Archive pour le Tag 'chinois'

Air France bientôt chinois ?

Air France  bientôt chinois ?

Après la vague d’investissements chinois en France, la dernière de participation dans Air France interroge. On se demande même parfois si la compagnie aérienne pourrait un jour passer contrôle chinois. Pour l’instant sans doute pas ; que cet investissement du géant chinois de l’aérien, China Eastern se limite à 10 % total d’Air France et qu’il est par ailleurs équilibré par une autre prise de participation de 10 % par l’Américain. Delta Air Lines  . Certes l’État voit son influence se réduire que sa part de capital passera à 14 % au lieu de 17,6 % précédemment. Pour l’instant il n’y a pas péril en la demeure mais le poids de l’État français se réduit. En l’état actuel des textes aucune société étrangère ne peut prendre une part majoritaire dans le capital européenne. Ceci étant, on sait bien qu’Air France présente une fragilité financière qui pourrait la contraindre à accepter que son capital soit progressivement grappillé soit de l’intérieur de l’Europe, soit de l’extérieur. Objectera que ces prises de participation respectives présentent  un caractère stratégique pour mieux desservir d’un côté la Chine de l’autre le continent américain. Pour certains actionnaires et salariés du groupe, l’arrivée des deux compagnies étrangères au capital du groupe franco néerlandais est vécue comme une menace. La CFDT, pourtant sensible à la «dynamique de conquête», évoque une «perte d’autonomie dans la gouvernance». Dans un «point de vue» publié sur latribune.fr, deux pilotes d’Air France – Bernard Pedamon, ancien administrateur d’Air France et d’Air France-KLM, et Philippe Raffin, ancien vice président du SNPL d’Air France – enfoncent le clou: «Cette augmentation de capital réservée engendre, à terme, le risque d’une perte d’indépendance du groupe AFKL, avec l’approbation surprenante de l’État français (…). Pour l’Europe, ce n’est assurément pas une bonne nouvelle puisque, après le groupe IAG (dont 20% du capital est déjà détenu par Qatar Airways), le groupe Air France KLM pourrait lui-même tomber un jour sous le contrôle du groupe américain ou du groupe chinois».

 

Bruxelles veut bloquer les investissements chinois

Bruxelles veut bloquer les  investissements chinois

Face à la progression des investissements étrangers notamment chinois en Europe Bruxelles envisage de rendre plus difficiles les acquisitions notamment sur des secteurs stratégiques. Les investissements chinois ont quasiment doublé en Europe (+ 90 %) en 2016 pour atteindre le montant record de 45,8 milliards de dollars, par rapport aux 24,1 milliards de dollars de 2015.   L’Allemagne et le Royaume-Uni ont représenté, à eux deux, près de la moitié (46 %) des investissements chinois en Europe en 2016. En Allemagne, les investissements chinois ont été multipliés par dix passants de 1,3 milliard de dollars en 2015 à 12,1 milliards en 2016 : cette hausse s’explique en particulier par les investissements chinois réalisés dans le pays en matière d’équipements industriels à hauteur de 5,9 milliards de dollars. De son côté, le Royaume-Uni a connu une importante hausse (130 %) pour atteindre 9,2 milliards de dollars : la plupart des opérations ayant été annoncées avant le vote du Brexit, il est encore trop tôt pour tirer des conclusions sur l’impact de ce dernier sur les investissements chinois dans le pays. La Finlande (7,6 milliards de dollars) vient compléter ce trio de tête, suivie par la Suisse (4,8 milliards de dollars) et l’Irlande (2,9 milliards de dollars). La Suisse aurait même pu se classer en première position en Europe si l’opération entre ChemChina et Syngenta s’était conclue en 2016.  Le secteur technologique a été le plus ciblé par les investisseurs chinois en Europe en 2016 avec 13,7 milliards de dollars : c’est un montant record pour le secteur en Europe. Les transports et les infrastructures se situent en seconde position avec 12,2 milliards de dollars suivis, loin derrière, par les équipements industriels (6,2 milliards de dollars). La Commission européenne fera donc à l’automne des propositions au sujet des investissements étrangers en Europe, alors que l’inquiétude grandit au sujet des acquisitions chinoises, a annoncé samedi la commissaire européenne à la Concurrence Margrethe Vestager. « Ces derniers mois, nous avons entendu des inquiétudes au sujet d’investisseurs étrangers -des sociétés souvent détenues par des Etats- prenant le contrôle d’entreprises européennes détenant des technologies clés », a affirmé Mme Vestager lors du forum The European House – Ambrosetti, sorte de mini-Davos à l’italienne qui se tient jusqu’à dimanche à Cernobbio, sur le lac de Côme. L’Italie, la France et l’Allemagne ont demandé récemment à Bruxelles de définir une ligne commune au sujet des investissements venant de pays extérieurs à l’UE. Le 22 août, deux quotidiens italiens, Il Sole 24 Ore et La Stampa révélaient que ces trois pays avaient envoyé une lettre à la Commission le 28 juillet lui demandant de renforcer les règles autorisant les pays de l’Union européenne (UE) à bloquer l’achat d’entreprises européennes par des sociétés étrangères. Celle lettre faisait suite à un autre courrier adressé en février dans lequel Paris, Berlin et Rome voulaient que l’UE limite les investissements étrangers dans les entreprises détenant des technologies de pointe en les soumettant notamment à des règles de réciprocité. Ce document de 10 pages stipulait que les prérogatives européennes seraient renforcées pour toute entreprise ciblée considérée comme stratégique et dans le cas d’OPA financées par des fonds ou organismes publics. « Nous devons exiger la réciprocité dans les relations commerciales et dans l’accès au marché public. La concurrence doit être loyale et équitable », a martelé Bruno Le Maire. Le gouvernement allemand a adopté de son côté le 12 juillet un décret renforçant les règles sur les investissements étrangers dans ses entreprises jugées stratégiques. Les pays visés ne sont pas cités mais la Chine en fait clairement partie.

Les chinois rachètent aussi des banques

Les  chinois rachètent aussi des banques

Profitant notamment du déversement massif de liquidités de leur  banque centrale, nombre de sociétés chinoises investissent  l’économie européenne y compris les banques dernières exemple en date La société chinoise Legend Holdings a annoncé vendredi avoir conclu un accord portant sur l‘acquisition de 90% du capital de Banque internationale à Luxembourg (BIL) pour 1,48 milliard d‘euros, dans le cadre du plus important rachat à ce jour d‘une banque de dépôts européenne par un groupe chinois. Legend, surtout connu pour être le propriétaire du fabricant d‘ordinateurs personnels Lenovo, rachète cette participation dans BIL, établissement vieux de 161 ans, à Precision Capital, un véhicule d‘investissement de certains membres de la famille royale qatarie, dont l‘ancien Premier ministre, le cheikh Hamad ben Djassim al Thani. Reuters avait rapporté début juillet que Legend, qui procèdera à son acquisition via une filiale hongkongaise Beyond Leap, négociait le rachat de 90% de BIL. Le solde des 10% de l’établissement est détenu par l‘Etat luxembourgeois. Les sociétés chinoises montrent un intérêt croissant pour des banques européennes dont la rentabilité est pourtant faible du fait du bas niveau des taux. Début mai, le conglomérat chinois HNA Group est devenu le premier actionnaire direct de Deutsche Bank en portant sa participation dans la banque allemande à près de 10%.  Les investissements chinois ont quasiment doublé en Europe (+ 90 %) en 2016 pour atteindre le montant record de 45,8 milliards de dollars, par rapport aux 24,1 milliards de dollars de 2015.   L’Allemagne et le Royaume-Uni ont représenté, à eux deux, près de la moitié (46 %) des investissements chinois en Europe en 2016. En Allemagne, les investissements chinois ont été multipliés par dix passant de 1,3 milliard de dollars en 2015 à 12,1 milliards en 2016 : cette hausse s’explique en particulier par les investissements chinois réalisés dans le pays en matière d’équipements industriels à hauteur de 5,9 milliards de dollars. De son côté, le Royaume-Uni a connu une importante hausse (130 %) pour atteindre 9,2 milliards de dollars : la plupart des opérations ayant été annoncées avant le vote du Brexit, il est encore trop tôt pour tirer des conclusions sur l’impact de ce dernier sur les investissements chinois dans le pays. La Finlande (7,6 milliards de dollars) vient compléter ce trio de tête, suivie par la Suisse (4,8 milliards de dollars) et l’Irlande (2,9 milliards de dollars). La Suisse aurait même pu se classer en première position en Europe si l’opération entre ChemChina et Syngenta s’était conclue en 2016.  Le secteur technologique a été le plus ciblé par les investisseurs chinois en Europe en 2016 avec 13,7 milliards de dollars : c’est un montant record pour le secteur en Europe. Les transports et les infrastructures se situent en seconde position avec 12,2 milliards de dollars suivis, loin derrière, par les équipements industriels (6,2 milliards de dollars).

