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Métavers : Une collecte de données sans précédent !

Métavers : Une collecte de données sans précédent !

 

Métavers est encore un concept assez fumeux hormis l’accès aux jeux. Par contre, il pourra permettre une collecte sans précédent des données utiles aux marchands du temple. NDLR

Qui n’a pas encore entendu parler du métavers ? Cette notion a récemment pris de l’importance dans les médias qui nous la présentent tout en essayant de comprendre sa signification et d’interpréter son influence sur notre avenir. Qu’il s’agisse de fréquenter des amis, de faire des achats, ou encore de créer son entreprise, tout cela pourrait avoir lieu dans un nouvel environnement qui ne fait pas la distinction entre la entre la réalité et le virtuel. Par Ola Mohty, Juriste et experte RGPD chez Data Legal drive.

L’expression « métavers » n’est pas nouvelle. Elle est apparue il y a 30 ans dans le roman de science-fiction « Snow Crash » de Neal Stephenson. Cette notion vague fait référence à un nouvel espace. Il ne s’agit en effet pas d’un site de commerce classique ou encore d’une plateforme web de mise en contact. Ce concept innovant s’appuie sur un objectif d’immersion des utilisateurs d’une part et une interaction entre plusieurs personnes se trouvant dans différents lieux d’autre part.

Bien que pas encore pleinement abouti, plusieurs entreprises commencent à s’approprier ce concept dont notamment Facebook qui s’appelle désormais « Meta ». Ce géant du web précise vouloir « construire un avenir où les gens ont plus de moyens de jouer et de se connecter »[1]. Cette invention suscite toutefois de nombreuses inquiétudes en matière de protection des données personnelles. Il convient ainsi de s’interroger sur ses enjeux juridiques et sur la règlementation applicable.

 

Une des principales questions qui se posent au sujet des métavers concerne les données et leur protection. Se présentant comme une réalité virtuelle avec des avatars contrôlés par l’utilisateur, cette nouvelle technologie est susceptible d’entraîner la naissance de nouvelles catégories de données personnelles d’une part et une augmentation du nombre des données personnelles collectées d’autre part.

Or, ces données sont-elles vraiment des données à caractère personnel ? Bien que des avatars y circulent, les données pouvant être collectées permettent de révéler de nombreuses informations sur les utilisateurs. Ces derniers sont représentés par des personnages fictifs et ceux-ci constituent une version fidèle de la personne. Il ne fait, dès lors, aucun doute que les données collectées permettent de remonter aux individus concernés. Plus encore, il semble que ces données aideront à mieux comprendre les processus de pensée des clients.

En effet, les applications mobiles et les sites web permettent aujourd’hui aux entreprises de comprendre comment les individus se déplacent sur internet ou encore comment ils naviguent via une application. Demain, avec les plateformes métaverses, il serait possible de suivre les individus de manière beaucoup plus intime. L’utilisation du métavers impliquera alors une collecte de données sans précédent. Il pourrait s’agir d’expressions faciales, de gestes ou encore d’autres types de réactions qu’un avatar pourrait produire lors de ses interactions dans le métavers. Ces informations permettront aux entreprises de mieux comprendre le comportement des utilisateurs et d’adapter les campagnes publicitaires de manière très ciblée.

La collecte des données ne se fera toutefois pas de manière directe. La personne n’aura pas à fournir de manière proactive des données personnelles en accédant à une page web ou à une application. Les données seront recueillies en temps réel lorsque les utilisateurs se trouvent dans leur métavers, interagissant par l’intermédiaire de leurs avatars. Ceci pourra être à l’origine de divers risques puisque l’utilisateur ne sera pas forcément conscient des données qu’il émet.

 

Les règles de droit permettant d’encadrer ce nouvel espace existent-elles déjà ? La mise en place de nouvelles règles ou encore d’un nouveau règlement européen est-elle nécessaire pour règlementer cet univers ?

