Archive pour le Tag 'collèges'

Brevet des collèges : 86,5% de réussite ; comme le Bac, un chiffre calculé

Brevet des collèges : 86,5% de réussite ;  comme le Bac, un chiffre calculé

  • Cette information de 86,5 % de réussite au brevet des collèges va sans doute surprendre les plus anciens qui ignoraient sans doute que ce diplôme existait encore. On ne sait pas très bien quel peut-être son intérêt ; il suivra sans doute le sort de l’ancien certificat d’études primaires. ,Sans doute pour les mêmes raisons que le brevet voire le bac. Cependant,  le certificat d’études primaires n’était pas distribué comme des poignées de mains avant la guerre. C’était même parfois considéré comme un honneur de passer cet examen. Un examen dont le contenu n’était pas inférieur à celui de certains bacs aujourd’hui. Un examen perd évidemment de sa légitimité quand il est accordé à près  que 100 % des inscrits. Un peu plus de 703.300 collégiens ont été admis au brevet en 2019, soit un taux de réussite de 86,5%, en baisse de 0,6 point par rapport à l’année précédente, selon les résultats provisoires publiés vendredi par l’Éducation nationale. Dans le détail, 20,5% des candidats ont obtenu la mention très bien, 21,1% la mention bien, 21,8% assez bien et 23,1% ont été reçus sans mention. au baccalauréat, il y a eu 88,1% de réussite(en 2018 : 88,3%) ? Un résultat calculé. Pourtant il n’était pas  facile pour le ministre de l’éducation de trouver le bon équilibre concernant les reçus En général, le nombre de reçus augmente régulièrement sans doute pour montrer aussi l’efficacité du système scolaire. Dans les années 1960 pour le bac, 60 % étaient reçus pour environ 90 % aujourd’hui. De nombreux experts de l’éducation constatent cependant une nette dégradation des niveaux. Cette année, le ministre de l’éducation doit en plus faire face à la grève de certains correcteurs. Il ne peut évidemment décevoir élèves et parents. En même temps, comme il prévoit une réforme assez importante des filières, il ne peut pas non plus afficher des résultats trop positifs qui pourraient nourrir des interrogations sur le bien-fondé de sa réforme. Il faut donc trouver le juste équilibre politique !  

Mixité sociale collèges : une réforme pas très claire

Mixité sociale collèges : une réforme pas très claire

Difficile de voir clair concernant la réforme que la ministre de l’éducation veut mettre en place afin de favoriser une plus grande mixité sociale. Première question posée :  l’inscription dans un collège autre que celui près du domicile sera-t-elle obligatoire ou pas ? De ce point de vue la ministre n’est pas très claire. Pour attirer les enfants dans des collèges socialement défavorisés la ministre propose des contenus pédagogiques enrichis comme par exemple l’enseignement du chinois. Encore faudrait-il que dans lesdits  collèges on se soit approprié les fondamentaux de la langue française ! Par ailleurs le concept de multi collèges secteur qui couvrirait un même territoire paraît pour le moins assez fumeux. « Il faut prendre son temps si on veut que les choses soient efficaces », a expliqué Najat Vallaud-Belkacem ce mardi matin sur France Info. L’expérimentation va commencer dans dix-sept départements volontaires avant de faire l’objet d’une évaluation scientifique. Mais pas question pour la ministre de l’Education d’obliger les familles à envoyer leurs enfants dans des collèges ghettos. Le principe de la réforme initiée par la ministre de l’Education, c’est le volontariat :  »Je ne souhaite pas forcer les familles mais donner envie de mixité sociale. Il faut rendre les établissements plus attractifs. » Et Najat Vallaud-Belkacem donne un exemple : « Prenons un département, un territoire dans lequel il y a, mettons, cinq collèges pas très éloignés les uns des autres entre lesquels il y a une ségrégation claire qui se joue. Dès lors qu’on y mène cette expérimentation, on a pouvoir y décider, par exemple, de créer un nouveau secteur multi-collèges dans lequel on affectera les élèves pour respecter davantage la mixité sociale. Donc au sein de ce périmètre, il faudra travailler sur l’offre pédagogique pour rendre les établissements plus attractifs ». Comme par exemple des cours de chinois.

