Archive pour le Tag 'climat'

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Inondations dans le Midi : la faute au climat et au béton (Duflot)

Inondations dans le Midi : la faute au climat et au béton (Duflot)

Pour une fois Cécile Duflot n’a pas complètement tort il y a sans doute des causes objectives dont les hommes sont responsables concernant les inondations notamment celle qui se sont produits dans le Midi. Il est certes difficile de faire le lien avec le réchauffement climatique mais force est de constater que l’élévation des températures coïncide aussi avec la croissance des catastrophes climatiques comme les inondations. En outre le béton qui envahit des zones aussi urbanisées que la côte méditerranéenne et vraisemblablement aussi responsable de l’ampleur des catastrophes. Dans ces zones à risques il faut en effet compter de la de 20 000 habitants au kilomètre carré. Invitée ce lundi de France Info, Cécile Duflot, députée EELV, appelle à une vraie mobilisation pour préparer la France à l’aggravation des phénomènes climatiques. Et assure que les écologistes n’ont pas été assez écoutés.  « On ne peut pas savoir avec une certitude scientifique le lien avec le dérèglement climatique. Ce qui est certain et le congrès mondial des météorologues l’a montré, c’est que le dérèglement climatique, ce sont des phénomènes météo beaucoup plus violents. Ce qui est sûr c’est qu’il faut se préparer à une aggravation des phénomènes météorologiques violents« , affirme Cécile Duflot. Elle assure aussi « qu’on vit aussi les conséquences d’une urbanisation qui a imperméabilisé les sols, ce qui favorise que l’eau ne soit pas absorbée et qu’on ait ce type de catastrophes. Il faut réparer les erreurs de l’urbanisation des années 70, 80, 90 en remettant de la nature en ville. C’est plus confortable à vivre, une ville avec de la nature. Et c’est aussi  un moyen de prévention. Mais il faut aussi que l’administration de l’écologie ait les moyens de le faire. On a restreint les moyens de prévention ces dernières années. Il faut des moyens pour Météo France, pour le ministère de l’Ecologie. Et avoir un vrai plan d’investissement pour la transition énergétique ».  Cécile Duflot qui est « un peu lasse d’entendre que les écologistes sont absents  de ce débat. Je pense aux écologistes qui se sont mobilisés pour la défense de la plaine du Var, de l’agriculture de proximité, sur la lutte contre les grands projets inutiles. Ils étaient là les écologistes. On ne les a pas assez écoutés. Comme on ne les a pas assez écoutés sur le diesel. Et c’était une erreur. »

Conférence climat : Hypothéquée par la crise

Conférence climat : Hypothéquée par la crise

Hollande commence à s’inquiéter sérieusement des chances de succès de la conférence climat qui doit se tenir à Paris à la fin de l’année. Des inquiétudes justifiées dans la mesure où en dépit de quelques avancées Il paraît peu vraisemblable que la conférence climat débouche sur des orientations contraignantes. Ce n’est d’ailleurs pas le l’objet de cette conférence qui doit laisser à chaque État le soin de définir les objectifs et moyens pour contribuer à la lutte contre le réchauffement climatique et la pollution. À moins de trois mois de cette conférence on est encore très loin d’un accord puisqu’il n’a pas même été possible de trouver le financement des réunions. Accessoirement il faudra trouver les 150 milliards destinés aux pays en voie de développement afin de les aider à réussir leur transition énergétique. La crise constitue évidemment un des facteurs explicatifs qui pourraient menacer cette conférence. L’environnement économique international est en effet fragilités et presque partout et la préoccupation première est de soutenir la croissance et l’emploi un objectif assez souvent contradictoire avec la prise en compte de l’environnement. D’une certaine manière la dégradation de l’environnement conjoncturel s’oppose aux évolutions structurelles. Du coup la France multiplie les manifestations pour tenter de sensibiliser l’opinion française mais aussi internationale. Dernier exemple France a annoncé jeudi, à 81 jours de l’échéance, la suppression d’aides à l’exportation de centrales au charbon polluantes. Le Premier ministre a adressé ce signal très attendu à l’ouverture d’une manifestation organisée au Palais de l’Elysée pour afficher l’engagement de la France en faveur du climat. »Nous supprimerons immédiatement les crédits export pour tous les nouveaux projets de centrales à charbon qui ne sont pas dotées d’un dispositif de capture et de stockage du CO2″, a dit Manuel Valls à plus de 400 invités – ministres, représentants de l’industrie et de la société civile, élus. Un geste insuffisant, de toute évidence, aux yeux de l’ex- ministre écologiste du Logement, Cécile Duflot, présente. « On peut continuer à être assez critique sur la traduction dans la politique du gouvernement français des engagements qui doivent être pris à la COP », a-t-elle confié à Reuters. La conférence des Nations unies sur le climat (COP21), prévue du 30 novembre au 11 décembre, est le plus grand rendez-vous international jamais organisé par la France et François Hollande en a fait un enjeu majeur de son quinquennat. Jeudi matin, le traditionnel tapis rouge déroulé pour les invités du chef de l’Etat dans la cour d’honneur du Palais de l’Elysée avait symboliquement été remplacé par un tapis vert.  »Il s’agit d’être capable de réussir ce qui est le rendez-vous sûrement le plus essentiel que le monde s’est donné à lui-même », a dit François Hollande en conclusion de la réunion. Six ans après l’échec de la conférence de Copenhague, la COP21 est considérée comme une des dernières chances de conclure un accord universel sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre pour enrayer le réchauffement climatique avant que ses conséquences deviennent irréversibles. Les principaux intervenants, politique ou non, dont les ministres des Affaires étrangères et de l’Ecologie, Laurent Fabius et Ségolène Royal, ou l’ancien animateur de télévision Nicolas Hulot, aujourd’hui conseiller spécial du chef de l’Etat, ont insisté l’un après l’autre sur l’urgence d’un tel accord. « Plus tard, ce sera trop tard (…) On n’a pas le droit d’échouer », a averti le chef de la diplomatie française, tout en reconnaissant que la conférence de Paris ne pouvait pas régler tous les problèmes mais être un « point de bascule ».  Or les négociations sur un projet d’accord ne progressent que très lentement. Elles butent notamment sur le financement de l’aide à l’adaptation de l’économie des pays en développement et les plus exposés au réchauffement climatique, financement sans lequel ces derniers risquent de refuser de s’engager. « Il y a des progrès ils sont minces, trop minces encore, et donc il y a une incertitude », a reconnu François Hollande, qui de nouveau fait état d’un « risque majeur » d’échec.

Pas d’argent pour la conférence climat !

Pas   d’argent pour la conférence climat !