Le RGPD régit le traitement des données à caractère personnel appartenant à des personnes au sein de l’Union. Pour assurer une protection optimale de ces personnes, il définit les données personnelles de manière large. Est considérée comme une donnée personnelle toute information se rapportant à une personne physique identifiée ou identifiable[2]. Il suffit donc de pouvoir remonter à la personne, quoique de manière indirecte, pour admettre le caractère personnel de la donnée. Ainsi, le terme « donnée personnelle » peut comprendre un large panel d’informations allant du prénom de la personne à un simple numéro de référence. Les données auxquelles l’utilisation du métavers donnera naissance entrera dans cette catégorie dès lors qu’elles révèlent des renseignements sur une personne. Tel est le cas de tout geste ou encore de toute réaction élaborés par un avatar.

Le champ d’application territorial du RGPD est également très large. Deux critères principaux doivent être pris en compte, le critère d’ «établissement » et le critère de « ciblage ». Ainsi, du moment où une entreprise cible des personnes se trouvant sur le territoire de l’Union, les activités de traitements concernées doivent être soumises au RGPD. Par conséquent, pour déterminer si le RGPD s’applique ou pas, il faudrait identifier notamment le lieu où se trouve la personne à laquelle appartiennent les données. Or, dans le cadre du métavers, les utilisateurs sont représentés par des personnalités virtuelles qui peuvent se trouver dans des endroits différents. Faudrait-il alors se baser sur la localisation de la personne qui fait fonctionner l’avatar ou il serait plus approprié de se baser sur l’avatar lui-même ?

Le caractère sans frontières du métavers avec des avatars qui y naviguent rendent en effet les choses complexes. Supposons que c’est la règlementation du lieu où se trouve la personne qui s’applique et donc le RGPD dans le cas où l’individu se trouve dans l’Union européenne, d’autres interrogations peuvent prendre naissance portant sur les principes de transfert des données. A partir de quel moment doit-on considérer qu’il s’agit d’un transfert de données ? Serait-il suffisant de se contenter de se baser sur les garanties de transfert actuelles pour valider la licéité d’un transfert de données ? Ces évolutions technologiques ne nécessitent-elles pas de repenser les outils juridiques applicables ? La nécessité d’assurer une protection optimale des données semble pencher vers cette alternative.

Des règles à renforcer

Spécifier quelle entité doit déterminer comment et pourquoi les données personnelles seront traitées et quelle entité traite les données pour le compte de quelle entité, pourrait s’avérer difficile dans le métavers. Pour ce faire, il faudrait sans doute décrypter un ensemble de relations complexes et il n’est pas certain que des réponses claires et évidentes puissent être trouvées. L’identification du responsable de traitement pourrait ainsi être à l’origine de plusieurs difficultés. Elle est toutefois nécessaire dans le cadre de la répartition des responsabilités et des obligations vis-à-vis des utilisateurs.

Plusieurs autres questions peuvent se poser. Y aura-t-il un administrateur principal du métavers qui collectera toutes les données personnelles fournies dans le métavers et qui déterminera comment ces données personnelles seront traitées et partagées ? Ou bien plusieurs entités collecteront ces données par le biais du métavers et chaque entité déterminera ses propres objectifs ? Comment le consentement des utilisateurs doit-il être recueilli ? Comment les différentes entités doivent-elles chacune afficher sa propre politique de confidentialité ?

La CNIL attire l’attention sur la nécessité d’assurer une information renforcée des personnes et de respecter les principes relatifs au consentement. Or, il n’est pas certain que l’utilisateur puisse profiter pleinement de ce dispositif dans le cas où il refuse de donner son consentement. Celui-ci ne serait dès lors pas collecté de manière libre. Il faudrait ainsi s’assurer que la modalité de collecte du consentement dans le métavers doit être identique à celle pratiquée dans le « monde réel » ou s’il faudrait recourir à d’autres modalités qui tiennent compte des particularités de cet univers.

