Archive pour le Tag 'choix'

Candidature pour le groupe LaRem : le choix d’un pit-bull ?

Candidature pour le groupe LaRem : le choix d’un pit-bull ?

 

 

 

On ne peut pas dire que le casting de Macron pour remplir les différentes responsabilités politiques soit réellement une réussite. Au gouvernement,  il n’a choisi que des seconds couteaux pour éviter que n’émerge un éventuel concurrent. Édouard Philippe et Lemaire sont bien gentils mais aussi charismatiques qu’une planche à repasser. Globalement il n’y a guère que le ministre de l’éducation nationale qui parvient à émerger. Même chose au Parlement où les députés sélectionnés par voie de petites annonces pour leur souplesse d’échine et non sur leurs convictions citoyennes évitent de monter le ton. Sur plus de 300 députés aucun n’émerge réellement. C’était aussi la volonté de Macron de se doter d’un parti de qui lui doive tout puisqu’une chèvre étiquetée Macron aurait été élue lors des législatives. Pour maîtriser les velléités de démocratie et de contestation de ces députés,  Macon avait mis à sa tête le sulfureux Ferrand dans l’exploit politique restera d’avoir permis l’enrichissement de sa compagne pour un montant d’environ 500 000 € (affaire toujours en cours en train de s’enliser dans les sables judiciaires). L’intéressé s’est évertué à faire taire aux parlementaires qu’il présidait. Maintenant rendu au perchoir pour remplacer le carriériste François de Rugy, Richard Ferrand doit être remplacé par un autre Richard Ferrand. Aussi autoritaire, aussi faux-cul et aussi terne, Pour ce profil il y a notamment le vice-président du groupe Gilles Le Gendre, un vrai pit-bull prêt à mordre le moindre auteur de contestation avec la bave aux lèvres avec en plus comme Macon une condescendance et un mépris qui laissent pantois. Comme Macon il a aussi le mérite de n’avoir aucune légitimité politique sociale et plus généralement citoyenne ; une raison suffisante pour réussir et plaire à Macron. Pour l’instant il y a d’autres candidats mais on connaît la fin du scénario, comme pour l’assemblée nationale, comme pour tout le reste Macron décide tout et tout seul

Présidence de l’Assemblée : le choix entre un vieux sulfureux et une jeune carriériste

Présidence de l’Assemblée : le choix entre un vieux sulfureux et une  jeune carriériste

 

Pas étonnant que la  macronie déçoive de plus en plus. Alors que Macron avait annoncé une révolution  de la politique et de la démocratie, on assiste au retour des vieilles pratiques dans tous les domaines. Ainsi par exemple pour remplacer de Rugy  à la présidence de l’assemblée nationale deux principaux candidats sont en lice dans le parti en marche. D’un côté,  il y a le vieux sulfureux  Richard Ferrand, transfuge du parti socialiste,  qui s’y connaît pour verrouiller tout débat au sein groupe parlementaire et qui accessoirement a profité de ses fonctions pour enrichir sa campagne à bon compte pour un montant de l’ordre d’un demi million. Bref pas tout à fait la démocratie pure et transparente. En face l’ambitieuse Barbara Pompili qui, comme de Rugy,  rêve depuis longtemps d’accéder aux plus hautes fonctions. Son seul atout  atouts : être une jeune femme. Pour le reste, c’est une oligarque qui comme de Rugy  est surtout animée par des convictions relatives à sa carrière. Comme de Rugy, elle a slalomé entre les courants écolos, le parti socialiste pour atterrir chez Macron Elle n’a pratiquement jamais travaillé. Dés son plus jeune âge, elle est entrée en politique comme assistante et ne connaît des réalités socio-économiques, et même environnementales. Macron, lui, soutient Richard Ferrand qui lui-même l’a soutenu pendant la campagne électorale. Un renvoi d’ascenseur L’association Anticor qui a déposé plainte a d’ailleurs protesté avec vigueur contre la perspective d’une mine de nomination de Richard Ferrand au perchoir. De toute manière l’élection de l’un  ou de l’autre ne changera pas grand-chose au parlement complètement muselé. Il est possible cependant que les députés en marche fassent  leur petite révolution en refusant de voter pour Richard Ferrand,  le candidat de Macron histoire de montrer qu’ils ne sont pas seulement des courtisans et de moutons.

Travail dominical, le «choix de la liberté» …. chinoise

Travail dominical, le «choix de la liberté» …. chinoise

 

 

 

Il est clair  que des députés de la République en marche ne s’embarrassent pas de principes pour défendre les intérêts des lobbys. En l’occurrence,  celui des chaînes commerciales. Parmi ces députés,  Buon Tan, député de Paris, et Benoît Potterie, député du Pas-de-Calais. De députés propriétaires de grandes boutiques. L’un a même exercé ses activités dans le quartier chinois du 13e arrondissement où les commerces sont peu regardants avec la législation du travail quand les salariés sont déclarés ! Bref la fameuse liberté pour le travail du dimanche ressemble à la liberté chinoise. La liberté évoquée est surtout celle des patrons et les salariés qui trouvent toutefois parfois leurs comptes n’ont pas d’autre choix que d’accepter. Certes le travail le dimanche n’est pas une nouveauté ;  dans nombre de secteurs publics,  il est même indispensable (santé, transports etc.). Dans le privé des commerces de détail d’alimentation également ouvert le dimanche matin voir toute la journée. De là à généraliser le travail le dimanche partout et dans tous les secteurs il y a sans doute un pas à ne pas franchir. En effet après le dimanche,  on pourrait tout aussi bien envisager l’ouverture de nuit, en clair l’ouverture 24 heures sur 24. Dans les très grandes agglomérations il y a toujours un marché à toute heure.  ce qui est un peu gênant dans la proposition des députés de la république en marche c’est qu’il s’assoit allègrement sur le concept de conflit d’intérêts. Pas étonnant ces députés ont été choisis au hasard de petites annonces sur Internet. Certes ils ont été élus mais n’importent quel chèvre aurait été élué avec l’étiquette Macron. Ce qui est en cause c’est le contenu idéologique du macronisme,  sorte de cocktails attrape-tout avec des slogans de gauche mais surtout une politique de droite qui gère le pays avec des technos comme on gère des start-up. Le travail le dimanche est indispensable pour avancer et pour «revitaliser nos centre-villes». C’est le message qu’une vingtaine de députés LaREM ont donc décidé de faire passer via une tribune publiée dans Le Journal du Dimanche de cette semaine. «Ouverture dominicale : faisons le choix de la liberté» peut-on lire en titre.