Réforme collèges : la grande confusion

Réforme collèges : la grande confusion

 

C’est pour le moins la grande confusion quant à l’objet de cette réforme. Officiellement il ne s’agit pas de la réforme des programmes ( qui interviendra ultérieurement) mais on définit cependant l’organisation de l’enseignement avec notamment 20% des horaires ( et choix des thèmes) à l’initiative des directeurs d’établissement. Sans parler de fameux travaux interdisciplinaires qui peuvent laisser perplexe puisqu’on pourra traiter trois disciplines en même temps. En fait une  sorte de religion du pédagogisme qui prend le pas sur la nécessité de maîtriser les bases fondamentales. Dès lors s’agit-il de rendre le collège plus élitiste ou pas ? Moins élitiste en adaptant le niveau aux élèves mais plus élitiste en consacrant les différences de niveaux entre collèges. Bref, c’est la grande confusion. Une réforme bien mal présentée qui suscite l’opposition à droite mais aussi  gauche chez les enseignants.  Toujours soumis au feu roulant des critiques contre sa réforme du collège, le gouvernement affronte donc  mardi la contestation de 80% du monde enseignant, un électorat dont François Hollande a perdu majoritairement la confiance. Le Premier ministre Manuel Valls s’affiche désormais en première ligne pour défendre la ministre de l’Education Najat Vallaud-Belkacem, qui a réaffirmé dimanche sa détermination à appliquer la réforme en 2016 face aux « contre-vérités ». Malgré l’opposition de 61% des Français à la réforme, adoptée le 10 avril par le Conseil supérieur de l’Education par 51 voix contre 25, l’exécutif, d’abord lent à riposter à l’image du chef de l’Etat, prend le risque d’un nouveau conflit dur après la querelle sur les rythmes scolaires. De fait, même si la majorité reste solidaire, Najat Vallaud-Belkacem n’est pas épargnée dans son propre camp où l’on regrette des mesures comme la suppression des classes bilangues. Dans la guerre de positions qui s’esquisse pour la présidentielle de 2017, du Front national au Parti de gauche, l’opposition de droite tient avec ce dossier son arme idéologique de prédilection mais aussi l’un des étalons de la compétition interne pour la primaire. Bruno Le Maire, aspirant candidat, ne s’y est pas trompé qui a pris de vitesse Nicolas Sarkozy, Alain Juppé et François Fillon en lançant une pétition pour le retrait de la réforme signée à ce jour par 230 parlementaires et 20.000 citoyens. »Cette réforme du collège se fera car c’est une réforme pour l’égalité », pour « faire que la naissance et le milieu social ne dictent pas le destin des enfants », martèle Manuel Valls dans une tribune à Libération, refusant de plier sur l’un des rares domaines qui fasse encore consensus avec les « frondeurs » du PS. Cette réforme « constitue avec celle de la santé et celle de la justice (…) l’un des rares gages à sa gauche, mais le niveau de rejet enregistré devient préoccupant », relève Gaël Sliman, président d’Odoxa. Une enquête de l’institut réalisée les 13 et 14 mai montre paradoxalement une forte désapprobation des plus modestes à l’égard d’un dispositif censé les favoriser. Si les Français les plus aisés sont 58% à s’y opposer, les plus démunis sont 67%. Plusieurs intellectuels, de droite et de gauche, dénoncent une vision passéiste et erronée du pouvoir socialiste inspirée selon eux de la théorie de la reproduction des élites développée en 1969 par Pierre Bourdieu dans « Les Héritiers ». Selon le dernier classement « Pisa » de l’OCDE (où la France est reléguée à la 25e position en lecture, mathématiques et sciences), le système éducatif français, miné par le déterminisme social, est plus inégalitaire chaque année. « Je préfère une égalité réelle à une égalité théorique. Parce que ce projet ne garantit pas la maîtrise des connaissances fondamentales, il aggravera les inégalités », juge Bruno Le Maire dans Libération. L’intersyndicale SNES-FSU, SNEP-FSU, SNALC-FGAF, SNFOLC, SNETAA-FO, CGT Educ’action et SUD Education appelle les enseignants à faire grève et à manifester mardi pour protester contre une réforme qui, « sans répondre aux véritables besoins du collège (…) ne ferait qu’engendrer davantage d’inégalités ». SNALC, FO, Sud, CGT réclament son retrait, le SNES-FSU, premier syndicat du secondaire, demande des discussions. Si la suppression des classes bilangues, l’avenir incertain des langues mortes ou la réforme afférente des programmes sont les points de friction les plus vifs, l’interdisciplinarité inquiète au plus haut point les enseignants. Les professeurs de matières classiques (français, mathématiques…) qui seront chargés des enseignements pratiques interdisciplinaires (EPI) sur huit thèmes au choix, comme le développement durable, craignent de sacrifier l’apprentissage des acquis à ces ateliers. Les établissements disposeront d’une marge de manœuvre de 20% sur le temps d’enseignement pour organiser ces modules. Les syndicats déplorent une « multiplication des hiérarchies intermédiaires », une « mise en concurrence des personnels, disciplines et établissements». Manuel Valls tente lundi d’amadouer les enseignants qui ont voté massivement pour François Hollande en 2012 mais ont grossi depuis les rangs des déçus du hollandisme, en les assurant de la « profonde gratitude » de la nation. ( avec AFP)

 

Réforme collèges : l’histoire revisitée ?

