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Climat : Quelle civilisation techniquement soutenable ?

Climat : Quelle civilisation techniquement soutenable ?

Dans l’industrie, sur la question du réchauffement climatique, le professeur d’économie Christian Le Bas démontre, dans une tribune au « Monde », qu’il est vain de vouloir opposer les low-tech aux high-tech, car il faut conjuguer les deux.

 

Christian Le Bas,Professeur d’économie à Esdes Institute of Sustainable Business and Organizations Lyon Business School et UR Confluence, Sciences & Humanités – Université catholique de Lyon

Tribune

Dans l’industrie, sur la question du réchauffement climatique, le professeur d’économie Christian Le Bas démontre, dans une tribune au « Monde », qu’il est vain de vouloir opposer les low-tech aux high-tech, car il faut conjuguer les deux.

Les travaux sur les types de technologies permettant d’affronter en particulier l’impérieuse question du réchauffement climatique et de créer les bases d’une (nouvelle) économie soutenable d’après-crise ont fait resurgir une polarisation des débats sur des positions extrêmes entre les partisans du tout low-tech et les tenants de toujours plus de high-tech. Dans son livre L’Age des low tech (Seuil 2014), Philippe Bihouix défend l’idée d’une civilisation techniquement soutenable.

La thèse centrale est que les solutions à la crise environnementale et sociale ne doivent pas être recherchées « dans toujours plus d’innovations, de hautes technologies, de métiers à valeur ajoutée, de numérique… » On doit « au contraire nous orienter, au plus vite et à marche forcée, vers une société essentiellement basée sur des basses technologies, nettement plus économes en ressources et maîtrisables localement ».

 

L’économie circulaire n’aurait pas plus de valeur écologique aux yeux de l’auteur. Le livre se caractérise également par une forte critique de l’innovation. Or, les secteurs de basses technologies peuvent être extrêmement innovants, contrairement à ce que le livre laisse supposer. Et toute innovation n’est pas (loin de là) high-tech !

Une autre attitude extrême est celle qui consiste à refuser, en quelque sorte par principe, les solutions low-tech. Un bon exemple de ce point de vue a été récemment fourni par Les Sept Ecologies, de Luc Ferry (L’Observatoire. 2021). L’auteur parle du « retour au low-tech », du « retour au terroir et au low-tech » , « du retour en arrière aux low-tech ». Celles-ci sont irrémédiablement associées au passé, or, rien n’est plus faux. Les low-tech nous sont contemporaines.

Des secteurs industriels entiers sont low-tech tels que le textile et l’habillement, et l’agroalimentaire. Luc Ferry voit dans les technologies low-tech des secteurs peu innovants alors que l’innovation technologique y est présente et rapide. Elle est ainsi associée à la production pour de nouveaux marchés, à l’amélioration de la qualité des biens, à l’adaptation aux nouveaux goûts.

Défendre notre civilisation

Défendre notre civilisation

Olivier Babeau, chroniqueur et essayiste balaye les grandes questions qui ont marqué 2020 et préconisent une défense de notre civilisation dans le Figaro

Chaque semaine, Olivier Babeau décrypte l’air du temps pour FigaroVox. Il est président de l’Institut Sapiens et, par ailleurs, professeur en sciences de gestion à l’université de Bordeaux. Il a récemment publié Le nouveau désordre numérique: Comment le digital fait exploser les inégalités(Buchet Chastel, 2020).


L’année 2020 a bien sûr été marquée par la crise sanitaire, nous y reviendrons, mais à l’exception de cette épidémie hors-normes, quel fait d’actualité marquant retiendrez-vous de cette année, et pourquoi?

Olivier BABEAU. – Comme les mouvements tectoniques, les événements les plus importants se font souvent à bas bruit, jusqu’à ce qu’éclate l’évidence des ruptures qu’ils produisent. Ce sont deux avancées technologiques récentes qui méritent ainsi d’être signalés: tout d’abord l’annonce par des chercheurs de Shanghai d’un progrès vers l’informatique quantique, qui permet une vitesse de calcul 100 000 milliards de fois plus rapide qu’avec les meilleurs ordinateurs actuels. Ensuite, le record battu en matière de fusion nucléaire, avec le maintien d’un plasma de 100 millions de degrés durant 20 secondes par un réacteur sud-coréen. Les deux technologies, quand elles seront au point, sont porteuses de révolutions inouïes.

Il est significatif que ces dernières avancées viennent d’Asie. Car c’est au fond le grand événement de cette année: le basculement indiscutable de l’équilibre du monde vers l’Orient, et l’évidence d’une forme de déclin économique et politique de puissances occidentales marginalisées sur la scène de l’Histoire. Nous ne comprenons pas la tragédie que cela nous prépare: on ne peut pas plus avoir le système social d’un pays développé avec les avantages concurrentiels de pays du tiers-monde qu’il n’est possible de payer une suite de palace avec le budget d’une chambre d’hôtel une étoile.

Comme chroniqueur, vous avez traité de nombreux sujets d’actualité, tous très variés, mais y a-t-il parmi vos chroniques une en particulier qui vous paraît essentielle, au sujet d’un débat qui vous semble déterminant pour les années à venir?

Je vois chacune de mes tribunes comme autant de petites touches qui, ensemble, proposent un tableau de notre époque. J’essaye d’interpréter l’actualité immédiate comme autant de signes de mouvements souterrains dont l’unité n’apparaît pas immédiatement, mais dont il importe de prendre conscience.