«La loi Macron de 2015 a été un succès. Qu’attendons-nous pour aller plus loin ?» La tribune explique ce succès en précisant qu’au sein des zones touristiques créées à l’époque, le chiffre d’affaires des magasins a augmenté de 15%, le nombre d’emplois a progressé de 10%, et 1500 postes ont été créés dans les grands magasins parisiens. On ne dit pas le nombre d’emplois qui ont été supprimés dans les petits magasins qui n’ont pas les moyens d’embaucher un salarié supplémentaire pour ouvrir le dimanche.

Immigration : le choix entre les idées des bobos ou des fachos ?

Immigration : le choix entre  les idées des  bobos ou des  fachos ?

 

Le sondage réalisé par l’IFOP pour Atlantico  montre que 54 % des Français sont opposés à l’accueil de migrants et mérite évidemment réflexion. D’abord la proportion de français hostile à la réception de ces étrangers a progressé de 7 points  en un an. En cause, sans doute les péripéties du navire Aquarius entre les différents ports d’Europe ; des péripéties qui ont occupé là Une des médias et mis en évidence les contradictions des pays de l’union européenne. La problématique n’est évidemment pas simple mais le choix qui est proposé est souvent caricatural entre les positions humanistes un peu surfaite des bobos souvent de gauche et les positions conservatrices voire fascistes de droite. Pour les bobos de gauche,  l’accueil doit être permis sans limite au nom des valeurs universelles de la France. Le problème c’est que cette thèse très généreuse est faites par  de petits bourgeois qui mesurent mal les effets d’une intégration mal réussie notamment dans les banlieues difficiles où le communautarisme est le trafic de drogue se substitue situe progressivement aux principes républicains, sans parler de l’insécurité. Bien sûr en général, les bobos de gauche ne côtoient pas les populations visées. Inversement à droite, on soutient la fermeture quasi complète des frontières à toutes immigration nouvelle voir on propose le renvoi des immigrés dans leur pays d’origine au nom des menaces identitaires et des risques sur nos civilisations traditionnelles, comprendre judéo-chrétiennes. Ce sont ces deux courants de pensée qui émergent et s’opposent le plus souvent dans les médias. Parfois l’immigration devient  la question dominante des orientations politiques. La mise à l’index de l’étranger va parfois très loin lorsqu’elles concernent aussi des Européens avec derrière l’idée de renoncer à l’union européenne, à la monnaie unique et à l’intégration économique bien sûr mais aussi sociale et sociétale comme si la France demeurait encore cette grande puissance mondiale du 19 ème siècle. Le débat sur l’immigration mérite mieux que cela, il devrait aussi intégrer l’escroquerie de l’aide au développement, une des solutions pour sédentariser sur place des populations surtout menacées de faim. C’est la question centrale .Ce n’empêche pas bien  au contraire d’articuler immigration et intégration pour l’immigration choisie et… acceptée.

 

L’inflation en zone euro ralentit, la BCE confortée dans ses choix

L’inflation en zone euro ralentit, la BCE confortée dans ses choix

La hausse des prix dans les 19 pays partageant la monnaie européenne est ressortie à 1,4% sur un an en décembre en première estimation, exactement au même rythme que la moyenne des anticipations des économistes, après 1,5% en novembre, montrent les chiffres publiés vendredi par Eurostat. En outre, l‘inflation en zone euro a légèrement ralenti comme prévu en décembre, une évolution qui justifie le choix de la Banque centrale européenne (BCE) de maintenir sa politique monétaire ultra-accommodante malgré les pressions de l‘Allemagne et d‘autres pays riches du bloc en faveur d‘un resserrement. La BCE a fait savoir qu‘elle continuerait d‘acheter des obligations au moins jusqu‘en septembre et qu‘elle maintiendrait ses taux bas bien après, afin d‘amener l‘inflation vers son objectif d‘un peu moins de 2%. Mais les responsables politiques aux Pays-Bas, en Allemagne et dans d‘autres pays du Nord de l‘Europe jugent préoccupante la poursuite d‘une politique trop accommodante dans un contexte de forte croissance économique.

Sondage: Wauquiez, pas le bon choix pour les Français

Sondage: Wauquiez, pas le bon choix pour  les Français

Selon un sondage Elabe pour BFMTV Wauquiez est  inquiétant pour 52% des Français. Sa volonté de changer les choses ne convainc que 36% des sondés, et ils ne sont que34% à le dire « sympathique » et 32% « honnête ». Quant à la capacité de Laurent Wauquiez à rassembler la droite, elle n’est reconnue que par 29%, tandis que sa faculté à comprendre les électeurs n’est validée que par 22% de ces derniers. Enfin, ils sont 21% à lui prêter les qualités nécessaires pour être président de la République.  L’enquête d’opinion, plus largement consacrée à la perception du principal parti de la droite par les citoyens, met en évidence que trois Français sur quatre estiment que LR n’incarne ni le renouvellement des idées, à hauteur de 77%, ni celui des personnalités, pour 73% des sondés. L’image du mouvement se dégrade aussi aux yeux de sa base: 54% des sympathisants de droite, ainsi que 47% des sympathisants LR, ne voient pas le parti comme vecteur de nouvelles idées. 48% des sympathisants de droite déclarent aussi que LR ne leur paraît pas être une force mettant en avant de nouvelles personnalités politiques, et ils sont encore 44% chez les sympathisants LR à rendre la même sentence.   Une majorité de Français (64%) assurent encore que LR ne sera pas en mesure de reconquérir le pouvoir lors des prochaines élections locales et nationales. Mais, cette fois-ci, 68% des sympathisants de droite pensent qu’un retour aux affaires est possible lors de futures échéances nationales. Les Républicains n’incarnent l’opposition que pour 8% des Français. Ils sont devancés par les Insoumis, avec 28% mais en chute de sept points, et le Front national et ses 14%. Mais 42% des Français pensent qu’aucun mouvement politique n’incarne l’opposition.

Echantillon de 1001 personnes représentatif de la population française de 18 ans et plus. La représentativité de l’échantillon a été assurée selon la méthode des quotas appliquée aux variables suivantes: sexe, âge et profession de l’interviewé après stratification par région et catégorie d’agglomération. Interrogation par Internet les 28 et 29 novembre 2017. 

