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Croissance : une chute de 15 à 20 % du PIB si la pandémie dure jusqu’en été

Croissance : une chute de 15 à 20 % du PIB si la pandémie dure jusqu’en été

Il n’est pas besoin d’être un très grand économiste pour envisager les dégâts de la crise sanitaire sur l’économie. Aujourd’hui la production  est ralentie de l’ordre de 30 à 40 % du fait du confinement et de tous les problèmes d’approvisionnement. Si la crise devait durer jusqu’à l’été, la chute du PIB pourrait alors atteindre 15 à 20 %. Le calcul est assez simple puisqu’un mois de confinement dans les conditions actuelles représente une chute de près de 3 % du PIB. La chute de l’économie provient bien entendu du confinement qui provoque le relativement voire l’arrêt de nombre d’entreprises mais à cette crise s’ajoute aussi une crise de la demande. En effet, la consommation des ménages est sur une tendance de baisse de 35 %. Or la  consommation des ménages constitue pour la France un ressort majeur du dynamisme économique. Les ménages ont tendance à se recentrer sur les dépenses essentielles et diffèrent ou annulent  tout ce qui peut paraître accessoire, ils reportent aussi  dans le temps les investissements d’équipement.

« La perte d’activité en heures travaillées est de l’ordre d’un tiers pendant la durée du confinement, ce qui correspond à un coût de trois points de PIB annuel pour un mois de confinement. Si le confinement se poursuit au delà d’un mois, la récession sera pire que celle de 2009.  Un mois de confinement entrainerait une récession de 2,6%, alors que nous avions prévu +1,2% de croissance avant la crise sanitaire ». Pour l’économiste de COE-Rexecode, Emmanuel Jessua, interrogé par La Tribune

l’économie française est donc  frappée de plein fouet par cette crise sanitaire. La propagation du virus sur l’ensemble du territoire, le durcissement et la reconduction probable des mesures de confinement, la fermeture administrative d’un grand nombre d’établissements ont mis un coup d’arrêt brutal à des pans entiers de l’économie française.

Si les mesures de confinement se prolongent encore pendant des semaines et que la situation sanitaire ne s’améliore pas rapidement, la pandémie pourrait faire des ravages avec des faillites d’entreprises en cascade et des destructions

Economie française: une chute de 15 à 20 % du PIB si la pandémie dure jusqu’en été

Economie française: une chute de 15 à 20 % du PIB si la pandémie dure jusqu’en été

Il n’est pas besoin d’être un très grand économiste pour envisager les dégâts de la crise sanitaire sur l’économie. Aujourd’hui la production  est ralentie de l’ordre de 30 à 40 % du fait du confinement et de tous les problèmes d’approvisionnement. Si la crise devait durer jusqu’à l’été la chute du PIB pourrait alors atteindre 15 à 20 %. Le calcul est assez simple puisqu’un mois de confinement dans les conditions actuelles représente une chute de près de 3 % du PIB. La chute de l’économie provient bien entendu du confinement qui provoque le relativement voir l’arrêt de nombre d’entreprises mais à cette crise de la s’ajoute aussi une crise de la demande. En effet la consommation des ménages est sur une tendance de baisse de 35 %. Or la  consommation des ménages constitue pour la France des ressorts essentiels du dynamisme économique. Les ménages ont tendance à se recentrer sur les dépenses essentielles et diffèrent ou annulent  tout ce qui peut paraître accessoire, ils reportent e dans le temps les investissements d’équipement.

« La perte d’activité en heures travaillées est de l’ordre d’un tiers pendant la durée du confinement, ce qui correspond à un coût de trois points de PIB annuel pour un mois de confinement. Si le confinement se poursuit au delà d’un mois, la récession sera pire que celle de 2009.  Un mois de confinement entrainerait une récession de 2,6%, alors que nous avions prévu +1,2% de croissance avant la crise sanitaire ». Pour l’économiste de COE-Rexecode, Emmanuel Jessua, interrogé par La Tribune

L’ensemble de l’économie française est frappée de plein fouet par cette crise sanitaire. La propagation du virus sur l’ensemble du territoire, le durcissement et la reconduction probable des mesures de confinement, la fermeture administrative d’un grand nombre d’établissements ont mis un coup d’arrêt brutal à des pans entiers de l’économie française.

Si les mesures de confinement se prolongent encore pendant des semaines et que la situation sanitaire ne s’améliore pas rapidement, la pandémie pourrait faire des ravages avec des faillites d’entreprises en cascade et des destructions d’emplois par milliers.

Coronavirus Allemagne : une chute de 20 % du PIB

Coronavirus Allemagne : une chute de 20 % du PIB

 

L’Institut IFO, le plus grand institut économique d’Allemagne, envisage jusqu’à une baisse de 60 % de l’activité pendant deux mois dans ses scénarios les plus pessimistes et jusqu’à une baisse de 20 % du PIB. Une véritable catastrophe qui pourrait coûter plus de 700 milliards d’euros. Les conséquences seront en effet très dures pour l’Allemagne dans l’économie repose surtout sur ses exportations notamment de machine-outis et d’automobiles. Or pour l’instant, le commerce international est fortement affecté du fait de la paralysie d’une partie du transport aussi de la fermeture des frontières en tout cas de la difficulté à les franchir pour les marchandises. « Les coûts éclipseront sans doute tout ce que nous connaissons des crises économiques et des catastrophes naturelles de ces dernières décennies en Allemagne », a prévenu lundi Clemens Fuest, le très écouté président de l’institut de prévision Ifo. « Suivant le scénario, les activités économiques se contracteront de 7,2 % à 20,6 %, ce qui correspond à un coût global de 255 à 729 milliards d’euros », a-t-il calculé.

Alors que la France attend l’annonce imminente de la prolongation de la période de confinement, « le coût d’un arrêt partiel de l’économie pendant deux mois se situera entre 255 et 495 milliards d’euros suivant le scénario », a calculé l’économiste. La performance économique se réduirait alors de 7,2 % à 11,2 %. Mais il parle ici du meilleur des scénarios, qui prévoit une baisse à 60 % de l’activité pendant deux mois suivie d’une remontée à 80 % au cours du troisième mois puis un retour à 100 % au cours du quatrième mois.

