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Myriam El Khomri : comme un malaise !

Myriam El Khomri : comme un malaise !

Malaise, grosse fatigue, déprime, accident domestique difficile de savoir quelle est la nature de la pathologie exacte qui a contraint la ministre du travail à s’arrêter pendant une journée et à éviter ainsi l’épreuve de la télé prévue sur France 2mardi.  De toute évidence il s’agit d’un malaise mais d’un malaise de nature politique. Il se révèle de plus en plus que la jeune ministre est  prise entre de nombreuses pressions contradictoires qu’elle est incapable d’affronter et de maîtriser. La faute sans doute à François M Hollande qui a commis une grave erreur de casting. Être jeune, femme, d’origine immigrée ne suffit pas pour gérer une problématique aussi complexe que celle du chômage. D’autant plus que l’intéressée n’a aucune expérience ni dans la production ni comme parlementaire. Depuis maintenant plus d’une semaine Manuel Valls la même privée de parole en confisquant l’expression gouvernementale à son profit. Une maladie qui tombe bien, Manuel Valls ne souhaitait  pas que Myriam Khomri vienne s’exprimer sur un dossier qu’il veut totalement maîtriser. Manuel Valls veut continuer de garder la haute main sur l’évolution du projet de loi et sur d’éventuelles améliorations qui pourraient être acceptées.  D’une certaine façon la ministre du travail est réduite au silence ;  pour preuve le fait que Manuel Valls ait déclaré lui-même le report du débat de 15 jours sur cette loi. D’une certaine façon la ministre du travail à la fois peu expérimentée et peu compétente se trouve écartelé entre les exigences de Valls qui se veut intraitable sur le sujet et le souhait de Hollande d’introduire davantage de souplesse et d’équilibre dans la gestion de la loi en cause. On assiste donc à une nette crispation au sein même du gouvernement. Des ministres comme Ségolène Royal, Jean-Marc Ayrault ou même Emmanuel Macron avait fait savoir la semaine passée qu’ il convenait de faire preuve de davantage de concertation et d’esprit d’ouverture ;  sans doute aussi pour préparer le terrain à François Hollande qui a imposé à Manuel Valls-mais non sans mal – d’ouvrir la concertation et de reculer le débat d’au moins 15 jours. Pour éviter les éventuels dérapages quant à la nature de cette concertation,  Valls punit donc sa ministre du travail en lui interdisant de s’exprimer à la télé. Au lendemain de l’annonce du report de son très controversé loi sur le TravailMyriam El Khomri était très attendue ce mardi matin sur le plateau de France 2. Mais la ministre du Travail a finalement annulé sa venue à la dernière minute. De la même manière les rendez-vous de la ministre du travail avec des partenaires sociaux ont également été annulés. Ils se dérouleront chez Manuel Valls en présence des Manuel Macon et de Myriam el Khomri

Crise agricole : l’agroécologie comme perspective (François Houllier, PDG de l’Inra)

Crise agricole : l’agroécologie comme perspective  (François Houllier, PDG de l’Inra , Institut national de la recherche agronomique).

 

L’agroécologie vise à “produire autrement”, d’une manière qui soit à la fois performante économiquement, environnementalement et socialement, en s’appuyant autant que possible sur les mécanismes naturels, concernant notamment la vie des sols. Le défi est de rompre avec certains excès des modes d’agriculture antérieurs tout en répondant aux besoins qui sont considérables, tant en quantité qu’en qualité. L’agriculture doit être en effet capable de produire plus de nourritures et de biomasses, parce qu’il y a à la fois plus de monde à nourrir et plus de débouchés à fournir (chimie, substituts au carbone). L’agroécologie ambitionne de produire mieux en utilisant moins d’intrants chimiques, moins d’antibiotiques pour l’élevage, moins d’engrais et de pesticides et plus de systèmes verts. L’agroécologie a aussi une dimension sociale, tant il est vrai que l’agriculture est un métier difficile où on ne compte pas son temps. Elle a pour objectif d’atteindre simultanément toutes ces formes de performance. La dimension écologique est primordiale en préconisant une agriculture plus proche de fonctionnement naturel.

Au sortir de la Seconde guerre mondiale, l’enjeu était d’assurer la sécurité alimentaire nationale avec comme mot d’ordre l’autosuffisance, et comme impératif d’accroître les rendements. Cette agriculture reposait sur un modèle familial organisé autour d’un chef d’exploitation, avec éventuellement deux frères formant un GAEC [Groupement agricole d’exploitation en commun], sur des surfaces autour d’une cinquantaine d’hectares, une taille n’ayant rien à voir avec le modèle d’élevage à l’échelle industrielle pratiqué en Australie ou en Amérique du Nord. Parallèlement, l’agriculture s’est intensifiée avec l’utilisation croissante d’intrants chimiques, de produits phytosanitaires, d’engrais et le recours à la génétique des plantes. C’est ainsi que le rendement du blé en France a été multiplié par cinq entre les années 50 et aujourd’hui. Une fois l’autosuffisance atteinte, l’objectif a été dans les années 70 et 80 une “agro-alimentation” visant la transformation des produits agricoles grâce à des industries agroalimentaires visant une valeur ajoutée. Un objectif couplé avec celui de l’exportation.

Puis petit à petit, dans le courant des années 90, les questions liées à l’environnement ont commencé à émerger, la politique agricole commune (PAC) commençant même à se verdir. C’est l’époque où des surfaces ont même été mises en jachère pour réguler les stocks et les excédents. Au début des années 2000, le thème du développement durable a surgi – un peu moins en France qu’ailleurs –, annonciateur du thème de l’agroécologie autour duquel s’opère aujourd’hui une sorte de cristallisation. Parallèlement, la crise alimentaire en 2008-2009, qui a été l’une des raisons des révolutions dans le monde arabe, a fait revenir brutalement sur le devant le thème de la sécurité alimentaire à l’échelle du monde à l’horizon 2025. Face à la demande étrangère – les pays d’Afrique du Nord vont être dépendants à 50 % des importations pour leur nourriture –, imaginer que l’agriculture française ne produirait que pour la France est tout simplement inconcevable. Cela relève aussi d’une forme de solidarité.

On doit comprendre la question de l’intensité de notre agriculture par rapport à nos besoins propres, mais aussi par rapport aux besoins du monde. Et si l’on peut imaginer préférable de relocaliser les activités agricoles au plus près des consommateurs, il y a néanmoins dans le monde des zones structurellement et durablement déficitaires, et d’autres structurellement et durablement excédentaires. Et il faut les faire se rencontrer. Tous les produits n’ont certes pas une vocation exportatrice, et il y a des produits dont on peut avoir besoin, y compris pour assurer une forme de souveraineté, par exemple sur les protéines. Le “produire autrement”, “plus et mieux” donne précisément les moyens de concilier tous les tenants de la problématique

La problématique des sols, support essentiel de l’agriculture, est cruciale. L’usage de produits de synthèse et la simplification des systèmes de culture ont amené à une perte de biodiversité des sols. La biodiversité n’a pas une vertu en soi, mais il se trouve qu’elle a aussi un intérêt pour la production dans le moyen et long terme. Or en matière de connaissance des sols, nous sommes en pleine révolution scientifique, à l’instar des progrès que l’on fait dans la connaissance des micro-organismes de notre tube digestif. L’utilisation intensive des sols fait perdre à ces derniers de la matière organique, se traduisant d’une part par une perte de fertilité, et d’autre part par des émissions croissantes de gaz à effet de serre, notamment de CO2. Or la question est désormais posée : les sols ne peuvent-ils pas être un lieu de stockage du carbone plutôt que d’émission ? Un enjeu décisif à l’heure de la COP 21 et de la lutte contre le réchauffement climatique.

