Archive pour le Tag '« Colère'

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Manif : les producteurs de fruits et légumes aussi en colère

Manif : les producteurs de fruits et légumes aussi en colère

Comme pour la viande et de lait c’est la grogne chez les producteurs de fruits et des légumes. Ce sont les prix qui sont également en cause, prix qui ne couvrent  plus les coûts de productions du fait notamment d’une concurrence internationale déloyale. S’y ajoute des conditions climatiques qui ont engorgé le marché. Le secteur du melon est particulièrement touché. La raison principale du mécontentement provient d’une fiscalité trop lourde en France en particulier en matière de charges sociales.  Plus de 200 producteurs de fruits et légumes français ont contrôlé jeudi une centaine de camions et jeté sur la chaussée le contenu d’une demi-douzaine d’entre eux, en majorité espagnols à hauteur d’Arles (Bouches-du-Rhône) pour attirer l’attention du gouvernement sur les problèmes de leur filière. Après les éleveurs, qui ont obtenu un plan d’aide jugé insuffisant, ils ont bloqué dans les deux sens la nationale 113, créant plus d’une vingtaine de kilomètres de retenues automobiles, selon le Centre régional d’information et de coordination routière (CRICR). « C’est clairement un avertissement au gouvernement et à tous ceux qui tirent profit de la filière sans en payer le juste prix », a dit à Reuters le président de la Fédération départementale des syndicats d’exploitants agricoles des Bouches-du-Rhône, Serge Mistral. Outre des prix qui tiennent compte des coûts de production, les agriculteurs exigent des « mesures exceptionnelles de compensation nationales et européennes » pour compenser les pertes liées à l’embargo russe sur les produits alimentaires en provenance de l’Union européenne. « Nombreux sont ceux parmi nous qui n’arrivent plus à joindre les deux bouts. Aujourd’hui, on a voulu se faire entendre mais c’est surtout des actes qu’on attend dans les prochains jours », a prévenu Serge Mistral.

Départementales : »les Français en colère » (Valls)…mais on ne change rien

Départementales : les Français en colère (Valls)…mais on ne change rien

 

Il est assez pathétique le Clémenceau d’Opérette, il reconnu que les Français étaient en colère mais pour autant n’envisage pas de changer de politique. Tout au plus il n’écarte pas la possibilité de décider une thérapie légère qui consiste à prescrire quelques   dolipranes pour soigner  le cancer du chômage. La vérité  c’est qu’il complètement perdu, que ses résultats économiques sont insipides et qu’il est prisonnier de l’orthodoxie de la pensée économique unique des technocrates qui sans doute couleraient la gestion d’une  épicerie de quartier en moins d’un mois ;  a fortiori,  ils  ne peuvent faire preuve de la moindre imagination pour réformer réellement.  Un bouleversement durable du paysage politique« , voici comment Manuel Valls a qualifié les résultats des élections départementales quelques instants après l’annonce des premières estimations. La gauche devrait ainsi perdre entre 25 et une trentaine de départements par rapport aux dernières élections.  Surtout, le premier ministre a fustigé les divisions de la gauche, notamment au premier tour du scrutin, ainsi que les scores « très élevés, trop élevés » du Front national. Le Premier ministre a insisté, expliquant s’être « impliqué autant qu’il a pu » contre la montée de l’extrême-droite, réussissant à mobiliser grâce à des « appels entendus ».  « Chacun devra tirer les leçons de ces résultats », a-t-il déclaré, « dénoncer les solutions dangereuses de l’extrême-droite, qui n’y a rien de bon à en entendre ni localement, ni nationalement. » Le Premier ministre a ajouté qu’il avait entendu « les attentes et les exigences » de Français en colère, fatigués « par une vie quotidienne difficile, le chômage, les impôts, la vie trop chère. »   Pour y répondre, Manuel Valls a listé un ensemble de textes qui seront votés « avant l’été ». Baisses d’impôts pour 9 millions de foyers modestes et de classes moyennes, modernisation du dialogue social, incitations à l’embauche dans les PME faisaient notamment partie de ces mesures martelées.  Maître mot du discours du Premier ministre, le thème de l’espoir a plusieurs fois été répété dans le discours d’environ 5 minutes. On peut même faire un voyage à Lourdes !