« Cependant, si l’arrêt partiel de l’économie durait trois mois, les coûts grimperaient jusqu’à un chiffre compris entre 354 et 729 milliards d’euros, soit une perte de croissance de 10,0 à 20,6 points de pourcentage », a poursuivi Clement Fuest. Et chaque prolongation d’un à deux mois ajouterait des coûts de 230 milliards d’euros. Dans le pire des scénarios L’Institut prévoit la suppression d’un, 8 millions d’emplois. On est loin évidemment des conséquences envisagées en France puisque officiellement le ministre de l’économie Bruno Lemaire limite l’impact à un ou 2 % sur le PIB . Une prévision complètement irréaliste voire irresponsable.

Livret A : nette chute en février

Livret A : nette chute en février

1,2 milliard d’euros en février, contre un peu plus de 1,9 milliard sur le même mois en 2019, le Livret de développement durable et solidaire (LDDS) baissent également. Ainsi, les deux livrets ont enregistré à eux deux en février une collecte nette d’un peu plus de 1,5 milliard d’euros, contre 2,5 milliards sur la même période en 2019. En cause d’une part les incertitudes vis-à-vis du pouvoir d’achat avec une économie affectée et qui tourne au ralenti, aussi le faite que l’épargne ne rapporte pratiquement plus rien surtout comparer à l’inflation.

L’encours total d’épargne placé sur ces deux produits a atteint fin février le montant de 417 milliards d’euros. Produit phare de l’épargne en France, le Livret A est aujourd’hui détenu par quelque 55 millions de Français et sert notamment à financer le logement social.

L’épargnant peut déposer ou retirer son argent à tout moment du Livret A, tout en voyant ses dépôts un peu rémunérés et ses gains non imposés. Le Livret de développement durable et solidaire (LDDS) fonctionne de manière similaire.

Confiance des ménages : en chute en zone euro

Confiance des ménages : en chute en zone euro

Selon l’enquête mensuelle de la Commission européenne, l’ indice de confiance du consommateur ressort en baisse de cinq points à -11,6 dans la zone euro en première estimation et de 4,5 points dans l’ensemble de l’Union à -10,4.

Et ces chiffres ne reflètent que partiellement l’évolution du sentiment ces dernières semaines car la Commission précise que l’enquête a été interrompue plus tôt que d’habitude dans une grande majorité de pays. Les estimations publiées ne prennent ainsi en compte que 15% environ des réponses

Bourses et coronavirus, la chute jusqu’où ?

Bourses et   coronavirus, la chute jusqu’où ?

Les bourses mondiales enregistrent quelques mouvements de yo-yo à la hausse mais globalement s’inscrivent dans une tendance très baissière qui fait craindre le pire. Pour résumer, la bourse de Paris a perdu 40 % en à-peu-près un mois. La question se pose maintenant de savoir jusqu’où ira cette. Personne ne peut le dire évidemment car il y a encore trop d’incertitudes sur l’évolution du Coronavirus, ses conséquences économiques et sa durée. Notons que les autorités sanitaires allemandes beaucoup moins ambiguës que les autorités françaises indiquent que la crise sanitaire pourrait durer deux ans.

Cette fois on peut parler de véritable krach financier puisque en dehors de quelques mouvements de yo-yo à la hausse la tendance est à la chute brutale. Une chute qu’on n’a pas connue depuis plus de 30 ans. Une chute qu’il faut évidemment relier à la dégradation de la situation sanitaire par le Coronavirus mais une chute prévisible depuis longtemps. Chacun sait que les indices ne peuvent monter au ciel, ce qu’ils ont pourtant tenté de faire au cours des derniers mois et des dernières années. Du coup, en France par exemple, les actions avaient gagné 25 % en un an à mettre en parallèle avec une modeste  activité économique de 1,3 % pour le PIB  et des résultats d’entreprises nettement moins importants ( ce qui n’a pas empêché en France une distribution plus généreuse qu’ailleurs de dividendes).

 

Du coup en quelques jours la bourse de Paris a perdu 30 % alors qu’elle avait gagné  25 % en 2019. La chute n’est sans doute pas terminé car la crise financière avec l’ensemble du monde. Les Bourses européennes ont de nouveau terminé en forte baisse mercredi, la priorité absolue donnée aux liquidités et à la sécurité par la majeure partie des investisseurs continuant d’alimenter la baisse de la plupart des classes d’actifs, pétrole et emprunts d’Etat inclus, et le repli sur le dollar, d’autant que les stratégies de soutien des banques centrales et des gouvernements peinent à convaincre.

Les Bourses européennes ont de nouveau terminé en forte baisse mercredi. À Paris, le CAC 40 affiche en clôture un recul de 5,94%. A Londres, le FTSE 100 a perdu 4,05% et à Francfort, le Dax a reculé de 5,56%.

À Paris, le CAC 40 affiche en clôture un recul de 5,94% (236,94 points) à 3.754,84 points. A Londres, le FTSE 100 a perdu 4,05% et à Francfort, le Dax a reculé de 5,56%.

L’indice EuroStoxx 50 a cédé 5,72%, le FTSEurofirst 300 4,13% et le Stoxx 600 3,92%.

Ce dernier reste au-dessus du plus bas de plus de sept ans touché lundi mais accuse toujours un repli de plus de 35% par rapport à son record de la mi-février.

Ni les déclarations de la Banque centrale européenne (BCE) sur sa volonté de prendre des mesures supplémentaires en cas de besoin ni la présentation par Donald Trump d’un plan de soutien à l’économie américaine de quelque 1.000 milliards de dollars n’ont permis d’inverser la tendance.

La chute des cours du pétrole, qui s’est amplifiée au fil des heures, a été le principal contributeur à la baisse générale: l’indice Stoxx du pétrole et du gaz a abandonné 9,8%, Total a chuté de 13,34%, Royal Dutch Shell de 10,11% et BP de 9,99%.