Le deuxième enjeu est de continuer l’amélioration génétique pour pouvoir maintenir des rendements dans un contexte climatique qui évolue, voire pour les accroître dans les régions du monde où ils sont trop faibles. Il s’agit aussi d’obtenir des variétés plus efficaces ayant de bonnes propriétés, notamment des teneurs élevées en protéines pour le blé par exemple. Une révolution scientifique est en cours, notamment en génomie des plantes, permettant d’accélérer la création de nouvelles variétés sans faire appel nécessairement à des biotechnologies de rupture – qui ne sont pas acceptées par la société – mais en jouant de l’effet de levier biotechnologique. Troisième enjeu d’ordre sanitaire, la prophylaxie des maladies et des parasites émergents ou ré-émergents, avec un effort mis en particulier sur leur détection précoce grâce aux outils moléculaires. Réduire le recours aux produits phytopharmaceutiques et aux pesticides passe par le recours à plus de molécules naturelles et ce que l’on appelle la “lutte” biologique.

Ce que l’on observe sur le blé est instructif. Après des hausses de rendement spectaculaires, jusqu’a +20 % en rythme annuel, on observe depuis le milieu des années 90 une stagnation de ces rendements. Les progrès génétiques continuent, mais ces progrès sont pour moitié effacés par des événements liés au changement climatique et pour l’autre moitié par un changement de pratiques agricoles, comme par exemple la simplification des rotations des cultures. À force de faire du blé sans mettre par exemple des légumineuses capables de fixer l’azote de l’air, les sols se sont appauvris… Or le blé est un produit emblématique du “produire plus et mieux”. Comment fabriquer en quantité un blé ayant une teneur en protéines plus élevée tout en utilisant moins d’engrais ? La réponse tient en partie dans la rotation des cultures qui est une composante du “produire autrement”.

Cette idée de rotation est essentielle en agroécologie. En diversifiant les cultures, par exemple en alternant le blé avec des protéagineux, les besoins en engrais chimiques ou de synthèse diminuent, et les émissions de gaz à effet de serre reculent, ce qui est du point de vue environnemental bénéfique. Et du point de vue économique aussi. Mais encore faut-il trouver un débouché pour les protéagineux, que ce soit en alimentation animale ou humaine. Or les protéagineux ont eu tendance à diminuer dans les assolements parce que leur production n’a pas été assez soutenue, notamment par la PAC. Un contresens, alors qu’il faut au contraire les valoriser.

Les productions animales connaissent une situation particulière. La consommation est stable ou en décroissance en Europe, mais elle croît dans le monde. D’où inévitablement la question posée des débouchés, qui sont à l’exportation. Le secteur de l’élevage vit une crise conjoncturelle sur un fond de problèmes structurels de compétitivité. Dans ce contexte, quid des objectifs de type agroécologie ? 18 % des émissions de gaz à effet de serre viennent de l’agriculture, et principalement du monde animal. La prise de conscience de cette réalité est en train de s’opérer chez les éleveurs qui sont prêts à emboîter le pas, pour peu que l’on propose des solutions pour être plus économes en production de gaz.

Deuxième problématique : remettre plus d’herbes dans les élevages, sachant que les élevages adossés à des prairies ont de meilleurs bilans environnementaux, mais aussi économiques, car moins dépendants des variations de coût de l’alimentation animale. La bonne réponse en termes agroécologiques est de recoupler la culture ou la prairie avec l’élevage. La spécialisation dans le temps n’est pas une bonne pratique en termes de durabilité environnementale. Cette problématique du recouplage, que l’on appelle parfois le bouclage du cycle, relève de l’agroécologie.

 

(Interview dans le Nouvel Economiste)

Croissance mondiale 2016 : comme en 2015 et encore !

Croissance mondiale 2016 : comme en  2015 et encore !

 

 

Selon l’OCDE, La croissance mondiale aura peut-être du mal à atteindre celui  de 2015, qui était déjà le plus faible des cinq dernières années.  « Avec 3 % de croissance en 2016 ou 3,4 % en 2017, cela ne permet pas aux jeunes de trouver un emploi, aux retraités de percevoir l’intégralité de leur pension et aux investisseurs d’avoir des retours sur investissement suffisants », analyse Catherine Mann, chef économiste de l’OCDE. . L’absence d’accélération de l’activité se voit dans la faiblesse du commerce et dans la dégringolade des prix des matières premières. La contraction des importations en provenance de Chine et d’autres grands émergents ont pesé sur les exportations des pays avancés et ralenti d’un demi-point, en 2015, la progression du PIB de la zone OCDE. La faiblesse de la demande est, de l’avis de l’institution, un des facteurs principaux des bas prix des matières premières, pétrole en tête. La reprise dans la zone euro reste des plus laborieuses. La croissance a été révisée de 0,4 point en moyenne à + 1,4 % en 2016 et de 0,2 point à + 1,7 % en 2017. Les ajustements les plus forts, cette année, concernent l’Allemagne et l’Italie, qui ont perdu chacune un demi-point de croissance, à respectivement + 1,3 % et + 0,9 %. La France afficherait : + 1,2 % en 2016 et + 1,5 % en 2017, soit une baisse limitée à 0,1 point dans les deux cas. Dans l’ensemble de la zone euro, l’investissement est faiblard et le chômage élevé, deux points au-dessus de sa moyenne d’avant-crise. Les premiers indicateurs de début d’année  ne sont pas réjouissants.  Comme dans toutes les autres zones mondiales, la croissance stage aussi en zone euro en février. Du coup la reprise économique du premier trimestre subira vraisemblablement un ralentissement. Pour la France il s’agit même d’une contraction en février. Les résultats préliminaires de l’enquête mensuelle de Markit, qui montrent également de nouveaux signes de baisse des prix, devraient renforcer les anticipations de nouvelles mesures de soutien à la croissance de la Banque centrale européenne (BCE) lors de sa prochaine réunion en mars.  L’indice composite des directeurs d’achats (PMI) — qui intègre le secteur manufacturier et celui des services — est ressorti à 52,7 ce mois-ci dans sa version préliminaire, à son plus bas niveau en 13 mois, contre 53,6 en janvier. Selon un consensus établi par Reuters, les économistes attendaient en moyenne 53,3. « La forte baisse en février de l’indice PMI composite de la zone euro soutient notre conviction que la reprise économique de la région pourrait bien avoir ralenti au premier trimestre. La BCE devra renforcer son soutien via la politique monétaire le mois prochain », souligne Jessica Hinds chez Capital Economics. Les économistes interrogés par Reuters récemment estimaient à 50% la probabilité de voir la BCE augmenter en mars le montant de son programme de rachat d’actifs, actuellement à 60 milliards par mois, et une nouvelle baisse du taux de dépôt est considérée comme étant presque acquise. La croissance du secteur privé a ralenti en Allemagne pour le deuxième mois de suite, freinée notamment par les exportations qui ont souffert du ralentissement mondial. En France, l’activité s’est contractée pour la première fois en plus d’un an. Les responsables de politique monétaire noteront également la faiblesse du sous-indice PMI de la production de la zone euro, qui est tombé à un creux d’un an à 48,6 contre 48,9 en janvier, s’enfonçant un peu plus sous la barre des 50 points qui marque la frontière entre la croissance et la contraction. L’inflation s’inscrit tout juste à 0,4% en janvier, selon les statistiques officielles, très loin du taux légèrement inférieur à 2% visé par la BCE.  L’indice PMI du secteur dominant des services en zone euro, qui était attendu à 53,3 contre 53,6 en janvier, est tombé à un plus bas de 13 mois de 53,0. Celui du secteur manufacturier, attendu à 52,0 points, a reculé à 51,0, son plus bas niveau depuis un an, contre 52,3 en janvier. Il s’est retrouvé en dessous de l’estimation la plus pessimiste des économistes interrogés par Reuters. Le sous-indice de la production est tombé pour sa part à un creux de 14 mois, à 51,9 contre 53,4 le mois précédent.  Et les perspectives d’une nette amélioration le mois prochain sont maigres, la croissance des nouvelles commandes à l’industrie étant tombée à un plus bas d’un an avec un sous-indice à 51,6 contre 53,0 en janvier. En conséquence, après avoir vu la confiance des entrepreneurs pour l’année à venir atteindre son plus haut niveau depuis mi-2011 le mois dernier, l’optimisme dans le secteur des services est lourdement retombé.  Le sous-indice des attentes des entrepreneurs dans les services a connu l’une de ses plus fortes baisses de son histoire, à 61,6 en février contre 65,1 en janvier. « Les indicateurs avancés (…) suggèrent un nouveau ralentissement en mars, qui pourrait ramener la croissance du PIB à 0,2% », note Chris Williamson, économiste en chef de Markit. Selon une enquête de Reuters publiée récemment, la croissance est attendue à 0,4% pour le trimestre en cours.

