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Choisir entre déficit et modèle social ?

Choisir entre déficit et modèle social ?

Entre protection sociale coûteuse et pression sur les recettes, l’État est confronté à un dilemme : préserver la solidarité ou relancer la compétitivité ? Trois pistes s’affrontent : désocialisation, TVA sociale, ou élargissement de l’assiette contributive. Faut-il changer de cap ou adapter notre financement sans renier nos valeurs ? Par Gérard Fonouni-Farde, professeur agrégé émérite d’économie (*). dans La Tribune.

Le déficit budgétaire de la France pourrait atteindre les 5,8 % du PIB en 2025. Le dérapage des finances publiques s’explique pour beaucoup par la baisse des impôts et des cotisations patronales justifiées par la politique économique de l’offre. Cependant, ce dérapage est également lié à la hausse des dépenses sociales et plus particulièrement à celles de la santé et des retraites représentant à elles seules près de 60 % des dépenses publiques. Selon une certaine doctrine économique, notre protection sociale serait ainsi la principale cause de cette hausse aggravant le déficit public.

La France, depuis 1945, a fait le choix d’une protection sociale forte grâce à la mise en place d’un système de répartition par opposition à un système de capitalisation. Un modèle social qui repose sur la solidarité et sur la séparation du risque social et de la cotisation de l’assuré. Un système financé essentiellement par les cotisations sociales salariales et patronales assises uniquement sur les revenus du travail. Depuis quelques années, cette progression des dépenses sociales creuse le déficit de la Sécurité sociale. Celui-ci est passé 10,8 en 2023 à 22,1 milliards d’euros en 2025.

Face à des dépenses sociales qui augmentent, et devant un déficit public qui s’aggrave, faut-il réduire les dépenses sociales au risque d’affaiblir la finalité de notre modèle social, ou faut-il accroître les cotisations sociales au risque d’amoindrir la compétitivité et le pouvoir d’achat des ménages ?

Face à ce dilemme économique et social, les Pouvoirs publics disposent de plusieurs actions économiques.

Baisser les dépenses sociales pour réduire le déficit, menace notre modèle social…
La première est celle de la désocialisation de certaines dépenses de santé. Pour certains économistes, en transférant une partie de celles-ci au secteur privé, c’est-à-dire faisant supporter le coût de leur prise en charge collective par l’assurance privée permettait de réduire fortement le déficit public.

Or, cette mesure ne résoudrait pas le problème. Elle ne ferait qu’aggraver les inégalités et appauvrir certains ménages puisqu’une partie des soins reposerait sur les règles de l’assurance privée et non plus sur celles de la solidarité. Le coût de la prise en charge individuelle serait ainsi proportionnel à la gravité de la maladie. Cette proportionnalité remettrait en cause le caractère universel et égalitaire du droit à la santé pour tous, créant ainsi une santé à deux vitesses, celle des riches et celle des pauvres.

Quant à la seconde mesure, elle consiste à agir sur les recettes en réintroduisant l’idée d’une TVA sociale se substituant aux cotisations sociales afin de financer ces dépenses par la consommation.

Ce basculement des cotisations vers la TVA ne ferait gagner du pouvoir d’achat aux ménages et de la compétitivité aux entreprises, qu’à la condition que celles-ci baissent leurs prix hors taxes.

Or, beaucoup d’entre elles préfèreront augmenter leurs marges plutôt que de baisser leurs prix. Dans ce cas, la TVA sociale se traduirait par de l’inflation et donc par une diminution du pouvoir d’achat des ménages modestes, rendant ainsi cet impôt sur la consommation encore plus injuste qu’il ne l’était auparavant. Dès lors, il devient difficile de justifier une telle mesure.

C’est pourquoi il semblerait plus efficace et plus juste d’élargir l’assiette du financement de ces dépenses sociales aux revenus du capital financier plutôt que sur la consommation.

Mettre à contribution les revenus du capital par la mise en place d’une cotisation sociale spécifique sur le capital financier permettrait de ne plus faire supporter l’effort social de la Nation que sur les revenus du travail. Ce qui donnerait lieu à davantage de recettes sociales nécessaires au financement de ces dépenses sans amoindrir la compétitivité des entreprises et sans pénaliser l’emploi.

L’effort social serait alors moins lourd à supporter puisqu’il serait mieux réparti sur l’ensemble des revenus. Cela serait ainsi bénéfique à l’ensemble de notre économie, évitant ainsi les risques d’une austérité. Cette troisième mesure serait l’occasion de réduire progressivement les déficits publics sans mettre à mal notre modèle social !

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(*) Gérard Fonouni-Farde est professeur agrégé émérite d’économie. Il est notamment l’auteur de L’économie en quatre leçons, paru chez L’Harmattan en 2022.

Élections présidentielles États-Unis : les Américains vont-ils choisir un abruti et un voleur ?

Élections présidentielles   États-Unis : les Américains vont-ils choisir un abruti et un voleur ?

 

 On peut à juste titre s’interroger sur le risque que pourraient prendre les Américains en choisissant comme futur président un abruti et un voleur. On objectera qu’en France le niveau politique général bien qu’affaibli est cependant supérieur à celui des États-Unis ou le fric commande tout. En outre, le fait d’avoir choisi l’inconsistant Macron nous discrédite un peu quant à la pertinence de nos choix politiques. La France a en effet élu un adolescent condescendant et incompétent là où il y avait besoin de maturité et de vision stratégique.