Mais le secteur aéronautique a lui aussi souffert après l’appel à l’aide lancé par Boeing aux autorités fédérales américaines et des commentaires négatifs de JPMorgan sur les perspectives du secteur de l’aéronautique avec la chute du trafic aérien.

Airbus a plongé de 22,17%, Safran 22,87% et le motoriste Rolls-Royce 10,84%.

Wall Street a effacé tous les gains engrangés mardi et vers 17h00 GMT, le Standard & Poor’s 500 perdait 7%, ce qui a activé une suspension des échanges. Le Dow Jones cédait alors 7,82% et le Nasdaq Composite 5,8%.

Parmi les valeurs les plus durement touchées, Boeing chutait de plus de 18% et United Technologies de plus de 21% tandis que le pétrolier Chevron perdait près de 12%.

. La première responsabilité de ce krach financier incombe au système financier lui-même qui s’est enivré des masses de liquidités délivrées généreusement par la BCE qui au lieu de soutenir l’économie sont allées tout droit vers la spéculation. La situation économique bien évidemment pesait sur l’extrême fragilité du système financier. Une interaction négative s’est mise en place entre les deux secteurs. Mais le Coronavirus ne saurait être responsable de ce double krach qui se prépare. Aucune autorité ne parvient par ailleurs à rassurer les opérateurs, ni les gouvernements ni les banques centrales.

Les Bourses européennes ont de nouveau terminé en forte baisse mercredi, la priorité absolue donnée aux liquidités et à la sécurité par la majeure partie des investisseurs continuant d’alimenter la baisse de la plupart des classes d’actifs, pétrole et emprunts d’Etat inclus, et le repli sur le dollar, d’autant que les stratégies de soutien des banques centrales et des gouvernements peinent à convaincre.

Chute des prix pétrole : conséquences très graves (expert)

Chute des prix  pétrole : conséquences très graves (expert)

 

Matthieu Auzanneau, directeur du think-tank de la transition énergétique the Shift Project. S’inquiète de la guerre des prix déclenchés par l’Arabie Saoudite concernant le pétrole (interview France Info)

 

Est-ce une bonne ou une mauvaise nouvelle ?

 

Matthieu Auzanneau : Ça dépend pour qui. Pour l’automobiliste si on regarde à très court terme, on ne va sans doute pas aller vers une augmentation des prix à la pompe, voire même on va avoir une décrue. On peut s’attendre à une décrue des prix à la pompe, si la baisse des cours du brut se poursuit dans les semaines qui viennent. Maintenant, il faut comprendre que le pétrole, c’est un peu le système sanguin de l’économie mondiale et que de violents chocs dans un sens, dans un autre sur l’économie du pétrole, ça a toujours des conséquences qui sont plutôt délétères pour l’ensemble de l’activité économique mondiale.

 

On a vu par exemple l’effondrement d’actions BNP Paribas, Crédit Agricole ou Société Générale. Pourquoi les marchés mondiaux connaissent-ils une telle chute ?

L’industrie pétrolière est la plus grosse industrie du monde et de loin. Donc, ça veut dire beaucoup de capitaux investis. Donc tant qu’on n’a pas appris à se passer de ce pétrole, une industrie du pétrole qui se porte pas bien, ça a des conséquences effectivement sur les banques, sur les financeurs. Et puis il y a tout un volet aussi géostratégique. Là, on a une guerre économique ouverte entre l’Arabie saoudite et la Russie, qui sont les deux plus grands producteurs de pétrole avec les États-Unis. On voit les tensions autour du golfe Persique, qui est déjà chauffée à blanc.

 

En fait, l’Arabie saoudite vient de déclencher une espèce de bataille royale des producteurs pétroliers, une guerre des prix dans laquelle l’Arabie saoudite possède les plus belles réserves de pétrole, le coût de production le plus bas et possède le fonds souverain le plus riche. Elle met au défi non seulement les Russes, mais tous les principaux autres pays producteurs de lui tenir la dragée haute. Elle met au défi Vladimir Poutine de revenir à la table des négociations de l’Opep (Organisation des pays exportateurs de pétrole). Je suis pas du tout certain que M. Poutine se laisse tordre le bras par Mohammed ben Salmane et le clan souverain d’Arabie saoudite.

Ça peut durer combien de temps ce bras de fer ?

Non seulement ça peut durer longtemps, mais en plus la Russie et la sphère d’influence à laquelle appartiennent l’Arabie saoudite se jouent une guerre par ennemi interposé en Syrie. Ça peut très facilement se prolonger, mais aussi s’envenimer. La demande de pétrole mondiale est très basse aujourd’hui à cause du coronavirus. On a vraiment des conditions où un peu tout le monde est dos au mur. On est potentiellement face à une situation comparable à celle qu’on a connue dans les années 80, lors du contre-choc pétrolier, qui est un moment historique. Quelque chose de très grave peut se produire.

Croissance Chine: chute historique

Croissance Chine: chute historique

 

 

L’indice composite qui combine industries et services a chuté de près de 50 % en février. La chute de la croissance est historique en Chine avec en particulier l’écroulement de l’indice PMI manufacturier calculé par Caixin/Markit est tombe  à 40,3 le mois dernier, son niveau le plus bas depuis la première enquête réalisée en 2004, aussi L’indice PMI des services calculé par Caixin/Markit a diminué le mois dernier de près de moitié, à 26,5 contre 51,8 en janvier. L’indice manufacturier Il est en net recul par rapport à janvier (51,1) et très loin du seuil de 50 qui sépare contraction et expansion de l’activité. Les analystes interrogés par Reuters anticipaient un déclin moins important, avec un indice de 45,7.

Même les effets de la crise financière de 2008-2009 n’avaient pas donné lieu à un tel repli, ce qui souligne à quel point l’épidémie du nouveau coronavirus apparu en décembre dernier en Chine continentale paralyse le pays, alors que les autorités ont imposé de strictes mesures de confinement dans le but d’éviter la propagation du virus. L’activité du secteur des services chinois a plongé en février à un plus bas inédit alors que les nouvelles commandes ont décliné à leur rythme le plus important depuis la crise financière mondiale de 2008-2009, montrent les résultats de l’enquête réalisée par Caixin/Markit auprès des directeurs d’achats publiés mercredi.

