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Crise des sous-marins : une réponse de l’Europe après la claque ?

Crise des sous-marins : une réponse de l’Europe après la claque ?

Clément Beaune, le secrétaire d’Etat aux affaires européennes appelle l’Union européenne à prendre en main son destin de grande puissance. On ne sait pas cependant s’il s’agit d’un espoir ou d’une perspective crédible. On est encore loin en effet d’une politique de défense commune en Europe compte tenu de la position ambiguë de l’Allemagne. De toute manière Emmanuel Macron n’envisage nullement de quitter l’OTAN. ( interviews dans le JDD, extrait)

Il y a quatre ans jour pour jour, dans son discours de la Sorbonne, Emmanuel Macron appelait de ses vœux la « refondation d’une Europe souveraine ». Son souhait a-t‑il été suivi d’effet?
En quatre ans, l’Europe a profondément changé. Elle a subi un double choc : d’abord avec le Brexit, puis avec la crise sanitaire et économique qui a été gérée avec succès, sans dogmatisme budgétaire, avec une intervention monétaire massive et une solidarité sanitaire qui n’était pas du tout évidente. En parallèle de cela, elle s’est renforcée en étant souveraine en matière de technologie, ambitieuse en matière de climat, à la pointe de la régulation sur les grandes entreprises du numérique. Elle a amélioré la gestion de ses frontières extérieures, créé un premier budget européen de défense. Nous avons mobilisé au Sahel plus de dix pays européens aux côtés des forces spéciales combattantes françaises. Son logiciel n’est plus du tout celui de 2017. Nous ne sommes plus les herbivores de la mondialisation. Les Européens ne tendent plus la joue quand on les gifle. Cette mentalité de bons élèves qui doivent toujours chercher à tendre la main ou à s’excuser recule de jour en jour.

Est-ce encore plus le cas après l’affaire des sous-marins australiens?
Cette crise est un bon exemple. Elle a montré que la solidarité entre États membres est désormais un réflexe. Assez rapidement, au plus haut niveau, de nombreux pays se sont exprimés. Les déclarations allemandes ou italiennes sont très claires : quand un problème de cette nature touche la France, c’est un camouflet européen. Certains de nos alliés pensent que la parole engagée vis‑à-vis d’un grand pays européen ne vaut rien, que l’on peut travailler sur des questions stratégiques, dans une région aussi cruciale que l’Indo-Pacifique sans les Européens. Non, nous nous tenons ensemble.

Comment, après cette crise des sous-marins, reconstruit-on la relation entre la France et l’Europe d’un côté, les États-Unis de l’autre?
La relation transatlantique reste nécessaire, on ne peut s’en dispenser. Il n’y a pas de débat là-dessus. Mais les Européens doivent prendre conscience que leurs intérêts se définissent à Bruxelles et dans les autres capitales européennes, pas à Washington. Qu’il s’agisse récemment de l’Afghanistan ou des sous-marins australiens, nous ne devons pas nous lamenter d’avoir été « maltraités ». Nous serons de plus en plus livrés à nous-mêmes : ça s’appelle être une puissance. L’Europe a toujours été tournée vers elle-même, car elle s’est construite sur un projet de réconciliation. L’étape suivante, c’est une Europe qui règle sa relation à l’extérieur, qu’il s’agisse des migrations, de la défense, de la régulation des grandes plateformes numériques ou du climat. Nous ne pouvons pas attendre des autres de définir cette relation, comme nous le faisions au temps de la guerre froide, qu’on a connue pendant soixante ans.

Le Président réfléchit-il, après cette crise, à quitter l’Otan?
Ce sont de pures inventions.

Que peut impulser la France, qui prendra le 1er janvier la tête de la présidence de l’Union européenne, sur ce thème de la défense?
Nous continuerons d’avancer sur la question des opérations extérieures communes, comme au Sahel, mais aussi sur la cybersécurité. Toutes nos démocraties, malheureusement, sont soumises à des cyberattaques privées ou d’État. Nous avons développé des compétences importantes sur ce sujet. Nous ne devons pas tout attendre des Américains, ni tout faire non plus au seul niveau national.

