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Zone euro : recul du climat des affaires

Zone euro : recul du climat des affaires

 

Pour le troisième mois consécutif, l’indice de confiance économique se dégrade, après avoir atteint un plus haut depuis quatre ans en novembre. Les chiffres de la Commission européenne rapportent par ailleurs que l’indice mesurant le climat des affaires a nettement fléchi. L’essoufflement de la croissance mondiale et les turbulences sur les marchés boursiers continuent d’affecter la confiance des acteurs économiques. En février, l’indice de confiance dit ESI (pour « Economic sentiment indicator ») poursuit son repli dans la zone euro, selon des chiffres publiés par la Commission européenne vendredi 26 février. Ainsi, l’indice s’est replié à 103,8 points, contre 105,1 points en janvier. Il s’agit du troisième mois consécutif de baisse depuis le pic de 106,1 points atteint en novembre, le plus haut niveau de l’indice en quatre ans, alors que les données avaient été en majorité compilées avant les attentats de Paris. Si l’on considère l’ensemble de l’Union Européenne, l’indice a reculé en février à 105,2 points contre 106,7 points en janvier, une baisse (-1,5) encore un peu plus marquée que dans la zone euro. La baisse de confiance est particulièrement marquée aux Pays-Bas (-2 points par rapport à janvier) et en Italie (-1,4 point). L’ampleur du recul est moindre en Allemagne (-0,6 point), en France (-0,5) et en Espagne (-0,5). Les chiffres de la Commission rapportent par ailleurs que l’indice mesurant le climat des affaires a nettement fléchi, à 0,07 contre 0,29 en décembre et 0,28 attendu. Dans l’industrie, le sentiment a décliné à -4,4 contre -3,1 et dans les services, il a fléchi à 10,6 contre 11,5. Le sentiment des consommateurs recule à -8,8 contre -6,3. Parmi les pays de l’UE non membres de l’euro, la Pologne échappe au sentiment pessimiste, avec un indice globalement stable (+0,2 point). Toutefois, le Royaume-Uni voit son indice de confiance nettement reculer (-1,6).

 

Climat-COP 21 : pas d’effet avant dix ans (Christian de Perthuis)

Climat-COP 21 : pas d’effet avant dix ans (Christian de Perthuis)

  • Christian de Perthuis, professeur associé à Paris Dauphine, fondateur de la chaire économie climat souligne les limites de l’accord de la cote 21. En l’état actuel des plans de chaque pays, la température ne pourra être réduite que de 3°. En outre l’application de COP 21 ne débutera vraiment qu’à partir de 2025. (Interview RTL)

 

  • L’accord issu de la réunion de la COP21 a été qualifié « d’historique ». Mérite-t-il ce qualificatif?

 

  •  Christian de Perthuis- Il peut le devenir, mais rien n’est joué. Le principal apport de cet accord, c’est la fin du système de Kyoto, qui rangeait d’un côté les anciens pays industriels, à l’origine de la pollution atmosphère, et d’un autre côté les pays en développement, considérés comme non responsables. Une approche de moins en moins conforme à la réalité: depuis 25 ans, la totalité de l’accroissement des gaz à effet de serre, vient des pays émergents, dont bien sûr la Chine, au premier chef. Aujourd’hui, la Chine émet autant de Co2 que l’Europe et les Etats-Unis réunis!
  • En intégrant tous les pays du monde dans la lutte contre le réchauffement climatique, on sort de cette dichotomie pays riches/pays pauvres, on change réellement de paradigme. C’est un apport fondamental de cette COP21. Elle ouvre donc des possibilités importantes.
  • Mais qu’en est-il de l’objectif mis fréquemment en avant, à savoir la limitation à moins de 2 degrés de la hausse des températures?
  •  De ce point de vue, on est loin du compte, effectivement. D’après les calculs du GIEC, si tous les pays tenaient leurs promesses de réduction d’émissions -ce qui est loin d’être acquis-, la hausse des températures serait de l’ordre de 3 degrés.
  • Pour se limiter à 2 degrés d’augmentation des températures, il faudrait réduire de 40% à 70% nos émissions d’ici 2050, et rien ne dit que cet effort est acquis. C’est simple, les scientifiques considèrent que nous avons un stock d’émissions possibles équivalent à 3 gigatonnes de carbone, si nous voulons nous limiter à +2 degrés. A ce jour, nous avons déjà émis 2 gigatonnes. Et,  au rythme actuel, la dernière gigatonne « disponible » aura été épuisée dans 25 ans. Bref, il faudrait aller vite, dans la réduction des émissions.
  • On est loin de cette trajectoire, actuellement…
  •  De fait, le dispositif prévu, qui ne repose que sur la bonne volonté des pays, commencera à être opérationnel vers 2025. Pour rendre l’accord véritablement « historique », il faudrait aller bien plus vite,  en utilisant les dispositions très générales de son article 6 sur la collaboration entre parties. Cela permettrait de faire des pas décisifs en matière de tarification du carbone.

 

  •  Que prévoit cet article 6?
  • Il permet à des groupes de pays d’avancer plus vite s’agissant de la tarification, sans que cela remette en cause l’équilibre international. Il est évidemment essentiel, tous les économistes le soulignent, de donner un prix au carbone. Tendre vers un réchauffement de moins de 2°C (a fortiori de 1,5°C) implique de basculer vers des sources d’énergie non carbonées en renonçant à l’extraction d’une grande partie du charbon, du pétrole et, dans une moindre mesure, du gaz naturel. Mission impossible dans un monde où l’usage de l’atmosphère est gratuit et où abondent les subventions aux fossiles. Si des groupes de pays mettaient en place des marchés de droits à polluer interconnectés, on mettrait fin à cette gratuité, l’incitation à économiser le carbone serait enfin réelle.

