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La bourse de Moscou en chute, pourquoi ?

La bourse de Moscou en chute, pourquoi ?

par Gérard Vespierre dans l’Opinion 

Tribune

 

La bourse de Moscou a connu lors de la séance de lundi 22 novembre un repli spectaculaire de 5,55%,l’indice RTS terminant à 1.628, par rapport au niveau de clôture de vendredi dernier à 1.717 points. Depuis 4 semaines, le repli atteint 15%. Certes, l’envolée, inattendue, du cours du baril à plus de 85 dollars avait euphorisé la bourse moscovite, puisqu’elle atteignait son plus haut historique, à 1.919 le 25 octobre. La sensibilité de l’économie russe aux matières premières énergétiques est connue, à la hausse, comme à la baisse.

Le retournement du prix du baril

La gestion par l’OPEP + de l’offre en pétrole, maintenant les robinets peu ouverts, associée aux perspectives de reprise économique post-Covid avait maintenu le marché sous pression et alimenté la hausse des prix du baril. Il atteignait 86 dollars le 26 octobre. La fébrilité des acteurs, l’envolée pas forcément justifiée du prix, et l’annonce d’une possible baisse coordonnée des stocks stratégiques des 3 grands pays consommateurs (Etats-Unis, Chine, Japon) ont retourné la tendance.

Le baril est en effet revenu de son plus haut de 86 dollars à 78 dollars lors de la séance du 22 novembre, soit une baisse proche de 10% !

Nous avons ici une des causes de la baisse de la bourse moscovite. Mais naturellement le seul cours du pétrole n’est pas suffisant pour expliquer ce repli, même s’il y contribue de façon significative. La Russie d’un point de vue économique traverse une passe difficile, liée en partie à la situation sanitaire dans le pays.

Le drame russe du Covid-19

L’identification du problème de détresse respiratoire inexpliquée a eu lieu en Russie dès l’été 2019… ! L’ensemble des rouages du vaste appareil scientifique russe s’est donc mis très tôt à travailler sur des résultats d’examens pratiqués sur des centaines de patients, avant fin 2019. La Russie s’est donc retrouvée en tête des recherches sur la mise au point d’un vaccin, ce qui fut réalisé avec le Sputnik V.

Mais cette avancée ne s’est pas traduite par un développement rapide de la vaccination, puisqu’à ce jour moins de 40% de la population a reçu deux doses. L’état d’esprit de méfiance, voire de défiance, des citoyens vis-à-vis des recommandations de vaccination du gouvernement, a pour racine la profonde méfiance des Russes à l’égard du « système en place ».

Ce faible taux de vaccination et la faible intensité des mesures appliquées ont abouti à une quatrième vague infligeant au pays un nombre record de cas et de décès. Depuis 5 semaines, la Russie connaît plus de 30.000 nouveaux cas chaque jour. Sur cette même période plus de 1.000 morts journaliers !

Les villes de Moscou et de Saint-Pétersboug, principaux foyers économiques, sont également les principaux foyers de l’épidémie. Les mesures récentes de jours chômés payés n’ont pas pu être sans effet sur la consommation et l’investissement des presque 25 millions d’habitants de ces 2 agglomérations. De plus, l’économie Russe est mise en difficulté par une résurgence de l’inflation.

L’inflation intérieure après l’inflation importée

La conjugaison de la crise ukrainienne, dès 2013, et les soubresauts du marché pétrolier depuis 2014 ont directement impacté la valeur du rouble. Sa valeur a été divisée par 2 ces 7 dernières années.

Cette dépréciation a naturellement créé une « inflation importée » significative étant donnée la forte part des importations des biens de consommation dans la vie économique russe.

A l’opposé, la remontée rapide et forte du prix du baril cette année a conduit la monnaie russe à se réapprécier vis-à-vis de l’euro. Le rouble est ainsi passé en 2021 du taux de 92 roubles pour 1 euro à 82, soit un redressement de 11%. On aurait donc dû assister à une baisse de l’inflation, or c’est le contraire que l’on observe depuis le début de l’année.

Le taux d’inflation est en effet passé de 5% début 2021 à plus de 8% en octobre. Comment l’expliquer ?

La désorganisation de l’économie par la pandémie a conduit les producteurs, surtout dans le domaine agroalimentaire, à augmenter leur prix de façon significative, mais aussi avec l’idée de rattraper, par la hausse de prix, une partie du manque à gagner antérieur. Ce phénomène se constate d’ailleurs dans plusieurs autre pays. Mais, en Russie, l’inflation se situait déjà à un niveau élevé.