Que peut-on attendre du nouveau couple franco-allemand, alors qu’ont lieu aujourd’hui outre-Rhin des législatives pour choisir un nouveau chancelier?
C’est à la fois un chapitre majeur qui se tourne, avec le départ prochain d’Angela Merkel, et en même temps il n’y aura aucun changement dans l’importance de la relation franco-allemande. Celle-ci n’est pas remplaçable. Nos projets en matière de coopération économique, industrielle, de défense sont irréversibles. En revanche, cette relation n’est pas exclusive. Nous la complétons aujourd’hui avec des partenaires traditionnels comme l’Italie et l’Espagne, d’autres moins évidents comme les Pays-Bas et les pays nordiques. Nous acceptons même des tensions avec l’Allemagne. C’est précisément parce qu’on ne pense pas pareil à Paris et à Berlin que nous trouvons des consensus au niveau européen, comme ce fut le cas avec le plan de relance. Mais la boussole est claire : le nouveau chancelier regardera d’abord vers Paris, et la France tendra tout de suite la main à l’Allemagne.

Quelle que soit son appartenance politique?
Oui, car nous avons préparé cette relation de confiance, en premier lieu avec Angela Merkel, mais en cultivant aussi depuis quatre ans nos réseaux parmi les chefs de parti. Selon le chancelier, les domaines plus faciles ou difficiles ne seront pas les mêmes. Le SPD ou les Verts ont des sensibilités plus éloignées des nôtres sur les questions d’énergie ou de défense, la CDU et le FDP sur les questions d’investissement et de règles budgétaires. Lorsque le programme de coalition va se construire, sans immixtion mais sans indifférence non plus, nous travaillerons avec les Allemands pour faire passer un certain nombre d’idées sur l’Europe. La période de définition du contrat de coalition est essentielle : elle ne peut pas être une période de glaciation ou de distance entre Paris et Berlin, elle doit déjà être une période de travail.

Sous-marins australiens: la claque des Américains !

Sous-marins australiens: la claque des Américains !

Une véritable claque des Américains à la France estime  Jean-Dominique Merchet dans l’Opinion (extrait)

 

 

C’es tune claque magistrale pour la France et une rupture stratégique de première importance. La décision du gouvernement australien de dénoncer le contrat AFS (« Australian Future Submarine ») conclu avec la France en 2019 pour s’équiper auprès des Etats-Unis et du Royaume-Uni provoque la consternation à Paris. Si l’Elysée – où l’on n’aime pas les mauvaises nouvelles – est pour l’instant resté silencieux, les ministres des Affaires étrangères et des Armées, Jean-Yves Le Drian et Florence Parly, ont réagi dans la nuit de mercredi à jeudi. Selon eux, il s’agit d’« une décision contraire à la lettre et à l’esprit de la coopération qui prévalait entre la France et l’Australie » et ils dénoncent « une absence de cohérence que la France ne peut que constater et regretter ». L’industriel Naval Group, qui devait construire les sous-marins a fait part de son côté de sa « grande déception ». Les conséquences, notamment financières, de l’annulation feront l’objet de discussion « dans les jours à venir ».

Signé en 2019, le contrat AFS portait sur la fourniture à l’Australie de 12 sous-marins de la classe Barracuda, une version à propulsion classique des nouveaux Suffren français, qui, eux, sont à propulsion nucléaire. La France était alors en concurrence avec l’Allemagne et le Japon. Le contrat pesait au total 89 milliards de dollars australiens, soit 55 milliards d’euros. Mais seule une partie importante mais non précisée de cette somme revenait à Naval Group et aux entreprises françaises. Si les bateaux étaient de conception française, le système de combat était en effet déjà fourni par les Américains. Ce contrat est très important pour l’arsenal de Cherbourg et l’entreprise Naval Group.

Conséquences. Au-delà du désaveu pour la France, rarement aussi maltraitée par un « partenaire stratégique », la décision australienne est un tournant stratégique lourd de conséquences en termes de course aux armements. Dans le cadre du pacte AUKUS (Australie, Royaume-Uni et Etats-Unis), Canberra a en effet décidé d’acquérir des sous-marins nucléaires d’attaque (SNA) auprès de fabricants américains. Ni les Etats-Unis, ni le Royaume-Uni ne construisent de sous-marins classiques. Un SNA est à propulsion nucléaire, mais il n’a pas d’armement nucléaire. Il peut néanmoins tirer des missiles de croisière à longue portée, outre son armement à la mer (torpilles et missiles mer-mer).