Taxe sur l’acier chinois (Union économique)

Taxe sur l’acier chinois  (Union économique)

 

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Des taxes  sur l’importation de produits de l’aciérie chinoise ont été décidées par l’union européenne au motif que ces produits auraient bénéficié d’aides de l’État chinois. Notons que les produits visés ont fait l’objet d’importation qui ont augmenté de près de 50 % en un an. En cause, la surproduction chinoise qui la contrainte à se débarrasser à petit prix e l’acier excédentaire. La Commission européenne (CE), qui a rendu sa décision le 9 août, avait agi sur requête de l’organisme professionnel Eurofer. Ces importations chinoises d’acier galvanisé ont augmenté de 45% cette année et représentent 51% du total du produit importé par l’UE, selon des données citées par la banque d’investissement Jefferies.   »Dans la mesure où Voestalpine, ThyssenKrupp et ArcelorMittal sont les plus impliqués dans l’acier galvanisé, c’est une bonne nouvelle, qui peut stimuler la part de marché et les marges locales », expliquent des analystes de Jefferies. L’UE a imposé toute une série de droits antidumping sur l’acier chinois ces dernières années pour tenter d’endiguer un flot d’importations à vil prix, selon les producteurs européens, résultant des surcapacités de la sidérurgie chinoise. La CE estime que l’imposition de ces droits contribuera au redressement de l’industrie européenne en permettant une hausse des prix générale. Les droits varient de 17,2% à 28,5%; ils toucheront les sociétés Hesteel Group, Shougang Group, Shagang Group et plusieurs autres sociétés chinoises, lesquelles disposent de 25 jours pour contester la décision.

Pourquoi les Etats-Unis, les Russes et les Chinois veulent casser l’Europe ? (Attali)

Pourquoi les Etats-Unis, les Russes et les Chinois veulent casser l’Europe ? (Attali)

 

Jacques Attali explique dans une interview d’EurActiv parue dans à la Tribune pourquoi de grandes puissances notamment la Russie et les Etats Unis veulent casser l’Europe et pourquoi le risque de guerre n’est pas à écarter avec les nationalismes qui progressent.

EURACTIV – Il y a dix ans, vous publiiez Une brève histoire de l’avenir, dans lequel vous faisiez déjà des projections pour 2030, à 50 ans.

JACQUES ATTALI - En effet, en cinq phases : déclin relatif de l’empire américain, tentative d’organisation du monde autour de plusieurs puissances indépendantes et hostiles les unes aux autres (ce qui ne fonctionne pas), domination par le marché en l’absence de régulations mondiales, guerre et ordre après la guerre.

Où nous situons-nous ?

À la fin de la deuxième phase et au début de la troisième, c’est-à-dire au sein d’une tentative de régulation. Les États-Unis ont décidé de ne plus être une puissance dominante, de ne plus gérer le monde. Donc on a tout d’abord une tentative de trouver un remplaçant pour les États-Unis, qui ne marchera pas.

Vous ne croyez pas que la Chine pourrait remplir ce rôle ?

Non, la Chine ne le veut pas. Elle veut être puissante, mais pas gouverner le monde comme les États-Unis le souhaitaient. L’Histoire chinoise est une Histoire de puissance et d’influence chinoise, mais pas de domination mondiale. Pékin veut tout ce qui est nécessaire à la croissance chinoise, au bien-être des Chinois. Les Chinois rêvent d’avoir le niveau de vie [actuel] des Américains en 2050. Ils auront alors une immense influence dans la région, mais ne sera pas le pays le plus peuplé du monde, et nombre d’autres enjeux seront apparus.

Revenons un instant à la fin de l’empire américain. Vous parliez de la fin d’un empire il y a dix ans, deux ans avant l’élection de Barack Obama, qui semblait pouvoir retourner cette situation.

Pas vraiment, parce qu’Obama lui-même a toujours répété que l’Amérique n’était qu’une puissance relative, qu’elle ne devait pas intervenir, ce qu’il n’a d’ailleurs pas fait, et qu’il ne pouvait pas porter le fardeau du monde. Ça lui a même été reproché, notamment dans le contexte de la Syrie. Il n’est pas intervenu dans le Moyen-Orient, à l’égard de la Russie il a été ferme, mais sans plus. Il a beaucoup poussé les Européens à faire les choses entre eux. Et Donald Trump est dans la continuité d’Obama de ce point de vue, il va plus loin que lui sur le thème du retrait américain.

Analysons un peu Donald Trump. À la veille de son inauguration à Washington, il a exprimé des propos très durs vis-à-vis de l’Europe, et d’Angela Merkel, par exemple. En se renfermant sur eux-mêmes, les Américains tournent-ils donc le dos à l’idée d’hégémonie ?

Donald Trump a en tout cas une hégémonie médiatique, mais c’est normal, c’est l’élection. Je pense que son discours s’inscrit dans l’idéologie dominante du moment, c’est-à-dire « moi d’abord », « moi, maintenant, tout de suite, d’abord », sans s’occuper des autres ou penser qu’ils peuvent être utiles. Ce qu’il veut, c’est une Amérique forte, qui doit être « la plus forte », mais sans  s’occuper de gouverner le monde, l’Amérique latine, etc. Si une idéologie hostile à l’Occident s’installait en Afrique ou en Amérique latine, il ne voudra pas intervenir. Il y a deux scénarios du pire. Le premier serait que la Chine contrôle Taïwan. Il s’est exprimé en faveur de l’indépendance de Tawaïn, mais fera-t-il la guerre pour Taïwan ? Première question. La deuxième question est de savoir ce qui se passera en cas d’invasion des pays baltes par la Russie, qui s’assurerait ainsi un accès à [son enclave de] Kaliningrad.  L’armée américaine interviendra-t-elle dans ces deux cas ? Je ne le pense pas. Cela pourrait d’ailleurs donner envie à d’autres de le faire à sa place, mais Donald Trump n’interviendra pas, comme, je pense, Barack Obama ne serait pas intervenu.

Comment voyez-vous les relations entre les États-Unis et l’Europe ?

Nous sommes dans une période très particulière, où les Américains, les Chinois et les Russes ont tous un président fort pour les quatre années à venir. Des présidents qui considèrent que l’Europe n’est pas un allié, mais une proie, un gibier, et qu’il faut reprendre tout ce qui est en Europe. Tous les trois ont donc objectivement intérêt à la faiblesse de l’Europe. C’est la première fois que ça arrive. Avant, ce n’était ni le point de vue d’Obama ni celui des Russes. Tous les trois ont donc intérêt à ce que l’Europe se casse. Et dans le même temps, il y a des élections aux Pays-Bas, en France, en Allemagne, et probablement en Italie.  Ce qui veut dire qu’avant octobre, l’Europe ne sera pas capable de prendre la grande initiative qui est nécessaire aujourd’hui. Aujourd’hui, il faudrait prendre une grande initiative en faveur de l’intégration européenne en matière de défense.

Pourquoi pensez-vous qu’ils pensent comme cela ?