Hollande est-il encore de gauche……. Comme Mitterrand !

Hollande est-il encore de gauche……. Comme Mitterrand !

Êtes-vous encore de gauche ? C’est la question qui a été posée à trois reprises à François Hollande lequel a éprouvé quelques difficultés à se positionner. Pas étonnant Hollande n’est sans doute pas plus de gauche que ne l’était Mitterrand. Certes l’affichage, surtout pendant les campagnes électorales et très marquée à gauche (Mitterrand voulait en finir avec le capitalisme, Hollande avec la finance) mais une fois au pouvoir un président socialiste ne fait pas grand-chose de différent par rapport un président de droite. Une problématique qui explique largement la montée du front national. Certes, il reste le totem des valeurs derrière lesquels on s’abrite mais pour mieux masquer l’absence de prise en considération des réalités socio-économiques et sociétales. Par ailleurs Hollande-comme Mitterrand -est un oligarque qui a toujours vécu de la politique et  coupé des  réalités concrètes de ceux  qu’il est sensé représenter. D’une certaine manière, Hollande- comme Mitterrand- illustre bien le détournement d’objet social du parti socialiste qui aujourd’hui ne se situe ni à droite ni à gauche mais plutôt nulle part. En cause surtout une sociologie des principaux responsables qui ne peut justifier d’aucune représentativité des couches sociales supposées défendues par le parti socialiste. Pas étonnant si Hollande a éprouvé autant de difficultés à dire s’il était toujours de gauche. Première tentative de réponse: «Je suis président de la République, je représente tous les Français.» Relance du journaliste: «Etes-vous de gauche?» Deuxième ébauche de réponse: «Mon parcours, ma vie, mon engagement, mes choix sont toujours ceux qui permettent de respecter l’égalité, la dignité humaine et le progrès.» Ce n’est qu’à la troisième question que M. Hollande concédera, finalement, que «toute [sa] vie est une vie d’un homme qui s’est engagé à gauche et qui le reste». Et de poursuivre: «Je suis toujours engagé comme je l’ai été mais je ne suis plus un militant.» Contesté par une partie des électeurs depuis qu’il a accédé à la présidence de la République, 2012, François Hollande conclut : «Je suis le président de la République française qui doit agir en fonction de ses propres valeurs, de ses propres engagements, pour le bien du pays et en n’oubliant rien de ce que je suis, de ce que j’ai fait et de ce que je ferai demain, parce que mon engagement n’a pas changé.»

2017 : Sarkozy out !…. Comme Hollande .

2017 : Sarkozy out !…. Comme Hollande

Sondage après sondage Juppé devient le grand favori pour 2017. Nicolas Sarkozy, comme Hollande d’ailleurs, ne parvient pas à décoller des 20 % d’opinions favorables. Pas étonnant si Sarkozy- comme Hollande- hésite encore à déclarer officiellement sa candidature. Tous les sondages démontrent que François Hollande est rejeté dans l’opinion par environ 80 % des personnes. On peut émettre l’hypothèse vraisemblable que sauf événement imprévisible toujours possible (terrorisme, crack financier, crise géopolitique etc.). Sarkozy comme Hollande seront contraints de renoncer à se présenter en 2017. Selon une  étude réalisée pour Orange et iTELE, 48% des sympathisants de droite jugent que le maire de Bordeaux serait le meilleur candidat LR à la présidentielle, contre 20% pour Nicolas Sarkozy et 11% pour François Fillon et Bruno Le Maire. Alain Juppé devance également nettement l’ancien président chez les seuls sympathisants LR (43% contre 30%). Ils estiment majoritairement que, dans la perspective de la présidentielle, Alain Juppé serait davantage capable que Nicolas Sarkozy de rassembler les Français (64% contre 34%), de faire gagner la droite (58% contre 38%) et in fine, d’améliorer la situation de la France (62% contre 36%), souligne BVA. Le capital image de l’ancien Premier ministre de Jacques Chirac est également nettement plus fort dans l’opinion publique : 63% des Français déclarent avoir une bonne opinion de lui, contre 35% qui en ont une mauvaise, alors que Nicolas Sarkozy ne recueille que 26% de jugements positifs (contre 73% de négatifs). Et 83% des sympathisants LR ont une bonne image d’Alain Juppé contre 72% pour Nicolas Sarkozy, qui est aussi devancé par Bruno Le Maire (79%) et fait jeu égal avec François Fillon (71%).

2017 : Hollande, comme Sarkozy pourrait retirer sa candidature

2017 : Hollande, comme Sarkozy pourrait retirer sa candidature

 

Officiellement la candidature de François Hollande pour 2017 est conditionnée par la fameuse inversion de la cour du chômage. Une inversion de plus en plus improbable puisque le chômage aura augmenté de 600 à 700 000 personnes depuis 2012. Tout au plus pourra-t-on faire apparaître une petite évolution purement statistique avec le plan d’urgence concernant l’emploi. Ce n’est donc pas l’évolution de la courbe du chômage qui pourra justifier la candidature de Hollande mais plutôt l’évolution de sa courbe de popularité aujourd’hui scotchée comme celle de Nicolas Sarkozy à moins de 25 %. L’avantage de François Hollande par rapport à Nicolas Sarkozy c’est qu’il n’aura pas à subir le supplice des primaires. Pour autant en l’état actuel des sondages, François Hollande est donné battu en 2017 et il est même peu probable qu’il  puisse se qualifier pour le second tour. Dès lors dans son entourage on  n’exclut plus qu’Hollande renonce à se présenter pour un second mandat. De toute évidence François Hollande va se battre jusqu’au bout pour remonter la pente mais nombre de ces collaborateurs estiment que la tâche est presque insurmontable. François Hollande pourrait attendre la fin de l’année pour se décider. Mais le retrait de l’actuel président de la république risque de provoquer un grand vide à gauche. En effet pour l’instant aucun candidat crédible soutenu par le parti socialiste n’émerge. Il y a bien entendu Manuel Valls mais qui pour l’instant préférerait attendre 2022. D’après les sondages, Macron apparaît comme le mieux placé, cependant son handicap personnel c’est de n’être soutenu par aucun parti politique, il n’est même pas membre du parti socialiste. En outre sa posture très réformatrice et même libérale heurte les dogmes à gauche.  Un ancien poids lourd du gouvernement, qui connaît bien le président, ne dit pas autre chose: «Il fera évidemment tout pour se représenter. Mais si le chômage n’a pas reculé à l’automne 2016, s’il sent qu’il peut ne pas être qualifié au deuxième tour, il jettera l’éponge. Je le pense depuis longtemps.»

 

Crise économique et financière comme en 2008 ?

Crise économique et financière comme en 2008 ?

