 milliards

Commerce extérieur : toujours un déficit de plus de 60 milliards

 

L’échec le plus retentissant de Macron :  la poursuite de la déconfiture du commerce extérieur. Tandis que l’Allemagne pourra encore compter sur un excédent proche de 250 milliards la France, elle,  enregistrera à nouveau en 2018 un déficit de la deux 60 milliards.. Le déficit commercial s’est nettement creusé au mois d’août pour s’établir à 5,6 milliards après s’être réduit au mois de juillet à 3,4 milliards d’euros. . Principale raison, l’aéronautique connaît un net ralentissement de ses exportations. Les livraisons d’Airbus ont été moins importantes en août. D’après les douanes, le montant des exportations atteint 1,5 milliard d’euros pour 17 appareils. « La performance du mois s’inscrit en très net retrait par rapport à celle de juillet, exceptionnelle avec 37 appareils livrés (dont un A380) pour un montant de 2,842 milliards d’euros. »   Les importations en pétrole raffiné ont rebondi après avoir reculé en juillet. « En baisse le mois dernier, les prix sont à nouveau plus élevés, ce qui accentue l’évolution du volume des approvisionnements. » Les importations d’hydrocarbures naturels sont quant à elles restées à un niveau élevé. Le déficit se creuse également « nettement pour les métaux, du fait d’une poussée des achats ». D’autre part, les excédents se sont réduits pour les produits pharmaceutiques et les produits agricoles, en raison d’un rebond des achats. Quelques améliorations sont tout de même visibles du côté de l’industrie automobile. Les exportations, qui étaient en retrait ces derniers mois, rebondissent avec une progression des ventes de véhicules à destination de la Belgique, de l’Espagne et dans une moindre mesure de l’Europe hors UE « qui rebondissent ce mois-ci, après avoir chuté en juillet. » Par zone géographique, le solde commercial de la France avec l’Union européenne s’est replié en août, à cause d’une hausse des importations supérieure à celle des exportations. Toute la différence avec l’Allemagne et dans ce résultat d commerce extérieur. C’est la faiblesse de la machine exportatrice française: elles n’étaient que 124.000 entreprises l’an dernier à avoir franchi les frontières contre 300.000 pour l’Allemagne. Ce sont essentiellement les grandes entreprises - et surtout dans quelques secteurs historiquement bien positionnés sur les marchés internationaux, comme le luxe ou l’aéronautique - qui parviennent à tirer leur épingle du jeu.  .En 2017, plus de 85% des échanges commerciaux allemands sont réalisés dans les secteurs suivants : automobiles et composants automobiles (15%), machines (11%), produits informatiques, électroniques et optiques (10%),  produits chimiques (8%), produits divers[1] (8%), équipements électriques (6%), produits pharmaceutiques (6%), métaux (5%), produits agroalimentaires (4%), autres matériels de transport (4% dont environ 75% dans l’aérospatial), produits en caoutchouc et en plastique (3%), produits métalliques (3%) et pétrole et gaz (3%).  En Allemagne, en 2017,  la part de la zone euro s’est réduite de 42% à 37%, tandis que celle de l’UE hors zone euro s’est accrue de 20% à 21%, celle de l’Amérique de 10% à 11% et celle de l’Asie de 14% à 18% (cf. graphiques 2 et 3). 


 

Commerce international: de nouvelles règles

Commerce international: de nouvelles  règles

 

