Archive pour le Tag 'chinoise'

La Coface bientôt chinoise ?

La Coface bientôt chinoise ?

 

Ce serait bien le comble, la Coface chargée de soutenir notamment le commerce extérieur français pourrait devenir chinoise Le groupe d’assurance-crédit français Coface ferait l’objet d’une approche du Chinois Sino Guarantee, premier garant financier d’Asie, affirme ce lundi Les Echos, citant des sources concordantes. Le groupe serait notamment intéressé par l’expertise risques de la Coface (compagnie française d’assurance pour le commerce extérieur). Il aurait contacté Natixis, actionnaire principal de la Coface à 41,24%, afin d’entrer au capital. Selon le quotidien économique, il s’agit pour l’entreprise chinoise de soutenir les financements transfrontaliers et de renforcer notamment les opportunités de la nouvelle route de la soie, réseau ferré et de routes entre Pékin et l’Europe. De plus, les tensions et perspectives de ralentissement de l’économie en Chine amènent l’assureur aux 10 milliards d’euros de crédits garantis à envisager un retournement de cycle sur le marché domestique. Coface apporte son soutien à 50.000 entreprises, et compte 660 arbitres et analystes crédit, prenant 10.000 décisions d’arbitrage par jour. En retard sur le marché chinois par rapport à ses concurrents allemands, la prise de participation pourrait lui amener rapidement des parts de marché. Une entrée au capital semble possible, Natixis ayant pour volonté d’alléger sa participation, et l’activité sensible des garanties exports publiques surveillées par l’état ayant été transférée à BPIFrance.

La croissance chinoise: stabilité

 

La croissance chinoise: stabilité  

En dépit de la faiblesse de la demande mondiale, la croissance économique de la Chine se maintient même si on prévoit un léger ralentissement au deuxième trimestre après un panel d’experts sondés par l’AFP avant la publication lundi des chiffres officiels. Le gouvernement avait prévu une augmentation de 6,5 % du, cette augmentation sera certainement tenue. Selon les seize experts interrogés par l’AFP, le produit intérieur brut (PIB) de la deuxième économie mondiale a progressé en moyenne de 6,8% entre avril et juin, par rapport au trimestre correspondant de l’année dernière. Au premier trimestre, la croissance avait été de 6,9% alors que les analystes tablaient en moyenne sur une stabilisation à 6,8%. L’investissement à crédit dans les infrastructures et l’immobilier a soutenu la croissance rapide de la Chine pendant des années mais les avertissements sur les risques d’une crise financière aux implications mondiales ont incité Pékin à les freiner. Vendredi, Fitch Ratings a prévenu que la dette croissante de la Chine pourrait provoquer un « choc économique et financier ». Pour autant, l’agence de notation a maintenu la note A+ avec une perspective stable. Fin mai, Moody’s avait infligé à la Chine le premier abaissement de sa note depuis 28 ans, l’agence de notation financière s’inquiétant des risques d’augmentation de la dette du pays. Les efforts de Pékin de restreindre les prêts bancaires et les achats immobiliers vont continuer à peser sur l’économie dans les prochains mois, pronostique Larry Hu, responsable des sciences économiques chinoises à Macquarie Group.  »Nous attendons une baisse de la croissance au second semestre 2017 du fait d’un ralentissement des ventes immobilières et du resserrement des liquidités », estime-t-il. Pour Fan Zhang, chef économiste pour la Chine à RHB Bank, le ralentissement de la consommation, du fait de la baisse de la croissance des revenus, aura aussi des conséquences sur la croissance économique. Une forte baisse de la croissance économique chinoise au second semestre est cependant improbable alors que les responsables politiques sont en train de préparer un important congrès du Parti communiste à la fin de l’année qui fera vraisemblablement du président Xi Jinping le leader le plus puissant de sa génération. « Il est dès lors hautement prévisible que les autorités vont utiliser les ressources et les outils politiques à leurs dispositions pour garantir des résultats économiques positifs », affirme Citibank. Le gouvernement vise une croissance d’environ 6,5% en 2017. La Chine a connu en 2016 une croissance de 6,7%, la plus faible performance depuis 26 ans. Fin juin, le Premier ministre Li Keqiang avait martelé que la Chine serait capable d’atteindre son objectif de croissance pour 2017 en dépit de l’essoufflement de la conjoncture. Il avait assuré que les fragilités du système financier demeuraient « sous contrôle ». Le régime communiste s’efforce de rééquilibrer le modèle de croissance chinois vers les services, les nouvelles technologies et la consommation intérieure, au détriment des industries lourdes et des exportations à faible valeur ajoutée.

