Archive pour le Tag 'civilisation'

Avenir: le déclinisme comme perspective de civilisation

 

 

Avenir: le déclinisme comme perspective de civilisation

La mouvance décliniste   se caractérise par des positions le plus souvent  réactionnaires et qui propose  notamment comme solution d’avenir le repli national sectaire et/ou  l’indifférence   à l’égard de ce qui se passe à l’extérieur de frontières  totalement grillagées. Ce mouvement décliniste  traverse à  peu près toutes les formations politiques ;  le FN bien sûr mais aussi une partie de la droite classique, tout autant que la gauche du PS, extrême-gauche comprise. Pour schématiser cette mouvance refuse l’ouverture au monde et propose d’ériger des murs infranchissables aux frontières de la France pour protéger les Français de tous les dangers et ainsi maintenir tous les « avantages acquis ».  Une sorte de futur orienté vers le passé,  sorte d’archaïsme politique qui propose un souverainisme obsolète afin d’exclure tout corps ou influence étrangère bref l’aspiration au paradis perdu. Une nostalgie du passé qu’entretiennent savamment quelques les intellos douteux à droite  comme Zemmour bien sûr, Finkielkraut, Buisson, Houellebecq mais aussi certains à gauche chez les frondeurs, surtout à l’extrême gauche comme Todd voire récemment Onfray. À gauche c’est surtout la condamnation du capitalisme et de l’impérialisme occidental qui conduit ses intellos à refuser  l’ouverture sur les autres, en tout cas à adopter une neutralité notamment  vis à vis notamment vis à vis des conflits inter nationaux. À droite, c’est le racisme et la peur du progrès  qui justifient  surtout le repli nationaliste. Malheureusement face à cette mouvance décliniste qui va triompher dans les urnes dans les prochaines années le mouvement progressiste peine à résister. La crise est en effet passée par là  et compte tenu des déficiences chroniques des Français en matière d’économie beaucoup tombent  dans le piège de l’isolationnisme. Il faut bien reconnaître que le mouvement progressiste tarde à faire émerger des leaders politiques crédibles et aussi   des intellos susceptibles d’éclairer les problématiques économiques, sociales, technologiques, environnementales et culturelles. Des dimensions aux interactions incontournables qui exigeraient un minimum de connaissances dans les différents domaines. Onfray par exemple qui parle de tout, sur tout et tout le temps déclare sans complexe qu’il  ne connaît rien à l’économie ce qui ne l’empêche pas de pérorer sur la nature de la crise globale  et sur les moyens d’en sortir. Bref une sorte  de cocktails de discours philosophique mélangé à des convictions gauchistes et à des propos de bistrot. Pas vraiment un discours   pertinent pour répondre  au simplisme mystificateur des déclinistes. La construction d’un discours cohérent n’est  cependant pas évidente  car il faut intégrer les mutations de nature systémique qui interviennent dans les champs socio-économiques, techniques, écologiques et sociétaux déjà  évoqués. Bref, comme Diogène, on cherche un homme, l’intellectuel généraliste  capable d’appréhender  la complexité de l’ensemble de ces champs. Il en existe sans doute mais pour  l’instant les lumières médiatiques préfèrent éclairer  les penseurs qui rêvent d’un avenir qui ressemble au passé.

