Archive pour le Tag 'chute'

Sondage Européennes : La liste de Macron chute encore

Sondage Européennes : La liste de macron chute  encore

 Valérie Hayer. La présidente du groupe Renew ne sort en effet pas de sa mauvaise passe sondagière. Selon la dernière vague du «rolling» Ifop-Fiducial pour Le Figaro, LCI, et Sud Radio, publiée lundi, la Mayennaise chute encore à 17% (-0,5) d’intentions de vote. Depuis le lancement de ces études glissantes, elle n’a pas repris la main. Et a même perdu deux points en l’espace de deux semaines. Très loin de Jordan Bardella, qui crante dans les esprits sa position d’ultra-favori à 31,5% (=), Valérie Hayer voit le danger venir d’en-dessous. Du troisième homme.Si Raphaël Glucksmann n’est pas revenu à son record de 12,5% des votants, il s’en rapproche de nouveau avec 12% (+0,5). Une petite poussée qui réduit, comme jamais auparavant, son écart avec la macroniste.

Cinéma- »Anatomie d’une chute » : un film très ordinaire

Cinéma- »Anatomie d’une chute » : un film très ordinaire

La plupart des critiques se sont enflammés à propos du film « anatomie d’une chute » couronnée aux Césars et aux Oscars. De quoi vraiment s’étonner car le film est très ordinaire et même ennuyeux. D’abord la mise en scène est très minimaliste, on passe l’essentiel du temps au tribunal et dans un appartement. Le scénario est très mince et on ne croit pas un instant à l’intrigue. Les séances au tribunal sont assez caricaturales notamment de la part du procureur qui en fait des tonnes. Félicitations toutefois à l’avocat beaucoup plus sobre et juste. Et quelle idée d’avoir mélangé en permanence anglais et français ! Pour faire international ? Bref un film ordinaire et même ennuyeux dont on aurait pu supprimer 45 minutes. En plus,  avec des prétentions intellectuelles   que la réalisatrice ne peut visiblement assumer ( le rapport à l’écriture et la rengaine du manque de temps). Finalement un film sur les rapports assez convenus dans le couple qui ne méritait certainement pas ces récompenses.

 

Inflation : La chute du pouvoir d’achat plombe la croissance

Inflation : La chute du pouvoir d’achat plombe la croissance
Comme c’était prévisible, les technocrates viennent de découvrir que la chute du pouvoir d’achat plombe la croissance en particulier des PME. Pourtant rien d’étonnant à cela dans la mesure où c’est surtout la consommation qui alimente la croissance en France. Or cette consommation est largement hypothéquée par la dérive des prix. Après une croissance de 0,9% en 2023, le rythme de l’activité tricolore devrait rester poussif au cours du premier semestre, entre 0,1% et 0,2% selon le dernier point de conjoncture de l’Insee.

 
Dans ce contexte troublé, les entreprises françaises continuent d’affronter une crise de la demande. « Le contexte macroéconomique, la conjoncture et la géopolitique n’entament pas la motivation des entrepreneurs. En revanche, l’inflation, le pouvoir d’achat et l’énergie affectent leur activité », estime Guillaume Pepy, président d’Initiative France, un réseau d’entrepreneurs implanté sur tout le territoire, qui s’exprimait lors d’un point presse ce mardi.

L’envolée des prix alimentaires et ceux de l’énergie a freiné les dépenses de consommation des Français les plus modestes en 2022 et 2024. Compte tenu du poids de ces deux postes dans leur budget, beaucoup ont dû faire des choix pour pouvoir boucler leur fin de mois. Cette poussée fièvre a particulièrement frappé les commerçants (60%).

« Pour 2024, le mot clé est l’incertitude. Les entrepreneurs ne savent pas à quelle sauce ils vont être mangés », insiste Guillaume Pepy. Sur le total des personnes interrogées, un quart anticipe une situation économique dégradée de leur entreprise. 40% espèrent que cette situation financière va se stabiliser. Enfin, 36% pensent que leur activité sera meilleure cette année.

En dépit de ces incertitudes, 79% déclarent qu’ils ne prévoient pas de fermer leur entreprise. 14% ne savent pas. Et 7% envisagent de baisser le rideau à court ou moyen terme. Les trois principaux facteurs cités sont : la faiblesse de l’activité (18%), de la rémunération (18%) ou du manque d’équilibre vie professionnelle/vie personnelle (17%). S’agissant des priorités, un très grand nombre cite avant tout qu’ils veulent assurer la croissance de leur entreprise. « Malgré le contexte, les entrepreneurs accompagnés veulent continuer de créer des emplois », observe Guillaume Pepy. Une gageure au moment où l’économie française marque le pas.

Méthode : enquête menée en ligne du 23 novembre au 20 décembre 2023, par questionnaire auto-administré et diffusé auprès des entrepreneurs financés et accompagnés par les associations du réseau Initiative France. 2.069 entrepreneurs et entrepreneuses ont répondu à l’enquête.