Climat : des scientifiques payés pour nier le réchauffement

Climat : des scientifiques payés pour nier le réchauffement

 

 

France Info révèle que certains scientifiques auraient été payés pour nier le réchauffement climatique ou en minimiser la portée. D’une certaine manière il ne s’agit pas là d’un scoop car nombre de laboratoires de recherche sont financés par de grandes firmes y compris des firmes du secteur de l’énergie polluante. Dans les pays anglo-saxons en particulier il s’agit d’une pratique courante, le financement de nombre de laboratoires et donc de scientifiques est en partie assuré par de grandes multinationales. Dans d’autres pays la problématique est un peu différente. En France par exemple nombre de laboratoires ne pourraient vivre sans la participation de crédits de l’État. D’où la tendance naturelle de ces centres de recherche de s’aligner sur la pensée dominante étatique à fin de ne pas voir ces crédits amputés. D’un certain point de vue la problématique de l’indépendance de centres de recherche est largement posée, une question qui ne peut être réglée sans un financement pérenne des laboratoires et des scientifiques qui les dirigent. En pleine COP21, Greenpeace a publie des échanges de courrier avec d’éminents professeurs américains. Dans une vidéo que l’ONG fait tourner sur les réseaux sociaux, on voit notamment un enseignant de l’université de Princeton, mis en cause par l’association, sortir de ses gonds.  Dans la vidéo publiée par Greenpeace, la scène se déroule visiblement dans un amphithéâtre universitaire. Un militant de l’ONG s’approche de William Harper, professeur de physique à l’université de Princeton et ancien membre du ministère de l’énergie américain. Il lui serre la main et lui demande combien il a touché, lui ou son groupe de réflexion, de la part de Peabody, un producteur de charbon américain. William Harper n’aime pas du tout, se lève et l’insulte. Le militant est sorti manu militari de la salle de réunion. Quelques mois auparavant, un des membres de l’ONG avait écrit à William Harper en se faisant passer pour un consultant d’une compagnie pétrolière du Moyen Orient qui s’inquiétait de la Conférence de Paris sur le climat, et d’une éventuelle décision pour réduire les énergies fossiles. Il lui demandait d’écrire un papier scientifique sur les bénéfices du gaz et du pétrole. Le scientifique avait alors précisé ses honoraires : 250 dollars de l’heure. Il expliquait même que cela avait déjà été fait pour contredire les études de l’Organisation mondiale de santé sur le sujet. William Harper s’est défendu en disant qu’il n’avait jamais touché un centime des pétroliers, mais il n’a pas nié en ce qui concerne son groupe de réflexion.

Réchauffement : changement de climat…aussi en France

Réchauffement : changement de climat…aussi en France

 

D’après les calculs de Météo france,  la température a augmenté en moyenne de 0,7°C pendant le XXe siècle dans le nord-est de la France et de plus de 1,1°C dans le sud-ouest. L’année 2014 a été la plus chaude depuis le début du XXe siècle, avec un écart de +1,9°C par rapport à la moyenne de la période 1961-1990. Pendant la période 1950-2000, le nombre de journées pendant lesquelles la température dépasse 25°C a augmenté tous les dix ans de quatre jours à Paris et de plus de cinq jours à Toulouse.   »Les changements du climat sont très difficiles à percevoir mais, en regardant les statistiques, on s’aperçoit qu’il y a eu des périodes de basculement et d’accélération en France dans les années 1980″, explique Serge Planton, chef du département de recherche sur le climat de Météo France, collaborateur du GIEC. « On découvre que l’intensité des pluies et la durée des sécheresses ont augmenté sur les 15 dernières années », poursuit-il. « Il y a une accélération de la fonte des glaciers à partir des années 1980. On a une augmentation très nette du nombre de vagues de chaleur et, depuis les années 1960, une diminution d’un mois de la période d’enneigement. »Dans l’agriculture, le réchauffement du climat a surtout eu pour effet jusqu’ici en France l’avancement de la date des récoltes et des semis de plusieurs semaines et la survie de vecteurs de maladie en raison des hivers plus doux. La chenille processionnaire du pin, très allergisante, qui ne se trouvait qu’au sud de la Loire jusque dans les années 1970, est désormais aux portes de Paris.  Les conséquences du réchauffement global de la planète se font également sentir sur les côtes françaises, note le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM). »On constate actuellement une accélération de l’augmentation du niveau de la mer due au changement climatique », dit le BRGM dans un rapport. « Alors qu’il montait au XXe siècle au rythme de 1,7 mm par an, le niveau augmente désormais de 3,2 mm par an. »Le relèvement du niveau de la mer d’une vingtaine de centimètres depuis 1870 se traduit déjà par un risque accru d’érosion des côtes et de submersions temporaires. Or, même si l’humanité parvenait à contenir le réchauffement de la planète sous la barre des 2°C à la fin de ce siècle, la fonte des glaces et la montée du niveau des mers se poursuivra bien au-delà de 2100, avec un risque accru de submersion des zones côtières en cas de tempête de type Xynthia (février 2010). »Les plans de prévention des risques prennent déjà en compte l’élévation inévitable du niveau de la mer », souligne Goneri Le Cozannet, ingénieur du BRGM. Mais au-delà d’un réchauffement de 2°C, l’adaptation aux effets du réchauffement climatique sera de plus en plus difficile, avec notamment le risque de voir la canicule de 2003, cause d’une surmortalité estimée à 15.000 personnes et d’une forte baisse des rendements agricoles, devenir la norme.

Hollande en Chine pour le climat ou le business ?

Hollande en Chine pour le climat ou le business ?

 

 

