Archive pour le Tag 'cocus'

Automobiles- PSA et Fiat Chrysler : un mariage de cocus ou d’amour ?

Automobiles- PSA et Fiat Chrysler : un mariage de cocus  ou  d’amour ?

 

Le rapprochement de PSA avec un autre grand de l’automobile était sans doute nécessaire. PSA avait besoin d’un effet de taille à l’international . FCA avait besoin de se rapprocher avec un constructeur qui maîtrise un peu mieux les perspectives de développement du véhicule électrique et la régulation des émissions polluantes. L’alliance entre PSA et Fiat Chrysler en fait sur le papier un des premiers constructeurs automobiles. Le problème est de savoir si cette alliance est équilibrée. Ce n’est pas certain car dans la nouvelle structure de commandement , les deux parties détiendront le même nombre d’administrateurs. L’arbitrage repose uniquement  sur la personnalité de Carlos Tavares . Or  des accidents peuvent intervenir à de grands chefs d’entreprise et leur remplacement peut alors être l’occasion de changer les rapports de force des conseils d’administration. Ce qui paraît curieux, c’est que FCA était valorisé 18 milliards d’euros, contre 22 milliards pour PSA. De la même manière la marge rationnelle est au profit de PSA. Avec une marge de 7,6% – de 8,5% si on enlève Opel -, PSA est très loin devant FCA en matière de rentabilité opérationnelle (6%). En outre, il va falloir restructurer l’appareil industriel de FCA où des usines sont largement sous-utilisées, et investir des milliards pour relancer les marques, notamment italiennes

 

Le noyau dur qui contrôle PSA (famille Peugeot, BPI France et DongFeng) ne sera donc pas reconduit au capital de la nouvelle entité, et la part des autres actionnaires restants sera diluée. Pour la famille Peugeot, il y a un risque de prise de contrôle de fait du nouveau groupe par la famille Elkann. La semaine dernière, et de concert avec Bpifrance, elle a demandé des précisions sur les modalités de gouvernance du nouveau groupe, dans le cas d’une succession de Carlos Tavares. « La famille Peugeot et BPI, notamment, craignent que PSA ne perde son déséquilibre favorable si quelque chose arrive à Carlos Tavares », a indiqué à l’agence Reuters une source bien informée.

 

L’ambiguïté contractuelle réside sur la ventilation du conseil d’administration. Composé de 11 membres, la famille Elkann en nommera 5, tandis que les actionnaires de PSA en nommeront 5. Le onzième membre est Carlos Tavares. Sauf que pour l’heure, rien ne stipule si ce siège est attribué au camp français ou au camp italien en cas de disparition de celui-ci.

 

En effet le risque c’est que la France puisse perdre le contrôle de son ancien groupe PSA et surtout qu’on assiste à des délocalisations dans la mesure où nombre d’entreprises du groupe FCA sans notoirement sous-utilisées.  John Elkann accomplit donc un coup de maitre puisqu’il se retrouve à la tête du 4ème constructeur automobile mondial sans coup férir à l’image de l’acquisition pour trois bouchées de pain du groupe Chrysler en 2008 alors que celui-ci était au bord de la faillite. Le sens des affaires de John Elkann  combiné à  la rigueur opérationnelle de Carlos Tavares est porteur de promesses pour le  nouveau groupe qui n’est pas certain par ailleurs de maintenir son niveau actuel de production en France.

 

PSA et Fiat Chrysler : un mariage de cocus ou d’amour ?

PSA et Fiat Chrysler : un mariage de cocus  ou  d’amour ?

 

Le rapprochement de PSA avec un autre grand de l’automobile était sans doute nécessaire. PSA avait besoin d’un effet de taille à l’international . FCA avait besoin de se rapprocher avec un constructeur qui maîtrise un peu mieux les perspectives de développement du véhicule électrique et la régulation des émissions polluantes. L’alliance entre PSA et Fiat Chrysler en fait sur le papier un des premiers constructeurs automobiles. Le problème est de savoir si cette alliance est équilibrée. Ce n’est pas certain car dans la nouvelle structure de commandement , les deux parties détiendront le même nombre d’administrateurs. L’arbitrage repose uniquement  sur la personnalité de Carlos Tavares . Or  des accidents peuvent intervenir à de grands chefs d’entreprise et leur emplacement peut alors être l’occasion de changer les rapports de force des conseils d’administration. Ce qui paraît curieux c’est que FCA était valorisé 18 milliards d’euros, contre 22 milliards pour PSA. De la même manière la marge rationnelle est au profit de SA. Avec une marge de 7,6% – de 8,5% si on enlève Opel -, PSA est très loin devant FCA en matière de rentabilité opérationnelle (6%). En outre, il va falloir restructurer l’appareil industriel de FCA où des usines sont largement sous-utilisées, et investir des milliards pour relancer les marques, notamment italiennes