Avec les conflits qui s’amplifient sur les droits douaniers et plus généralement avec les replis nationalistes se pose la question des conditions d’échanges communes à l’ensemble du monde. Faute de remise à plat de ces conditions le bilatéralisme pourrait bien se substituer au multilatéralisme avec une multiplication par 100 des réglementations qui s’ajouteraient à l’augmentation des taxes. Autant dire que le commerce international risquerait d’être grandement affecté car le renchérissement des conditions des échanges et leur complexité poseraient une hypothèque sur la compétitivité de nombre de produits. Au final c’est la croissance mondiale qui pourrait être affectée. D’où cet appel dimanche de l’Organisation mondiale du Commerce (OMC), du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale pour refonder des règles.  Les barrières douanières sur les services sont globalement aujourd’hui aussi élevées que celles qui étaient imposées aux biens (manufacturés) il y a 50 ans », constatent les trois organisations internationales dans un rapport conjoint. Quant aux échanges commerciaux proprement dits la tendance s’inscrit dans des pratiques davantage protectionnistes Une intégration complète du commerce des biens et services « peut jouer un rôle bien plus grand en dynamisant la prospérité », poursuivent le FMI, l’OMC et la Banque mondiale sans toutefois faire de recommandations. Elles ajoutent qu’il est nécessaire que les opportunités de commerce offertes par exemple par les technologies de l’information ou le commerce en ligne « se reflètent dans (…) la politique commerciale d’aujourd’hui ». Ces organisations rappellent que l’ouverture du commerce international après la Seconde guerre mondiale et jusqu’au début des années 2000 a largement contribué à améliorer les modes de vie et à réduire la pauvreté dans le monde « mais celle-ci demeure incomplète » aujourd’hui. Reste la que la question est complexe car on ne peut ignorer les disparités de concurrence dans les champs sociaux, économiques, environnementaux et de santé. Une refonte de ces règles intégrant cette différente problématique demandera sans doute des années de négociations

 

Tassement de la croissance du commerce international

Tassement de la croissance du  commerce international

Le tassement du de la croissance commerce international rend compte de l’affaiblissement de la dynamique de croissance mondiale. Pendant longtemps la progression des échanges internationaux (sauf pendant la crise financière) a été notoirement supérieure à l’évolution du Pib mondiale. Cela en raison des modifications des processus de production et de distribution. Des processus de production très gourmands en transport et logistique et donc aussi en échanges. Pour l’année 2018 l’organisation mondiale du commerce prévoit une croissance de 3,7 % pour les échanges alors que le PIB atteindra 3,1 %. Une révision à la baisse qui traduit un ralentissement de la dynamique économique mais aussi sans doute les nombreuses interrogations face à la menace américaine d’augmenter les droits de douane non seulement vis-à-vis de la Chine mais vis-à-vis d’autres zones y compris l’Europe. Des droits de douane qui viendront renchérir la compétitivité et donc hypothéquer les capacités d’achat des entreprises et les ménages.  «Même si la croissance du commerce reste forte, ce recul (des prévisions) témoigne de l’exacerbation des tensions que l’on observe entre les grands partenaires commerciaux», commente le directeur général de l’OMC, Roberto Azevêdo. Selon l’organisation basée à Genève, les effets économiques directs des différentes barrières douanières mises en place tour à tour par les États-Unis et la Chine, principalement, ont été jusqu’à présent «modestes», «mais l’incertitude qu’elles créent pourrait avoir déjà pour effet de réduire les dépenses d’investissement». L’OMC pointe aussi le durcissement des politiques monétaires dans les pays riches qui pèse sur les pays émergents et pourrait déstabiliser le commerce et la production dans les prochains mois.

 

Japon: commerce en baisse en juillet

Japon: commerce en baisse en juillet

Comme en Chine, on constate un certain repli des échanges internationaux du fait du tassement économique mondial. Le Japon a en effet dégagé en juillet un excédent courant en repli à cause d’un solde commercial déficitaire sur fond de dépenses énergétiques accrues, selon des données publiées lundi par le ministère des Finances. Sur le mois passé en revue, le surplus courant a reculé de 14,4% à 2.009,7 milliards de yens (15,7 milliards d’euros au cours actuel). Il s’agit du 49e mois dans le vert pour la troisième économie du monde, dans le viseur du président américain qui veut forcer ses partenaires à ouvrir davantage leur marché aux biens américains.