Nucléaire : Le bon choix de Nicolas Hulot (Brice Lalonde)

Nucléaire : Le bon choix de Nicolas Hulot (Brice Lalonde)

Brice Lalonde ancien ministre de l’environnement approuve le chois de Nicolas Hulot sur le nucléaire dans une  interview aux Echos (extraits). «   Le ministre de la Transition écologique a eu raison de reporter l’objectif de ramener la part du nucléaire à 50 % en 2025. Il aurait fallu en compensation recourir aux combustibles fossiles et émettre davantage de CO2. Fallait-il vraiment repousser au-delà de 2025 l’objectif de ramener la part du nucléaire dans la production d’électricité française à moins de 50 % ? La décision n’a en tout cas pas surpris les spécialistes de l’énergie. L’échéance fixée par la loi était intenable. Les centrales ont été construites pour durer et les énergies renouvelables ne sont guère capables de s’y substituer à bref délai, d’autant que leur intermittence rend nécessaire, pour l’instant, de les adosser à une source d’électricité qui puisse les relayer. Accélérer la fermeture des centrales nucléaires, c’était donc, comme en Allemagne, comme au Japon, conserver et accroître le recours aux combustibles fossiles…..Le dérèglement climatique est la menace numéro un. Son principal responsable à l’échelle mondiale, aujourd’hui, est la production d’électricité par le charbon, lequel, soit dit en passant, a tué au bas mot mille fois plus de personnes que les accidents nucléaires, entre la mine et la pollution de l’air. Brûler du charbon et les autres combustibles fossiles envoie dans l’atmosphère un déchet irrécupérable, le CO2, dont un tiers va stagner là pendant un millénaire, créant l’enfer sur terre. Entre l’impact du charbon et celui du nucléaire il n’y a pas photo ! C’est le charbon l’empoisonneur. Alors de deux maux, le moindre ! Les Allemands, en brûlant le lignite, ont choisi le pire. Ils nous pressent de fermer Fessenheim quand le vent d’est envoie leurs cendres sur Paris. Leurs émissions de CO2 sont très supérieures à celles de la France. Leur exemple encourage les pays en développement à commander des centrales à charbon. La verte Allemagne le fait, pourquoi pas nous ? Moins de nucléaire, plus de renouvelable. Si l’on se dégage de la hantise nucléaire et que l’on se concentre sur la lutte contre le changement climatique, on voit tout de suite que le pétrole est la première source d’énergie consommée en France, donc d’émission de CO2. On accueille avec intérêt les déclarations du ministre annonçant la fin prochaine du moteur à explosion. Les transports sont en effet un gros contributeur de CO2, suivis par les bâtiments, où une réglementation contestable a favorisé la pénétration du gaz naturel. L’un des axes de la décarbonation est une électrification plus poussée de nos systèmes énergétiques, l’électricité autorisant le mariage de l’énergie avec le digital et, par conséquent, une mise en relation numérique des bâtiments, des véhicules, de la météo, des moyens de production et de stockage de l’énergie.  L’électricité peut aussi produire de l’hydrogène, un moyen de stockage et un auxiliaire indispensable au recyclage du carbone. C’est la vision d’une transition dominée par l’électricité d’origine renouvelable, adossée à un nucléaire en diminution. A mi-chemin, quand le nucléaire produira 50 % de l’électricité, il restera des centrales nucléaires. Au demeurant, une soixantaine de réacteurs russes, coréens, chinois, français sont aujourd’hui en construction ou sur le point d’entrer en fonctionnement. Les centres de recherche préparent une quatrième génération. L’industrie du démantèlement se développe. Pour être écologiste, faut-il être modérément, pas du tout ou mordicus antinucléaire ? Aucune source d’énergie n’est sans défaut. Aucune technique n’est imperfectible. Peut-être est-il temps d’inventer un réformisme nucléaire.

Brice Lalonde est conseiller spécial de Global Compact et président de l’Académie de l’eau.

 

 

Castaner patron d’en Marche : le choix du monarque.

Castaner patron d’en Marche : le choix du monarque. 

Macron avait bien manifesté l’intention de révolutionner la vie démocratique mais finalement il reprend d les méthodes de la politique à l’ancienne en désignant les oligarques les plus fidèles au poste de responsabilité y compris dans le parti en marche, davantage un mouvement ou un club de fans qu’une véritable organisation démocratique. La nomination de Castaner à la tête de la république en marche découle incontestablement du choix du monarque. Il est vraisemblable que Castaner obtiendra un score à la chinoise lors de son élection comme responsable de la république en marche. À moins de trouver des  candidatures de témoignages pour donner l’illusion démocratique. Sûrement pas un candidat de la base puisque la base est absente de l’organisme de direction. 25 % seulement des adhérents seront présents dans l’organisme de direction est encore tirés  au sort,  comme au  loto. Le pire ennemi de Macon ce ne sont sans doute pas les formations politiques d’opposition toute plus ou moins en voie de recomposition voire pour certaines d’extinction. Le pire ennemi pour Macron c’est sans doute lui-même et le centralisme démocratique qu’il impose à tous les étages. Certes les Français se réjouissent qu’Emmanuel Macon fasse preuve d’une autorité qui a grandement manqué notamment à Hollande. Par contre,  ils risquent  de moins supporter cette espèce d’attitude monarchique qui touche parfois d’ailleurs au ridicule comme sa longue marche lors de la  cérémonie relative à son investiture ou encore lors de la signature des ordonnances. Il faudra que le jeune Macon ne s’enivre pas trop de son propre parfum d’autant qu’il n’est entouré que de courtisans qui n’osent pas émettre la moindre critique. Malgré la promesse de «renouveau», certaines pratiques ont la vie dure… Comme en témoignent les derniers rebondissements au sein de La République en marche. Alors que le parti peine à exister et se cherche un nouveau chef depuis l’élection présidentielle, Christophe Castaner a accepté de faire acte de candidature ce mercredi matin. Sauf que, comme l’a révélé le journal Les Échos, le porte-parole du gouvernement ne s’est pas décidé tout seul: c’est Emmanuel Macron qui l’a choisi, après de longues tractations, et qui a exigé de lui qu’il se lance. Il le lui a annoncé lors d’un dîner privé qui s’est tenu à l’Élysée lundi soir. Au sein de l’opposition, plusieurs voix se sont immédiatement élevées cette «désignation» élyséenne, qui illustrerait le cruel manque de démocratie qui frappe le parti de la majorité. «Donc le nouveau monde de Macron, c’est choisir seul dans son bureau élyséen Castaner patron de LREM. Euh… et le vote des militants?», a interrogé le député PS du Val-de-Marne, Luc Carvounas, sur Twitter. «Pas de vote, pas de consultation, l’Élysée décide!! Il est beau ce nouveau monde!», avait déjà asséné le député FN du Nord, Sébastien Chenu, toujours sur le même réseau social. «Désigné candidat unique par le président, Christophe Castaner bientôt élu par une base unanime… LREM devient LRMAP: La République marche au pas», a quant à elle ajouté la sénatrice EELV de Paris, Esther Benbassa.