Conjoncture : La chute du pouvoir d’achat plombe la croissance

Conjoncture : La chute du pouvoir d’achat plombe la croissance
Comme c’était prévisible, les technocrates viennent de découvrir que la chute du pouvoir d’achat plombe la croissance en particulier des PME. Pourtant rien d’étonnant à cela dans la mesure où c’est surtout la consommation qui alimente la croissance en France. Or cette consommation est largement hypothéquée par la dérive des prix. Après une croissance de 0,9% en 2023, le rythme de l’activité tricolore devrait rester poussif au cours du premier semestre, entre 0,1% et 0,2% selon le dernier point de conjoncture de l’Insee.
Dans ce contexte troublé, les entreprises françaises continuent d’affronter une crise de la demande. « Le contexte macroéconomique, la conjoncture et la géopolitique n’entament pas la motivation des entrepreneurs. En revanche, l’inflation, le pouvoir d’achat et l’énergie affectent leur activité », estime Guillaume Pepy, président d’Initiative France, un réseau d’entrepreneurs implanté sur tout le territoire, qui s’exprimait lors d’un point presse ce mardi.

L’envolée des prix alimentaires et ceux de l’énergie a freiné les dépenses de consommation des Français les plus modestes en 2022 et 2024. Compte tenu du poids de ces deux postes dans leur budget, beaucoup ont dû faire des choix pour pouvoir boucler leur fin de mois. Cette poussée fièvre a particulièrement frappé les commerçants (60%).

« Pour 2024, le mot clé est l’incertitude. Les entrepreneurs ne savent pas à quelle sauce ils vont être mangés », insiste Guillaume Pepy. Sur le total des personnes interrogées, un quart anticipe une situation économique dégradée de leur entreprise. 40% espèrent que cette situation financière va se stabiliser. Enfin, 36% pensent que leur activité sera meilleure cette année.

En dépit de ces incertitudes, 79% déclarent qu’ils ne prévoient pas de fermer leur entreprise. 14% ne savent pas. Et 7% envisagent de baisser le rideau à court ou moyen terme. Les trois principaux facteurs cités sont : la faiblesse de l’activité (18%), de la rémunération (18%) ou du manque d’équilibre vie professionnelle/vie personnelle (17%). S’agissant des priorités, un très grand nombre cite avant tout qu’ils veulent assurer la croissance de leur entreprise. « Malgré le contexte, les entrepreneurs accompagnés veulent continuer de créer des emplois », observe Guillaume Pepy. Une gageure au moment où l’économie française marque le pas.

Méthode : enquête menée en ligne du 23 novembre au 20 décembre 2023, par questionnaire auto-administré et diffusé auprès des entrepreneurs financés et accompagnés par les associations du réseau Initiative France. 2.069 entrepreneurs et entrepreneuses ont répondu à l’enquête.

Socio-économie: La chute du pouvoir d’achat plombe la croissance

Socio-économie: La chute du pouvoir d’achat plombe la croissance

Comme c’était prévisible, les technocrates viennent de découvrir que la chute du pouvoir d’achat plombe la croissance en particulier des PME. Pourtant rien d’étonnant à cela dans la mesure où c’est surtout la consommation qui alimente la croissance en France. Or cette consommation est largement hypothéquée par la dérive des prix. Après une croissance de 0,9% en 2023, le rythme de l’activité tricolore devrait rester poussif au cours du premier semestre, entre 0,1% et 0,2% selon le dernier point de conjoncture de l’Insee.

Dans ce contexte troublé, les entreprises françaises continuent d’affronter une crise de la demande. « Le contexte macroéconomique, la conjoncture et la géopolitique n’entament pas la motivation des entrepreneurs. En revanche, l’inflation, le pouvoir d’achat et l’énergie affectent leur activité », estime Guillaume Pepy, président d’Initiative France, un réseau d’entrepreneurs implanté sur tout le territoire, qui s’exprimait lors d’un point presse ce mardi.

L’envolée des prix alimentaires et ceux de l’énergie a freiné les dépenses de consommation des Français les plus modestes en 2022 et 2024. Compte tenu du poids de ces deux postes dans leur budget, beaucoup ont dû faire des choix pour pouvoir boucler leur fin de mois. Cette poussée fièvre a particulièrement frappé les commerçants (60%). 

 « Pour 2024, le mot clé est l’incertitude. Les entrepreneurs ne savent pas à quelle sauce ils vont être mangés », insiste Guillaume Pepy. Sur le total des personnes interrogées, un quart anticipe une situation économique dégradée de leur entreprise. 40% espèrent que cette situation financière va se stabiliser. Enfin, 36% pensent que leur activité sera meilleure cette année.

En dépit de ces incertitudes, 79% déclarent qu’ils ne prévoient pas de fermer leur entreprise. 14% ne savent pas. Et 7% envisagent de baisser le rideau à court ou moyen terme. Les trois principaux facteurs cités sont : la faiblesse de l’activité (18%), de la rémunération (18%) ou du manque d’équilibre vie professionnelle/vie personnelle (17%). S’agissant des priorités, un très grand nombre cite avant tout qu’ils veulent assurer la croissance de leur entreprise. « Malgré le contexte, les entrepreneurs accompagnés veulent continuer de créer des emplois », observe Guillaume Pepy. Une gageure au moment où l’économie française marque le pas.

Méthode : enquête menée en ligne du 23 novembre au 20 décembre 2023, par questionnaire auto-administré et diffusé auprès des entrepreneurs financés et accompagnés par les associations du réseau Initiative France. 2.069 entrepreneurs et entrepreneuses ont répondu à l’enquête.