L’indice PMI des services calculé par Caixin/Markit a diminué le mois dernier de près de moitié, à 26,5 contre 51,8 en janvier. Il s’établit pour la première fois en rythme mensuel sous le seuil de 50 qui sépare contraction et expansion de l’activité depuis la première enquête réalisée fin 2005. Cet important déclin souligne l’importance de mesures urgentes de soutien supplémentaire au secteur, dont de nombreuses entreprises subissent de plein fouet la crise sanitaire liée au nouveau coronavirus. Des dizaines de millions de personnes ont été confinées et des restrictions de voyage ont été instaurées par les autorités chinoises pour enrayer la propagation de l’épidémie. De nombreux restaurants, centres commerciaux et cinémas sont restés fermés, même dans des provinces où les restrictions ont été levées.

 

 

 

Coronavirus : Nouvelle de la bourse chute à New York

Coronavirus : Nouvelle de la bourse chute à New York

Nouvelle journée de plongeon pour les bourses notamment à New York. En cause les conséquences possibles d’une pandémie. Une crise sanitaire qui pourrait générer même en crise économique.

Alors que les nouveaux cas ont baissé en Chine, la multiplication du nombre de personnes contaminées hors de Chine, notamment en Europe, au Moyen-Orient et en Corée du Sud amène les investisseurs à se replier vers les actifs moins risqués.

 “L’énorme bond du nombre de cas au cours du week-end dans d’autres pays amène à réévaluer les objectifs de croissance de 2020. Si le virus continue de se propager, nous pourrions avoir rapidement une baisse des bénéfices et des perspectives de croissance pour 2020”, a écrit Ryan Detrick, chargé de stratégie chez LPL Financial.

 Ainsi hier , l’indice Dow Jones a cédé 879,44 points, soit 3,15%, à 27.081,36.

Le S&P-500, plus large, a encore perdu 97,68 points, soit 3,03%, à 3.128,21. Le Nasdaq Composite a reculé de son côté de 255,67 points (-2,77%) à 8.965,61 points. Sur quatre séances cumulées, il s’agit du plus fort recul en pourcentage depuis décembre 2018 pour les trois grands indices de Wall Street.

Plongeon  des  marchés mondiaux : pourquoi ?

 Il y a plusieurs facteurs qui ont favorisé le plongeon des marchés financiers  mondiaux. D’abord évidemment, l’épidémie du virus chinois qui ne cesse de prendre de l’ampleur et qui menace donc la santé. La propagation de la maladie risque de rendre les consommateurs plus prudents et plus attentifs en matière d’achat. La première conséquence serait donc une baisse de la consommation des ménages.

 La seconde raison tient à la désorganisation des chaînes d’approvisionnement et de distribution. C’est maintenant qu’on va prendre la mesure de l’importance de la Chine dans les processus de production et de distribution. Nombre de productions de produits manufacturés sont en effet élaborées en totalité en partie en Chine et dans les pays asiatiques. Pour l’instant,  les stocks ont partiellement comblé les ruptures d’approvisionnement mais on est proche du  point  critique.

 Encore plus fondamental est l’interrogation des décideurs sur la pertinence géographique de l’organisation d’une production de plus en plus internationale. Certes, toutes les productions des pays développés ne seront sans doute pas rapatriées dans leur pays d’origine. Une partie cependant pourrait l’être mais surtout, on pourrait assister à une restructuration profonde de l’aire des délocalisations

 

Le dernier facteur défavorable aux bourses découle du fait que les cotations sont montées au zénith et que de toute manière un fait ou un autre peut mettre à tout moment le niveau des actions en péril. Ces actions ont en effet atteint des niveaux complètement incohérents et irresponsables. Beaucoup seront donc incités à prendre maintenant leur bénéfice aggravant encore la baisse. Les Bourses européennes ont donc chuté lundi, l’aggravation soudaine de l’épidémie de coronavirus en dehors de la Chine alimentant les craintes d’un impact plus important que prévu sur l’économie mondiale.

 

“Quand la population réagit en ne voyageant plus, en n’allant plus au restaurant ou en cessant d’aller faire des courses, cela à un impact immédiat sur l’économie”, observe Randy Frederick, vice-président chez Charles Schwab à Austin, Texas.

Les prix du PETROLE ont également poursuivi leur repli.

Le baril de brut léger américain West Texas Intermediate (WTI) perd 3,07% à 49,85 dollars tandis que le baril de Brent finit la journée sur une perte de 2,75% à $54,75 le baril.

 

 

Croissance Japon : chute de plus de 6 %

Croissance Japon : chute de plus de 6 %

 

 

La troisième économie mondiale s’est contractée de 6,3% en rythme annualisé sur la période octobre-décembre, à un rythme nettement supérieur au consensus (-3,7%), montrent les statistiques gouvernementales. L’économie japonaise a connu au quatrième trimestre 2019 son déclin le plus important en six ans, alors que la hausse de la TVA a affecté la consommation et que le ralentissement de la demande mondiale a nui aux dépenses en capital, accentuant la pression sur Tokyo pour engager de nouvelles mesures de soutien.

La publication lundi des données officielles intervient sur fond de craintes que l’épidémie du nouveau coronavirus apparue en Chine pèse lourdement sur l’économie nippone au cours du trimestre actuel, avec le spectre d’une récession, la production industrielle et le tourisme étant grandement

Ce déclin, qui intervient après une croissance de 0,5% en lecture définitive au T3, est le plus important de l’économie japonaise depuis avril-juin 2014 (-7,4%).

D’un trimestre sur l’autre, le produit intérieur brut (PIB) du Japon a diminué de 1,6%, alors que la prévision médiane des économistes donnait un recul moins important, de 0,9%.

La consommation privée, qui représente plus de la moitié de l’économie, a chuté de 2,9%, les ménages ayant réduit leurs dépenses après la hausse de la TVA de 8% à 10% au 1er octobre dernier. Le consensus ressortait à -2,0%.

Les dépenses en capital ont décliné de 3,7% au quatrième trimestre, là encore à un rythme plus important que ne l’anticipaient en moyenne les économistes .