Une visite en fait ambigüe ;  officiellement il s’agit de persuader le pays le plus pollueur du monde (25% des émissions) de faire davantage d’efforts pour lutter contre le réchauffement climatiques.  Compte tenu de létat actuel des engagements de chaque pays, l’objectif de ne pas dépasser 2 degré pour la fin du siècle ne peut être atteint. Au mieux ce sera 2.7 (d’après l’ONU), jusqu’à 3.5 pour certains scientifiques. D’où l’idée de se satisfaire de ces plans insuffisants pour transformer COP 21 en succès politique mais d’y inclure de clauses de révisions en fonction des résultats. Des clauses de révision qui ne plaisent pas aux pays les plus pollueurs. Du coup Hollnde va s’efforcer de persuader la chine de les accepter. Mais Hollande sera accompagné d’une quarante de chefs entreprises, là c’est essentiellement pour le business (officiellement pour servir la croissance verte). En fait pas exemple pour vendre des centrales nucléaires en particulier ; pas vraiment la croissance verte ! Qu’il s’agisse de centrale nucléaire comme à charbon. François Hollande entame donc lundi une tournée asiatique de trois jours en Chine,  A un mois de la COP21 (30 novembre-11 décembre), l’Elysée prend mille précautions oratoires pour ne pas perturber le dialogue en cours avec Pékin, premier pollueur mondial en pleine prise de conscience « verte » et donc arbitre des négociations.   »La Chine souhaite fonder son développement sur l’innovation et des technologies propres. Ses objectifs de croissance doivent être compatibles avec la limitation des gaz à effet de serre », dit un conseiller de François Hollande, assurant que les deux pays sont « dans une phase d’échanges intenses ». Les discussions portent essentiellement sur les modalités des futures « clauses de révision », rendez-vous réguliers permettant de vérifier, voire de réviser à la hausse les engagements pris à Paris pour contenir la hausse des températures en-deçà de 2°C d’ici la fin du siècle. Soucieux de se concentrer sur les questions climatiques, Paris a laissé le soin à la chancelière allemande Angela Merkel de superviser jeudi à Pékin la vente à la Chine de 130 avions Airbus pour quelque 15,5 milliards d’euros. « C’était coordonné », dit-on à l’Elysée. Forcément pour ne pas confondre trop aisément climat et business !

Climat : une limitation de 2.7 à 3.5 et non de 2 degrés

Climat : une limitation de  2.7 à 3.5  et non de  2 degrés

 

En l’état des plans nationaux (puisque chaque pays définit ses propres objectifs et ses propres moyens) l’objectif de limiter l’augmentation la température à 2 degrés d’ici la fin du siècle  ne pourra être atteint d’après l’ONU.  La France qui veut à tout prix un accord -surtout pour des raisons de politique intérieure – se montre cependant optimiste. « Ce rapport montre que les contributions nationales permettent de changer la donne et nous éloignent du pire, c’est à dire d’un réchauffement à 4°C-5°C ou plus », a déclaré Laurent Fabius, le ministre français des Affaires étrangères, qui présidera la COP21.   »Il confirme qu’il est possible d’obtenir une trajectoire permettant de limiter le réchauffement en dessous de 1,5-2°C d’ici la fin du siècle, mais cela implique des efforts supplémentaires dans le temps. » Paris souhaite que la COP21 débouche sur un accord permettant de revoir périodiquement à la hausse les contributions nationales. Le groupe indépendant de chercheurs européen Climate Action Tracker estime pour sa part que les plans nationaux impliquent une élévation de température de 2,7 degrés d’ici 2100. Plus pessimiste encore, un groupe d’experts américains, Climate Interactive, prévoit une hausse de 3,5°C. Mais Fabius commente avec de lunettes roses le rapport de l’ONU. Le rapport de l’ONU publié vendredi montre, à quatre semaines de la conférence mondiale sur le climat de Paris, que les engagements des pays pour réduire les émissions de gaz à effet de serre permettent de changer la donne, estime Laurent Fabius, le ministre des Affaires étrangères français. Ce rapport montre que les contributions nationales permettent de changer la donne et nous éloignent du pire, c’est-à-dire d’un réchauffement à 4-5°C ou plus, déclaré le futur président de la conférence climat (COP21) dans un communiqué.  Les objectifs nationaux de réduction des émissions de gaz à effet de serre ou contributions nationales sont une solide base pour le succès indispensable de Paris, affirme le ministre des Affaires étrangères.  Le ministre français rappelle néanmoins que des efforts supplémentaires dans le temps sont nécessaires pour limiter le réchauffement à 1,5-2°C car, selon les experts, les engagements nous placent sur une trajectoire entre 2,7° et 3°C. Cela confirme l’importance d’aboutir à Paris à un accord qui fixe les règles permettant de revoir périodiquement à la hausse les contributions nationales, ajoute Laurent Fabius. Le rapport de l’ONU rappelle que des réductions d’émissions de gaz à effet de serre beaucoup plus importantes seront nécessaires dans les prochaines années pour rester sous cette limite.

Climat : des automnes plus courts ?

Climat : des automnes plus courts ?

. Avec un automne parfois plus court qu’actuellement, les arbres disposeront de moins de temps pour se préparer à la venue de l’hiver, révèle une étude qui nous projette en 2045. (Info BFM)

Yingying Xie, étudiante à l’université du Connecticut se penche depuis 11 ans sur l’impact du réchauffement sur les forêts de nos zones tempérées. Avec d’autres chercheurs, elle publie dans la revue PNAS les résultats d’une étude originale qui décrit la façon dont les arbres vont, en fonction de l’endroit précis où l’on se projette, soit devancer, soit différer pour eux-mêmes l’avènement de l’automne. Ainsi en 2045, selon l’endroit considéré, au nord ou au sud de la zone observée, le déclenchement du mécanisme automnal pourrait intervenir soit en retard, soit en avance. Or, la saison intermédiaire est cruciale pour les arbres à feuilles caduques (= qui tombent chaque année, ndlr). C’est durant cette période, avant la « dormance hivernale », qu’ils font le plein de nutriments, les tirants des feuilles avant que celles-ci ne tombent au sol. Au passage, les molécules de chlorophylle sont détruites, révélant les couleurs rutilantes de l’automne.  « Avec l’automne, la verdeur du feuillage diminue progressivement. Le début de la phase dormante correspond au moment où cette verdeur atteint son minimum. Il y a surtout eu jusqu’ici des études sur le début du printemps, car c’est beaucoup plus facile. Le feuillage apparaît très rapidement, en moins de trois jours, tandis que la disparition de la chlorophylle se produit sur environ un mois », détaille l’auteure principale de l’étude. Outre son sujet, l’originalité de la démarche scientifique réside dans la méthode. Alors que beaucoup d’autres observations se fondent principalement sur des relevés de températures, bien d’autres données météorologiques (précipitations, périodes de sécheresse, présence de gel ou de givre…)  sont ici prises en compte, note pour Le Temps Nicolas Delpierre, spécialiste de la phénologie (étude des cycles biologiques) des arbres. Le français est l’auteur d’une autre étude parue dans la revue PLOS One en 2013. Elle portait sur une modeste forêt de 1.500 hectares située au cœur de Harvard, en Nouvelle-Angleterre. Ici, la zone observée est bien plus vaste: une superficie proche de trois millions d’hectares répartis sur quatre Etats du nord-est des Etats-Unis. Soit un espace équivalent à la région française des Pays de la Loire. Du coup, les deux satellites de la Nasa équipés d’instruments Modis ont été mis à contribution. « La région étudiée recouvre deux zones climatiques différentes. Au nord, il s’agit de paysages de moyenne montagne avec un climat doux et humide. Au sud, c’est une région de plaines côtières et de collines qui est plus sèche », explique la scientifique. Que révèlent au juste ces projections? Simplement qu’au nord, la phase de dormance arrivera jusqu’à 10 jours plus tard que prévu, alors qu’au sud, l’inverse se produit. L’automne se trouve (toujours si l’on se place du point de vue des arbres et non du calendrier) amputé de trois semaines. « On peut imaginer qu’un raccourcissement de la période de jaunissement perturbe le redémarrage de la végétation au printemps par manque de nutriments », avance Yingying Xie.