Le déclinisme comme perspective de civilisation

Le déclinisme comme perspective de civilisation

La mouvance décliniste   se caractérise par des positions le plus souvent  réactionnaires et qui propose  notamment comme solution d’avenir le repli national sectaire et/ou  l’indifférence   à l’égard de ce qui se passe à l’extérieur de frontières  totalement grillagées. Ce mouvement décliniste  traverse à  peu près toutes les formations politiques ;  le FN bien sûr mais aussi une partie de la droite classique, tout autant que la gauche du PS, extrême-gauche comprise. Pour schématiser cette mouvance refuse l’ouverture au monde et propose d’ériger des murs infranchissables aux frontières de la France pour protéger les Français de tous les dangers et ainsi maintenir tous les « avantages acquis ».  Une sorte de futur orienté vers le passé,  sorte d’archaïsme politique qui propose un souverainisme obsolète afin d’exclure tout corps ou influence étrangère bref l’aspiration au paradis perdu. Une nostalgie du passé qu’entretiennent savamment quelques les intellos douteux à droite  comme Zemmour bien sûr, Finkielkraut, Buisson, Houellebecq mais aussi certains à gauche chez les frondeurs, surtout à l’extrême gauche comme Todd voire récemment Onfray. À gauche c’est surtout la condamnation du capitalisme et de l’impérialisme occidental qui conduit ses intellos à refuser  l’ouverture sur les autres, en tout cas à adopter une neutralité notamment  vis à vis notamment vis à vis des conflits inter nationaux. À droite, c’est le racisme et la peur du progrès  qui justifient  surtout le repli nationaliste. Malheureusement face à cette mouvance décliniste qui va triompher dans les urnes dans les prochaines années le mouvement progressiste peine à résister. La crise est en effet passée par là  et compte tenu des déficiences chroniques des Français en matière d’économie beaucoup tombent  dans le piège de l’isolationnisme. Il faut bien reconnaître que le mouvement progressiste tarde à faire émerger des leaders politiques crédibles et aussi   des intellos susceptibles d’éclairer les problématiques économiques, sociales, technologiques, environnementales et culturelles. Des dimensions aux interactions incontournables qui exigeraient un minimum de connaissances dans les différents domaines. Onfray par exemple qui parle de tout, sur tout et tout le temps déclare sans complexe qu’il  ne connaît rien à l’économie ce qui ne l’empêche pas de pérorer sur la nature de la crise globale  et sur les moyens d’en sortir. Bref une sorte  de cocktails de discours philosophique mélangé à des convictions gauchistes et à des propos de bistrot. Pas vraiment un discours   pertinent pour répondre  au simplisme mystificateur des déclinistes. La construction d’un discours cohérent n’est  cependant pas évidente  car il faut intégrer les mutations de nature systémique qui interviennent dans les champs socio-économiques, techniques, écologiques et sociétaux déjà  évoqués. Bref, comme Diogène, on cherche un homme, l’intellectuel généraliste  capable d’appréhender  la complexité de l’ensemble de ces champs. Il en existe sans doute mais pour  l’instant les lumières médiatiques préfèrent éclairer  les penseurs qui rêvent d’un avenir qui ressemble au passé.

Guerre de civilisation : nouvelle connerie sémantique de Valls

Guerre de civilisation : nouvelle connerie sémantique de Valls

 