La chute du pouvoir d’achat plombe la croissance

La chute du pouvoir d’achat plombe la croissance

Comme c’était prévisible, les technocrates viennent de découvrir que la chute du pouvoir d’achat plombe la croissance en particulier des PME. Pourtant rien d’étonnant à cela dans la mesure où c’est surtout la consommation qui alimente la croissance en France. Or cette consommation est largement hypothéquée par la dérive des prix.
Après une croissance de 0,9% en 2023, le rythme de l’activité tricolore devrait rester poussif au cours du premier semestre, entre 0,1% et 0,2% selon le dernier point de conjoncture de l’Insee.

Dans ce contexte troublé, les entreprises françaises continuent d’affronter une crise de la demande. « Le contexte macroéconomique, la conjoncture et la géopolitique n’entament pas la motivation des entrepreneurs. En revanche, l’inflation, le pouvoir d’achat et l’énergie affectent leur activité », estime Guillaume Pepy, président d’Initiative France, un réseau d’entrepreneurs implanté sur tout le territoire, qui s’exprimait lors d’un point presse ce mardi.

L’envolée des prix alimentaires et ceux de l’énergie a freiné les dépenses de consommation des Français les plus modestes en 2022 et 2024. Compte tenu du poids de ces deux postes dans leur budget, beaucoup ont dû faire des choix pour pouvoir boucler leur fin de mois. Cette poussée fièvre a particulièrement frappé les commerçants (60%). 

 « Pour 2024, le mot clé est l’incertitude. Les entrepreneurs ne savent pas à quelle sauce ils vont être mangés », insiste Guillaume Pepy. Sur le total des personnes interrogées, un quart anticipe une situation économique dégradée de leur entreprise. 40% espèrent que cette situation financière va se stabiliser. Enfin, 36% pensent que leur activité sera meilleure cette année.

En dépit de ces incertitudes, 79% déclarent qu’ils ne prévoient pas de fermer leur entreprise. 14% ne savent pas. Et 7% envisagent de baisser le rideau à court ou moyen terme. Les trois principaux facteurs cités sont : la faiblesse de l’activité (18%), de la rémunération (18%) ou du manque d’équilibre vie professionnelle/vie personnelle (17%). S’agissant des priorités, un très grand nombre cite avant tout qu’ils veulent assurer la croissance de leur entreprise. « Malgré le contexte, les entrepreneurs accompagnés veulent continuer de créer des emplois », observe Guillaume Pepy. Une gageure au moment où l’économie française marque le pas.

Méthode : enquête menée en ligne du 23 novembre au 20 décembre 2023, par questionnaire auto-administré et diffusé auprès des entrepreneurs financés et accompagnés par les associations du réseau Initiative France. 2.069 entrepreneurs et entrepreneuses ont répondu à l’enquête.

France : Chute de croissance et ….. des recettes fiscales

France : Chute de croissance et ….. des recettes fiscales 

La France s’honore sans doute de disposer des meilleurs technocrates du monde y compris dans le domaine financier. Le problème c’est que cette compétence est douteuse si l’on en juge par l’état catastrophique des finances publiques y compris par les dérives qui continuent en 2024.

Ainsi le gouvernement vient de découvrir avec une certaine surprise que les rentrées fiscales n’étaient pas à la hauteur des espérances. La première raison, c’est que le gouvernement encore surestimé la croissance certes ramenée à 1 % par rapport à la prévision initiale de 1,4 %. Mais une prévision encore excessive d’après les instituts qui retiennent autour de 0,7 % pour l’année en cours.

En réalité ,la baisse des ressources fiscales traduit exactement le très net tassement de la croissance aussi bien en matière d’investissement, que de consommation ou d’exportation.

On objectera sans doute que la tendance baissière affecte à peu près tous les pays notamment la Chine et l’Allemagne. Le problème c’est que la France était incapable d’ajuster ses dépenses aux recettes. Du coup l’endettement va continuer de grossir.

Le ministre de l’Économie avait annoncé un déficit budgétaire de l’État de 173 milliards d’euros en 2023. Soit 2 milliards de plus que les prévisions émises par Bercy en novembre à l’occasion du projet de loi de fin de gestion (PLFG). Or, ce texte lui-même affichait déjà une dégradation du déficit de près de 6,4 milliards par rapport à la loi de finances 2023 votée fin 2022.

La  loi de finances prévoit une baisse du déficit public à 4,4 % du PIB en 2024 pour un montant de 146,9 milliards d’euros (Md€), soit une amélioration de 18 Md€ par rapport au déficit de 164,9 Md€ prévu en LFI 2023. Conclusion , l’endettement global pourrait atteindre autour de 3300 milliards en 2024; une véritable catastrophe qui ne semble pas inquiéter trop de monde en France.

France : Chute de croissance et ….. des recettes fiscales

France : Chute de croissance et ….. des recettes fiscales 

La France s’honore sans doute de disposer des meilleurs technocrates du monde y compris dans le domaine financier. Le problème c’est que cette compétence est douteuse si l’on en juge par l’état catastrophique des finances publiques y compris par les dérives qui continuent en 2024.

Ainsi le gouvernement vient de découvrir avec une certaine surprise que les rentrées fiscales n’étaient pas à la hauteur des espérances. La première raison c’est que le gouvernement encore surestimé la croissance certes ramenée à 1 % par rapport à la prévision initiale de 1,4 %. Mais une prévision encore excessive d’après les instituts qui retiennent autour de 0,7 % pour l’année en cours.

En réalité la baisse des ressources fiscales traduits exactement le très net tassement de la croissance aussi bien en matière d’investissement, que de consommation ou d’exportation.