Aux États-Unis où tout est permis on peut exprimer toutes les promesses, dire toutes les insultes y compris les plus personnelles. Trump fait du Trump. Ce qu’il a toujours fait en évitant d’ailleurs de faire des études et en trichant en permanence sur son patrimoine porté à bout de bras par des banques auxquels il a menti mais qui d’une façon ou d’une autre sont contraintes d’être solidaire des folies du milliardaire.

La vérité c’est que Trump n’a aucun projet, aucune visée stratégique voire aucune idéologie. Il peut changer de position à chaque instant en l’enveloppant dans son délire verbal inconsistant et d’une pauvreté intellectuelle qui désarme.

Il promet tout simplement de régler tous les problèmes mondiaux d’un claquement de doigt. En face évidemment les autres grandes puissances politiques se réjouissent de la médiocrité d’un tel responsable notamment Poutine et les Chinois..
L’Europe subira sans doute aussi les conséquences de ce choix irrationnel avec la volonté américaine de ce désengager d’un continent qui présente moins d’intérêt pour elle que par exemple la zone asiatique.

Notons cependant que l’ascension de Trump est également due à un excès de bureaucratisation chez les démocrates englués eux aussi comme en Europe et en France dans des systèmes procéduriers et le copinage.

 

Élections présidentielles États-Unis : les Américains vont-ils choisir un abruti et un voleur ?

Élections présidentielles États-Unis : les Américains vont-ils choisir un abruti et un voleur ?

 

 On peut à juste titre s’interroger sur le risque que pourraient prendre les Américains en choisissant comme futur président un abruti et un voleur. On objectera qu’en France le niveau politique général bien qu’affaibli est cependant supérieur à celui des États-Unis ou le fric commande tout. En outre, le fait d’avoir choisi l’inconsistant Macron nous discrédite un peu quant à la pertinence de nos choix politiques. La France a en effet élu un adolescent condescendant et incompétent là où il y avait besoin de maturité et de vision stratégique.

Aux États-Unis où tout est permis on peut exprimer toutes les promesses, dire toutes les insultes y compris les plus personnelles. Trump fait du Trump. Ce qu’il a toujours fait en évitant d’ailleurs de faire des études et en trichant en permanence sur son patrimoine porté à bout de bras par des banques auxquels il a menti mais qui d’une façon ou d’une autre sont contraintes d’être solidaire des folies du milliardaire.

La vérité c’est que Trump n’a aucun projet, aucune visée stratégique voire aucune idéologie. Il peut changer de position à chaque instant en l’enveloppant dans son délire verbal inconsistant et d’une pauvreté intellectuelle qui désarme.

Il promet tout simplement de régler tous les problèmes mondiaux d’un claquement de doigt. En face évidemment les autres grandes puissances politiques se réjouissent de la médiocrité d’un tel responsable notamment Poutine et les Chinois..
L’Europe subira sans doute aussi les conséquences de ce choix irrationnel avec la volonté américaine de ce désengager d’un continent qui présente moins d’intérêt pour elle que par exemple la zone asiatique.

Notons cependant que l’ascension de Trump est également due à un excès de bureaucratisation chez les démocrates englués eux aussi comme en Europe et en France dans des systèmes procéduriers et le copinage.

 

Élections États-Unis : les Américains vont-ils choisir un abruti et un voleur ?

Élections  États-Unis : les Américains vont-ils choisir un abruti et un voleur ?

 

 On peut à juste titre s’interroger sur le risque que pourraient prendre les Américains en choisissant comme futur président un abruti et un voleur. On objectera qu’en France le niveau politique général bien qu’affaibli est cependant supérieur à celui des États-Unis ou le fric commande tout. En outre, le fait d’avoir choisi l’inconsistant Macron nous discrédite un peu quant à la pertinence de nos choix politiques. La France a en effet élu un adolescent condescendant et incompétent là où il y avait besoin de maturité et de vision stratégique.

Aux États-Unis où tout est permis on peut exprimer toutes les promesses, dire toutes les insultes y compris les plus personnelles. Trump fait du Trump. Ce qu’il a toujours fait en évitant d’ailleurs de faire des études et en trichant en permanence sur son patrimoine porté à bout de bras par des banques auxquels il a menti mais qui d’une façon ou d’une autre sont contraintes d’être solidaire des folies du milliardaire.

La vérité c’est que Trump n’a aucun projet, aucune visée stratégique voire aucune idéologie. Il peut changer de position à chaque instant en l’enveloppant dans son délire verbal inconsistant et d’une pauvreté intellectuelle qui désarme.

Il promet tout simplement de régler tous les problèmes mondiaux d’un claquement de doigt. En face évidemment les autres grandes puissances politiques se réjouissent de la médiocrité d’un tel responsable notamment Poutine et les Chinois..
L’Europe subira sans doute aussi les conséquences de ce choix irrationnel avec la volonté américaine de ce désengager d’un continent qui présente moins d’intérêt pour elle que par exemple la zone asiatique.

Notons cependant que l’ascension de Trump est également due à un excès de bureaucratisation chez les démocrates englués eux aussi comme en Europe et en France dans des systèmes procéduriers et le copinage.

 

Politique- Élections présidentielles États-Unis : les Américains vont-ils choisir un abruti et un voleur ?