Pour la première fois, les Etats-Unis acceptent de vendre une telle technologie qui est un « game changer » en matière navale. Les SNA sont en particulier conçus pour traquer les sous-marins ennemis… chinois en l’occurrence. Certes, les SNA de la Royal Australian Navy resteront sous un étroit contrôle américain, d’autant plus que l’Australie ne dispose d’aucune industrie, civile ou militaire, dans le domaine nucléaire. Les capacités australiennes de « mise en œuvre » de tels systèmes sont très réduites. Il est probable que l’on entendra des accents de Liverpool ou du Texas à bord des sous-marins et dans les arsenaux « aussies »…

Jusqu’à présent, seule la Russie avait accepté de louer en 2012 un SNA à la marine indienne – un Akula-2 d’ancienne génération, rebaptisé Chakra. Il a été retourné à la Russie en juin dernier, sans doute à la suite d’une explosion à bord. L’Inde développe ses propres compétences en la matière. Dans les années 90, des discussions s’étaient engagées entre la France et le Canada, qui envisageait d’acquérir des SNA, mais les pressions américaines avaient rapidement mis le holà. La France a ensuite vendu des sous-marins Scorpène au Brésil, à charge pour les Brésiliens de les équiper, à terme, avec une propulsion nucléaire de conception nationale.

Avec le contrat australien, les Etats-Unis ouvrent le champ libre à la prolifération des sous-marins nucléaires d’attaque. Qu’est-ce qui empêchera demain la Chine d’en vendre au Pakistan ou la Russie à l’Algérie, par exemple ?

. Non sans ironie, l’annonce australienne intervient alors que Bruxelles présente ce jeudi sa stratégie « indopacifique », qui est également un axe majeur de la diplomatie française. Même si l’on s’en défend à Paris, l’idée même d’« Indopacifique » – qui a remplacé le concept d’« Asie-Pacifique », est à l’évidence tournée contre la Chine. Ni Washington, ni Londres, ni Canberra ne s’en cachent d’ailleurs… Ce qui n’empêche pas Jean-Yves Le Drian et Florence Parly d’assurer que « la France confirme sa volonté d’une action très ambitieuse dans cette région ».

La décision sur les sous-marins va compliquer plus encore les relations entre la France et les Etats-Unis. Les rapports entre les présidents Macron et Biden sont déjà loin d’être excellents. Les Français avaient déjà bu la tasse avec la décision de la Suisse d’acquérir des avions F-35 américains, en concurrence avec le Rafale français, juste au lendemain de la visite de Joe Biden dans la confédération helvétique, fin juin. L’unilatéralisme américain du retrait d’Afghanistan n’a pas arrangé les choses.

Le président français voudrait pousser les feux de « l’autonomie stratégique » de l’UE, face aux Etats-Unis, mais les résistances des partenaires européens de la France sont fortes, d’abord en Allemagne. Lors de son discours sur l’état de l’Union, mercredi, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen n’a d’ailleurs pas prononcé le mot. « Les Américains veulent des alliés dociles et la relation avec eux n’est pas facile » entend-on à Paris, jusque dans les milieux diplomatiques les moins suspects d’antiaméricanisme.

Régionales 2021: une seconde claque pour Macron

Régionales 2021: une seconde claque pour Macron

 

Toute la stratégie de Macron s’écroule lui qui rêvait de déshabiller complètement le parti républicain ne peut que constater la totale nudité en même temps que la totale nullité de son parti en marche complètement inexistant dans ces les élections.

 

Pour troubler les enjeux de cette échéance Macron avait lancé une grande tournée en province mélangeant ainsi des les aspects nationaux avec des dimensions électorales locales déjà peu claires chez beaucoup d’électeurs. Combien sont en effet capables de dire quels sont les compétences respectives des départements et les régions. Combien sont capables même d’identifier les les élus de ces instances ?

 

Pour ajouter encore un peu plus de brouillard à cette lamentable échéance électorale, Macron a lancé ses ministres dans la bataille. La plupart subisse une défaite assez honteuse qui normalement devrait remettre en cause leur participation au gouvernement. La preuve étant  l’effet encore faite de leur absence de compétence, de notoriété et de légitimité.

 

Macron croyait mettre à genoux la droite après avoir fait son nid chez les socialistes. En faite ces élections révèlent que c’est surtout Macron qui aura besoin du parti républicain pour avoir quelques chances de l’emporter en 2022.