On objectera sans doute que la tendance baissière affecte à peu près tous les pays notamment la Chine et l’Allemagne. Le problème c’est que la France était incapable d’ajuster ses dépenses aux recettes. Du coup l’endettement va continuer de grossir.

Le ministre de l’Économie avait annoncé un déficit budgétaire de l’État de 173 milliards d’euros en 2023. Soit 2 milliards de plus que les prévisions émises par Bercy en novembre à l’occasion du projet de loi de fin de gestion (PLFG). Or, ce texte lui-même affichait déjà une dégradation du déficit de près de 6,4 milliards par rapport à la loi de finances 2023 votée fin 2022.

La  loi de finances prévoit une baisse du déficit public à 4,4 % du PIB en 2024 pour un montant de 146,9 milliards d’euros (Md€), soit une amélioration de 18 Md€ par rapport au déficit de 164,9 Md€ prévu en LFI 2023. Conclusion , l’endettement global pourrait atteindre autour de 3300 milliards en 2024; une véritable catastrophe qui ne semble pas inquiéter trop de monde en France.

Démographie : pourquoi la chute en France

Démographie : pourquoi la chute en France

Le 16 janvier dernier, l’Insee publiait le Bilan démographique de la France pour 2023 en titrant sur la « chute » de la fécondité. Le même jour, le président Emmanuel Macron appelait à un « réarmement démographique » de la France lors de sa conférence de presse. Au-delà de la polémique que peut susciter l’expression employée par le président, la baisse de la fécondité est-elle aussi forte que ne laissent présager les indicateurs publiés ? L’indicateur conjoncturel de fécondité (ICF) a en effet connu une baisse de 6,8 % en un an, ce qui est inédit en France. Il atteint 1,68 enfant par femme en France entière et probablement 1,65 en France métropolitaine, soit le plus bas historique.

par Didier Breton
Professeur de démographie, Université de Strasbourg

John Tomkinson
Maitre de conférences en démographie, Université de Lille dans « The conversation
 »

Que nous apprend cette chute de 2023 ? La France est-elle encore une exception à l’échelle européenne ? Cette baisse est-elle ou non le signe d’une baisse durable ? Le niveau atteint en 2023 reflète-t-il le niveau réel de la fécondité en France ?

Les naissances de l’année 2023 correspondent aux conceptions des mois d’avril 2022 au mois de mars 2023, période durant laquelle la décision d’avoir un premier enfant ou un enfant de plus a probablement été compliquée pour de nombreux couples. Ils semblent avoir préféré renoncer temporairement ou définitivement à leur projet de parentalité face aux nombreuses incertitudes : inflation, blocage du marché immobilier, climat social difficile, crises internationales, accélération de la crise climatique, etc.

Or il faut préciser que l’indicateur conjoncturel de fécondité (ICF) s’obtient en additionnant le nombre moyen d’enfants eu par les femmes à chaque âge (entre 15 ans et 50 ans) durant une année donnée. Autrement dit, l’ICF de 2023 (1,68) est le nombre moyen d’enfants qu’aurait une femme si tout au long de sa vie, elle avait les mêmes comportements féconds qu’observés chez les femmes durant l’année 2023.

Peut-on pour autant dire que la fécondité des prochaines années pourrait augmenter si les conditions redevenaient plus propices à des projets féconds ? Probablement en partie, mais en partie seulement. En effet, si la baisse de 2023 est en grande partie conjoncturelle, elle s’inscrit bien dans une tendance assez longue de baisse de la fécondité en France, à l’instar de ce que l’on observe de longue date ailleurs dans le monde, et tout particulièrement en Europe.

Au début des années 1990, la France n’était pas le pays avec la fécondité du moment la plus élevé en Europe, loin de là. Elle se démarque par une augmentation continue de son ICF de 1994 à 2010, avant d’amorcer une baisse continue à partir de 2014. Dans le contexte européen, cette baisse a également été observée dans les autres pays où la fécondité est relativement forte (ayant eu un ICF d’au moins 1,8 enfant par femme depuis 1990), mais 4 à 6 ans avant la France. Les pays scandinaves, le Royaume-Uni, l’Irlande, la Belgique, les Pays-Bas ainsi que la France ont ainsi connu un déclin de leur fécondité du moment, allant jusqu’à atteindre un bas historique en 2019 comme dans le cas de la Finlande.

Pourrait-on observer, comme durant les années 2000, une remontée de la fécondité du moment dans la prochaine décennie, compensant la baisse observée ces 10 dernières années ? Cela semble peu probable compte tenu du fort recul de l’âge à la maternité : il était de 28,8 ans en 1994 contre 30,0 ans en 2010 et 31,0 ans aujourd’hui. Pour de nouveau atteindre un ICF à 2,0 enfants par femme, il faudrait que les taux de fécondité après 30 ans augmentent de 0,2 enfant par femme.

Dans les pays européens où la fécondité est ou a été relativement élevée, quand l’âge au premier enfant dépasse un certain niveau, que l’on pourrait appeler « point d’inflexion », la fécondité du moment ne fait que baisser. Ce point d’inflexion semble particulièrement précoce en France (28,0 ans comme en Belgique, contre 28,5 ans en Finlande ou 29 ans en Irlande, en Suède, au Danemark ou aux Pays-Bas). Si la corrélation entre recul de l’âge à la première naissance et la baisse de la fécondité est avérée depuis 2010, il est très difficile de juger du sens de la causalité : la fécondité baisse-t-elle parce que les femmes et les hommes ont leurs enfants plus tard, notamment pour des questions d’infertilité acquise au fil des âges, ou bien ont-ils leurs enfants plus tard, parce qu’ils en désirent moins ?