Il faut absolument distinguer le parti EELV, avec ses options idéologiques et ses contradictions (…) et la question écologique elle-même

À long terme, les deux grands chocs conjugués des déséquilibres démographiques et des changements climatiques seront bien sûr les problèmes centraux auxquels l’humanité sera confrontée. À moyen terme, les grands enjeux sont ceux que j’ai formulés dans mon interview concernant mon dernier ouvrage.

Nous devrons répondre à une question essentielle au cours de cette décennie: comment empêcher la triple polarisation social, économique et politique dont le résultat serait violences, misère et chaos?

En France, un événement politique majeur a été la montée du parti EELV, dans les médias et dans les urnes. Le débat politique sur l’écologie vous paraît-il mal posé? Comment peut-on parler intelligemment des enjeux climatiques qui préoccupent de plus en plus les Français?

Cette montée du vote vert aux municipales est en réalité l’effet d’une montée de l’abstention, elle demandera à être éventuellement confirmée lors des prochaines échéances électorales. Mais en ce qui concerne la «part de voix» dans les médias, le succès est indéniable, ce qui montre surtout une capacité à les utiliser adroitement. C’est bien le vrai phénomène à lire: comme toujours dans l’histoire, l’affaiblissement des institutions politiques favorise la montée en puissance de minorités actives au programme révolutionnaire plus ou moins assumé.

Les affamés de pouvoir sont attirés et excités par la déliquescence du système en place. Il faut absolument distinguer le parti EELV, avec ses options idéologiques et ses contradictions (notamment en matière de rapport au nucléaire, aux OGM ou à l’agriculture intensive, qui sont des outils objectifs de lutte contre les émissions de CO2), et la question écologique elle-même. Toute la ruse d’EELV est précisément de postuler la confusion entre les deux, suggérant que la seconde ne devrait être envisagée qu’à travers le clergé autoproclamé qu’il incarne. Tout comme la gauche n’avait pas le monopole du cœur, le parti écologiste ne saurait avoir le monopole du vert.

L’écologie est au confluent de nombreuses disciplines complexes. Il faudrait être capable de donner aux discours scientifiquement fondés leur vraie place pour qu’un débat de qualité soit possible et que l’information des citoyens ne soit pas biaisée.

À l’heure actuelle, il est possible de dire à peu près n’importe quoi sur le sujet dans les médias sans être contredit. La science souffre toujours quand elle est mise au service d’un projet politique qui trie, dans ses résultats, les bonnes et les mauvaises nouvelles idéologiques.

Aux États-Unis puis en France, la question de la mémoire de l’esclavage ou de la colonisation a suscité d’importants mouvements sociaux, qui aboutissent à une remise en cause du modèle universaliste des Lumières. Continuerez-vous à le défendre? Pourquoi?

Je continuerai à défendre l’universalisme car il est le seul modèle acceptable à mes yeux, tout simplement. Les nouveaux puritanismes qui cherchent à s’imposer sont de prodigieuses forces d’exclusion et de balkanisation de la société. Ils sont porteurs de tout ce qu’ils dénoncent: essentialisation, classement des gens en groupes sociaux imperméables, spirales d’injustices sociales, promotion de la haine au rang de principe politique fondamental.

La plupart des Français regardent avec hébétude les surenchères des zélotes du progressisme : écriture inclusive, statues déboulonnées…

Il n’y a rien de plus affligeant que de voir avec quel succès ces fantasmagories malfaisantes parviennent à gagner du terrain, grâce essentiellement à des médias qui leur ouvrent leurs portes, par faiblesse, incompétence, peur ou complicité. La réalité est que les spéculations néopuritaines dont il est question sont le fait de tout petits groupes de fanatiques et que l’écrasante majorité en est très éloigné.

La plupart des Français regardent avec hébétude les surenchères des zélotes du progressisme: écriture inclusive, statues déboulonnées, noms hier vénérés et désormais victimes damnatio memoriae, etc. Ce n’est jamais la force des ennemis de la liberté qu’il faut craindre, mais la faiblesse de ses défenseurs.

Venons-en à la crise sanitaire à présent: sans verser dans des supputations chimériques au sujet du monde d’après, retenez-vous malgré tout des leçons positives de cette épidémie?

La crise aura été une apocalypse, au sens étymologique de «dévoilement». Les programmes cachés, les obsessions de maints groupuscules se sont révélés au grand jour. Les masques sont tombés et le jeu est clair: il faudra choisir entre ceux qui croient que l’innovation, comme elle l’a permis depuis des millénaires, va continuer à apporter aux hommes les solutions de leur survie, et ceux qui, d’autre part, plaident pour au retour à un (illusoire) âge d’or de frugalité et de travail non mécanisé.

La pandémie aura vu le triomphe de la mondialisation (pour la première fois, nous avons collectivement affronté le même problème en même temps) et de la recherche scientifique. Elle aura accéléré la détermination des régimes jeunes, sûrs d’eux-mêmes et dominateurs.

Et fait cruellement apparaître la fragilité de démocraties se concevant comme des sortes d’immenses maisons de repos. Nos vieilles sociétés développées ont un rapport problématique au risque: assumé partout ailleurs comme le tremplin du progrès, il est chez nous devenu un scandale, une anomalie que des lois doivent éradiquer.