 

C’est donc une seconde claque que reçoit Macron avant sans doute la troisième qui  pourrait se produire en 2022. Le petit Machiavel n’est visiblement pas à la hauteur des  enjeux de la période et son discours politico-commercial aux limites de la décence (aujourd’hui il reçoit les patrons de boîtes de nuit ! Demain sans doute les jeunes motards en colère des banlieues ?) n’est plus entendu et encore moins écouté.

Élections Régionales: une autre claque pour Macron

Élections Régionales: une autre claque pour Macron

Le chef de l’État a tout fait pour tenter de brouiller l’enjeu des élections départementales et régionales. Il a en effet multiplié les déplacements de sorte que les préoccupations locales se sont effacées derrière les grandes questions nationales. Le problème c’est que l’activisme du président de la république ne pourra pas être relayé sur le terrain faute de candidats de la république en marche. D’une part des candidats peu nombreux faute d’implantation du parti, d’autre part des candidats qui vont payer l’addition du mécontentement de la politique du gouvernement. Au total la république en marche    va recueillir moins  10 % des voix aux élections locales ( 13 % avec le MoDem !) . Une véritable claque pour le président de la république après celle reçue par un opposant.

 

Emmanuel Macron l’a répété en Conseil des ministres, mercredi. Alors que l’opposition jubile à l’idée de le voir encaisser une nouvelle bérézina dans les urnes - après la catastrophe des municipales - le chef de l’État fait savoir qu’il compte bien banaliser les résultats des élections départementales et régionales«Je ne tirerai aucune conclusion nationale de ces élections qui sont des élections locales», a-t-il prévenu, excluant par principe de remanier son dispositif gouvernemental au lendemain des scrutins. Pourtant, quinze de ses ministres sont candidats sur les listes.

Régionales: une énorme claque pour Macron

Régionales: une énorme claque pour Macron

Le chef de l’État a tout fait pour tenter de brouiller l’enjeu des élections départementales et régionales. Il a en effet multiplié les déplacements de sorte que les préoccupations locales se sont effacées derrière les grandes questions nationales. Le problème c’est que l’activisme du président de la république ne pourra pas être relayé sur le terrain faute de candidats de la république en marche. D’une part des candidats peu nombreux faute d’implantation du parti, d’autre part des candidats qui vont payer l’addition du mécontentement de la politique du gouvernement. Au total la république en marche    va recueillir moins  10 % des voix aux élections locales ( 13 % avec le MoDem !) . Une véritable claque pour le président de la république après celle reçue par un opposant.

 

Emmanuel Macron l’a répété en Conseil des ministres, mercredi. Alors que l’opposition jubile à l’idée de le voir encaisser une nouvelle bérézina dans les urnes - après la catastrophe des municipales - le chef de l’État fait savoir qu’il compte bien banaliser les résultats des élections départementales et régionales«Je ne tirerai aucune conclusion nationale de ces élections qui sont des élections locales», a-t-il prévenu, excluant par principe de remanier son dispositif gouvernemental au lendemain des scrutins. Pourtant, quinze de ses ministres sont candidats sur les listes.

 

« Ça va la claque?» : Un enfant à Macron

« Ça va la claque?» : Un enfant à Macron

«Ça va la claque que tu t’es prise ?», a demandé un enfant à Macon lors de sa visite dans une école. Une référence à la gifle reçue par le chef de l’État lors de son déplacement dans la Drôme mardi 8 juin.

Une question à laquelle le président de la République a répondu avec le sourire. «Ah ben oui, ça va, c’est pas agréable hein. Et c’est pas bien!», a-t-il répondu. Et d’ajouter : «C’est jamais bien de taper, même dans la cour. C’est pas bien, il a eu tort».

Elections départementales et régionales: encore une énorme claque à prévoir pour la « république en marche »

Elections départementales et  régionales: encore une énorme claque à prévoir pour la « république en marche »

 

 

La claque électorale monumentale aux élection départementales et régionales constitue le scénario le plus probable. En cause l’absence totale de présence d’un parti qui est en réalité n’a jamais existé et n’est pas implanté localement. Même les ténors  de la république en marche refusent de prendre le risque d’une défaite. Les ministres comme les autres principaux responsables trouvent des prétextes variés pour ne pas prendre part à la débâcle comme tête de liste. D’une part ils perdraient leur portefeuille ministériel et autre attribution, d’autre part ils fusilleraient –la carrière politique.