 

De toute évidence,  les experts sont dans le potage y compris à Davos où se rassemblent le Gotha économique, financier et politique. Pour les uns,  la crise actuelle ne constitue qu’un accident conjoncturel qui pourrait être surmonté dès 2017. La volatilité des marchés financiers de ce début d’année comme le tassement économique enregistré au plan mondial ne remette pas en cause la croissance à moyen long terme. Pour d’autres au contraire, c’est le signe d’une prochaine crise durable. Une crise alimentée surtout par la situation chinoise dont les exportations et les importations en baisse depuis plusieurs mois ont provoqué un écroulement des matières premières notamment du pétrole. Du coup en même temps les ressources des pays producteurs se sont asséchées. Faute de ressources, les pays producteurs à leu r tour ne passent plus commandes aux pays développés dont  les économies se tassent de manière dangereuse. Ce qui pourrait être en cause, c’est la baisse durable des échanges internationaux. Pour résumer ont pensait  être définitivement sorti de la crise de 2008 mais il faudra sans doute s’habituer pendant plusieurs années à un net affaiblissement de la croissance mondiale voir affronter un nouveau krach financier. La forte baisse de l’ensemble des marchés financiers a dominé mercredi les discussions entre dirigeants d’entreprise et responsables politiques réunis à Davos, même si la plupart excluent pour l’instant l’éventualité de la voir dégénérer en crise mondiale.   »Je ne pense qu’il s’agisse d’une répétition de 2008 (…) Cela ne veut pas dire qu’il n’y a pas de risques importants qui pèsent sur les marchés, dont le ralentissement de la croissance chinoise n’est pas le moindre », a dit John Veihmeyer, le président du groupe d’audit KPMG, lors d’un débat organisé par Reuters. Certains participants au Forum de Davos se sont toutefois dits moins optimistes pour cette année.   »Les turbulences sur les marchés peuvent être un signe avant-coureur montrant que quelque chose ne fonctionne pas et même si elles sont irrationnelles, elles peuvent avoir des conséquences bien réelles. Ce qui se passe en ce moment montre que l’optimisme excessif qui s’était répandu était injustifié », a ainsi dit à Reuters l’économiste américain Joseph Stiglitz.  Du côté des dirigeants d’entreprises, Roger Carr, le président du groupe britannique de défense BAE Systems, a lui aussi estimé que l’horizon économique semblait sombre. « A la même date l’an dernier à Davos, le contexte était très différent, il était assez calme. Le débat portait sur les pauvres et les riches, et non sur la question de savoir si nous allons tous devenir plus pauvres », a-t-il dit à Reuters. « Le climat est très pessimiste en ce moment », a-t-il ajouté.

Comme en 2015 l’année 2016 ne sera pas rose (Fabius)

Comme en 2015 l’année 2016 ne sera pas rose (Fabius)

Dans sa dialectique très diplomatique Laurent Fabius qui s’apprête peut-être à rejoindre le conseil constitutionnel prévoit une année 2016 sans doute aussi complexe et difficile que l’année 2015. Dans son style très policé Fabius constate toutes les limites aussi bien de COP  21, que du fonctionnement européen ou encore de la lutte, contre le terrorisme. En creux une sorte de vision nettement moins optimiste que celle de Hollande concernant 2016 qui pour Fabius risque sans doute d’être  marquée comme en 2015 par l’imprévu !

 

Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères et du Développement international a reçu Challenges au Quai d’Orsay le 21 décembre dernier, une dizaine de jours après la signature à Paris de l’accord sur le climat, dont il fut le principal artisan.

Challenges. La fin d’année 2015 a été marquée par deux événements majeurs à Paris, les attentats et la tenue de la COP21. Le monde sera-t-il le même en 2016 ?

Laurent Fabius. En un an, les tendances de fond ne changeront pas. Notamment, ces deux risques majeurs que sont le terrorisme et le dérèglement climatique. Ces périls sont d’une nature très différente, mais ni la pollution ni le terrorisme ne s’arrêtent aux frontières : dans les deux cas, la réponse doit donc être mondiale. Dans la lutte contre le terrorisme, l’unité de la communauté internationale est une condition de l’efficacité : il faut non seulement qu’aucun Etat ne soutienne les terroristes, mais que le plus grand nombre possible d’entre eux agisse pour les éradiquer, avec des décisions de souveraineté qui impliquent, le cas échéant, l’engagement de leurs forces. La lutte contre le changement climatique est d’un autre ordre : elle nécessite que les Etats et les sociétés civiles appliquent les engagements qu’ils ont pris, mais il n’existe pas – en tout cas, pour l’instant – de sanction pénale en cas de non-respect. Seuls jouent la pression nationale et internationale et le risque « réputationnel ».

En quoi l’accord sur le climat est-il historique ?

Parce qu’il est le premier accord climatique du monde et pour le monde. Tout n’a pas été réglé lors de la Conférence de Paris, mais il y aura un avant et un après-Paris. La COP21 a permis l’adoption d’un accord universel et ambitieux. C’est sans précédent et cela constitue un acquis considérable, pas seulement dans le domaine environnemental, mais dans de nombreux domaines, y compris la recherche de la paix : il n’est pas si courant de voir les représentants de 195 pays s’embrasser à l’issue d’une conférence internationale, et encore moins d’une conférence sur le climat ! D’autre part, au-delà même de l’accord entre Etats, la COP21 a permis le basculement d’un nombre considérable d’acteurs non gouvernementaux – entreprises, collectivités locales, ONG, citoyens – vers le développement bas carbone. L’accord engage le monde entier dans une dynamique irréversible de développement durable. Un seul exemple : quand l’agence de notation Standard & Poor’s, qui n’est pas un organisme philanthropique, décide de pénaliser les entreprises ou les pays n’ayant pas pris en compte le risque climatique, c’est le signe qu’un tournant s’opère. Nous allons vivre un changement profond de modèle économique. Le fondement même de ce qui a constitué le développement industriel depuis le XIXe siècle est en train de muter.

Comment va l’Europe ?

Pas très bien, et 2016 pourrait bien être pour l’Union européenne l’année de tous les dangers. Croissance économique languissante, mouvements migratoires massifs qui posent des défis politiques considérables, forces de dissociation à l’œuvre : je pense au référendum sur la sortie de l’Union prévu cette année au Royaume-Uni, ou encore à la montée des populismes nationaux et des souverainismes régionaux. A cela s’ajoute la situation ukrainienne, qui n’est toujours pas réglée malgré les efforts de la France et de l’Allemagne. Et je n’oublie pas les questions fondamentales concernant le projet européen : faut-il intégrer davantage ? Si oui, dans quelles conditions ? Tout cela crée une situation instable, alors qu’une Europe forte, unie, avec un projet clair, serait indispensable dans notre monde incertain et dangereux. L’enjeu ne consiste pas seulement à empêcher une dissolution de l’Europe, mais à faire en sorte que l’Union mène une politique cohérente, notamment vis-à-vis de l’Afrique et du Moyen-Orient, qu’elle construise une véritable politique de défense et de sécurité, qu’elle prépare la croissance de demain avec des priorités claires : transition énergétique, technologies vertes, économie numérique, emploi des jeunes. Beaucoup de travail reste à accomplir.

Le problème a été traité avec efficacité. Il faut en féliciter notamment la Banque centrale européenne et son président, Mario Draghi. A l’étranger, on m’interroge désormais moins sur l’avenir de l’euro et davantage sur l’avenir de… l’Europe.

Quelle est la priorité sur votre feuille de route européenne ?

Sur des questions essentielles, comme les migrations, le référendum britannique, l’Ukraine, le traité transatlantique, une position franco-allemande commune est souhaitable pour entraîner l’ensemble de l’Union : avec l’Allemagne, nous devons rester unis face aux crises et aux menaces.

Le traité économique transatlantique va-t-il être signé un jour ?

Pour l’instant, et je le regrette, les négociations n’avancent guère. Par exemple, sur la question majeure de l’ouverture réciproque des marchés publics, on ne constate aucun progrès. Il n’y aura d’accord que si chacun y trouve son compte : l’accord transatlantique sera gagnant-gagnant, ou ne sera pas.

Le « printemps arabe » fête ses 5 ans, quel bilan ?