Chine : Tassement de croissance de l’activité manufacturière chinoise ralentit

Chine : Tassement de  croissance de l’activité manufacturière chinoise ralentit

 

Preuve du tassement des échanges internationaux et du manque de dynamisme mondial,  la croissance des activités manufacturière se tasse. L’activité manufacturière a progressé en mars pour un neuvième mois consécutif en Chine mais de manière moins dynamique avec le ralentissement des nouvelles commandes à l’exportation, montre l’enquête Caixin/Markit publiée samedi. L’indice PMI manufacturier mesuré par cette étude privée a reculé à 51,2 en mars, après 51,7 le mois précédent. Les économistes l’attendaient à 51,6. La croissance des commandes à l’exportation a fortement ralenti, tombant à un creux de trois mois à 51,9 après 53,8 en février. Ces chiffres contrastent avec l’étude officielle auprès des directeurs d’achats publiée vendredi, selon laquelle l’activité manufacturière chinoise a connu le mois dernier sa plus forte croissance en près de cinq ans mais un phénomène surtout lié au stockage.  La Chine, moteur important de l’économie mondiale, a enregistré l’an passé une performance de 6,9%, au plus bas depuis un quart de siècle. Pékin, qui visait en 2015 une croissance « d’environ 7% », tente de rééquilibrer l’économie chinoise vers la consommation intérieure, l’innovation et les services, en diminuant la dépendance à l’égard des exportations et des investissements, mais la transition s’avère difficile, et le ralentissement de la croissance inquiète les investisseurs. La croissance de la Chine se tassera encore en 2017 avec un objectif autour de 6,5 %.  La Chine a abaissé son objectif de croissance cette année par rapport à 2016, signe de la priorité donnée à l’encadrement des risques sur le soutien à l’activité. Le tassement pointé en début d’année se confirme donc. Un indice gouvernemental publié mardi 1er mars confirme l’essoufflement persistant de la deuxième économie mondiale. L’indice officiel des directeurs d’achat (PMI), calculé par le Bureau national des statistiques (BNS), s’est établi pour février à 49,0 (contre 49,4 en janvier). Il s’agit du plus bas niveau enregistré par le PMI depuis novembre 2011, où il était également de 49,0.  La Chine, moteur important de l’économie mondiale, a enregistré l’an passé une performance de 6,9%, au plus bas depuis un quart de siècle. Pékin, qui visait en 2015 une croissance « d’environ 7% », tente de rééquilibrer l’économie chinoise vers la consommation intérieure, l’innovation et les services, en diminuant la dépendance à l’égard des exportations et des investissements, mais la transition s’avère difficile, et le ralentissement de la croissance inquiète les investisseurs.   Sur l’ensemble de l’année 2016, le produit intérieur brut (PIB) de la deuxième économie mondiale a augmenté de 6,7%, au milieu à peu près de l’objectif du gouvernement qui était compris entre 6,5% et 7%. La croissance de 2016 est la plus faible depuis 26 ans. La Chine va continuer à appliquer une politique budgétaire proactive et une politique monétaire prudente pour mettre en œuvre des réformes axées sur l’offre et  pour garantir la sécurité du secteur financier. « En général, la position de politique de la Chine s’est tournée vers le ‘contrôle des risques’ et le ‘dégonflement des bulles’. Cela veut dire que la politique monétaire va graduellement se resserrer », estime Zhou Hao, économiste spécialiste des marchés émergents pour Commerzbank AG à Singapour