Le commerce extérieur a contribué de 0,5 point à la croissance, tandis que la demande intérieure a retiré 2,1 points. Mettant en avant la hausse de la TVA, les catastrophes naturelles ayant touché le pays et le conflit commercial sino-américain, les décideurs japonais avaient prévenu s’attendre à une contraction de l’économie au quatrième trimestre.

Croissance Allemagne : chute de la production industrielle en décembre

Croissance Allemagne : chute de la production industrielle en décembre

 

 

La production industrielle allemande a enregistré en décembre une baisse encore plus importante qu’en France en décembre ( -2,8 % en décembre pour la France). La production industrielle allemande a en effet chuté de 3,5% sur le dernier mois de 2019, sa plus forte contraction depuis janvier 2009, alors que le consensus attendait un recul de 0,2%, montrent les chiffres publiés vendredi par Destatis, l’office allemand de la statistique.

Les données de novembre ont été révisées pour montrer une augmentation de 1,2% contre une estimation initiale de +1,1%.

Une statistique distincte également publiée vendredi montre que les exportations ajustées ont augmenté de 0,1% et que les importations ont reculé de 0,7%, toujours pour le mois de décembre.

Automobile France: grosse chute en janvier

Automobile France: grosse chute en janvier

ça commence très mal en janvier suivant ainsi les tendances qui se dégageaient à la fin de l’année 2019. Cette fois la tendance pourrait bien s’inscrire nettement à la baisse en 2020 ( comme en Europe d’ailleurs). Plusieurs facteurs explicatifs, d’abord des normes encore plus  rigoureuses en matière d’émissions polluantes, ensuite les interrogations quant aux évolutions technologiques ( la production de masse à des prix abordables des voitures électriques par exemple voire à hydrogène), le ralentissement économique mondial alimenté tout autant par la baisse du commerce que par la relative stagnation des consommations intérieures Les immatriculations de voitures neuves en France ont diminué de 13,44% en janvier, selon les données brutes du Comité des constructeurs français d’automobiles (CCFA) publiées samedi, au seuil d’une année qui s’annonce délicate à négocier pour les marques de voitures. Il s’est immatriculé dans l’Hexagone 134.232 véhicules particuliers le mois dernier, a annoncé le CCFA. Janvier a compté cette année 22 jours ouvrables, comme l’an dernier à la même époque.

Le marché automobile français commence ainsi mal une année 2020 marquée par un ralentissement global de la demande et par des choix commerciaux délicats sur les moteurs thermiques et électrifiés pour se conformer au nouveau plafond européen de 95 grammes de CO2 pour les émissions moyennes des voitures neuves.

Sauf rebond imprévu en cours d’année lié aux nouveautés, les immatriculations en France devraient accuser en 2020 leur première année de baisse après cinq années de hausses consécutives. En 2019, elles ont encore progressé de 1,9%. En 2020, Renault prévoit une légère baisse du marché automobile français, tout comme le CCFA, tandis que l’observatoire Cetelem de l’automobile la chiffre à -3,2%.

Croissance Japon : grosse chute de la production industrielle

Croissance Japon : grosse chute de la production industrielle

Il est vraisemblable que la croissance du Japon sera dans le rouge au quatrième trimestre si l’on en juge notamment par la forte baisse de la production industrielle. En cause, le ralentissement mondial et notamment celui de la Chine l’un des pays d’échanges majeurs pour le Japon. Cette perspective de croissance dans le rouge est aussi validée par la baisse de la consommation à intérieure.

 

La production industrielle au Japon a décliné à un rythme record sur la période octobre-décembre sous l’effet du ralentissement de la demande, intérieure comme extérieure, renforçant l’hypothèse que l’économie japonaise s’est contractée au quatrième trimestre 2019. D’autres données officielles communiquées séparément vendredi montrent que les ventes au détail ont chuté en décembre pour un troisième mois consécutif, alimentant les inquiétudes sur la consommation depuis la hausse de la TVA en octobre dernier.

La propagation de l’épidémie du coronavirus apparu en Chine menace d’accentuer la pression sur la troisième puissance économique mondiale, dépendante des exportations et notamment de celles à destination de la Chine. La production industrielle a chuté de 4,0% au quatrième trimestre, son déclin le plus rapide depuis que les données en la matière ont commencé à être répertoriées en 2019, montrent les statistiques du ministère de l’Economie, des Finances et de l’Industrie.

Signe encourageant toutefois, elle a progressé le mois dernier de 1,3% en rythme annuel, battant le consensus qui ressortait à +0,7% après des déclins consécutifs en octobre (-4,5%) et novembre (-1,0%). Les industriels interrogés par le ministère ont dit s’attendre à une hausse de la production de 3,5% en janvier, suivie d’une progression de 4,1% en février.

Indicateur important de la consommation privée, les ventes au détail ont reculé en décembre de 2,6% en rythme annuel, soit un troisième mois consécutif de déclin. Les économistes interrogés par Reuters anticipaient un recul moins important, de 1,8%.

L’automobile britannique: une chute spectaculaire

L’automobile britannique: une chute spectaculaire  

 

La production d’automobiles en Grande-Bretagne pourrait bien préfigurer l’évolution globale de l’économie surtout impactée par d’énormes incertitudes. Des incertitudes évidemment sur les futures accords commerciaux entre la Grande-Bretagne et l’union européenne qui s’ajoutent aux incertitudes mondiales concernant le ralentissement de la croissance. En outre,  le secteur subit de nouveaux bouleversements liés aux normes beaucoup plus draconiennes sur le plan environnemental décidées par l’union européenne. Enfin le doute continue  quant aux perspectives commerciales de dimension vraiment significative de la voiture électrique. Les automobiles exportées produites en Grande-Bretagne pourraient subir au-delà de la période de transition une augmentation non négligeable des droits de douane sans parler de leur non-conformité aux nouveaux critères d’émissions polluantes. La production de voitures au Royaume-Uni a chuté de plus de 14% l’an dernier, à 1,3 million d’unités, au plus bas depuis 2010, constate jeudi dans un rapport l’association sectorielle britannique (SMMT). Sur le seul mois de décembre, la production a chuté de 6,4% sur un an, clôturant une troisième année de déclin d’affilée. «La production a été perturbée par de multiples facteurs, y compris une confiance des consommateurs et des entreprises en berne, une demande qui ralentit dans de nombreux marchés, beaucoup de changements de modèles de production et un retrait du diesel à travers l’Europe», ce carburant étant considéré comme trop polluant, énumère le SMMT.