 

Le noyau dur qui contrôle PSA (famille Peugeot, BPI France et DongFeng) ne sera donc pas reconduit au capital de la nouvelle entité, et la part des autres actionnaires restants sera diluée. Pour la famille Peugeot, il y a un risque de prise de contrôle de fait du nouveau groupe par la famille Elkann. La semaine dernière, et de concert avec Bpifrance, elle a demandé des précisions sur les modalités de gouvernance du nouveau groupe, dans le cas d’une succession de Carlos Tavares. « La famille Peugeot et BPI, notamment, craignent que PSA ne perde son déséquilibre favorable si quelque chose arrive à Carlos Tavares », a indiqué à l’agence Reuters une source bien informée.

 

L’ambiguïté contractuelle réside sur la ventilation du conseil d’administration. Composé de 11 membres, la famille Elkann en nommera 5, tandis que les actionnaires de PSA en nommeront 5. Le onzième membre est Carlos Tavares. Sauf que pour l’heure, rien ne stipule si ce siège est attribué au camp français ou au camp italien en cas de disparition de celui-ci.

En effet le risque c’est que la France puisse perdre le contrôle de son ancien groupe PSA et surtout qu’on assiste à des délocalisations dans la mesure où nombre d’entreprises du groupe FCA sans notoirement sous-utilisées.  John Elkann accomplit donc un coup de maitre puisqu’il se retrouve à la tête du 4ème constructeur automobile mondial sans coup férir à l’image de l’acquisition pour trois bouchées de pain du groupe Chrysler en 2008 alors que celui-ci était au bord de la faillite. Le sens des affaires de John Elkann combiné la rigueur opérationnelle de Carlos Tavares promet un avenir radieux au nouveau groupe qui n’est pas certain de maintenir son niveau actuel de production en France.

 

En marche : le pôle des cocus s’agrandit ?

En marche : le pôle des cocus s’agrandit  ?

Issu d’un gouvernement de gauche, Macron a largement été soutenu par les électeurs de gauche. Le problème c’est qu’il mène une politique de droite pratiquement sans rééquilibrage social. Nombre d’électeurs mais aussi des députés ont le sentiment d’être cocus. D’anciens socialos et écolos se demandent ce qu’ils font dans cette majorité composée pour l’essentiel de cadres recrutés par petites annonces et dont la plupart n’ont qu’une notion approximative de l’intérêt général. La doctrine de Macron demeure par ailleurs très floue hormis le slogan business Is Back. Pour le reste, Macron à picoré dans le programme de Fillon, du centre mais aussi de l’extrême droite. Pas vraiment une idéologie très claire mais plutôt des décisions qui justifient son image de président des riches Des députés comme François-Michel Lambert et Paul Molac, mal à l’aise sur les bancs de la majorité, essaient de constituer leur propre groupe. Comme l’indique Le Figaro, ils sont deux élus à être à la manoeuvre : François-Michel Lambert donc, et Paul Molac, député du Morbihan. Tous deux sont notamment déçus par le traitement de la question climatique. « Ce n’est pas la priorité du gouvernement si l’on se fonde sur la première année », explique ainsi l’élu des Bouches-du-Rhône. Les deux députés souhaitent emmener avec eux des députés non inscrits de centre-gauche, comme les Radicaux Sylvia Pinel, Jeanine Dubié ou encore Olivier Falorni, ou encore Jean-Michel Clément, l’ancien membre de La République en marche qui a quitté le mouvement après son vote contre la loi asile-immigration. Mais ils espèrent aussi convaincre des marcheurs qui seraient déçus par cette première année parlementaire. Depuis quelques mois, des députés membres de la « frange sociale » du groupe majoritaire, à l’instar de Sonia Krimi, ont fait entendre leurs différences.

Ce jeudi, c’est la députée de Haute-Savoie Marion Lenne qui a indiqué à l’AFP quitter le « mouvement LaREM » en raison d’un « désaccord sur le fonctionnement » du parti. Cette dernière a également expliqué être « encore en réflexion » sur son avenir au sein du groupe parlementaire à l’Assemblée.

« Par conviction personnelle, j’ai quitté le mouvement. J’en ai fait le tour, me semble-t-il. (…) J’ai un désaccord sur le fonctionnement car je trouve qu’on n’écoute pas assez les territoires. Pour le groupe parlementaire, c’est encore en réflexion. Je verrai à mon retour » d’un voyage à Madagascar, a-t-elle encore expliqué.