 

 

Macron–Le Pen le choix entre la contrainte de la complexité ou la facilité du simplisme

Macron–Le Pen le choix entre la contrainte de la complexité ou la facilité du simplisme

 

 

Il est clair qu’en France où la formation économique est indigente (la France figure en dernière position dans un classement européen sur cette thématique)  la problématique de la complexité ne constitue pas un argument très vendeur sur le plan électoral. Du coup, les formules simplistes de Marine Le Pen parviennent à persuader les électeurs les plus perdus intellectuellement et économiquement. On passe d’ailleurs facilement du simplisme au caricatural en proposant une sorte de mur fiscal pour imposer tout ce qui vient de l’étranger en s’inspirant au passage d’une taxe à 35 % qui existerait aux États-Unis, ce qui est totalement faux et pas même inscrit dans le projet fiscal de Trump. Comme s’il n’y avait pas de mesures de rétorsion à attendre pour les produits exportés. C’est évidemment ne rien comprendre à l’évolution des processus de production et d’échange. Si la France présente un déficit de croissance et d’emploi elle doit surtout à son manque de compétitivité et de productivité. Bien entendu promettre de travailler moins, de gagner plus sans se préoccuper des équilibres financiers publics et privés est plus facile que d’expliquer la complexité des mutations en cours et la nécessité d’engager des réformes structurelles pour redresser le pays. Le programme de Marine Le Pen se réduit essentiellement à des slogans : « Il faut, il faut, il faut….. » Sans autre explication que des arguments invraisemblables comme le retour au franc, la sortie de l’Europe, la fermeture des frontières ou l’interdiction des importations. Marine Le  Pen  instrumentalise la misère sociale et l’ignorance. Une recette politique qui a toujours réussi aux apprentis sorciers mais pas au progrès et à la paix.

Refus de Mélenchon du front républicain : le choix de la lâcheté

Refus de Mélenchon  du front républicain : le choix de la lâcheté

 

 

Un faute politique grave et un choix de lâcheté chez celui qui s’était fait le champion des valeurs républicaine. Le gauchisme l’a emporté sur la clarté ; Une décision qui discrédite Mélenchon et son parti qui au moment des enjeux essentiels de démocratie se défilent comme d’ailleurs sur certains conflits  politiques internationaux ; Finalement l’anticapitalisme l’anti impérialisme préféré à l’urgence démocratique. Bref, les positions sulfureuses du gauchisme. Et Mélenchon qui devant l’épreuve qui perd le sens de la république ; Certes, sa progression est spectaculaire par rapport à 2012 mais en dépit de ses 19,6%, Jean-Luc Mélenchon reste cantonné à la quatrième place. La même qu’en 2012. Vers 22h, le candidat de la France insoumise est apparu amer, curieusement dubitatif devant les résultats, disant attendre les chiffres «officiels». Il a osé une comparaison des deux qualifiés qui pour lui «n’expriment aucune prise de conscience écologique ni sur le péril qui pèse sur la civilisation humaine et comptent s’en prendre une fois de plus aux acquis sociaux les plus élémentaires du pays». En 2012, il défendait la stratégie du Front (de gauche) contre Front (national) faisant de l’affrontement avec l’extrême droite le principal de ses combats. En 2017, il a refusé de déclencher une consigne de vote immédiate. Tandis qu’un Benoit Hamon appelait ses maigres troupes à voter Emmanuel Macron pour empêcher la victoire de Marine Le Pen, lui a déclaré n’avoir «aucun mandat des 450.000 personnes» qui ont décidé de soutenir sa candidature pour s’exprimer «à leur place». «Chacun, chacune d’entre vous sait en conscience quel est son devoir» a t-il décrété, déclenchant les applaudissements de ses partisans. Et les rugissements de ses collègues politiques qui disent ne pas comprendre cette réserve que certains assimilent à un non-choix voire à un laisser faire.

Démocratie française : sortir du choix entre les bobos gauchos et les réacs racistes ?

Démocratie française : sortir du  choix entre les bobos gauchos et les réacs racistes ?

 

Depuis des dizaines d’années,  la démocratie française se réduit schématiquement à un choix soit entre les bobos gauchos au, soit entre  les réacs racistes. D’un côté, il y a le bloc clairement sur une idéologie théoriquement en rupture avec le capitalisme et de l’autre ceux qui en défendent les principes. Bien sûr il y a des nuances à l’intérieur de ces deux tendances très opposées. L’extrême gauche,  Mélenchon,  frondeurs et les proches de Hollande (hier proches de Jospin ou de Mitterrand) se différencient par leur radicalité mais tous condamnent le capitalisme, la finance ou le marché. Tous proposent la distribution des richesses avant de les avoir produites. À droite, on milite pour le conservatisme sociétal mais aussi économique et social avec là aussi des nuances en matière de xénophobie. On objectera qu’il existe à droite des humanistes et des socio-libéraux. De la même qu’existent  à gauche des progressistes. Autre objection,  les contradictions qui concernent ces deux tendances quand elles se retrouvent  au pouvoir ou finalement elles se laissent manœuvrer parler lobbies et les technocrates.  ces tendances modérées ont toujours été marginalisées dans les deux grands courants. De ce fait les choix de démocratie en France sont demeurés longtemps très manichéens et suscitent d’ailleurs la surprise dans nombre de pays étrangers. Des pays étrangers toujours très surpris que demeurent en France des courants qui se réclament du communisme voire du trotskisme (idéologies condamnés depuis un siècle !). Surpris tout autant que le courant réactionnaire et raciste puisse triompher dans une élection présidentielle. Pour 2017, la tendance bobo gaucho est incarnée par deux candidats trotskistes, par Mélenchon et par Hamon.  La tendance réac raciste étant incarnée par Fillon et Le Pen. Ce qui caractérise la démocratie française, c’est son archaïsme, ses vieilles idées comme ses vieilles pratiques qui consistent  essentiellement à dresser artificiellement une partie de la population contre l’autre de sorte  que la France se trouve paralysée face aux évolutions structurelles qui devraient pourtant s’imposer de manière consciente et active face aux grandes mutations qui affectent le monde. En cause surtout, la sociologie des partis avec à gauche surtout des bobos hors-sol mais qui parlent au nom des couches laborieuses ; avec à droite les bénéficiaires de privilèges qui ressemblent à ceux de l’ancien régime. Pas étonnant qu’une énorme majorité de Français n’espère pas grand-chose de cette élection à moins évidemment de sortir de ces clivages néandertaliens qui flattent les incompréhensions, les peurs et même la haine entre couches sociales.