Cette progression régulière de l’inflation tout au long de l’année 2021 a conduit la Banque centrale à réagir.

La Banque centrale russe en tête dans la hausse des taux.

Depuis 2014, la Banque centrale a été très réactive dans sa politique monétaire. L’an dernier a vu la poursuite d’une baisse du taux directeur de 6,25% à 4,25%. L’objectif était clairement de continuer à favoriser l’investissement dont l’économie a grand besoin.

Mais la naissance d’une « inflation intérieure » persistante tout au long de l’année a poussé l’institution bancaire centrale a inversé cette politique. Le taux directeur a ainsi été remonté du seuil de 4,25% en début d’année à… 7,50%, le 22 octobre.

D’incitation à l’investissement, les taux sont devenus des freins! Un total retournement, là aussi.

L’économie russe cumule donc en cette fin d’année 2021 une « quadruple peine », une baisse du prix du pétrole, si important pour son économie et le budget de l’Etat, une augmentation de son taux d’inflation, une augmentation parallèle du taux directeur de la banque centrale, dans un pays plus durement touché que jamais par la pandémie Covid-19.

Ce cumul, non anticipé, et non anticipable, fait comprendre la grise mine de la bourse de Moscou, car tous les agents économiques sont en position négative.

L’Etat voit se profiler de moindres ressources budgétaires. Les entreprises anticipent un plus faible niveau d’activité, des charges en augmentation, et des investissements plus difficiles. Les consommateurs sont soucieux de leur quotidien et donne priorité à leur… survie.

Les manœuvres militaires à la frontière ukrainienne peuvent faire regarder ailleurs, mais l’essentiel est justement ailleurs, nullement dans les mouvements de chars.

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(*) Gérard Vespierre, diplômé de l’ISC Paris, Maîtrise de gestion, DEA de Finances, Paris Dauphine, fondateur du web magazine : www.le-monde-decrypte.com

Économie–Croissance à 6,75 % : un record à relativiser après la chute de 8 % en 2020

Économie–Croissance à 6,75 % : un record à relativiser après la chute de 8 % en 2020

Tous les médias s’enflamment à propos du taux exceptionnel de progression de la croissance qui pourrait atteindre près de 7 % en 2021. Un record jamais vu indiquent certains médias.

 

Le seul problème c’est que cette augmentation de l’activité correspond à peu près à la perte de croissance de 2020. En effet, au cours de l’année précédente, le PIB  avait chuté de 7,9 %. En réalité l’activité française a tout juste retrouvé son niveau de 2019. Donc, elle est toujours en retard car normalement on aurait pu escompter d’une croissance de 1,5 à 2 % en 2020. La croissance actuelle n’est donc pas exceptionnelle. Le niveau de production est encore tard et nous assistons seulement un phénomène de rattrapage.

Pour preuve, dès 2022 les institutions économiques prévoient une augmentation du PIB de l’ordre de 2 % puis autour de 1,5 % en 2023. C’est-à-dire le retour à la croissance molle.  Ce qui rappelle l’économiste Jean Fourastié. « Il ne faut pas oublier que c’est la contrepartie du -8% de l’année dernière. On devrait revenir sur un régime de croissance de 1,5% autour de 2023″, table l’économiste. Du fait de la brutalité de la reprise, on constate nécessairement des bouchons dans les processus d’approvisionnement, de production et de distribution. Une situation qui devrait se normaliser des 2022.

Vente automobile : une chute catastrophique pourtant prévisible

Vente automobile : une chute catastrophique pourtant prévisible

La vente des automobiles devrait accuser une baisse minimale de 30% sur un an.  Un phénomène qui n’est pas uniquement français et qui résulte des nombreuses incertitudes que font planer les politiques sur l’avenir de l’automobile (notamment fiscalité sur le carburant, nouvelles normes, avenir de l’électrique, avenir de l’hydrogène, interdiction ou limitation en zone dense  etc.) autant de facteurs qui amènent les acheteurs potentiels à différer leurs achats d’autant que les véhicules sont de plus en plus fiables.

 

Le marché automobile français a donc baissé de 30,7% sur un an en octobre, la chute atteignant 37,3% par rapport à octobre 2019 avant la pandémie, selon des chiffres bruts du Comité des constructeurs français d’automobiles (CCFA) publiées lundi. Si le début de l’année 2021 avait été meilleur que le début 2020, paralysé par la pandémie de Covid-19, les chiffres de ventes sont à nouveau faibles depuis le mois de juin. «Les effets du ralentissement des commandes et des retards de livraison liés à la pénurie de semi-conducteurs s’accentuent», a commenté le cabinet le cabinet AAAdata. Le problème c’est qu’il y a bien d’autres facteurs explicatifs

Stellantis, fruit de la fusion de PSA (Peugeot, Citroën, DS et Opel) et de FCA (Fiat, Jeep, Alfa Romeo…) reste à la première place en octobre avec 34,5% du marché des véhicules particuliers – périmètre excluant les utilitaires -, mais le groupe a perdu près de 4 points de part de marché avec des immatriculations baisse de 37,6% en un an.