Nouvelle baisse de l’inflation chinoise en juin

Nouvelle baisse de l’inflation chinoise en juin

Nouveau coup de faiblesse pour l’inflation en Chine qui témoigne de l’atonie de la demande. Une atonie caractérisée par  une augmentation des prix qui n’augmentent que de 1,9 % en juin sur un an contre 2 % en mai. Une inflation soutenue uniquement par l’augmentation des prix alimentaires. Les prix à la production ont reculé de 2,6% en juin sur un an, pour un 51e mois de baisse, contre 2,8% en mai. Les analystes anticipaient une baisse de 2,5%. Le ralentissement de la hausse des prix a lieu dans plusieurs domaines. Les prix alimentaires ont augmenté de 4,6% en juin, contre 5,9% en mai. Le prix de la viande de porc a bondi de 30,1%, contre 33,6% en mai. « Les autorités vont avoir encore besoin de stimuler la demande si elles veulent parvenir à leur objectif de croissance », écrit Zhou Hao, économiste chez Commerzbank à Singapour. La Banque populaire de Chine (PBOC) n’a pas abaissé ses taux d’intérêt depuis le 23 octobre dernier. Il s’agissait de la septième baisse depuis la fin 2014 dans le but de contrer les effets du ralentissement de la croissance économique. Les dirigeants chinois ont fixé un objectif de croissance économique de 6,5% à 7% pour 2016. Le produit intérieur brut (PIB) a augmenté de 6,9% l’an dernier, soit son rythme de croissance le plus faible depuis un quart de siècle.

(Avec Reuters)

Croissance chinoise : stabilisation à un faible niveau

Croissance  chinoise : stabilisation à un faible niveau

Un petit rebond de l’activité chinoise qui constitue en fait une stabilisation à un faible niveau alors qu’en octobre la progression niveau,  en effet la production manufacturière a progressé de 6,2 % en novembre contre 5.6% en octobre sur un an.  L’activité économique en Chine a donc été un peu plus forte qu’attendue en novembre, la production manufacturière atteignant un plus haut de cinq mois, selon des statistiques publiées samedi. Cette bonne tenue laisse penser que les mesures de soutien décidées par les autorités ont enrayé le ralentissement mais des analystes estiment cependant que des décisions politiques supplémentaires seront nécessaires, notamment sur le marché de l’immobilier et pour contrer les risques liés au poids de l’endettement chinois ainsi qu’à la faiblesse de la demande mondiale. « Les taux d’intérêt réels sont encore élevés du fait de la chute des prix producteurs », note Wang Jun, économiste au China Centre for International Economic Exchanges (CCIEE), un centre d’études basé à Pékin. « Réduire les taux d’intérêt pour soutenir la croissance économique et combattre la déflation reste nécessaire. » Quant aux ventes au détail, elles sont en progression sur une base annuelle de 11,2% en novembre, du jamais vu depuis le début de l’année (le taux était de 11,0% en octobre et les analystes s’attendaient à une hausse de 11,1%). En revanche, l’investissement immobilier n’a crû que de 1,3% sur les onze premiers mois de l’année contre 2% sur la période janvier-octobre. C’est son plus bas niveau depuis début 2009. « Ces statistiques illustrent des signes d’une stabilisation, quoiqu’à un faible niveau », indique Zhao Hao, économiste de la Commerzbank à Singapour.

L’activité manufacturière chinoise se contracte encore: mauvais signe pour l’économie mondiale

L’activité manufacturière chinoise se contracte

Le très fort recul de l’industrie manufacturière témoigne de l’atonie de la croissance mondiale. En outre,  les perspectives de commandes sont aussi dans le rouge. Des chiffres qui contredisent les prévisions optimistes de certains experts quand à l’environnement économique mondial. Pour résumer,  l’économie mondiale est loin d’être sortie de la crise en particulier en Chine bien sûr mais aussi en Europe et dans les pays en développement. En dépit de la méthode Coué que pratiquent certains experts et des gouvernements, l’Europe va continuer de s’enfoncer dans la croissance molle. Ce que confirme d’ailleurs la BCE qui envisage une progression de 1,4 % par an  jusqu’en 2017 pour le PIB  européen. En cause évidemment les restrictions budgétaires trop brutales et le blocage des salaires et pensions. Faute de pouvoir d’achat les consommateurs demeurent très attentistes. La consommation stagnant ,ou presque, les importations se tassent. Des importations qui sont les exportations des autres et qui impactent  donc les échanges internationaux. Faute de lisibilité sur l’avenir les investissements, eux,  ne redémarrent pas non plus. Le fort recul de l’activité manufacturière chinoise représente un bon baromètre des tendances économiques internationales puisque la Chine constitue l’usine du monde. L’activité manufacturière chinoise  s’est donc contractée nettement en novembre, enregistrant son plus fort repli depuis trois ans, selon un indice gouvernemental publié mardi qui confirme l’essoufflement persistant du secteur industriel dans la deuxième économie mondiale. L’indice officiel des directeurs d’achat (PMI), calculé par le Bureau national des statistiques (BNS), s’est établi pour novembre à 49,6, contre 49,8 les deux mois précédents, et à son plus bas niveau depuis août 2012. Un chiffre supérieur à 50 marque une expansion de l’activité manufacturière, tandis qu’un indice inférieur à ce seuil signale une contraction du secteur: or, c’est le quatrième mois consécutif que ce baromètre de référence, fondé entre autres sur les carnets de commandes des entreprises, traduit un recul de l’activité. Le PMI officiel s’est établi bien en-deçà de la prévision médiane (49,8) des analystes interrogés par l’agence Bloomberg.