 

Du coup on a sous-traité les risques de la défaite à des seconds couteaux complètement inconnus en général localement.  Par exemple, On ne devrait pas apercevoir l’ombre d’un ministre de plein exercice lancé contre un présidentiable de droite. Jean-Michel Blanquer a invoqué la crise sanitaire pour ne pas affronter Valérie Pécresse. Nouvelle égérie des macronistes, Gabriel Attal, n’a pas donné suite pour les mêmes raisons. Refus identiques d’Olivier Véran et d’Olivier Dussopt face à Laurent Wauquiez. Barbara Pompili n’a pas cédé aux sollicitations pour s’inviter dans le match Xavier Bertrand-RN.

 

Mais dans d’autres régions sans leaders nationaux, la plupart des représentants de la république en marche souffrent d’une insuffisance de popularité voir son même pratiquement inconnu. Dans ces conditions président de la République entrevoit aussi l’hypothèse d’une nouvelle raclée électorale, dans le prolongement de celle enregistrée aux élections municipales de mars et juin 2020. LREM n’avait réussi à s’imposer dans aucune grande ville. Selon les chiffres récemment publiés par le ministère de l’Intérieur, le parti avait même enregistré un score au niveau national. Les chiffres ont été tellement décevants que le ministère de l’intérieur a mis du temps à les publier et ce n’est que très récemment et sur insistance de l’opposition que des statistiques un peu précises ont émergée du ministère de l’intérieur

Blanquer et les régionales : mieux vaut un grand ministère qu’une claque aux élections !

Blanquer et  les régionales : mieux vaut un grand ministère qu’une claque aux élections !

 

D’une certaine manière,  la question de la représentativité de la république en marche est assez dramatique en perspective des élections régionales. En effet le parti du président est demeuré très virtuel et pratiquement très peu de personnalités ont réussi à émerger dans les régions et les départements. Le résultat direct c’est  que le parti en marche est demeuré une sorte de club national sans organisation et sans présence locale. Macron tente de solliciter quelques ministres pour prendre la tête de liste lors des élections régionales. Parmi eux Jean-Michel Blanquer  dont  l’image de marque est assez forte et qui a été sollicité pour l’Île-de-France.

 

Ce dernier a prétexté ses nombreuses occupations ( réelles) pour répondre négativement à l’invitation. Il se  souvient sans doute que la ministre de la santé sollicitée au dernier moment pour prendre la liste des municipales à Paris avait tout perdu non seulement les élections mais aussi son portefeuille de ministre.

 

Blanquer a tenté d’expliquer : «J’ai quand même beaucoup de travail, pour la gestion de la crise ou mener les réformes (…) Je ne peux pas tout faire il faut être raisonnable».

Déjà affectée par l’échec criant de la candidate LREM à Paris aux municipales, Agnès Buzyn, la macronie cherche désormais un «plan B» dans la première région de France.

En Bretagne aussi l’actuel ministre de la défense Jean-Yves le Drian a préféré renoncer à une éventuelle candidature qui pouvait aussi être douteuse quant à ses résultats. Bref, ce n’est pas le grand enthousiasme du côté des personnalités connues de la république en marche qui redoute évidemment une gamelle aux élections régionales en même temps qu’une perte de leurs marocains et autres responsabilités.

États-Unis : encore une claque pour Trump sur la Défense

États-Unis : encore une claque pour Trump sur la Défense

 

Deuxième claque coup sur coup pour le président américain qui s’est opposé d’abord au plan de relance économique alors que républicains et démocrates s’étaient mis d’accord. Du coup , Trump a dû reculer et suivre l’avis du congrès.

 

La deuxième claque adressée au président américain concerne son veto à propos du budget de la défense. Là aussi républicains et démocrates se sont mis d’accord pour passer par-dessus le veto du président..

 

Une claque pour celui qui se targue d’ordinaire d’un fort soutien dans son camp. Et un mauvais présage pour le milliardaire avant le vote final au Sénat attendu cette semaine. Si la chambre haute, à majorité républicaine, rejette à son tour ses objections, ce sera la première fois que le Congrès contourne un veto du 45e président des Etats-Unis.