Son rival le groupe Renault, en pleine transition vers une stratégie davantage basée sur les marges unitaires que les volumes, a vu ses immatriculations baisser de 28,7%, avec une part du marché français de 25,7%. Les immatriculations de la marque roumaine Dacia ont progressé de 2,8% tandis que celles de Renault plongeaient de 38,1%.

Dégringolade aussi pour le premier groupe étranger, Volkswagen, dont les immatriculations ont reculé de 40,3% en octobre. La part de marché du géant allemand a atteint 10,1%.

Au total, 118 521 voitures particulières neuves ont été mises sur les routes de France le mois dernier, contre 171 050 en octobre 2020. Le mois ne comptait cette année que 21 jours ouvrés contre 22 l’an dernier.

 

Les berlines sont passées sous les 50% du marché (-1 point à 49%), tandis que les SUV et tout-terrain ont progressé à 43% (+4 points).

Le marché de l’occasion est lui aussi en baisse sensible en octobre (-13,3%), mais il « continue d’évoluer à des niveaux records depuis le début de l’année, avec une hausse de 9,6% sur dix mois et plus de 5 millions de transactions », selon AAAdata. Les modèles les plus anciens, de dix ans et plus, comptent pour 44% de ce total.

 

Automobile : encore une chute de 23 % en septembre

Automobile : encore une chute de 23 % en septembre

 

 

Après – 27 % en mai, – 13 % en juin, ou encore - 32 % en août, le mois de septembre s’est soldé par une chute de 22,8 % des immatriculations par rapport au même mois de 2019, le millésime 2020 ayant été trop perturbé par la crise sanitaire pour offrir des comparaisons pertinentes. Depuis le début de l’année, la dégringolade des immatriculations de voitures particulières atteint 23,2 % par rapport à 2019, et aucun redressement n’est en vue d’ici plusieurs mois.

Le décrochage ne concerne pas seulement la France car l’industrie automobile est engagée dans une voie suicidaire qui consiste à sophistiquer de plus en plus les voitures afin d’en maintenir les prix. Du coup les utilisateurs redécouvrent la grande fiabilité des automobiles actuelles, il prolonge leur durée de vie hésitant à investir un minimum de 40 000 € dans une voiture électrique dont l’avenir est encore douteux.Par ailleurs le renforcement des contraintes européennes constitue un véritable suicide de l’industrie automobile.Le bilan économique et environnemental risque d’être désastreux. Concernant l’environnement,  la prolongation de vie des véhicules actuels à moteur thermique va forcement augmenter les émissions de carbone en tout cas les maintenir à leur niveau

Activité restauration: chute de 70 % et surtout et changement de comportement

Activité restauration: chute  de 70 % et surtout et  changement de comportement

 

Globalement le secteur de la restauration aurait perdu autour de 200 000 emplois. Le résultat évidemment de la crise sanitaire qui a réduit l’activité à pas grand-chose mais surtout désormais un changement de comportement. Contrairement à ce qu’affirment les autorités, l’activité de restauration est loin d’avoir retrouvé son niveau d’avant crise.

D’abord de nombreux établissements n’ont pas ouvert leurs portes, ensuite la crise Covid pèse encore sur les comportements. Il faut aussi noter que de nouvelles habitudes ont été prises par certains consommateurs – notamment des salariés–qui ont délaissé la restauration fixe pour d’autres solutions comme la restauration rapide.

Un phénomène encore peu étudié mais qu’on peut par exemple constater dans des restaurants routiers ou des restaurants ouvriers. Selon une étude de NPD Group. De janvier à juillet, par rapport à l’activité d’avant-Covid 19, le chiffre d’affaires a reculé de 45% et la fréquentation de 39%, indique le spécialiste des études de marché dans un point sur l’activité d’un secteur qui en 2019, représentait 57 milliards d’euros en France.

C’est la restauration à table qui a le plus souffert: avec «cinq mois de fermeture dus au Covid-19: elle a perdu les deux tiers de son chiffre d’affaires, soit -68%» à fin juillet, contre «-17% pour la restauration rapide», dit à l’AFP Maria Bertoch, experte du secteur pour NPD Group.