 

FN : Valls en colère pourquoi ?

FN :  Valls en colère pourquoi ?

 

Valls ne cesse de multiplier les colères vis-à-vis de la montée du FN au point qu’il en devient ridicule et surtout inefficace. Des colères bien préparées, des colères de comédiens comme hier à l’assemblée nationale encore où il peut devenir rouge comme un coq à la demande. Avec le doigt tendu, le doigt de  Dieu  ou plutôt de Judas. Car Valls est en train de comprendre mais un peu tard qu’il est responsable de la montée du FN avec sa politique social-libérale, incohérente en plus et donc sans résultat. Inévitablement,  il sera le premier à endosser la responsabilité de la véritable débâcle du PS qui ne gardera putter qu’ne dizaine de départements et avec beaucoup de difficultés. Comment un Premier Ministre pourraiat-il avoir la confiance du pays  après un tel échec ? D’autant qu’il s’investit dans une  élection qui normalement devrait demeure de portée locale si elle n’avait pas été autant politisée et floue. Car ces élections en plus sosnt illégales et floues. Ce n’est qu’hier que l’assemblé nationale à voté le deuxième volet d’uen reforme territoriale qui reste complètement vague et incohérente. Vals crie, hurle, vocifère mais ses colères feintes ne passent plus auprès de l’opinion et dans les sondages c’est le plongeon. Sans doute ce qui l ‘affecte le plus.  Il portera la responsabilité des échecs économiques du gouvernement dont le virage libéral n’a donné aucun effet. Pour deux raisons, d’abord parce que le gouvernement ne dispose d’aucune légitimité pour changer son orientation ( Hollande n’a pas été élu pour cela) ensuite parce que c’est du faux semblant aussi bien pour  le pacte de responsabilité ( dont on ne parle plus et pour cause puisqu’il ne produira pas d’emploi, se contentant d’en maintenir ce qui n’est déjà pas si mal) et que la fameuse loi micron Macron sorte de vide grenier anecdotique ne s’attaque pas aux réellement aux réformes de structures. Un virage libéral qui n’en est pas un, mal fait qui conduit dans le fossé. Avec une telle débâcle électorale, Valls devra partir. Ou alors il faudra qu’il accepte un nouveau gouvernement nettement rééquilibré à gauche en prévision des régionales d’abord et surtout de 2017. Vals avec Aubry, des frondeurs, des écolos par exemple. L’incohérence ajoutée à l’incohérence existante. Vals en fait des tonnes sur la progression du FN, pour réveiller maintenant un électorat de gauche qu’il a lui- même anesthésié et même assommé Certes le FN sera en tête au premier tour mais c’est l’UMP qui va ramasser la mise au second tour avec près de 90% des départements. Vals veut faire peur en laissant penser que Marine Lepen peut être élu en 2017, ce qui est impensable,  sauf devant Hollande  peut-être.  Mais Hollande ne pourra pas se qualifier tellement il est discrédité. Du coup Valls  peaufine surtout sa posture pour 2022. Homme de conviction, homme autorité. Deux qualités qu’il ne suffit pas de proclamer. Et qu’on reconnait sans qu’il soit nécessaire aux intéressés de le hurler  sans cesse  comme fait Valls.