Climat : les pétrolières approuvent COP 21 !!!

Climat : les pétrolières approuvent COP 21 !!!

<:section>Les poids lourds du secteur, qui assurent près d’un cinquième de la production mondiale d’hydrocarbures et fournissent environ 10% de l’énergie de la planète, ont déclaré soutenir l’objectif de contenir le réchauffement climatique à 2 degrés -permettant, selon les préconisations du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec), d’éviter l’emballement du système climatique. Regroupés depuis 2014 au sein de l’Oil and Gas Climate Initiative (OGCI), les dirigeants de dix groupes (BG Group, BP, Eni, Pemex, Repsol, Saudi Aramco, Reliance Industries, Royal Dutch Shell, Statoil et Total ) ont appelé à « un accord efficace sur le climat » lors de la COP 21. « Notre ambition commune est un futur à 2°C. C’est un défi pour l’ensemble de la société. Nous sommes prêts à jouer notre rôle », ont-ils affirmé dans une déclaration commune. Rôle qui consisterait justement « à réduire l’intensité en carbone du mix énergétique mondial », en misant sur la collaboration afin  »d’obtenir davantage que la somme de leurs efforts individuels ». L’efficacité énergétique, le gaz naturel -présenté comme l’énergie fossile la moins polluante- et la recherche et développement sont cités parmi les domaines « des actions pratiques, significatives et basées sur la technologie » qu’elles promettent d’engager. Les dix compagnies -qui ne comptent parmi elles aucune américaine- affirment aussi avoir déjà diminué d’environ 20% les émissions de gaz à effet de serre de l’ensemble de leurs opérations au cours des dix dernières années. Toutefois, les déclarations de ces grands groupes « sont ébranlées par le soutien qu’ils apportent à des associations professionnelles qui entravent activement la politique climatique », dénonce l’ONG InfluenceMap, dans une étude publiée vendredi et fondée sur l’analyse de  plus de 10.000 données (déclarations publiques, réponses des lobbies aux consultations publiques etc.). Un double langage particulièrement pratiqué par Shell, qui « montre la plus grande déconnexion entre rhétorique et action », estime l’association britannique.

 

 

Inondations dans le Midi : la faute au climat et au béton (Duflot)

Inondations dans le Midi : la faute au climat et au béton (Duflot)

Pour une fois Cécile Duflot n’a pas complètement tort il y a sans doute des causes objectives dont les hommes sont responsables concernant les inondations notamment celle qui se sont produits dans le Midi. Il est certes difficile de faire le lien avec le réchauffement climatique mais force est de constater que l’élévation des températures coïncide aussi avec la croissance des catastrophes climatiques comme les inondations. En outre le béton qui envahit des zones aussi urbanisées que la côte méditerranéenne et vraisemblablement aussi responsable de l’ampleur des catastrophes. Dans ces zones à risques il faut en effet compter de la de 20 000 habitants au kilomètre carré. Invitée ce lundi de France Info, Cécile Duflot, députée EELV, appelle à une vraie mobilisation pour préparer la France à l’aggravation des phénomènes climatiques. Et assure que les écologistes n’ont pas été assez écoutés.  « On ne peut pas savoir avec une certitude scientifique le lien avec le dérèglement climatique. Ce qui est certain et le congrès mondial des météorologues l’a montré, c’est que le dérèglement climatique, ce sont des phénomènes météo beaucoup plus violents. Ce qui est sûr c’est qu’il faut se préparer à une aggravation des phénomènes météorologiques violents« , affirme Cécile Duflot. Elle assure aussi « qu’on vit aussi les conséquences d’une urbanisation qui a imperméabilisé les sols, ce qui favorise que l’eau ne soit pas absorbée et qu’on ait ce type de catastrophes. Il faut réparer les erreurs de l’urbanisation des années 70, 80, 90 en remettant de la nature en ville. C’est plus confortable à vivre, une ville avec de la nature. Et c’est aussi  un moyen de prévention. Mais il faut aussi que l’administration de l’écologie ait les moyens de le faire. On a restreint les moyens de prévention ces dernières années. Il faut des moyens pour Météo France, pour le ministère de l’Ecologie. Et avoir un vrai plan d’investissement pour la transition énergétique ».  Cécile Duflot qui est « un peu lasse d’entendre que les écologistes sont absents  de ce débat. Je pense aux écologistes qui se sont mobilisés pour la défense de la plaine du Var, de l’agriculture de proximité, sur la lutte contre les grands projets inutiles. Ils étaient là les écologistes. On ne les a pas assez écoutés. Comme on ne les a pas assez écoutés sur le diesel. Et c’était une erreur. »