Les autres veulent casser l’Europe, pourquoi ? Parce qu’ils sentent bien qu’à long terme, si l’Europe s’unit, elle deviendra la première puissance du monde. Si l’Europe a un ministre de la Défense, elle sera la première puissance au monde. Non seulement ça, mais le modèle européen deviendrait une force d’attraction. Quand on dit que les États-Unis ont défini un modèle pour le monde, ce n’est pas juste, il s’agit d’un modèle européen. Le monde ne s’américanise pas, il s’européanise, c’est l’Europe qui est le grand modèle de l’Amérique. Ils ont donc intérêt, à tous points de vue, du point de vue de la puissance douce, de l’économie, de la défense, à affaiblir l’Europe. Ils sont donc très heureux du Brexit. Tant les Russes que les Américains vont souffler sur les braises d’un possible « ital-exit », d’un « frexit ». Ils voient bien qu’au 21ème siècle, la grande puissance, avec 550 000 à 8 millions d’habitants, le plus haut niveau de vie, la meilleure position géographique, la meilleure attraction des talents, le meilleur niveau culturel, les meilleurs systèmes de santé, c’est l’Europe.

Comment croyez-vous que l’Europe peut réagir à ça tout en ayant des calendriers assez chargés du point de vue électoral ?

Il faut voir si les institutions fonctionnent indépendamment des calendriers électoraux. Nous sommes à Davos, j’aurais rêvé d’entendre un discours de François Hollande et Angela Merkel qui seraient venus tous les deux et qui auraient dit : « face à Xi Jinping, face à Theresa May, face à Donald Trump, nous affirmons qu’il y a une continuité en Europe et que quelles que soient les élections, nous avons décidé de lancer une Europe de la défense et de la sécurité ensemble ». C’est ça que j’aurais aimé entendre ici à Davos.

De quel genre de leadership avons-nous besoin ?

Nous avons besoin de leaders qui se souviennent, qui incarnent les dangers d’une fragmentation de l’Europe. L’Europe peut retourner à la guerre, supposons que l’Italie sorte de l’euro, que la France aussi, que l’Allemagne parte dans une autre direction : dans trente ans il y aura une guerre franco-allemande. Il faut se souvenir de ce risque qui existe dans le cas d’une rupture de la construction européenne. Il faut des leaders qui ont le sens du tragique, ce que l’on n’a pas. Il ne faut pas des leaders de temps heureux, ni de la neutralité.

Croyez-vous que l’Europe peut avoir un leader comme Trump ?

Oui, il peut y avoir un Trump en France avec Marine Le Pen ou Jean-Luc Mélenchon. En Allemagne, ça peut arriver si Angela Merkel n’est plus chancelière ou si elle cède dans la coalition face aux membres de la CSU. En Italie, il peut y avoir Beppe Grillo.

Si on se dirige vers ce scénario de petits Trump surgissant en Europe, craignez-vous que cela accélère le risque de guerre, la désintégration de l’Europe ?

Nous sommes dans une période qui ressemble beaucoup à 1910 où il y a eu une vague de progrès techniques, une grande globalisation et une vague de démocratie….. Et il y a eu une crise financière, du terrorisme, et on a choisi le protectionnisme et la guerre. Le 20ème siècle aurait pu être un siècle très heureux, tout était réuni pour qu’il soit heureux. Au lieu de cela, on a eu deux guerres mondiales, de la barbarie jusqu’en 1989. Ca fait seulement 25 ans qu’on est sortis des erreurs de 1910 et on peut faire les mêmes aujourd’hui. On a tout pour avoir un 21ème siècle très heureux : progrès techniques, augmentation des classes moyennes, demande de démocratie partout dans le monde, naissance d’États stables, tout est en place mais en même temps on peut partir vers le pire, c’est même à mon avis vraisemblable

Est-ce qu’on part vers le pire ?

Oui, la seule chose qui est différente de 1910 et qui est positif c’est qu’à cette époque les peuples voulaient la guerre en Europe : les Français, les Anglais, les Allemands, tout le monde voulait la guerre, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui.

Dans votre livre, vous parlez de neuf grandes puissances. On a le G20 donc on est dans une autre dialectique, mais dans ces neuf puissances vous voyez l’UE comme une grande puissance possible.

Les grandes puissances de demain restent la Russie, la Chine, l’Inde, le Brésil, les États-Unis, le Nigéria et l’Indonésie. Le G20 pour moi c’est une photo et rien d’autre, ça n’existe pas. Dès le premier G20 j’avais dit « il faut écrire le G vain ». Maintenant, l’Europe est la plus grande puissance du monde, elle est la seule à ne pas le savoir et la seule à ne pas le vouloir. Les Suisses ont fait ça : créer un État du bas vers le haut, mais en général un État est créé par un conquérant : la Russie c’est un conquérant, la Chine aussi, les États-Unis aussi. Les puissances sont toujours créées par un conquérant. Là, on essaie de créer un pays du bas vers le haut, ce que les Suisses ont fait en trois siècles. Ils se sont unis progressivement face à des ennemis. Nous pouvons nous unir, un peu comme les Suisses, face à nos ennemis. C’est pour ça que la menace extérieure est une bonne nouvelle parce que ça va nous forcer à nous unir. Ce qu’il faut faire crève les yeux : il faut faire une Europe de la défense, de la sécurité, qui gère la politique des frontières, qui gère le problème des migrants, qui gère la menace terroriste et qui se prépare à prendre le relais du retrait américain de l’OTAN.

Est-ce que la démocratie est en crise aujourd’hui dans l’Europe et dans le monde ?

Les pays les plus efficaces ne sont pas les démocraties à l’heure où nous parlons. Les trois gouvernements les plus efficaces sont le chinois, le russe et le Vatican.  Mais ce ne sont pas des démocraties. Deuxièmement, il y a un grand ennemi de la démocratie en ce moment : le marché devient mondial et la démocratie reste locale. On a donc toutes les conséquences d’un marché tout puissant qui rend la démocratie dérisoire et les citoyens s’en rendent bien compte. Il y a huit milliardaires qui ont une fortune supérieure à 40 % de la population de la planète et le peuple est amené par toute une série de contraintes ou de persuasion à voter en faveur de l’intérêt des milliardaires, ce qui vient de se passer aux États-Unis. Ce n’est pas nouveau, ce n’est pas exceptionnel. Tous les résultats des élections sont les votes en fonction de l’intérêt des plus riches. Ça discrédite la démocratie qui a perdu son pouvoir. La seule solution c’est aller vers le haut, qu’on me dise pas que ce n’est pas possible d’aller vers le haut, c’est possible. Et qu’on ne me dise pas qu’une gouvernance mondiale c’est impossible, on essaye de le faire, la COP21 en est un exemple. Il y a des domaines où il y a une gouvernance mondiale, où il y a une instance mondiale qui décide avec une extrême puissance partout dans le monde. Prenez la FIFA pour le football, elle gouverne le football dans le monde entier. Pourquoi quelque chose qu’on fait pour un sujet aussi important que le football, on ne pourrait pas le faire pour des sujets moins importants comme l’égalité fiscale ou l’harmonisation fiscale, la lutte contre le trafic ou la prostitution.

Vous envisagez ça par thématiques, ou envisagez-vous une gouvernance mondiale ?

Non, il faut que ça soit par thématiques. C’est un peu comme la construction de l’État au Moyen-âge : des corporations se sont mis ensemble pour gouverner leurs corporations et puis ensuite les corporations ensemble ont formé l’État. En Europe c’est comme ça que ça s’est fait. Dans le secteur bancaire, il y a Bâle qui règne, il y a énormément de secteurs où il y a des normes mondiales, il n’y a simplement pas de cohérence d’ensemble. Même sur la fiscalité, l’OCDE fait un travail formidable. L’OCDE et la Commission européenne font un très bon travail d’harmonisation. On peut donc y parvenir, ce n’est pas hors de portée.

Quel est votre souhait à l’aube d’une année très difficile ?

Pour que ça réussisse à l’échelle mondiale il faut d’abord que ça n’échoue pas à l’échelle européenne. Car si on n’est pas capables de le faire à l’échelle européenne, on ne le fera jamais à l’échelle mondiale. L’Europe doit être un modèle. Mon souhait pour 2017 c’est d’abord que l’Europe tienne le coup et que malgré l’absence de leader, on avance de façon crédible vers une Europe de la défense et de la sécurité qui à mon avis est la clé de la survie de l’Europe et de la paix.

