Archive pour le Tag 'coincés'

Premier débat à droite : des candidats très coincés

 

Premier débat à droite : des candidats très coincés

 

 

Ce que l’on retiendra sans doute de ce premier débat c’est qu’il fut relativement insipide. En fait on n’a rien appris de nouveau de chacun des prétendants. Des prétendants par ailleurs très tendus surtout Sarkozy.  ligotés aussi par le format de l’émission qui leur laissait le plus souvent une minute ou 30 secondes pour s’exprimer globalement,  les participants sont parvenus à éviter la foire d’empoigne avec cependant des attaques  personnelles parfois très durs. D’une certaine manière les deux principaux candidats à savoir Sarkozy et Juppé se sont neutralisés et le rapport de force finale est en faveur du maire de Bordeaux d’après les sondages les plus autres candidats ont tenté d’exister notamment Fillon qui a tenté de se singulariser avec le radicalisme de ses positions. Copé lui a contesté la légitimité de ceux  qui ont été mis en examen, il visait évidemment d’abord Sarkozy mais aussi Juppé.  Lemaire et  NKM ont trop voulu se montrer comme des prétendants hors système avec des propositions un peu hors-sol,  finalement poisson  à Puteaux a tire son épingle du jet du jeu en se faisant connaître. Bref comme il fallait s’y attendre ce spectacle médiatique n’est pas de nature à apporter des éclairages très pertinents et surtout nouveaux sur les positions des un et des autres en matière économique notamment les orientations sont parues assez confuses. Au total un débat assez conventionnel et qui a plutôt ennuyé.  Alain Juppé, favori des sondages, et Nicolas Sarkozy, pour qui il devient urgent d’enrayer une dynamique défavorable, ont décliné une partition connue. Pour le maire de Bordeaux, un « Etat fort » à même de remettre la France sur la voie du « plein emploi » et de l’ »optimisme », pour l’ancien président « une France de l’action » succédant à « la France du bavardage » dans une « alternance forte, énergique, immédiate, concrète » au service de « la majorité silencieuse ». Dans ces deux registres éprouvés, les deux hommes se sont neutralisés, Alain Juppé optant stratégiquement pour une prudente réserve, Nicolas Sarkozy, crispé tout au long de l’exercice, pour un volontarisme rappelant les campagnes de 2007 et 2012. Ce sont les « outsiders » qui ont ménagé surprise et intérêt, notamment le plus méconnu d’entre eux, le président du Parti chrétien-démocrate Jean-Frédéric Poisson, crédité de 0,5% à 2% dans les sondages, qui a marqué sans complexe ses différences, sur le revenu universel, la laïcité ou les fichés S. La seule femme candidate, Nathalie Kosciusko-Morizet, a ravi à Bruno Le Maire, emprunté, le privilège de la nouveauté en invitant les électeurs à refuser la « nostalgie »: « Le recyclage, ça marche pour les déchets, pas pour les idées ». « Passez à autre chose », a déclaré pour sa part l’ancien ministre de Nicolas Sarkozy Bruno Le Maire qui s’est efforcé difficilement de déclarer hors-jeu « le clan des redoublants », pour reprendre une expression de son porte-parole Damien Abad. « Si vous voulez continuer comme avant, vous avez tout ce qu’il faut sur ce plateau », a-t-il lancé en préambule, à quelque distance des pupitres d’Alain Juppé et Nicolas Sarkozy. « On a gouverné ensemble pendant cinq ans », leur a rappelé l’ancien président au début des échanges. Le député de l’Eure dispute à François Fillon la place de troisième homme dans le scrutin, sans précédent à droite, des 20 et 27 novembre. Marquant sa singularité, notamment par la radicalité de ses propositions économiques et sa position isolée sur le dossier syrien, l’ancien Premier ministre de Nicolas Sarkozy, qui se défie des sondages, a appelé à déjouer les pronostics. « Ce que ce débat a montré ce soir, c’est qu’il