La question des libertés vous passionne. Pour une fois, les Français se sont intéressés au rôle et au fonctionnement du Conseil d’État, se sont mobilisés pour défendre des libertés constitutionnelles, et ont débattu à table de l’arbitrage entre sécurité et liberté, de la juste place de l’État… Vous vous en réjouissez sûrement?

C’est un autre dévoilement notable qui s’est opéré: si l’on pouvait encore en douter, on a clairement pu voir les manquements de notre appareil bureaucratique, l’incapacité à anticiper, la lourdeur de notre organisation, les incohérences des décisions. Nous aurons raté les trois grandes épreuves de cette pandémie: celle des masques, celle des tests et celle des vaccins.

L’élection d’Emmanuel Macron représentait fondamentalement la prise de pouvoir de la haute administration sur la politique

Les Français ont compris qu’ils n’en avaient pas pour leurs impôts. Je ne suis pas certain pourtant que cela suffise à mettre un terme à ce cercle vicieux par lequel nous réclamons plus d’intervention de l’État à mesure qu’il révèle son incapacité à poursuivre les innombrables tâches dont il prétend se charger. «Si l’État est fort il nous écrase, s’il est faible nous périssons», disait Paul Valéry: nous parvenons à avoir les deux à la fois, cumulant les inconvénients de son absence et de son omniprésence.

L’État, justement, que vous avez plusieurs fois étrillé dans vos chroniques, doit-il être repensé différemment à la lumière des enseignements de cette crise?

L’élection d’Emmanuel Macron représentait fondamentalement la prise de pouvoir de la haute administration sur la politique, discréditée et privée de personnel de valeur. L’administration a donc fait ce qu’elle est programmée pour faire: colmater les brèches, protéger et surtout se protéger elle-même. Elle a entouré les Français de l’ouate confortable qu’ils réclament, et fait fonctionner à plein la machine à produire des normes et des interdits.

Le mandat n’aura vu, c’est significatif, aucune réforme réelle de la machine étatique, toutes les tentatives ayant fait long feu (y compris la pseudo-réforme de l’ENA). C’est toute la différence entre l’opérationnel et la stratégie: le premier gère l’existant, la seconde ouvre les chemins du futur. Nous avons l’un, mais pas l’autre.

 

En l’absence de politiques capables d’affirmer courageusement une vision non contradictoire du projet France (le «en même temps» s’étant révélé, comme on pouvait le craindre, «tout et son contraire»), reste un secteur public métastasé essentiellement concentré sur la façon d’obtenir les moyens de sa pérennité. Dans la pratique, le pouvoir a déserté la rue du Faubourg Saint-Honoré pour s’exercer dans la forteresse des rives de Seine, à Bercy.

Pour finir, que souhaiteriez-vous en priorité à vos lecteurs pour 2021?

Après cette annus horribilis, je souhaite (et espère) malgré tout une annus mirabilis, une année miraculeuse. Si nous vainquons le virus, profitons de ses leçons pour nous moderniser et avons le courage de réaffirmer notre projet de civilisation, nous pouvons être revenus dans quelques mois sur les chemins de la prospérité.

Attentat: un tournant de civilisation symbolique

Attentat:  un tournant de civilisation symbolique

Dans le JDD, L’ex-haut fonctionnaire, Jean-Pierre Obin, qui alertait dès 2004 sur les atteintes à la laïcité, dénonce le déni qui persiste dans l’Éducation nationale ; il considère qu’avec ce dernier acte meurtrier concernant un professeur le pays enregistre un tournant et une remise en cause de la civilisation

 

Quinze ans après avoir sonné l’alarme, dans un rapport explosif, sur les atteintes à la laïcité en classe, Jean-Pierre Obin, inspecteur général de l’Education nationale à la retraite, a publié en septembre Comment on a laissé l’islamisme pénétrer l’école (éd. Hermann). Un nouveau constat accablant qui résonne tristement aujourd’hui.

 

Comment réagissez-vous à cet acte barbare?
Je suis horrifié. Je ressens à la fois de la tristesse et de la colère, celle de quelqu’un qui voit venir ça de loin et qui a vu les responsables démissionner, fermer les yeux au lieu d’affronter la réalité.

 

C’est un tournant pour l’école?
Oui. Cet acte traumatise la communauté éducative et conforte ceux qui veulent regarder les choses en face sur ce qui se passe avec l’islamisme en France, et à l’école en particulier ; il désavoue cette partie de la gauche qui minore la gravité de la situation, en disant qu’elle ne concerne qu’un petit nombre d’établissements ou que tout se résoudrait par « davantage de moyens ». Aurait-on empêché cet assassinat avec quinze surveillants de plus? C’est absurde. La France a été désignée comme ennemie par les islamistes ; on ne peut éliminer le risque d’autres tragédies. Ce tournant conforte aussi Jean-Michel Blanquer, qui a conscience de la situation et cherche à y répondre.

 

Et pour les enseignants?
C’est un tournant symbolique. J’avais alerté dès décembre 2015, à la parution d’un numéro de la revue de Daech titré La France à genoux. Un article disait : « Il devient clair que les fonctionnaires de l’Éducation nationale qui enseignent la laïcité sont en guerre ouverte contre les familles musulmanes. Il y a donc une obligation de combattre et tuer de toutes les manières légiférées ces ennemis d’Allah. » Cet appel au meurtre est aujourd’hui suivi d’effets. On était averti : les enseignants sont des cibles. Une part importante d’entre eux se prémunissent en s’autocensurant, par peur d’incidents.