Inquiétudes sur l’économie chinoise

Inquiétudes sur l’économie chinoise

Le ralentissement économique chinois est sans doute plus important que ne le laissent apparaître les chiffres officiels d’après les experts.  Xi Jinping reconnaît d’ailleurs des « inquiétudes au sujet de l’économie chinoise » mais il se dit confiant dans la capacité de la Chine à surmonter le ralentissement actuel, qui correspond selon lui à un ajustement structurel normal. Dans une interview écrite à Reuters, le président chinois ajoute que la Chine est elle-même préoccupée et affectée par le manque de vigueur de l’économie mondiale. « En tant qu’économie étroitement liée aux marchés internationaux, la Chine ne peut rester à l’abri des ternes performances de l’économie mondiale », souligne Xi Jinping. « Nous avons des inquiétudes au sujet de l’économie chinoise et nous travaillons avec force pour y répondre. Nous nous préoccupons aussi de l’apathie de l’économie mondiale, qui affecte tous les pays, en particulier les pays en développement », ajoute-t-il. Au troisième trimestre, le produit intérieur brut (PIB) de la Chine devrait avoir progressé de 6,8% par rapport à la même période de l’an dernier, ce qui serait inférieur à l’objectif officiel d’une croissance de 7% sur l’ensemble de l’année, selon une enquête de Reuters auprès de 50 économistes.  Il s’agirait du chiffre le plus faible enregistré depuis le premier trimestre 2009, en pleine crise financière et économique mondiale.

La crise boursière chinoise : «relative» d’après Ségolène !!!

La crise boursière chinoise : «relative» d’après Ségolène

L’inénarrable Ségolène royale qui est à l’économie ce que le McDo est à la gastronomie donne à son tour son point de vue sur la crise boursière chinoise qu’elle estime relative ( la bourse chinoise n’a perdu que 60%!).. Il faut dire qu’en ce moment Ségolène s’exprime sur tout, surtout sur rien et inversement. Pas un sujet ne peut lui échapper quitte à dire un jour une chose le lendemain le contraire et réciproquement. Elle fait d’ailleurs allègrement l’impasse sur les facteurs explicatifs de la crise chinoise pour faire un lien approximatif avec les questions environnementales. Sans doute aussi pour donner une légitimité à une prise de position sur un sujet qui n’entre pas dans champ de ses compétences. Pour résumer elle n’y connaît strictement rien mais ce n’est évidemment pas une raison pour se taire quand on n’a rien à dire. La situation de crise en Chine, où les Bourses affolées par les inquiétudes persistantes pour l’économie du pays dégringolent depuis plusieurs séances, «est tout à fait relative» et ne devrait pas affecter l’économie française, a affirmé aujourd’hui la ministre de l’Ecologie Ségolène Royal sur France 2. Interrogée sur la possibilité que la crise en Chine puisse mettre en péril la reprise en France, Ségolène Royal a répondu: «Je ne le pense pas, cette crise est tout à fait relative (…). C’est un pays qui reste extrêmement dynamique». «Bien évidemment il y a des réorientations économiques qui doivent être faites, je pense en particulier à la question de la protection de l’environnement que la Chine a négligé pendant très longtemps», a-t-elle commenté. «Mais la Chine a pris conscience du potentiel qu’elle a aujourd’hui en investissant massivement dans les énergies renouvelables, en particulier dans le solaire (…). Donc la croissance chinoise va repartir sans doute sur des bases plus saines», a avancé la ministre.

