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Claude Bartolone : l’objectif de 3% de déficit est intenable !

Claude Bartolone : l’objectif de 3% de déficit est intenable !

Le  président de l’Assemblée nationale Claude Bartolone a jugé dimanche « intenable » l’objectif de réduire les déficits publics à 3% du PIB. La faute au manque de croissance. Le député PS de Seine-Saint-Denis s’est dit persuadé « qu’on ne peut pas demander le même effort aux pays européens lorsqu’il y a de la croissance et lorsqu’il n’y en a pas ». « Mais, a-t-il précisé, je ne souhaite pas que ce soit la France qui donne l’impression de ne pas tenir ses engagements et sa parole parce que nous aurions à le payer cher au niveau de la gestion de notre dette et de l’effort financier ». Il a donc demandé à Manuel Barroso de poser la question de la « faisabilité » au nom de la Commission européenne. Invité mardi sur France Inter à dire si oui ou non Claude Bartolone avait raison, le ministre des affaires européennes Bernard Cazeneuve s’est bien gardé de répondre directement à la question. Il a botté en touche pour dérouler le discours habituel de la rigueur assumée avec une langue de bois qui illustrait bien la situation inconfortable du gouvernement aujourd’hui. D’un côté, il sait très bien que l’objectif des 3% n’est pas tenable, en raison notamment du manque de croissance. Tous les experts sont d’accord sur ce point. Même ceux du FMI qui sont pourtant attachés à la rigueur budgétaire. Mais de l’autre, il est tenu de se taire. Car à ce stade, avouer que la France ne respectera pas ses objectifs budgétaire, ce serait saper les efforts entrepris ces derniers mois pour rassurer les marchés. Avouer que la France compte s’en sortir en obtenant un délai supplémentaire, ou en utilisant les souplesses du pacte de stabilité (car il y en a) est également impossible. Mais de telles mesures pourraient bien faire partie de l’agenda caché du gouvernement. Bernard Cazeneuve a d’ailleurs aussi justifié la rigueur par la nécessité de demeurer crédible pour « préserver la possibilité d’avoir des initiatives en matière de croissance ». Et il a même précisé « qu’il fallait faire en sorte que ces initiatives ne soient pas prises par tel ou tel pays mais par l’ensemble des pays de l’UE pour éviter que des échappées belles pénalisent telle ou telle économie ». De là à inclure dans des « initiatives de croissance » communes, le fameux délai supplémentaire susceptible d’accorder un respiration à cette croissance, il n’y a qu’un pas qui finira par être franchi.  Or justement, tous les éléments se mettent en place pour cela. L’Espagne et le Portugal ont déjà obtenu un relâchement budgétaire. Le FMI appelle à continuer sur cette voie, y compris au Royaume-Uni. L’institut Bruegel réclame déjà un délai supplémentaire d’un an pour tous les pays de la zone euro. Au rythme où vont les choses, la France pourra sans doute réclamer elle aussi en 2013, un relâchement budgétaire.  Celui-ci pourra se faire sans renier le pacte de stabilité. Celui-ci prévoit en effet d’équilibrer les comptes sur l’ensemble d’un cycle économique, c’est-à-dire environ cinq ans. Par ailleurs, il tient comptes, dans ses exigences, des circonstances exceptionnelles, telles qu’une récession. Pour l’instant, à Bruxelles, une demande de négociation émanant de la France est encore un scénario « spéculatif ». Mais ce n’est sans doute qu’une question de temps.  » La renégociation aura lieu en 2013 « , parie Bruno Cavalier, économiste chez Oddo Securities.

 

 




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