n’y a pas deux candidats qui ont déjà gagné le premier tour de la primaire », a-t-il dit en conclusion. La palme de l’offensive, au risque parfois de l’agressivité, revient à Jean-François Copé, crédité de 2% dans les sondages les plus flatteurs, qui a joué son va-tout en décochant plusieurs traits à Nicolas Sarkozy, à sa droite, auquel il ne pardonne pas de l’avoir mis en cause dans l’affaire Bygmalion. D’emblée, le député-maire de Meaux, qui dirigea la majorité à l’Assemblée sous Nicolas Sarkozy, s’en est pris à celui-ci en l’accusant de ne pas avoir honoré ses engagements. « Il y a dix ans, en 2007, j’avais comme des millions de Français espéré en la rupture que proposait Nicolas Sarkozy pour notre pays (…). Cette rupture, malheureusement on l’a pas faite », a-t-il lancé d’entrée. Nicolas Sarkozy, qui a dit par la suite avoir été « fair-play » pour pouvoir « rassembler » à l’avenir, est sorti de ses gonds lorsque Jean-François Copé lui a reproché ainsi qu’à François Fillon, qui a « la mémoire qui flanche », d’avoir été défavorables à la loi de 2010 interdisant la dissimulation du visage dans l’espace public. « C’est nous les députés qui l’avons faite passer ». « Ce n’est pas toi qui nous l’a imposée, tu étais bien incapable d’imposer ni au Premier ministre ni au président de la République quoi que ce soit », a répliqué Nicolas Sarkozy. La tension a été palpable lors de l’évocation des affaires judiciaires qui plombent la droite depuis des décennies. A Bruno Le Maire, qui souhaite que les prétendants à un mandat électif dévoilent leur casier judiciaire, Alain Juppé, condamné en 2004 pour prise illégale d’intérêts, a lancé : « Je tiens mon casier judiciaire à la disposition de Bruno. » « Aujourd’hui, les Français ont la décision au bout de leur bulletin de vote, s’ils estiment que ma faute me disqualifie, ils ne m’éliront pas », a-t-il dit. Nicolas Sarkozy, échaudé par les déclarations liminaires de François Fillon sur l’exemplarité politique, a lâché, à propos de sa formule — « Qui imagine le général de Gaulle mis en examen? » –: « Ce ne sont pas des déclarations qui honorent ceux qui les prononcent ». Jean-François Copé a enfoncé le clou sur l’affaire Bygmalion, dans laquelle il a été blanchi et pour laquelle Nicolas Sarkozy est mis en examen, en renvoyant chaque candidat à sa « conscience ». François Fillon, la voix étranglée par l’émotion, a dû pour sa part à nouveau démentir avoir demandé à l’actuel secrétaire général de l’Elysée de « ruiner judiciairement » Nicolas Sarkozy. « Ce n’était pas un combat de boxe, on pouvait s’expliquer, il y a eu des moments d’émotion (…) moi ça m’a plu (…) C’était propre », a voulu résumer Nicolas Sarkozy à des journalistes après le débat, où il a difficilement dissimulé son irritation. Le débat a porté sur les thèmes de l’immigration et de la sécurité, ainsi que les questions économiques. Même si leurs programmes ont pour axe commun une politique libérale au profit des entreprises, les candidats se sont affrontés sur les 35 heures, les mesures fiscales, les retraites. « Je ne serai pas le Martine Aubry de droite. C’est-à-dire qu’on a eu une obsédée des 35 heures, on ne va pas être des obsédés des 39 heures », a ainsi déclaré Nicolas Sarkozy à l’adresse de François Fillon et Alain Juppé qui prônent, dans des modalités différentes, un allongement de la durée hebdomadaire du travail. Au chapitre de l’immigration, Alain Juppé, qui a défendu sans emphase son concept contesté d’identité « heureuse », et Nicolas Sarkozy, critiqué pour avoir invoqué la lignée des « Gaulois », ont été critiqués par les « petits » candidats. « Entre l’identité heureuse et l’identité gauloise, il y a une troisième voie qui est l’identité républicaine », a dit par exemple Nathalie Kosciusko-Morizet. (Avec Reuters)