De même, le RGPD exige que les informations obligatoires soient transmises à la personne concernée au moment de la collecte des données pour lui permettre de prendre une décision en connaissance de cause. Cette contrainte semble difficile à respecter dans le métavers où l’échange de données se fait de manière très rapide et implique un grand nombre de participants.

Face à ce constat, il serait difficile d’échapper à une revue des lois actuelles. Assurer une protection optimale des données personnelles dans ce nouveau monde semble toutefois être un défi. La quantité et le type de données que ce dispositif permet de collecter sont inédits. La possibilité d’enregistrer les moindres réactions des personnes permettront en effet d’ouvrir la voie à un profilage d’une finesse exceptionnelle. Ceci pourrait renforcer le pouvoir des détenteurs de ces données, rendant ainsi en quelque sorte obsolètes les règles actuelles sur la protection des données.

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[1] https://fr-fr.facebook.com/MetaFrance/
[2] Règlement (UE) 2016/679 du parlement européen et du conseil du 27 avril 2016, article 4 1).

Livret A : hausse de collecte

Livret A : hausse de collecte

L’encours du Livret A a fortement progressé en janvier, les  versements ont ainsi dépassé les retraits de 6,25 milliards d’euros le mois dernier, après trois mois consécutifs de décollecte, portant l’encours à un niveau record de 349,6 milliards d’euros.

Ajoutée à celle du Livret de développement durable et solidaire (LDDS) – qui lui aussi propose un taux augmenté depuis le 1er février – la collecte a totalisé 6,80 milliards d’euros en janvier. L’encours total sur les deux produits atteint 476,5 milliards d’euros à fin janvier.

L’annonce de Bruno Le Maire, le 14 janvier, d’un relèvement du taux du livret A dès le mois suivant a soutenu ce placement, les détenteurs étant encouragés à le garnir pour bénéficier à plein de ce rebond. Après plus de dix ans sans hausse et deux ans de plancher historique de 0,5%, le taux du Livret A est remonté à 1% depuis le 1er février, comme celui du LDDS.

 L’année dernière, les Français ont déposé 15,17 milliards d’euros de plus qu’ils n’en ont retiré sur leurs Livret A, et 3,94 milliards d’euros sur leurs LDDS.

Livret A : nouvelle hausse de la collecte

Livret A : nouvelle hausse de la collecte

L’épargne de précaution continue de gonfler. Globalement elle attendrait de l’ordre de 400 milliards (400 autres milliards figurant en attente sur les comptes courants). Le signe sans doute que l’attentisme se nourrit des inquiétudes sur l’avenir.

En  juillet, la collecte nette s’était élevée à 1,15 milliard. En dépit d’un niveau de rémunération au plus bas à 0,5%, le Livret A, qui sert notamment à financer le logement social en France, est devenu un placement refuge pour les épargnants pendant la crise déclenchée par le Covid-19, voyant son encours bondir.

Le Livret de développement durable et solidaire (LDDS), qui finance notamment l’économie sociale et solidaire et les économies d’énergie dans les logements, a enregistré une collecte nette de 230 millions le mois dernier, contre 600 millions l’année dernière et 350 millions en août 2019. Au total, la collecte nette réalisée en août par le Livret A et le LDDS réunis s’est ainsi élevée à 1,9 milliards, contre 2,85 l’année dernière à la même période. L’encours total sur ces deux produits d’épargne atteint 472,4 milliards, soit une hausse de 6,8% en un an.

VERS UNE HAUSSE DES TAXES LOCALES SUR LA COLLECTE DES DÉCHETS?

VERS UNE HAUSSE DES TAXES LOCALES SUR LA COLLECTE DES DÉCHETS?

Faute de soutien suffisant de la part de l’État, les collectivités pourraient rapidement être amenées à augmenter les taxes de ramassage des ordures. Une double punition pour certains. D’abord la plupart des usagers  participent de plus en plus au tri collectif réduisant ainsi le volume de ramassage. Et c’est juste à ce moment-là que vont intervenir   les augmentations de taxes locales. Second élément qui affecte cette fois les communautés de communes qui ont restructuré le ramassage des ordures qui se traduit souvent par des ramassages moins fréquents. Pour les ordures purement ménagères (déchets alimentaires) certaines communes ont décidé de ne ramasser que tous les 15 jours au lieu d’une fois par semaine !