Politique- Élections présidentielles États-Unis : les Américains vont-ils choisir un abruti et un voleur ? On peut à juste titre s’interroger sur le risque que pourraient prendre les Américains en choisissant comme futur président un abruti et un voleur. On objectera qu’en France le niveau politique général bien qu’affaibli est cependant supérieur à celui des États-Unis ou le fric commande tout. En outre, le fait d’avoir choisi l’inconsistant Macron nous discrédite un peu quant à la pertinence de nos choix politiques. La France a en effet élu un adolescent condescendant et incompétent là où il y avait besoin de maturité et de vision stratégique.

Aux États-Unis où tout est permis on peut exprimer toutes les promesses, dire toutes les insultes y compris les plus personnelles. Trump fait du Trump. Ce qu’il a toujours fait en évitant d’ailleurs de faire des études et en trichant en permanence sur son patrimoine porté à bout de bras par des banques auxquels il a menti mais qui d’une façon ou d’une autre sont contraintes d’être solidaire des folies du milliardaire.

La vérité c’est que Trump n’a aucun projet, aucune visée stratégique voire aucune idéologie. Il peut changer de position à chaque instant en l’enveloppant dans son délire verbal inconsistant et d’une pauvreté intellectuelle qui désarme.

Il promet tout simplement de régler tous les problèmes mondiaux d’un claquement de doigt. En face évidemment les autres grandes puissances politiques se réjouissent de la médiocrité d’un tel responsable notamment Poutine et les Chinois..
L’Europe subira sans doute aussi les conséquences de ce choix irrationnel avec la volonté américaine de ce désengager d’un continent qui présente moins d’intérêt pour elle que par exemple la zone asiatique.

Notons cependant que l’ascension de Trump est également due à un excès de bureaucratisation chez les démocrates englués eux aussi comme en Europe et en France dans des systèmes procéduriers et le copinage.

 

Élections présidentielles États-Unis : les Américains vont-ils choisir un abruti et un voleur

Élections présidentielles États-Unis : les Américains vont-ils choisir un abruti et un voleur
On peut à juste titre s’interroger sur le risque que pourraient prendre les Américains en choisissant comme futur président un abruti et un voleur. On objectera qu’en France le niveau politique général bien qu’affaibli est cependant supérieur à celui des États-Unis ou le fric commande tout. En outre, le fait d’avoir choisi l’inconsistant Macron nous discrédite un peu quant à la pertinence de nos choix politiques. La France a en effet élu un adolescent condescendant et incompétent là où il y avait besoin de maturité et de vision stratégique.

Aux États-Unis où tout est permis on peut exprimer toutes les promesses, dire toutes les insultes y compris les plus personnelles. Trump fait du Trump. Ce qu’il a toujours fait en évitant d’ailleurs de faire des études et en trichant en permanence sur son patrimoine porté à bout de bras par des banques auxquels il a menti mais qui d’une façon ou d’une autre sont contraintes d’être solidaire des folies du milliardaire.

La vérité c’est que Trump n’a aucun projet, aucune visée stratégique voire aucune idéologie. Il peut changer de position à chaque instant en l’enveloppant dans son délire verbal inconsistant et d’une pauvreté intellectuelle qui désarme.

Il promet tout simplement de régler tous les problèmes mondiaux d’un claquement de doigt. En face évidemment les autres grandes puissances électriques politiques se réjouissent de la médiocrité d’un tel responsable notamment Poutine et les Chinois..
L’Europe subira sans doute aussi les conséquences de ce choix irrationnel avec la volonté américaine de ce désengager d’un continent qui présente moins d’intérêt pour elle que par exemple la zone asiatique.

Notons cependant que l’ascension de Trump est également due à un excès de bureaucratisation chez les démocrates englués eux aussi comme en Europe et en France dans des systèmes procéduriers et le copinage.

 

«C’est au président de choisir le gouvernement !»

 «C’est au président de choisir le gouvernement !»

 

D’une certaine manière François Bayrou conteste fermement la dernière lettre du président renvoyant la responsabilité de sortir du chaos politique actuel aux différents courants de l’assemblée. Pour lui, c’est au président de prendre sa responsabilité, c’est au président de désigner le premier ministre et de choisir le gouvernement. Ce qu’il rappelle dans une interview au JDD. Les partis et le président jouent  au chat et à la souris pour ne pas porter la responsabilité de la chienlit.

Nous sommes le 14 Juillet, jour de fête nationale censé rassembler les Français, or le pays et ses représentants n’ont jamais paru aussi divisés, voire opposés. Qu’est-ce que cela vous inspire ?

François Bayrou. L’unité du pays est l’enjeu capital. Si nous ne parvenons pas à la reconstruire, nous n’arriverons à rien, singulièrement dans les temps que nous vivons. Parce que les défis du monde et les défis intérieurs sont immenses et paraissent insolubles. La France a ce génie d’avoir toujours surmonté les plus graves difficultés à une condition, celle de trouver son unité. C’est ce qui s’est passé après 1958. C’est d’autant plus nécessaire que les Français, on le sait depuis la Gaule de Jules César, ont le génie de la division. C’est leur ADN le plus dangereux. Nous le mesurons aujourd’hui : non seulement le pays est divisé entre des courants politiques différents, mais ces courants politiques sont eux-mêmes fracturés et implosent en direct tous les jours sous les yeux des Français désespérés.