La monnaie chinoise pour remplacer le dollar ?

La monnaie chinoise pour remplacer le dollar ?

 

Au-delà de la dévaluation de la monnaie chinoise, il faut prendre en compte la nouvelle politique monétaire. En fait la Chine progressivement laisse sa monnaie flotter pour faciliter les ajustements de sa valeur aux fondamentaux économiques. Dans un premier temps l’objectif est de rejoindre le panier des monnaies retenues par le FMI. La monnaie chinoise aurait donc un statut de grande monnaie internationale. Mais au-delà compte tenu de la puissance économique du pays, il s’agit un jour d’imposer le yuan  à la place du dollar. Une hypothèse possible compte tenu du poids de la Chine dans les échanges internationaux. Il ne s’agit donc pas pour les autorités chinoises d’une concession en matière de politique de change mais d’une stratégie pour s’imposer au plan monétaire mondial  L’évolution récente de la politique de change de la Chine devrait conduire la République populaire « très près » d’un régime de change flottant, a estimé vendredi un haut responsable du Fonds monétaire international (FMI) dans un rapport sur l’économie chinoise.  Le nouveau système mis en place par Pékin devrait en théorie permettre à la valeur du yuan de varier de jusqu’à 10% par semaine et d’atteindre un niveau susceptible d’être fixé par les marchés, a dit Markus Rodlauer, le chef de mission du FMI pour la Chine.  Les autorités chinoises devraient rester actives sur le marché des changes, a-t-il ajouté, mais « cela pose les bases d’une flexibilité accrue ».   »Nous ne nous attendons pas à un régime de change flottant dès demain. Nous nous attendons au maintien d’un régime administré. Mais nous espérons que cela va progressivement conduire à une flexibilité accrue et au flottement d’ici deux ou trois ans », a-t-il dit. Même en prenant en compte la baisse de la valeur du yuan qui a suivi l’entrée en vigueur du nouveau système, le FMI estime que la monnaie chinoise n’est plus sous-évaluée, a poursuivi Markus Rodlauer, un jugement important car la question de la valeur relative du yuan est un facteur clé des relations en la Chine et les Etats-Unis.  Les déclarations de Markus Rodlauer accompagnent le rapport annuel du FMI sur l’économie chinoise, une revue achevée avant l’annonce de la mise en place de la nouvelle politique de change mardi.  Dans son rapport, le FMI estime que la Chine devrait laisser son économie continuer de ralentir au cours de l’année à venir, et se préparer à un ralentissement de sa croissance à moyen terme.  Pour le Fonds, les autorités de Pékin doivent « calibrer » leurs politiques, notamment leur politique budgétaire, dans la perspective d’une croissance de 6% par an l’année prochaine, contre 6,8% attendu pour cette année, des chiffres à comparer à un rythme de plus de 10% par an avant la crise financière de 2007. « La Chine est en train d’évoluer vers une nouvelle norme, avec une croissance certes plus lente mais aussi plus saine et plus durable », explique le FMI dans son rapport.

 

Nouvelles baisses de la monnaie chinoise à attendre (OFCE)

Nouvelles baisses de la monnaie chinoise à attendre (OFCE)

La Chine a dévalué d’environ 3,5% en deux jours la valeur de sa monnaie face au dollar, la plus forte dépréciation en deux décennies. Les marchés et les analystes sont divisés sur les motivations de Pékin et sur les conséquences à attendre. Henri Sterdyniak, économiste à l’Observatoire français des conjonctures économiques, livre son analyse au Figaro.

LE FIGARO – Le yuan a perdu plus de 3,5% de sa valeur en deux jours. Est-ce une nouvelle manière de fixer le taux-pivot autour duquel est autorisé à fluctuer le yuan comme le prétend le discours officiel?