Au départ, le point commun a été une aspiration des peuples à la liberté, mais les suites ont été très diverses, et il est difficile de dresser un bilan compte tenu de la variété des situations. En Tunisie, la transition démocratique a été opérée. En Syrie, une révolte de quelques étudiants a été réprimée de telle façon par Bachar al-Assad qu’aujourd’hui il y a plus de 250 000 morts. L’Egypte est passée par plusieurs phases. Je pourrais continuer l’énumération… Aujourd’hui, outre la Syrie et le Yémen, notre principale préoccupation concerne la Libye. Ses richesses attirent les convoitises, les armes y circulent sans contrôle, cependant que de plus en plus de terroristes y trouvent refuge. Il est indispensable qu’après l’accord signé en décembre le nouveau gouvernement s’affirme, et dispose des moyens suffisants pour assurer la sécurité du pays et éradiquer les terroristes. Une dégradation de la situation aurait des conséquences graves, notamment sur la Tunisie et le Sahel, mais aussi sur l’Europe. Un autre danger majeur au Proche et au Moyen-Orient concerne le conflit israélo-palestinien : faute d’avancées, il y a là un potentiel d’embrasement.

L’effondrement des cours du pétrole va-t-il avoir des répercussions géostratégiques ?

Les répercussions sont lourdes sur de nombreux pays. Pour m’en tenir aux économies exportatrices du Moyen-Orient, la baisse des prix enregistrée depuis la fin de l’été 2014 entraîne des modifications profondes mais pas homogènes. Les pays les plus touchés sont ceux qui ne peuvent compenser l’effet-prix par l’effet-volume : Irak, Bahreïn et, dans une moindre mesure, Oman. L’Arabie saoudite et l’Iran sont touchés, mais disposent à des degrés divers des marges nécessaires. Enfin, certains ne sont que modestement affectés, comme le Koweït, le Qatar et les Emirats. Quelles que soient les situations, les conséquences sont multiples : plutôt positives pour les importateurs, comme la France, négatives pour les producteurs-exportateurs – à cela près que ce déséquilibre pourrait ensuite, par contrecoup, affecter… notre propre croissance.

Avec un baril à 35 euros, les énergies renouvelables ne sont plus du tout compétitives, dommage pour le climat…

On devrait mettre à profit cette baisse pour diminuer, comme le propose l’OCDE, les subventions considérables aux énergies fossiles et encourager les renouvelables, dont les prix se réduisent. Les investissements massifs et croissants dans la R&D pour les énergies propres vont créer des ruptures technologiques qui rendront ce type d’énergies très compétitives. Elles seront au cœur du mix énergétique de demain.

Qu’espérer des Etats-Unis en campagne présidentielle ?

En règle générale, cette période n’encourage pas les initiatives fortes. En outre, au sein même de la population américaine, les contradictions ne manquent pas. D’un côté, certains reprochent au président un manque de leadership extérieur, mais, d’un autre côté, il existe au sein même du pays une « war fatigue », une lassitude face aux interventions extérieures, qui s’explique par ce qui s’est produit en Afghanistan et en Irak. Quelle que soit l’attitude des Etats-Unis dans les mois à venir, on doit saluer l’engagement du président Obama dans la lutte contre le changement climatique : son soutien comme celui de la Chine ont été précieux pour le succès de la COP21.

La Réserve fédérale monte ses taux, la BCE continue d’assouplir sa politique monétaire, va-t-on vers une guerre des changes ?

Je ne le pense pas. Mario Draghi, le président de la BCE, et Janet Yellen, la présidente de la Réserve fédérale américaine, sont compétents et habiles. Des concertations ont lieu entre les grandes banques centrales. J’ajoute que la Chine, qui préside le G 20 en 2016, projette d’engager des discussions sur la diversification du système monétaire mondial afin de lui assurer une plus grande stabilité – objectif soutenu par la France.

Le ralentissement chinois est-il inquiétant ?

C’est un ralentissement relatif. La croissance en Chine est maîtrisée par les autorités chinoises, qui souhaitent rééquilibrer l’économie vers plus de consommation intérieure, mais aussi vers une économie moins carbonée, moins polluante. Dans mes fonctions, je rencontre de nombreux dirigeants, ceux de Pékin font incontestablement partie des plus compétents sur le plan économique.

Concernant l’évolution de la croissance mondiale, quel est votre scénario ?

A court terme, on prévoit une certaine faiblesse en Amérique du Sud, dans une partie de l’Asie et de l’Europe ; mais à moyen terme, il existe de puissants réservoirs de croissance. Le continent africain, par exemple, dispose d’un formidable potentiel : il occupera une place importante dans la croissance mondiale des années à venir, nous devons nous y préparer. Les développements technologiques futurs constituent, eux aussi, un énorme réservoir de dynamisme économique. Dans ces deux cas, la France a un rôle particulier à jouer, et elle est bien placée pour être un hub du XXIe siècle. Notre diplomatie économique, qui est active, y contribue.

Justement, l’économie française, quand va-t-elle se réveiller ?

Nous possédons énormément d’atouts. La question est de savoir quand les résultats se manifesteront pleinement. En tout cas, les réformes pour mettre en valeur ces atouts doivent se poursuivre.

Déchéance de nationalité : le bal des faux-culs à gauche comme à droite

Déchéance de nationalité : le bal des faux-culs à gauche comme à droite

 

 

D’une certaine manière la tendance générale à gauche comme à droite concernant la déchéance de nationalité consiste à approuver l’orientation mais en l’assortissant de réserves telles que cela revient à en critiquer le principe même. Difficile de s’y retrouver dans l’auberge espagnole des réflexions « philosophiques » des principaux leaders. À droite on trouve ceux qui approuvent  mais qui pensent qu’il faut compléter la mesure, d’autres qui estiment qu’il n’est pas ce nécessaire pour autant de modifier la constitution, d’autres encore qui sont prêts à voter la modification constitutionnelle avec des interrogations sur son efficacité. À gauche bien sûr il y a les bobos et les indignés permanents gardien du temple des dogmes, aussi toute cette vieille gauche, anciens marxistes reconvertis au PS pour faciliter leur carrière politique, ceux qui enfin sont à la recherche de la martingale qui permettrait d’approuver la proposition de Hollande avec des amendements qui rendraient impossible l’application de la mesure, exemple avec un ajout du type « sous réserve des désaccords internationaux passés par la France en matière d’apatridité« . Bref on approuve sans approuver ou on condamne sans vraiment condamner. La démonstration évidente de l’énorme décalage qui peut exister entre des élites embourgeoisées d’autant plus fermes  sur le terrain des valeurs qu’ils sont éloignés des réalités sociales et sociétales. Pour résumer le clergé politique est pour la préservation de la théologie de l’immobilisme contre l’envie de mouvement régalien exprimé par l’opinion publique. À tout cela s’ajoute les discussions byzantines des juristes sophistes qui ne cessent de relire la Bible juridique républicaine. Certes on pourra légitimement objecter que Hollande veut en même temps réaliser un coup politique en mettant la droite en porte-à-faux. De la même manière on peut argumenter sur le faite que cette mesure (comme d’ailleurs l’inscription de l’état d’urgence dans la constitution) sera bien insuffisante pour lutter à elle seule contre le terrorisme. Reste que l’opinion publique est favorable à ce symbole qui correspond à une nette revalorisation du rôle régalien de l’État. Un symbole qui nécessairement devra inspirer une politique beaucoup plus opérationnelle et plus volontariste pour affronter  le terrorisme inspiré dans le domaine du renseignement, de la sécurité, du pénal et de la stratégie militaire notamment.

Retraites : les fonctionnaires inquiets pour leur avenir…comme les autres !

Retraites : les fonctionnaires inquiets pour leur avenir…comme les autres !