 

 

Consommation -Miel frelaté : plainte de l’UFC Que Choisir

Consommation -Miel frelaté :  plainte de l’UFC Que Choisir

 L’UFC-Que Choisir a annoncé ce mercredi avoir déposé une plainte auprès du tribunal judiciaire de Paris contre Famille Michaud Apiculteurs, dénonçant une « pratique commerciale trompeuse » sur l’origine des miels.

 

Selon l’association de défense des consommateurs, qui parle de « french washing », l’entreprise utilise un « marketing artificiel » pour « franciser » des mélanges de miels français et étrangers voire « simplement importés ».

Des bénévoles de l’UFC-Que Choisir ont mené une enquête dans des supermarchés, au cours de laquelle ont été relevé des pots de miel dont les emballages « laissent croire à un miel exclusivement français », alors qu’il s’agit de miel partiellement ou totalement étranger, explique l’association dans son communiqué. « Plusieurs produits » de l’entreprise Famille Michaud Apiculteurs, connue pour les marques Lune de Miel, Miel l’Apiculteur ou Famille Michaud, sont concernés, précise-t-elle.

 L’association déplore que, sur certains produits, les mentions sur l’origine française de l’entreprise et la localisation dans les Pyrénées de la mise en pot soient « survalorisées » sur l’emballage, alors qu’il s’agit de miels importés de pays étrangers. Par ailleurs, sur d’autres produits, elle pointe du doigt l’utilisation d’une mention « miel de nos terroirs » associée au visuel rappelant un village français, ainsi qu’une carte de France sur le couvercle, pour un miel récolté en partie en Espagne.

En outre, « l’origine exacte des produits est souvent reléguée en petits caractères à l’arrière des pots voire même sur le capuchon et via des abréviations parfois peu intelligibles », ajoute l’association.

Les miels frelatés sont coupés avec des sirops de sucre à base de riz, de blé ou de betterave sucrière dans le but d’en augmenter le volume. Cette pratique est interdite depuis une législation qui a vingt ans. Les trafiquants utilisent aussi des additifs et des colorants pour falsifier la véritable source botanique du miel. L’origine géographique réelle du miel est également falsifiée…

Les Européens sont particulièrement friands de miel : la production européenne était de 218 000 tonnes en 2020 (12 % du marché mondial) mais elle ne comble pas les besoins. En dépit de 20 millions de ruches en Europe, l’importation (175 000 tonnes en 2020) demeure donc nécessaire et ouvre un large champ à toutes sortes de fraudes… La Chine est, de loin, le premier producteur mondial (458 000 tonnes en 2020). « Le prix de production de miel en Chine est estimé à 3 euros le kilo alors qu’il rentre dans l’Union européenne à moins de 2 euros le kilo », relève l’eurodéputée Irène Tolleret (Renew), de la Commission Agri du Parlement européen.

 

Miel frelaté : l’UFC que choisir porte plainte

Miel frelaté : l’UFC que choisir porte plainte

 L’UFC-Que Choisir a annoncé ce mercredi avoir déposé une plainte auprès du tribunal judiciaire de Paris contre Famille Michaud Apiculteurs, dénonçant une « pratique commerciale trompeuse » sur l’origine des miels.

 

Selon l’association de défense des consommateurs, qui parle de « french washing », l’entreprise utilise un « marketing artificiel » pour « franciser » des mélanges de miels français et étrangers voire « simplement importés ».

Des bénévoles de l’UFC-Que Choisir ont mené une enquête dans des supermarchés, au cours de laquelle ont été relevé des pots de miel dont les emballages « laissent croire à un miel exclusivement français », alors qu’il s’agit de miel partiellement ou totalement étranger, explique l’association dans son communiqué. « Plusieurs produits » de l’entreprise Famille Michaud Apiculteurs, connue pour les marques Lune de Miel, Miel l’Apiculteur ou Famille Michaud, sont concernés, précise-t-elle.

 L’association déplore que, sur certains produits, les mentions sur l’origine française de l’entreprise et la localisation dans les Pyrénées de la mise en pot soient « survalorisées » sur l’emballage, alors qu’il s’agit de miels importés de pays étrangers. Par ailleurs, sur d’autres produits, elle pointe du doigt l’utilisation d’une mention « miel de nos terroirs » associée au visuel rappelant un village français, ainsi qu’une carte de France sur le couvercle, pour un miel récolté en partie en Espagne.

En outre, « l’origine exacte des produits est souvent reléguée en petits caractères à l’arrière des pots voire même sur le capuchon et via des abréviations parfois peu intelligibles », ajoute l’association.

Les miels frelatés sont coupés avec des sirops de sucre à base de riz, de blé ou de betterave sucrière dans le but d’en augmenter le volume. Cette pratique est interdite depuis une législation qui a vingt ans. Les trafiquants utilisent aussi des additifs et des colorants pour falsifier la véritable source botanique du miel. L’origine géographique réelle du miel est également falsifiée…

Les Européens sont particulièrement friands de miel : la production européenne était de 218 000 tonnes en 2020 (12 % du marché mondial) mais elle ne comble pas les besoins. En dépit de 20 millions de ruches en Europe, l’importation (175 000 tonnes en 2020) demeure donc nécessaire et ouvre un large champ à toutes sortes de fraudes… La Chine est, de loin, le premier producteur mondial (458 000 tonnes en 2020). « Le prix de production de miel en Chine est estimé à 3 euros le kilo alors qu’il rentre dans l’Union européenne à moins de 2 euros le kilo », relève l’eurodéputée Irène Tolleret (Renew), de la Commission Agri du Parlement européen.