Bilan : augmentation des taxes et détérioration du service.

Les collectivités, affectées par l’impact de la crise sanitaire sur la collecte des déchets, vont pour beaucoup devoir accroître les taxes locales, faute de soutien de la part de l’État, a déploré mardi l’association Amorce.

« On s’attendait à plus d’écoute du gouvernement », a indiqué à la presse Nicolas Garnier, délégué général d’Amorce, premier réseau de collectivités réunies autour des sujets déchets, eau et transition énergétique.

Il y a trois raisons à ces augmentations, d’abord la hausse de la fiscalité, ensuite les moindres recettes sur la valorisation des déchets et des surcoûts provenant du Coronavirus.

Avec « tous ces coûts additionnés, les deux tiers des collectivités annoncent des hausses » de la fiscalité locale, dont 75% des hausses comprises entre 5% et 10%, selon M. Garnier, citant une enquête après des adhérents.

Livret A : collecte toujours très élevée en juillet en prévision de la crise économique

Livret A : collecte toujours très élevée en juillet en prévision de la crise économique

La collecte de l’épargne s’est ralentie en juillet mais demeure cependant particulièrement élevée. Au total sur les livrets d’épargne le placement atteindrait globalement environ 450 milliards. Par ailleurs à peu près la même somme reste sur les comptes courants du fait  que l’épargne de toute façon ne rapporte pratiquement rien. La preuve de l’attentisme des ménages toujours très inquiets sur la situation sanitaire et autant sur les conséquences sociaux économiques notamment concernant l’emploi et le pouvoir d’achat.

Le mois dernier, les livrets A ont observé une collecte nette – le niveau auquel les dépôts dépassent les retraits – de 1,85 milliard d’euros, selon la Caisse des dépôts, l’institution publique qui gère ce placement, le plus populaire en France avec l’assurance vie. C’est un niveau élevé pour le mois de juillet. Par le passé, il n’a été dépassé qu’à deux reprises, en 2011 et 2012, à chaque fois à plus de deux milliards d’euros.

Mais c’est un net ralentissement par rapport au mois de juin, alors que celui-ci, à quelque trois milliards d’euros, enregistrait déjà une décélération par rapport au printemps, marqué par le strict confinement imposé face à la crise sanitaire du coronavirus. Considéré comme un placement refuge, le Livret A, qui garantit un taux d’intérêt de 0,5% par an, a connu un succès historique dans le contexte d’incertitudes économiques et sanitaires, contrastant avec une forte décollecte sur les contrats d’assurance vie. Au total, depuis le début de l’année et à fin juillet, les dépôts sur les Livrets A dépassent les retraits à hauteur de 22,25 milliards d’euros, un niveau qui n’a été dépassé à cette période qu’en 2012.

Les tendances sont les mêmes si l’on prend aussi en compte le Livret de développement durable et solidaire (LDDS), un autre placement géré par la Caisse des dépôts, aux côtés du Livret A. À eux deux, ils observent une collecte nette de 2,49 milliards d’euros en juillet, et de 28,61 milliards depuis le début de l’année. Le Livret A finance essentiellement le logement social, tandis que le LDDS est dédié à l’économie sociale et solidaire ainsi qu’aux économies d’énergie dans les logements. À fin juillet, 439,5 milliards d’euros étaient placés au total sur les deux.