 

Peut-on encore présenter les caricatures de Mahomet en classe?
Est-on autorisé à le faire? Oui. Est-ce possible sans risque? Aujourd’hui, non, pas partout. C’est un constat terrible, mais c’est la réalité. Il y aura toujours des profs courageux, et d’autres plus protégés là où les risques sont plus faibles. La victime enseignait l’histoire-géographie, et donc l’éducation civique. La principale a organisé une médiation avec les parents, c’est une bonne chose. Mais on n’a pas su protéger ce professeur. Quelle que soit la manière intelligente dont ils abordent ce sujet, beaucoup ne se sentent pas protégés par l’institution. Certains sont même désavoués par leur hiérarchie lorsqu’ils cherchent à appliquer les lois de la République.

 

Dans un rapport, en 2004, vous dénonciez déjà ces atteintes à la laïcité. Le déni persiste-t-il?
Oui, y compris au sein de l’institution, même si celui-ci a plus de mal à s’exprimer car ce n’est plus le discours du ministre. Après le Bataclan, Manuel Valls a fait des choses, Jean-Michel Blanquer aussi. Mais on a perdu beaucoup de temps. L’Éducation nationale est lourde à remuer. Un ancien recteur d’académie vient de m’écrire : « Quel choc de constater à côté de quoi je suis passé. » Cette honnêteté intellectuelle est rare.

 

Qui est responsable?
D’abord les politiques, celles des différents ministres jusqu’en 2015. Mais aussi l’institution : les enseignants sont peu ou mal formés. On place les plus jeunes dans ces classes avec beaucoup d’élèves musulmans dont une partie sont sous la coupe de l’islamisme – une idéologie qu’ils ne connaissent et ne comprennent pas – avec une conception parfois erronée de la laïcité et un manque de compétences à gérer les incidents. Seulement 6% ont reçu une formation à la laïcité, et un quart des enseignants stagiaires, dont la moitié l’ont jugée de mauvaise qualité!

 

Et les parents?
Ils ont aussi leur part de responsabilité, par leur comportement consumériste. Il y a dix ans, le critère principal du choix de l’école était la réussite. Aujourd’hui, c’est la sécurité. On change l’enfant d’établissement, on le met dans le privé, on déménage. Les juifs l’ont fait depuis le milieu des années 1990. Aujourd’hui, beaucoup d’élèves juifs ne sont plus dans le public. D’autres populations suivent. Le phénomène d’ »archipellisation » dont parle Jérôme Fourquet débute par l’école.

 

Comment lutter contre le fondamentalisme à l’école et la violence qu’il inspire?
D’abord par une prise de conscience, sans complaisance, de la réalité. On ne peut pas parler d’intégration quand les enfants vivent en autarcie. Il faut un effort de la nation pour lutter contre ce mouvement de division de la société ; réintroduire de la mixité dans ces établissements pour éviter les vases clos favorables à l’influence politico-religieuse. Deuxièmement, nous devons entamer un combat de longue haleine contre une série d’idéologies qui viennent de loin, du 18e siècle pour le salafisme, qui placent l’éducation au cœur de leur combat politique. Cette lutte ne peut se mener qu’avec des enseignants formés, en restructurant leurs instituts de formation.

 

Y a-t-il des raisons d’espérer?
Je suis pessimiste à court terme, et optimiste à long terme. Les Lumières vaincront au bout du compte. Comme le dit le philosophe Marcel Gauchet, la deuxième mondialisation est celle des idées. Les idées de liberté ou de démocratie s’imposent aujourd’hui de l’extérieur au monde arabo-musulman. Il a fallu cinq siècles de violences pour les voir triompher dans le monde occidental. En faudra-t-il autant?

Sondage fin de notre civilisation: 60% la craignent

Sondage fin de notre civilisation: 60% la craignent

 

Environ six Français sur dix redoutent en effet un effondrement de notre civilisation selon un sondage YouGov pour le « Huffington Post et seuls 27% estiment que la COP25 est une solution efficace pour lutter contre le réchauffement climatique.

 

Sur les causes possibles d’un effondrement, le réchauffement climatique arrive en tête (36%), devant la surpopulation (17%) et la montée des inégalités (14%). Seuls 29% des 55 ans et plus ont peur d’un effondrement lié au réchauffement climatique.

 

* L’enquête a été réalisée sur 1 004 personnes représentatives de la population nationale française âgée de 18 ans et plus.

Effondrement de notre civilisation

Effondrement de notre civilisation

 

.Environ six Français sur dix redoutent en effet un effondrement de notre civilisation selon un sondage YouGov pour le « Huffington Post et seuls 27% estiment que la COP25 est une solution efficace pour lutter contre le réchauffement climatique.

 

Sur les causes possibles d’un effondrement, le réchauffement climatique arrive en tête (36%), devant la surpopulation (17%) et la montée des inégalités (14%). Seuls 29% des 55 ans et plus ont peur d’un effondrement lié au réchauffement climatique.

 

* L’enquête a été réalisée sur 1 004 personnes représentatives de la population nationale française âgée de 18 ans et plus.

 

Le déclinisme comme projet de civilisation !

Le déclinisme comme projet  de civilisation !