 

2017 : le choix entre un réac corrompu et une démagogue raciste (aussi corrompue)

2017 : le choix entre un réac corrompu et une démagogue raciste  (aussi corrompue)

C’est en ces termes que résumaient certains journaux étrangers le climat politique en France à la veille des élections présidentielles. Deux  phénomène surprennent  particulièrement la presse étrangère ;  d’abord l’extrême tolérance des Français à l’égard des les affaires politico- financières. Une tolérance relativement ancienne avec des affaires qui ont concerné la IVe République puis  la cinquième. Les plus récentes concernant Chirac, Sarkozy et Fillon mais aussi la gauche avec en particulier l’affaire Cahuzac. Le sentiment général de la presse étrangère notamment dans les pays anglo-saxons c’est que ces affaires auraient dû entraîner la démission immédiate de tous les intéressés. Il faut dire qu’en France l’imagination est sans limite puisqu’on a inventé un objet juridique non identifié à savoir la cour de justice de la république composée essentiellement d’élus pour juger ministres et présidents de la république. Un peu comme si les voleurs de poules se jugeaient eux-mêmes. Au-delà des affaires, le second sujet d’étonnement concerne les deux principaux choix offerts aux électeurs : soit voter pour un hobereau réactionnaire, soit voter pour une marchande d’illusions qui conduira le pays à la faillite. Notons aussi que les deux champions de la rénovation politique, les deux candidats qui s’affiche comme anti systèmes sont en réalité des vrais professionnels de la politique qui ont bien vécu de cette politique et accessoirement de revenus sulfureux qui font l’objet dans les deux cas d’enquêtes judiciaires. D’une certaine façon,  la situation politique en France est à l’image de son économie : décadente. Il n’y a plus en France de choix de gauche puisque la gauche traditionnelle une nouvelle fois s’est noyée au contact de la gestion. La citadelle étant assiégée, les derniers partisans de la gauche se réfugient dans le confortable discours gauchiste qui n’a aucune chance de reconquérir le pouvoir et qui lui évite ainsi le pêché de gouvernance. De toute évidence, si Fillon ou Le Pen devaient être élu, la France s’orienterait vers une catastrophe politique, démocratique et sociale. Aucun des deux candidats ne disposerait en effet de la légitimité nécessaire pour effectuer les réformes qui s’imposent pourtant en France. Pour avoir mis les doigts dans le pot de confiture, c’est deux candidats aurait du mal à convaincre les Français de leur attachement à l’intérêt général.

 

Elections 2017 : « le choix entre un corrompu et une démagogue » (presse étrangère)

Elections 2017 : « le choix entre un corrompu et une démagogue » (presse étrangère)

 

 «Choisir entre un corrompu sans charisme et une démagogue charismatique», indique le journal espagnol « El Periódico », selon lequel François Fillon « sent le cadavre politique ». Emmanuel Macron intéresse. « Son programme combine valeurs de gauche et mesures libérales. Un intéressant cocktail pour qui joue le piano comme Sam dans « Casablanca » », relève « La Vanguardia ».  La presse étrangère est toujours aussi sévère vis-à-vis de François Fillon et de la classe politique française. Après la conférence de presse de l’ancien Premier ministre,  beaucoup ont cependant salué la prestation de François Fillon qui a réussi un extraordinaire numéro de claquettes pour écraser toute velléité de contestation dans son camp sans pour autant apporter la moindre preuve susceptible de le disculper. « Chapeau l’artiste » a dit un correspondant étranger. Mais pour la presse étrangère, une affaire Fillon serait impossible dans nombre de pays. «C’est à la fois très amusant et très intéressant, témoigne Nicole, journaliste à la chaîne allemande ARD. Une affaire d’une telle ampleur n’aurait pas été envisageable en Allemagne. Le candidat aurait dû se retirer immédiatement à la demande du parti.» Et la journaliste de citer le cas de l’ancien président, Christian Wulff, qui avait dû démissionner en 2012 pour un prêt de 500.000 euros contracté auprès de la femme d’un homme d’affaires. «En Allemagne, les salaires des hommes politiques sont plus modestes. Là, on parle de près d’un million d’euros quand même», renchérit un concurrent de Nicole, qui travaille pour la chaîne ZDF. En Grande-Bretagne, l’épisode est vu comme étant symptomatique de la classe politique française, régulièrement empêtrée dans des affaires de ce type. «Chez nous, il est interdit depuis quelques années d’employer sa famille en tant que parlementaire. Jusque-là, on n’avait pas traité cette affaire, mais là on attend de voir ce qu’il va dire parce qu’il était quand même le favori. C’est une catastrophe pour lui», témoigne la correspondante à Paris de la chaîne ITV News. La presse anglaise juge régulièrement que ce type de scandale est «totalement normal en France», jugeait The Independant . Pour le Daily Telegraph sept de conférence de Fillon et » un magnifique écran de fumée.”  Comme le quotidien britannique conservateur, nombreux sont les journaux étrangers à s’interroger aussi sur le fond de l’affaire. Ainsi, The Times estime que “sa posture combative a été perçue comme une tentative désespérée pour sauver sa candidature après deux semaines de scandale qui l’ont conduit de grand favori pour la présidentielle à la troisième place”. Le journal suisse Le Temps a, lui, admiré la stratégie mise en place par l’équipe de François Fillon : Le présidentiable du camp conservateur a fait d’une pierre trois coups, éliminant définitivement tous ceux qui auraient pu songer à se présenter à sa place, mettant les médias au pied du mur en répétant qu’il ne sera pas candidat s’il est mis en examen, et affirmant qu’il a ‘la certitude qu’aucune décision de justice ne viendra désormais perturber son parcours’. La posture est béton.” “Fillon se voit comme l’homme chassé, il ne montre aucun signe d’une prise de conscience”, estime de son côté le journal allemand Zeit Online. The New York Times a également remarqué que, “de manière répétée, M. Fillon a exprimé son mépris et sa colère contre les médias”.  Pour le quotidien espagnol La Vanguardia, l’exposé de François Fillon est la preuve qu’en France, “on peut expier ses péchés grâce à la confession, mais cela laisse des traces” The Daily Telegraph  conclut sur un sentiment partagé par de nombreux médias étrangers « Le problème (de Fillon) est qu’il décrit sa campagne comme une rupture avec le passé. Mais ce genre de scandale ne représente en rien cette intention. Au contraire, c’est juste une illustration supplémentaire de ce refrain bien connu : une règle pour l’élite, une autre pour le reste de la population. »” 

Candidature de François Fillon : le choix entre le renoncement et la déconfiture

Candidature de François Fillon : le choix entre le renoncement et la déconfiture

 