Livret A : forte hausse de collecte

Livret A : forte hausse de collecte

 

 

Un bon ou un mauvais signe cette hausse du livret A  en janvier ? D’abord peut être la preuve des incertitudes qui planent sur les marchés financiers et qui se traduisent par uen forte volatilité. En attendant, certains épargnants ne prennent pas de risques. Peut – être aussi le fait que les Français renforcent leur épargne de précaution du fait du relatif blocage du pouvoir d’achat tandis que la hausse des dépenses contraintes est repartie. (Notamment les abonnements aux services).  Le Livret A et le Livret de développement durable et solidaire (LDDS) ont en effet commencé 2018 sur une note élevée avec une collecte nette positive de 3,9 milliards d’euros, la plus forte depuis avril 2013, selon les données publiées mercredi par la Caisse des dépôts (CDC). Par comparaison, elle avait été positive de 380 millions d’euros en décembre et de 3,27 milliards en janvier 2017. Pour le seul Livret A, les dépôts ont dépassé les retraits de 3,58 milliards d’euros le mois dernier et la collecte du LDDS a été pour sa part positive de 358 millions. L’encours total des deux livrets, avec les intérêts capitalisés, s’élevait à 379,9 milliards d’euros à fin janvier, dont 275,3 milliards pour le Livret A et 104,6 milliards pour le LDDS. Janvier est un mois traditionnellement favorable pour la collecte de ces deux produits d’épargne défiscalisés. Il faudra attendre les chiffres de février pour voir si la correction des marchés boursiers et le rebond des rendements obligataires à la fin du mois ont eu un impact sur le comportement des épargnants. Les effets positifs des incertitudes, qui encouragent généralement l’épargne de précaution, pourraient être contrebalancés par la remontée des taux d’intérêt, favorable à d’autres placements, alors que le gouvernement a décidé l’été dernier de geler la rémunération du Livret A et du LDDS à 0,75%, niveau auquel elle a été fixée depuis août 2015, pendant deux ans. A titre de comparaison, le rendement des emprunts d’Etat français, l’un des principaux supports de l’assurance vie, évolue autour de 0,97% pour l’OAT de référence à dix ans après être repassé début février au-dessus de la barre de 1,0% pour la première fois depuis mars 2017.

 

 

Livret A : collecte négative en septembre

Livret A : collecte négative en septembre

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Il est clair que le mois de septembre n’est pas un mois propice à l’épargne puisqu’il faut faire face à différentes charges de rentrée notamment fiscales. Du coup,  on a sollicité le bas de laine que constitue le livret à dont la collecte s’est révélée déficitaire au mois de septembre. Autre raison sans doute le peu d’attractivité du taux de rendement de ce livret, un taux historiquement bas de 0,75 % alors que l’inflation réelle est notoirement plus importante. Certes en moyenne elle paraît relativement contenue (autour de  1% mais tout dépend de la structure et du niveau de la  consommation des ménages. De ce point de vue, les dépenses contraintes ne cessent de progresser au détriment des dépenses ajustables C’est un coup d’arrêt pour le produit d’épargne préféré des Français, après un été au beau fixe (1,15 milliard d’euros de collecte en juillet et 1,59 milliard d’euros en août). La collecte du Livret A cumulée sur les neuf premiers mois de l’année n’en reste pas moins largement positive et atteint 12,05 milliards d’euros. Le Livret A, produit d’épargne le plus répandu en France qui sert notamment à financer le logement social, continue de bénéficier d’un contexte de baisse généralisée des taux et d’un effritement du rendement d’autres placements, comme l’assurance-vie. Mi-septembre, le gouvernement a annoncé vouloir « stabiliser » le taux du Livret A pendant un voire deux ans à son niveau actuel.