 

Politique économique : choisir entre la récession ou l’inflation ?

Politique économique : choisir entre la récession ou l’inflation ?

Nombre d’experts patentés surtout néolibéraux considèrent que le choix du ralentissement de l’économie voire de la récession est préférable au maintien de l’inflation.

Ce qu’oublient cependant ces experts distingués c’est qu’aujourd’hui il n’y a pas le choix entre récession et inflation mais qu’on risque de subir les deux phénomènes en même temps. C’est encore le cas en 2023.

Il est de bon ton d’affirmer que l’inflation est intenable et que pour la contenir il faut sérieusement affaiblir la croissance, développer le chômage et empêcher la spirale salaire prix.

On oublie que la science économique est une science molle en tout cas qui ne peut prétendre à l’exactitude scientifique, elle est soumise à des réactions des acteurs économiques le plus souvent insuffisamment prises en compte. Ainsi par exemple face au phénomène de l’inflation, les ménages ont déjà réagi en réduisant le coût moyen du panier concernant l’alimentation. Le résultat sera une baisse de la consommation et derrière de la croissance.

Une partie de l’inflation sera combattue de cette manière mais l’inflation contrairement encore aux dires des mêmes experts n’est nullement uniquement conjoncturelle, elle est aussi structurelle et va donc s’installer dans le temps. En cause , la moindre dépendance vis-à-vis de la Chine qui renchérit les coûts de production, le réajustement des monnaies ( notamment la baisse de l’euro), les préoccupations environnementales et l’augmentation générale des matières premières et de l’énergie.

Il n’y aura donc pas à choisir entre récession et inflation. L’économie européenne ( et la moitié environ du monde d’après le FMI) va cumuler les deux. L’inflation en 2023 par exemple sera a du même ordre qu’en 2022 .

Ceux qui proposent la récession pour lutter contre l’inflation ont en fait un autre objectif : limiter à tout prix l’augmentation du pouvoir d’achat. Or il n’est pas démontré qu’une certaine inflation soit forcément contradictoire avec un développement économique de l’activité. Par contre, une fois la tendance baissière de la croissance installée personne ne sait quand le PIB peut se redresser. La crise peut alors durer plusieurs années .

Brefs certains économistes ont encore besoin de réviser leurs théories.

Société-Choisir entre l’environnement et le pétrole ?

Société-Choisir entre l’environnement et le pétrole ?

Une rencontre entre le climatologue Jean Jouzel et le PDG de Total, Patrick Pouyanné, a viré au dialogue de sourds. Entre l’urgence à agir et les intérêts des majors du pétrole, huit responsables du Parti socialiste, dont Olivier Faure, Johanna Rolland et Boris Vallaud, appellent, dans une tribune au « Monde », l’Etat à prendre parti en sortant de l’inaction.

« A la fin, j’en ai marre », a lâché le climatologue Jean Jouzel, de retour de l’université d’été du Medef où il dit avoir reçu un accueil glacial, le 29 août. Son crime ? Avoir rappelé, devant un parterre de chefs d’entreprise et face à Patrick Pouyanné, président de TotalEnergies que, « pour limiter le réchauffement à 1,5 °C, nous n’avons plus que cinq ans d’émissions au rythme actuel » et qu’il fallait, en conséquence, arrêter d’investir dès maintenant dans les énergies fossiles, comme le martèlent le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) et l’Agence internationale de l’énergie. « J’ai décrit les choses telles qu’elles sont », a déclaré le célèbre climatologue.

Pourtant, il s’est vu fermement congédié par Patrick Pouyanné, qui lui a rétorqué : « Cette transition, je suis désolée Jean, mais elle prendra du temps. J’assume de poursuivre mes investissements pétro-gaziers car la demande croît. Je respecte l’avis des scientifiques mais il y a la vie réelle. »

« La vie réelle. » Jean Jouzel n’a pas manqué de pointer que la vie réelle, c’était aussi les canicules, les inondations, le manque d’eau qui prend des tournures tragiques à Mayotte, les mégafeux. Celui qui a ravagé le Canada cet été a brûlé l’équivalent du quart de la surface de la France et émis 1 milliard de tonnes de CO2.

Il n’empêche que Patrick Pouyanné n’a pas entièrement tort : la vie réelle, c’est aussi un monde où le train coûte souvent plus cher que l’avion, où toute une partie de la population dépend de la voiture, où la rénovation thermique des bâtiments est beaucoup trop lente, où les banques françaises figurent parmi les leaders mondiaux du financement des énergies fossiles, où la publicité nous incite à l’achat de SUV (sport utility vehicle)… un monde aussi où l’on importe de l’autre bout de la planète, grâce au pétrole, tout un tas de biens souvent produits au charbon.

Cette vie réelle là, Patrick Pouyanné s’en accommode parfaitement. Et, disons-le clairement, ça n’est pas parce qu’il est climatosceptique : lui et le Medef comprennent la science du GIEC, savent lire les chiffres. Total a même délibérément dissimulé les résultats de ses propres études qui prévoyaient un réchauffement climatique dès les années 1970. Ils ne veulent tout simplement pas modifier leur modèle économique si cela est contraire à leurs intérêts, essentiellement déterminés à court terme. Ils s’accrochent donc au statu quo, même s’il sera défavorable à une grande majorité de l’humanité. En réalité, Jean Jouzel et Patrick Pouyanné parlent de la même vie réelle. Sauf que l’un la déplore, et l’autre s’en contente.