La mouvance décliniste  se caractérise par des positions le plus souvent  réactionnaires et qui propose  notamment comme solution d’avenir le repli national sectaire et/ou  l’indifférence   à l’égard de ce qui se passe à l’extérieur de frontières  totalement grillagées. Ce mouvement décliniste  traverse à  peu près toutes les formations politiques. Pour schématiser cette mouvance refuse l’ouverture au monde et propose d’ériger des murs infranchissables aux frontières de la France pour protéger les Français de tous les dangers et ainsi maintenir tous les « avantages acquis ».  Une sorte de futur orienté vers le passé,  sorte d’archaïsme politique qui propose un souverainisme obsolète afin d’exclure tout corps ou influence étrangère bref l’aspiration au paradis perdu. Une nostalgie du passé qu’entretiennent savamment quelques les intellos douteux à droite  comme Zemour bien sûr, Finkielkraut, Buisson, Houellebecq mais aussi certains à gauche chez les frondeurs, surtout à l’extrême gauche comme Todd voire récemment Onfray. Sans parler des artistes comme Sardou ou Depardieu qui sollicitent un peu trop la nostalgie simpliste des vieux un peu paumés. À gauche c’est surtout la condamnation du capitalisme et de l’impérialisme occidental qui conduit ses intellos à refuser  l’ouverture sur les autres, en tout cas à adopter une neutralité notamment  vis à vis notamment vis à vis des conflits inter nationaux. À droite, c’est le racisme et la peur du progrès  qui justifient  surtout le repli nationaliste. Malheureusement face à cette mouvance décliniste qui va triompher dans les urnes dans les prochaines années le mouvement progressiste peine à résister. La crise est en effet passée par là  et compte tenu des déficiences chroniques des Français en matière d’économie beaucoup tombent  dans le piège de l’isolationnisme. Il faut bien reconnaître que le mouvement progressiste tarde à faire émerger des leaders politiques crédibles et aussi   des intellos susceptibles d’éclairer les problématiques économiques, sociales, technologiques, environnementales et culturelles. Des dimensions aux interactions incontournables qui exigeraient un minimum de connaissances dans les différents domaines. Onfray par exemple qui parle de tout, sur tout et tout le temps déclare sans complexe qu’il  ne connaît rien à l’économie ce qui ne l’empêche pas de pérorer sur la nature de la crise globale  et sur les moyens d’en sortir. Bref une sorte  de cocktails de discours philosophique mélangé à des convictions gauchistes et à des propos de bistrot. Pas vraiment un discours   pertinent pour répondre  au simplisme mystificateur des déclinistes. La construction d’un discours cohérent n’est  cependant pas évidente  car il faut intégrer les mutations de nature systémique qui interviennent dans les champs socio-économiques, techniques, écologiques et sociétaux déjà  évoqués. Bref, comme Diogène, on cherche un homme, l’intellectuel généraliste  capable d’appréhender  la complexité de l’ensemble de ces champs. Il en existe sans doute mais pour  l’instant les lumières médiatiques préfèrent éclairer  les penseurs qui rêvent d’un avenir qui ressemble au passé.

 

 

Le déclinisme comme projet de civilisation !

Le déclinisme comme projet  de civilisation !

La mouvance décliniste  se caractérise par des positions le plus souvent  réactionnaires et qui propose  notamment comme solution d’avenir le repli national sectaire et/ou  l’indifférence   à l’égard de ce qui se passe à l’extérieur de frontières  totalement grillagées. Ce mouvement décliniste  traverse à  peu près toutes les formations politiques ;  le FN bien sûr mais aussi une partie de la droite classique, tout autant que la gauche du PS, extrême-gauche comprise. Pour schématiser cette mouvance refuse l’ouverture au monde et propose d’ériger des murs infranchissables aux frontières de la France pour protéger les Français de tous les dangers et ainsi maintenir tous les « avantages acquis ».  Une sorte de futur orienté vers le passé,  sorte d’archaïsme politique qui propose un souverainisme obsolète afin d’exclure tout corps ou influence étrangère bref l’aspiration au paradis perdu. Une nostalgie du passé qu’entretiennent savamment quelques les intellos douteux à droite  comme Zemour bien sûr, Finkielkraut, Buisson, Houellebecq mais aussi certains à gauche chez les frondeurs, surtout à l’extrême gauche comme Todd voire récemment Onfray. Sans parler des artistes comme Sardou ou Depardieu qui sollicitent un peu trop la nostalgie simpliste des vieux un peu paumés. À gauche c’est surtout la condamnation du capitalisme et de l’impérialisme occidental qui conduit ses intellos à refuser  l’ouverture sur les autres, en tout cas à adopter une neutralité notamment  vis à vis notamment vis à vis des conflits inter nationaux. À droite, c’est le racisme et la peur du progrès  qui justifient  surtout le repli nationaliste. Malheureusement face à cette mouvance décliniste qui va triompher dans les urnes dans les prochaines années le mouvement progressiste peine à résister. La crise est en effet passée par là  et compte tenu des déficiences chroniques des Français en matière d’économie beaucoup tombent  dans le piège de l’isolationnisme. Il faut bien reconnaître que le mouvement progressiste tarde à faire émerger des leaders politiques crédibles et aussi   des intellos susceptibles d’éclairer les problématiques économiques, sociales, technologiques, environnementales et culturelles. Des dimensions aux interactions incontournables qui exigeraient un minimum de connaissances dans les différents domaines. Onfray par exemple qui parle de tout, sur tout et tout le temps déclare sans complexe qu’il  ne connaît rien à l’économie ce qui ne l’empêche pas de pérorer sur la nature de la crise globale  et sur les moyens d’en sortir. Bref une sorte  de cocktails de discours philosophique mélangé à des convictions gauchistes et à des propos de bistrot. Pas vraiment un discours   pertinent pour répondre  au simplisme mystificateur des déclinistes. La construction d’un discours cohérent n’est  cependant pas évidente  car il faut intégrer les mutations de nature systémique qui interviennent dans les champs socio-économiques, techniques, écologiques et sociétaux déjà  évoqués. Bref, comme Diogène, on cherche un homme, l’intellectuel généraliste  capable d’appréhender  la complexité de l’ensemble de ces champs. Il en existe sans doute mais pour  l’instant les lumières médiatiques préfèrent éclairer  les penseurs qui rêvent d’un avenir qui ressemble au passé.