 

Bien qu’il conteste encore sa défaite face à Joe Biden, Donald Trump lui cédera la présidence le 20 janvier. Il est encore président jusque-là mais, dans les cercles du pouvoir, sa parole ne porte plus. Dans un étrange télescopage, le New York Post, l’un des rares journaux qui a grâce à ses yeux, a publié dimanche dans la soirée un éditorial cinglant l’appelant à mettre fin à cette «triste comédie» et à reconnaître la victoire de Joe Biden.

 

Vote Brexit : une première claque pour Boris Johnson

Brexit : une première claque pour Boris Johnson

C’est évidemment une première claque assez retentissante qu’a reçu le Premier ministre Boris Johnson avec le refus de la chambre des communes de voter sur l’accord négocié entre l’UE et le RU. Boris Johnson paye aussi la mise en congé du parlement. S’y ajoute des questions de fond et les contradictions qui ne cesse d’alimenter le débat depuis trois ans dans les différentes familles politiques et même au sein de chaque famille. Il y a des divergences chez les travaillistes comme chez les conservateurs par exemple.

En fait, Johnson paye aussi le flou de l’accord de transition du Brexit. Un accord qui reprend 90% de l’ancien accord passé avec Theresa May surtout modifié sur les tarifs douaniers pour l’Irlande du nord (qui sera provisoirement alignée sur L’Irlande du sud). Si le texte est assez complet pour ce qui concerne l’Europe, c’est assez vague pour le RU. C’est même souvent le vide juridique pour l’après Brexit. D’où cette initiative adoptée à 322 voix contre 306  du député Oliver Letwin qui prévoit de reporter tout vote sur le Brexit tant que la législation nécessaire à son application n’a pas été votée au Parlement .une initiative très politicienne visant surtout à mettre en difficulté la posture de bouldozeur de Johnson avec nombre de contradictions sur fond de règlement de comptes.

“Je ne négocierai pas de report avec l’Union européenne et la loi ne peut pas m’y contraindre”, a déclaré le chef du gouvernement britannique.

A l’origine de son échec, au moins temporaire, cet amendement, qui tient en 26 mots seulement, a été déposé par Oliver Letwin, ancien ministre de 63 ans exclu des rangs du Parti conservateur le mois dernier pour avoir voté contre Boris Johnson une loi visant à éviter une sortie sans accord.

Fin connaisseur des techniques et procédures parlementaires, Letwin soupçonnait les plus ardents Brexiters de ne pas avoir renoncé à leur projet d’un divorce sans accord.

Dans ce cas de figure, ces derniers auraient approuvé dans un premier temps l’accord laborieusement obtenu par Johnson à Bruxelles mais auraient ensuite bloqué la loi de mise en oeuvre l’inscrivant dans la loi britannique, précipitant ainsi un “No Deal”, une sortie sèche de l’Union européenne, à la date du 31 octobre.

Il proposait donc d’inverser le calendrier: adopter d’abord la loi inscrivant l’accord dans la loi britannique avant de se prononcer sur l’accord lui-même.

“Mon objectif est de faire en sorte que l’accord de Boris réussisse, mais que nous ayons aussi une politique d’assurance qui empêche le Royaume-Uni de sortir accidentellement et par erreur le 31 octobre si quelque chose se passe mal lors de l’examen de la loi de mise en oeuvre”, explique-t-il dans les motivations de son amendement. “Aussi simple que cela.”

Adopté par les députés, son amendement repousse par conséquent le vote prévu samedi sur l’accord obtenu jeudi à Bruxelles et contraint Boris Johnson à demander un nouveau report du Brexit, conformément à la loi Benn, celle-là même qui a valu à Letwin d’être exclu du parti Tory.

Cette loi contraignait le Premier ministre à obtenir un accord avec les Européens et à le faire adopter par son Parlement d’ici ce samedi 19 octobre ou, à défaut, d’envoyer une lettre aux Européens demandant un nouveau report du Brexit à fin janvier 2020.

Plus de trois ans après le référendum du 23 juin 2016, les Britanniques ignorent toujours quand – et si – ils quitteront l’Union européenne.