Les professions libérales réglementées en colère

Les professions libérales réglementées en colère

 

Finalement cette grande reforme de l’économie promise d’abord par Montebourg puis reprise par son successeur Macron risque de finir en eau de boudin. D’abord parce que elle ne concerne que quelques professions, donc un champ très restreint de l’économie, ensuite parce que le corporatisme des dites professions risque de faire reculer un pourvoir très affaibli enfin parce que les économies à en attendre sont marginales même si les des évolutions s’ imposent quand même. Donc beaucoup de bruit pour rien.  Les praticiens libéraux ont mis le gouvernement en garde vendredi contre le coût potentiel de la réforme des professions réglementées, dont les contours et les gains envisagés en termes de pouvoir d’achat et d’activité sont encore incertains. L’Union nationale des professions libérales (UNAPL), qui avait rencontré un franc succès avec son appel à mobilisation le 30 septembre, a dévoilé une étude qui se veut un « contre-rapport » face à celui de l’Inspection générale des finances. Confiée à l’économiste Nicolas Bouzou, l’étude démontre que « la modernisation est utile mais que, compte tenu de la grande spécificité des services auxquels nous sommes confrontés, il reste indispensable de maintenir une réglementation », a dit à la presse le président de l’UNAPL, Michel Chassang. « Tout cela aura des conséquences financières, qui engendreront des coûts induits pour la collectivité et pour le consommateur », a-t-il encore affirmé. « La déstabilisation de l’économie est immédiate, les gains sont incertains. » Selon l’UNAPL, l’Etat devrait compenser la levée de certaines réglementations. L’étude rappelle que la suppression de la profession d’avoué a coûté près de 400 millions d’euros et l’UNAPL rappelle que les notaires ont estimé le préjudice auquel ils pourraient prétendre à huit milliards d’euros. La déréglementation aurait en outre un impact indirect sur la collectivité, souligne le texte : par une hausse du nombre de litiges dus sur les transactions faisant l’objet d’actes notariés, par exemple, ou une augmentation de la consommation de médicaments et par extension des interractions médicamenteuses dangereuses pour la santé.  Le rapport commandé par l’UNAPL fait encore une lecture critique de celui de l’Inspection des finances qui oublierait d’inclure les potentielles destructions d’emplois et qui table sur une baisse des prix toute théorique. Enfin, le texte promu par les professions libérales estime qu’il est trompeur d’évaluer l’effet d’une réforme seulement à l’aune de la rentabilité. « Les prestations reposent sur la qualité, la personnalisation », a dit Michel Chassang. Si le document est très sévère, il ne contient que peu de chiffres sur le coût réel de la réforme envisagée dans le cadre de la loi « activité » portée par le ministre de l’Economie Emmanuel Macron. Celui-ci devrait s’appuyer sur les propositions du député Richard Ferrand qui a prôné dans un rapport de prudentes réformes pour les notaires, huissiers ou pharmaciens. Il est notamment revenu sur la vente de médicaments en grande surface, un temps envisagée, et propose de libérer un peu l’accès à certaines professions mais en conservant des limites que serait chargée de définir une autorité indépendante. Le rapport de Richard Ferrand constitue une avancée, selon Michel Chassang, mais il franchit à ses yeux encore beaucoup de lignes rouges, notamment sur la vaccination en pharmacie, ou la consultation d’optométrie chez les opticiens. « Pour ce qui nous concerne, il reste trop de zones d’ombre, de non-dits. Il y a une désinformation, une manipulation », a lancé celui qui est aussi médecin, dont l’organisation envisage de nouvelles mobilisations d’ici la fin de l’année et pourrait se joindre à la semaine d’actions du patronat.