Pour juger de l’évolution de la fécondité, les démographes utilisent un autre indicateur que l’ICF : la descendance finale, c’est-à-dire le nombre moyen d’enfants par femme d’une génération. Mais pour la calculer, il faut attendre que toutes les femmes d’une génération aient atteint l’âge de 50 ans, ou au moins 45 ans (compte tenu du nombre très faible de naissances de la part de mères de plus de 45 ans). Cet indicateur est nettement plus stable et évolue toujours plus lentement que l’ICF.

Durant le XXe siècle, la descendance finale a été au maximum de 2,6 enfants dans les générations 1930 et au minimum de 2 dans les générations 1972, un niveau légèrement inférieur au seuil de renouvellement des populations (2,1 enfants par femme). Les estimations récentes de la descendance finale pour les générations 1990 en France varie entre 1,9 et 2,1. Ces valeurs sont bien au-dessus de celles observées ailleurs en Europe : la descendance finale des générations 1972 est inférieure à 1,6 enfant par femme en Allemagne, en Grèce, en Italie ou encore en Espagne. Mais en France, comme dans tout le reste de l’Europe, la tendance est bien celle d’une baisse de la fécondité dans les générations futures.

La question du désir d’enfant est absolument centrale : une politique familiale à visée nataliste n’aura d’effets sur la fécondité que si elle est en adéquation avec le désir d’enfants d’une population. Les recherches montrent que si à l’échelle individuelle la fécondité désirée est un prédicteur assez volatil, à l’échelle agrégée c’est un bon indicateur de la descendance finale. Rares sont les grandes enquêtes permettant de mesurer ce désir, mais il est intéressant de regarder un peu dans le passé.

En 2005, seulement 4 % des personnes nées entre 1970–1974 (alors âgées de 30-34 ans) déclaraient ne pas vouloir d’enfants. Aujourd’hui, on connait la proportion de personnes restées sans enfant dans ces générations, elle est 3 fois plus importante (proche de 15 %). L’écart s’explique en partie par des problèmes d’infertilité, mais surtout par des trajectoires de vie et notamment conjugales différentes de celles escomptées. Dans ces mêmes générations (1970-74), les personnes souhaitant avoir des enfants en désiraient en moyenne 2,55. Cette valeur est assez proche du nombre moyen d’enfants eus par les personnes ayant eu au moins un enfant : 2,35 enfants.

Une nouvelle édition de cette enquête a été menée en 2023. Nous devrions bientôt avoir une bonne estimation de la descendance désirée chez celles et ceux nés dans les années 1990 voire 2000. Elle sera très certainement inférieure à 2,55.

En Europe, ces vingt dernières années, de nombreux États ont mis en place des dispositifs pour stimuler la fécondité : augmentation de la durée des congés maternité, introduction (voire obligation) du congé paternité, primes à la naissance, subsides pour la garde des enfants, etc. Mais de telles mesures, à l’instar de celles récemment mises en place en Europe centrale et Europe de l’Est, ont un effet généralement modeste et temporaire. Elles agissent davantage sur le moment où les couples décident d’avoir un enfant, plutôt que sur le nombre d’enfants qu’elles auront.

Le modèle de fécondité français s’est jusqu’ici caractérisé par la combinaison d’une proportion relativement faible d’hommes et de femmes sans enfant (environ un sur six) et une proportion relativement élevée de personnes passant de deux à trois enfants (environ 40 %).

Ces deux caractéristiques semblent être le fruit d’une pression sociale forte à la parentalité probablement en lien avec une politique familiale appuyée et continue dans le temps. Celle-ci incite à avoir un troisième enfant et permet plus qu’ailleurs en Europe de concilier vie professionnelle et familiale.

Il est très possible qu’actuellement la pression sociale à la parentalité diminue et rende plus facile l’acceptation d’un projet de vie sans enfant et qu’un peu plus d’hommes et de femmes ayant deux enfants décident de ne pas agrandir leur famille au-delà.

Si la proportion de femmes et d’hommes sans enfant augmente de 5 points (passant de 14 % à 19 %) et que la proportion de celles et ceux qui ont un troisième enfant baisse de 10 points (de 40 % à 30 %), alors toutes choses égales par ailleurs la fécondité diminuerait de 0,2 enfant. La descendance finale serait alors de 1,8 enfant par femme. C’est suffisamment proche de la valeur seuil de 2,1 pour que le renouvellement de la population soit assuré par une contribution migratoire, même modeste.

Mais est-ce que cette tendance de recul de l’entrée à la maternité contribuera à un déclin continu de la fécondité en raison d’une augmentation de l’infertilité ?

D’abord, il faut souligner la différence entre l’infécondité et l’infertilité. Pour les démographes, l’infécondité désigne le fait d’être sans enfant. Cela concerne environ 14 % des femmes françaises à l’âge de 45 ans (les naissances après cet âge sont minimes : moins de 0,01 enfant par femme en 2023). L’infécondité est encore plus élevée chez les hommes, concernant plus d’un homme sur cinq. L’infécondité comprend une partie volontaire (les individus qui ne souhaitent pas avoir un enfant) et une part involontaire (les individus qui n’ont pas d’enfant même s’ils en veulent/voulaient).