Restauration:une chute de deux près de 70 %

Restauration: une chute de deux près de 70 %Et des changements de comportement

 

Contrairement à ce qu’affirment les autorités, l’activité de restauration est loin d’avoir retrouvé son niveau d’avant crise. D’abord de nombreux établissements n’ont pas ouvert leurs portes, ensuite la crise Covid pèse encore sur les comportements. Il faut aussi noter que de nouvelles habitudes ont été prises par certains consommateurs – notamment des salariés–qui ont délaissé la restauration fixe pour d’autres solutions comme la restauration rapide. Un phénomène encore peu étudié mais qu’on peut par exemple constater dans des restaurants routiers ou des restaurants ouvriers.Selon une étude de NPD Group. De janvier à juillet, par rapport à l’activité d’avant-Covid 19, le chiffre d’affaires a reculé de 45% et la fréquentation de 39%, indique le spécialiste des études de marché dans un point sur l’activité d’un secteur qui en 2019, représentait 57 milliards d’euros en France.

C’est la restauration à table qui a le plus souffert: avec «cinq mois de fermeture dus au Covid-19: elle a perdu les deux tiers de son chiffre d’affaires, soit -68%» à fin juillet, contre «-17% pour la restauration rapide», dit à l’AFP Maria Bertoch, experte du secteur pour NPD Group.

Croissance Royaume-Uni: reprise plus forte, comme la chute

Croissance Royaume-Uni: reprise plus forte, comme la chute

 

 

Le Royaume-Uni a été plus durement touché par la pandémie que la France. Au plus fort de la crise, le pays a vu son PIB dégringoler de 19,5% contre 13,5% pour l’Hexagone. D’un point de vue sanitaire aussi, le Covid-19 a fait plus de 130.000 morts outre-Manche, contre 112.000 dans l’Hexagone, selon Santé Publique France.

Du coup, le produit intérieur brut (PIB) du Royaume-Uni effet fortement rebondi de 4,8% au deuxième trimestre, contre seulement +0,9% en France, l’économie ayant redémarré plus tôt outre Manche, selon le Bureau national de statistiques (ONS). Néanmoins, il n’a pas encore retrouvé son niveau d’avant-crise, puisqu’il est 4,4% inférieur à ce qu’il était fin 2019. La France de son côté se rapproche davantage de son niveau d’avant-crise, avec -3,3% par rapport au quatrième trimestre 2019.

Automobile : grosse chute des ventes

En raison notamment des incertitudes qui pèsent sur l’avenir des futurs véhicules, les immatriculations de voitures particulières se sont élevées à 115.711 unités en juillet, soit 35 % de moins que sur le même mois de 2020.

Et la comparaison avec 2019 n’est guère plus favorable, avec une baisse de 32,8 %. Car 2020 a été une année très atypique : après de longs mois de fermeture des usines et des concessions au printemps en raison de la crise sanitaire, le marché a ensuite été largement soutenu par des bonus à l’achat et autres primes à la conversion.

Chute de la consommation des ménages

Chute de la consommation des ménages

D’après l’INSEE, une chute historique de 7 % de la consommation des ménages en 2020 qui évidemment a plombé la croissance. Reste à savoir s’il s’agit d’une baisse entièrement conjoncturelle ou en partie structurelle qui modifierait certains comportements quantitatifs et qualitatifs des consommateurs. Parmi les plus touchés par ce phénomène figurent sans surprise l’hébergement et la restauration. Ils «se replient brutalement de 34,1% en volume après plusieurs années de tendance à la hausse (+ 1,8 % en moyenne depuis 2010)», indique l’Insee.

Cette baisse est à imputer à la fermeture des établissements, des restrictions de déplacement et des couvre-feux qui ont fortement impacté le tourisme. Dans le détail, les Français ont dépensé 40,8% de moins dans les services d’hébergement quand les restaurants et services de restauration encaissent, eux, une baisse de 33,8%. Le développement de la vente à emporter n’a pas permis de compenser la fermeture des établissements pendant de longs mois l’année passée. Les dépenses en sandwich ont diminué de 19% et celles des traiteurs et cantines de 23%.

De la même manière, les loisirs et la culture ont eux aussi subi les conséquences de la crise sanitaire en particulier les cinémas (-69,4%), les spectacles (-36,7%) et les activités culturelles marchandes comme les bibliothèques, musées (-32,7%).

Enfin, les dépenses en transports ont chuté de 21% après une hausse de 1,6% en 2019. Ce sont surtout les dépenses en services de transports qui se sont effondrées (-52,6%) notamment dans le secteur aérien qui enregistre une baisse de 69,2%.