 

Les agriculteurs en colère

Les agriculteurs en  colère

 

Grosse manifestations un peu partout en France pour exprimer  le mal-être de l’agriculture. En cause la concurrence étrangère, la réglementation, des prix trop bas. Pas sûr que la déclaration de Valls « Les agriculteurs ont besoin de retrouver confiance dans l’avenir de leur profession »  Suffisent à les rassurer. Valls a en effet décidé de mettre en place « une mission » ( !) pour étudier les conditions de la simplification administrative.  Des débordements aussi qui du coup discréditent la critique de certains agriculteurs vis-à-vis des écologistes violents. Au-delà de cette opposition se pose la question de la reconversion d’une partie de l’agriculture vers des produits plus respectueux de l’environnement et moins intensive. D’une certaine manière c’est une question économique mais auusi sociétale, le consommateur moyen par ses choix étant lui auusi partie prenante du développement d’un processus industriel excessif de l’agriculture C’est évidemment une question également politique qui repose la question de conditions de production de la concurrence notamment en Europe. Come la plupart des secteurs économiques l’agriculture française vit malheureusement une crise durable.  Les agriculteurs ont donc manifesté un peu partout en France mercredi contre ce qu’ils estiment être un trop-plein de réglementation et pour la défense de la production française, qu’ils ont déversée et distribuée abondamment, à Paris notamment. FNSEA et JA (Jeunes agriculteurs) avaient choisi pour mot d’ordre de leur journée d’actions « le patriotisme alimentaire et la valorisation des produits français », sans oublier la dénonciation de règles sanitaires ou de la bureaucratie. Manuel Valls a jugé devant l’Assemblée nationale que le secteur vivait « une crise économique, sociale et morale » et que les agriculteurs avaient « besoin de retrouver confiance dans l’avenir de leur profession. » Rappelant que 3,5 milliards d’euros d’aides européennes avaient été versées en urgence, le Premier ministre a annoncé lors des questions au gouvernement la création d’une mission parlementaire ad hoc. Elle sera confiée à un agriculteur et à un fonctionnaire du ministère de l’Agriculture pour qu’ils proposent des améliorations et simplifications des dispositifs existants et fassent en sorte que les contrôles se passent mieux dans le respect de tous », a-t-il dit.

 

Centre des impôts incendié à Morlaix : la colère fiscale et sociale

Centre des impôts incendié à Morlaix : la colère fiscale et sociale

On ne peut évidemment approuver l’incendie du centre des impôts de Morlaix par les agriculteurs mais cet acte témoigne du ralbol de certaines professions. C’est le cas de l’agriculture dont la compétitivité est plombée par la fiscalité et par l’importation de produits des pays à bas coûts de production (viandes, légumes fruits notamment).sans parler des pressions qu’exercent la grande distribution sur les prix ou encore de la réduction des dépense de ménages en matière d’alimentation. Une colère qui pourrait bien contaminer d’autres secteurs même si les formes d’action sont différentes. Ce sont quelque 140 tracteurs qui ont convergé vers Morlaix dans la nuit de vendredi à samedi. Des agriculteurs en colère qui ont incendié le bâtiment des impôts et celui de la mutualité sociale agricole. Ils s’en sont ensuite pris à un pont. Une colère « inadmissible » mais finalement « logique » estime sur France Info Agnès Le Brun, maire UMP de Morlaix : « Les agriculteurs sont accablés par les charges sociales, les impôts, les dettes, accablés par le fait que ce que vous achetez sept euros le kilo dans un supermarché,  on le leur paye sept centimes à la production. » Les producteurs bretons sont ainsi confrontés à de grosses difficultés de trésorerie accentuées par l’embargo imposé par la Russie début août. Des restrictions sur les importations de produits alimentaires en réaction aux sanctions européennes dans le cadre de la crise ukrainienne. Un embargo qui a un effet domino puisque les gros exportateurs vers la Russie, à la recherche de nouveaux débouchés, viendront concurrencer la production française sur son propre marché tirant encore plus les prix vers le bas. Mais les légumiers protestent aussi contre « un ras-le-bol fiscal et social« , explique Thierry Mérette, président de la FDSEA du Finistère. Les agriculteurs « n’en peuvent plus, ils ont le sentiment d’être abandonnés« . Selon lui : « Les représentants de l’État m’ont appelé vers 1 heure du matin… C’est qu’ils commencent à comprendre qu’il y a un vrai désarroi. Je leur ai dit que ce n’était que le début et que s’ils ne nous écoutaient pas, cela pourrait être bien autre chose. »   « Vous avez, par rapport à vous concurrents directs, 30% de charges en plus« , dénonce Jean-François Jacob président du SICA, la société d’intérêt collectif agricole de Saint-Pol-de-Léon, premier groupement français des producteurs de légumes. Il pointe également les surcoûts dus à la superposition des couches administratives : « Quand dans la semaine, le groupement que je préside reçoit un chèque de 353 euros 70 à partager entre 1500 adhérents, donc 23 centimes par adhérents, on ferait mieux de rien nous envoyer. » Son groupement a décidé de renvoyer ce chèque à Emmanuel Macron, le ministre de l’Économie « pour qu’il vienne nous rencontrer ».