L’infertilité entre dans la catégorie « infécondité involontaire » – comme le fait de ne pas avoir trouvé de partenaire, par exemple.

L’infertilité se réfère à l’incapacité biologique d’avoir un enfant. C’est cette dernière que viserait le plan national annoncé par Emmanuel Macron. L’infertilité n’est pas toujours définitive. L’efficacité des traitements de l’infertilité s’est améliorée. Ceux-ci ont contribué favorablement à la descendance finale, par exemple de 0,017 enfant par femme dans la génération 1975. En 2021, en France, 1 enfant sur 27 (soit 3,7 %) est né suite à la réalisation d’une assistance médicale à la procréation.

Selon des modèles de l’infertilité des couples, seul 1 couple sur 20 où la femme est âgée de 35 ans ne pourrait pas concevoir. Cependant il faut prendre en compte le fait qu’il existe un risque accru de fausses couches lorsque l’âge à la conception augmente (il est de 12 % par cycle à 25 ans, et de 50 % à 42 ans). En résulte qu’entre 15 et 20 % des couples ne pourrait plus avoir d’enfant une fois la femme âgée de 35 ans.

Toutefois à cet âge une partie importante de la descendance est déjà atteinte. Les générations ayant 35 ans aujourd’hui ont déjà eu en moyenne 1,6 enfant (niveau très proche de l’ICF actuel) et nombre d’entre elles ont déjà atteint le nombre d’enfants qu’elles souhaitaient et n’en auront pas d’autres.

Le recours à des techniques d’assistance médicale à la procréation (AMP) n’est pas très répandu : on ne comptabilise que 162 000 tentatives d’AMP en 2021 en France où résident pourtant 4,3 millions de femmes âgées de 35 à 44 ans. Le nombre de femmes ayant recours à l’AMP est très loin donc de la proportion de femmes qui n’ont pas d’enfant (environ 14 %). Même avec le recul continu de l’âge à l’entrée dans la maternité, l’impact de l’infertilité sur le niveau de fécondité générale reste donc modeste.

En conclusion, si la chute de la fécondité de 2023 s’explique notamment par un report des projets de parenté en lien avec les multiples crises, elle s’inscrit néanmoins dans une baisse durable de la fécondité. Un plan de relance démographique pourrait seulement contrer cette baisse chez les couples ayant déjà un désir d’enfant (désir probablement moins vif dans les nouvelles générations). Un plan sur l’infertilité aurait des vertus évidentes pour les hommes et les femmes confrontés à de tels problèmes, mais son impact serait faible, voire très faible sur le niveau de fécondité générale.

Ventes voitures électriques : la chute à prévoir

Ventes voitures électriques : la chute à prévoir

Selon une étude du cabinet Deloitte, seulement 9 % des Français interrogés désirent s’orienter vers un véhicule électrique pour leur prochain achat.

40 % des consommateurs français pensent à acheter un véhicule diesel ou essence comme future voiture, soit la même proportion que l’année dernière.
« 2023 ne nous amène pas vers une trajectoire sécurisée pour 2030 ». C’est la principale conclusion de l’étude réalisée par le cabinet Deloitte sur les consommateurs et le marché automobile. D’après celle-ci, cette année, seulement 9 % des Français envisagent un véhicule électrique comme prochain achat, soit 2 points de plus que l’année dernière.

Pour Deloitte, on a le sentiment que l’on a atteint « un plateau ».

Et la France n’est pas la seule à faire du surplace. En Asie, hors Chine, la part du thermique dans le futur achat de véhicule augmente de quelques points, idem pour l’Allemagne. À noter que l’étude a été réalisée avant l’arrêt brutal des aides pour les voitures électriques en décembre dernier Outre-Rhin, faisant plonger leurs ventes de 47 %.

La plus grande surprise pour le cabinet provient des Etats-Unis, où 67 % des Américains se tourneront vers une voiture à essence ou diesel pour leur prochaine voiture, contre 58 % en 2022.

Logements :Chute de 25 % des demandes de permis de construire

Logements :Chute de 25 % des demandes de permis de construire

Une chute de près de 20 % des mises en chantier et plus inquiétant encore une chute de 25 % des demandes de permis sur un an. La crise du logement continue et s’amplifie

294.700 logements ont été mis en chantier entre décembre 2022 et novembre 2023, soitchute de 19,6% par rapport à l’année précédente. Sur douze mois (entre décembre 2022 et novembre 2023), 372.500 permis de construire ont été accordés. Lors des douze mois précédents, il y en avait 127.300 de plus. La chute dépasse donc 25%. Tous les types de logement sont affectés par cette crise. Les maisons individuelles, qu’elles soient situées en lotissement (- 25,1%) ou en diffus (- 31,7%), aussi bien que les logements collectifs (- 24,8%).

France : chute inquiétante de la productivité

France : chute inquiétante de la productivité

Encore un rapport du conseil national de la productivité (CNP) qui s’inquiète de la chute dramatique de la productivité en France en cause évidemment l’abandon de l’industrie et de l’innovation au profit de la délocalisation. Résultat une grande perte qualitative et quantitative chez les ingénieurs comme chez les ouvriers. Exemple quand la France est contrainte de recourir à des soudeurs américains pour ses centrales nucléaires ou encore quand la plupart des automobilistes françaises sont en fait construites totalement ou en partie à l’étranger.