 

Le déclinisme comme perspective de civilisation ?

Le déclinisme comme perspective de civilisation ?

La mouvance décliniste  se caractérise par des positions le plus souvent  réactionnaires et qui propose  notamment comme solution d’avenir le repli national sectaire et/ou  l’indifférence   à l’égard de ce qui se passe à l’extérieur de frontières  totalement grillagées. Ce mouvement décliniste  traverse à  peu près toutes les formations politiques ;  le FN bien sûr mais aussi une partie de la droite classique, tout autant que la gauche du PS, extrême-gauche comprise. Pour schématiser cette mouvance refuse l’ouverture au monde et propose d’ériger des murs infranchissables aux frontières de la France pour protéger les Français de tous les dangers et ainsi maintenir tous les « avantages acquis ».  Une sorte de futur orienté vers le passé,  sorte d’archaïsme politique qui propose un souverainisme obsolète afin d’exclure tout corps ou influence étrangère bref l’aspiration au paradis perdu. Une nostalgie du passé qu’entretiennent savamment quelques les intellos douteux à droite  comme Zemmour bien sûr, Finkielkraut, Buisson, Houellebecq mais aussi certains à gauche chez les frondeurs, surtout à l’extrême gauche comme Todd voire récemment Onfray. À gauche c’est surtout la condamnation du capitalisme et de l’impérialisme occidental qui conduit ses intellos à refuser  l’ouverture sur les autres, en tout cas à adopter une neutralité notamment  vis à vis notamment vis à vis des conflits inter nationaux. À droite, c’est le racisme et la peur du progrès  qui justifient  surtout le repli nationaliste. Malheureusement face à cette mouvance décliniste qui va triompher dans les urnes dans les prochaines années le mouvement progressiste peine à résister. La crise est en effet passée par là  et compte tenu des déficiences chroniques des Français en matière d’économie beaucoup tombent  dans le piège de l’isolationnisme. Il faut bien reconnaître que le mouvement progressiste tarde à faire émerger des leaders politiques crédibles et aussi   des intellos susceptibles d’éclairer les problématiques économiques, sociales, technologiques, environnementales et culturelles. Des dimensions aux interactions incontournables qui exigeraient un minimum de connaissances dans les différents domaines. Onfray par exemple qui parle de tout, sur tout et tout le temps déclare sans complexe qu’il  ne connaît rien à l’économie ce qui ne l’empêche pas de pérorer sur la nature de la crise globale  et sur les moyens d’en sortir. Bref une sorte  de cocktails de discours philosophique mélangé à des convictions gauchistes et à des propos de bistrot. Pas vraiment un discours   pertinent pour répondre  au simplisme mystificateur des déclinistes. La construction d’un discours cohérent n’est  cependant pas évidente  car il faut intégrer les mutations de nature systémique qui interviennent dans les champs socio-économiques, techniques, écologiques et sociétaux déjà  évoqués. Bref, comme Diogène, on cherche un homme, l’intellectuel généraliste  capable d’appréhender  la complexité de l’ensemble de ces champs. Il en existe sans doute mais pour  l’instant les lumières médiatiques préfèrent éclairer  les penseurs qui rêvent d’un avenir qui ressemble au passé.

 

Avenir: le déclinisme comme perspective de civilisation

 

 