Conférence climat : Hypothéquée par la crise

Conférence climat : Hypothéquée par la crise

Hollande commence à s’inquiéter sérieusement des chances de succès de la conférence climat qui doit se tenir à Paris à la fin de l’année. Des inquiétudes justifiées dans la mesure où en dépit de quelques avancées Il paraît peu vraisemblable que la conférence climat débouche sur des orientations contraignantes. Ce n’est d’ailleurs pas le l’objet de cette conférence qui doit laisser à chaque État le soin de définir les objectifs et moyens pour contribuer à la lutte contre le réchauffement climatique et la pollution. À moins de trois mois de cette conférence on est encore très loin d’un accord puisqu’il n’a pas même été possible de trouver le financement des réunions. Accessoirement il faudra trouver les 150 milliards destinés aux pays en voie de développement afin de les aider à réussir leur transition énergétique. La crise constitue évidemment un des facteurs explicatifs qui pourraient menacer cette conférence. L’environnement économique international est en effet fragilités et presque partout et la préoccupation première est de soutenir la croissance et l’emploi un objectif assez souvent contradictoire avec la prise en compte de l’environnement. D’une certaine manière la dégradation de l’environnement conjoncturel s’oppose aux évolutions structurelles. Du coup la France multiplie les manifestations pour tenter de sensibiliser l’opinion française mais aussi internationale. Dernier exemple France a annoncé jeudi, à 81 jours de l’échéance, la suppression d’aides à l’exportation de centrales au charbon polluantes. Le Premier ministre a adressé ce signal très attendu à l’ouverture d’une manifestation organisée au Palais de l’Elysée pour afficher l’engagement de la France en faveur du climat. »Nous supprimerons immédiatement les crédits export pour tous les nouveaux projets de centrales à charbon qui ne sont pas dotées d’un dispositif de capture et de stockage du CO2″, a dit Manuel Valls à plus de 400 invités – ministres, représentants de l’industrie et de la société civile, élus. Un geste insuffisant, de toute évidence, aux yeux de l’ex- ministre écologiste du Logement, Cécile Duflot, présente. « On peut continuer à être assez critique sur la traduction dans la politique du gouvernement français des engagements qui doivent être pris à la COP », a-t-elle confié à Reuters. La conférence des Nations unies sur le climat (COP21), prévue du 30 novembre au 11 décembre, est le plus grand rendez-vous international jamais organisé par la France et François Hollande en a fait un enjeu majeur de son quinquennat. Jeudi matin, le traditionnel tapis rouge déroulé pour les invités du chef de l’Etat dans la cour d’honneur du Palais de l’Elysée avait symboliquement été remplacé par un tapis vert.  »Il s’agit d’être capable de réussir ce qui est le rendez-vous sûrement le plus essentiel que le monde s’est donné à lui-même », a dit François Hollande en conclusion de la réunion. Six ans après l’échec de la conférence de Copenhague, la COP21 est considérée comme une des dernières chances de conclure un accord universel sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre pour enrayer le réchauffement climatique avant que ses conséquences deviennent irréversibles. Les principaux intervenants, politique ou non, dont les ministres des Affaires étrangères et de l’Ecologie, Laurent Fabius et Ségolène Royal, ou l’ancien animateur de télévision Nicolas Hulot, aujourd’hui conseiller spécial du chef de l’Etat, ont insisté l’un après l’autre sur l’urgence d’un tel accord. « Plus tard, ce sera trop tard (…) On n’a pas le droit d’échouer », a averti le chef de la diplomatie française, tout en reconnaissant que la conférence de Paris ne pouvait pas régler tous les problèmes mais être un « point de bascule ».  Or les négociations sur un projet d’accord ne progressent que très lentement. Elles butent notamment sur le financement de l’aide à l’adaptation de l’économie des pays en développement et les plus exposés au réchauffement climatique, financement sans lequel ces derniers risquent de refuser de s’engager. « Il y a des progrès ils sont minces, trop minces encore, et donc il y a une incertitude », a reconnu François Hollande, qui de nouveau fait état d’un « risque majeur » d’échec.

Pas d’argent pour la conférence climat !

Pas   d’argent pour la conférence climat !

 

C’est pour le moins paradoxal mais il n’y a plus d’argent pour financer ce que Hollande considère comme le plus grand événement international de la période, à savoir : la conférence sur le climat. Dès lors  on se demande où on pourrait trouver les moyens financiers (de l’ordre de 100 milliards) pour aider les pays en voie de développement à opérer aussi leur transition énergétique. Comme c’était prévisible, cette conférence climat survalorisée par Hollande à des fins de politique intérieure risque d’avoir des difficultés à aboutir à des résultats significatifs qui engagent réellement les pays signataires  d’un éventuel accord. Certes compte tenu de l’enjeu, tout engagement réel, même insuffisant sera utile pour lutter contre l’élévation de la température et la pollution. Il faut toutefois rappeler que l’objectif de cette conférence climat n’est pas de définir des contraintes mais seulement quelques principes dont chaque État décidera des conditions de mise en œuvre. En clair chaque pays fera ce qu’il voudra. On mesure bien toutes les difficultés de l’exercice puisqu’on n’est même pas capable de réunir les fonds finalement assez dérisoires  l’échelle mondiale pour financer les réunions préalables. C ela démontre à l’évidence la faiblesse des désengagements qui pourtant doivent devraient impérativement être pris pour éviter les futures catastrophes écologiques. A trois mois d’un potentiel accord pour le climat à Paris, la secrétaire exécutive de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements Climatiques Christina Figuerès, tire en effet  la sonnette d’alarme lundi. Il n’y a plus d’argent pour financer toutes les réunions à venir.  On ne sait toujours pas comment les pays riches vont trouver les 100 milliards de dollars par an qu’il faut pour financer la lutte contre le changement climatique dans les pays pauvres. Mais ce que Christina Figueres a réclamé lundi matin, ce n’est pas ça. Ce sont les 1,2 million d’euros qui manquent pour payer l’organisation des réunions prévues cette semaine à Bonn, au siège de la convention de l’ONU sur le changement climatique.  La secrétaire exécutive a appelé tous les pays en mesure de le faire à donner une contribution pour aider au bon fonctionnement de l’organisme. Elle a par ailleurs ajouté qu’il n’y avait pas assez d’argent pour la prochaine réunion prévue une nouvelle fois Bonn en octobre ni pour la grande conférence de Paris à la fin de l’année. Selon le Quai d’Orsay, le budget pour cette conférence s’élèverait à un peu plus de 170 millions d’euros. C’est pourquoi Paris cherche à en faire financer aux moins 20% par des acteurs privés. Un financement qui fait polémique puisque certaines entreprises sont des secteurs gazier et pétrolier. Alors que justement le but de la conférence sera de limiter notre appétit pour leurs produits fossiles.

Le climat des affaires en hausse ?

Le climat des affaires en hausse ?