 

C’est pour le moins paradoxal mais il n’y a plus d’argent pour financer ce que Hollande considère comme le plus grand événement international de la période, à savoir : la conférence sur le climat. Dès lors  on se demande où on pourrait trouver les moyens financiers (de l’ordre de 100 milliards) pour aider les pays en voie de développement à opérer aussi leur transition énergétique. Comme c’était prévisible, cette conférence climat survalorisée par Hollande à des fins de politique intérieure risque d’avoir des difficultés à aboutir à des résultats significatifs qui engagent réellement les pays signataires  d’un éventuel accord. Certes compte tenu de l’enjeu, tout engagement réel, même insuffisant sera utile pour lutter contre l’élévation de la température et la pollution. Il faut toutefois rappeler que l’objectif de cette conférence climat n’est pas de définir des contraintes mais seulement quelques principes dont chaque État décidera des conditions de mise en œuvre. En clair chaque pays fera ce qu’il voudra. On mesure bien toutes les difficultés de l’exercice puisqu’on n’est même pas capable de réunir les fonds finalement assez dérisoires  l’échelle mondiale pour financer les réunions préalables. C ela démontre à l’évidence la faiblesse des désengagements qui pourtant doivent devraient impérativement être pris pour éviter les futures catastrophes écologiques. A trois mois d’un potentiel accord pour le climat à Paris, la secrétaire exécutive de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements Climatiques Christina Figuerès, tire en effet  la sonnette d’alarme lundi. Il n’y a plus d’argent pour financer toutes les réunions à venir.  On ne sait toujours pas comment les pays riches vont trouver les 100 milliards de dollars par an qu’il faut pour financer la lutte contre le changement climatique dans les pays pauvres. Mais ce que Christina Figueres a réclamé lundi matin, ce n’est pas ça. Ce sont les 1,2 million d’euros qui manquent pour payer l’organisation des réunions prévues cette semaine à Bonn, au siège de la convention de l’ONU sur le changement climatique.  La secrétaire exécutive a appelé tous les pays en mesure de le faire à donner une contribution pour aider au bon fonctionnement de l’organisme. Elle a par ailleurs ajouté qu’il n’y avait pas assez d’argent pour la prochaine réunion prévue une nouvelle fois Bonn en octobre ni pour la grande conférence de Paris à la fin de l’année. Selon le Quai d’Orsay, le budget pour cette conférence s’élèverait à un peu plus de 170 millions d’euros. C’est pourquoi Paris cherche à en faire financer aux moins 20% par des acteurs privés. Un financement qui fait polémique puisque certaines entreprises sont des secteurs gazier et pétrolier. Alors que justement le but de la conférence sera de limiter notre appétit pour leurs produits fossiles.

Le climat des affaires en hausse ?

Le climat des affaires en hausse ?

 

 

D’après l’INSEE il y aurait en août un retournement favorable du climat des affaires. On devrait évidemment s’en réjouir avec une nuance toutefois c’est que l’INSEE nous a habitué à des prévisions d’un volontarisme excessif. Témoin ses prévisions sur la croissance du deuxième trimestre. En outre il est vraisemblable que l’INSEE n’a pas intégré les récents événements qui se sont produits en Chine concernant le tassement économique et les menaces sur le système financier. La France ne pourra donc rester à l’abri du coup de froid sur l’économie mondiale. D’après l’INSEE, le climat des affaires se serait  nouveau légèrement amélioré en France au mois d’août grâce à l’industrie et aux services pour atteindre un nouveau plus haut depuis l’été 2011, selon les données publiées jeudi par l’Insee. La confiance des chefs d’entreprise a légèrement progressé dans le bâtiment, restant à un niveau bas, et a légèrement baissé dans le commerce de détail. L’indicateur global, calculé à partir des réponses des chefs d’entreprise des principaux secteurs d’activité, est ressorti à 100, sa moyenne de long terme et son plus haut niveau depuis août 2011. Il progresse d’un point par rapport à juillet, mois pour lequel le niveau de 99 a été confirmé. Par secteurs, celui de l’industrie manufacturière a progressé d’un point, à 103, après une hausse confirmée de deux points en juillet. Les économistes interrogés par Reuters l’attendaient en moyenne en recul d’un point en août. L’indicateur des services a progressé de deux points, à 99, un plus haut depuis août 2011. L’indicateur du bâtiment a augmenté d’un point, à 91 et celui du commerce de détail a baissé d’un point, à 105. L’indicateur de retournement pour l’ensemble de l’économie est dans la zone indiquant une situation conjoncturelle favorable, ajoute l’Insee.

Le plan climat d’Obama contesté par les lobbys

Le plan climat d’Obama contesté par les lobbies

 

Le plan d’ Obama qui vise à réduit les émissions de gaz à effet de serre et très contesté par les lobbys en particulier ceux du charbon. Un plan qui doit  surtout à substituer des énergies renouvelables aux centrales à charbon. Le président Barack Obama doit dévoiler ce lundi la version définitive de son plan de lutte contre les émissions de gaz à effet de serre produites par les centrales électriques fonctionnant au charbon.  Le président Barack Obama doit dévoiler ce lundi la version définitive de son plan de lutte contre les émissions de gaz à effet de serre produites par les centrales électriques fonctionnant au charbon, a déclaré dimanche un haut responsable de son administration. Cette version-là du plan « Clean Power » vise à réduire de 32%, à l’horizon 2030, les émissions de C02 provenant du secteur de la production d’électricité, par rapport à leur niveau de 2005. Cela représente une augmentation de 9% par rapport à la proposition antérieure. Ce plan augure d’une transformation notable du secteur de l’électricité, car il encourage le passage aux énergies renouvelables aux dépens de la production d’électricité à partir du charbon. Il se fonde sur la prévision d’une capacité, en 2030, de produire 28% d’électricité à partir d’énergies renouvelables, contre 22% dans la précédente version du plan, présentée en juin. Certains groupes industriels et des élus d’Etats qui dépendent d’une énergie à base de charbon ont annoncé leur intention de contester ce plan en justice ainsi qu’au Congrès, en accusant l’administration Obama d’être responsable d’une future hausse du prix de l’électricité. La Maison blanche a estimé que ce plan marquait « le coup d’envoi d’une offensive tous azimuts en faveur du climat » de la part du président et de son administration.  »Mon administration va rendre publique la version définitive du plan America’s Clean Power, la mesure la plus importante que nous ayons prise pour lutter contre les changements climatiques », a déclaré le président Barack Obama dans une vidéo mise en ligne par la Maison blanche ce week-end.

 

France- climat des affaires, nouveau coup de peinture rose de l’INSEE

France-  climat des affaires, nouveau coup de peinture rose de l’INSEE

 

L’INSEE et autres organismes d’Etat n’en finissent pas de repeindre en rose la conjoncture. « La reprise et là, retournement de l’indicateur de l’économie, le chômage qui ne régresse pas mais progresse moins vite ». Bref c’est presque l’euphorie. Malheureusement les résultats concrets ne sont pas au rendez-vous et il faut attendre à une  croissance insignifiante en 2015. Surtout,  l’environnement mondial montre de graves faiblesses. Peu importe, l’INSEE titre «  L’indicateur global à partir des réponses des chefs d’entreprise des principaux secteurs d’activité, est ressorti à 99, un plus haut depuis août 2011 ». On est sauvé !  Il reste toutefois juste en deçà de sa moyenne de long terme, qui se situe à 100. En clair c’est toujours la quasi dépression.  Pourtant Le climat des affaires se serait légèrement amélioré en France au mois de juillet grâce à l’industrie et aux services pour atteindre son plus haut niveau depuis l’été 2011, selon les données publiées mercredi 22 juillet par l’Institut national de la statistique et des études économiques l’Insee. L’indicateur global, calculé à partir des réponses des chefs d’entreprise des principaux secteurs d’activité, est ressorti à 99, un plus haut depuis août 2011, même s’il reste juste en deçà de sa moyenne de long terme, qui se situe à 100. Il progresse d’un point par rapport à juin, dont l’indicateur a été révisé à 98, contre 97 annoncé en première estimation. Selon l’Insee, « l’indicateur de retournement pour l’ensemble de l’économie est dans la zone indiquant une situation conjoncturelle favorable». Pour les trois prochains mois, les chefs d’entreprise sont plus nombreux à anticiper une nouvelle amélioration de la demande globale et de la demande étrangère mais les perspectives générales d’exportation sont en nette baisse (-13 points) après leur forte hausse des douze derniers mois. Elles restent néanmoins nettement au-dessus de leur moyenne de longue période. Dans les services, les chefs d’entreprise interrogés sont « un peu plus optimistes sur leurs perspectives : les soldes relatifs à l’activité et à la demande prévues ainsi qu’aux perspectives générales continuent de progresser mais restent légèrement inférieurs à leur moyenne de long terme », souligne l’Insee.