On aurait dû commencer par ça, non ?

On ne pouvait pas car on avait le parapluie américain et les Allemands étaient trop près de la guerre et ne voulait pas avoir une armée, à juste titre. Aujourd’hui, personne ne remet en cause la démocratie allemande et les Américains sont plus là, donc il faut absolument l’avoir.

Les calissons d’Aix deviennent chinois

Les calissons d’Aix deviennent chinois

On sait que les Chinois rachètent tous les terres, les technologies les industries et maintenant les appellations locales : celle des calissons d’Aix. Une histoire invraisemblable qui découle des processus tordus et complexes de reconnaissance des dominations commerciales. Du fait du caractère sulfureux de ces processus,  les appellations locales sont devenues marchandes. Un exemple même de l’anarchie qui régule le commerce international Ye Chunlin, un industriel de la région de Shanghaï, vient en effet de déposer cette dénomination commerciale en Chine auprès du Sipo, l’équivalent de notre Inpi (Institut national de la propriété industrielle), faisant de lui le fabricant officiel de cette confiserie provençale sur l’ensemble de la planète. À Aix-en-Provence, les spécialistes, mais aussi les consommateurs, n’en reviennent toujours pas. Une spécialité régionale aussi emblématique n’était donc pas protégée? « Avant de lire les articles dans la presse, je pensais que c’était une blague et je n’en reviens pas », nous a confié cet aixois, voisin du musée du Calisson à Aix-en-Provence. En fait, la marque « Calisson d’Aix » est bien protégée, mais seulement en France. Quant à la protection mondiale, une demande d’IGP (indication géographique protégée) est en cours… depuis 14 ans, comme le révèle La Provence. Depuis le début des années 2000, la dizaine de fabricants locaux tentent de définir un cahier des charges permettant de définir le calisson d’Aix depuis sa composition jusqu’à sa forme et sa taille. Mais ils ne se sont mis d’accord qu’en 2015 sur le cahier des charges. L’IGP est en cours de dépôt et devrait être effective en 2018.

Avec RTL

Le yuan chinois devient monnaie officielle du FMI : attention aux secousses

Le yuan chinois devient monnaie officielle du  FMI : attention aux secousses

C’est sans doute davantage pour des raisons politiques économiques que le fonds monétaire international vient de reconnaître le yuan chinois comme monnaie officiel comme l’euro ou le dollar.  Depuis longtemps la Chine réclamait ce statut. Reste à savoir si le yuan sera si significativement intégré dans le système financier. En cause plusieurs interrogations. D’abord la richesse réelle sur laquelle est supposée s’appuyer la monnaie chinoise. De ce point de vue,  nombre d’experts s’interroge depuis des années sur la mesure de l’activité en Chine. Les statistiques chinoises présentent en effet un caractère très politique, témoin par exemple cette croissance de 7 % annuels décrétés  par l’État et atteintes dans les statistiques officielles. Une croissance qui d’après nombre d’experts devrait être divisée par deux depuis des années. Autre interrogation celle de l’endettement ;  un endettement qui affecte les entreprises publiques dont l’offre est en  surcapacité structurelle et dont les déficits s’ajoutent aux déficits. Un endettement qui concerne aussi les collectivités publiques notamment locales mais aussi les particuliers. Des perspectives de bulle financière ne sont pas à écarter. Une intégration trop rapide du yuan pourrait être de nature à accélérer une guerre des monnaies déjà largement engagées. Avant de devenir une monnaie officielle réellement utilisée, il faudra un peu plus de transparence financière et économique en Chine.   Depuis le 1er octobre, la devise chinoise est en donc officiellement partie intégrante de l’unité de compte du Fonds monétaire international, les droits de tirage spéciaux (DTS), où elle a rejoint les monnaies américaine et européenne mais également la livre britannique et le yen japonais. C’est une « étape historique » pour Pékin, a affirmé la directrice générale du FMI Christine Lagarde, ajoutant que cette décision allait accélérer « l’intégration de l’économie chinoise dans le système financier et monétaire international ». Concrètement, le changement ne devrait pas bousculer le rapport de forces sur le globe où le billet vert reste de loin le plus utilisé (41% des transactions mondiales) devant l’euro (30,8%) ou la livre (8,7%), selon la société financière Swift. Le renminbi (l’autre nom du yuan, ndlr) devrait toutefois en profiter pour poursuivre son internationalisation naissante et pourra désormais atterrir dans les caisses des pays placés sous assistance financière du FMI.pas de quoi vraiment rassurer les pays en cause.  Après un long examen, l’organe de direction du Fonds, qui représente ses 189 Etats membres, a donné son feu vert en novembre 2015 en assurant que le yuan remplissait deux grands critères: être massivement présent dans les transactions internationales et être « librement utilisable ». La dernière modification de son panier de devises remontait à 2000 quand l’euro avait remplacé le franc et le deutsche mark.

(Avec AFP)

Centrale Hinkley Point : OK des Britanniques mais méfiance vis-à-vis des Chinois

Centrale Hinkley Point : OK des Britanniques mais méfiance vis-à-vis des Chinois

 

La Grande-Bretagne se prononce en faveur de la centrale nucléaire mais exige que la France reste actionnaire de cette construction car elle se méfie des Chinois. Et pour cause l’éclatement d’une bulle financière n’est pas à exclure en Chine compte  tenu d’une part de l’endettement généralisé aussi du très net tassement économique. Reste à savoir si EDF sur endettée a les reins assez solides pour assumer les risques d’une construction très coûteuse. La Première ministre britannique Theresa May a bien donné jeudi son feu vert à la construction par EDF d’une centrale nucléaire à Hinkley Point, un projet de 18 milliards de livres sterling (21,2 milliards d’euros) financé en partie par des capitaux chinois. Le gouvernement britannique a précisé dans un communiqué que son aval à la construction de deux réacteurs de type EPR dans le sud-ouest de l’Angleterre était assorti de nouvelles conditions qui lui permettent notamment d’intervenir en cas de vente de la participation de contrôle d’EDF. Les autres termes des accords précédemment signés sont inchangés et EDF détiendra comme prévu 66,5% du projet tandis que le chinois CGN investira 6 milliards de livres pour en acquérir 33,5%. « La principale demande du gouvernement britannique était qu’EDF reste actionnaire du projet pendant toute la durée de construction, c’est-à-dire qu’il ne vende pas aux Chinois », a dit source au fait du dossier. « Ensuite, Londres bénéficiera d’un droit de veto, d’une ‘golden share’, en cas de cession pendant la durée d’exploitation. » Le PDG d’EDF Jean-Bernard Lévy a indiqué que le capital d’Hinkley Point pourrait un jour évoluer mais que l’électricien public français en resterait l’actionnaire de contrôle. « Peut-être un jour, mais ce n’est pas l’ordre du jour, il y aura des évolutions (…) Aujourd’hui, nous ne sommes pas à la recherche d’investisseurs tiers sur le sujet », a-t-il dit lors d’une conférence téléphonique. Le gouvernement britannique a pour sa part évoqué une « action spéciale » dans tous les futurs projets nucléaires, qui imposera son aval à des ventes de participations significatives, estimant ainsi que le nouveau cadre garantira la « sécurité nationale » en cas d’investissements étrangers dans des infrastructures. Londres, qui n’a pas mentionné CGN dans son communiqué, a précisé que le nouveau cadre juridique serait confirmé dans un « échange de lettres » avec EDF, qui « se réjouit » pour sa part du feu vert au projet et confirme l’engagement de « son partenaire de longue date » chinois. Reste que le groupe EDF n’a pas encore apaisé toutes les craintes d’une partie de son conseil d’administration et des analystes financiers sur sa capacité à mener un bien un projet dont il devra aussi supporter le poids sur sa dette. L’agence de notation Moody’s a redit jeudi que le projet Hinkley point, du fait de son ampleur et de sa complexité, était de nature à détériorer le profil de risque à la fois commercial et financier d’EDF. EDF estime le taux de rentabilité prévisionnel (TRI) d’Hinkley Point à environ 9% sur l’ensemble de la durée du projet. Reste de que la rentabilité d’un projet aussi considérable peut-être remise en cause,  comme souvent, en cas de dérive des coûts de construction