Nombre de politiques ont légitimement réagi au nouveau dérapage sémantique de Valls concernant l’expression : guerre de civilisation. Il avait déjà largement dérapé en parlant d’apartheid à propos des banlieues, formule inexacte bien sur et employée à contresens. La guerre et en effet celle e la civilisation contre la barbarie et de ce point de vue Daech ne peut être considéré comme uen civilisation mais Valls est un crétin ( Michel Onfray, le philosophe Dixit),pur produit de cette lasse politique, nourri seulement de la dialectique creuse des apparatchiks. Pour faire populaire,populasse même, il mêle la langue de bois à la langue de bistrot..Le Premier ministre a déclaré ce dimanche matin : « Nous ne pouvons pas perdre cette guerre parce que c’est au fond une guerre de civilisation. C’est notre société, notre civilisation, nos valeurs que nous défendons ». Cette expression a rapidement été relevée par l’opposition car elle devenue politiquement sensible. Valérie Pécresse, invitée du Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI ,lui préfère l’expression « guerre de la barbarie contre la civilisation ».    »L’expression de Manuel Valls n’est pas exacte, a confié Valérie Pécresse dans Le Grand Jury car Daech n’est pas une civilisation. Daech est la barbarie. Les barbares de Daech s’opposent à tous ceux qui ne pensent pas comme eux. » Mais la députée des Yvelines préfère parler des actions de lutte contre le terrorisme plutôt que des expressions employées par la classe politique. La « guerre de civilisation » de Manuel Valls réjouit la droite Christian Estrosi, maire de Nice et partisan de Nicolas Sarkozy, estime pour sa part que « Manuel Valls se perd ». « La guerre de civilisation, OUI, je l’ai déjà dit. Mais du Premier ministre nous attendons des actes, plus des mots », écrit sur son compte Twitter celui a récemment provoqué un tollé dans la classe politique en parlant de « cinquième colonne » à l’oeuvre en France. Au centre et à gauche, tous les responsables politiques n’ont pas eu a même appréciation des propos du Premier ministre. Si le premier secrétaire du Parti socialiste Jean-Christophe Cambadélis l’a défendu en écrivant sur Twitter « les fanatiques de l’islam veulent la guerre de civilisations. Nous voulons la coexistence pacifique des civilisations », d’autres ont contesté. « Il n’y a pas de ‘guerre de civilisation’. Je ne partage pas cette vision héritée de Georges W. Bush », dit le député PS Pascal Cherki, classé à gauche du parti, rejoint par Ian Brossat, adjoint communiste à la maire de Paris :   »Et voilà Valls qui entonne le refrain de la « guerre de civilisation ». Je ne savais pas que Bush fils était devenu plume de Matignon… », a-t-il observé. Le Front national a repris cette référence à la présidence de George W. Bush aux Etats-Unis par la voix de son vice-président Florian Philippot. « Parler de guerre de civilisations, c’est le discours bushiste qui a mené à la catastrophique guerre d’Irak », a-t-il dit sur France 3.bFrançois Bayrou, maire de Pau et ancien candidat à l’élection présidentielle, a jugé sur TF1 qu’il n’y avait pas de « guerre de civilisation ». « C’est une guerre de la barbarie contre la civilisation », a-t-il ajouté.

 

Terrorisme : un choc de civilisation

Terrorisme : un choc de civilisation

 

Il convient désormais de nommer les choses clairement  sans crainte de subir la réprobation du politiquement correct. Oui le monde -et la France en particulier- vit un choc de civilisation. Dun coté la civilisation traditionnelle qui a évolué au cours du temps pour construire progressivement la démocratie moderne, de l’autre des fondamentaliste qui rêvent  de mettre à bas la laïcité, d’imposer le religieux comme pouvoir suprême dans tous les domaines y compris politique. Ces notamment le projet de l’Etat islamique. En France cette vision est soutenue surtout par les populations marginales mal ou pas intégrées, surtout dans les banlieues, aujourd’hui zones de non droit. Cette idéologie fondamentalisme donne enfin un sens à leur marginalité voir même une légitimité à ceux qui se nourrissent du crime et de la délinquance. Le phénomène n’est pas seulement français, il est international et frappe encore davantage les pays musulmans qui recrutent à bon compte les criminels, les asociaux, les détraqués, les extrémistes de toutes natures. S’il est indispensable de tenir compte de cette environnement international, il importe cependant d’ analyser la situation spécifique de la France. Une France qui fournit le plus gros contingent international de djihadistes (plus de 1000), donc sans doute plusieurs milliers qui sont potentiellement candidats. D’autres ne peuvent ou ne veulent pas faire le djihad mais peuvent causer de graves dommages à l’intérieur du pays. Autant le dire une grande partie de cette population de marginaux qui vit essentiellement de délinquance n’adhère aux principes républicains. Pas étonnant si à Marseille la manifestation a été aussi peu suivie comparée à celles des autres villes. On ne réglera pas ce choc de civilisation en quelques semaines ou quelques mois même en quelques années. Un travail fondamental est à entreprendre sur les facteurs explicatif de cette situation (rôle de école, efficacité des services de surveillance,  de  répression, de prévention, de la justice, rôle des parents, de la société devenue elle-aussi laxiste par rapport aux atteintes à ses  propres valeurs, dimensions économiques sociales, engagement de la France dans les conflits internationaux etc.). Autant dire un travail immense avec des moyens à la hauteur de l’enjeu, il y va de l’avenir de notre civilisation démocratique.




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