 

Une étude montre que les fonctionnaires sont inquiets pour leur l’avenir de leur retraite ; ils ont sans doute raison car le montant de ces retraites n’est pas provisionné par l’État qui devra les financer par l’emprunt donc par la dette. Les fonctionnaires ont raison d’être inquiètes  mais ni plus ni moins que les autres salariés eux aussi qui ne peuvent avoir aucune certitude quant à l’âge de départ en retraite et au niveau de leur pension en l’état actuel des déficits budgétaires, des déficits des comptes sociaux et de la croissance. Si rien ne change sur le plan économique,  il est vraisemblable que tout devra être remis en cause et de manière significative tant  pour les fonctionnaires que pour les salariés du privé. L’inquiétude des fonctionnaires traduits peut-être la découverte des réalités économiques du pays Les fonctionnaires broient du noir. Selon une étude de la Préfon, la caisse nationale de prévoyance de la fonction publique, 60% d’entre eux se disent « inquiets » voire « très inquiets » pour leur avenir et leur future retraite. Le pourcentage grimpe même à 70% parmi les fonctionnaires âgés de 35 à 49 ans, ce qui correspond à une hausse de neuf points par rapport au dernier baromètre réalisé en août 2015.

Régionales : la défaite des barons du PS comme en Île-de-France

 

Régionales : la défaite des  barons  du PS comme en Île-de-France

 

Cela fait 30 ans que Bartolone accumule les responsabilités et les mandats. De ce point de vue Bartolone est représentatif des caciques du parti socialiste. En effet Bartolone comme nombre de responsables socialistes est un spécialiste du grand écart entre un discours volontariste et gauchisant et une pratique approximative et droitière ;  pour résumer avant les élections les candidats du PRS pimentent  leurs discours de formule radicale de  gauche mais une fois au pouvoir ils poursuivent tout simplement les politiques antérieures du fait d’une part de leur incompétence et de leur manque de courage votre politique. On ce souvient que Bartolone avait appelé contre (avec Fabius !) le traité constitutionnel européen de 2005. Par la suite évidemment il a donné son adhésion à toutes les orientations qui s’inscrivaient dans le cadre de ce traité. Comme nombre de ses amis socialistes Bartolone sociologiquement n’appartient pas à ce peuple de gauche qu’il prétend représenter ;  de ce point de vue il ne faut pas s’étonner qu’il se soit opposé à la publication de la fortune des députés par voie publique (aussi de la sienne !). On attendrait évidemment de l’intéressé qui renonce à la présidence de l’assemblée nationale après une telle défaite. Il est vraisemblable qu’il n’en fera rien puisqu’il a déclaré qu’il remettait son mandat dans les mains de son groupe parlementaire autant dire qu’il sollicite habilement la prolongation de son mandat de président de l’assemblée nationale. Une posture habituelle au PS, aussi dans la classe politique française mais qui polluent la démocratie. Depuis 30 ans et plus ce sont presque les mêmes dirigeants qui sont à la tête du parti socialiste, des dirigeants qui d’une part n’ont jamais été représentatifs du peuple de gauche et qui ,aujourd’hui, en plus sont politiquement usés, sans projet cohérent et sans réelle volonté politique.

Régionales : rien ne sera plus comme avant ?

Régionales : rien ne sera plus comme avant ?

Nombre de responsables de gauche et de droite ont affirmé qu’après le score historique du Front national rien ne saurait plus comme avant. Une décalaration à laquelle  on est habitué après chaque déflagration électorale mais qui manque sérieusement de contenu. Il est clair que sur la tendance si rien ne change le FN parviendra un jour à conquérir le pouvoir non seulement sur le plan local mais aussi sur le plan national. En effet en tant que réceptacle de tous les mécontentements, toutes  les frustrations mais aussi toutes les contradictions, le Front national ne peut que progresser en particulier si rien n’est entrepris pour réduire de manière significative le chômage. Alors que  la France, comme la plupart des autres pays, est affrontée à une crise internationale caractérisée d’une part par l’atonie de la croissance, donc aussi la hausse du chômage mais aussi par un environnement conflictuel à caractère terroriste. La première question qui se pose est de savoir si la France peut continuer de se livret à des petits jeux électoraux de type droite contre gauche voir tendances internes contre tendances internes à un parti. De toute évidence compte tenu de l’enjeu, l’union nationale est indispensable pour affronter les deux périls évoqués. Ce qu’a fait  l’Allemagne en mettant de côté ce qui divise et en se concentrant sur ce que qui peut mobiliser afin de redresser son économie. La France, elle ,se complaît dans sa situation de village gaulois où les forces à droite comme à gauche s’éparpillent, se contredisent et se neutralisent. Une raison sans doute à cela l’intérêt personnel des candidats pour 2017 qui supplante l’intérêt général. Aussi des intérêts de boutique qui nourrissent  nombre d’oligarques qui entretiennent des oppositions de façade. Face à ces contradictions dans les parties classique,  le FN ramasse la mise en accueillant dans ses bras tout les mécontents y compris quand les sujets de mécontentement sont contradictoires. La première façon de faire autrement de la politique serait d’abord de faire une analyse des enjeux notamment économiques et de créer une union nationale pour mettre toutes les forces au service du développement et de la réduction du chômage.

Comme la FED, la BOJ paumée !

Comme la FED, la BOJ paumée !

 

Le moins que l’on puisse dire c’est qu’en ce moment les banques centrales semblent un peu perdues . Certes on objectera avec raison qu’il y a des limites à la politique monétaire et que cette dernière ne peut à elle seule opérer les réformes structurelles nécessaires et relancer la croissance. Mais pour l’instant les banques centrales paraissent agir de manière hésitante voire contradictoire. Ainsi la Fed s’apprête à relever les taux au moment où sa croissance manifeste des signes d’affaiblissement ( croissance de 1,5 % seulement sur un an au dernier trimestre), inversement en Asie et ailleurs on favorise des politiques plus accommodantes. Mais sans nécessairement adapter leur ampleur au contexte. On peut notamment demeurer perplexe quand la BoJ estime que l’économie japonaise va continuer de démarrer alors que cette économie est tombée en récession au troisième trimestre. La Boj a en effet  maintenu le rythme de sa politique d’assouplissement inchangé jeudi à l’issue de sa réunion de politique monétaire, conservant l’espoir d’un redémarrage de l’économie malgré la faiblesse des investissements, de la production et des exportations.  La banque centrale continue de tabler sur une reprise modérée de l’économie, qui est retombée en récession au troisième trimestre. La BoJ entend en conséquence poursuivre ses rachats d’actifs au rythme annuel de 80.000 milliards de yens (environ 600 milliards d’euros). «L’économie japonaise devrait continuer à redémarrer de manière modérée» !!!! , indique la banque centrale dans le communiqué annonçant sa décision, prise par 8 voix contre une. Sa décision a suivi la publication d’une statistique montrant que les exportations ont reculé en octobre, pour la première fois en plus d’un an, accentuant les craintes sur la capacité de la troisième économie mondiale à sortir rapidement de la récession.