(Avec Reuters)

La France cible des investisseurs chinois

La France cible des investisseurs chinois

 

L’ ’Europe et en particulier la France sont devenus des cibles privilégiées des investisseurs chinois. En cause la volonté des chinois de réorienter leur économie vers la consommation et ne plus se limiter à être l’usine du monde. L’objectif est de s’approprier des savoir-faire et de satisfaire les nouvelles couches moyennes chinoises avec des produits locaux. D’après une étude récente du cabinet américain Baker & McKenzie, l’Europe est devenue en 2015 la principale cible des investissements chinois, en particulier la France et les montants engagés depuis le début de 2016 représentent déjà le double du total de l’an dernier. En 2015, le Club Med a été racheté par Fosun, l’aéroport de Toulouse par un consortium chinois, et Louvre Hotels par le géant du tourisme Jin Jiang. Le mouvement se poursuit. Le 30 mars, Pierre & Vacances a réalisé une augmentation de capital de près de 25 millions d’euros réservée à HNA, maison mère de Hainan Airlines. Avec 10 % du capital de l’entreprise, fondée et toujours dirigée par Gérard Brémond, HNA aura deux représentants au conseil d’administration du spécialiste des résidences de vacan ces, également propriétaire de Center Parcs. Les investissements concernent en effet aussi les activités touristiques mais aussi le sport. On connaissait l’attrait des pays du Golfe (Qatar avec le PSG, Emirats Arabes Unis pour Manchester City) et des Russes (Chelsea, Monaco) pour le football, mais l’intérêt de la Chine pour le ballon rond est grandissant. Il faut dire que Xi Jinping, fan de football, ambitionne de faire de son pays une des grandes puissances mondiales de ce sport et encourage les investissements allant dans ce sens. Ainsi, l’acquisition par le groupe chinois Suning de l’Inter Milan, vainqueur de la Ligue des Champions en 2010, ne semble pas anodine. Ce conglomérat, qui détient près de 1.600 magasins en Chine et qui a réalisé un chiffre d’affaires de 24 milliards de dollars (21 milliards d’euros) en 2015, est la propriété du milliardaire Zhang Jindong, 403ème fortune mondiale selon Forbes et… membre de la conférence consultative politique du peuple chinois, une assemblée sans pouvoirs de décision mais placée sous la tutelle du Parti communiste chinois. Outre l’Inter Milan, son rival historique, l’AC Milan, serait lui aussi sur le point de devenir la propriété d’investisseurs chinois où le nom de Jack Ma, fondateur d’Alibaba, revient avec insistance de l’autre côté des Alpes. Le magnat chinois entretient des relations étroites avec le président Xi Jinping, qui de 2002 à 2007, a été le secrétaire du Parti communiste chinois (PCC) de la province du Zhejiang, où Alibaba a son siège. Une proximité qui avait également conduit l’actuel président chinois à emmener une délégation visiter Alibaba, au cours de ses sept mois à la tête du Parti à Shanghai, en 2007.Enfin, le récent finaliste de la Ligue des Champions, l’Atlantico de Madrid, a vu arriver en 2015 dans son capital, à hauteur de 20%, Wanda, le numéro un de l’immobilier en Chine, détenu par la plus grosse fortune du pays, Wang Jianlin (18ème fortune mondiale selon Forbes avec 34,9 milliards de dollars). Ancien soldat de l’Armée populaire de libération, il est membre du Parti communiste chinois où plusieurs proches du pouvoir sont actionnaires.  Des allègements fiscaux ont été proposés à tous les grands groupes industriels chinois pour qu’ils investissent dans le foot. L’objectif est de développer ce sport en Chine afin d’une part d’améliorer les relations diplomatiques mais aussi de constituer un éventuel amortisseur du mécontentement populaire dû au développement des inégalités.

(Avec Challenges)

La bulle de l’endettement chinois va –t-elle éclater ?

La bulle de l’endettement chinois va –t-elle éclater ?

 

En Chine les bulles succèdent aux bulles ;  après la bulle immobilière, c’est la bulle de l’endettement des entreprises qui menacent L’endettement des entreprises chinoises augmenterait encore de 77% sur les cinq prochaines années pour atteindre 28.800 milliards de dollars.  , Moody’s et Fitch s’inquiètent de la dette galopante, publique et privée, et pointent une « hausse prévisible des créances douteuses ». Pour empêcher l’éclatement de cette bulle la banque centrale ne cesse d’injecter de nouvelles liquidités.  L’économie chinoise, d’une certaine manière, ne cesse d’accumuler les bulles. Elle a d’abord généré une bulle de crédit absolument immense, inédite dans l’histoire économique, y compris aux Etats-Unis avant les subprimes », soulignait  Pierre Sabatier, PDG de PrimeView, sur BFM Business mercredi. Au départ, les fonds de ces crédits « ont servi à investir, non pas dans les actions, mais dans tout le reste. Par exemple dans le résidentiel », continue Pierre Sabatier. « Il y a aussi eu une bulle globale entraînée par les surcapacités de production. On a construit des aéroports, des voies ferrées, des outils de production en capacité surnuméraire par rapport à ce que peut digérer le marché intérieur », poursuit le spécialiste. C’est selon lui « une bulle au sens propre du terme, puisque ces nouvelles infrastructures ont créé une inadéquation entre capacité d’offre et demande pas suffisamment solvable pour l’acheter ». Aujourd’hui, alors que « la bulle immobilière s’est dégonflée depuis quelques mois, une autre a pris le relais. L’une se substitue à l’autre », conclue-t-il. « L’économie réelle chinoise est en ralentissement depuis un moment, bien avant qu’il y ait eu cette bulle sur les actions A (les plus grandes valeurs chinoises, ndlr) », relève de son côté Didier Saint-Georges, de Carmignac Gestion. « Il y a un ralentissement que tout le monde connaît, on sait qu’il y a une transition absolument majeure, que Xi Jinping, le dirigeant chinois, organise. L’une des conséquences a été d’injecter beaucoup de liquidités dans l’économie, qui elle-même, a eu tendance à créer des bulles boursières». Il faudrait donc des reformes structurelles pour réguler les surcapacités production sinon « La croissance du PIB de la Chine ralentirait de manière plus marquée, une dette lourde entravant l’investissement des entreprises et l’évolution de la démographie se révélant de plus en plus défavorable. La dette publique augmenterait de manière bien plus nette que nous ne le pensons actuellement », écrit Moody’s mercredi. Moody’s évalue la dette publique chinoise à 40,6% du PIB fin 2015. Mais Standard & Poor’s estimait en juillet que la dette des entreprises représentait déjà 160% du PIB en 2014, deux fois le niveau de celle des Etats-Unis, contre 120% en 2013. Pis: cet endettement augmenterait encore de 77% sur les cinq prochaines années pour atteindre 28.800 milliards de dollars. L’éclatement de la bulle chinoise ne serait pas sans conséquences pour l’économie mondiale et notamment pour de nombreuses banques occidentales dont certaines créances deviendraient plus que douteuses.