 

Inde : chute historique de la croissance de 7,3 %

Inde : chute historique de la croissance  de 7,3 %

L’économie indienne s’est contractée de 7,3 % au cours de l’année budgétaire 2020-2021, selon les chiffres dévoilés par le gouvernement lundi. Au cours du dernier trimestre, la croissance a néanmoins augmenté de 1,6 %.Un recul de 7,3 % au cours de l’année budgétaire achevée au 31 mars 2021,. 

« En l’état actuel des choses, l’ampleur et la vitesse de propagation de la seconde vague ont une nouvelle fois fait reculer l’économie », juge Sunil Kumar Sinha, économiste à India Ratings. L’impact s’en fera ressentir sur la demande et plus particulièrement dans les zones rurales, selon l’économiste. L’année passée, la pandémie avait déjà poussé environ 230 millions d’Indiens dans la pauvreté selon une étude de l’université Azim Premji à Bangalore.

La reprise de l’activité dépendra notamment de la capacité de l’Inde à vacciner sa population. Le géant sud-asiatique a vacciné entièrement plus de 44 millions de personnes mais cela ne représente que 3,4 % de sa population d’1,3 milliard d’habitants. 

« L’économie continuera d’avoir besoin d’un soutien budgétaire et monétaire », prévient Sunil Kumar Sinha. Un avis que partage la Fédération des chambres de commerce et d’industrie indiennes. Cette dernière a mis en garde lundi contre le pessimisme grandissant des entreprises. « Les entreprises ressentent unanimement le besoin d’un autre plan de relance, principalement tourné vers la demande », a déclaré la Fédération.

Chute des populations d’oiseaux en France

 

Chute des populations d’oiseaux en France

L e président de la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO), Allain Bougrain-Dubourg, sur franceinfo alerte sur le rythme de disparition des joies au point. Le programme de suivi temporel des oiseaux communs (Stoc) révèle que les populations d’oiseaux ont chuté de 28% dans les milieux urbains et de 30% dans les milieux agricoles entre 1989 et 2019.

 

Interview

 

Est-il encore possible d’inverser la tendance ?

Allain Bougrain-Dubourg : Il y a toujours de l’espoir avec le vivant, mais très franchement, pas dans les conditions que nous connaissons. On a vu, et ce n’est pas un scoop malheureusement, que l’agriculture intensive était coupable en grande partie du déclin des populations d’oiseaux. Derrière l’oiseau, on parle de l’ensemble du vivant, parce que l’oiseau est un indicateur. Quand ses populations sont vastes, c’est tout le cortège des petits mammifères, des batraciens, des reptiles, des insectes, qui s’épanouit. Au contraire, quand les populations d’oiseaux s’estompent, c’est la biodiversité qui disparaît. Et on continue sur le même modèle agricole.

Actuellement, on est en pleine négociation de la prochaine Politique agricole commune 2023-2027. La PAC renvoie chaque État membre à un plan stratégique national de cinq ans et nous, les associations et notamment le regroupement des associations pour une autre PAC, on n’est pas satisfaits du projet du gouvernement. Très clairement, on reste dans la même démarche. Vous avez des grands céréaliers qui s’enrichissent, des petits paysans qui n’en peuvent plus et une biodiversité qui est en déclin.

Même avec des ailes, on ne peut pas vivre hors-sol. Les oiseaux ont besoin d’être en proximité avec le biotope. Or, l’agriculture intensive efface les bosquets, les petits murets, les mares, les bandes enherbées, les haies, tout ce qui fait la diversité des milieux et qui favorise l’état minimum des populations animales quelles qu’elles soient, pas que les oiseaux.

L’agriculture est-elle la seule responsable du déclin des populations d’oiseaux ?

Non, absolument pas. S’ajoute à ça l’artificialisation des sols, le béton et l’asphalte, qui rongent une moyenne de 60 000 hectares par an. C’est quasiment la grandeur d’un département. Ils rongent l’espace agricole et naturel. On a perdu 50% de nos zones humides en 30 ans. Or, les zones humides sont le berceau de la vie pour beaucoup d’espèces. Il y a le réchauffement climatique qui nous rattrape.

Et puis, autre chose, on n’est pas coupables de tout, il y a beaucoup d’oiseaux migrateurs qui repartent au sud, en Afrique, et qui pendant le voyage, vont se faire flinguer, ou n’auront plus la force de survoler un Sahara devenu trop grand à cause de la désertification, ou vont vivre dans des endroits où ils ont besoin de support végétal pour leurs dortoirs. Par exemple, les tourterelles des bois n’ont plus d’arbres pour se regrouper et ça participe du déclin. C’est de la faute de la déforestation. Donc il y a beaucoup de choses.

