Archive pour le Tag 'citoyenneté'

Démocratie et la citoyenneté. : Une vision très réductrice

Démocratie et la citoyenneté. : Une vision très réductrice

 

Pour Macron, c’est clair, la démocratie se limite au dépôt d’un bulletin de vote dans l’urne lors des échéances électorales. Bref la confirmation de la démocratie néandertalienne. La démocratie c’est en effet bien autre chose, c’est la mise en place de moyens qui permettent en permanence d’évaluer l’action publique et d’associer les structures d’évaluation et de proposition à la gestion des affaires publiques. Une association dans les entreprises, une association dans les structures politiques  et une association auprès des administrations. Bref une sorte de cogestion un peu à l’allemande ou  dans les pays du Nord. Faut-il rappeler que notre pays est classé à la 28e ou 29e position en matière d’État démocratique. Il ne s’agit pas de gérer le pays par des référendums permanents et sur toutes les questions. Par nature le référendum doit être réservé à des questions essentielles notamment constitutionnelles. Par contre on doit pouvoir créer des structures d’évaluation et de proposition à chaque niveau d’entreprise, d’échelons politiques et d’administration. Pas des structures ayant pouvoir de décision mais des structures capables d’évaluer et de proposer sur des bases pertinentes. Le texte officiel de Macon sur cette question :

 

« Être citoyen, c’est contribuer à décider de l’avenir du pays par l’élection de représentants à l’échelon local, national ou européen. Ce système de représentation est le socle de notre République, mais il doit être amélioré car beaucoup ne se sentent pas représentés à l’issue des élections.

Faut-il reconnaître le vote blanc? Faut-il rendre le vote obligatoire?

Quelle est la bonne dose de proportionnelle aux élections législatives pour une représentation plus juste de tous les projets politiques?

Faut-il, et dans quelles proportions, limiter le nombre de parlementaires ou autres catégories d’élus?

Quel rôle nos assemblées, dont le Sénat et le Conseil Economique, Social et Environnemental doivent-ils jouer pour représenter nos territoires et la société civile? Faut-il les transformer et comment?

En outre, une grande démocratie comme la France doit être en mesure d’écouter plus souvent la voix de ses citoyens.

Quelles évolutions souhaitez-vous pour rendre la participation citoyenne plus active, la démocratie plus participative?

Faut-il associer davantage et directement des citoyens non élus, par exemple tirés au sort, à la décision publique?

Faut-il accroître le recours aux référendums et qui doit en avoir l’initiative?

La citoyenneté, c’est aussi le fait de vivre ensemble.

Notre pays a toujours su accueillir ceux qui ont fui les guerres, les persécutions et ont cherché refuge sur notre sol: c’est le devoir de l’asile, qui ne saurait être remis en cause. Notre communauté nationale s’est aussi toujours ouverte à ceux qui, nés ailleurs, ont fait le choix de la France, à la recherche d’un avenir meilleur: c’est comme cela qu’elle s’est aussi construite. Or, cette tradition est aujourd’hui bousculée par des tensions et des doutes liés à l’immigration et aux défaillances de notre système d’intégration.

Que proposez-vous pour améliorer l’intégration dans notre Nation? En matière d’immigration, une fois nos obligations d’asile remplies, souhaitez-vous que nous puissions nous fixer des objectifs annuels définis par le Parlement? Que proposez-vous afin de répondre à ce défi qui va durer?

La question de la laïcité est toujours en France sujet d’importants débats. La laïcité est la valeur primordiale pour que puissent vivre ensemble, en bonne intelligence et harmonie, des convictions différentes, religieuses ou philosophiques. Elle est synonyme de liberté parce qu’elle permet à chacun de vivre selon ses choix.