Lutte contre le dumping chinois sur l’acier

 

Lutte contre  le dumping chinois sur l’acier

Plusieurs pays européens ont appelé l’union européenne à réagir vigoureusement contre le dumping chinois qui menace la production d’acier en Europe. La production totale mondiale et de l’ordre de 1 600 000 000 dont la moitié consommée mais aussi produite par la Chine. Or la consommation d’acier en Chine ne cesse de se réduire depuis plus d’un an d’où une surproduction qui vient envahir les marchés étrangers notamment l’Europe. Certes La Chine a annoncé son intention de réduire sa production d’acier de quelque 150 millions de tonnes sur les cinq prochaines années, au moment où ce pays cherche à réduire ses surcapacités de production industrielle qui pèsent sur sa croissance. Le Conseil d’Etat, qui fait office de gouvernement, a indiqué qu’il comptait fermer les usines vétustes et qu’il allait désormais refuser d’autoriser de nouvelles aciéries, a rapporté l’agence officielle Chine Nouvelle. La production d’acier brut a baissé de 2,3 % en 2015 à 803,8 millions de tonnes par rapport à 2014, a indiqué le Bureau national des statistiques le mois dernier. Selon Xinhua, il s’agit de la première baisse depuis 1981. Cependant, ce secteur est sinistré par la surcapacité tant en Chine que dans le reste du monde depuis des années et les prix ont dégringolé en raison de l’offre excédentaire. Selon les experts, la Chine souffre d’une surproduction de 340 millions de tonnes. Les ministres de sept pays européens, dont la France, l’Allemagne et le Royaume-Uni, exhortent l’Union européenne à prendre des mesures destinées à protéger le secteur sidérurgique européen de la concurrence jugée déloyale de la Chine et de la Russie. Dans une lettre datée de vendredi que Reuters a pu consulter, les cosignataires, parmi lesquels le Français Emmanuel Macron, s’inquiètent de l’état de cette industrie en Europe. « (Elle) est confrontée à des pratiques commerciales déloyales récurrentes dans un contexte de forte concurrence internationale intensifiée par une situation de surcapacité internationale », peut-on lire dans ce courrier. « L’Union européenne ne peut rester passive lorsque l’augmentation des pertes d’emplois et des fermetures d’aciéries montre qu’il existe un risque important et imminent d’effondrement du secteur européen de l’acier », lit-on également. La commission européenne a également exprimé son inquiétude face au bond d’environ 50% des exportations chinoises constaté en 2015 et à la chute des prix qui en a résulté, de moitié pour certains produits.  Selon la Fédération européenne de l’acier (Eurofer), l’industrie sidérurgique a perdu 85.000 emplois depuis 2008.

Premier concurrent chinois de l’A320 : le C 919

Premier concurrent chinois de l’A320 : le C 919

 

 

La chine vient de commander plus de100 A 320 mais s’apprête à le concurrencer avec son C 919.à partir de 2020.  .  La compagnie aéronautique chinoise Comac a en effet présenté son avion de ligne C919, un appareil à fuselage étroit qui doit venir concurrencer le Boeing B737 et l’Airbus A320.  La télévision publique chinoise a diffusé des images de l’avion sortant des chaînes d’assemblage de la Commercial Aircraft Corp of China à Shanghai. Dans un communiqué, le groupe aéronautique public dit avoir d’ores et déjà reçu 517 commandes, émanant pour l’essentiel de compagnies aériennes chinoises. Le président de la Comac, Jin Zhuanglong, a déclaré que les tests au sol de plusieurs systèmes équipant le C919, dont ses instruments de contrôle en vol, débuteraient prochainement et a ajouté que le vol inaugural aurait lieu l’année prochaine.  Le programme C919 a connu plusieurs reports. En mai, des sources proches du projet avaient expliqué à Reuters que le processus d’assemblage final avait pris du retard. De même source, on précisait alors que le vol inaugural, initialement programmé d’ici la fin de l’année, aurait lieu au cours du premier semestre 2016 et que les premières livraisons, qui devaient intervenir en 2018, étaient repoussées, peut-être jusqu’à 2020.

Le yuan chinois encore sous-évalué

Le yuan chinois encore sous -évalué

Preuve que la Chine est devenue incontournable sur le plan économique, les Etats unis sollicite les autorités chinoises pour une réévaluation de sa monnaie  En fait c’est peut être moins pour obtenir une réévaluation que pour empêcher une nouvelle dévaluation comme celle qui avait été faite en aout. Cela pour tenter de relancer une activité dont la croissance est en net recul en Chine. Ce qui donne des arguments à la Chine pour maintenir le statu quo de la parité monétaire même si la balance des échanges demeure  largement excédentaire.  Les importations de la Chine ont nettement chuté au mois de septembre sur un an, à près de 18%, ont annoncé ce mardi les douanes chinoises, dernier chiffre traduisant le tassement de l’activité dans la deuxième économie mondiale. En valeur, les importations sont tombées à 924 milliards de yuan (environ 128 milliards d’euros), ont indiqué les douanes dans un communiqué. La Chine a également été affectée par l’affaiblissement de la demande sur certains marchés pour ses biens manufacturés, à l’origine de la baisse de ses exportations, qui ont reculé de 1,1% à 1.300 milliards de yuan (180 milliards d’euros), de même source. Première puissance commerciale mondiale, la Chine connaît un ralentissement de sa croissance qui s’est accompagné d’une chute des prix des matières premières, à l’origine d’une onde choc dans beaucoup de pays producteurs. L’excédent commercial a quasiment doublé sur un an, à 376,2 milliards de yuan (52,3 milliards d’euros).  Dans son rapport semestriel sur les politiques économiques et de change des principaux partenaires commerciaux de Washington, le Trésor américain estime que le yuan, également dénommé renminbi, reste donc sous sa « valorisation à moyen terme appropriée ».  Cette expression marque une légère inflexion du discours américain puisque le précédent rapport, en avril, jugeait la devise chinoise nettement sous-évaluée.  Le Trésor ne reproche à aucun des grands partenaires commerciaux des Etats-Unis de manipuler sa monnaie mais appelle les pays enregistrant d’importants excédents courant- ce qui inclut l’Allemagne et la Corée du Sud – à faire davantage pour soutenir la croissance mondiale.

Après le Club Med, les Chinois veulent racheter FRAM

Après le Club Med, les Chinois veulent racheter FRAM

 

Sale temps pour les grands voyagistes français puisque après la vente du Club Med chinois c’est maintenant Fram qui est en vente, l’un des plus grands voyagistes français en difficultés financières déjà depuis plusieurs années et qui pourrait être bradé au chinois.: Fram a reçu une offre ferme de rachat par le conglomérat HNA, associé pour l’occasion à un partenaire minoritaire, Selectour Afat.  Une cinquantaine d’agences en France, 560 salariés : Fram est l’un des plus gros voyagistes français… En difficulté financière aujourd’hui, il souhaitait ouvrir son capital. Le Chinois HNA, associé à un partenaire minoritaire, à hauteur de 10%, Selectour Afat, a déposé une offre de rachat « ferme » et « in bonis », c’est-à-dire sans passer par une procédure collective. Le montant n’est pas officiellement connu, mais on parle de quelque 40 millions d’euros. HNA est l’actionnaire de la compagnie aérienne Aigle Azur, et de la chaîne hôtelière NH Hoteles. Il est en train de racheter Globalia, premier groupe touristique espagnol, propriétaire de la compagnie aérienne Air Europa. Une autre offre de reprise a été déposée, rappelle Fram dans son communiqué, par le Français Karavel-Promovacances, mais celui-ci ne veut reprendre Fram qu’après son dépôt de bilan. Le capital de Fram est détenu à 80% par les deux branches de la famille fondatrice – Marie-Christine Chaubet (fille du patron historique Philippe Polderman) et sa fille en détiennent environ 40%, tout comme Georges Colson, ancien président du directoire et demi-frère de Mme Chaubet. Air France détient pour sa part près de 9%, le reste étant réparti entre des actionnaires individuels. Et ils ne sont pas d’accord…

Fram bientôt chinois?

Fram bientôt chinois?