Des progrès rapides sur le commerce entre les Etats-Unis et l’UE

Des progrès rapides sur le commerce entre les Etats-Unis et  l’UE

 

Les États-Unis qui semblent sur le point de conclure un nouvel accord commercial avec le Mexique (ensuite avec le Canada) qui se substituera à l’ancien Alena veulent aussi avancer dans un nouvel accord commercial avec l’union économique. Cet accord fait suite a à la rencontre entre Trump et Juncker  qui avaient pour objet de mettre entre parenthèses la menace de droits de douane sur l’acier et l’aluminium européens en attendant de nouvelles négociations. Reste que le contenu même des principes retenus par le président américain et par le président de la commission européenne demeurent relativement flous et qu’il n’est pas certain qu’uen conclusion soit rapidement possible. En cause,  notamment la position de la France qui souhaite exclure de cet accord l’activité agricole. L’Allemagne de son côté serait beaucoup plus favorable à un nouveau traité avec l’États-Unis pour ménager son industrie notamment automobile. Pour l’instant la position de la France est de refuser tout traité avec les États-Unis.  ce que craint la France c’est notamment qu’un éventuel accord sur l’agriculture toute contrainte en matière de normes environnementales ou de santé Un dossier supplémentaire qui risque d’empoisonner les relations entre l’Allemagne et la France. Les Etats-Unis pressent  cependant l’Union européenne d’accélérer les négociations commerciales initiées le mois dernier par le sommet entre Donald Trump et Jean-Claude Juncker à Washington, ont déclaré samedi deux responsables allemands. Les Etats-Unis pressent l’Union européenne d’accélérer les négociations commerciales initiées le mois dernier par le sommet entre Donald Trump et Jean-Claude Juncker à Washington, ont déclaré samedi deux responsables allemands.

Brexit dur : possible pour le ministre du commerce britannique

Brexit dur : possible pour le ministre du commerce britannique

 

Dans un entretien publié le 5 août dernier par le Sunday Times, le ministre britannique du Commerce, Liam Fox, estimait à 60/40 la probabilité d’un « no deal». Les services du 10, Downing Street ont réaffirmé que la Première ministre, Theresa May, croyait toujours que la Grande-Bretagne négocierait un bon accord avec les Européens, mais ont réitéré que l’absence d’accord était préférable à un mauvais accord. La dirigeante britannique et ses homologues des 27 discuteront du Brexit lors de leur sommet informel le 20 septembre à Salzbourg, en Autriche, avant le conseil européen du 18 octobre. Londres et Bruxelles ont dit vouloir finaliser leur accord de divorce pour le 18 octobre, mais des diplomates jugent que cet objectif est trop optimiste et estiment qu’il sera sans doute nécessaire de prolonger cette date limite jusqu’au conseil européen des 13 et 14 décembre. »Si l’accord de retrait n’est pas ratifié avant le 30 mars 2019, il n’y aura pas de période de transition et le droit de l’UE cessera de s’appliquer dans le et au Royaume-Uni à partir du 30 mars 2019. Il s’agit là du scénario du ‘no deal’ ou de la ‘rupture brutale’ », a prévenu la Commission européenne.

Subway : une forme d’ubérisation du commerce

 Subway : une forme d’ubérisation du commerce

Il y a l’ubérisation classique qui consiste à transformer des salariés en esclave avec le statut d’auto entrepreneur. Pour résumer on impose des rémunérations dérisoires, on transfère les coûts sociaux et financiers et on impose les conditions de production. La même chose qui se produit dans certaines marques franchisées. Cette fois c’est la rémunération du franchiseur Subway qui est exorbitante avec en plus l’imposition de conditions qui contraignent des magasins franchisés à travailler une centaine d’heures par semaine. Soit pratiquement trois fois plus qu’un salarié et avec souvent une rémunération inférieure et de nombreuses faillites. L’État a donc assigné la chaîne de sandwicheries en justice. En cause : des pratiques abusives avec ses franchisés, dont plusieurs ont fini par mettre la clé sous la porte. En janvier 2017, la chaîne de sandwicheries a été assignée en justice par l’État qui, selon Capital, lui reproche une multitude de pratiques contraires au droit français. Dans le viseur: le contrat passé entre le groupe américain et ses franchisés dans l’hexagone, incluant une série de contraintes que Bercy considère comme démesurées.