Mais on a aussi sauvé des espèces emblématiques. La cigogne blanche, notamment. Dans les années 1970, il ne restait que 10 couples en France, on en a plus de 3 000 aujourd’hui. Le faucon pèlerin avait quasiment disparu à cause du pesticide DDT, mais il est en train de nidifier dans Paris ou sur la cathédrale d’Albi. Les vautours fauves, effacés du ciel des Cévennes, aujourd’hui sont si nombreux que cela devient un attrait touristique. On a réussi avec beaucoup d’espèces, mais on a laissé de côté les oiseaux communs, disons les « sans grade », la petite faune, et c’est elle qui se rappelle à notre devoir aujourd’hui.

Certains oiseaux qui s’adaptent à tout remplacent les autres qui disparaissent. Quelle est la conséquence de ce phénomène ?

Chaque fois qu’une espèce disparaît, c’est un peu l’humanité qui perd des plumes. Je ne suis pas le premier à dire que la biodiversité est un tissu de fils extrêmement complexe. On peut en retirer un, dix, trente, cent, et puis un jour le tissu se déchire. C’est comme un avion qui perd ses boulons, peu à peu il va tomber.

Je ne vous dirais pas que si on touche à la tourterelle des bois, ça y est, c’est le déclin et c’est la fin de l’humanité. Non. C’est un ensemble et on assiste à une accélération de ce déclin qui nous conduit à nous poser une question très simple. Est-ce qu’on peut vivre hors-sol ? Est-ce qu’on peut se passer du reste du vivant ? Moi, je ne crois pas, à bien des égards sur un plan pratique mais aussi psychologique, médical, et bien d’autres choses encore. Il ne faut pas voir la nature que comme utilitaire. On est les dominants sur cette planète, on a par conséquent des devoirs à l’égard du reste du vivant comme on a des devoirs à l’égard de nos enfants

Tesla : risque de chute des cours (Michael Burry)

Tesla : risque de chute des cours (Michael Burry)

Michael Burry. Prédit la chute des cours de Tesla ,  la tête du hedge fund Scion Capital, il s’était enrichi en en pariant avant tout le monde sur l’effondrement des marchés financiers.

Le financier constate une évolution financière assez dangereuse de Tesla avec la valeur des actions Tesla, passées en un an de 172 à 628 de dollars lundi 31 mai à l’ouverture.

Les résultats financiers de tesla ne sont pas dus seulement à la vente de voitures électriques mais au business de vente des droits carbone. Or les besoins des entreprises en matière de droits carbones vont s’effondrer et les revenus de Tesla correspondant avec.

Sans les droitscarbones, le groupe californien repasserait gravement dans le rouge. En 2020 ses revenus tirés des crédits carbones ont atteint 1,58 milliard de dollars, le double du bénéfice net (721 millions de dollars). Michael Burry fait donc le pari que la situation économique de Tesla pourrait rapidement redevenir négative, ce qui détournerait les investisseurs du titre et le ferait plonger.

Cryptomonnaies : la grosse chute

Cryptomonnaies : la grosse chute

comme souvent le cours des cryptomonnaies enregistrent des hausses mais aussi des baisses très significatives en raison notamment de la spéculation et des interrogations sur leur valeur qui ne repose sur aucun actif réel.  La baisse récente des prix des cryptomonnaies a fait disparaître 400 milliards de dollars du marché qui est désormais évalué à un peu plus de 2.000 milliards de dollars. On recenserait 9000 crypto monnaies !

Il y a quelques années, le bitcoin, encore plus volatil à l’époque, avait gagné 1.375% en 2017 avant de chuter de près de 80% en 2018.

. Le régulateur américain des marchés, la SEC, a encore appelé début mai «les investisseurs à comprendre que le bitcoin est un investissement très spéculatif» et à «définir le niveau de risque qu’ils sont prêts à accepter» avant de se plonger dans le marché des cryptomonnaies.

Comment Nissan a organisé la chute de Carlos Ghosn victime d’un complot au Japon

Comment Nissan a organisé la chute de Carlos Ghosn victime d’un complot au Japon

A l’occasion du procès de l’ancien cadre de Nissan, Greg Kelly il a été révélé qu’un véritable complot a été organisé contre Carlos Ghon pour le débarquer. Un complot sans doute organisé avec la complicité du Japon qui souhaitait nationaliser l’entreprise. Dans l’opération complotiste ,  il a même été envisagé une mise «mise sous tutelle pour incapacité mentale». Pas. Un processus précis avec été prévu et il a été en grande partie réalisée avec l’arrestation de Carlos Ghosn lors de son arrivée un avion au Japon.