Comme d’autres voyagistes Fram  connaît des difficultés financières et pourrait passer sous pavillon chinois d’après des informations des Échos. D’une manière générale les voyagistes connaissent actuellement des mutations importantes. Mutations provenant d’abord de la situation économique des Européens aussi des risques potentiels dans certains pays instables ou en conflit. Se pose aussi la question de la répartition des responsabilités entre la fabrication des voyages, et leur commercialisation. De ce point de vue la diffusion du numérique pourrait bousculer les métiers en particulier les agences traditionnelles de voyages. Les grands opérateurs vont en effet s’efforcer de commercialiser directement leurs prestations auprès des clients. Il est  également possible que plusieurs voyagistes importants ce débarrassent de structures hôtelières coûteuses. Après le Club Méditerranée, le voyagiste toulousain Fram, qui connaît des difficultés financières depuis plusieurs années, pourrait donc  à son tour passer sous pavillon chinois, écrivent Les Echos ce mardi. HNA, « un mastodonte aux activités diversifiées, notamment présent dans le transport aérien », serait sur les rangs. HNA est propriétaire, entre autres, de Hainan Airlines et vient de s’offrir Swissport, le numéro un mondial des services aéroportuaires, précisent Les Echos. HNA est aussi l’un des actionnaires d’Aigle Azur. Le groupe est « déjà actif dans le tourisme et s’intéresserait maintenant à la société toulousaine », écrit le quotidien. Les Echos confirment par ailleurs l’information du Journal du Dimanche selon laquelle le groupe de vente de voyages en ligne Karavel-Promovacances serait aussi intéressé. « Le spécialiste du voyage enligne, qui développe aussi depuis quelque temps un réseau d’agences de voyages, a élaboré une offre conditionnelle », croient savoir Les Echos.

Areva : Bercy veut faire entrer les chinois au capital

Areva : Bercy veut faire entrer les chinois au capital

 

 

Après l’échec financier d’Areva on resserre les boulons. D’abord avec la restructuration de la filière nucléaire autour d’EDF, ensuite en recapitalisant ce qui reste d’Areva. Problème : l’Etat n’a pas d’argent et veut donc solliciter des capitaux chinois pour renflouer Areva. Quand on connaît le caractère stratégique de la filière nucléaire on peut s’interroger sur le bien-fondé de cette ouverture  des portes de la technologie aux chinois. Rien de surprenant cependant car dans la période la France propose de manière privilégiée de vendre ce ses bijoux de famille au chinois. Dernier exemple en date la vente  de l’aéroport de Lyon et de  Nice « accueillir des groupes chinois à son capital, ce qui permettrait d’alléger la facture de sa recapitalisation pour l’Etat français », a déclaré Philippe Varin, le président du conseil d’administration du groupe nucléaire. « La Chine est incontournable pour Areva. C’est maintenant qu’il faut nouer des alliances, car elle est en croissance et a besoin de technologies », dit-il dans les colonnes du Journal du Dimanche. Areva a annoncé cette semaine la première étape d’un plan de sauvetage sous la forme d’un protocole d’accord avec EDF qui rachèterait jusqu’à 75% de son activité réacteurs. L’opération, avec d’autres cessions et éléments de financement, vise à couvrir ses besoins à hauteur de 3,6 milliards d’euros pour la période 2015-2017, sur un total de sept milliards nécessaires. Areva estime qu’il aura besoin en outre d’une augmentation de capital « significative ». L’Etat français, qui en détient 87%, a fait savoir qu’il prendrait ses responsabilités.  Mais, selon Le Journal du Dimanche, le ministère de l’Economie jugerait les demandes d’Areva trop élevées et miserait sur une injection de capital limitée à deux  milliards l’an prochain pour couvrir la prochaine échéance de dettes de 1,8  milliard d’euros du groupe, en septembre  2016. Dans ce contexte, le ministère serait favorable à l’arrivée d’investisseurs chinois dans la mesure où, « plus les Chinois investiront, moins la facture sera élevée pour la France », explique une source proche de Bercy citée par le journal. La recapitalisation pourrait alors se faire en deux temps, une opération menée par l’Etat l’an prochain, puis l’entrée des investisseurs chinois plus tard, les noms des électriciens China General Nuclear Power Corporation (CGN) et China National Nuclear Corporation (CNNC) étant avancés.

 

Les aéroports de Nice et de Lyon çà vendre sur le bon coin …chinois !

Les aéroports de Nice et de Lyon çà vendre sur le bon coin …chinois !

 

 

Le grand vide grenier continue  au ministère des finances. On vend les bijoux de famille. Cette fois il s’agit des aéroports de Nice et de Lyon. Pour faciliter la vente, on envisage de diffuser l’annonce sur le bon coin français mais aussi chinois, certains groupes financiers   chinois s’étant  en effet manifestés comme potentiels acheteurs dans le cadre de la grande grande braderie française. Certains de ces grands groupes chinois auraient aussi manifesté leur intérêt pour l’achat de la tour Eiffel, de la Seine  et de la garde républicaine française. Pour l’instant Bercy n’entend pas détailler la liste des ventes futures de biens publics. Bercy a donc annoncé aux élus locaux et aux chambres de commerce et d’industrie (CCI) le lancement à la rentrée des processus de privatisation des aéroports de Nice et de Lyon, afin de vendre les parts de l’Etat. Le ministre de l’Economie, Emmanuel Macron, qui recevait les responsables niçois mardi 28 juillet, huit jours après leurs homologues lyonnais, leur a présenté des calendriers identiques. Dans les deux dossiers, une concertation sur le cahier des charges débutera en septembre, puis un appel d’offres sera publié en octobre, en vue d’une cession des parts de l’Etat au premier semestre 2016. A Nice comme à Lyon, l’Etat entend céder la totalité des 60% qu’il détient dans les sociétés gestionnaires des aéroports. Dans les deux cas, la CCI possède 25% du capital et les collectivités locales 15% (région, département et métropole à parts égales). Ces privatisations doivent être autorisées par la loi pour la croissance, l’activité et l’égalité des chances du ministre de l’Economie, adoptée par le Parlement début juillet et qui doit encore être validée par le Conseil constitutionnel avant d’être promulguée. Une fois les cahiers des charges arrêtés, une procédure de « dialogue compétitif » devrait être engagée, avec un premier appel d’offres mi-octobre débouchant sur une pré-qualification mi-novembre, puis une seconde phase à partir de décembre devant aboutir à un choix définitif à la fin du premier trimestre 2016, a précisé à l’AFP Jacques Kleynhoff, président du conseil de surveillance d’Aéroports de la Côte d’Azur et vice-président de la CCI Nice-Côte d’Azur.

 

Foot : PSA vend le FC Sochaux aux chinois

Foot : PSA vend le FC Sochaux aux chinois

 