 

 

D’après l’INSEE il y aurait en août un retournement favorable du climat des affaires. On devrait évidemment s’en réjouir avec une nuance toutefois c’est que l’INSEE nous a habitué à des prévisions d’un volontarisme excessif. Témoin ses prévisions sur la croissance du deuxième trimestre. En outre il est vraisemblable que l’INSEE n’a pas intégré les récents événements qui se sont produits en Chine concernant le tassement économique et les menaces sur le système financier. La France ne pourra donc rester à l’abri du coup de froid sur l’économie mondiale. D’après l’INSEE, le climat des affaires se serait  nouveau légèrement amélioré en France au mois d’août grâce à l’industrie et aux services pour atteindre un nouveau plus haut depuis l’été 2011, selon les données publiées jeudi par l’Insee. La confiance des chefs d’entreprise a légèrement progressé dans le bâtiment, restant à un niveau bas, et a légèrement baissé dans le commerce de détail. L’indicateur global, calculé à partir des réponses des chefs d’entreprise des principaux secteurs d’activité, est ressorti à 100, sa moyenne de long terme et son plus haut niveau depuis août 2011. Il progresse d’un point par rapport à juillet, mois pour lequel le niveau de 99 a été confirmé. Par secteurs, celui de l’industrie manufacturière a progressé d’un point, à 103, après une hausse confirmée de deux points en juillet. Les économistes interrogés par Reuters l’attendaient en moyenne en recul d’un point en août. L’indicateur des services a progressé de deux points, à 99, un plus haut depuis août 2011. L’indicateur du bâtiment a augmenté d’un point, à 91 et celui du commerce de détail a baissé d’un point, à 105. L’indicateur de retournement pour l’ensemble de l’économie est dans la zone indiquant une situation conjoncturelle favorable, ajoute l’Insee.

Le plan climat d’Obama contesté par les lobbys

Le plan climat d’Obama contesté par les lobbies

 

Le plan d’ Obama qui vise à réduit les émissions de gaz à effet de serre et très contesté par les lobbys en particulier ceux du charbon. Un plan qui doit  surtout à substituer des énergies renouvelables aux centrales à charbon. Le président Barack Obama doit dévoiler ce lundi la version définitive de son plan de lutte contre les émissions de gaz à effet de serre produites par les centrales électriques fonctionnant au charbon.  Le président Barack Obama doit dévoiler ce lundi la version définitive de son plan de lutte contre les émissions de gaz à effet de serre produites par les centrales électriques fonctionnant au charbon, a déclaré dimanche un haut responsable de son administration. Cette version-là du plan « Clean Power » vise à réduire de 32%, à l’horizon 2030, les émissions de C02 provenant du secteur de la production d’électricité, par rapport à leur niveau de 2005. Cela représente une augmentation de 9% par rapport à la proposition antérieure. Ce plan augure d’une transformation notable du secteur de l’électricité, car il encourage le passage aux énergies renouvelables aux dépens de la production d’électricité à partir du charbon. Il se fonde sur la prévision d’une capacité, en 2030, de produire 28% d’électricité à partir d’énergies renouvelables, contre 22% dans la précédente version du plan, présentée en juin. Certains groupes industriels et des élus d’Etats qui dépendent d’une énergie à base de charbon ont annoncé leur intention de contester ce plan en justice ainsi qu’au Congrès, en accusant l’administration Obama d’être responsable d’une future hausse du prix de l’électricité. La Maison blanche a estimé que ce plan marquait « le coup d’envoi d’une offensive tous azimuts en faveur du climat » de la part du président et de son administration.  »Mon administration va rendre publique la version définitive du plan America’s Clean Power, la mesure la plus importante que nous ayons prise pour lutter contre les changements climatiques », a déclaré le président Barack Obama dans une vidéo mise en ligne par la Maison blanche ce week-end.

 

France- climat des affaires, nouveau coup de peinture rose de l’INSEE

France-  climat des affaires, nouveau coup de peinture rose de l’INSEE

 

L’INSEE et autres organismes d’Etat n’en finissent pas de repeindre en rose la conjoncture. « La reprise et là, retournement de l’indicateur de l’économie, le chômage qui ne régresse pas mais progresse moins vite ». Bref c’est presque l’euphorie. Malheureusement les résultats concrets ne sont pas au rendez-vous et il faut attendre à une  croissance insignifiante en 2015. Surtout,  l’environnement mondial montre de graves faiblesses. Peu importe, l’INSEE titre «  L’indicateur global à partir des réponses des chefs d’entreprise des principaux secteurs d’activité, est ressorti à 99, un plus haut depuis août 2011 ». On est sauvé !  Il reste toutefois juste en deçà de sa moyenne de long terme, qui se situe à 100. En clair c’est toujours la quasi dépression.  Pourtant Le climat des affaires se serait légèrement amélioré en France au mois de juillet grâce à l’industrie et aux services pour atteindre son plus haut niveau depuis l’été 2011, selon les données publiées mercredi 22 juillet par l’Institut national de la statistique et des études économiques l’Insee. L’indicateur global, calculé à partir des réponses des chefs d’entreprise des principaux secteurs d’activité, est ressorti à 99, un plus haut depuis août 2011, même s’il reste juste en deçà de sa moyenne de long terme, qui se situe à 100. Il progresse d’un point par rapport à juin, dont l’indicateur a été révisé à 98, contre 97 annoncé en première estimation. Selon l’Insee, « l’indicateur de retournement pour l’ensemble de l’économie est dans la zone indiquant une situation conjoncturelle favorable». Pour les trois prochains mois, les chefs d’entreprise sont plus nombreux à anticiper une nouvelle amélioration de la demande globale et de la demande étrangère mais les perspectives générales d’exportation sont en nette baisse (-13 points) après leur forte hausse des douze derniers mois. Elles restent néanmoins nettement au-dessus de leur moyenne de longue période. Dans les services, les chefs d’entreprise interrogés sont « un peu plus optimistes sur leurs perspectives : les soldes relatifs à l’activité et à la demande prévues ainsi qu’aux perspectives générales continuent de progresser mais restent légèrement inférieurs à leur moyenne de long terme », souligne l’Insee.