Dans tous les cas de figures la candidature de Fillon est plombée.  Le choix est désormais clair : c’est soit le renoncement, soit la déconfiture au premier tour des présidentielles. Le système de défense de l’intéressé ne tient évidemment pas, il est même d’une insignifiance qui désarçonne. En outre chaque jour, s’ajoutent de nouvelles accusations. La semaine dernière la presse avait révélé que Fillon avait rémunéré son époux à hauteur de 500 000 € comme pseudo assistante parlementaire. Hier on a appris qu’en réalité cette rémunération était de 900 000 €. De plus on a aussi appris que Fillon avait détourné du Sénat des sommes normalement allouées aux assistants parlementaires pour une somme de l’ordre de 25 000 €. Il a aussi rémunéré ses enfants pour une somme de 84 000 € en justifiant qu’ils étaient avocats alors  qu’ils n’étaient qu’étudiants. Dernier avatar de cette affaire la découverte de sa société de conseil « 2 F ». Enfin la rémunération d’un emploi fictif dans le journal d’un milliardaire : la revue des deux mondes où Penelope Fillon n’a jamais mis les pieds. Autant d’éléments injustifiables surtout pour celui qui avait pris la posture de l’homme honnête et de la rigueur. L’embarras est tel chez les  républicains que peu de grosses pointures osent prendre sa défense. Dans la coulisse, on évoque désormais clairement renoncement. Certes la procédure juridique pouvant le condamner pour les différents motifs évoqués n’est pas prête d’aboutir. Le temps juridique n’est pas le temps médiatique ou le temps politique. Ceci étant, les dégâts sont déjà faits dans l’opinion publique et un sondage vient de démontrer que 75 % des Français ne croient pas aux explications de Fillon. Du coup sa popularité va encore continuer de se rétrécir comme peau de chagrin. ‘Il risque très rapidement d’être dépassé par Macron. En clair, le risque c’est que les républicains soient disqualifiés dès le premier tour avec des conséquences inévitables sur les législatives qui vont suivre les présidentielles. Les jours de François Fillon sont-donc comptés? La question d’une candidature alternative à la présidentielle se pose désormais avec gravité dans les rangs de la droite et du centre où l’on redoute des répliques sans fin de l’enquête judiciaire en cours. « Au train où vont les choses, je crains qu’il ne faille rapidement déclencher un plan B », lâche dépité un parlementaire Les Républicains à Reuters. Un autre élu LR décrit un climat « surréaliste » : « Personne n’en parle (de l’affaire-NDLR). Personne ne veut bouger parce que le premier qui bouge est mort », témoigne-t-il. « C’est tellement grave qu’on n’ose pas en parler. Personne ne veut officiellement poser la question (d’un retrait) parce que la poser c’est déjà y répondre », ajoute ce député. Un troisième parlementaire avouait mardi que consigne avait été donnée par l’état-major du candidat de « se taire ». « On devient inaudible, vous imaginez une campagne présidentielle au rythme des démentis et des dénégations? », déplore un élu filloniste. Selon un sondage Elabe pour BFM TV publié mardi, plus de trois quarts des Français (76%) ne sont pas convaincus par la défense de François Fillon, qui, s’il refuse de se soumettre au « tribunal médiatique », a livré des éléments dont l’imprécision a accentué les spéculations. Mardi après-midi, le Canard enchaîné a diffusé de nouvelles informations qui révisent à la hausse le montant perçu par Penelope Fillon et deux des enfants du couple, à plus d’un million d’euros. Plusieurs députés ont relayé mardi matin lors de la réunion de groupe les interrogations, les inquiétudes et la colère des électeurs. « Ça a un effet dévastateur sur le terrain. Ce sont les sommes qui choquent. Ça donne le tournis à ceux qui ont le smic ou à peine plus », témoigne un ancien soutien de Nicolas Sarkozy. « Je n’entends pas trop ‘je vais voter FN’, j’entends un peu ‘je vais voter Macron’, mais ils disent surtout qu’ils vont rester chez eux. Il y a un sentiment de sidération, d’écoeurement et de démobilisation terrible », ajoute-t-il. « Je pense que François Fillon doit parler de son programme, même si c’est plus difficilement audible », plaide le député de la Manche Philippe Gosselin, qui soutenait Alain Juppé pour la primaire. « Il y a une fièvre qui aujourd’hui désespère tout le monde, (…) je crois qu’il faut prendre le temps de se poser un peu, sans pour autant évidemment considérer que tout ça n’est que de l’épiphénomène », a-t-il commenté sur BFM TV. « François Fillon est le vainqueur de la primaire, un vainqueur légitime. (…) Le plan B est un plan qu’on n’a pas à envisager à ce stade ». Certains y pensent pourtant, et « y travaillent », lâche un député. Et de déclarer encore à Reuters : « Le plus grand risque c’est un entre-deux : que Fillon ne soit pas assez déstabilisé pour se retirer mais trop pour être qualifié au second tour de la présidentielle ».

Primaire gauche : le choix entre un apparatchik et un apparatchik

Primaire gauche : le choix entre un apparatchik et un apparatchik

 

Pour nombre d’observateurs politiques il n’y a pas grand-chose de commun entre Benoît à mon et Manuel Valls. Il y a pourtant un point commun essentiel : ce sont tous les deux des apparatchiks. C’est-à-dire des oligarques entrés  vers 20 ans en politique comme on entre en religion et qui œuvrent  depuis une trentaine d’années au sein des structures socialisantes. Pas vraiment des perdreaux de l’année pour opérer le renouvellement qu’ils proposent. Bref, des pros de la politique qui n’ont jamais mis les pieds dans le système productif ou dans une entreprise, ce qui ne les empêche pas de parler à tort et à travers des grandes mutations qui s’y opèrent et de la misère des travailleurs. On pourrait objecter que nombre d’intellectuels n’ont pas non plus mis les pieds dans le monde réel du travail et pourtant ils  théorisent sur les restructurations en cours non seulement sur le terrain économique mais aussi social et sociétal. Une différence de taille toutefois Benoît Hamon et Manuel Valls sont loin d’être des intellectuels. Pour deux raisons,  d’abord ils sont peu diplômés puisqu’il dispose seulement d’une vague licence d’histoire. Deuxièmement parce que leur tempérament ne les incite pas au travail de réflexion et de théorisation. En fait ils récitent, l’un comme l’autre, le latin de leur paroisse politique sans savoir d’ailleurs de quoi il parle. Hamon,  lui,  va au plus court ; ne comprenant pas les évolutions structurelles et scientifiques liées au numérique il en déduit que le travail est condamné. Comme il faut bien vivre, on va taxer les robots pour assurer un revenu universel, un raccourci caricatural de paresseux. Manuel Valls, lui, est plus pertinent sur certaines orientations mais reste approximatif. Il a surtout le défaut de confondre démocratie et autoritarisme. De confondre chef de guerre avec responsable de gouvernement. Bref tout le contraire de Rocard auquel il se réfère pourtant. Idéologiquement il est encore plus perdu que Benoît Hamon .témoins,  les contradictions entre sa campagne électorale et sa ligne politique comme Premier ministre. Manuel Valls slalome selon les circonstances entre un positionnement socialiste obsolète, une posture sociale démocrate et une attitude totalement libérale. Le slalom politique vaut aussi pour Hamon qui a commencé comme rocardien avant de devenir gauchiste (une évolution qui avait réussi à Mitterrand).  Pour les deux apparatchiks,  il s’agit surtout de continuer à exister politiquement. Ces professionnels de la politique en vivent depuis une trentaine d’années, on ne peut guère espérer de convictions autres que la conquête du pouvoir pour perpétuer leur situation.