Bitcoin : une première chute de 10 %

Bitcoin : une première chute de 10 %

 

Il fallait évidemment s’attendre à cette chute du bitcoin  et autres crypto monnaies dans la valeur ne pouvait évidemment monter jusqu’au ciel. C’est pourtant ce qu’espéraient les spéculateurs encouragés il est vrai par de grandes entreprises comme celle de Tesla et d’autres . Plus que d’autre valeur monétaire, le bitcoin repose essentiellement sur la confiance.

Le bitcoin ne s’appuie en effet sur aucun actif et peu varier au gré des humeurs du marché et dans des proportions considérables. Le marché des cryptomonnaies  libres est aujourd’hui aussi influencé par les perspectives de création de crypto menée officielle en Chine, en Grande-Bretagne mais aussi dans l’Union européenne. Après avoir atteint plus de 64.000 dollars la semaine dernière, à la suite de l’entrée en Bourse de la plateforme d’achats et de ventes Coinbase, la plus ancienne des cryptomonnaies a traversé un trou d’air ce week-end, retombant à 51.708 dollars dimanche.

Au final, la doyenne des cryptomonnaies a perdu plus de 14% en cours de séance, pour se reprendre quelque peu ce lundi matin 19 avril à 57.490 dollars, avec une légère baisse dans la soirée (autour de 55.000 dollars), note le site Bitstamp. Les autres crypto-actifs que sont l’ethereum et le XRP chutaient aussi dimanche de plus de 10%.

 

Croissance : nouvelle chute prévisible en avril

Croissance : nouvelle chute prévisible en avril

 

Un relatif mauvais mois de mars mais un mois d’avril encore pire d’après la Banque de France. En cause évidemment les mesures restrictives nouvelles prises dans le cadre de la crise sanitaire. Aussi une désorganisation très importante des chaînes logistiques sans compter l’attentisme persistant des consommateurs et investisseurs.

 

Parmi les facteurs de dégradation à signaler la désorganisation complète des chaînes logistiques qui ne sont pas en capacité de fournir toutes les pièces nécessaires aux complexes processus de production internationale. En fait au manque de tout et pas seulement des éléments informatiques microprocesseurs et autres, aussi de boulons, de plastique, de boi,s d’acier et de pièces accessoires mais indispensables au produit fini.

 

Du coup la France aura bien du mal à atteindre les 5 % prévus par le gouvernement pour les perspectives de croissance au cours de l’année 2021. L’activité économique au mois de mars a été 4 % inférieure à la normale d’avant-crise. En revanche, les mesures de confinement mises en application dans tout le pays début avril auront des conséquences négatives sur le PIB. Celui-ci serait inférieur de 7 % à son niveau d’avant crise ce mois-ci.

Le confinement ampute l’activité de façon conséquente, un an après le début de la crise. Une chute de 7 % du PIB pendant un mois correspond à un manque à gagner de l’ordre de 13 milliards d’euros pour l’économie française.

 

SONDAGE Popularité Blanquer : La chute

SONDAGE Popularité Blanquer  : La chute

C’est la grande dégringolade du ministre de l’éducation tellement appréciée au début de la législature. En faite l’intéressé a dû avaler de nombreuses couleuvres et renoncer à maintes réformes. Sans parler des contradictions avec le président de la république qui veut masquer la faiblesse du système d’éducation par des mesures de discrimination positive. En outre, le ministre de l’éducation a aussi été victime des tergiversations du pouvoir vis-à-vis des mesures à prendre à l’égard des élèves dans le cas de la crise sanitaire.

Le ministre de l’Education nationale pâtit de la troisième vague de Covid, marquée par une fermeture des écoles dont il ne voulait pas et de ses maladresses. Il perd du terrain dans le baromètre Elabe pour « Les Echos », notamment dans l’électorat macroniste.Il fut un temps où il avait le vent dans le dos. Où il était même le « chouchou » - grinçaient ses collègues au gouvernement – d’Emmanuel Macron et de son épouse Brigitte, jadis enseignante.

Mais quatre ans après le début du quinquennat et une année après le début de la crise du Covid , Jean-Michel Blanquer n’a plus la cote dans l’opinion. A peine 21 % des Français disent avoir une « image positive » du ministre de l’Education nationale (et 51 % une mauvaise) dans le baromètre Elabe pour « Les Echos » et Radio classique.