Henri Sterdyniak – Prétendre que la dévaluation est une nouvelle façon de calculer le taux-pivot est de la pure communication. La banque populaire de Chine affirme qu’elle n’intervient pas mais tout le monde sait qu’elle décide du mouvement de sa monnaie. Il s’agit bien d’une dévaluation de la banque populaire de Chine dans un régime de change géré. C’est un acte volontaire. Dans un système de changé géré, la banque centrale n’a pas d’engagement. Elle décide ce qu’elle veut quand elle veut et n’a pas d’obligation de prévenir. A l’inverse, dans un régime de changes flexibles, ce sont les marchés qui décident et la monnaie se déprécie selon l’esprit des marchés. Dans un régime de change fixe (comme celui du franc CFA), la banque centrale doit annoncer solennellement qu’elle dévalue sa monnaie.

La Chine cherche-t-elle à rejoindre le club national des monnaies mondiales de référence en faisant croire qu’elle laisse fluctuer le yuan ou à doper son économie?

La monnaie est très contrôlée par les autorités chinoises. La volonté actuelle de la Chine est claire: doper son économie. La Chine accepte une forte appréciation de sa monnaie depuis une dizaine d’année, pour entrer dans le jeu normal du système monétaire international et ne plus accumuler trop de réserves de change. Elle misait essentiellement sur un essor de sa demande intérieure pour dépendre progressivement de moins en moins de ses exportations. Aujourd’hui, elle a besoin d’augmenter ses exportations car sa croissance a diminué. Elle considère que l’appréciation du yuan est allé trop loin. Elle infléchit donc sa politique en dépréciant sa monnaie.

Est-ce que d’autres dévaluations sont possibles dans les jours qui viennent?

Je pense que la Chine va aller plus loin dans la dévaluation du yuan. Maintenant qu’ils ont commencé, ils vont plutôt faire 10% que 4%. Pourquoi en rester à 4% si les exportations ne sont pas satisfaisantes? La banque populaire de Chine va poursuivre la dévaluation dans les jours qui viennent. Elle va faire varier sa monnaie lentement jusqu’à ce qu’elle juge une valeur satisfaisante. Ces dévaluations pourraient s’étaler sur 15 jours encore. Une monnaie comme l’euro peut facilement s’apprécier ou se déprécier de 15% face au dollar en un mois sur le marché des changes donc cela n’a rien de choquant pour le yuan. La différence est que la banque populaire de Chine prend une décision seule sans consulter personne et cela surprend les marchés. L’économie mondiale risque ainsi de s’engager dans les dépréciations compétitives si la Chine, comme le Japon ou la zone euro, estiment avoir besoin d’une monnaie faible.

Menace sur la croissance chinoise

Menace sur la croissance chinoise

Les résultats tant de la production, des investissements  que de la consommation ne sont pas bons, ils affectent la croissance qui pourrait se situer autour de 7% en 2015. Un taux en apparence satisfaisant comparé notamment à ceux des pays occidentaux mais qu’il faut relativiser en le rapportant à la population. Pendant une trentaine d’années la Chine a connu des taux supérieurs à 10% par an, il semble bien qu’elles doivent se contenter désormais de croissance plus modérée. En cause évidemment l’environnement international mais aussi une crise de la demande notamment provoquée par des risques d’endettement ( en particulier sur le marché immobilier). Le produit intérieur brut de la première puissance du monde (en termes de pouvoir d’achat) a augmenté de 7,4% sur l’ensemble de 2014. Jusqu’en 2010, la croissance s’était maintenue au-dessus de 10% pendant trois décennies. En 2012 et 2013, elle était de 7,7%. La croissance chinoise est tombée à son plus bas niveau depuis un quart de siècle en 2014. Selon des données publiées mardi par le Bureau national des statistiques, le produit intérieur brut (PIB) a augmenté de 7,4% sur l’ensemble de 2014, en dessous de l’objectif de 7,5% fixé par le gouvernement. Le rythme de croissance de l’économie chinoise, devenue en 2014 la première puissance mondiale devant les États-Unis, a atteint son niveau le plus bas depuis 1990. La République populaire était alors confrontée à des sanctions internationales à la suite de la sanglante répression Place Tiananmen de juin 1989. Jusqu’en 2010, la croissance s’était maintenue au-dessus de 10% pendant trois décennies. En 2012 et 2013, elle était de 7,7%. Les experts s’attendent à ce que Pékin ramène son objectif de croissance pour 2015 à environ 7%. Le Fonds monétaire international (FMI) se montre encore plus pessimiste en tablant désormais, à l’occasion de l’actualisation de ses perspectives économiques globales publiées mardi, sur un PIB en hausse de 6,8% cette année puis sur une croissance de 6,3% en 2016, contre 7,1% et 6,8% escompté précédemment. Attendu au Forum économique de Davos, mercredi, le premier ministre chinois, Li Keqiang, devra rassurer les investisseurs quant aux perspectives de l’économie chinoise. Le président chinois, Xi Jinping, a suscité l’inquiétude des économistes, récemment, lorsqu’il a décrit la «nouvelle norme» de l’économie chinoise: une croissance située en dessous de 7% dans les années à venir au lieu de la progression à deux chiffres connue au cours des trente dernières années.