Réforme collèges : l’histoire revisitée ?

 

La réforme du collège est contestée à droite comme à gauche et parfois pour des motifs opposés. Ainsi l’autonomie accordée aux chefs d’établissement (20% du temps) serait une atteinte au principe du collège unique pour la gauche, tandis que la droite , ell,e contesta surtout la refonte de histoire, revisitée pour gommer par exemple la période des croisades ou encore le siècle des lumières. Au delà de ces aspects ce sont les enseignements pratiques interdisciplinaires où on traitera plusieurs matières en même temps qui sosnt condamnés par les enseignants. Autant dire que cette réforme qui n’en était pas une devient en tout cas maintenant à la fois un enjeu politique et un motif de contestation sociale. La réforme du collège de Najat Vallaud-Belkacem doit s’appliquer à la rentrée 2016. Le principe est de donner plus d’autonomie aux collèges, de libérer du temps pour des « enseignements pratiques interdisciplinaires ». En parallèle, il y a la réforme des programmes. Et parmi les points qui cristallisent les mécontentements, il y a l’histoire. De nombreux hommes politiques de droite se disent scandalisés. Plusieurs historiens de renom ont également pris la parole pour dénoncer une réforme qui rend obligatoire l’enseignement de l’Islam aux dépends des origines chrétiennes de la France. La polémique vient du fait que la réforme du collège instaure des thèmes obligatoires et d’autres facultatifs. C’est ainsi que l’histoire de l’Islam devra impérativement être abordée, mais au même titre que celle du judaïsme et du christianisme. Renforcer l’enseignement laïc des religions est devenu une priorité après les attentats du mois de janvier 2015. La chrétienté médiévale, donc à l’époque des croisades, ou encore le siècle des Lumières, sera facultative. Ce sont donc des pans entiers de l’Histoire de France qui sont passés à la trappe selon les détracteurs de la réforme. Selon eux, on essaie de gommer les racines chrétiennes de la France et dans le même temps, on insiste sur les pages les plus sombres comme les traites négrières et les conquêtes coloniales. Un choix, disent-ils, sous couvert d’ouverture à l’autre et pour acheter la paix sociale, le tout dans le cadre d’un programme allégé et à la carte. Pas du tout rétorquent les défenseurs de la réforme. Libre aux professeurs d’Histoire, disent-ils, d’aborder les thèmes facultatifs, l’idée étant de leur donner d’avantage d’autonomie.

 

Réforme collèges : le niveau en maths se dégrade

 

Reforme collèges : le  niveau en maths se dégrade

Une confirmation de la dégradation du système scolaire cette fois en maths ( mais en français c’est sans doute pire). Selon les résultats de l’étude du ministère , menée en 2014 sur un échantillon représentatif de quelque 8.000 collégiens de 3ème, inscrits dans 323 collèges publics et privés sous contrat, un élève sur cinq n’était capable de traiter que des exercices très simples, de niveau CM2 ou de début du collège. En outre, le pourcentage des élèves de très faible ou de faible niveau passe de 15% à 19,5% en six ans. En parallèle de cette tendance, et si les deux groupes de niveaux moyens restent à peu près identiques, celui des élèves de 3ème de bon niveau en maths perd près de 3 points (15,3% en 2014 contre 18,6% en 2008). Le groupe des « matheux » de très bon niveau reste quant à lui stable à 9,1%. Cette « évaluation nationale des collégiens par discipline » (CEDRE) s’est penchée sur les maths cette année. Ce type d’étude est réalisé tous les six ans pour chaque matière. Son objectif est de mesurer l’évolution du niveau des élèves. Pourtant aux Antilles hollande a défendu la réforme de Belkacem. La réforme « toujours » a-t-il déclaré. Même si en fait il a nettement lâché du mou sur l’enseignement de l’allemand en promettant encore davantage de cours et de professeurs.  Alors, même si les propositions sur le collège déchaînent la colère (de la droite, mais pas seulement), même si les profs s’apprêtent à faire grève mardi, François Hollande en apparence tient. Il défend Najat Vallaud-Belkacem et est résolu à mettre en place le nouveau collège à la rentrée 2016. « La réforme doit continuer », confie le chef de l’État à ses proches. Mais dans la coulisse Hollande est très inquiet de la montée du mécontentement des enseignants et craint une mobilisation habituelle à chaque reforme de l’éducation. Il serait prêt à lâcher encore du mou, en clair à revenir sur la réforme mais sans le dire. Bref du Hollande pur jus.