En outre, certains fabricants ont mis en place des suspensions de leur production de plusieurs jours en prévision du Brexit, qui devait avoir lieu initialement le 29 mars avant d’être repoussé plusieurs fois.Début janvier, l’association avait déjà annoncé une chute des ventes de nouvelles voitures en 2019 au Royaume-Uni, au plus bas depuis six ans. Le lobby sectoriel, qui dénonce depuis des mois l’impact négatif du Brexit et la possibilité de voir revenir les barrières douanières, appelle de nouveau, la veille du Brexit, à ce que Londres signe un «accord commercial ambitieux avec l’Union européenne».

Le Royaume-Uni et l’Union européenne ont jusqu’à la fin de l’année pour négocier l’avenir de leur relation commerciale, le Premier ministre Boris Johnson s’opposant à une extension de la période de transition post-Brexit. «Même si les exportations vers l’UE ont chuté de 11%, le bloc (européen) reste le plus important marché» pour le secteur britannique et représente près de 55% de ses exportations, insiste le SMMT, contre 19% des volumes d’exportation pour les Etats-Unis et 5,3% pour la Chine. L’industrie automobile, dont la chaîne d’approvisionnement est fragmentée et utilise des composants provenant de divers pays, est particulièrement vulnérable au Brexit, surtout en cas de divorce sans accord fin 2020, ce qui se traduirait par le retour de droits de douane et de lenteurs administratives aux frontières.

Chine: la dangereuse chute de la croissance

Chine: la dangereuse chute de la croissance

Il est bien difficile de quantifier exactement le taux de croissance de la Chine qui constitue une donnée très politique pour  le régime. ce qui est certain  c’est que cette croissance ne cesse de ralentir au point d’être au plus bas depuis  une trentaine d’années. Par exemple la situation de la construction automobile.

Le principal marché automobile mondial enregistre en effet une chute sévère qui explique en grande partie les impacts négatifs sur l’industrie manufacturière et plus généralement  sur la croissance.

Les  ventes des véhicules des particuliers ont chuté de près de 7,5%, une baisse encore plus forte qu’en 2018. Le recul du marché n’a pas touché tous les constructeurs automobiles. Ceux qui ont perdu des parts de marché sont les fabricants chinois et américains, tandis que ceux qui ont connu des ventes en hausse sont les marques japonaises et allemandes.

Autre indicateur, ‘’évolution des prix qui constitue évidemment un thermomètre qui mesure le déséquilibre entre l’offre et la demande. Or comme on le sait la demande internationale à l’usine de monde que constitue la Chine ne cesse de se réduire. Du coup,  les prix diminuent. Le signe aussi que la consommation intérieure chinoise ne parvient pas encore à compenser l’écroulement des exportations en raison notamment de l’endettement de nombreux acteurs économiques. Les prix à la production en Chine ont en effet décliné en décembre à un rythme moins important que le mois précédent, le signe d’un rebond modeste de l’activité manufacturière et qui suggère que les mesures de soutien engagées par le gouvernement pourraient avoir contribué à stabiliser l’économie.

Le tassement de la croissance de l’activité manufacturière constitue  aussi un autre  thermomètre de la demande mondiale et au-delà de la croissance. L’activité dans le secteur manufacturier en Chine a progressé en décembre à un rythme encore plus faible que le mois précédent, qui avait marqué un pic en trois ans, du fait du ralentissement des nouvelles commandes, montrent les résultats publiés jeudi de l’enquête réalisée par Caixin/Markit auprès des directeurs d’achats.

L’indice PMI manufacturier calculé par Caixin/Markit s’est établi à 51,5 le mois dernier, contre 51,8 en novembre. Il est inférieur au consensus, qui donnait un indice stable, mais reste pour un cinquième mois consécutif au-dessus du seuil de 50 qui sépare contraction et expansion de l’activité.

 

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Sondage: grosse chute de Macron, à 25% seulement

Sondage: grosse chute de Macron, à 25% seulement 

Un sondage très peu repris par les grands médias sous domination de la finance qui montre que Macron paye lourdement la facture de son incompétence et de ses provocations à propos des retraites. Pour le  dernier baromètre YouGov réalisé du 6 au 7 janvier, Emmanuel Macron voit sa popularité chuter de 4 points, pour s’établir à 25% d’opinions favorables, contre 29% au mois de décembre.

 

Une chute brutale qui intervient alors que la grève contre la réforme des retraites s’enlise, et que les tractations avec les syndicats réformistes sur l’âge pivot patinent.

De son côté, le premier ministre accuse une baisse -moins sévère- de 2 points sur le mois.

“Malgré une hausse de 5 points auprès des sympathisants de Gauche (26% d’opinions favorables), le chef de l’Etat baisse auprès de l’ensemble des autres franges de l’opinion”, note l’institut de sondage. Emmanuel Macron a néanmoins encore de la marge avant de retrouver l’impopularité qui s’exprimait au plus fort de la crise des gilets jaunes, quand sa cote flirtait avec les 20% d’opinions favorables.

En cette rentrée 2020, la popularité du chef de l’État est dans la moyenne qu’il enregistre depuis la révélation de l’affaire Benalla en juillet 2018.

Difficile de ne pas lier cette glissade à la gestion de la réforme des retraites. Surtout que dans le détail, Emmanuel Macron perd 15 points auprès des électeurs de droite, après avoir progressé de 12 points dans cette frange de l’opinion le mois précédent. Un rééquilibrage qui peut s’expliquer par les concessions faites à certaines catégories professionnelles qui échappent déjà au régime universel, la disparition des régimes spéciaux étant un marqueur fort à droite. Édouard Philippe enregistre d’ailleurs une chute similaire sur cette frange de l’opinion.