Attentats: qui est Abdelhamid Abaaoud ? Un voyou et un raté, comme les autres

Attentats: qui est Abdelhamid Abaaoud ? Un voyou et un raté,  comme les autres

 

L’instigateur possible des attentats à parfois été représenté par les grands médias comme le cerveau et même l’intellectuel de la bande de fous furieux que manipulent l’état islamique. On a même affirmé que l’intéressé avait fait des études et qu’il possédait une solide instruction d’où sa rapide promotion au sein de l’État islamique. Vérification faite les études de l’intéressé se limitent à la cinquième. En fait Abdelhamid Abaaoud, présente le même profil que les autres c’est-à-dire le profil d’un taré, d’un voyou et d’un barbare. Certes au sein  de l’État islamique il y a quelques intellectuels mais dans la grande majorité des cas les troupes des terroristes sont surtout composées de jeunes voyous condamnés à plusieurs reprises pour des délits de droit commun. Des marginaux qui pratiquement n’ont jamais travaillé (ou très peu) et qui trouve dans le djihad une légitimité philosophique, morale et religieuse à leur haine de l’autre et de la civilisation moderne.  Abdelhamid Abaaoud, djihadiste belge qui est né et a grandi dans la commune de Molenbeek, dans l’agglomération, bruxelloise. Son père, un Marocain, a longtemps tenu une boutique de vêtements juste à côté de la place de la Mairie. Une boutique aujourd’hui fermée. C’est dans cette ville aussi que vit la famille Abdeslam. L’un des fils, Brahim est mort en se faisant sauter boulevard Voltaire à Paris lors des attentats de vendredi soir. L’autre frère, Salah, est toujours recherché. Un mandat d’arrêt international et un appel à témoins ont été lancés par les autorités belges et françaises.   A Molenbeek, Abdlehamid Abaaoud est décrit comme un jeune homme discret qui a même fréquenté pendant un an le très chic collège catholique Saint-Pierre où il a été scolarisé entre 1999 et 2000 en première année de secondaire, l’équivalent de notre cinquième. « J’ai eu l’occasion de le rencontrer à maintes reprises durant sa jeunesse« , détaille Ahmed El Khannouss, maire-adjoint de Molenbeek. « A aucun moment il me donnait l’impression de quelqu’un qui avait les capacités, ni intellectuelles, ni organisationnelles, mais on sait que la fonction fait l’homme et donc je m’interroge sur son évolution« , détaille-t-il. « Le fait de le présenter comme étant le cerveau, ça reste pour moi un point d’interrogation. Ce n’était pas un leader, c’était quelqu’un de très effacé et timide. » Abdelhamid Abaaoud a eu des démêlés avec la justice belge pour des faits de droit commun en 2011. Il a été impliqué avec son copain de quartier, Salah Abdeslam, dans un vol avec effraction. Les deux hommes ont fait un mois de détention provisoire. Moins de deux ans après, Abdelhamid Abaaoud prend le chemin de la Syrie et rejoint les rangs de Daech. Il fait au moins un aller-retour avec la Belgique. En 2014, il emmène son petit frère de 13 ans en Syrie et l’exhibe en photo sur les réseaux sociaux un fusil d’assaut à main. Abdelhamid Abaaoud gravit les échelons – semble-t-il, de Daech. Il se vante d’être le commanditaire de l’attentat déjoué de Verviers, en Belgique, une semaine après l’attentat de Charlie au mois de janvier dernier. C’est à ce moment-là que le monde découvre le visage de ce djihadiste belge, au volant d’un pick-up. Le visage goguenard, celui qui se fait désormais appeler « Abou Omar Soussi », traîne des corps vers une fosse commune.  Bref un pauvre type, taré, ignare et sanguinaire, comme les autres.

Myriam El Khomri, c’est qui ? Comme les autres au PS ; une oligarque

 

Myriam El Khomri, c’est qui ?  Comme les autres au PS ;  une oligarque

 

Elle avait à  peine plus de 20 ans quand elle a rejoint Delanoë, elle a suivi ensuite le cursus de la plupart des responsables du PS, cabinet d’élus, appareil du PS et ministre. Finalement comme Hollande et tous les autres ou  presque. Que  connait-t–elle de la réalité ? Rien strictement rien ; A-t- elle même des connaissances théoriques sur le sujet ? Non plus.  , elle a obtenu un diplôme ésotérique, un  DESS de droit public « administration du politique «. Elle a co-rédigé un mémoire de fin d’études sur « les Maisons de Justice et du Droit ». Jusque là elle était surtout chargée des questions relatives à la prévention, la sécurité et la toxicomanie.  C’est le pitoyable  drame du PS : s’être complètement coupé –et depuis longtemps- des couches sociales populaires et du secteur productif. Bref de ceux qui connaissent l’entreprise, qui y travaillent au profit dune caste d’oligarques qui copient  bêtement la dialectique de l’ENA afin de parler pour ne rien dire d’utile, de cohérent  et de compréhensif. Il faut vraiment réécouter l’intreview de  Myriam El Khomri    sur RTL. Pathétique. Toute l’illustration de ce que sont les responsables du PS. Des politiciens hors sol ! Pas étonnant ils n’ont jamais connu le moindre problème d’emploi grâce à l’appareil. Belle, dynamique, issue de la diversité, jeune mais complètement ignorante des dossiers qu’elle gère. On imagine à sa place quelqu’un qui connait vraiment la question du contrat de travail : un chef d’entreprise, un DRH, un inspecteur du travail, un syndicaliste o u un chômeur qui savent eux ce qu’est un CDD (actuellement plus de 80% des embauches sont en CDD°). Mais comme on dit dans la pub… »Je rêve »

Hollande en Islande : le glacier fond comme ma popularité !

Hollande  en Islande : le glacier fond comme ma popularité !

 

Il a fallu qu’Hollande se rende en Islande pour se rendre compte que les glaciers fondent comme …sa popularité. Pour les glaciers, cela provient du réchauffement, pour la popularité… du refroidissement. Bref encore un coup d’œil aux écolos. Un déplacement pour débiter des évidences et des banalités alors que la loi de transition énergétique française de Ségolène nets qu’une fumisterie politique.    A moins de deux mois de la Conférence internationale sur le climat à Paris (COP 21), François Hollande s’est rendu en Islande, au pied du glacier Sólheimajökull. « Pour ceux qui doutent du réchauffement, il faut qu’ils viennent ici. S’il y a une démonstration à faire, elle est faite », a lancé le président français, qui était accompagné de la ministre de l’Ecologie Ségolène Royal, et de son envoyé spécial pour la planète Nicolas Hulot. A plus de deux heures de route de Reykjavik, Solheimajökull est l’un des sites où le retrait des glaciers dans ce pays arctique est à la fois le plus visible, et le mieux documenté. Entre 1931 et 2011, cette langue glaciaire de 15 km a reculé de 1,2 kilomètre. Le réchauffement climatique « se traduit aujourd’hui par un recul du glacier, demain par des inondations », a mis en garde François Hollande au côté de son homologue islandais Olafur Ragnar Grimsson, lors de cette première visite d’un chef d’Etat français en un quart de siècle, à l’aube de la conférence visant à obtenir un accord universel pour limiter à deux degrés le réchauffement dû aux émissions de gaz à effet de serre.

Nobel de l’économie..Comme les Oscars : discutables ?

Nobel de  l’économie..Comme les Oscars : discutables ?

Le prix Nobel de l’économie sera décerné aujourd’hui mais il risque d’être aussi contesté que les années précédentes. En vérité l’économie n’est pas une science exacte, pour preuve l’incapacité dans laquelle ont été presque tous les économistes de prévoir les grandes crises. Plus grave encore les divergences concernant les moyens d’en sortir. Une distinction finalement à peu près de la même nature que les Oscars ou les Césars : utile sans doute mais contestable. De fait, la discipline se distingue des sciences de la nature à l’honneur la semaine écoulée. « L’économie n’est pas une science expérimentale », admet lui-même l’ancien président du jury en économie, Peter Englund, sur le site internet de la Fondation Nobel. Le jury a cependant l’occasion, cette année, de couronner des praticiens qui, mettant entre parenthèses une brillante carrière de chercheur, se sont frottés à la dure réalité de la crise financière: le Français Olivier Blanchard, qui a quitté ses fonctions au Fonds monétaire international, ou l’Américain Ben Bernanke, retraité de la Réserve fédérale. Mais les favoris sont plutôt de discrets professeurs d’universités américaines, comme l’Américain d’origine indienne Avinash Dixit (Princeton), l’Américain Robert Barro (Harvard) ou le Finlandais Bengt Holström (MIT). La diversité des dizaines, voire centaines de prétendants reflète les profonds clivages qui traversent la discipline. Les sciences économiques n’ont pas vraiment dégagé de « lois » admises par tous ses théoriciens. Le postulat d’une grande partie de la recherche, selon lequel les agents économiques sont rationnels, est par exemple démonté par un autre courant, représenté notamment par Robert Shiller, prix Nobel 2013. Pas surprenant, dans ces conditions, qu’on trouve des économistes pour critiquer le principe même du prix. D’après eux, en voulant récompenser le chercheur le plus brillant, il survalorise des constructions intellectuelles abstraites, éloignées du fonctionnement réel de l’économie. Le grand public, de son côté, considère avec scepticisme ces économistes manifestement incapables de prédire les crises financières et dépourvus de remèdes contre le chômage de masse.