 

Elections Catalogne : une claque pour Madrid

Elections Catalogne : une claque pour Madrid

Au vu des résultats partiels, les élections en Catalogne constituent une véritable claque pour Madrid. En effet les partis indépendantistes pourraient- conserver leur majorité absolue au Parlement régional à l‘issue des élections de jeudi, selon des résultats partiels publiés par l‘exécutif catalan après dépouillement de 52% des bulletins. C’est un immense désaveu pour le gouvernement de Mariano Rajoy. Un gouvernement politiquement déjà très affaibli et qui s’est embourbé dans la crise catalane. Certes les indépendantistes eux-mêmes n’ont pas fait preuve d’une grande intelligence politique en radicalisant leur position et surtout en organisant un référendum non représentatif concernant l’indépendance. Finalement,  le chef du gouvernement espagnol se trouve face à une situation encore pire qu’avant les élections d’ hier. Une situation totalement bloquée du fait de l’intransigeance des deux parties. En outre et surtout le fait d’avoir mis des responsables catalans en prison a constitué une magistrale erreur politique et a pesé sur le vote en faveur des indépendantistes. Il faut espérer maintenant que les deux parties prendront conscience de l’impasse dans laquelle ils se sont engagés mutuellement et qu’elles  pourront cette fois négocier une sortie de crise assurant davantage d’autonomie à la Catalogne. D‘après les projections réalisées à partir des résultats portant sur 52% des suffrages, les mouvements séparatistes obtiendraient 70 élus, soit deux de plus que la majorité absolue, dans le Parlement de 135 sièges. Si la tendance se confirme, il s‘agirait d‘un succès majeur pour les séparatistes, qui paraissaient affaiblis par la saga de la “vraie-fausse” déclaration d‘indépendance de l‘automne, après le référendum d‘autodétermination illégal du 1er octobre qui a débouché sur la suspension de l‘autonomie de la Catalogne et la fuite à Bruxelles de son président, Carles Puigdemont. Oriol Junqueras, qui a fait campagne de la prison où il est incarcéré dans la banlieue de Madrid, a cependant laissé la porte ouverte à la négociation avec Madrid  “Je peux vous assurer que nous sommes des démocrates avant d’être des séparatistes et que la fin (obtenir l‘indépendance) ne justifie pas toujours les moyens”, a-t-il dit dans une interview par écrit accordée à Reuters. Lors de récents rassemblements, de nombreux partisans de la sécession ont paru reconnaître qu‘obtenir l‘indépendance sans le consentement de l‘Espagne n’était plus le but recherché.

Immigration: nouvelle claque judiciaire pour Trump

Immigration: nouvelle claque judiciaire pour   Trump

La décision du magistrat William Conley, qui siège à Madison dans l’Etat du Wisconsin, est le premier coup porté par la justice au nouveau décret remanié, pourtant présenté par le gouvernement comme n’offrant plus aucun angle de contestation possible.

Le plaignant, un musulman sunnite, a fui la Syrie en 2014 afin d’échapper à une « mort quasi certaine », selon les documents adressés au tribunal. Ayant trouvé refuge aux Etats-Unis, il a ensuite déposé une demande d’asile pour sa femme et leur fille, restées à Alep.

La procédure s’approchait du feu vert final à leur venue, quand elle a été stoppée par les directives anti-immigration de Donald Trump, qui a placé la Syrie sur une courte liste de pays dont les réfugiés sont désormais interdits d’entrée. L’homme a saisi la justice en conservant son anonymat et a réussi à convaincre le juge Conley de la nécessité de prendre une injonction de suspension temporaire du décret, en attendant un débat ultérieur en profondeur.  Le plaignant « a présenté des arguments sur le fond qui ont des chances d’être validés », a souligné le magistrat dans sa décision. Notamment le fait, a-t-il noté, que sa famille « risquerait de subir des dommages irrémédiables » si elle restait en Syrie.

Le nouveau décret migratoire de Donald Trump est parallèlement attaqué en justice par plusieurs Etats démocrates et diverses organisations indépendantes, ce qui augure d’une grande bataille judiciaire, avec des appels et de multiples recours inévitables.

 

Valls : une claque pourquoi ?

Valls : une claque pourquoi ?