Le Livret A : collecte en hausse

Le Livret A : collecte en hausse

En dépit d’une rémunération insignifiante au regard de l’inflation réelle le livret a enregistre encore une progression de la collecte de l’épargne. À la fois une bonne et une mauvaise nouvelle. Une bonne nouvelle car cela montre une hausse du taux d’épargne découlant notamment du niveau de l’euro, niveau qui mécaniquement redonne du pouvoir d’achat. Une nouvelle moins réjouissante cependant car elle démontre que les ménages hésitent  à investir face aux incertitudes économiques et sociales.  Le livret A a donc  enregistré en juin une nouvelle collecte nette positive, la septième d’affilée, même si le rythme s’est ralenti par rapport aux mois précédents, selon des données publiées vendredi par la Caisse des dépôts. Le mois dernier, la collecte nette a atteint 840 millions d’euros, contre 1,3 milliard en mai et près de 1,4 milliard en avril.  Malgré un niveau de rémunération historiquement bas (0,75%), la tendance favorable observée depuis le début de l’année se poursuit néanmoins pour le Livret A, qui sert notamment à financer le logement social et qui bénéficie d’un contexte de baisse généralisée des taux et d’un effritement du rendement d’autres placements, comme l’assurance-vie. Au total, l’encours des placements réalisés atteignait 372,2 milliards d’euros fin juin, après 371,1 milliards en mai.

Livret A : toujours moins de collecte

Livret A : toujours moins de collecte

C’est le huitième mois consécutif que le livret A se retrouve dans le rouge selon les données publiées mardi par la Caisse des dépôts. En cause la quasi-absence de rémunération puisque le taux d’intérêt est fixé à 0. 75 %. Théoriquement l’inflation, elle, sur un an serait de 0 %. Toutefois c’est une inflation calculée à partir d’un indice obsolète qui ne tient pas compte de l’évolution de la structure de consommation des ménages. Des ménages dont les budgets sont en fait de plus en plus affectés par les dépenses contraintes (obligées) et qui rognent sur les dépenses ajustables. Du coup,  l’inflation réelle est certainement plus proche de 1 % que de 0 % ;  de ce faite= les épargnants considèrent que le livret A ne rémunère plus rien. Beaucoup préfèrent conserver leur épargne sur des comptes courants. À cela s’ajoute le quasi blocage des revenus, salaires et pensions qui contraint les consommateurs à puiser dans leur épargne pour assurer les fins de mois. Si l’on ajoute le Livret de développement durable (LDD), la collecte nette de ces deux produits d’épargne défiscalisée a été négative de 1,3 milliard d’euros le mois dernier, soit nettement moins qu’en septembre et octobre, où les flux avaient été négatifs de plus de trois milliards d’euros. Les flux de collecte des deux livrets sont négatifs de 11,67 milliards d’euros depuis le début 2015 (-9,59 milliards pour le Livret A et -2,09 milliards pour le LDD). A fin novembre, leur encours s’élevait à 353,5 milliards d’euros (253,4 milliards pour le Livret A et 100,0 milliards pour le LDD). Décembre étant traditionnellement un mois peu actif pour ces produits, l’année 2015 devrait se solder par une décollecte de l’ordre de 12 milliards d’euros, le double de celle de 2014. Les Livrets A et LDD souffrent de la comparaison avec le plan d’épargne logement, dont le taux a été maintenu à 2,0%, et l’assurance vie, qui connaît un bon cru 2015 avec ses produits en unités de comptes, plus risqués. La question du niveau du taux du Livret A pourrait se poser à nouveau une fois connus les chiffres de l’inflation de décembre, alors que les prix de détail sont restés stables en France sur les douze mois à fin novembre.