Climat : des avancées…théoriques

Climat : des avancées…théoriques

 

La grande avancée consiste surtout à réviser tous les ans les plans nationaux mais une révision qui sera volontaire et pour des contraintes elles-mêmes facultatives puisque chaque pays définira les siennes. Il est de plus en plus clair que Hollande  cherche surtout à obtenir un succès diplomatique sur cette question ( en prévision des présidentielles  2017 et pour éviter une candidature écolo)) et que pour cela le cadre de l’accord est volontairement très souple. La réunion ministérielle de lundi et mardi à Paris sur le climat a permis des progrès en matière de révision et de vérification des futurs engagements de réduction des gaz à effet de serre des parties prenantes, a déclaré le chef de la diplomatie française. Cette réunion, à laquelle ont participé 46 pays, avait pour but de donner une impulsion politique aux négociations censées aboutir en décembre à Paris à un accord universel sur la lutte contre le réchauffement climatique mais jusqu’ici laborieuses. « La réunion a été constructive. Tous les participants sont engagés pour trouver des compromis sur les grandes questions politiques », a assuré Laurent Fabius dans un communiqué, à 132 jours de la cette conférence sous égide de l’Onu, la COP21. Selon la négociatrice française, Laurence Tubiana, la réunion a permis de dégager un consensus parmi les participants sur le caractère durable et dynamique du futur accord, qui doit placer les 196 parties prenantes à la COP21 sur une trajectoire de réchauffement climatique inférieur à 2°C. Ils se sont ainsi accordés sur une clause de révision des engagements nationaux tous les cinq ans, révision sur une base volontaire mais qui ne pourra être qu’à la hausse, a précisé Laurence Tubiana à Reuters. « C’est complètement nouveau. On a un consensus de tous les grands pays » qui étaient les plus réticents, a-t-elle souligné. Les participants ont aussi accepté l’idée d’une évaluation quinquennale et collective des efforts de l’ensemble des pays par rapport à l’évolution des connaissances scientifiques, pour corriger les éventuels écarts avec les scénarios de réduction des émissions et de maîtrise de réchauffement climatique. Les participants se sont par ailleurs accordés sur la mise en place d’un cadre commun de vérification des engagements nationaux, avec les mêmes règles pour tout le monde mais des flexibilités selon le niveau de développement des pays. « Ce que nous n’avons pas encore, c’est l’idée que tout le monde est soumis à la même obligation, c’est-à-dire la notion de contrainte », a précisé la négociatrice française. Elle n’oublie pas non plus que les avancées obtenues l’ont été à 46 et qu’il reste de très nombreux pays à convaincre, même si tous les niveaux de développement et de vulnérabilité étaient représentés à cette session ministérielle informelle.

 

Zone euro : détérioration du climat économique

Zone euro : détérioration du climat économique

 

Le sentiment économique s’est détérioré en juin dans la zone euro, alors que les analystes avaient anticipé un niveau de confiance inchangé, selon des données publiées lundi par la Commission européenne qui peuvent attester des premières inquiétudes concernant l’éventualité d’un défaut grec. L’indice mesurant ce sentiment est ainsi revenu à 103,5 contre 103,8 en mai. L’indice du climat des affaires est de son côté tombé à 0,14, contre 0,28 en mai et un consensus de 0,27. La Commission européenne a calculé ces indices sur la base d’enquêtes menées avant que les discussions entre la Grèce et ses créanciers ne se retrouvent dans l’impasse, mettant ainsi Athènes d’être en danger de défaut de paiement vis à vis du Fonds monétaire international (FMI) dès mardi.

Climat : propositions insuffisante pour l’agence internationale de l’énergie

Climat : propositions insuffisante pour l’agence internationale de l’énergie

Dans un rapport spécial sur l’énergie et le changement climatique, publié lundi 15 juin, l’Agence internationale de l’énergie (AIE) a rappelé que les émissions de gaz à effet de serre issues de la production et de la consommation d’énergie sont d’un niveau « deux fois plus élevé que celles issues de toutes les autres sources d’émissions confondues ». Elles représentent ainsi les deux tiers des émissions liées aux activités humaines. Pour faire diminuer les émissions de gaz à effet de serre issues de l’énergie d’ici à 2020, l’Agence préconise la mise en place de plusieurs mesures:

  • Elle plaide pour augmenter l’efficacité énergétique dans l’industrie, le bâtiment et les transports;
  • Selon elle, il est important de réduire le recours aux centrales électriques au charbon les moins efficaces pour finir par interdire leur construction;
  • L’AIE estime qu’il faudra augmenter les investissements dans les énergies renouvelables de 270 milliards de dollars (241 milliards d’euros) en 2014, à 400 milliards (357 milliards d’euros) en 2030.
  • Pour ne pas encourager le recours aux énergies fossiles, l’institution préconise une suppression progressive des subventions dédiées à ces dernières pour arriver à une suppression définitive de ces aides financières en 2030.
  • Le secteur du pétrole et du gaz, qui commence à se tourner vers les énergies renouvelables, devra réduire ses émissions de méthane, selon l’AIE.
  • Enfin, pour que ces mesures permettent de limiter le réchauffement climatique à 2 degrés, l’Agence souhaite notamment que les objectifs soient révisés tous les cinq ans pour pouvoir « augmenter leurs ambitions », et que des procédures pour contrôler l’atteinte des objectifs dans le secteur de l’énergie soient mises en place.

Mais l’AIE manifeste ouvertement son scepticisme en ce qui concerne la tenue de ces objectifs et met en garde sur le fait que « tout retard pour agir sera coûteux ». Selon l’organisation, les contributions pour la conférence de Paris (COP21) déjà publiées par un certain nombre de pays sont insuffisantes. Elles « montrent que la croissance des émissions liées au secteur énergétique va diminuer » mais seulement à partir de 2030.

 

Climat- G7 : une déclaration d’intention pipeau

Climat- G7 : une déclaration d’intention pipeau

Hollande est content, il a sa petite déclaration du G7 sur le climat. Une déclaration d’intention qui en fait n’engage à rien. On a retenu un objectif très hypothétique de 2 degré ( ce qui est déjà énorme) mais chacun fera ce qu’on pourra ou voudra. Une déclaration finalement insignifiante sur les moyens et non contraignantes. En réalité Hollande qui s’est converti tardivement à l’environnement veut surtout donner impression que la conférence climat qui se déroulera en fin d’année à Paris est un grand succès. Cela pour relancer sa campagne électorale présidentielle actuellement bien compromise puisque 77% des Français ne souhaitent  pas qu’i se représente. Les chefs d’Etats et de gouvernement du G7 réunis à Elmau en Bavière par la chancelière allemande Angela Merkel, se sont engagés à limiter la hausse de la température moyenne à 2°C, et à réduire de manière « importante » leurs émissions de gaz à effet de serre d’ici la fin du siècle, sans toutefois évoquer des actions concrètes et nouvelles pour y parvenir.  Les membres du G7 sont parvenus à parler d’une même voix sur la lutte contre le réchauffement climatique : il se sont engagés, dans leur communiqué final à Elmau au sud de l’Allemagne, à tout faire pour maintenir la hausse de la température globale sur la planète dans la fourchette de 2°C d’ici la fin du siècle. Mais ces annonces manquent de concret, et de nouveauté.  Les chefs d’Etat et de gouvernement des sept pays parmi les plus riches de la planète, envoient un signe positif à leurs partenaires. Ils promettent de se donner les moyens nécessaires à la lutte contre le réchauffement climatique, en prenant des engagements « ambitieux et réalistes » selon François Hollande. « Toutes les interventions aujourd’hui ont permis d’atteindre les objectifs que je voulais pouvoir placer dans ce G7« , a-t-il déclaré à l’issue de la réunion.