 

Rebsamen et le chômage : la colère et le désarroi

Rebsamen et le chômage : la colère et le désarroi

 

C’et d’abord la colère dans les syndicats notamment suite aux propos de Rebsamen sur la nécessité de contrôler et sanctionner les chômeurs. Aussi Finalemenet le désarroi d’un gouvernement qui ne sait plus quoi faire face au chômage. En septembre 2012, Hollande promettait l’inversion, promesse répétées 20 ou 30 fois ensuite. En fait deux ans après c’est une augmentation historique du chômage et l’inversion est enterrée même par le ministre du travail Rebsamen. Comme souvent sur le sujet, la réaction est assez manichéenne avec d’un coté ceux qui stigmatisent les chômeurs et de l’autre ceux qui les défendent à tout prix ; D’abord une donnée macro économique incontournable, sans croissance pas de créations d’emploi, il faut au moins 1.5% de croissance du PIB pour créer des emplois. Ensuite s’il y a 5 millions de chômeurs (officiels, en fait 7 à 8 millions), ce ne sont pas les 350 000 emplois non pourvus qui peuvent répond résoudre la question. De plus ces 300 000 emplois sont tout à faiat approximatifs voire aléatoires. Il n’existe pas de vraies statistiques sur le sujet, c’est une approximation. Et dans une économie moderne, même avec une forte croissance, il y aura toujours un socle de 200 à 300 000 chômeurs et autant de postes non pourvus. Du fait des restructurations, des évolutions technologiques, de l’évolution des carnets de commandes et de la mobilité des biens et des personnes. Enfin il est vrai aussi que certains se sont installés dans le chômage, une minorité mais qui est réelle car on vit mieux parfois  avec les Assedic (ou la RSA) qu’en travaillant avec un salaire de 1000 euros grâce aux autres aides et aux exonérations fiscales.  Les syndicats et une partie de la gauche se sont donc  indignés mardi des propos du ministre du Travail, François Rebsamen, qui a dit souhaiter un renforcement du contrôle des chômeurs afin de s’assurer qu’ils cherchent effectivement un emploi. Face à cette vague de critiques, le ministre a dit ne pas comprendre « l’emballement médiatique » autour de ses déclarations et a assuré qu’il n’entendait pas « stigmatiser » les chômeurs. « Quand la gauche est là, elle ne harcèle pas les chômeurs.(…) Je ne demande que l’application de la loi », a-t-il plaidé en fin de journée sur RTL. La hausse du chômage s’est poursuivie en juillet en France, où le nombre de demandeurs d’emploi de catégorie A, sans aucune activité, a atteint 3.424.400, un nouveau record. Selon François Rebsamen, au moins 350.000 postes ne sont pas pourvus et le ministère du Travail a mis en place des formations adaptées « pour pouvoir répondre à ces offres d’emplois qui ne trouvent pas preneur », a-t-il dit mardi matin sur i>Télé. « Trois cent cinquante mille offres qui ne trouvent pas preneur dans un pays qui compte 3,4 millions de chômeurs, c’est quand même quelque chose d’insupportable », a-t-il souligné.  Et s’il a dit compter sur ces formations afin de répondre à la demande, le ministre a aussi estimé qu’il faudrait davantage veiller à ce que tous les chômeurs cherchent un emploi, laissant entendre que les abus étaient nombreux. « Je pense qu’il faut renforcer les contrôles », a-t-il dit. « Quand on est chômeur au sens du Bureau international du travail, on recherche un emploi, et donc c’est négatif pour ceux qui recherchent un emploi d’être à côté de personnes qui ne cherchent pas d’emploi. »