Climat : des avancées…théoriques

Climat : des avancées…théoriques

 

La grande avancée consiste surtout à réviser tous les ans les plans nationaux mais une révision qui sera volontaire et pour des contraintes elles-mêmes facultatives puisque chaque pays définira les siennes. Il est de plus en plus clair que Hollande  cherche surtout à obtenir un succès diplomatique sur cette question ( en prévision des présidentielles  2017 et pour éviter une candidature écolo)) et que pour cela le cadre de l’accord est volontairement très souple. La réunion ministérielle de lundi et mardi à Paris sur le climat a permis des progrès en matière de révision et de vérification des futurs engagements de réduction des gaz à effet de serre des parties prenantes, a déclaré le chef de la diplomatie française. Cette réunion, à laquelle ont participé 46 pays, avait pour but de donner une impulsion politique aux négociations censées aboutir en décembre à Paris à un accord universel sur la lutte contre le réchauffement climatique mais jusqu’ici laborieuses. « La réunion a été constructive. Tous les participants sont engagés pour trouver des compromis sur les grandes questions politiques », a assuré Laurent Fabius dans un communiqué, à 132 jours de la cette conférence sous égide de l’Onu, la COP21. Selon la négociatrice française, Laurence Tubiana, la réunion a permis de dégager un consensus parmi les participants sur le caractère durable et dynamique du futur accord, qui doit placer les 196 parties prenantes à la COP21 sur une trajectoire de réchauffement climatique inférieur à 2°C. Ils se sont ainsi accordés sur une clause de révision des engagements nationaux tous les cinq ans, révision sur une base volontaire mais qui ne pourra être qu’à la hausse, a précisé Laurence Tubiana à Reuters. « C’est complètement nouveau. On a un consensus de tous les grands pays » qui étaient les plus réticents, a-t-elle souligné. Les participants ont aussi accepté l’idée d’une évaluation quinquennale et collective des efforts de l’ensemble des pays par rapport à l’évolution des connaissances scientifiques, pour corriger les éventuels écarts avec les scénarios de réduction des émissions et de maîtrise de réchauffement climatique. Les participants se sont par ailleurs accordés sur la mise en place d’un cadre commun de vérification des engagements nationaux, avec les mêmes règles pour tout le monde mais des flexibilités selon le niveau de développement des pays. « Ce que nous n’avons pas encore, c’est l’idée que tout le monde est soumis à la même obligation, c’est-à-dire la notion de contrainte », a précisé la négociatrice française. Elle n’oublie pas non plus que les avancées obtenues l’ont été à 46 et qu’il reste de très nombreux pays à convaincre, même si tous les niveaux de développement et de vulnérabilité étaient représentés à cette session ministérielle informelle.

 

Zone euro : détérioration du climat économique

Zone euro : détérioration du climat économique

 

Le sentiment économique s’est détérioré en juin dans la zone euro, alors que les analystes avaient anticipé un niveau de confiance inchangé, selon des données publiées lundi par la Commission européenne qui peuvent attester des premières inquiétudes concernant l’éventualité d’un défaut grec. L’indice mesurant ce sentiment est ainsi revenu à 103,5 contre 103,8 en mai. L’indice du climat des affaires est de son côté tombé à 0,14, contre 0,28 en mai et un consensus de 0,27. La Commission européenne a calculé ces indices sur la base d’enquêtes menées avant que les discussions entre la Grèce et ses créanciers ne se retrouvent dans l’impasse, mettant ainsi Athènes d’être en danger de défaut de paiement vis à vis du Fonds monétaire international (FMI) dès mardi.

Climat : propositions insuffisante pour l’agence internationale de l’énergie

Climat : propositions insuffisante pour l’agence internationale de l’énergie

Dans un rapport spécial sur l’énergie et le changement climatique, publié lundi 15 juin, l’Agence internationale de l’énergie (AIE) a rappelé que les émissions de gaz à effet de serre issues de la production et de la consommation d’énergie sont d’un niveau « deux fois plus élevé que celles issues de toutes les autres sources d’émissions confondues ». Elles représentent ainsi les deux tiers des émissions liées aux activités humaines. Pour faire diminuer les émissions de gaz à effet de serre issues de l’énergie d’ici à 2020, l’Agence préconise la mise en place de plusieurs mesures:

  • Elle plaide pour augmenter l’efficacité énergétique dans l’industrie, le bâtiment et les transports;
  • Selon elle, il est important de réduire le recours aux centrales électriques au charbon les moins efficaces pour finir par interdire leur construction;
  • L’AIE estime qu’il faudra augmenter les investissements dans les énergies renouvelables de 270 milliards de dollars (241 milliards d’euros) en 2014, à 400 milliards (357 milliards d’euros) en 2030.
  • Pour ne pas encourager le recours aux énergies fossiles, l’institution préconise une suppression progressive des subventions dédiées à ces dernières pour arriver à une suppression définitive de ces aides financières en 2030.
  • Le secteur du pétrole et du gaz, qui commence à se tourner vers les énergies renouvelables, devra réduire ses émissions de méthane, selon l’AIE.
  • Enfin, pour que ces mesures permettent de limiter le réchauffement climatique à 2 degrés, l’Agence souhaite notamment que les objectifs soient révisés tous les cinq ans pour pouvoir « augmenter leurs ambitions », et que des procédures pour contrôler l’atteinte des objectifs dans le secteur de l’énergie soient mises en place.

Mais l’AIE manifeste ouvertement son scepticisme en ce qui concerne la tenue de ces objectifs et met en garde sur le fait que « tout retard pour agir sera coûteux ». Selon l’organisation, les contributions pour la conférence de Paris (COP21) déjà publiées par un certain nombre de pays sont insuffisantes. Elles « montrent que la croissance des émissions liées au secteur énergétique va diminuer » mais seulement à partir de 2030.