 

Des milliers de migrants : maintenant coincés en Croatie

Des milliers de migrants : maintenant coincés en Croatie

La politique du chacun pour soi continue en union européenne avec le rétablissement des contrôles aux frontières. Du coup les migrants se retrouvent coincés dans les pays périphériques qui veulent laisser passer ses flux ingérables. Pour l’instant la stratégie consiste pour chaque pays a repousser  les réfugiés vers le pays voisin. En même temps les principes relatifs à la circulation des personnes prévues dans l’accord de Schengen volent en éclats. On se dirige en effet doucement mais sûrement vers le rétablissement des frontières pour contrôler les migrations. On voit mal comment il pourrait en être autrement compte tenu des positions très divergentes des membres de l’union européenne. Les autorités croates sont débordées. Des milliers de migrants ont continué d’affluer en Croatie, qui en recensait jeudi 6.200 sur son territoire et s’attend à un afflux de plus de 20.000 personnes dans les deux semaines à venir. La présidente croate Kolinda Grabar-Kitarovic a d’ores et déjà prévenu que « les choses sont dans une certaine mesure en train d’échapper à tout contrôle ». Le Premier ministre croate, Zoran Milanovic, a quant à lui réaffirmé que Zagreb voulait laisser passer les migrants vers d’autres pays. « Nous ne voulons ni ne pouvons les garder en Croatie. Personne ne peut nous y contraindre. Nos ressources sont limitées », a-t-il déclaré. La Croatie est devenue la nouvelle route vers l’Europe occidentale après le verrouillage de la frontière serbo-hongroise, théâtre la veille d’affrontements entre migrants excédés et forces de l’ordre. Dans la matinée, la petite gare de Tovarnik, ville croate proche de la frontière serbe, était envahie par les migrants qui cherchaient à monter dans des trains pour rejoindre Zagreb et poursuivre leur voyage. « Il y a entre 4.000 et 5.000 personnes ici. Les trains arrivent mais ils ne peuvent pas prendre tous ces gens », a assuré un porte-parole du Haut Commissariat aux réfugiés (HCR) Jan Kapic.

Grèce : Hollande et Merkel coincés

Grèce : Hollande et Merkel coincés

C’est le paradoxe , c’est maintenant Hollande et Merkel qui sont pressés de trouver un accord alors qu’il y a encore quelques semaines c’était les Grecs. En fait Hollande et Merkel sont coincés  car si la Grèce faiat défait il faudra dire adieu au 350 milliards de dettes ( 60 milliards pour le seul Etat allemand, 40 milliards pour l’Etat français).  En outre et surtout,  ce défaut aurait un très mauvais effet sur les marchés financiers à un moment où la croissance internationale se tasse ( y compris en Allemagne). Le président français François Hollande et la chancelière allemande Angela Merkel, qui rencontraient jeudi soir à Riga le Premier ministre grec Alexis Tsipras, lui ont donc rappelé la nécessité d’accélérer iles discussions  pour éviter une banqueroute. Cette réunion, en marge du sommet du Partenariat oriental qui réunit l’Union européenne et plusieurs pays d’Europe de l’Est, s’est achevée bien après minuit (21H00 GMT) après plus de deux heures d’échanges. Selon un porte-parole de la délégation allemande, les discussions entre les trois dirigeants ont été « amicales et constructives » et ont porté sur un « achèvement fructueux de l’actuel plan d’assistance ». « Les discussions se sont focalisées sur la volonté de parvenir à un accord sur le programme en cours. Ils (les trois dirigeants) sont convenus de la nécessité pour les autorités grecques de poursuivre leur travail avec les trois institutions (ndlr, l’Union européenne, la Banque centrale européenne et le Fonds monétaire international) », ont rapporté des responsables allemand et français dans des déclarations quasi identiques. Athènes et le « groupe de Bruxelles » – les trois institutions mentionnées par les délégations allemandes et françaises – négocient depuis plus de trois mois les réformes réclamées aux autorités grecques en échange du versement de 7,2 milliards d’euros, la dernière tranche du plan d’assistance financière en cours.  Le temps presse car la Grèce risque de se trouver dans l’incapacité d’honorer à la fois les prochaines échéances des prêts que lui a accordés le FMI et le paiement des traitements des fonctionnaires et des pensions de retraite.  Selon un responsable grec présent à Riga, Merkel et Hollande ont proposé à Tsipras leur aide personnelle pour accélérer la recherche d’un règlement à long terme de la crise de la dette grecque qui, a dit le Premier ministre grec, « créerait la perspective d’une sortie de la crise ». « Les deux autres dirigeants ont compris la nécessité d’un tel accord et sont prêts à contribuer personnellement à accélérer le processus vers un tel accord », a poursuivi ce responsable grec.

 




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