Réforme des collèges : entre 500 et 700 heures de français en moins

 

Il ne faut pas s’étonner de la dégradation du système éducatif du fait notamment de la diminution du nombre d’heures d’étude des matières fondamentales. Exemple pour le français. Du coup on a changé le système de notation. Il y a une cinquantaine d’années avec 5 fautes , on obtenait la note de 0;  En 2015 on obtient 15 ! On parle même de la suppression totale du système de notation ! Entre 1976 et 2004, le nombre d’heures que les primaires et les collégiens passent à étudier le Français a largement diminué.. En 1976, un élève qui sortait de troisième avait étudié le français pendant 2.808 heures durant toute sa scolarité du CP à la fin du collège donc.  En 2004, les choses sont un plus compliquées puisque tout dépend des options mais si l’on fait une moyenne, un élève qui sortait de troisième aura étudié le Français pendant 2.100 heures. La différence est donc de 700 heures. Et en 10 ans, les choses ont évoluée. Les élèves de 2015 étudient plus le Français en cours qu’en 2004. Si l’on prend les chiffres de 2015, les élèves auront reçu 2286 heures d’enseignement du français. La différence est donc moins importante même si elle reste significative : 522 heures de perdues en 40 ans. Cette baisse du nombre d’heures de français se retrouve essentiellement en primaire, elle est moins importante au collège. Et ce pour une raison simple. Il y a, en 2015, plus de choses à étudier à l’école qu’il y a 40 ans. Il a donc fallu diminuer l’horaire dédié au français.

 

Éducation –grande réforme : suppression du brevet des collèges

Éducation –grande reforme :  suppression du  brevet des collèges

Grande réforme structurelle dans l’éducation, cette fois Belkacem met le paquet avec la quasi suppression du brevet des collèges. Cette réforme aura au moins le mérite de rappeler que ce brevet existe encore ! Un diplôme complètement désuet, qui ne sert à rien, ne débouche sur rien. On ferait sans doute mieux de traiter du bac lui aussi en voie d’obsolescence dans sa forme actuelle notamment parce  qu’il est distribué à environ 90% des candidats. Encore un effort et Belkacem proposera supprimera le certificat d’études primaires ( supprimé en 1989). Un certificat d’études primaires dont le taux de réussite était de l’ordre de 25% en 1900 et dont nombre de bacheliers aujourd’hui sérient bien incapables de passer avec succès les épreuves.( en particulier les bacs  pro qui mènent tout droit à Pôle emploi).  . Retour sur l’histoire ( Wikipédia). C’est le 20 août 1866 que sous l’impulsion de Victor Duruy, une circulaire met en place un certificat d’études primaires. En 1882, celui-ci est institué par la Loi Jules Ferry du 28 mars 1882, qui rend l’instruction primaire obligatoire de 6 à 13 ans.  C’est ainsi que pendant longtemps, pour la majorité des lauréats, il marque la fin de l’instruction obligatoire et l’entrée dans la vie active. Le certificat d’études primaires sanctionnait une scolarité primaire plus longue que celle d’aujourd’hui (2006). Il couronnait un cursus de sept ans : après les deux années de cours moyen, il y avait encore deux années de Classe de fin d’études primaires, suivies par des élèves qui n’étaient pas entrés dans l’enseignement secondaire. En 1936, la loi Jean Zay prolonge l’instruction obligatoire jusqu’à 14 ans. En 1946, le certificat d’études primaires s’adresse prioritairement aux élèves qui ne sont pas entrés au collège ou dans un cours complémentaire (CC) mais, le plus souvent, les directeurs et maîtres de cours complémentaire (les collèges des quartiers « populaires » de l’époque) demandent à leurs élèves d’en passer les épreuves entre la classe de 6e et celle de 3e. La réforme de 1959 du ministre de l’Éducation nationale, Jean Berthoin, prolonge l’instruction obligatoire jusqu’à 16 ans. Les classes de fin d’études primaires disparaissent peu à peu, avec l’allongement de la scolarité obligatoire, puis la mise en place du collège unique en 1975. En 1972, le certificat d’études primaires ne s’adresse plus qu’aux adultes et en 1987, ils sont moins d’une centaine de candidats. Cette très importante diminution est due au fait que le certificat d’études était le premier niveau de diplôme exigé pour pouvoir être titularisé dans la fonction publique. Mais à partir de 1983, les personnes qui ne sont plus soumises à l’obligation d’instruction (âgées de 16 ans et plus), sans diplôme et sans qualification professionnelle reconnue, peuvent présenter le Certificat de formation générale (CFG), son obtention donne l’équivalence du CEP. Et le 28 août 1989, par le décret n° 89-607, le certificat d’études primaires est supprimé, mettant fin à une existence de plus de cent ans.




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