Choisir entre l’environnement et le pétrole ?

Choisir entre l’environnement et le pétrole ?

Une rencontre entre le climatologue Jean Jouzel et le PDG de Total, Patrick Pouyanné, a viré au dialogue de sourds. Entre l’urgence à agir et les intérêts des majors du pétrole, huit responsables du Parti socialiste, dont Olivier Faure, Johanna Rolland et Boris Vallaud, appellent, dans une tribune au « Monde », l’Etat à prendre parti en sortant de l’inaction.

« A la fin, j’en ai marre », a lâché le climatologue Jean Jouzel, de retour de l’université d’été du Medef où il dit avoir reçu un accueil glacial, le 29 août. Son crime ? Avoir rappelé, devant un parterre de chefs d’entreprise et face à Patrick Pouyanné, président de TotalEnergies que, « pour limiter le réchauffement à 1,5 °C, nous n’avons plus que cinq ans d’émissions au rythme actuel » et qu’il fallait, en conséquence, arrêter d’investir dès maintenant dans les énergies fossiles, comme le martèlent le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) et l’Agence internationale de l’énergie. « J’ai décrit les choses telles qu’elles sont », a déclaré le célèbre climatologue.

Pourtant, il s’est vu fermement congédié par Patrick Pouyanné, qui lui a rétorqué : « Cette transition, je suis désolée Jean, mais elle prendra du temps. J’assume de poursuivre mes investissements pétro-gaziers car la demande croît. Je respecte l’avis des scientifiques mais il y a la vie réelle. »

« La vie réelle. » Jean Jouzel n’a pas manqué de pointer que la vie réelle, c’était aussi les canicules, les inondations, le manque d’eau qui prend des tournures tragiques à Mayotte, les mégafeux. Celui qui a ravagé le Canada cet été a brûlé l’équivalent du quart de la surface de la France et émis 1 milliard de tonnes de CO2.

Il n’empêche que Patrick Pouyanné n’a pas entièrement tort : la vie réelle, c’est aussi un monde où le train coûte souvent plus cher que l’avion, où toute une partie de la population dépend de la voiture, où la rénovation thermique des bâtiments est beaucoup trop lente, où les banques françaises figurent parmi les leaders mondiaux du financement des énergies fossiles, où la publicité nous incite à l’achat de SUV (sport utility vehicle)… un monde aussi où l’on importe de l’autre bout de la planète, grâce au pétrole, tout un tas de biens souvent produits au charbon.

Cette vie réelle là, Patrick Pouyanné s’en accommode parfaitement. Et, disons-le clairement, ça n’est pas parce qu’il est climatosceptique : lui et le Medef comprennent la science du GIEC, savent lire les chiffres. Total a même délibérément dissimulé les résultats de ses propres études qui prévoyaient un réchauffement climatique dès les années 1970. Ils ne veulent tout simplement pas modifier leur modèle économique si cela est contraire à leurs intérêts, essentiellement déterminés à court terme. Ils s’accrochent donc au statu quo, même s’il sera défavorable à une grande majorité de l’humanité. En réalité, Jean Jouzel et Patrick Pouyanné parlent de la même vie réelle. Sauf que l’un la déplore, et l’autre s’en contente.

Guerre Russie Ukraine : Choisir son camp !

Guerre  Russie Ukraine :  Choisir  son camp !

L’escalade inquiétante du président russe, qui a ordonné, le 21 septembre, la mobilisation de 300 000 hommes et agité de nouveau la menace nucléaire, place désormais les pays qui ont gardé le silence depuis le début de la guerre en Ukraine devant un choix simple : soutenir ou de dénoncer cette agression. ( Édito du Monde)

 

Notons cependant que le « Monde » évite de parler de l’affrontement en France de la realpolitique qui se veut conciliante avec Poutine et de ceux qui estiment qu’il faut au contraire parler fort et clair au dictateur. Rien d’étonnant à cela puisqu’une large majorité du monde politique adhère à cette realpolitik ( extrême droite, mais aussi extrême-gauche et une partie des Républicains et de la majorité) 

 

Vladimir Poutine a pris la mesure des revers essuyés en Ukraine au cours des dernières semaines. A sa manière. En ordonnant, le 21 septembre, la mobilisation de 300 000 hommes et en agitant une nouvelle fois la menace nucléaire, le maître du Kremlin a admis que son « opération spéciale » menaçait en l’état de tourner à la déroute.

Cet aveu n’est pourtant pas la première étape d’un retour inexorable à la réalité, celle d’une guerre de choix mené contre un Etat souverain, au mépris du principe de l’intangibilité des frontières. Il annonce au contraire une fuite en avant grosse de tous les dangers, tout d’abord pour les Ukrainiens mais aussi pour le peuple russe. Ce dernier ne s’est d’ailleurs pas particulièrement précipité vers les bureaux de recrutement, après l’annonce de la mobilisation, pour prendre part à ce que Vladimir Poutine n’est pas loin de qualifier de nouvelle grande guerre patriotique.

Si cette escalade inquiétante peut présenter au moins une vertu, c’est bien celle de placer les pays qui ont gardé le silence depuis le début de l’invasion russe devant un choix qui n’a jamais été aussi simple : celui de soutenir ou de dénoncer cette agression, celui de s’accrocher au respect de normes fondamentales, qui préservent tant bien que mal le monde du règne du chaos, ou de reconnaître que la loi du plus fort est désormais la seule valable.