Quelques heures plus tard, Marion Lenne a été imitée par la députée de la Sarthe, Pascale Fontenel-Personne, qui, ce vendredi, a également expliqué pourquoi elle quittait le mouvement. Elle dénonce  »une résurgence de la vieille politique opaque et calculatrice au niveau local », tout en précisant rester apparentée au groupe majoritaire.

Dans un communiqué publié sur Twitter, l’élue a également dénoncé la gestion départementale de LaREM, « calamiteuse et dénuée d’ambition, aussi bien pour les Sarthois que pour le mouvement, et le tout soutenu par le mouvement à l’échelle nationale », déplore-t-elle.

 

A coté de LREM : Un pôle de gauche de cocus ou de complices ?

A coté de LREM : Un pôle de gauche de cocus ou de complices ?

Le pôle de gauche des anciens socialistes qui sont allés à la soupe chez Macron a de quoi faire sourire. Un vrai mouvement de faux culs. La plupart sont des oligarques qui font de la politique depuis des lustres et leurs convictions se réduisent au maintien de leur mandat. Ils pourraient tout aussi bien demeurer dans l’ancien PS, chez Bayrou ou à LR. Ils se disent sociaux démocrates mais non jamais été capables de théoriser leur projet (comme l’avait fait par exemple Rocard) et encore bien plus incapables de l’appliquer. Jusque là, ils ont soutenu Macron, sa politique libérale et  son régime théocratique   Les ralliés du PS à Macron découvrent subitement que LREM n’a pas grand-chose à voir avec la gauche. Ils auront mis du temps. Mais on objectera qu’il en fallait pour digérer la grosse couleuvre Macron mais qui leur a permis de sauver  leur peau et leur carrière en politique.

 

En plus, le leader d’un éventuel pôle de gauche de LREM serait Jean Yves Le Drian, appelé par ses camarades le  saumon rose, pour sa capacité à évoluer dans tous les courants. L’archétype du politique qui dodeline en permanence  de la tête pour manifester son accord sur tout et le contraire s’il le faut. Voir par exemple en ce moment la posture pitoyable de la France vis-à-vis des Kurdes. Et pour se défausser le Drian d’ajouter que nous ne disposons là-bas que de quelques centaines d’hommes quand il y a quelques semaines encore on nous faisait croire que la France occupait un place essentielle dans l’alliance contre le terrorisme au levant. En fait, les américains ont autorisé quelques avions français à bombarder un ou deux bâtiments. On ne peut pas croire que les anciens élus se sont fait avoir, ils se sont précipités chez Macron pour sauver leurs sièges.

 

Élus, anciens élus issus du Parti Socialiste et sympathisants publient donc dans le Journal du Dimanche un « manifeste pour un pôle de gauche dans la majorité », afin de porter « une voix sociale et républicaine » attentive à « la réduction des inégalités et la laïcité ». Cette tribune a été publiée en réaction au repli identitaire mais aussi aux impératifs écologiques.

Les 72 signataires de cette tribune entendent construire ce pôle indépendant de LaREM autour du ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian et du secrétaire d’État à la Fonction publique Olivier Dussopt, issus du PS. Dussopt qui se fait élire sur une liste socialiste comme député pour au denier moment rejoindre LREM. Lui aussi l’archétype du politicien socialiste qui n’a pratiquement jamais travaillé ailleurs que dans la politique ; le genre de profil qui a tué le PS et dont les convictions sont comme les montres de Dali,  très molles.

« En tant que sociaux-démocrates longtemps marginalisés, nous nous sentons dépositaires d’une culture de gouvernement plus proche aujourd’hui du réformisme gouvernemental que de la dérive illibérale de la gauche protestataire », écrivent les signataires, dont le maire de Strasbourg Roland Ries ou l’ancien secrétaire d’État François Loncle.

Aujourd’hui, « le cap est le bon et la France est gouvernée », jugent-ils, « malgré de regrettables maladresses » et la nécessité, selon eux, de « régénérer notre démocratie par la mobilisation des territoires et la participation citoyenne. »

Ils soulignent également que « la réduction des inégalités et la laïcité doivent rester au coeur de nos valeurs et de notre exigence républicaine ». « L’impératif écologique et la transition énergétique, sauf à se heurter à des résistances violentes, nécessitent l’accompagnement plutôt que l’ostracisation des professions et des populations les plus exposées aux changements de notre modèle de croissance », ajoutent-ils, un an après le déclenchement de la crise des « gilets jaunes ».

Après cette crise qui a transformé le rapport des Français à la politique et à la démocratie, ils affirment la nécessité d’être « sans complaisance avec les mensonges du populisme » notamment, avec « en contrepartie une éthique politique scrupuleuse et un usage reconsidéré de la force publique lorsqu’elle est nécessaire ».  Bref une critique molle de Macron comme leurs propres convictions.




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