 

La lettre de colère de 100 députés socialistes à Valls et Hollande

La lettre de colère de 100 députés socialistes à Valls  et  Hollande

 

 

« Les conditions de la confiance  Pour un contrat de majorité

 

Agir et ne pas subir. La  défaite d’ampleur historique que nous venons d’encaisser  nous donne une responsabilité sans précédent. Bien plus qu’une protestation de circonstance,

Les Français ont exprimé des positions très politiques et, dans leur diversité, des demandes de   justice, d’efficacité économique  et  d’égalité républicaine.  Depuis de longs mois, les élus locaux et les députés avaient alerté sur le fossé qui se creusait entre la gauche au pouvoir et son électorat.  Cette défaite électorale ne doit pas se transformer en renoncement démocratique.  Au contraire,  le temps du Parlement est venu. L’affirmation de la volonté politique est  encore plus à l’ordre du jour. Le dialogue avec le nouveau Gouvernement s’engage  dès maintenant. La représentation nationale doit être digne de sa mission et à la hauteur de ce moment de notre histoire. Il lui revient de participer aux nouvelles orientations qu’exige cette  nouvelle étape. Dans ce but, il faut aller plus loin que les habitudes et les certitudes. Pour répondre vigoureusement à  l’épuisement institutionnel,  nous proposons un contrat de majorité, dans la durée. En effet, pour restaurer la confiance avec les Français, il faut recréer aussi la confiance avec le Parlement. Celui-ci doit apporter sa légitimité en soutien des choix que les citoyens de tous horizons attendent de la gauche au pouvoir. Notre première contribution au  contrat de majorité  privilégie les orientations ainsi rappelées :

 

1)

Obtenir une réorientation européenne par un plan de relance contre la déflation et une révision des règles budgétaires insoutenables et ennemies de la croissance et

de l’emploi. Les trajectoires budgétaires imposées  aux Etats et à l’Union,  sans distinguer selon la nature des dépenses, ne sont pas des tabous. Il y a urgence à les rediscuter. La Commission doit  enfin changer de cap. L’élection européenne, le 25 mai, sera aussi l’occasion de mener ce  combat. Sans investissements massifs publics et privés, soutenus par l’Union, dans les énergies renouvelables, les transports, le numérique, la construction de logements, la recherche, pas d’échappatoire au déclin.

 

  2)

Concentrer les moyens publics sur la création réelle d’emplois

 et, ainsi, intensifier le redressement productif.  Pour cela, substituer

un pacte national d’investissement, négocié jusqu’au niveau des  entreprises, aux mesures les plus coûteuses et sans conditions actuellement envisagées dans le pacte de responsabilité. Concentrer  les marges de manœuvre de la France sur l’emploi,

  l’investissement,  la  formation,  c’est la condition de la protection des salariés contre le chômage  de masse.

 

3)

 

Défendre des décisions de justice et de pouvoir d’achat 

 Des mesures en faveur des bas salaires, la réforme fiscale et la CSG progressive, l’effort en faveur des retraites les plus  modestes, que nous avons demandés depuis des mois. Ces décisions convergent vers  un « choc de demande »   , accompagnant les efforts sur l’offre,

 additionnant ces améliorations de pouvoir d’achat, les emplois aidés non marchands pour les jeunes et les chômeurs de longue durée, et les investissements publics. 4)  Réaffirmer et amplifier les choix et les engagements de 2012 : Muscler les efforts de

régulation des activités financières et bancaires, et leur  mobilisation pour l’investissement et les territoires.  Promouvoir la responsabilité sociale et environnementale des multinationales et leur « devoir de vigilance ».