Avenir: le déclinisme comme perspective de civilisation

La mouvance décliniste   se caractérise par des positions le plus souvent  réactionnaires et qui propose  notamment comme solution d’avenir le repli national sectaire et/ou  l’indifférence   à l’égard de ce qui se passe à l’extérieur de frontières  totalement grillagées. Ce mouvement décliniste  traverse à  peu près toutes les formations politiques ;  le FN bien sûr mais aussi une partie de la droite classique, tout autant que la gauche du PS, extrême-gauche comprise. Pour schématiser cette mouvance refuse l’ouverture au monde et propose d’ériger des murs infranchissables aux frontières de la France pour protéger les Français de tous les dangers et ainsi maintenir tous les « avantages acquis ».  Une sorte de futur orienté vers le passé,  sorte d’archaïsme politique qui propose un souverainisme obsolète afin d’exclure tout corps ou influence étrangère bref l’aspiration au paradis perdu. Une nostalgie du passé qu’entretiennent savamment quelques les intellos douteux à droite  comme Zemmour bien sûr, Finkielkraut, Buisson, Houellebecq mais aussi certains à gauche chez les frondeurs, surtout à l’extrême gauche comme Todd voire récemment Onfray. À gauche c’est surtout la condamnation du capitalisme et de l’impérialisme occidental qui conduit ses intellos à refuser  l’ouverture sur les autres, en tout cas à adopter une neutralité notamment  vis à vis notamment vis à vis des conflits inter nationaux. À droite, c’est le racisme et la peur du progrès  qui justifient  surtout le repli nationaliste. Malheureusement face à cette mouvance décliniste qui va triompher dans les urnes dans les prochaines années le mouvement progressiste peine à résister. La crise est en effet passée par là  et compte tenu des déficiences chroniques des Français en matière d’économie beaucoup tombent  dans le piège de l’isolationnisme. Il faut bien reconnaître que le mouvement progressiste tarde à faire émerger des leaders politiques crédibles et aussi   des intellos susceptibles d’éclairer les problématiques économiques, sociales, technologiques, environnementales et culturelles. Des dimensions aux interactions incontournables qui exigeraient un minimum de connaissances dans les différents domaines. Onfray par exemple qui parle de tout, sur tout et tout le temps déclare sans complexe qu’il  ne connaît rien à l’économie ce qui ne l’empêche pas de pérorer sur la nature de la crise globale  et sur les moyens d’en sortir. Bref une sorte  de cocktails de discours philosophique mélangé à des convictions gauchistes et à des propos de bistrot. Pas vraiment un discours   pertinent pour répondre  au simplisme mystificateur des déclinistes. La construction d’un discours cohérent n’est  cependant pas évidente  car il faut intégrer les mutations de nature systémique qui interviennent dans les champs socio-économiques, techniques, écologiques et sociétaux déjà  évoqués. Bref, comme Diogène, on cherche un homme, l’intellectuel généraliste  capable d’appréhender  la complexité de l’ensemble de ces champs. Il en existe sans doute mais pour  l’instant les lumières médiatiques préfèrent éclairer  les penseurs qui rêvent d’un avenir qui ressemble au passé.

Le déclinisme comme perspective de civilisation

Le déclinisme comme perspective de civilisation

La mouvance décliniste   se caractérise par des positions le plus souvent  réactionnaires et qui propose  notamment comme solution d’avenir le repli national sectaire et/ou  l’indifférence   à l’égard de ce qui se passe à l’extérieur de frontières  totalement grillagées. Ce mouvement décliniste  traverse à  peu près toutes les formations politiques ;  le FN bien sûr mais aussi une partie de la droite classique, tout autant que la gauche du PS, extrême-gauche comprise. Pour schématiser cette mouvance refuse l’ouverture au monde et propose d’ériger des murs infranchissables aux frontières de la France pour protéger les Français de tous les dangers et ainsi maintenir tous les « avantages acquis ».  Une sorte de futur orienté vers le passé,  sorte d’archaïsme politique qui propose un souverainisme obsolète afin d’exclure tout corps ou influence étrangère bref l’aspiration au paradis perdu. Une nostalgie du passé qu’entretiennent savamment quelques les intellos douteux à droite  comme Zemmour bien sûr, Finkielkraut, Buisson, Houellebecq mais aussi certains à gauche chez les frondeurs, surtout à l’extrême gauche comme Todd voire récemment Onfray. À gauche c’est surtout la condamnation du capitalisme et de l’impérialisme occidental qui conduit ses intellos à refuser  l’ouverture sur les autres, en tout cas à adopter une neutralité notamment  vis à vis notamment vis à vis des conflits inter nationaux. À droite, c’est le racisme et la peur du progrès  qui justifient  surtout le repli nationaliste. Malheureusement face à cette mouvance décliniste qui va triompher dans les urnes dans les prochaines années le mouvement progressiste peine à résister. La crise est en effet passée par là  et compte tenu des déficiences chroniques des Français en matière d’économie beaucoup tombent  dans le piège de l’isolationnisme. Il faut bien reconnaître que le mouvement progressiste tarde à faire émerger des leaders politiques crédibles et aussi   des intellos susceptibles d’éclairer les problématiques économiques, sociales, technologiques, environnementales et culturelles. Des dimensions aux interactions incontournables qui exigeraient un minimum de connaissances dans les différents domaines. Onfray par exemple qui parle de tout, sur tout et tout le temps déclare sans complexe qu’il  ne connaît rien à l’économie ce qui ne l’empêche pas de pérorer sur la nature de la crise globale  et sur les moyens d’en sortir. Bref une sorte  de cocktails de discours philosophique mélangé à des convictions gauchistes et à des propos de bistrot. Pas vraiment un discours   pertinent pour répondre  au simplisme mystificateur des déclinistes. La construction d’un discours cohérent n’est  cependant pas évidente  car il faut intégrer les mutations de nature systémique qui interviennent dans les champs socio-économiques, techniques, écologiques et sociétaux déjà  évoqués. Bref, comme Diogène, on cherche un homme, l’intellectuel généraliste  capable d’appréhender  la complexité de l’ensemble de ces champs. Il en existe sans doute mais pour  l’instant les lumières médiatiques préfèrent éclairer  les penseurs qui rêvent d’un avenir qui ressemble au passé.