Le premier facteur de baisse de la productivité est la spectaculaire désindustrialisation du tissu productif tricolore depuis les années 70. « Notre base industrielle est plus faible que chez nos voisins européens. On paie la désindustrialisation ».

A l’opposé, les emplois créés dans le tertiaire, parfois dans des secteurs à très faible valeur ajoutée avec des emplois précaires, n’ont pas réussi à compenser ces pertes faramineuses.

L’autre facteur mentionné par les économistes est l’essor vertigineux des embauches d’apprentis. Depuis 2018, le gouvernement a complètement remis à plat la politique de l’apprentissage. Les apprentis sont comptabilisés dans les effectifs de l’entreprise ou du secteur public à temps plein alors qu’ils passent une partie importante de leur temps en formation.

Principal facteurs et la suppression de l’avantage considérable qu’avait la France avec un bas prix de l’énergie. En s’alignant bêtement sur les mécanismes de marché de l’énergie la France a plombé son avantage concurrentiel. La conséquence d’un alignement sur l’Allemagne et l’abandon du développement de la filière nucléaire pendant des dizaines d’années. Pire la fermeture de Fessenheim. La flambée des prix de l’énergie a plombé la productivité à court terme
L’éclatement de la guerre en Ukraine en février 2022 a provoqué une flambée des prix de l’énergie inédite en Europe depuis les années 70.

Résultat, les prix de l’énergie devrait continuer de « nuire à la productivité » à court terme. En revanche, cette crise énergétique peut engendrer des gains de productivité à plus long terme si les Etats et les entreprises accélèrent leur transition vers une économie bas carbone, diminuant ainsi leur dépendance aux énergies fossiles.

L’optimisation fiscale des multinationales est loin d’être un épiphénomène comme l’a bien documenté le dernier rapport de l’observatoire européen de la fiscalité dévoilé ce lundi 23 octobre.

« En délocalisant certains revenus de la maison-mère et des filiales locales de la multinationale vers un paradis fiscal, l’opération se traduit par une baisse de la mesure de la croissance économique et de la productivité dans le pays d’origine, avec l’effet inverse pour le pays tiers », expliquent les auteurs de l’épais rapport qui ne prend pas en compte l’effet des 35 heures ou encore le rapport au travail.

France: Chute dramatique de la productivité

France: Chute dramatique de la productivité

Encore un rapport du conseil national de la productivité (CNP) qui s’inquiète de la chute dramatique de la productivité en France en cause évidemment l’abandon de l’industrie et de l’innovation au profit de la délocalisation. Résultat une grande perte qualitative et quantitative chez les ingénieurs comme chez les ouvriers. Exemple quand la France est contrainte de recourir à des soudeurs américains pour ses centrales nucléaires ou encore quand la plupart des automobilistes françaises sont en fait construites totalement ou en partie à l’étranger.

Le premier facteur de baisse de la productivité est la spectaculaire désindustrialisation du tissu productif tricolore depuis les années 70. « Notre base industrielle est plus faible que chez nos voisins européens. On paie la désindustrialisation ».

A l’opposé, les emplois créés dans le tertiaire, parfois dans des secteurs à très faible valeur ajoutée avec des emplois précaires, n’ont pas réussi à compenser ces pertes faramineuses.

L’autre facteur mentionné par les économistes est l’essor vertigineux des embauches d’apprentis. Depuis 2018, le gouvernement a complètement remis à plat la politique de l’apprentissage. Les apprentis sont comptabilisés dans les effectifs de l’entreprise ou du secteur public à temps plein alors qu’ils passent une partie importante de leur temps en formation.

Principal facteurs et la suppression de l’avantage considérable qu’avait la France avec un bas prix de l’énergie. En s’alignant bêtement sur les mécanismes de marché de l’énergie la France a plombé son avantage concurrentiel. La conséquence d’un alignement sur l’Allemagne et l’abandon du développement de la filière nucléaire pendant des dizaines d’années. Pire la fermeture de Fessenheim. La flambée des prix de l’énergie a plombé la productivité à court terme
L’éclatement de la guerre en Ukraine en février 2022 a provoqué une flambée des prix de l’énergie inédite en Europe depuis les années 70.

Résultat, les prix de l’énergie devrait continuer de « nuire à la productivité » à court terme. En revanche, cette crise énergétique peut engendrer des gains de productivité à plus long terme si les Etats et les entreprises accélèrent leur transition vers une économie bas carbone, diminuant ainsi leur dépendance aux énergies fossiles.

L’optimisation fiscale des multinationales est loin d’être un épiphénomène comme l’a bien documenté le dernier rapport de l’observatoire européen de la fiscalité dévoilé ce lundi 23 octobre.

« En délocalisant certains revenus de la maison-mère et des filiales locales de la multinationale vers un paradis fiscal, l’opération se traduit par une baisse de la mesure de la croissance économique et de la productivité dans le pays d’origine, avec l’effet inverse pour le pays tiers », expliquent les auteurs de l’épais rapport qui ne prend pas en compte l’effet des 35 heures ou encore le rapport au travail.

Économie–France: Chute dramatique de la productivité

Économie–France: Chute dramatique de la productivité

Encore un rapport qui s’inquiète de la chute dramatique de la productivité en France en cause évidemment l’abandon de l’industrie et de l’innovation au profit de la délocalisation. Résultat une grande perte qualitative et quantitative chez les ingénieurs comme chez les ouvriers. Exemple quand la France est contrainte de recourir à des soudeurs américains pour ses centrales nucléaires ou encore quand la plupart des automobilistes françaises sont en fait construites totalement ou en partie à l’étranger.