Climat : pas de large accord à attendre ( Merkel)

Climat :  pas de large accord à attendre ( Merkel)

 

Merkel a sans doute pris les devants pour annoncer officiellement que la conférence sur le climat ne pourra bénéficier d’un large accord. Ce n’est pas un coup de couteau dans le dos de Hollande mais simplement la réalité en l’état des discussions et des rapports de forces. Même le G7  qui se réunit dimanche et lundi en Bavière ne prendra pas uen position claire sur le réchauffement climatique en dépit des exhortations de Merkel.  Pourtant à moins de six mois de la conférence sur le climat de Paris (COP21), qui se tiendra du 30 novembre au 11 décembre, la chancelière allemande a souhaité que les sept pays industrialisés adressent un message fort en faveur de la réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES).   »Sinon, je ne pense pas qu’il y aura un accord sur le climat à Paris (en décembre) et tous les participants savent cela. C’est pourquoi j’espère qu’en tant que pays du G7, nous pourrons clairement dire que nous nous engageons sur cet objectif », a dit Angela Merkel dans une vidéo postée sur internet. En fait il faut s’attendre à une déclaration d’intention au G7 comme à la conférence sur le climat laissant à chaque pays la responsabilité de faire ce qu’il peut et ou ce qu’il veut.  Consciente Merkel a prévenu qu’il ne fallait pas s’attendre à un plus large accord lors du sommet: « Je ne crois pas que l’on doive comparer le sommet du G7 à des négociations spécifiques pour un accord sur le climat; il ne peut y avoir ici qu’un engagement de la part de pays industriels importants. » Le climat est l’un des principaux sujets à l’ordre du jour du sommet du G7 au château d’Elmau, près de Garmisch-Partenkirchen. Les scientifiques estiment que sur la base des émissions actuelles de GES et des mesures de réduction promises ou en place, la température mondiale augmentera de 4°C en moyenne d’ici 2100. Une hausse de 2°C, objectif fixé lors de la conférence sur le climat de Copenhague en 2009, pourrait déjà rendre plusieurs îles du Pacifiques inhabitables, accroître le nombre de catastrophes liées au changement climatique et provoquer d’importants déplacements de populations, jugent les experts.

 

Négociation climat : un échec programmé (S. Royal)

Négociation climat : un échec programmé (S. Royal)

Pour une  fois Ségolène Royal n’a pas tort, la conférence internationale risque d’aboutir à pas grand chose ; en gros il y aura des intentions votées mais chaque pays décidera ce qu’il veut faire. Autant dire pas vraiment le moyen d’empêcher la hausse irréversible du climat. Pour Ségolène Royal, la méthode appliquée actuellement pour préparer la conférence climat qui se tiendra en France à la fin de l’année  n’est pas la bonne et fait courir le risque d’aboutir à un nouvel échec après celui de Copenhague en 2009. « Les négociations de l’Onu sont totalement inadaptées à l’urgence climatique », estime la numéro trois du gouvernement dans une interview publiée lundi sur le site du Monde. « En privé, tout le monde le dit, tout le monde en est parfaitement conscient, mais la lourdeur du processus est tel qu’il se poursuit comme si de rien n’était. » « Pourtant, lorsqu’il y a une urgence dans une entreprise, on se met à négocier sans attendre un rendez-vous institutionnel un an plus tard ! Ce décalage entre la procédure onusienne et l’urgence climatique commence à poser un réel problème et à exaspérer les pays les plus fortement victimes du dérèglement climatique », ajoute-t-elle. En cause selon elle, la professionnalisation des négociateurs de l’Onu qui empêcherait toute avancée.. « , les négociateurs, qui sont là depuis 15, voire 20 ans, vont continuer leur folklore. Vous retrouvez des centaines de personnes devant leur ordinateur, en train de discuter un point du texte entre crochets ou de jouer aux mots croisés ! » « Il faut changer de méthode : mettre sur la table un document rassemblant les engagements des pays les plus en avance, comme ceux de l’Union européenne, et demander aux Etats qui ne sont pas d’accord de s’exprimer », ajoute-t-elle. « Cela changerait les choses parce que les pays ne voudront pas apparaître comme ceux qui ont fait échouer le sommet de Paris. » Ce est pas tout  fait la même analyse très « diplomatique de Fabius qui dans une interview à Reuters en mai a estimé que le monde n’avait jamais été aussi proche d’un accord universel sans précédent sur la lutte contre le réchauffement climatique tout en reconnaissant qu’il restait de nombreux obstacles à surmonter avant le sommet de Paris Les obstacles à un véritable accord sont connus :  les Etats-Unis et la Chine, qui font partie des plus gros émetteurs de gaz à effet de serre du monde, restent notamment opposés à tout accord général juridiquement contraignant, comme le souhaitent de nombreux pays en voie de développement.

Climat : plus 4 degrés d’ici 2100 ( Shell)

Climat : plus 4 degrés d’ici 2100 ( Shell)

 

C’est le pétrolier Shell qui l’affirme, pas vraiment un lobby écolo, le réchauffement climatique risque d’augmenter de 4 degrés d’ici 2100. Avec d’énormes conséquences sur la montée des eaux ( inondations, crise alimentaire ,  désertification, disparition d’espèces animales et végétales etc.).  Le  document interne de la compagnie pétrolière concède que le réchauffement climatique ne pourra pas se limiter à 2 degrés.
Se référant aux prévisions de l’Agence Internationale de l’Energie (AIE), il ajoute qu’une augmentation de la température de 4 degrés à court terme est plus vraisemblable, laquelle sera très certainement suivie d’une augmentation de 6 degrés après 2100. Ces prévisions correspondent respectivement à 2 fois puis 3 fois plus que la limite acceptée par la communauté internationale. Ben van Beurden, chef exécutif de Shell, s’est souvent plu récemment à répéter que le groupe Shell est une « compagnie responsable qui accepte tout à fait de prendre en considération l’urgence climatique ».
« Au-delà des considérations écologiques, je crois que Shell ne réalise pas ce qui pourrait arriver à son business si le réchauffement climatique continue d’augmenter ainsi. », rétorque Charlie Kronick de Greenpeace.  Par ailleurs, lorsque la compagnie pétrolière affirme que l’exploitation de ses gisements pétroliers permet au niveau de vie des pays en voie de développement d’augmenter, « il y a une incohérence » selon Louise Rouse, consultante Greenpeace, qui estime que ce discours n’est pas compatible avec le fait de mener des stratégies économiques non-respectueuses de l’environnement.

Hollande veut changer le climat

Hollande veut changer le climat

 

En ballade électorale aux Antilles, Hollande mise sur le changement de climat. On ne sait pas s’il agit de la météo ou de sa popularité. En tout cas Hollande qui n’ envisage plus aucune réforme d’ici 2017 mise désormais tout sur le réchauffement climatique et sur la conférence internationale qui permettrait de le reverdir un peu. L’enjeu c’est d’éviter uen candidature écolo en 2017. C’est pour cette raison que sept mois avant la conférence Climat qui se tiendra dans la capitale française, les questions environnementales sont déjà au cœur des interventions. En déplacement aux Antilles, François Hollande s’était montré très explicite : le climat est le sujet numéro 1 alors que le président de la République a enfilé le costume de VRP mondial de la lutte contre le réchauffement.  « Nous continuerons. Appel de Manille, appel de Fort-de-France et enfin appel de Paris, parce qu’à Paris, nous allons signer un accord général contraignant qui fera que la planète pourra être préservée. Et je pourrai dire un jour, s’il y a eu Paris c’est qu’il y a eu Fort-de-France avant », a notamment lancé François Hollande lors d’un discours en Martinique. « Je pourrai dire un jour, s’il y a eu Paris c’est qu’il y a eu Fort-de-France avant »  Aucun sujet n’échappe au chef d’État alors qu’il cherche à réaliser la synthèse sur ces questions environnementales. L’objectif ? Que les pays riches, plus pollueurs, paient pour les pays pauvres. Cela passe notamment par le fond vert de l’Organisation des Nations Unies.  Un enjeu « humain et économique », selon les dires du Président mais surtout un enjeu de crédibilité. Une réussite au sommet de Paris permettrait à François Hollande d’entrer dans l’histoire et de donner une nouvelle image, beaucoup plus verte, dans l’optique de l’élection présidentielle de 2017.