Guerre de civilisation : nouvelle connerie sémantique de Valls

Guerre de civilisation : nouvelle connerie sémantique de Valls

 

Nombre de politiques ont légitimement réagi au nouveau dérapage sémantique de Valls concernant l’expression : guerre de civilisation. Il avait déjà largement dérapé en parlant d’apartheid à propos des banlieues, formule inexacte bien sur et employée à contresens. La guerre et en effet celle e la civilisation contre la barbarie et de ce point de vue Daech ne peut être considéré comme uen civilisation mais Valls est un crétin ( Michel Onfray, le philosophe Dixit),pur produit de cette lasse politique, nourri seulement de la dialectique creuse des apparatchiks. Pour faire populaire,populasse même, il mêle la langue de bois à la langue de bistrot..Le Premier ministre a déclaré ce dimanche matin : « Nous ne pouvons pas perdre cette guerre parce que c’est au fond une guerre de civilisation. C’est notre société, notre civilisation, nos valeurs que nous défendons ». Cette expression a rapidement été relevée par l’opposition car elle devenue politiquement sensible. Valérie Pécresse, invitée du Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI ,lui préfère l’expression « guerre de la barbarie contre la civilisation ».    »L’expression de Manuel Valls n’est pas exacte, a confié Valérie Pécresse dans Le Grand Jury car Daech n’est pas une civilisation. Daech est la barbarie. Les barbares de Daech s’opposent à tous ceux qui ne pensent pas comme eux. » Mais la députée des Yvelines préfère parler des actions de lutte contre le terrorisme plutôt que des expressions employées par la classe politique. La « guerre de civilisation » de Manuel Valls réjouit la droite Christian Estrosi, maire de Nice et partisan de Nicolas Sarkozy, estime pour sa part que « Manuel Valls se perd ». « La guerre de civilisation, OUI, je l’ai déjà dit. Mais du Premier ministre nous attendons des actes, plus des mots », écrit sur son compte Twitter celui a récemment provoqué un tollé dans la classe politique en parlant de « cinquième colonne » à l’oeuvre en France. Au centre et à gauche, tous les responsables politiques n’ont pas eu a même appréciation des propos du Premier ministre. Si le premier secrétaire du Parti socialiste Jean-Christophe Cambadélis l’a défendu en écrivant sur Twitter « les fanatiques de l’islam veulent la guerre de civilisations. Nous voulons la coexistence pacifique des civilisations », d’autres ont contesté. « Il n’y a pas de ‘guerre de civilisation’. Je ne partage pas cette vision héritée de Georges W. Bush », dit le député PS Pascal Cherki, classé à gauche du parti, rejoint par Ian Brossat, adjoint communiste à la maire de Paris :   »Et voilà Valls qui entonne le refrain de la « guerre de civilisation ». Je ne savais pas que Bush fils était devenu plume de Matignon… », a-t-il observé. Le Front national a repris cette référence à la présidence de George W. Bush aux Etats-Unis par la voix de son vice-président Florian Philippot. « Parler de guerre de civilisations, c’est le discours bushiste qui a mené à la catastrophique guerre d’Irak », a-t-il dit sur France 3.bFrançois Bayrou, maire de Pau et ancien candidat à l’élection présidentielle, a jugé sur TF1 qu’il n’y avait pas de « guerre de civilisation ». « C’est une guerre de la barbarie contre la civilisation », a-t-il ajouté.

 

Terrorisme : un choc de civilisation

Terrorisme : un choc de civilisation

 

Il convient désormais de nommer les choses clairement  sans crainte de subir la réprobation du politiquement correct. Oui le monde -et la France en particulier- vit un choc de civilisation. Dun coté la civilisation traditionnelle qui a évolué au cours du temps pour construire progressivement la démocratie moderne, de l’autre des fondamentaliste qui rêvent  de mettre à bas la laïcité, d’imposer le religieux comme pouvoir suprême dans tous les domaines y compris politique. Ces notamment le projet de l’Etat islamique. En France cette vision est soutenue surtout par les populations marginales mal ou pas intégrées, surtout dans les banlieues, aujourd’hui zones de non droit. Cette idéologie fondamentalisme donne enfin un sens à leur marginalité voir même une légitimité à ceux qui se nourrissent du crime et de la délinquance. Le phénomène n’est pas seulement français, il est international et frappe encore davantage les pays musulmans qui recrutent à bon compte les criminels, les asociaux, les détraqués, les extrémistes de toutes natures. S’il est indispensable de tenir compte de cette environnement international, il importe cependant d’ analyser la situation spécifique de la France. Une France qui fournit le plus gros contingent international de djihadistes (plus de 1000), donc sans doute plusieurs milliers qui sont potentiellement candidats. D’autres ne peuvent ou ne veulent pas faire le djihad mais peuvent causer de graves dommages à l’intérieur du pays. Autant le dire une grande partie de cette population de marginaux qui vit essentiellement de délinquance n’adhère aux principes républicains. Pas étonnant si à Marseille la manifestation a été aussi peu suivie comparée à celles des autres villes. On ne réglera pas ce choc de civilisation en quelques semaines ou quelques mois même en quelques années. Un travail fondamental est à entreprendre sur les facteurs explicatif de cette situation (rôle de école, efficacité des services de surveillance,  de  répression, de prévention, de la justice, rôle des parents, de la société devenue elle-aussi laxiste par rapport aux atteintes à ses  propres valeurs, dimensions économiques sociales, engagement de la France dans les conflits internationaux etc.). Autant dire un travail immense avec des moyens à la hauteur de l’enjeu, il y va de l’avenir de notre civilisation démocratique.




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