OMC: incertitude totale sur l’avenir du commerce international

OMC: incertitude totale sur l’avenir du commerce international

La plupart des pays représentés à l’OMC (organisation mondiale du commerce) s’inquiètent à juste titre du cercle vicieux : augmentation des droits de douane – mesures de rétorsion qui pourraient grandement affecter le commerce international et au-delà la croissance. Personne ne peut dire quelle peut être ampleur de conséquences qui pourraient devenir incontrôlables. Les principaux partenaires commerciaux des Etats-Unis, notamment l’Union européenne, la Chine et le Japon, ont donc manifesté leur inquiétude mardi, lors d’une réunion de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), au sujet des droits de douanes que Washington envisage d’instaurer pour les véhicules et les pièces détachées. Le Japon, qui, avec la Russie, avait entamé la discussion au Conseil du commerce des marchandises de l’OMC, a averti que de telles mesures pourraient donner lieu à un cycle sans fin de représailles et entraîner l’effondrement du système commercial multilatéral, selon un délégué ayant assisté aux débats. Une quarantaine d’Etats membres de l’OMC, dont les 28 pays de l’Union européenne, ont estimé que les initiatives américaines pourraient sérieusement perturber le marché mondial et menacer les principes de l’OMC, compte tenu de l’importance des voitures dans les échanges mondiaux.

Commerce G7 : Divorce Trump Macron

Commerce G7 : Divorce Trump Macron

 

Finis les accolades et les bisous, retour à la real politique. Macron, le grand ami de Trump, découvre que le business supplante  tout autre sentiment dans les relations diplomatiques. On se souvient qu’en dépit des marques d’affection de Trump, Macron n’a rien obtenu du président américain, ni sur le commerce, l’environnement, ou encore l’accord sur le programme nucléaire iranien.  Macron voudrait bien unir les 6 pays du  contre Trump mais appel d’Emmanuel Macron en faveur d’une unité au sein des “Six” et de l’Union européenne pourrait ne pas être entendu. Ainsi l’Allemagne suggère de faire des compromis avec les Etats-Unis par crainte d’accroître les tensions sur le secteur automobile. D’autres membres du G7 comme le Japon et l’Italie paraissent moins enclins à vouloir défier Trump. Il faut que la réponse de l’UE soit “proportionnée” et en accord avec les règles de l’OMC, a dit la Première ministre britannique Theresa May, qui appellera lors du G7 à un commerce plus libre et plus équitable.

Déficit Commerce extérieur : la réforme oubliée !

Déficit Commerce extérieur : la réforme oubliée !

Encore 5,2 milliards d’euros de déficit, contre 5,4 milliards le mois précédent selon les chiffres publiés par les douanes ce vendredi. Sur les deux premiers mois de 2018, le déficit cumulé- en données corrigées de variations saisonnières et des jours ouvrés – atteint 10,6 milliards contre 13,5 milliards un an plus tôt. La France est repartie sur un rythme de 50 à 60 milliards de déficit annuel alors que l’Allemane, elle dégage 200 milliards d’excédents annuels. Or cette balance extérieure des échanges est le vrai thermomètre de la compétitivité française. Il y a de nombreux facteurs explicatifs mais parmi eux le fait surtout que nos PME-PMI sont peu présentes sur les marchés infranationaux. Le gouvernemenet a prévu quelques mesures mais assez anecdotiques.  Le gouvernement d’Édouard Philippe a annoncé quelques mesures relatives au regroupement des acteurs de l’exportation comme l’agence publique Business France et les Chambres de commerce et d’industrie, au sein de guichets uniques placés sous l’autorité des régions en France. Mais ces décisions pourraient être insuffisantes pour rétablir une balance commerciale en déficit depuis 2003. La grande reforme, lap lus urgente serait de s’attaquer à cette balance commerciale et non de traiter à la va vite d’autres sujets notoirement moins prioritaires comme la réforme de la SNCF ou encore la réforme des institutions.  En février, les importations ont effacé leur gain du mois précédent, s’inscrivant en recul de 1,4% (après une progression de 1,0% en janvier) sous l’effet d’une importante contraction des approvisionnements aéronautiques, pour atteindre un montant de 44,9 milliards d’euros. Les exportations ont quant à elles enregistré un nouveau recul (-0,9% après -4,1%), à 39,7 milliards d’euros, mais cette diminution limitée « tient essentiellement à quelques replis conjoncturels », soulignent les Douanes dans le communiqué.  La balance commerciale s’améliore surtout pour l’industrie aéronautique. Cette situation repose avant tout sur une chute des importations et des ventes plus fermes. « En février, les livraisons d’Airbus atteignent 2,161 milliards d’euros pour 25 appareils, contre 1,174 milliard d’euros pour 13 appareils en janvier. Comme il y a un an, la reprise est progressive après un creux des ventes en janvier, lui-même consécutif à un pic des livraisons en toute fin d’année précédente. » Mais le secteur de l’industrie aéronautique est un des rares à ne pas avoir délocalisé une partie importante de sa production à l’étranger contrairement à d’autres poids lourds de l’industrie comme l’automobile. Ce qui peut expliquer en partie ces bonnes performances. Le déficit énergétique se réduit quant à lui légèrement avec des achats d’hydrocarbures naturels à la baisse ce mois-ci. Plusieurs branches industrielles voient cependant leur solde se détériorer en février, à l’image des produits chimiques ou les matériels électriques et de téléphonie où le « reflux des ventes est déterminant« . Par zones géographiques, le déficit avec les pays hors Europe s’est réduit à 3,40 milliards d’euros (3,91 milliards en janvier). Celui avec les pays de l’Union européenne s’est également réduit, à 3,11 milliards (contre 3,29 milliards). Avec la seule zone euro, il s’est inscrit à 3,47 milliards contre 3,53 milliards un mois plus tôt.