Comment renforcer les principes de la laïcité française, dans le rapport entre l’Etat et les religions de notre pays? Comment garantir le respect par tous de la compréhension réciproque et des valeurs intangibles de la République? »

 

Pour un nouveau concept de la citoyenneté (Jean-François Chantaraud)

Pour un nouveau concept de la citoyenneté (Jean-François Chantaraud)

Pour un nouveau concept de la citoyenneté par  Jean-François Chantaraud, délégué général de l’Odissée (*).( La tribune »

 

« Depuis toujours, se faire comprendre suppose de rendre acceptable son expérience et ses idées par autrui. Il faut pour cela se connaître, mais aussi connaître ses interlocuteurs, tous uniques. Gérer ses relations interpersonnelles représente donc en soi une énorme difficulté, qui croît de façon exponentielle avec la quantité de protagonistes.

A cela s’ajoute la disparition des sas spatio-temporels : le digital convoque la réactivité immédiate au flux continu d’informations et la mobilité des personnes nous place face à la diversité des cultures. La gestion de la complexité devient inaccessible et les manquements à appréhender la multitude de signaux faibles deviennent criants.

Chacun peut désormais constater l’insuffisance des dispositifs de décision. Dans l’entreprise, nombre d’alertes et idées quotidiennes ne sont pas prises en compte. Pire encore, la société mondiale se voit comme impuissante sur les terrains aussi variés de la transition énergétique et écologique, de l’équité économique et sociale, de la transparence financière et géopolitique. Le respect pour les décideurs et experts de toutes les sphères s’en trouve écorné a priori.

En termes de performance globale, neuf pays d’Europe de l’Ouest se classent parmi les vingt premiers mondiaux tandis que la France se range désormais à la… 55e place[1] ! Pour n’évoquer que le PIB par habitant, elle était à parité avec l’Allemagne voici vingt ans alors que le pouvoir d’achat d’un Allemand est désormais plus d’un quart supérieur à celui d’un Français ! La France s’est fait déborder par le mouvement du monde. Si nos voisins s’en sortent, le mal n’est pas dans la mondialisation, mais dans la façon dont elle est gérée : le système socio-éco-politique monopolistique français. Paris est le siège de tous les pouvoirs : politique, économique, social, culturel, éducatif, médiatique. De plus, à Paris, l’Etat est l’acteur principal : régulateur expansif (multiplication des codes), formateur omniscient (toutes les grandes écoles sont publiques), géant économique (les grandes entreprises sont presque toutes liées à l’Etat), médiateur social (souverain du paritarisme). Dans l’Etat, le pouvoir exécutif s’impose sur les pouvoirs législatif et judiciaire. Au sein de l’exécutif, la Présidence de la République omniprésente écrase Matignon. Ainsi, un acteur unique procède seul à presque tous les arbitrages. Attendu sur tous les terrains, la tête de l’Etat est sur responsabilisée tandis que les citoyens, démunis de marges de manœuvre, baignent dans l’irresponsabilité. Ils ne sont pas en situation de contribuer à la maîtrise de leur destin collectif. Cet excès de centralisme ne permet pas à la France d’impliquer tous les français dans le débat. Le système politique ne sait pas entendre les signaux d’alerte ni les idées nouvelles. Il finit toujours par commettre et enchaîner les erreurs, ce qui aboutit à son renversement. Voilà pourquoi 16 constitutions se sont enchaînées depuis 1789. Cette fois-ci, nous devons éviter d’attendre la révolution de la rue, mère de tous les excès. L’alternative consiste à inventer un nouveau mode de gouvernance qui applique enfin l’article 6 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen La Loi est l’expression de la volonté générale. Tous les Citoyens ont droit de concourir personnellement, ou par leurs Représentants, à sa formation. Nul besoin de VIe République : il faut installer le Débat citoyen comme le préalable systémique au débat parlementaire afin d’activer les intelligences et les énergies de tous ! Plus aucune grande Loi ne doit être soumise au Législateur sans avoir été précédée d’un processus en trois phases : consultation nationale pour réaliser une Carte des faits et des idées (recueil exhaustif, synthétique et ordonné des contributions) et une Carte des acteurs (positionnement des participants dans la carte des faits et idées) ; remise du kit de Débat citoyen aux 36.000 communes – ainsi qu’à tous ceux qui le souhaitent (associations, organisations sociales, entreprises, médias…) – pour tenue d’une réunion ouverte à tous ; remise des comptes rendus au député et au sénateur de la circonscription, qui bénéficient alors d’un niveau augmenté de vigilance, d’innovation et de conscience de leurs citoyens. Alors, seulement, la France sera en situation de réformer dans la sérénité ses systèmes fiscal, éducatif, sanitaire, social, écologiques, politique, administratif tout en prenant en compte le climat, la biodiversité, la pollution, le dialogue interreligieux, les crises financières… Et alors aussi, elle sera en situation de ré-éclairer le monde en mettant à disposition ses kits de Débat citoyen à la communauté européenne et mondiale pour que tous entrent dans une nouvelle ère démocratique. Et alors seulement, elle sera en mesure d’accomplir sa vocation universelle.