 

Le chef de l’État semble également payer son absence dans les débats, alors que le pays vit sa plus longue grève depuis mai 68.

 

À l’inverse, Édouard Philippe, qui est en première ligne sur le front syndical et médiatique, accuse dans ce dernier baromètre une baisse moins importante.

Emmanuel Macron voit aussi sa cote baisser au sein de son cœur électoral. En un mois, le chef de l’État perd 9 points chez les sympathisants du centre, et plus spécifiquement 3 points chez ceux de La République en Marche. Une tendance qui pourrait s’expliquer par la crispation autour de l’âge pivot, une mesure rejetée par 34% des sympathisants LREM.

Sondage popularité Macron: nouvelle chute de 4 points passée sous silence dans de nombreux médias

Sondage popularité Macron: nouvelle chute de 4 points passée sous silence dans de nombreux médias

 

Sans doute pour ne pas désespérer l’opinion publique vis-à-vis de la crédibilité des réformes en cours notamment de celles des retraites, la plupart des médias ont snobé la  nouvelle chute de 4 points de Macron  dans le  dernier baromètre Ipsos de décembre  publié par Le Point . Édouard Philippe et Emmanuel Macron perdent tous les deux 4 points. Pourtant les médias  avaient largement repris le sondage bidon du JDD du mois dernier qui annonçait une remontée de 1 point de Macron. Une remontée pour le moins suspecte mais qu’on comprend mieux quand on sait que le JDD de Bolloré est l’un  des meilleurs supports de propagande de Macron. Le rédacteur en chef de ce journal ne se prive pas de se déclarer officiellement macroniste et d’intervenir publiquement à ce titre.. Le dernier sondage en date montre cependant une chute de Macron

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Les grèves ont bien  un impact direct sur la popularité des deux têtes de l’exécutif, telle qu’elle a été mesurée par Ipsos pour Le Point le week-end du 14-15 décembre. Le président de la République et le Premier ministre perdent chacun 4  % d’opinons favorables – et 7 et 6  % depuis septembre. La baisse est marquée autant chez les actifs que chez les retraités. Plus préoccupant, elle touche des populations qui sont, naturellement, proches de l’exécutif. La chute est forte chez les habitants des grandes villes notamment à Paris. A noter une perte   de 12 points chez les bacs+2 et plus. C’est le cœur de l’électorat macroniste qui est en train de s’éroder sous le choc de la réalité : une réforme illisible, anxiogène et portée un ministre qui a dû démissionner pour avoir menti sur ses liens avec les assurances et ses revenus.

 

Popularité Macron: nouvelle chute de 4 points

Popularité Macron: nouvelle chute de 4 points

 

Nouvelle chute de 4 points  dans le  dernier baromètre Ipsos de décembre  publié par Le Point .Édouard Philippe et Emmanuel Macron perdent tous les deux 4 points.

Les grèves ont un impact direct sur la popularité des deux têtes de l’exécutif, telle qu’elle a été mesurée par Ipsos pour Le Point le week-end du 14-15 décembre. Le président de la République et le Premier ministre perdent chacun 4  % d’opinons favorables – et 7 et 6  % depuis septembre. La baisse est marquée autant chez les actifs que chez les retraités. Plus préoccupant, elle touche des populations qui sont, naturellement, proches de l’exécutif. La chute est forte chez les habitants des grandes villes notamment à Paris. A noter une perte   de 12 points chez les bacs+2 et plus. C’est le cœur de l’électorat macroniste qui est en train de s’éroder sous le choc de la réalité : une réforme illisible, anxiogène et portée un ministre qui a dû démissionner pour avoir menti sur ses liens avec les assurances et ses revenus.

 

 

 

La fin du capitalisme par la chute des taux

La fin du capitalisme par la chute des taux

 

un article de Xerfi Canal,  se demande si le capitalisme ne finira pas par s’autodétruire du faîte d la dégringolade des taux. (La Tribune)

 

« Jusqu’où peut aller la baisse des taux ? Nous sommes dans une situation inédite aujourd’hui. Jamais les taux d’intérêt n’ont été aussi faibles dans le monde développé. La faiblesse des niveaux atteints par les taux longs sans risque, en Europe comme aux États-Unis, n’ont pas de précédent depuis deux siècles. Mais surtout, cette configuration se produit alors même que s’amorce un ralentissement de l’économie mondiale. Autrement dit, les anticipations de croissance et d’inflation tirent les taux de marché vers le bas. Dès à présent les taux européens sont entrés en zone négative. Et les États-Unis s’en approchent.

 

C’est une situation extraordinaire dont il faut prendre toute la mesure. Des taux négatifs, c’est comme si tout un coup on inversait la polarité d’un circuit électrique. Et que la mécanique tournait en sens inversé. Cette mécanique, c’est tout le processus d’avance de fonds et d’accumulation qui sous-tend l’expansion du capitalisme. Les taux d’intérêt, c’est dans la représentation classique de l’économie, la récompense de l’acte d’épargne, de notre renonciation à la myopie de la satisfaction immédiate. Le niveau des taux nait de la tension entre ce désir de consommer tout de suite et celui de se projeter dans le futur à travers l’acte d’investissement. Et les taux seront d’autant plus élevés que l’appétence pour le futur est forte, et que les dépenses d’avenir contiennent de fortes promesses de retour sur investissement. Inverser la polarité de ce processus, c’est comme si les marchés se projetaient d’emblée dans un monde de baisse des prix et de décroissance. Où mille euros aujourd’hui valent moins que mille euros demain… autrement dit, un monde en attrition, en rétractation.