 

Climat- G7 : une déclaration d’intention pipeau

Climat- G7 : une déclaration d’intention pipeau

Hollande est content, il a sa petite déclaration du G7 sur le climat. Une déclaration d’intention qui en fait n’engage à rien. On a retenu un objectif très hypothétique de 2 degré ( ce qui est déjà énorme) mais chacun fera ce qu’on pourra ou voudra. Une déclaration finalement insignifiante sur les moyens et non contraignantes. En réalité Hollande qui s’est converti tardivement à l’environnement veut surtout donner impression que la conférence climat qui se déroulera en fin d’année à Paris est un grand succès. Cela pour relancer sa campagne électorale présidentielle actuellement bien compromise puisque 77% des Français ne souhaitent  pas qu’i se représente. Les chefs d’Etats et de gouvernement du G7 réunis à Elmau en Bavière par la chancelière allemande Angela Merkel, se sont engagés à limiter la hausse de la température moyenne à 2°C, et à réduire de manière « importante » leurs émissions de gaz à effet de serre d’ici la fin du siècle, sans toutefois évoquer des actions concrètes et nouvelles pour y parvenir.  Les membres du G7 sont parvenus à parler d’une même voix sur la lutte contre le réchauffement climatique : il se sont engagés, dans leur communiqué final à Elmau au sud de l’Allemagne, à tout faire pour maintenir la hausse de la température globale sur la planète dans la fourchette de 2°C d’ici la fin du siècle. Mais ces annonces manquent de concret, et de nouveauté.  Les chefs d’Etat et de gouvernement des sept pays parmi les plus riches de la planète, envoient un signe positif à leurs partenaires. Ils promettent de se donner les moyens nécessaires à la lutte contre le réchauffement climatique, en prenant des engagements « ambitieux et réalistes » selon François Hollande. « Toutes les interventions aujourd’hui ont permis d’atteindre les objectifs que je voulais pouvoir placer dans ce G7« , a-t-il déclaré à l’issue de la réunion.

Climat : pas de large accord à attendre ( Merkel)

Climat :  pas de large accord à attendre ( Merkel)

 

Merkel a sans doute pris les devants pour annoncer officiellement que la conférence sur le climat ne pourra bénéficier d’un large accord. Ce n’est pas un coup de couteau dans le dos de Hollande mais simplement la réalité en l’état des discussions et des rapports de forces. Même le G7  qui se réunit dimanche et lundi en Bavière ne prendra pas uen position claire sur le réchauffement climatique en dépit des exhortations de Merkel.  Pourtant à moins de six mois de la conférence sur le climat de Paris (COP21), qui se tiendra du 30 novembre au 11 décembre, la chancelière allemande a souhaité que les sept pays industrialisés adressent un message fort en faveur de la réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES).   »Sinon, je ne pense pas qu’il y aura un accord sur le climat à Paris (en décembre) et tous les participants savent cela. C’est pourquoi j’espère qu’en tant que pays du G7, nous pourrons clairement dire que nous nous engageons sur cet objectif », a dit Angela Merkel dans une vidéo postée sur internet. En fait il faut s’attendre à une déclaration d’intention au G7 comme à la conférence sur le climat laissant à chaque pays la responsabilité de faire ce qu’il peut et ou ce qu’il veut.  Consciente Merkel a prévenu qu’il ne fallait pas s’attendre à un plus large accord lors du sommet: « Je ne crois pas que l’on doive comparer le sommet du G7 à des négociations spécifiques pour un accord sur le climat; il ne peut y avoir ici qu’un engagement de la part de pays industriels importants. » Le climat est l’un des principaux sujets à l’ordre du jour du sommet du G7 au château d’Elmau, près de Garmisch-Partenkirchen. Les scientifiques estiment que sur la base des émissions actuelles de GES et des mesures de réduction promises ou en place, la température mondiale augmentera de 4°C en moyenne d’ici 2100. Une hausse de 2°C, objectif fixé lors de la conférence sur le climat de Copenhague en 2009, pourrait déjà rendre plusieurs îles du Pacifiques inhabitables, accroître le nombre de catastrophes liées au changement climatique et provoquer d’importants déplacements de populations, jugent les experts.

 

Négociation climat : un échec programmé (S. Royal)

Négociation climat : un échec programmé (S. Royal)

Pour une  fois Ségolène Royal n’a pas tort, la conférence internationale risque d’aboutir à pas grand chose ; en gros il y aura des intentions votées mais chaque pays décidera ce qu’il veut faire. Autant dire pas vraiment le moyen d’empêcher la hausse irréversible du climat. Pour Ségolène Royal, la méthode appliquée actuellement pour préparer la conférence climat qui se tiendra en France à la fin de l’année  n’est pas la bonne et fait courir le risque d’aboutir à un nouvel échec après celui de Copenhague en 2009. « Les négociations de l’Onu sont totalement inadaptées à l’urgence climatique », estime la numéro trois du gouvernement dans une interview publiée lundi sur le site du Monde. « En privé, tout le monde le dit, tout le monde en est parfaitement conscient, mais la lourdeur du processus est tel qu’il se poursuit comme si de rien n’était. » « Pourtant, lorsqu’il y a une urgence dans une entreprise, on se met à négocier sans attendre un rendez-vous institutionnel un an plus tard ! Ce décalage entre la procédure onusienne et l’urgence climatique commence à poser un réel problème et à exaspérer les pays les plus fortement victimes du dérèglement climatique », ajoute-t-elle. En cause selon elle, la professionnalisation des négociateurs de l’Onu qui empêcherait toute avancée.. « , les négociateurs, qui sont là depuis 15, voire 20 ans, vont continuer leur folklore. Vous retrouvez des centaines de personnes devant leur ordinateur, en train de discuter un point du texte entre crochets ou de jouer aux mots croisés ! » « Il faut changer de méthode : mettre sur la table un document rassemblant les engagements des pays les plus en avance, comme ceux de l’Union européenne, et demander aux Etats qui ne sont pas d’accord de s’exprimer », ajoute-t-elle. « Cela changerait les choses parce que les pays ne voudront pas apparaître comme ceux qui ont fait échouer le sommet de Paris. » Ce est pas tout  fait la même analyse très « diplomatique de Fabius qui dans une interview à Reuters en mai a estimé que le monde n’avait jamais été aussi proche d’un accord universel sans précédent sur la lutte contre le réchauffement climatique tout en reconnaissant qu’il restait de nombreux obstacles à surmonter avant le sommet de Paris Les obstacles à un véritable accord sont connus :  les Etats-Unis et la Chine, qui font partie des plus gros émetteurs de gaz à effet de serre du monde, restent notamment opposés à tout accord général juridiquement contraignant, comme le souhaitent de nombreux pays en voie de développement.

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