Non seulement on vend les grandes entreprises  à l’étranger mais les clubs de foot aussi. C’est fait pour Paris il y a longtemps, maintenant c’est Sochaux, demain peut-être Marseille compte tenu d’une  situation financière particulièrement délicate dans ce club.  C’est la grande barderie !PSA Peugeot Citroën est arrivé à un accord avec le Chinois Ledus pour la vente du FC Sochaux. L’information a été officialisée lundi après-midi par Denis Worbe, président de la Société anonyme sportive professionnelle du club. Le groupe chinois va donc prendre la tête du club de football symbole du Pays de Montbéliard. Ledus devient seul propriétaire du club avec 100% des parts, comme l’a confirmé le président de la SASP du FCSM Denis Worbe, invité ce lundi dans le Club Sochaux sur France Bleu. Le groupe Ledus, installé à Hong-Kong, est spécialisé dans la fabrication d’ampoules leds. « Il reste des aspects juridiques pour confirmer cette cession, mais Ledus et PSA sont en phase », a annoncé Denis Worbe. Peugeot se retire donc complètement du jeu et sonne la fin de 87 ans d’histoire commune entre le FCSM et la marque au Lion. Peugeot était en effet jusqu’ici le propriétaire-fondateur du club. Mais en mai 2014, juste après la descente des jaune et bleu en Ligue 2, PSA, en quête de cash, avait exprimé sa volonté de se séparer du FC Sochaux pour se recentrer exclusivement sur l’automobile. L’intérêt des Chinois se manifeste alors publiquement le 17 janvier lorsque des représentants de Ledus assistent au match contre l’AC Ajaccio. Un mois plus tard, la procédure de vente est lancée, les négociations commencent. Elles viennent donc d’aboutir, quatre mois plus tard.On ne connait encore rien ou presque des ambitions de Ledus pour le FC Sochaux. Mais le président de la SASP Denis Worbe s’est voulu rassurant, affirmant que « le but est que ce repreneur apporte des moyens qui permettent au FC Sochaux-Montbéliard de conserver ses ambitions légitimes. »   En revanche le groupe chinois entend bien se lancer via ce rachat à l’assaut du marché européen dans le but d’exporter leur marque d’ampoule électro-luminescente à l’international. « Ledus définit le FCSM comme un projet marketing. Ledus veut se faire connaître en Europe et en France à travers le FCSM. Ledus ne se paye pas une danseuse, c’est extrêmement rassurant car une danseuse on peut s’en lasser assez vite, là il y a une légitimité économique derrière ce projet. Ledus a pris goût au football, il se sont immergés dans le club et sauront développer l’aspect sportif qui sera pour eux nécessaire pour avoir un niveau de communication intéressant. », détaille denis Worbe. Reste que ce projet sportif est encore tenu secret. Le choix du futur organigramme du club incombera aux nouveaux dirigeants chinois « mais ils ont exprimé leur volonté de s’appuyer sur les talents qui existent au club » a encore précisé le président de la SASP. Ce qui ne devrait pas empêcher plusieurs départs au sein de l’équipe, et pas des moindres. Ce lundi, l’attaquant et capitaine sochalien Edouard Butin, joueur fanion de la formation jaune et bleue, a appris de la bouche de ses dirigeants qu’il ne serait pas conservé la saison prochaine. En revanche selon nos informations, la majorité de l’équipe dirigeante actuelle pourrait rester en place pour une période transitoire de six mois à un an. A la suite de cette annonce, les supporters du FCSM continuent néanmoins de trembler pour l’identité de leur club. L’emblème, le lion sur le maillot, les couleurs, l’Auguste nom du Stade Bonal… « Le groupe Ledus s’inscrit dans la continuité d’un club et d’une histoire qui a très bien fonctionné, ils veulent prolonger cette histoire et un certain nombre d’éléments seront conservés«  selon Denis Worbe… « mais on le découvrira au fur et à mesure. » Dans son communiqué, le club évoque un « projet robuste et pérenne » et affirme qu’il devrait disposer « de moyens financiers conformes (à ses) ambitions sportives légitimes« . Dans le processus de vente, PSA apure les dettes (17,6M €) du FCSM qui repartira donc sur des bases saines. Le budget, c’est le pilier d’un club de football, « le plus important » rappelle Jean-Claude Plessis, ancien président emblématique du FC Sochaux (1999-2008) : « si Peugeot a cédé le club, c’est qu’il y a des garanties. La Ligue et la DNCG en demanderont« . Jean-Claude Plessis reconnaît qu’il n’y avait « plus beaucoup de solutions » et confesse « un gros cafard » à l’idée de voir Peugeot se séparer définitivement de son club. Réalisme et nostalgie aussi du côté des supporters des jaune et bleu. Vendredi 15 mai, lors de la réception de Valenciennes au stade Bonal, les supporters ont vécu, plutôt tristement, le dernier match de l’histoire du FC Sochaux sous l’ère Peugeot. ( France Info)

Les Mistral russes vendus aux Chinois….ou à l’Etat Islamique ?

Les Mistral russes vendus aux Chinois….ou à l’Etat Islamique ?

Pas facile pour la France d’être à la fois un champion mondial de l’armement et en même temps de défendre la paix  et les droits de l’homme. Du coup avec cette contradiction , la France reste avec deux navires Mistral sur les bras  : ceux destinés aux russes. On pourrait bien les vendre mais à qui ?  une nation pacifiste et « démocratique » comme le Chine par exemple . A Cuba peut-être maintenant que les relations sosnt normalisées  après la visite de Hollande à Castro . Peut être même à l’Etat islamique si les riches pays arabes veulent bien continuer de financer le terrorisme. On a bien vendu des Rafle  à l’Egypte et au Qatar, alors ! On parle aussi du Portugal, de la Grèce  et de l’Argentine mais qui n’auraient pas les moyens financiers. Pourquoi pas à Monaco, là il y a les ressources (mais pas forcément les besoins) .  En tout cas cela fait des mois que les Mistral que la France a vendus à la Russie patientent dans le port de Saint-Nazaire, en attendant une hypothétique résolution du conflit russo-ukrainien. Finalement, il se pourrait bien que ces navires de guerre à la pointe de la technologie ne soient jamais livrés au Kremlin, mais plutôt à Pékin.  Les Echos, qui cite le journal pro-chinois de Taiwan, « Want China Times », avance ainsi que Paris pourrait proposer à Pékin d’acheter les deux bateaux. Ce n’est qu’une « rumeur née de l’arrivée samedi à Shanghai de deux navires de guerre », souligne le quotidien. Il se trouve que ces bateaux vont rester sept jours à quai, ce qui pourrait être l’occasion pour Paris de trouver un débouché pour ses deux Mistral, avance l’agence de presse Duowei News.  La livraison de cet arsenal aux Russes semble de plus en plus illusoire à mesure que le temps passe. Le président russe, Vladimir Poutine, a d’ailleurs évoqué, à l’occasion de sa conférence de presse annuelle, un remboursement des fonds déjà versés par le Kremlin pour ces navires. Dès lors, « l’option d’une vente de ces vaisseaux à un autre pays devient plausible » estime Les Echos.  Dans ce contexte, la Chine serait un client sérieux. Les médias locaux cité par le quotidien économique soulignent en effet que, le gouvernement chinois ayant dans l’idée de concevoir et de construire ses propres « bâtiments de projection et de commandement (BPC), il pourrait accélérer ses études en copiant le Vladivostock et le Sebastopol, les deux Mistral initialement destinés à Moscou.

Majorité des produits chinois dangereux

Majorité des produits chinois dangereux

 

Parmi les produits dangereux il y a le secteur symbolique du jouet mais pas seulement. Nombre de produits importés ne correspondent pas aux normes européennes et  sont dangereux et peu fiables ( dans le bricolage, l’électricité, l’équipement, le textile, l’ameublement, l’  électro ménager etc.). certes certains produits strictement contrôlés par les multinationales correspondent aux exigences de qualité de l’Europe mais pour beaucoup d’autres produits, c’est  l’anarchie la plus complète. « Je suis particulièrement préoccupée par le nombre de jouets dangereux. Si j’ai un conseil à donner, c’est : ‘attention à ce que vous donnez comme jouets à vos enfants’ », a lancé la commissaire à la Justice, responsable des droits des consommateurs, Vera Jourova, lors d’une conférence de presse. Les dangers recensés par la Commission sont multiples : blessures physiques (26% des cas), intoxications chimiques (25%), étouffements (12%), électrocutions (11%) ou encore étranglements (9%). Le mini marché aux horreurs installé par les services de la Commission présentait une série de pièges pour les enfants, dont le plus sournois est une capsule contenant un détergent pour lave-vaisselle aux couleurs de bonbon acidulé. Pour insister sur la menace, elle était présentée dans une coupelle avec des friandises dont elle est difficile à distinguer. Ce type de capsules est le sujet d’une campagne d’information mondiale. « Tous les producteurs de lessive proposent ce type de produit », ont averti les services de la Commission. RAPEX (Rapid Alert System for dangerous non-food products : Système d’alerte rapide pour produits non-alimentaires dangereux) a été créé en 2003 et, année après année, le nombre de notifications augmente. Chaque année, le premier pays d’origine est la Chine. Nous avons un système d’alerte spécial consacré aux produits fabriqués en Chine. Il faut que les autorités chinoises fassent plus en termes de prévention  « Je suis surprise par le nombre de produits dangereux provenant de Chine », a reconnu Vera Jourova. « La situation ne s’améliore pas », a-t-elle déploré, soulignant que le nombre produits dangereux fabriqués en Chine signalés en 2014 était équivalent à celui de 2013. « Nous avons un système d’alerte spécial consacré aux produits fabriqués en Chine. L’objectif est d’éviter que des produits dangereux soient exportés« , a dit la Commissaire. « Il faut que les autorités chinoises fassent plus en termes de prévention et nous espérons de meilleurs résultats à l’avenir », a-t-elle conclu.

 

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