 

 

Climat : Hollande confirme la perspective d’un accord a minima

Climat : Hollande confirme la perspective d’un accord a minima

 

François Hollande s’était sans doute uen peu avancé en faisant de la conférence internationale sur le  climat de la fin de l’année un de grands événements de son quinquennat, il  a rectifié le tir lundi en indiquant que cet accord n’ait pas garanti. Ce que déjà, Laurence Tubiana représentante spéciale du ministre des Affaires étrangères laissait entendre dans une interview au JDD début avril.

 

Ambassadrice chargée des négociations sur le changement climatique en vue de la conférence Paris Climat 2015 (COP21), Laurence Tubiana se dit « raisonnablement optimiste ». Un accord contre le dérèglement climatique devra être trouvé en décembre. Ce ne sera pas « suffisant », affirme-t-elle, mais un échec provoquerait « un très grand découragement ».

Elle est la représentante spéciale du ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius. C’est pourtant au ministère de l’Ecologie, boulevard Saint-Germain à Paris, que l’on retrouve Laurence Tubiana, en charge des négociations pour la conférence Paris Climat de décembre 2015. Faute de place, elle a emménagé ici avec son équipe, une quarantaine de collaborateurs. Cette femme de 64 ans est une spécialiste des questions climatiques et de gouvernance mondiale. Elle a notamment conseillé Lionel Jospin à Matignon, de 1998 à 2002. A moins de huit mois de l’ouverture de la « COP 21″, le 30 novembre, Laurence Tubiana tente de trouver des compromis, volet après volet, avec les délégations du monde entier afin de parvenir à temps à un texte commun. Après Genève mi-février, les négociateurs se retrouveront en juin à Bonn, en Allemagne, pour une nouvelle session de travail. Suivront deux autres, en août et octobre, avant Paris. Les « consultations informelles », elles, ne cessent jamais. « Elles sont très importantes pour s’entendre. C’est beaucoup plus simple ensuite quand on doit trouver un accord. Il n’y a plus qu’à rédiger », résume Tubiana. Ce n’est sans doute pas de trop pour que la conférence de Paris soit une réussite.

La France accueille en décembre la Cop21, qui doit entériner un accord global contre le dérèglement climatique. Faut-il être optimiste?
Il faut toujours être prudent, mais je suis raisonnablement optimiste. Pour une raison très importante : tous les pays souhaitent finir cette négociation. Ils pensent que c’est le moment. Ce ne sera sans doute pas un accord qui pourra tout résoudre, mais il y a suffisamment de réflexion et de préparation dans chaque pays pour que nous y parvenions.

Les leçons de l’échec de Copenhague, en 2009, ont-elles été tirées?
A cette époque, beaucoup de pays – notamment les émergents comme l’Inde, la Chine ou le Brésil – disaient que c’était trop tôt, qu’ils ne pourraient y arriver. Ils affirmaient encore : « C’est le problème des pays développés, on agira après eux. » Ces dernières années, le climat est devenu un sujet de politique nationale. Des politiques se sont développées – concernant l’énergie, l’urbanisme, les transports ou la déforestation – et des outils ont été créés. Or s’il n’y a pas de décision nationale, on peut dire ce qu’on veut au niveau international, mais il ne se passera rien.

L’objectif final est de contenir le réchauffement climatique à deux degrés d’ici à la fin du siècle. Est-ce que ces contributions actuellement sur la table sont suffisantes?
Non, on le sait déjà, c’est pour cela qui faudra tenter de les réévaluer. Mais on peut déjà faire en sorte que les contributions nationales soient les meilleures possibles. Il faut aussi considérer que ce seront des « minimums » et que les pays pourront faire davantage. Quand ils se donnent des objectifs aussi lointains dans le temps, c’est avec beaucoup d’incertitudes : on ne sait pas comment va évoluer le prix des énergies renouvelables, par exemple. Typiquement, en 2010, les Européens avaient dit qu’ils atteindraient – 20% d’émissions en 2020, et finalement ce sera plutôt autour de – 27%.

«L’idée, c’est qu’il ne reste que quelques arbitrages à Paris. »

La solution passe-t-elle forcément par un accord à la carte, chaque pays fixant ses propres objectifs?
C’est plus compliqué que cela. Il y a la volonté d’atteindre un objectif commun. Il nous reste un budget d’émissions de gaz à effet de serre, d’aujourd’hui jusqu’à la fin du siècle. L’atmosphère peut en absorber une certaine quantité. Au-delà, cela sature et il y a réchauffement. Ce budget carbone, c’est notre capacité à neutraliser ce réchauffement. Idéalement, on pourrait dire : « Voilà ce qu’il reste, et puis on distribue. » Mais c’est extrêmement difficile, on n’arrive pas à avoir une distribution juste entre tous les pays. Donc oui, chaque pays dit ce qu’il peut faire, mais ce n’est pas un accord à la carte, il est aussi contraignant : il faudra revoir et améliorer ces contributions.

C’est compter beaucoup sur la bonne foi de tous les pays…
On ne peut pas faire autrement. Dès que l’on dépasse la sphère nationale, on voit bien que les sanctions, même dans un ensemble de droits comme l’Union européenne, sont difficiles à imposer à un pays souverain. On ne peut donc compter que sur l’engagement et la bonne volonté de chacun. Il n’y a évidemment pas de sanctions militaires ; les sanctions commerciales sont complexes même si elles peuvent être perfectibles. Pourquoi est-ce que je fais cette hypothèse que tous les pays veulent un accord? Parce que tout le monde ressent l’impact du changement climatique et sait qu’il faut agir. Et parce que les pays ne peuvent pas le faire seuls.

Saura-t-on dès l’ouverture de la conférence de Paris, le 30 novembre, si un accord sera conclu?
C’est ce que l’on souhaite, mais je ne sais pas si on va y arriver. L’idée, c’est qu’il ne reste que quelques arbitrages à Paris. Cet accord, c’est un équilibre politique, c’est un paquet. D’ici fin octobre, nous en aurons les grandes lignes du paquet. On construit, brique par brique. Les pays voient ce qu’ils peuvent ajouter, en fonction aussi des concessions qu’ils auront faites sur d’autres sujets. C’est la responsabilité de la France d’aider à poser ces briques. Il faut qu’on fasse preuve de leadership, qu’on guide ces négociations tout en respectant les points de vue. C’est ce que je fais actuellement. Après, il y aura sûrement de la négociation jusqu’à la fin. Certains voudront peut-être attendre jusqu’à la dernière minute pour voir s’ils peuvent obtenir quelque chose… Personne ne veut qu’ils viennent négocier, comme à Copenhague. Ceux qui vont négocier in fine, ce sont les ministres et leur délégation. Les chefs d’Etat peuvent éventuellement se mobiliser très en amont, ou venir célébrer un accord. Mais il n’y aura pas de réunions entre eux, comme on peut le voir lors d’un G8. Quand les chefs d’Etat négocient, ce sont des déclarations politiques, des communiqués. Là, c’est un texte de droit international avec des règles, des procédures. Comme un traité, même si on ne connaît pas précisément la forme juridique qu’il prendra.