Air France : après l’arrestation des militants CGT, le choix entre le réformisme ou la révolution stérile

Air France : après l’arrestation des militants CGT, le choix entre le réformisme ou la révolution stérile

 

Après l’arrestation de militant CGT impliqués dans les violences à Air France, on constate comme d’habitude deux  types de réaction très opposés. Les uns très sa gauche et même à l’extrême gauche soutiennent que la violence est à imputer  à la direction d’Air France avec l’annonce des licenciements. De l’autre certains se réjouissent de l’action de la justice réglant au passage des comptes avec le syndicalisme. D’une certaine manière cette opposition illustre bien le débat caricatural sur la situation du syndicalisme en France. Pour schématiser à outrance il y a d’un côté les partisans de la suppression du syndicat, de l’autre ce qui privilégie l’action systématiquement contestataire et même révolutionnaire. Il n’est pas étonnant dans ces conditions que le syndicalisme français soit aussi faible et ne joue  qu’un rôle marginal dans la négociation collective. Il est clair que l’attitude agressive de certains syndicalistes n’est pas tolérable dans une société démocratique moderne pas plus que leur stratégie d’opposition systématique à toute évolution. De ce point de vue on attend que le syndicalisme français fasse sa révolution interne. Cependant la médiocrité génère la médiocrité. En outre l’émergence du syndicat révolutionnaire SUD a grandement favorisé la radicalisation des syndicats concurrents. En fait un syndicat révolutionnaire mélange d’extrême gauche, d’anarchistes et de corporatistes. Dans cet environnement la modernité syndicale portée surtout par la CFDT, parfois par la CGC et l’UNSA a du mal à émerger. Et certains militants de base se laissent entraîner sur la voie d’une radicalité inutile et contre-productive. D’une certaine manière les militants impliqués dans la violence Air France sont aussi les victimes de la stratégie irresponsable de leur organisation. A cet égard il faut regretter que l’évolution de la CGT impulsée par son ancien secrétaire général Bernard Thibault ait été stoppée après son départ.   Au moins cinq militants appartiennent donc à la CGT. Des militants de base de la branche fret d’Air France (Air France Cargo) mais aussi un délégué CGT. Le sixième manifestant entendu par les enquêteurs dépend, lui, de la direction de la maintenance, mais on ne connaît pas son éventuelle appartenance syndicale. Ces six personnes sont gardées à vue dans les locaux de la Police de l’Air et des Frontières, à Roissy, depuis les premières heures de la matinée. Leur garde à vue peut théoriquement durer 48 heures. Mais ce lundi soir, l’un d’entre eux a été relâché, sans qu’il soit possible de savoir lequel. Elles sont sous le coup d’une mise en examen pour « violences volontaires en réunion » et « entrave au déroulement du comité d’entreprise ». Des faits passibles de 5 ans de prison. Au total, une dizaine de personnes seraient dans le viseur de la justice, après avoir été identifiées sur les vidéos tournées pendant les violences. Il pourrait donc y avoir d’autres interpellations dans les heures qui viennent. En fin d’après-midi, 200 à 300 personnes ont manifesté devant l’entrée d’Air France Cargo, à Roissy, pour dénoncer ces interpellations et marquer leur solidarité avec les gardés à vue. Quelques figures politiques de gauche sont venues accompagner les manifestants, comme Pierre Laurent et Olivier Besançenot.  »Ce qui s’est passé le 5 octobre, c’était un cri de colère, pas un lynchage« , a déclaré Marc Hoquet, mécanicien à Orly et délégué Sud.

Grèce-Merkel : un choix historique

Grèce-Merkel : un choix historique

 

Normalement Merkel est appelée à faire un choix historique lors du sommet européen concernant la Grèce, soit un nouveau plan d’aide pour sauver la Grèce ( et mécontenter les allemands), soit le défaut ( Grexit) et le risque de déstabiliser la zone euro et une croissance déjà atone. Du coup, on pourraiat choir uen troisième voix, prolonger encore et déboucher sur uen solution provisoire avec une aide très limitée en volume et dans le temps. En principe La chancelière allemande Angela Merkel devra donc  faire un « choix difficile », lundi à Bruxelles, lors du sommet extraordinaire de la zone euro, souligne le ministre grec des Finances Yanis Varoufakis dans un entretien publié samedi, laissant entendre que la balle est dans le camp de Berlin. La Grèce, qui doit rembourser le 30 juin 1,6 milliard d’euros au Fonds monétaire international (FMI), risque d’en être incapable si elle ne parvient pas à s’entendre d’ici là avec ses créanciers sur un programme de réformes à même de les convaincre de débloquer une nouvelle tranche d’aide. Jugeant qu’elles ne feront qu’aggraver la situation économique et sociale, Athènes s’oppose toutefois à leurs exigences et les négociations sont dans l’impasse. Sans nouvelles propositions de la partie grecque, les Etats membres de la zone euro réfléchiront aux conséquences d’un défaut de paiement, ont averti vendredi des responsables européens. Bref la fermeté de l’Europe pourraiat bien être menacée par la grande trouille d’uen crise économique et financière dans la zone euro voire au-delà.

2017 : le choix entre la peste ou le choléra

2017 : le choix  entre la peste ou le choléra

 

Pas de quoi vraiment s’enthousiasmer à légard des têtes d’affiche pour 2017, ce sera même un choix entre la peste et le choléra dès le premier tour. Comme depuis élection de Mitterrand, en France on  ne vote pas  le plus souvent pas pour  un candidat mais contre celui qu’on ne veut pas voir accéder au pouvoir. Une sorte de vote d’obstruction  en quelque sorte. C’est là l’ambigüité démocratique, les élus se croient invertis pour appliquer leur programme alors qu’en fait c’est un vote pour dire non au candidat concurrent. Pas un vote d’adhésion, un vote de protestation. A cet égard la présence  de Hollande et de Sarkozy notamment  offre une opportunité pour Marine Lepen même si au second tour elle parait n’avoir  aucune chance. En effet la  posture d’opposition de Marine Lepen est appréciée par une partie non négligeable des Français mais pas son programme. Reste que le rejet de la classe politique est tellement grand surtout à l’égard de chevaux de retour comme Sarkozy et Hollande que le score de le Pen pourrait surprendre.  Bref il faudra choisir entre la peste et le choléra. Une élection par avance décevante car aucune personnalité n’a la stature du chef d’Etat qui aurait les capacités affronter les enjeux du moment. Des politiciens, oui , mais des hommes d’état, non. Il suffit pour sen persuader d’écouter avec attention le fond mais auusi la forme de leur propos, tout juste des discours de camelots  d’arrière salles de bistrot sans vision, sans compétence, sans hauteur. Tous des politicard professionnels, bref tout se résume à des luttes intérieures à l’oligarchie là où il faudrait l’union de toute les forces démocratiques pour redresser le pays, le mobiliser, engager vraiment les reformes de structure qui plombent la compétitivité, bousculer les institutions qui pérennisent gaspillages, inégalités et bureaucratie. Rien ne pourra changer car il faut l’aval des appareils politiques pour des chances d’être élu.  La France est en faiat engluée dans une constition qui paralyse toute évolution et perpétue les clivages artificiels et désuets.