Dans ce monde sans désir de futur, c’est le passé que joue la finance, c’est la plus-value sur le capital ancien. Le marché du capital d’occasion devient le creuset de la création de valeur… on surenchérit sur la transmission des entreprises. On consolide l’existant, on renforce les économies d’échelle, les synergies, on bâtit des pouvoirs de réseau, de marché. Ce monde nous y sommes déjà. Il entre en étrange résonance avec ce que nous annoncent les prophètes du climat. Tout un pan de nos économies carbonées est condamné à disparaître. L’urgence climatique va disqualifier une masse considérable de capital accumulé. Les grands acteurs du transport, le l’énergie, de la construction entrent dans une phase d’attentisme, où investir as usual expose au risque de déclassement prématuré… mais où parier sur une technologie décarbonée, expose au risque de non adoption et de non solvabilité. Faute de coordination, faute de réglementations contraignantes, faute d’impulsion d’un grand état hégémonique pour donner le « la » technologique et bâtir rapidement des économies d’échelle, les investisseurs se regardent en chien de faïence, et ne se lancent pas. Le capitalisme financiarisé a poussé au plus haut la rentabilité du capital et les ressources d’autofinancement, les banques centrales ont poussé au plus haut la liquidité et face à l’abondance des fonds mobilisables, la demande de fonds pour bâtir un capitalisme durable reste paralysée. Les taux d’intérêt négatifs sonnent alors comme l’oraison funèbre d’un capitalisme financiarisé, où l’argent est surabondant, mais ne sait plus où s’investir pour porter la croissance de demain.

Je n’ignore bien sûr pas le fait que la baisse des taux de marché a été renforcée par les options radicales de politiques monétaires des années récentes. Les banques centrales sont à la manœuvre, en apparence dans le mouvement décrue des taux. Elles ont abreuvé le système financier en liquidités. Et elles ont ramené leurs taux directeurs à zéro dans nombre pays pour endiguer la grande dépression de 2007-2008. Et ce qu’elles ont fait, pourquoi ne pourrait-elle pas le défaire ? Eh bien, précisément, ce que nous disent les taux longs de marché, c’est que les investisseurs n’y croient pas, à horizon de 10 ou 30 ans. Et ce faisant, les banques centrales se retrouvent coincées. Remonter les taux, ce serait étrangler tout le système bancaire. Et maintenir les taux de refinancement à zéro, si les taux longs continuent à s’affaisser, risque aussi de rapidement s’avérer insuffisant. Si rien n’est fait, et que la dépression s’approfondit, elles n’auront d’autre choix que d’accompagner la baisse et de briser elles aussi le tabou des taux négatifs. Avec le risque d’enclencher un nouveau tour de baisse des taux longs.

La seule issue, tout le monde la connaît, mais personne ne sait la mettre politiquement en œuvre. Que les États se coordonnent et bâtissent les normes et les infrastructures pour arracher le capitalisme à sa crise du futur. »

Prévisions croissance mondiale: grosse chute du commerce international (OMC)

Prévisions croissance mondiale: grosse chute du commerce international  (OMC)

 

 

Comme les croissances internes, le commerce international un coup de mou. Il y a forcément interaction entre ces croissances internes et les échanges internationaux. Ceci étant  pendant longtemps les échanges internationaux ont connu une progression supérieure aux croissances internes ; ils ont maintenant tendance à s’aligner sur l’activité générale qui souffre d’un manque de dynamisme de la demande. Une demande handicapée par une fin de cycle économique, par des menaces sur les droits de douane non seulement entre la Chine et les et les États-Unis mais aussi entre l’Europe et l’Amérique sans parler des tensions diplomatiques et autres conflits par exemple avec l’Iran. De ce fait, on peut considérer que les échanges internationaux en 2019 ont tendance à s’écrouler avec une progression tout juste supérieur à 1 %. En effet, Le commerce mondial ne devrait augmenter que de 1,2% cette année et de 2,7% l’an prochain selon l’OMC, qui tablait en avril sur une progression de 2,6% en 2019 et 3,0% en 2012.

«Les conflits commerciaux constituent le plus important risque à la baisse pour les prévisions mais des chocs macroéconomiques et la volatilité financière sont aussi des déclencheurs potentiels d’une aggravation du ralentissement», précise dans un communiqué l’organisation basée à Genève.

La sortie annoncée du Royaume-Uni de l’Union européenne pèse aussi sur l’économie mondiale, ajoute-t-elle, en précisant que l’impact d’un éventuel Brexit sans accord serait limité pour l’essentiel à l’Europe. Concernant le Brexit,  de nombreux chefs d’entreprise et investisseurs ont déjà exprimé des craintes sur la perspective d’un désaccord  à la fin du mois d’octobre. La situation politique outre-manche a plongé beaucoup d’entreprises dans le flou le plus total. De son côté, le président américain Donald Trump, dans un récent discours aux Nations-Unies, a dit espérer la conclusion d’un accord commercial entre les Etats-Unis et la Chine profitable aux deux pays tout en appelant de ses vœux une réforme drastique de l’Organisation mondiale du commerce face au comportement « agressif » de Pékin. Il a notamment fustigé les pratiques commerciales « inéquitables » de la Chine.

Depuis 2017, le rythme des échanges internationaux de marchandises a sérieusement marqué le pas passant de 4,6% en 2017 à 3% en 2018 et 1,2% en 2019. Il pourrait  accélérer en 2020 (2,7%). Dans le détail, le coup de frein des exportations est particulièrement marqué en Amérique du Nord (-2,8 points entre 2018 et 2019, passant de 4,3% à 1,5%).

En Asie, le ralentissement est aussi très visible sur la même période avec deux points en moins (3,8% en 2018 contre 1,8% en 2019). Du côté de l’Europe, les chiffres sont moins décevants puisque les ventes de biens devraient passer de 1,6% à 0,6%. L’Amérique du sud et l’Amérique centrale sont les deux seules régions à connaître une progression entre 2018 et 2019.

Outre les difficultés de l’économie mondiale et l’affrontement commercial et technologique entre les Etats-Unis et la Chine, les économistes de l’OMC redoutent encore une chute des carnets de commande dans les mois à venir.

« Les indicateurs économiques mensuels fournissent des indices préoccupants au sujet de la trajectoire actuelle et future du commerce mondial. Un indice des nouvelles commandes à l’exportation dérivé des indices des directeurs d’achat est tombé de 54,0 en janvier 2018 à 47,5 en août 2019, son niveau le plus bas depuis octobre 2012″, au moment de la crise des dettes souveraines.

Toutes les valeurs inférieures à 50 illustrent une contraction des échanges.

 

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