Que se passera-t-il si vous ne parvenez pas à un accord à Paris?
Il n’y aura pas d’effondrement, mais un très grand découragement. Tout le monde en a marre de négocier. Si les pays n’arrivaient pas à se mettre d’accord sur un texte, c’est la responsabilité de la présidence, et donc de la France, d’en proposer un autre. On pourrait essayer de recommencer l’année prochaine, mais la communauté internationale s’était donnée cette date (celle de Paris, Ndlr) pour y arriver. D’ici là, il ne se passera rien de particulier, car tous les pays ont pris des engagements jusqu’en 2020 (l’accord de Paris devra entrer en vigueur en 2020, Ndlr).

Est-ce que, s’il le faut, vous essaierez de trouver un accord a minima?
Je ne travaille pas avec cette hypothèse. Il ne faut pas être obsédé par le résultat d’avoir un accord à n’importe quel prix, mais par le fait d’avoir un accord qui va faire quelque chose. Il ne faut pas penser accord a minima, il faut mettre les pays sous pression et garder cette tension jusqu’à la dernière minute.

Cela n’arrangeait-il pas tout le monde que la France soit candidate, pour ne pas avoir à porter cette responsabilité?
Oui. C’est une grande prise de risque, c’est sûr. Les présidences tournent et c’était au tour de l’Europe. Personne n’avait envie. Copenhague a coûté très cher au gouvernement danois. En réputation notamment, puisque six ans après, on parle encore de l’échec de Copenhague.

«Beaucoup de ministres veulent être sur la photo, le Président veut être sur la photo. Mais pour y être, il faut réussir. »

A l’inverse, une Cop21 réussie pourrait aussi redorer l’image de François Hollande…
L’image de la France c’est bien, mais ce n’est pas le sujet. Après peut-être que chacun peut en tirer quelque chose. C’est normal, tout le monde veut être sur la photo. Il y a une petite blague qui circule que je peux vous confier. Parallèlement à cette négociation climat, il y en a une sur les questions de biodiversité. Or, on dit que la négociation sur la biodiversité est une négociation sur les écosystèmes, et que celle sur le climat est une négociation sur les « égo-systèmes ». Tout le monde veut être le sauveur de la planète.

Y compris la France…
Oui, beaucoup de ministres veulent être sur la photo, le Président veut être sur la photo. Mais pour y être, il faut réussir. Sinon, on est sur une très mauvaise photo! Les Danois, c’était pareil. Ils voulaient que tous les chefs d’Etat soient sur la photo, et ils se sont plantés.

Vous vous intéressez aux questions environnementales depuis longtemps. Est-ce un aboutissement pour vous de mener ces négociations?
Oui. J’ai très souvent été au cœur des négociations, mais là c’est le cœur du cœur. A Copenhague, on représentait la France, un pays parmi d’autres. Donc c’est vrai que c’est un point d’aboutissement, et j’espère que ça va marcher. En général, les gens me connaissent plus à l’international qu’en France, car je me suis très rarement occupée de questions nationales. Même dans le cabinet de Lionel Jospin (de 1997 à 2002, Ndlr), je travaillais essentiellement sur les sujets internationaux.

Vous êtes une femme de gauche?
Ma famille politique est à gauche. Elle a pu être à l’extrême gauche il y a longtemps, plutôt au Parti socialiste maintenant. Mais je ne me suis jamais présentée à une élection, sauf dernière de liste à une élection municipale! Je fais de la politique au sens collectif. Cette question d’internationalisme, cette façon de ne pas penser qu’à son pays, est pour moi un ‘driver’ très fort, et il est plutôt de gauche. C’est un idéal pour moi.

 

 

Conférence climat de Paris : risque d’accord a minima

Conférence climat de Paris : risque d’accord a minima

 

Dans une  interview au JDD, Laurence Tubiana représentante spéciale du ministre des Affaires étrangères prévient déjà qu’on pourraiat aboutir seulement à un accord minima. C’est le risque pour deux raisons, d’une  part ce futur accord reposera essentiellement sur la bonne volonté de chaque pays sans aucune contrainte, sans contrôle, et sans sanction. En outre et surtout Hollande a absolument besoin d’un accord pour redorer son image et pour se présenter en 2017. On connait l’art de la synthèse molle de Hollande. Il  fera tout pour obtenir un accord même au prix d’un contenu insignifiant ( l’objectif étant surtout d’empêcher Duflot d’EELV de se présenter en 2017). En outre Hollande ne dispose plus de l’autorité internationale pour peser de manière significative , témoins le récent accord Etats-unis-Iran où la France a bien été contrainte de s’aligner après avoir tenté de saboter la négociation. .Ce qu’on peut comprendre en creux dans les propos de Laurence Tubiana.

INTERVIEW – Ambassadrice chargée des négociations sur le changement climatique en vue de la conférence Paris Climat 2015 (COP21), Laurence Tubiana se dit « raisonnablement optimiste ». Un accord contre le dérèglement climatique devra être trouvé en décembre. Ce ne sera pas « suffisant », affirme-t-elle, mais un échec provoquerait « un très grand découragement ».

Elle est la représentante spéciale du ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius. C’est pourtant au ministère de l’Ecologie, boulevard Saint-Germain à Paris, que l’on retrouve Laurence Tubiana, en charge des négociations pour la conférence Paris Climat de décembre 2015. Faute de place, elle a emménagé ici avec son équipe, une quarantaine de collaborateurs. Cette femme de 64 ans est une spécialiste des questions climatiques et de gouvernance mondiale. Elle a notamment conseillé Lionel Jospin à Matignon, de 1998 à 2002.

A moins de huit mois de l’ouverture de la « COP 21″, le 30 novembre, Laurence Tubiana tente de trouver des compromis, volet après volet, avec les délégations du monde entier afin de parvenir à temps à un texte commun. Après Genève mi-février, les négociateurs se retrouveront en juin à Bonn, en Allemagne, pour une nouvelle session de travail. Suivront deux autres, en août et octobre, avant Paris. Les « consultations informelles », elles, ne cessent jamais. « Elles sont très importantes pour s’entendre. C’est beaucoup plus simple ensuite quand on doit trouver un accord. Il n’y a plus qu’à rédiger », résume Tubiana. Ce n’est sans doute pas de trop pour que la conférence de Paris soit une réussite.

La France accueille en décembre la Cop21, qui doit entériner un accord global contre le dérèglement climatique. Faut-il être optimiste?
Il faut toujours être prudent, mais je suis raisonnablement optimiste. Pour une raison très importante : tous les pays souhaitent finir cette négociation. Ils pensent que c’est le moment. Ce ne sera sans doute pas un accord qui pourra tout résoudre, mais il y a suffisamment de réflexion et de préparation dans chaque pays pour que nous y parvenions.

Les leçons de l’échec de Copenhague, en 2009, ont-elles été tirées?
A cette époque, beaucoup de pays – notamment les émergents comme l’Inde, la Chine ou le Brésil – disaient que c’était trop tôt, qu’ils ne pourraient y arriver. Ils affirmaient encore : « C’est le problème des pays développés, on agira après eux. » Ces dernières années, le climat est devenu un sujet de politique nationale. Des politiques se sont développées – concernant l’énergie, l’urbanisme, les transports ou la déforestation – et des outils ont été créés. Or s’il n’y a pas de décision nationale, on peut dire ce qu’on veut au niveau international, mais il ne se passera rien.

L’objectif final est de contenir le réchauffement climatique à deux degrés d’ici à la fin du siècle. Est-ce que ces contributions actuellement sur la table sont suffisantes?
Non, on le sait déjà, c’est pour cela qui faudra tenter de les réévaluer. Mais on peut déjà faire en sorte que les contributions nationales soient les meilleures possibles. Il faut aussi considérer que ce seront des « minimums » et que les pays pourront faire davantage. Quand ils se donnent des objectifs aussi lointains dans le temps, c’est avec beaucoup d’incertitudes : on ne sait pas comment va évoluer le prix des énergies renouvelables, par exemple. Typiquement, en 2010, les Européens avaient dit qu’ils atteindraient – 20% d’émissions en 2020, et finalement ce sera plutôt autour de – 27%.