Pendant de longs mois, de grands pays qui ambitionnent de peser sur les affaires du monde ont refusé de trancher sous prétexte que cette guerre ne les concernait pas, ou qu’elle relevait des affaires des Européens, ou qu’elle était avant tout une épreuve pour un bloc occidental sur le déclin. Ce faisant, ils ont nourri le discours du Kremlin et de ses obligés zélés, où qu’ils se trouvent.

La contre-offensive ukrainienne, facilitée par un soutien militaire occidental adossé au droit, a permis de dessiller quelques regards. La Chine, qui figure dans le même camp « révisionniste » que la Russie pour ce qui concerne les affaires du monde, a commencé à donner des signes d’inconfort. Vladimir Poutine n’avait pas terminé son discours de surenchère que Pékin a réitéré sa demande d’un cessez-le-feu, tout en rappelant son attachement à l’intégrité territoriale de tous les pays, et donc de celle de l’Ukraine.

Le médiateur turc a également haussé le ton. Il a condamné par avance les référendums Potemkine que la Russie assure vouloir organiser au pas de charge dans les territoires ukrainiens conquis, pour recouvrir des oripeaux d’une volonté populaire de pacotille leur annexion. En dépit de celui organisé en 2014 en Crimée, dans des conditions également contestables, la péninsule reste de jure un territoire ukrainien.

Ces voix sont les bienvenues, mais d’autres fuient encore leurs responsabilités. Elles contribueraient pourtant utilement, en témoignant d’un plus large consensus international, à montrer à la Russie et à ses dirigeants vers quelle impasse les a conduits cet aventurisme anachronique aux relents impériaux. Il y va de l’intérêt de tous et non pas de celui d’un camp, comme les présidents Joe Biden et Emmanuel Macron n’ont cessé de le marteler à la tribune de l’Assemblée générale des Nations unies, gardienne impuissante des principes foulés aux pieds par Moscou.

Vladimir Poutine avait le choix après les revers des dernières semaines. Il a tranché en faveur du pire. Qu’attendent donc ceux qui sont restés muets depuis le 24 février ?

Conflit Russie Ukraine : Choisir son camp !

Conflit Russie Ukraine Choisir  son camp !

L’escalade inquiétante du président russe, qui a ordonné, le 21 septembre, la mobilisation de 300 000 hommes et agité de nouveau la menace nucléaire, place désormais les pays qui ont gardé le silence depuis le début de la guerre en Ukraine devant un choix simple : soutenir ou de dénoncer cette agression. ( Édito du Monde)

 

Notons cependant que le « Monde » évite de parler de l’affrontement en France de la realpolitique qui se veut conciliante avec Poutine et de ceux qui estiment qu’il faut au contraire parler fort et clair au dictateur. Rien d’étonnant à cela puisqu’une large majorité du monde politique adhère à cette realpolitik ( extrême droite, mais aussi extrême-gauche et une partie des Républicains et de la majorité) 

 

Vladimir Poutine a pris la mesure des revers essuyés en Ukraine au cours des dernières semaines. A sa manière. En ordonnant, le 21 septembre, la mobilisation de 300 000 hommes et en agitant une nouvelle fois la menace nucléaire, le maître du Kremlin a admis que son « opération spéciale » menaçait en l’état de tourner à la déroute.

Cet aveu n’est pourtant pas la première étape d’un retour inexorable à la réalité, celle d’une guerre de choix mené contre un Etat souverain, au mépris du principe de l’intangibilité des frontières. Il annonce au contraire une fuite en avant grosse de tous les dangers, tout d’abord pour les Ukrainiens mais aussi pour le peuple russe. Ce dernier ne s’est d’ailleurs pas particulièrement précipité vers les bureaux de recrutement, après l’annonce de la mobilisation, pour prendre part à ce que Vladimir Poutine n’est pas loin de qualifier de nouvelle grande guerre patriotique.

Si cette escalade inquiétante peut présenter au moins une vertu, c’est bien celle de placer les pays qui ont gardé le silence depuis le début de l’invasion russe devant un choix qui n’a jamais été aussi simple : celui de soutenir ou de dénoncer cette agression, celui de s’accrocher au respect de normes fondamentales, qui préservent tant bien que mal le monde du règne du chaos, ou de reconnaître que la loi du plus fort est désormais la seule valable.

Pendant de longs mois, de grands pays qui ambitionnent de peser sur les affaires du monde ont refusé de trancher sous prétexte que cette guerre ne les concernait pas, ou qu’elle relevait des affaires des Européens, ou qu’elle était avant tout une épreuve pour un bloc occidental sur le déclin. Ce faisant, ils ont nourri le discours du Kremlin et de ses obligés zélés, où qu’ils se trouvent.

La contre-offensive ukrainienne, facilitée par un soutien militaire occidental adossé au droit, a permis de dessiller quelques regards. La Chine, qui figure dans le même camp « révisionniste » que la Russie pour ce qui concerne les affaires du monde, a commencé à donner des signes d’inconfort. Vladimir Poutine n’avait pas terminé son discours de surenchère que Pékin a réitéré sa demande d’un cessez-le-feu, tout en rappelant son attachement à l’intégrité territoriale de tous les pays, et donc de celle de l’Ukraine.