Le premier facteur de baisse de la productivité est la spectaculaire désindustrialisation du tissu productif tricolore depuis les années 70. « Notre base industrielle est plus faible que chez nos voisins européens. On paie la désindustrialisation ».

A l’opposé, les emplois créés dans le tertiaire, parfois dans des secteurs à très faible valeur ajoutée avec des emplois précaires, n’ont pas réussi à compenser ces pertes faramineuses.

L’autre facteur mentionné par les économistes est l’essor vertigineux des embauches d’apprentis. Depuis 2018, le gouvernement a complètement remis à plat la politique de l’apprentissage. Les apprentis sont comptabilisés dans les effectifs de l’entreprise ou du secteur public à temps plein alors qu’ils passent une partie importante de leur temps en formation.

Principal facteurs et la suppression de l’avantage considérable qu’avait la France avec un bas prix de l’énergie. En s’alignant bêtement sur les mécanismes de marché de l’énergie la France a plombé son avantage concurrentiel. La conséquence d’un alignement sur l’Allemagne et l’abandon du développement de la filière nucléaire pendant des dizaines d’années. Pire la fermeture de Fessenheim. La flambée des prix de l’énergie a plombé la productivité à court terme
L’éclatement de la guerre en Ukraine en février 2022 a provoqué une flambée des prix de l’énergie inédite en Europe depuis les années 70.

Résultat, les prix de l’énergie devrait continuer de « nuire à la productivité » à court terme. En revanche, cette crise énergétique peut engendrer des gains de productivité à plus long terme si les Etats et les entreprises accélèrent leur transition vers une économie bas carbone, diminuant ainsi leur dépendance aux énergies fossiles.

L’optimisation fiscale des multinationales est loin d’être un épiphénomène comme l’a bien documenté le dernier rapport de l’observatoire européen de la fiscalité dévoilé ce lundi 23 octobre.

« En délocalisant certains revenus de la maison-mère et des filiales locales de la multinationale vers un paradis fiscal, l’opération se traduit par une baisse de la mesure de la croissance économique et de la productivité dans le pays d’origine, avec l’effet inverse pour le pays tiers », expliquent les auteurs de l’épais rapport qui ne prend pas en compte l’effet des 35 heures ou encore le rapport au travail.

France: Chute dramatique de la productivité

France: Chute dramatique de la productivité

Encore un rapport qui s’inquiète de la chute dramatique de la productivité en France en cause évidemment l’abandon de l’industrie et de l’innovation au profit de la délocalisation. Résultat une grande perte qualitative et quantitative chez les ingénieurs comme chez les ouvriers. Exemple quand la France est contrainte de recourir à des soudeurs américains pour ses centrales nucléaires ou encore quand la plupart des automobilistes françaises sont en fait construites totalement ou en partie à l’étranger.

Le premier facteur de baisse de la productivité est la spectaculaire désindustrialisation du tissu productif tricolore depuis les années 70. « Notre base industrielle est plus faible que chez nos voisins européens. On paie la désindustrialisation ».

A l’opposé, les emplois créés dans le tertiaire, parfois dans des secteurs à très faible valeur ajoutée avec des emplois précaires, n’ont pas réussi à compenser ces pertes faramineuses.

L’autre facteur mentionné par les économistes est l’essor vertigineux des embauches d’apprentis. Depuis 2018, le gouvernement a complètement remis à plat la politique de l’apprentissage. Les apprentis sont comptabilisés dans les effectifs de l’entreprise ou du secteur public à temps plein alors qu’ils passent une partie importante de leur temps en formation.

Principal facteurs et la suppression de l’avantage considérable qu’avait la France avec un bas prix de l’énergie. En s’alignant bêtement sur les mécanismes de marché de l’énergie la France a plombé son avantage concurrentiel. La conséquence d’un alignement sur l’Allemagne et l’abandon du développement de la filière nucléaire pendant des dizaines d’années. Pire la fermeture de Fessenheim. La flambée des prix de l’énergie a plombé la productivité à court terme
L’éclatement de la guerre en Ukraine en février 2022 a provoqué une flambée des prix de l’énergie inédite en Europe depuis les années 70.

Résultat, les prix de l’énergie devrait continuer de « nuire à la productivité » à court terme. En revanche, cette crise énergétique peut engendrer des gains de productivité à plus long terme si les Etats et les entreprises accélèrent leur transition vers une économie bas carbone, diminuant ainsi leur dépendance aux énergies fossiles.

L’optimisation fiscale des multinationales est loin d’être un épiphénomène comme l’a bien documenté le dernier rapport de l’observatoire européen de la fiscalité dévoilé ce lundi 23 octobre.

« En délocalisant certains revenus de la maison-mère et des filiales locales de la multinationale vers un paradis fiscal, l’opération se traduit par une baisse de la mesure de la croissance économique et de la productivité dans le pays d’origine, avec l’effet inverse pour le pays tiers », expliquent les auteurs de l’épais rapport qui ne prend pas en compte l’effet des 35 heures ou encore le rapport au travail.

12345...18



L'actu écologique |
bessay |
Mr. Sandro's Blog |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | astucesquotidiennes
| MIEUX-ETRE
| louis crusol