«L’idée, c’est qu’il ne reste que quelques arbitrages à Paris. »

La solution passe-t-elle forcément par un accord à la carte, chaque pays fixant ses propres objectifs?
C’est plus compliqué que cela. Il y a la volonté d’atteindre un objectif commun. Il nous reste un budget d’émissions de gaz à effet de serre, d’aujourd’hui jusqu’à la fin du siècle. L’atmosphère peut en absorber une certaine quantité. Au-delà, cela sature et il y a réchauffement. Ce budget carbone, c’est notre capacité à neutraliser ce réchauffement. Idéalement, on pourrait dire : « Voilà ce qu’il reste, et puis on distribue. » Mais c’est extrêmement difficile, on n’arrive pas à avoir une distribution juste entre tous les pays. Donc oui, chaque pays dit ce qu’il peut faire, mais ce n’est pas un accord à la carte, il est aussi contraignant : il faudra revoir et améliorer ces contributions.

C’est compter beaucoup sur la bonne foi de tous les pays…
On ne peut pas faire autrement. Dès que l’on dépasse la sphère nationale, on voit bien que les sanctions, même dans un ensemble de droits comme l’Union européenne, sont difficiles à imposer à un pays souverain. On ne peut donc compter que sur l’engagement et la bonne volonté de chacun. Il n’y a évidemment pas de sanctions militaires ; les sanctions commerciales sont complexes même si elles peuvent être perfectibles. Pourquoi est-ce que je fais cette hypothèse que tous les pays veulent un accord? Parce que tout le monde ressent l’impact du changement climatique et sait qu’il faut agir. Et parce que les pays ne peuvent pas le faire seuls.

Saura-t-on dès l’ouverture de la conférence de Paris, le 30 novembre, si un accord sera conclu?
C’est ce que l’on souhaite, mais je ne sais pas si on va y arriver. L’idée, c’est qu’il ne reste que quelques arbitrages à Paris. Cet accord, c’est un équilibre politique, c’est un paquet. D’ici fin octobre, nous en aurons les grandes lignes du paquet. On construit, brique par brique. Les pays voient ce qu’ils peuvent ajouter, en fonction aussi des concessions qu’ils auront faites sur d’autres sujets. C’est la responsabilité de la France d’aider à poser ces briques. Il faut qu’on fasse preuve de leadership, qu’on guide ces négociations tout en respectant les points de vue. C’est ce que je fais actuellement. Après, il y aura sûrement de la négociation jusqu’à la fin. Certains voudront peut-être attendre jusqu’à la dernière minute pour voir s’ils peuvent obtenir quelque chose…

Personne ne veut qu’ils viennent négocier, comme à Copenhague. Ceux qui vont négocier in fine, ce sont les ministres et leur délégation. Les chefs d’Etat peuvent éventuellement se mobiliser très en amont, ou venir célébrer un accord. Mais il n’y aura pas de réunions entre eux, comme on peut le voir lors d’un G8. Quand les chefs d’Etat négocient, ce sont des déclarations politiques, des communiqués. Là, c’est un texte de droit international avec des règles, des procédures. Comme un traité, même si on ne connaît pas précisément la forme juridique qu’il prendra.

Que se passera-t-il si vous ne parvenez pas à un accord à Paris?
Il n’y aura pas d’effondrement, mais un très grand découragement. Tout le monde en a marre de négocier. Si les pays n’arrivaient pas à se mettre d’accord sur un texte, c’est la responsabilité de la présidence, et donc de la France, d’en proposer un autre. On pourrait essayer de recommencer l’année prochaine, mais la communauté internationale s’était donnée cette date (celle de Paris, Ndlr) pour y arriver. D’ici là, il ne se passera rien de particulier, car tous les pays ont pris des engagements jusqu’en 2020 (l’accord de Paris devra entrer en vigueur en 2020, Ndlr).

Est-ce que, s’il le faut, vous essaierez de trouver un accord a minima?
Je ne travaille pas avec cette hypothèse. Il ne faut pas être obsédé par le résultat d’avoir un accord à n’importe quel prix, mais par le fait d’avoir un accord qui va faire quelque chose. Il ne faut pas penser accord a minima, il faut mettre les pays sous pression et garder cette tension jusqu’à la dernière minute.

Cela n’arrangeait-il pas tout le monde que la France soit candidate, pour ne pas avoir à porter cette responsabilité?
Oui. C’est une grande prise de risque, c’est sûr. Les présidences tournent et c’était au tour de l’Europe. Personne n’avait envie. Copenhague a coûté très cher au gouvernement danois. En réputation notamment, puisque six ans après, on parle encore de l’échec de Copenhague.

«Beaucoup de ministres veulent être sur la photo, le Président veut être sur la photo. Mais pour y être, il faut réussir. »

A l’inverse, une Cop21 réussie pourrait aussi redorer l’image de François Hollande…
L’image de la France c’est bien, mais ce n’est pas le sujet. Après peut-être que chacun peut en tirer quelque chose. C’est normal, tout le monde veut être sur la photo. Il y a une petite blague qui circule que je peux vous confier. Parallèlement à cette négociation climat, il y en a une sur les questions de biodiversité. Or, on dit que la négociation sur la biodiversité est une négociation sur les écosystèmes, et que celle sur le climat est une négociation sur les « égo-systèmes ». Tout le monde veut être le sauveur de la planète.

Y compris la France…
Oui, beaucoup de ministres veulent être sur la photo, le Président veut être sur la photo. Mais pour y être, il faut réussir. Sinon, on est sur une très mauvaise photo! Les Danois, c’était pareil. Ils voulaient que tous les chefs d’Etat soient sur la photo, et ils se sont plantés.

Vous vous intéressez aux questions environnementales depuis longtemps. Est-ce un aboutissement pour vous de mener ces négociations?
Oui. J’ai très souvent été au cœur des négociations, mais là c’est le cœur du cœur. A Copenhague, on représentait la France, un pays parmi d’autres. Donc c’est vrai que c’est un point d’aboutissement, et j’espère que ça va marcher. En général, les gens me connaissent plus à l’international qu’en France, car je me suis très rarement occupée de questions nationales. Même dans le cabinet de Lionel Jospin (de 1997 à 2002, Ndlr), je travaillais essentiellement sur les sujets internationaux.

Vous êtes une femme de gauche?
Ma famille politique est à gauche. Elle a pu être à l’extrême gauche il y a longtemps, plutôt au Parti socialiste maintenant. Mais je ne me suis jamais présentée à une élection, sauf dernière de liste à une élection municipale! Je fais de la politique au sens collectif. Cette question d’internationalisme, cette façon de ne pas penser qu’à son pays, est pour moi un ‘driver’ très fort, et il est plutôt de gauche. C’est un idéal pour moi.