-

 

4)

Rendre populaire  la transition écologique

: financement et avances pour les travaux de rénovations énergétiques, co-investissements citoyens dans les énergies renouvelables, plan de remplacement des véhicules et équipements anti-écologiques. Engager un mouvement de  transformation de l’Etat et des collectivités locales, avec les citoyens et les agents publics. Nous soutiendrons les économies efficaces,  pas les régressions sociales : non aux économies de dépense qui conduisent à des reculs pour la Sécurité sociale  ou à la panne de l’investissement public

 !

-

  Défendre l’égalité des territoires

 par un socle de droits (le « bouclier »), une relance des économies locales, un remaillage des services publics sur deux piliers :

L’éducation et la santé.

 

 5)

 

Pour  une revitalisation exigeante de la démocratie française.

Un sentiment  d’abandon exaspère aujourd’hui de nombreux Français. Ils se sentent oubliés, incompris,   pas écoutés. Pour écouter les citoyens et mobiliser la société, nous devons inventer des  formes participatives nouvelles. Le pays ne se sent pas représenté 

 , encore plus quand le Parlement n’est pas entendu. La nouvelle étape doit retrouver les droits et les devoirs du Parlement. Notre majorité sera  plus soudée, si elle inaugure des manières modernes de préparer les grandes décisions et de délibérer.

Si nous ne laisserons pas s’installer de faux clivages entre les «

 cigales » et les « fourmis  », nous savons aussi que jamais la France ne se redressera dans l’austérité et en laissant exploser le chômage et les inégalités. Nous faisons le c

hoix d’une politique qui marche. Nous recherchons

 

l’équilibre entre les  salariés et les entreprises et entre les efforts et la justice, pour toutes les composantes de la société. Refusant la fuite en avant façon Sarkozy, nous choisissons l’efficacité  pour mener les  politiques d’investissement, la transformation de l’Etat, l’innovation publique.

 

Les  Français n’ont pas changé depuis  le 6 mai 2012, ils sont déçus. Ils ne sont pas versatiles, ni  ralliés à l’UMP  qui  n’a rien d’autre à proposer que la dérégulation et

l’austérité

.

Il est impératif d’exprimer une vision claire  et offensive du futur de la France et de son rôle en Europe. Les Français ont le sentiment que la politique  qu’ils avaient choisie n’est pa

s assumée. Ils  nous l’ont dit  dans les urnes. Il faut maintenant passer des urnes aux choix et, pour nous, des mots aux actes. Les temps  qui viennent sont pour tous, et pour chacun d’entre nous,  une épreuve de vérité. »

 

Municipales Florange : un vote de colère et de dégoût

Municipales Florange : un vote de colère et de dégoût

 

Le maire socialiste de Florange a été sèchement battu lors du premier tour des élections municipales, dimanche 23 mars, et un ancien Cégétiste passé au FN est en tête à Hayange. Une situation qui ne surprend pas les habitants de ces communes. « Quand un parti politique réussit à écœurer les gens, que font-ils ? Ils font ça par colère et dégoût. Ils ne votent pas FN parce qu’ils sont racistes », analyse un riverain. Un sympathisant FN considère que son parti est en tête grâce aux ratés du pouvoir en place : « On a vu Sarkozy et Hollande ici et ça n’a rien changé ». « La ville s’est dégradée à vitesse grand V. En votant FN, les gens expriment leur mécontentement », estime un habitant de Hayange. Du coup de gueule à la victoire frontiste, il n’y a qu’un pas, qui pourrait bien être franchi dès dimanche prochain.