Elections européennes : le choix entre l’incompétence …et l’incompétence

Elections européennes : le choix entre l’incompétence …et l’incompétence

 

Le choix est limité pour ces élections européennes, ou choisi r les pro-européens béats ou choisir les anti-européens primaires. D’un coté en gros la droite et le PS qui suivent bêtement la politique économique suicidaire de l’Europe, celle qui impose l’austérité, qui tue la croissance et fait grimper le chômage ; de l’autre ceux qui veulent quitter l’Europe ( avec des positions intermédiaires de partis très minoritaires, eux aussi assez contradictoires) ; En réalité ce n’est pas l’idée même de l’Europe qui est en cause mais l’union économique, sa philosophie, sa bureaucratie, son aveuglement ; une Europe en fait totalement dirigée par l’Allemagne mais dont les orientations ne sont pas adaptées à nombre de pays notamment du sud ( France y compris). Pour résumer une incompétence généralisée comme choix qui va sans doute conduire 60% des Français à ne pas voter. D’autant que l’expansionnisme incontrôlé de l’union européennes a fait entrer des pays incapables de s’inscrire dans un processus d’harmonisation fiscale, sociale, environnementale voire même de sécurité avant des dizaines d’années (sans parler de la corruption et des mafias). Un expansionnisme voulu surtout par l’Allemagne et les idéologues de Bruxelles. Avec une telle dimension l’union européenne ne peut avancer de manière cohérente. Mais cette extension est largement soutenue par les grands groupes qui voit là l’opportunité d’une part de nouveaux marchés, d’autre par de délocaliser. Pourtant quitter maintenant l’union économique constituerait une catastrophe économique avec immédiatement une dévaluation de 20 à 30% de la monnaie et du pouvoir d’achat. Si la responsabilité incombe en partie à L’Europe elle provient auusi de l’incurie de la politique française caractérisée depuis trente ans par son endettement, l’abandon de son industrie, sa surfiscalité, sa bureaucratie, son système éducatif, un système de redistribution social aveugle qui ne fait pas le tri entre la nécessaire solidarité et les abus de ceux qui vivent du système. Du coup le débat est complètement caricatural. Le vote des européennes va se résumer à l’abstention et un vote anti Hollande. Ce qui est en cause c’est la réorientation totale de la politique européenne qui devrait concentrer toute son énergie sur la relance de la croissance et de l’emploi, étaler dans le temps la réduction des déficits, abandonner sa folie bureaucratique dans nombre de domaines, prendre en compte les questions concrètes des européens. La France ne pèse plus rien en Europe, elle est incapable impulser un renouveau des orientations. Des orientations qui pour l’instant ont essentiellement été mises au service du sauvetage des banques (qui continuent pourtant de spéculer) et de l’euro fort. Sûrement pas au service des politiques industrielles, de la croissance et de l’emploi. C’est l’Europe des élites béates et des fonctionnaires zélés, pas celle des citoyens. Mais avec les antis européens primaires, c’est le chaos annoncé.

Démocratie française : le choix entre des incompétents et/ou des voyous

Démocratie française : le choix  entre des incompétents et/ou  des voyous

La France est en face d’un choix très contraint en matière de démocratie, soit elle opte pour l’élection d’incompétents, soit elle choisit des affairistes. Certains cumulant t les deux qualités. Globalement cependant c’est  surtout l’incompétence des élus qui est en cause et cela à tous les niveaux de responsabilité politique. A cet égard les collectivités  locales  ne sont guère mieux gérées que l’Etat. D’une manière générale la décentralisation a généré des une gabegie financière qui se traduit notamment par un su endettement et la montée de la fiscalité locale. En cause évidemment la sociologie de nos élus pour la plupart des fonctionnaires convaincus que la fiscalité et la bureaucratie sont les deux leviers essentiels d’une bonne gouvernance. Pas étonnant que les institutions, les partis, d’une manière générale les organisations dites représentatives soient autant discrédités auprès de l’opinion.  A cela s’ajoute des institutions obsolètes, une sorte de monarchie républicaine qui assure certes la stabilité politique mais aussi en même temps l’immobilisme et la médiocrité. Du coup quand la croissance fait défaut les tares françaises sont encore renforcées Exemple d’Alstom fleuron de l’industrie française illustre bien la paralysie de nos élites devant les choix stratégiques ; d’une coté Hollande propose  pour un deal énergétique avec l’Allemagne mais de l’autre il va laisser  filer Alstom chez l’américain GE, se contentant des promesses sur le maintien de emploi, des promesses du type de celles de Mittal qui ne durent que l’espace de quelques printemps. Qui connait quelque chose à ce dossier ? Hollande l’apparatchik, Sapin le fonctionnaire, Montebourg le flambeur inefficace ? Et Ségolène qui d’habitude s’exprime sur tout se tait sur ce dossier qui pourtant est directement lié aux enjeux écologiques (maitrise et diversification de l’énergie, politique des transports) °. Pourtant la quasi-totalité des commandes d’Alstom sont des commandes publiques (Etat, collectivités locales), des commandes facturées au prix fort qui ont notamment plombé les déficits de la SNCF, d’EDF ou des collectivités. (Faute de concurrence à l’époque). L’adhésion de Hollande à l’irresponsable politique austérité de l’Europe est un autre exemple de cette incurie de la gouvernance. Comment en effet résorber des déficits en quelques années alors que la croissance est insignifiante alors que ces déséquilibres budgétaires sont le fruit d’un endettement de plus de 30 ans Si le rétablissement de grands équilibres est nécessaire,  il est suicidaire de voulait le réaliser en si peu de temps et dans une période de crise économique. La réalité c’est que nos élus n’ont en fait aucune vision, aucune stratégie, sans doute pour beaucoup aucune conviction et qu’ils naviguent au gré des modes des experts autoproclamés la plupart récemment convertis aux vertus de l’ultra libéralisme mais qui hésiteront pas à changer de religion après le séisme politique des élections européennes.

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