 

Le climat des affaires : du mieux mais encore dans le rouge

Le climat des affaires : du mieux mais encore dans le rouge

 

C’est mieux mais c’est encore dans le rouge, c’est à dire en dessous de la moyenne habituelle. Le  climat des affaires s’est en effet amélioré en France au mois de mars après trois mois de stagnation pour atteindre son plus haut niveau depuis près de trois ans, selon les données publiées mercredi par l’Insee. L’indicateur global, calculé à partir des réponses des chefs d’entreprise des principaux secteurs d’activité, est ressorti à 96, soit une hausse de deux points par rapport au niveau enregistré chaque mois entre novembre et février. Il reste en deçà de sa moyenne de long terme, qui se situe à 100, mais atteint son plus haut niveau depuis avril 2012. Par secteurs, celui de l’industrie a baissé d’un point, à 99, le chiffre de février ayant été relevé d’un point par rapport à l’estimation publiée le mois dernier. Seize économistes interrogés par Reuters attendaient en moyenne un indice à 99. Celui des services a progressé d’un point, à 93, le chiffre de février ayant été dans le même temps relevé d’un point. L’indicateur du bâtiment est resté stable, à 89. L’indicateur du commerce de détail a progressé de trois points, à 104, le chiffre de février ayant été relevé de deux points. L’indicateur de retournement de la conjoncture pour l’ensemble des secteurs reste dans la zone favorable, indique l’Insee. Dans l’industrie manufacturière, les industriels interrogés font état d’une amélioration de leurs carnets de commandes globaux et étrangers. L’indicateur de retournement progresse et se situe dans la zone indiquant une conjoncture favorable, précise l’Insee.

 

Hollande accompagné par deux actrices françaises aux Philippines, c’est chaud !

Hollande accompagné par deux actrices françaises aux Philippines, c’est chaud !

 

Le monarque républicain a choisi de se faire accompagner par deux stars du show-biz pour son voyage aux Philippines où il doit parler de réchauffement climatique. Ça risque d’être chaud ! il a raison Hollande, un monarque a tous les droits, y compris d’héberger sa favorite  à l’Elysée. Peut-être aurait-on pu penser à scientifique, un spécialiste de l’environnement pout accompagner Hollande mais sans doute un chois pas assez sexy ! Avec l’actrice Marion Cotillard et Mélanie Laurent en guest stars et une escale sur l’île de Guiuan ravagée par le typhon Haiyan en 2013, le président français François Hollande se rend jeudi 26 février aux Philippines pour plaider avec détermination contre le réchauffement climatique. Converti de fraîche date à l’écologie, François Hollande a proclamé sa volonté de « laisser une trace » dans l’histoire en arrachant un « accord historique sur le climat » à l’issue de la conférence mondiale que Paris accueillera en décembre à Paris sous l’égide de l’ONU. Se disant « effrayé » par les conséquences du réchauffement climatique, il a pris depuis quelques mois son bâton de pèlerin pour appeler à la mobilisation sous toutes les latitudes, des Nations unies au Forum de Davos et du Canada aux îles du Pacifique. on déplacement de 48 heures aux Philippines -la première visite officielle d’un chef de l’Etat français dans ce pays- ne doit rien au hasard. L’archipel aux 7.100 îles est l’un des pays les plus touchés au monde par l’élévation des températures. D’une violence inouïe, le super typhon Haiyan et ses vents soufflant à 230 km/h avaient fait plus de 7.350 morts le 8 novembre 2013. Chaque année, les Philippines, un pays en développement de 100 millions d’habitants, sont balayées de juin à octobre par une vingtaine de violentes tempêtes et de typhons. Et leur fréquence augmente. Un « Appel de Manille » devrait être lancé par la voix de Marion Cotillard depuis le palais présidentiel philippin, pour, selon l’entourage du président français, solliciter « la mobilisation de tous en vue d’un accord à Paris ». Aux yeux de Paris, les Philippines sont un « interlocuteur privilégié » dans la perspective de la conférence de Paris, incarnant une « voix progressiste parmi des pays en développement ».  »Chacun doit faire tout son possible pour affronter les enjeux du changement climatique sans attendre ses voisins pour passer à l’action », avait ainsi lancé Benigno Aquino en septembre 2014 lors d’un sommet de l’ONU.

 

Croissance- climat des affaires : toujours morose

Croissance- climat des affaires : toujours morose

 

Paradoxe, pour l’INSEE la situation va s’ améliorer en 2015 mais le climat des affaires demeure particulièrement morose en décembre. En fait aucun signe d’amélioration tangible n’apparait. Une sorte de stabilité dans la médiocrité. Rien ne repart réellement. Les réformes du quinquennat de Hollande sont terminées, elles vont se clore avec l’épiphénomène de la loi fourre-tout de Macron et surtout le débat surréaliste pour savoir sil faut autoriser le travail 7 ou 12 dimanches. Hollande a d’ailleurs déserté le terrain économique pour se recentrer sur celui des valeurs.  A cet égard c’est plus confortable. D’autant que le chômage ne baissera pas en 2015, bien au contraire surtout avec une petite croissance de 1% prévue. Pour la croissance,  Hollande s’en remet désormais à hypothétique plan Junker sur les investissements. En fait 20 milliards d’argent public  ( sur 3 ans et pas avant fin 2015)  mais au moins 300 milliards du privé qui restent à trouver. C’est le énième micro plan de relance de l’Europe. Quelques centaine de millions en plus par an en France  ne changeront pas grand-chose aux investissements dans le pays. Le gouvernement englué dans une fiscalité record compte sur la baisse du prix du pétrole et sur celle de l’euro ; des éléments certes favorables mais pour vendre à qui puisque les pays acteurs potentiels (Etats Unis exceptés) sont menacés de déflation.  Le climat des affaires est en effet resté stable en France au mois de décembre, et ce dans la quasi totalité des secteurs de l’économie, selon les données publiées vendredi par l’Insee. L’indicateur global, calculé à partir des réponses des chefs d’entreprises des principaux secteurs d’activité, est ressorti à 94 comme le mois précédent. Il se maintient à son plus haut niveau depuis le mois de juin mais reste nettement en deçà de sa moyenne de long terme, qui se situe à 100. Par secteurs, celui de l’industrie est resté stable, à 99, un niveau conforme à la prévision moyenne des 20 économistes interrogés par Reuters. Celui des services est lui aussi resté stable à 93, le chiffre de novembre ayant été abaissé d’un point par rapport à l’estimation publiée le mois dernier. L’indicateur du bâtiment est lui aussi resté stable à 89, le chiffre de novembre ayant été là encore abaissé d’un point. Dans les autres secteurs, l’indicateur du commerce de détail a reculé d’un point à 95, seul secteur en repli. Dans l’industrie manufacturière, les industriels interrogés font état d’une stabilité de leurs carnets de commandes globales et d’une amélioration de leurs carnets de commandes étrangers, les deux étant toujours considérés comme inférieurs à la normale.

 

Conférence climat : Fabius content… pas les écolos

Conférence climat : Fabius content…  pas les écolos

Fabius est content pour deux raisons ;  la première,  c’est que la conférence n’a pas abouti à grand-chose et que cela donnera un rôle important à la France lors de la conférence de 2015 à Paris où là on espère de vraies décisions.  La seconde, c’est qu’il fauta faire semblant de faire plaisir aux écolos dont le PS a besoin pour les prochaine échéances électorale. En gros l’accord de Lima  porte sur l’engagement de contributions nationales  (donc décidées par chaque pays)  contre la pollution d’ici 2015 sans trop de précisions autres que de méthodes. Le clivage entre nord et sud porte surtout sur la somme de somme de 100 milliards prévues pour le sud et destinées aux adaptations nécessaires. Or comme c’est le flou sur cette question (montant, financement, répartition, objectif), aucun accord précis n’a pu être obtenu à Lima.  Les options possibles sont : un simple engagement à fournir des informations transparentes et claires ; une liste d’informations précises et documentées (période d’engagement, de mise en œuvre, année de référence, approche choisie pour comptabiliser les émissions du secteur forestier et agricole, recours ou pas à des mécanismes de marché pour réguler les émissions, objectifs global et par secteur, méthodologie globale utilisée, trajectoire à long terme, etc.). L’option la plus complète mentionne la possibilité d’inclure également des informations sur les financements et les soutiens technologiques et techniques que les pays du Nord apporteraient à ceux en voie de développement, en particulier aux plus vulnérables. 

 

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