Dialogue social : le référendum comme alternative aux syndicats ?

Dialogue social : le référendum comme alternative aux syndicats ?

En apparence le référendum pourrait apparaître comme une alternative aux syndicats. Ce serait cependant simplifié la problématique. Certes le dialogue social en France est proche de la nullité mais les responsabilités sont multiples. Responsabilités notamment du pouvoir public qui à gauche comme à droite favorise l’intervention étatiste qui déresponsabilise les acteurs économiques. Le référendum pourrait toutefois être bien davantage utilisé dans de nombreuses circonstances. La première sans doute lorsqu’il s’agit de déclencher une grève. Paradoxalement les syndicats demandent l’avis des salariés pour la reprise du travail mais exceptionnellement au moment du déclenchement de la grève. Un vrai problème de démocratie. Au-delà des modalités de consultation des travailleurs ce pose surtout en France une conception du dialogue social entre patrons et salariés. Malgré des les avancées dans certaines entreprises ses relations restent encore à l’air préhistorique. À la différence de ce qui se pratique en Allemagne c’est-à-dire pratiquement la cogestion qui permet de mettre en débat les enjeux aussi bien sociaux économie que financier. Une mise en débat plus général donc qui responsabilise les syndicats qui ne les cantonnent plus à la défense des acquis sociaux.  Smart, Sephora… et peut-être Air France. La pratique du referendum en entreprise connaît une nouvelle actualité. Quelles sont les règles qui entourent cette consultation? Sa généralisation prônée par certains constitue t-elle une déclaration de guerre aux syndicats?

Affaire Tapie : non lieu pour Lagarde mais alors quel couillon comme bouc émissaire ? Le concierge de Bercy ?

Affaire Tapie : non lieu pour Lagarde mais alors quel couillon comme bouc émissaire ? Le concierge de Bercy ?

 

Dans cette affaire tapie qui dure maintenant depuis une vingtaine d’années personne n’est responsable. Pas Sarkozy alors que la question a été  très traitée directement plusieurs fois par l’Élysée, pas Lagarde alors ministre des finances qui a signé l’autorisation du dédommagement de 400 millions sans y prêter attention mais alors qui ? Sans doute un bouc émissaire. On a recherché par exemple la responsabilité de du directeur de cabinet de Lagarde,  Richard actuellement responsable patron d’Orange. Mais lui faire porter le chapeau pourrait déstabiliser une entreprise aussi importante qu’Orange. De toute manière si le traitement juridique de l’affaire continue de traîner il y a fort à parier que tout sera enterré après le changement de majorité prévisible en 2017. En attendant et pour amuser la galerie pourquoi ne pas accuser le concierge de Bercy. Finalement c’est bien lui qui a ouvert la porte des hauts fonctionnaires   qui allaient autoriser ce petit dédommagement de 400 millions. Un an après sa mise en examen, le ministère public a requis un non-lieu pour Christine Lagarde dans l’enquête sur l’arbitrage controversé à plus de 400 millions d’euros dont avait bénéficié Bernard Tapie en 2008.  Le ministère public a requis un non-lieu en faveur de la directrice générale du FMI Christine Lagarde, mise en examen il y a un an pour « négligence » dans l’enquête sur l’arbitrage entre Bernard Tapie et le Crédit Lyonnais, selon une source proche du dossier. Les poursuites à l’encontre de l’ancienne ministre pourraient donc être abandonnées, si les magistrats instructeurs de la Cour de Justice de la république suivent cet avis. L’information, révélée par I-Télé, n’a pas été confirmée par la CJR. La directrice du FMI, d’abord placée sous le statut intermédiaire de témoin assisté, avait été mise en examen le 27 août 2014, les juges lui reprochant notamment de ne pas avoir formellement contesté l’arbitrage une fois qu’il a été rendu. Christine Lagarde a défendu son choix de l’époque de préférer un arbitrage privé à la justice ordinaire dans cette affaire où Bernard Tapie a bénéficié de 400 millions en règlement de son litige avec le crédit lyonnais sur la vente d’Adidas en 1994.  »Je ne peux pas croire un seul instant qu’il y ait eu une volonté de quiconque d’orchestrer un arbitrage de complaisance« , a dit durant l’enquête celle qui affirme n’avoir jamais abordé le sujet avec Nicolas Sarkozy ou l’un de ses collaborateurs. Affirmant ne pas avoir été tenue au courant de la réunion du 30 juillet 2007 à l’Elysée, juste avant l’arbitrage, en présence de Bernard Tapie. La réunion a suscité son « étonnement » et la présence de l’homme d’affaires l’a « surprise« , a-t-elle dit. « A ma connaissance aucune instruction n’avait été donnée à mes collaborateurs. Cependant, je ne puis que constater que l’un de mes collaborateurs a parlé du contentieux Adidas avec ceux du président de la République« .  Les juges soupçonnent la sentence de n’être qu’un arbitrage simulé, avec l’aval du pouvoir politique. Les liens entre Pierre Estoup, un des trois juges arbitres, et le clan Tapie sont au cœur de l’enquête. La Cour d’appel de Paris a annulé l’arbitrage pour fraude et a décidé de le rejuger. Une audience doit se tenir le 29 septembre. Six personnes sont mises en examen dans l’affaire examinée par la CJR, dont Bernard Tapie, Pierre Estoup et Stéphane Richard. Claude Guéant, entendu début septembre, pourrait se voir prochainement mis également en examen.

Crise du porc : c’est la question des charges comme pour l’ensemble de l’économie (Michel Dantin)

Crise du porc : c’est la question des charges comme pour l’ensemble de l’économie (Michel Dantin)

 

Le député européen PPE, Michel Dantin,  spécialiste des questions agricoles,  a raison de considérer que le problème fondamental de l’élevage porcin est comparable à celui de l’ensemble de l’économie. En effet fondamentalement c’est le poids de la fiscalité,  le nombre et la complexité des normes qui plombent la compétitivité. À cet égard ce n’est pas un éventuel rétablissement des cotations en France qui permettra de résoudre les différences de conditions de concurrence. Les acheteurs auront toujours la possibilité comme ils le font actuellement d’acheter à l’étranger si les cours français sont supérieurs au cours du marché européen. On peut douter que le gouvernement s’attaque à ses questions fiscales car s’il devait le faire bien d’autres filières agricoles revendiqueraient le même traitement et ceux qui vaut  pour le monde agricole vaut aussi pour le monde industriel. Alors qu’une nouvelle réunion est organisée ce lundi au ministère de l’Agriculture, le député Michel Dantin  affirme « comprendre » mais pas « cautionner » l’attitude des industriels qui boycottent le marché de Plérin.  « Le vrai problème de la filière porc comme l’ensemble des filières françaises c’est le problème des charges. Nous avons eu depuis trois ans une augmentation importante de la fiscalité » a déclaré Michel Dantin. « Je ne cautionne pas l’attitude des entreprises qui se sont retirées du marché de Plérin mais je comprends qu’elles ont elles aussi à faire face à un problème de compétitivité par rapport à d’autres pays européens. Nous ne pouvons pas continuer à courir avec des semelles de plomb que les autres ne portent pas.».  Et pour lui, la solution ne viendra pas de l’Europe :  »Les Allemands n’ont pas la même perception des questions sociales que nous. Lorsque nous en discutons entre collègues au Parlement européen nous n’arrivons pas à nous comprendre sur ces questions-là. Les autres (pays européens) nous regardent avec un sourire en coin. Réglez vos problèmes d’abord… »

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