 

On doit évidemment condamner la claque même légère reçue par Manuel Valls l’ex-Premier ministre alors qu’il était en déplacement à Lamballe (Côtes d’Armor).  Un geste qualifié de manière un peu excessive de « violence »  mais qui s’apparente davantage à une insulte. Si Valls est régulièrement victime de ce type de réaction, il le doit en partie à sa personnalité très clivante. Obsédé par la posture d’autorité, Manuel Valls confond autorité et autoritarisme. La manière qu’il a de s’adresser en toute circonstance avec la tonalité d’un adjudant chef ne passe pas. En outre, l’homme est en permanence complètement tendu, parfois au bord de la rupture nerveuse quand il vocifère comme cela s’est produit à plusieurs reprises au Parlement. Certes, les Français sont demandeurs d’une restauration et d’une rénovation de l’autorité de l’État mais une autorité naturelle conférée par la compétence, la maîtrise de soi et la détermination sereine. Tout le contraire de Manuel Valls. Seconde explication le contenu même de la politique qu’a mené Manuel Valls avec Hollande. Bien entendu tout le bilan n’est pas à jeter aux sorties mais globalement sur nombre de questions essentielles le quinquennat est catastrophique qu’il s’agisse de la croissance, du chômage, des inégalités, de la pauvreté ou encore des équilibres  financiers notamment de la protection sociale. Certes sur la dernière période quelques équilibres se sont améliorés mais on le doit surtout à la baisse des taux qui a réduit l’endettementet à quelques artifices. Du coup, la fonction politique en général, celle du président de la république mais aussi de ses ministres, s’est un peu plus discrédité au point que François Hollande pendant une longue période ne pouvait plus sortir de l’Élysée sans être escorté par une armée de policiers. Cette claque encore une fois condamnable est sans doute prémonitoire pour Valls qui ne suscite aucun engouement, ni même respect dans l’opinion. Sa campagne n’a jamais démarré, écartelé qu’il est entre le bilan qu’il doit défendre et les propositions au demeurant bien tièdes qu’il propose comme candidat en 2017. Valls apparaît aussi comme celui qui a tué les derniers espoirs de Hollande pour se présenter. Lui qui a toujours survaloriser sa loyauté à l’égard du président de la république a fusillé la candidature de Hollande. François Hollande qui n’avait  guère de chance de l’emporter mais Valls ne fera guère mieux. Les sondages ne lui attribuent en effet qu’un peu plus de 10 % au premier tour des présidentielles de 2017 loin derrière Fillon, Le Pen, Mélenchon et Macron. Valls n’est pas l’homme qui va sauver le parti socialiste mais qui va présider à son enterrement. L’ancien premier ministre n’est même pas certain de remporter les primaires de la gauche, c’est dire si son discrédit est important dans l’opinion mais aussi au sein même de sa propre famille politique.

Départementales : après la claque Valls se calme

Départementales : après la claque Valls se calme

 

Visiblement la calque au PS qui fait t 20% aux départementales ( sondage CSA pour BFM à 21h00) a calmé Valls. Le calme de Valls était très étonnant. Pas tellement surprenant en fait car les services de communication ont dû lui conseiller de sérieusement changer de ton et d’abandonner cette tonalité martiale voire colérique qui tournait même au ridicule. En adoptant cette posture de Clémenceau d’opérette  Valls a certainement porté lui un grave discrédit à sa fonction. Les colères répétées  - trop préparées- aussi- ne pouvaient pas dissimuler le vide sidéral du contenu de sa politique. Ceci bien entendu dans le domaine économique et social mais aussi sur le plan sociétal y compris en matière de sécurité. Sur le plan économique il n’y a  encore aujourd’hui strictement aucun résultat  positif, pas même la moindre réduction du chômage. Le frémissement annoncé par Hollande relève de incantation ( témoin la production industrielle qui ne décolle pas). En matière de lutte contre le terrorisme la montagne accouche aussi  d’une souris. Quelques mesures certes mais comme en économie loin d’être  à la hauteur des enjeux. Ce n’est pas le plan banlieue qui consiste à repeindre les cages d’escalier des HLM qui va modifier l’insécurité de certaines banlieues et influencer  les candidats djihadistes. Valls au-delà de la forme va devoir également revoit sa sémantique outrancière ( exemple  le plus caricatural : l’expression  » dans les banlieues), relire un peu , lire tout simplement  des œuvres de référence en matière économique, philosophique  et sociétale. L’apparatchik, comme beaucoup d’autres de ses confrères n’a pas du lire un livre depuis longtemps . Pas étonnant qu’il ait été traité de crétin par le philosophe Michel Onfray.  Bref le changement pour Valls ce pourraiat être maintenant, changement de ton, changement de posture, changement de politique. Mais il est sans doute trop tard. Il n’ y a plus la légitimité pour opérer  des réformes, pas même de majorité politique.




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