(*) L’Odissée

[1] Classement de la performance mondiale - L’état social du monde – 2015, L’Odis, La Documentation française

Débat sur service national : révélateur du délitement du concept de citoyenneté

Débat sur  service national : révélateur du délitement du concept de citoyenneté

 

Nombre experts se sont exprimés ces jours-ci sur l’affaire d du service nationale. Le plus souvent beaucoup doutaient de son intérêt et mettaient notamment son cout. D’autres estimaient que l’appropriation du concept de citoyenneté n’incombait pas à l’armée mais à l’école. Comme si la responsabilité dans ce domaine pouvait se diviser ? Une responsabilité qui incombe autant à la famille, à l’entourage, à l’école, à l’armée notamment. Le problème,  c’est que dans certains zones de non droit (et parois aussi ailleurs) personne n’assume plus la moindre responsabilité. Le concept de citoyenneté se réduit à l’idée que le citoyen est seulement un consommateur de démocratie républicaine sans devoir en échange. Autre observation toute aussi fondamental,e l’objet même de ce service : militaire ou non. La plupart des lobbys militaire y sont opposés, ils défendent leur profession et ne veulent pas que soit amputs leur budget ; Pourtant, stratégiquement il n’est pas évident que la totale professionnalisation de l’armée soit adaptée aux enjeux des conflits actuel et futurs. Il se pourrait même que les forces infanterie classique, force de maintien de l’ordre surtout et de lutte contre le terrorisme soient davantage prioritaires que les deux forces nucléaire franç iaçes (pourquoi 2 ?). La professionnalisation d’une grande partie de l’armée est sans doute nécessaire compte tenu de la sophistication des outils de défense. Ceci étant encore une fois, le risque est moins la guerre conventionnelle entre deux pays mais vraisemblablement le développement du terrorisme à l’inférieur et à l’extérieur de nos frontières. . Pour preuve 10 000 militaires assurent dans la rue des missions de sûreté qui  pourrait parfaitement être confiées  à des appelés.  Il n’ya pas si longtemps au cours du siècle précédant des millions de Français se sont sacrifiés pour la défense du pays, d’autres se sont soumis à l’obligation du service militaire. Aujourd’hui on s’interroge sur le degré d’acceptation des jeunes à donner quelques semaines ou quelques mois pour servir leur pays. Un débat qui témoigne vraiment du délitement du concept de citoyenneté y compris chez les élites. Quant au cout de l’opération 3 ou 4 milliards, il est à mettre en relation avec le cout provenant de la marginalisation de centaines de zones de non droit (cout du trafic de drogue, cout des aides sociale, cout surtout de l’inactivité de centaines de milliers de jeunes sur le PIB etc.). Un cout autremenet importanat d’au moins 30  millirds. Macron a un peu recadré la problématique, le service sera obligatoire et comportera une dimension militaire. Le reste encore très flou. Avant den préciser le contenu, il serait bien avisé d’indiquer que le service du pays ne se conteste pas qu’il est constitutif de la citoyenneté. Certes le service national à lui seul ne pourra combler les déficiences civiques de ceux qui vivent en dehors des règles républicaines. Mais il peut contribuer avec l’école, avec la formation permanente,  avec les familles, avec l’entourage à réinsérer le concept de citoyenneté républicaine chez des jeunes marginaux devenus sauvageons voire délinquants.




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