 

« Colère, désespoir et résignation des français » : le bilan du député marcheur

« Colère, désespoir et résignation des français » : le bilan du député marcheur

 

5000 kms de marche pour l’atypique député Lassalle au cours de son tour de France. Bilan, un constat sans concession : il a observé colère, désespoir et résignation chez les français rencontrés. Rien ne changera pour autant sans doute, les députés toujours aussi coupés des réalités économiques et sociales vont continuer d’empiler les lois contradictoires, de pratiquer le centralisme napoléonien et de plomber économie et consommation avec de nouvelles fiscalités. Qu’un député (au demeurant sympathique) ait éprouvé le besoin de faire une tour de France pour découvrir l’évidence en dit long sur la coupure entre les élites et la population.   »Je n’aurais jamais autant communiqué de ma vie ! » Jean Lassalle, le « député qui marche », est arrivé mercredi à Paris bouclant un tour de France entamé en avril dernier. Durant ces neuf mois, il a baladé ses presque deux mètres de haut et sa voix chantante sur plus de 5.000 km et parlé à des centaines de personnes.  Il a fini son périple par la Bretagne, « à la bonne période, au moment des +Bonnets Rouges+ » raconte-t-il à l’AFP, puis la Normandie et l’Ile-de-France. Député atypique qui a fait résonner l’hymne béarnais dans l’hémicycle, il a aussi défrayé la chronique avec sa grève de la faim à l’Assemblée en 2006 pour défendre l’usine Toyal installée dans sa vallée.  Mardi soir, le député a posé son béret à Neuilly. Il a franchi le périphérique mercredi et continuera de se déplacer dans Paris jusqu’à la fin de la semaine. Il ira notamment à la rencontre des habitants du XIIIe arrondissement.  Laissant largement place à l’improvisation, son programme évolue souvent d’heure en heure au gré des rencontres, qui seront très médiatisées cette semaine avec plus d’une douzaine d’interviews prévues…  Il fêtera symboliquement son retour samedi en regagnant l’Assemblée nationale, qu’il retrouvera donc en janvier. S’en suivra un week-end de travail autour des « cahiers de l’Espoir », variante des cahiers de doléances de la Révolution française.  D’ici fin février, il voudrait rencontrer le président de la République, le Premier ministre, ainsi que les présidents de l’Assemblée nationale et du Sénat pour rendre compte de son périple.  Le costume cravate sous un grand manteau noir, sans oublier la prothèse des temps modernes qu’est l’oreillette du téléphone, Jean Lassalle est parti à la rencontre du peuple, au rythme d’une vingtaine de kilomètres par jour. Et il répète qu’il y a vu « colère, désespoir, et résignation ».  « On est à la croisée des chemins, il est minuit moins 5″, prévient-il, un tantinet mystique.  Inquiet de la crise de confiance entre les Français et les politiques, racontant avoir traversé des villages où régnait « une ambiance à la Zola », le béarnais a aussi noté « une très grande perte d’identité » chez les Français.  Depuis neuf mois, il n’a fait que quelques pauses, pour participer au débat sur la Syrie à l’Assemblée ou pour rendre compte de ce qu’il constatait sur le terrain.  Dans son bureau de l’Assemblée, ses assistants veillent, et son trajet sur la carte Michelin est tracé non pas au crayon… mais punaisé avec l’un de ses lacets.  Malgré un rhume la semaine dernière, ce père de 4 enfants, âgé de 58 ans, assure « être en plein forme ». « C’est un ancien berger, il a la peau dure », commente François Briot qui s’occupe bénévolement de sa permanence à Oloron-Saint-Marie.  D’un point de vue personnel, ce « résistant » et « éveilleur de conscience » comme il se définit lui-même dit « tirer une grande fierté » d’avoir bouclé son « ouvrage ». Elu en 2002, ce député va maintenant pouvoir retrouver ses proches, « reconstituer le nid », explique-t-il, une famille « mise à rude épreuve » depuis son départ.

 

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