Commerce extérieur : du mieux

Commerce extérieur : du mieux

Au dernier trimestre 2017, les exportations françaises ont nettement accéléré (+2,4% après +1% au troisième trimestre). Cette vigueur s’explique par une demande mondiale soutenue adressée à la France, et par des livraisons du secteur aéronautique « exceptionnellement élevées » en plus du matériel militaire, souligne l’Insee. Les exportations du secteur manufacturier ont accéléré de manière générale (3,1% après 1,4%). En revanche, les exportations des produits énergétiques ont chuté (-5,1% après 0,1%) tandis que celles des produits agricoles ont décéléré (+3% après 9,1%). À la fin du premier semestre 2018, « l’acquis de croissance annuelle des exportations serait de +4,3 %, soit davantage qu’en moyenne annuelle en 2017 (+3,3 %). » Ces bons chiffres sont notamment portés par des livraisons de grands contrats militaires et navals. . Au premier semestre 2018, les importations devraient retrouver un rythme plus proche de celui observé ces dernières années (+1,1 % puis +1,2 % par trimestre). Au final, le commerce extérieur pourrait contribuer de manière positive à l’acquis de croissance pour les six premiers mois de l’année (pour l’instant fixé à 1,6% à fin juin) après avoir pesé depuis plusieurs années et encore à hauteur de -0,3 point en 2017 et -0,8 point en 2016. La balance commerciale de la France pourrait retrouver quelques couleurs en 2018. Selon la dernière note de conjoncture de l’Insee publiée ce mardi 20 mars, les échanges commerciaux à l’international ne pèseraient plus sur la croissance à l’horizon mi-2018. Souvent considéré comme un point noir de l’économie française, le commerce extérieur français souffre d’un manque de compétitivité coût et hors-coût régulièrement mis en avant par les économistes.Les importations ont ralenti à la fin de l’année 2017 (+0,3% après 2,2%) principalement « par contrecoup des achats exceptionnels de l’été, notamment en chimie et en aéronautique » précise l’Insee. Après deux années de ralentissement, les échanges mondiaux ont connu leur plus importante croissance (5,2%) depuis 2011. Selon l’institut de statistiques français, la progression du commerce mondial resterait soutenue à l’horizon mi-2018 (+1,3 % puis +1,2 % par trimestre). « L’acquis de croissance annuelle du commerce mondial à mi-année s’établirait déjà à +4,2 % en 2018. » En ce qui concerne la France, la demande mondiale et particulièrement celle des pays de la zone euro, devraient se maintenir.

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