Le médiateur turc a également haussé le ton. Il a condamné par avance les référendums Potemkine que la Russie assure vouloir organiser au pas de charge dans les territoires ukrainiens conquis, pour recouvrir des oripeaux d’une volonté populaire de pacotille leur annexion. En dépit de celui organisé en 2014 en Crimée, dans des conditions également contestables, la péninsule reste de jure un territoire ukrainien.

Ces voix sont les bienvenues, mais d’autres fuient encore leurs responsabilités. Elles contribueraient pourtant utilement, en témoignant d’un plus large consensus international, à montrer à la Russie et à ses dirigeants vers quelle impasse les a conduits cet aventurisme anachronique aux relents impériaux. Il y va de l’intérêt de tous et non pas de celui d’un camp, comme les présidents Joe Biden et Emmanuel Macron n’ont cessé de le marteler à la tribune de l’Assemblée générale des Nations unies, gardienne impuissante des principes foulés aux pieds par Moscou.

Vladimir Poutine avait le choix après les revers des dernières semaines. Il a tranché en faveur du pire. Qu’attendent donc ceux qui sont restés muets depuis le 24 février ?

Face à Poutine, Choisir son camp !

Face à Poutine, Choisir  son camp !

L’escalade inquiétante du président russe, qui a ordonné, le 21 septembre, la mobilisation de 300 000 hommes et agité de nouveau la menace nucléaire, place désormais les pays qui ont gardé le silence depuis le début de la guerre en Ukraine devant un choix simple : soutenir ou de dénoncer cette agression. ( Édito du Monde)

 

Notons cependant que le Monde évite de parler de l’affrontement en France de la realpolitique qui se veut conciliante avec Poutine et de ceux qui estiment qu’il faut au contraire parler fort et clair au dictateur. Rien d’étonnant à cela puisqu’une large majorité du monde politique adhère à cette realpolitik ( extrême droite, mais aussi extrême-gauche et une partie des Républicains et de la majorité) 

 

Vladimir Poutine a pris la mesure des revers essuyés en Ukraine au cours des dernières semaines. A sa manière. En ordonnant, le 21 septembre, la mobilisation de 300 000 hommes et en agitant une nouvelle fois la menace nucléaire, le maître du Kremlin a admis que son « opération spéciale » menaçait en l’état de tourner à la déroute.

Cet aveu n’est pourtant pas la première étape d’un retour inexorable à la réalité, celle d’une guerre de choix mené contre un Etat souverain, au mépris du principe de l’intangibilité des frontières. Il annonce au contraire une fuite en avant grosse de tous les dangers, tout d’abord pour les Ukrainiens mais aussi pour le peuple russe. Ce dernier ne s’est d’ailleurs pas particulièrement précipité vers les bureaux de recrutement, après l’annonce de la mobilisation, pour prendre part à ce que Vladimir Poutine n’est pas loin de qualifier de nouvelle grande guerre patriotique.

Si cette escalade inquiétante peut présenter au moins une vertu, c’est bien celle de placer les pays qui ont gardé le silence depuis le début de l’invasion russe devant un choix qui n’a jamais été aussi simple : celui de soutenir ou de dénoncer cette agression, celui de s’accrocher au respect de normes fondamentales, qui préservent tant bien que mal le monde du règne du chaos, ou de reconnaître que la loi du plus fort est désormais la seule valable.

Pendant de longs mois, de grands pays qui ambitionnent de peser sur les affaires du monde ont refusé de trancher sous prétexte que cette guerre ne les concernait pas, ou qu’elle relevait des affaires des Européens, ou qu’elle était avant tout une épreuve pour un bloc occidental sur le déclin. Ce faisant, ils ont nourri le discours du Kremlin et de ses obligés zélés, où qu’ils se trouvent.

La contre-offensive ukrainienne, facilitée par un soutien militaire occidental adossé au droit, a permis de dessiller quelques regards. La Chine, qui figure dans le même camp « révisionniste » que la Russie pour ce qui concerne les affaires du monde, a commencé à donner des signes d’inconfort. Vladimir Poutine n’avait pas terminé son discours de surenchère que Pékin a réitéré sa demande d’un cessez-le-feu, tout en rappelant son attachement à l’intégrité territoriale de tous les pays, et donc de celle de l’Ukraine.

Le médiateur turc a également haussé le ton. Il a condamné par avance les référendums Potemkine que la Russie assure vouloir organiser au pas de charge dans les territoires ukrainiens conquis, pour recouvrir des oripeaux d’une volonté populaire de pacotille leur annexion. En dépit de celui organisé en 2014 en Crimée, dans des conditions également contestables, la péninsule reste de jure un territoire ukrainien.

Ces voix sont les bienvenues, mais d’autres fuient encore leurs responsabilités. Elles contribueraient pourtant utilement, en témoignant d’un plus large consensus international, à montrer à la Russie et à ses dirigeants vers quelle impasse les a conduits cet aventurisme anachronique aux relents impériaux. Il y va de l’intérêt de tous et non pas de celui d’un camp, comme les présidents Joe Biden et Emmanuel Macron n’ont cessé de le marteler à la tribune de l’Assemblée générale des Nations unies, gardienne impuissante des principes foulés aux pieds par Moscou.

Vladimir Poutine avait le choix après les revers des dernières semaines. Il a tranché en faveur du pire. Qu’attendent donc ceux qui sont restés muets depuis le 24 février ?

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