Une compagnie chinoise achète 20 Airbus

Une compagnie chinoise achète 20 Airbus

 

Compagnie basée à Hangzhou, dans l’est de la Chine, Zhejiang Loong Airlines venait de recevoir l’agrément des autorités pour le transport de passagers quand elle avait signé ce protocole d’accord avec Airbus au Salon aéronautique de Pékin.  Dans le détail, la compagnie chinoise commande onze A320 « classiques » et neuf A320neo.  Zhejiang Loong Airlines a « effectué son premier vol commercial inaugural avec un A320 loué, devenant par la même occasion un nouvel utilisateur d’Airbus », a précisé le constructeur.  Ces deux événements concomitants « démontrent notre détermination à contribuer au développement économique et social de la province du Zhejiang en offrant des services de transport efficients?, a déclaré Liu Qihong, président de la compagnie, cité par Airbus.  Il a précisé souhaiter développer les liaisons « dans un rayon de quatre heures de vol » autour de Hangzhou.  ? La famille A320 est la famille de mono-couloirs la plus éco-efficiente, et notre réseau mondial de support client constituera pour Zhejiang Loong Airlines une excellente plate-forme qui lui permettra de tirer le meilleur parti de la croissance économique de la région?, a estimé de son côté John Leahy, directeur commercial d’Airbus.  L’A320neo est doté de nouveaux réacteurs plus efficients et de +sharklets+, grands dispositifs d’extrémités de voilure, « deux innovations qui permettront une réduction allant jusqu’a 15% de la consommation de carburant », assure Airbus.  Ce seul appareil totalise selon Airbus 2.523 commandes fermes fin novembre.

Croissance chinoise : ralentie

Croissance chinoise :   ralentie

La croissance en Chine a une nouvelle fois marqué le pas au deuxième trimestre, pénalisée par le ralentissement de la demande hors de ses frontières et par un recul de l’investissement, et mettant en lumière la nécessité pour Pékin de poursuivre l’adaptation d’une économie trop tournée vers l’extérieur. Le produit intérieur brut (PIB) a progressé de 7,5% au deuxième trimestre, un chiffre exactement conforme aux attentes des économistes interrogés par Reuters, qui fait suite à une expansion de 7,6% au trimestre précédent. L’an dernier à la même époque, la croissance était ressortie à 7,7%. Sur les dix derniers trimestres, elle a reculé neuf fois. Zhou Xiaochuan, gouverneur de la Banque populaire de Chine, a jugé que ces chiffres confirmaient que l’économie chinoise était toujours l’objet de pressions baissières et indiqué que Pékin allait accentuer le soutien aux PME pour stabiliser la croissance. « Le soutien financier au développement des petites entreprises permettra de soutenir une croissance économique stable et relativement rapide », a-t-il déclaré dans un communiqué publié sur le site internet du gouvernement chinois. Le dollar australien, très sensible au niveau de la demande chinoise de matières premières, était à la hausse après l’annonce du Bureau des statistiques. Certains tablaient sur un ralentissement encore plus marqué après l’annonce, la semaine dernière d’une baisse des exportations en juin. Selon Sheng Laiyun, porte-parole du Bureau des statistiques, les conditions sont réunies pour que la Chine atteigne son objectif de 7,5% de croissance en 2013. « Certaines mesures, notamment la campagne renforcée de limitation de la propriété, de nouvelles règles pour lutter contre le recours abusif au fonds publics et la fin de certaines politiques de stimulation auront inévitablement un impact sur la croissance à court terme, mais elles seront bénéfiques à terme pour notre économie », a-t-il déclaré lors d’un point de presse.




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