Livret A : Nouvelle forte baisse de la collecte

Livret A : Nouvelle forte baisse de la collecte

Les Français ont compris que le livret ne présentait plus guère d’intérêt compte tenu du niveau de rémunération de 1% (à peine l’inflation réelle compte tenu de la structure des dépenses de certains petites  épargnants). Du coup l’épargne reste sur les comptes courants. A la fois par attentisme mais auusi pour faire face à la baisse des revenus et à l’augmentation des charges notamment des impôts.  Les retraits sont donc  largement supérieurs aux dépôts lors du septième mois de l’année, à 1,08 milliard d’euros, selon les chiffres de la Caisse des Dépôts publiés ce 21 août. Début juillet, le ministre des Finances a annoncé que le taux de ce placement passerait de 1,25% à 1% au 1er août. Résultat, les retraits sont nettement supérieurs à la collecte en juillet, à 1,08 milliard d’euros, selon les chiffres de la Caisse des Dépôts publiés ce 21 août. C’est le troisième mois d’affilée que les retraits sont supérieurs aux dépôts sur ce produit d’épargne. En juin, les retraits ont été supérieurs aux dépôts à hauteur de 130 millions d’euros et en mai à hauteur de 90 millions d’euros. Pour Philippe Crevel, économiste et secrétaire général du Cercle de l’Epargne, cette décollecte n’est pas surprenante. « Depuis un an, il y a un phénomène de yo-yo, avec une décollecte à peu près un mois sur deux. Ce mouvement va se poursuivre car le Livret A est l’antichambre du compte courant des Français. Et ces derniers ajustent de plus en plus leur épargne en fonction de leurs besoins (impôts, vacances). Par ailleurs, les Français laissent de plus en plus d’argent sur leur compte courant et placent de moins en moins. On risque donc de se situer sur une collecte faible ou négative ». Néanmoins, pas d’inquiétude pour autant. Avec un taux d’épargne de 15,9%, les Français sont les deuxièmes plus gros épargnants de la zone euro derrière l’Allemagne.

 

Assurance-vie : nouvelle collecte positive

Assurance-vie : nouvelle collecte positive  

Selon un sondage IFOP diffusé dimanche, un Français sur deux déclare que la baisse du taux du Livret A l’incitera à épargner sur un autre type de produit.  Du coup il se pourrait que l’assurance vie profite de cette situation.  En effet L’assurance-vie a enregistré une collecte nette de 1,2 milliard d’euros en juin, un sixième mois consécutif de collecte positive qui porte celle-ci à 10,3 milliards d’euros pour le premier semestre, selon les chiffres publiés lundi par la Fédération française des sociétés d’assurance. La collecte nette des six premiers mois de 2014 est ainsi comparable à celle de l’ensemble de l’année 2013, qui a été de 10,7 milliards d’euros. A fin juin, l’encours des contrats d’assurance-vie s’élève à 1.490,2 milliards d’euros. Le montant des cotisations collectées par les sociétés d’assurance pour les six premiers mois de l’année est de 63,8 milliards d’euros, contre 61,9 milliards lors de la période correspondante de 2013, selon les chiffres de la FFSA et du Gema (Groupement des entreprises mutuelles d’assurance).

 

Livret A : collecte record 21 milliards d’euros en un mois

Livret A : collecte record 21 milliards d’euros en un mois

 

 Conséquence de l’aversion aux risques ((actions, obligations etc.),  une collecte mensuelle historique, qui porte les encours des deux placements à 325 milliards d’euros. L’afflux de capitaux d’octobre dépasse même le pic de janvier 2009. L’ouverture de la distribution des livrets à tous les réseaux bancaires avait à l’époque suscité un flot de 18,9 milliards d’euros. Le mouvement massif du mois dernier s’explique par un autre choc réglementaire: le relèvement des plafonds des deux livrets, une des promesses fortes de la campagne de François Hollande. Cette décision très populaire auprès des particuliers a suscité des réserves du monde bancaire qui voit ses propres livrets se vider, mais aussi de la Cour des comptes, qui a souligné les risques de transfert massif de l’épargne long terme du pays vers les livrets. En septembre, le ministre de l’Économie, Pierre Moscovici, a tranché pour un relèvement en deux étapes du livret A. D’abord 25 % au 1er octobre, qui ont porté le plafond à 19.250 euros. Puis une deuxième hausse de 25 %, prévue pour décembre. Le doublement du plafond du livret de développement durable (LDD) a été directement acté au 1er octobre. L’ensemble des augmentations portera la capacité de placement de ces livrets à près de 35.000 euros pour une personne célibataire.  Au total, le doublement des plafonds devrait attirer vers les deux livrets entre 40 et 60 milliards d’euros. . Un montant à répartir entre 15 milliards pour le logement social, en vue de la construction des 150.000 logements sociaux, 10 milliards pour la Banque publique d’investissement (BPI) et de 3 à 5 milliards pour soutenir les  collectivités locales.




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