Automobile : nouvelle grosse chute

Automobile : nouvelle grosse chute

 

Les immatriculations neuves de l’Hexagone plongent en février de près de 21%, ce qui porte la chute à 15% sur deux mois.

Le secteur automobile subit une nouvelle grosse chute lié bien sûr à la situation sanitaire mais pas seulement. Certes les ménages hésitent à engager des investissements importants que représentent une automobile et leur attentisme se ressent dans tous les champs d’activité économique. Ceci étant, le secteur automobile est victime d’interrogations supplémentaires concernant son avenir propre. En effet la question se pose de savoir s’il faut conserver son véhicule le plus longtemps, le changer mais avec quel type de motorisation.

 

On parle évidemment beaucoup de la voiture électrique mais son coût est encore largement inaccessible pour une grande partie de la population. En outre sa fiabilité et ses vertus environnementales restent à démontrer. Ici ou là on annonce des restrictions voir des interdictions de véhicules à moteur thermique dans les 10 ou 20 ans. Or en moyenne des véhicules en circulation ont un âge moyen de 10,6 ans avec évidemment des écarts autour de la moyenne. Ce sont ses interrogations sur la date et les modalités de l’interdiction des véhicules thermiques qui rendent les acheteurs potentiels particulièrement dubitatifs et donc attentistes

 

Les ventes de voitures ont donc encore plongé de 21% en février accentuant la chute du mois de janvier (-6%). Les modèles diesel ont atteint un plus bas historique depuis les années 1980, mais les voitures 100% électrique n’ont pas reproduit leur performance des mois précédents. Les professionnels n’attendent pas de reprise avant le second semestre.

 

les immatriculations neuves de l’Hexagone plongent en février de près de 21%, ce qui porte la chute à 15% sur deux mois.

Crédit à la consommation : une chute en 2020

Crédit à la consommation : une chute en 2020

 

40 milliards environ ont été prêtés pour la consommation en 2020, soit une chute de plus de 10 % qui s’expliquent évidemment avec les restrictions qui ont pesé sur le dynamisme de la consommation des ménages. Avec la crise sanitaire, le crédit à la consommation a chuté de 11,5% en 2020, soit sa plus forte baisse annuelle « depuis la crise financière », selon les chiffres publiés l’ASF.

Pour retrouver une baisse d’une telle ampleur, il faut remonter jusqu’à 2009, avec une chute de 13,3%.Le secteur du crédit renouvelable a été particulièrement touché par la crise sanitaire, avec une chute de 15,5% (soit plus que les -11,2% observés en 2009), et un niveau de crédit au plus bas depuis 26 ans, à 7,8 milliards d’euros.

Les prêts personnels ont, eux, dégringolé de 18,5% et les financements d’automobiles de 10,3% pour les véhicules neufs et 7,3% pour ceux d’occasion. A l’inverse, l’impact sur les financements affectés à l’amélioration de l’habitat et aux biens d’équipement du foyer a été « limité », selon l’ASF. Ils ont reculé de 2,8% sur un an.

L’Association française des sociétés financières, qui collecte et publie ces données, regroupe quelque 270 entreprises spécialisées.

Croissance Japon: une chute de près de 5 % en 2020

Croissance Japon: une chute de près de 5 % en 2020

 

Une chute de près de 5 % du PIB en 2020,1 record depuis 2009. Le Produit intérieur brut (PIB) du Japon a dégringolé de 4,8% en 2020 sur fond de pandémie, sa première contraction annuelle depuis 2009, selon des chiffres préliminaires publiés lundi 15 février par le gouvernement.

Le Japon a notamment vu ses exportations s’effondrer de 11,1% lors de l’année 2020, soit leur plus forte baisse depuis 2009, au moment du précédent choc économique mondial.

Le pays a expédié pour 68 406,7 milliards de yens (545,5 milliards d’euros) de marchandises l’an dernier, soit leur plus bas niveau en valeur depuis 2012, selon des chiffres publiés jeudi par le ministère nippon des Finances. Les exportations du Japon ont surtout reflué à destination des Etats-Unis (-17,3%) et de l’Europe occidentale (-15,1%). Les expéditions vers la Chine, premier partenaire commercial du Japon, ont en revanche légèrement augmenté, de 2,7% à 15 083 milliards de yens.

Les importations du pays en 2020 ont également chuté (-13,8%), à 67 732 milliards de yens (540,1 milliards d’euros). Les importations en provenance des Etats-Unis ont fondu de 14% et celles venant d’Europe occidentale de 13,7%. Les importations de Chine ont aussi diminué, dans une moindre (-5,3%).

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