Archive pour le Tag 'chinois'

COVID de Wuhan : les Chinois ont menti

COVID de Wuhan : les Chinois ont menti

selon une étude publiée par la Chine elle-même, le nombre de Chinois contaminés par le virus a été très sous-estimé. Il faudrait multiplier les chiffres au moins par trois. De toute manière, la Chine entretient des rapports très ambigus avec les réalités statistiques.

Tous les chiffres dans tous les domaines sont truqués chaque fois qu’ils présentent des aspects politiques. C’était le cas évidemment avec le virus dont  la Chine n’a pas accepté qu’il soit d’origine chinoise.

Avec une population totale de plus de 10 millions d’habitants, des chercheurs chinois ont estimé que jusqu’à 168000 habitants de Wuhan étaient infectés par le virus, contre le nombre officiel de 50340 cas hospitalisés.

L’étude a suggéré qu’au moins les deux tiers du nombre total étaient asymptomatiques et que des milliers auraient pu être infectés après «l’élimination» des cas cliniques, augmentant la possibilité que le virus puisse exister dans une communauté pendant une longue période sans provoquer d’hospitalisations.

Une étude distincte publiée par le Centre chinois de contrôle et de prévention des maladies (CDC) à la fin du mois dernier a mis le taux de «séroprévalence» à Wuhan, le pourcentage de la population ayant des anticorps, encore plus élevé à 4,43%, ce qui implique qu’environ un demi-million de personnes en la ville aurait pu être infectée.

La Chine essaye maintenant de prouver que le virus circulait  bien avant Wuhan en Europe notamment

Milliardaire chinois : « une purge » communiste, selon Lenglet

Milliardaire chinois : « une purge » communiste, selon Lenglet

Le milliardaire, Jack Ma, créateur de l’immense société Alibaba fait probablement l’objet d’une purge de la part du régime d’après l’économiste Lenglet.

Jack Ma  critiquait le conservatisme du secteur financier chinois et des organismes chargés de le superviser. Trois jours après, l’introduction en bourse de sa filiale financière, la Fourmi, qui devait être la plus grosse mise sur le marché de tous les temps, était annulée pour d’obscures raisons techniques. C’est paraît-il, Xi Jingping lui-même, le chef de l’État, qui a pris la décision de stopper l’ascension de Jack Ma.
Tout cela intervient alors que les mises en garde se sont succédé, depuis l’automne, pour inciter le secteur privé à travailler sous la tutelle éclairée du parti communiste. C’est l’une de ces campagnes régulières du pouvoir pour calmer l’appétit de lucre des entrepreneurs chinois. On en embastille deux ou trois, et ça calme tout le monde pour un moment. C’est plus efficace qu’une hausse des taux d’intérêt pour refroidir l’économie.
En fait, Pékin est en train de réaliser exactement ce que veut faire la justice américaine avec Amazon et Facebook, mais à la chinoise. On coupe les têtes, c’est l’administration qui tranche directement.

Reprise en main par le parti communiste du milliardaire chinois Jack Ma

Reprise en main par le parti communiste du milliardaire chinois Jack Ma  

Lingling Wei, spécialiste des questions chinoises explique comment le parti communiste est en train de reprendre en main les affaires du milliardaire chinois Jack Ma (dans l’Opinion)

 

La Chine souhaite restreindre l’empire technologique et financier de Jack Ma et envisage de prendre une participation plus importante dans ses entreprises, selon des responsables chinois et des conseillers du gouvernement proches du dossier, tandis que les régulateurs convergent vers le milliardaire dans une campagne pour renforcer la supervision d’une sphère technologique de plus en plus influente.

Selon le plan de restructuration établi cette semaine par les autorités de régulation financière chinoises, le géant de la fintech Ant Group devrait revenir à ses fondamentaux de prestataire de services de paiement en ligne – comme PayPal Holdings -, tandis que ses activités plus rentables d’investissement et de crédit profitable seraient abandonnées.

Les régulateurs, menés par la banque centrale, ont également ordonné à Ant de former une société financière de holding qui serait soumise aux mêmes types d’exigences de capitaux que les banques. Cela ouvrirait la porte à des prises de participation par des grandes banques d’Etat ou d’autres entités contrôlées par le gouvernement, ont indiqué les sources.

Le fonds de retraite national chinois, China Development Bank et China International Capital, les principales banques d’investissement détenues par l’Etat, possèdent déjà une part dans Ant.

Jack Ma, la personne la plus riche de Chine, a contribué à définir la nouvelle économie chinoise avec les deux entreprises qu’il a fondées, Ant et la société d’e-commerce affiliée, Alibaba Group Holding. Leurs activités vont des services de paiement à la distribution en ligne, en passant par l’informatique dématérialisée, la gestion de patrimoine et le crédit. Par ailleurs, Alibaba fait l’objet d’une enquête antitrust qui pourrait également mener à un remaniement et des cessions d’actifs.

La Banque populaire de Chine et l’autorité de régulation du marché, de laquelle dépendent Ant et Alibaba, n’ont pas répondu aux demandes de commentaires. Ant a refusé de commenter. Jack Ma et Alibaba n’ont pas répondu immédiatement.

Toutefois, en ciblant Jack Ma, les autorités chinoises doivent gérer un équilibre fragile, en essayant de maintenir un contrôle sur des entrepreneurs tels que lui, sans pour autant entraver l’esprit d’innovation qui a alimenté l’essor économique et technologique de la Chine.

« Il n’y a aucun doute que l’objectif est de maîtriser Ma Yun », a déclaré un conseiller de la commission anti-monopole du Conseil d’État chinois, utilisant le prénom chinois de Jack Ma. « C’est comme mettre des brides à un cheval. »

Le rôle joué par les entreprises de Jack Ma dans l’économie chinoise ne saurait être surestimé. A elles deux, Ant et Alibaba ont permis à des centaines de millions de consommateurs chinois de procéder à des achats, déposer de l’argent, faire un investissement ou contracter un crédit en quelques clics.

Ayant bénéficié jusqu’à récemment d’une régulation peu contraignante, les entreprises de Jack Ma en sont arrivées à remettre en cause la position dominante du secteur public dans des domaines comme la banque et la gestion de patrimoine.

Mais la période du laissez-faire est désormais révolue. Au cours des derniers mois, les pouvoirs publics se sont promis de durcir la réglementation du secteur de l’Internet, qui gagne en taille et en influence. D’autres entreprises sont concernées, comme l’opérateur de l’appli du réseau socialWeChat, Tencent Holdings, et la plateforme de VTC Didi Chuxing Technology. Mais, pour l’heure, les autorités de régulation concentrent leur attention sur Jack Ma et ses entreprises.

Avec sa personnalité haute en couleur et son franc-parler, Jack Ma s’est attiré l’animosité des régulateurs, particulièrement ceux de la Banque populaire de Chine, qui craignent des débordements de son empire tentaculaire et tentent d’imposer des restrictions.

La tension a atteint un pic fin octobre, lorsque Jack Ma a critiqué ouvertement la signature par le président Xi Jinping d’une initiative de contrôle des risques, et qu’il a accusé les régulateurs de freiner l’innovation, lors d’un discours qui a eu lieu quelques jours avant la date prévue d’introduction en Bourse d’Ant, dans laquelle il est actionnaire de contrôle.

Avant ce discours, Xi Jinping avait accordé peu d’attention au projet d’introduction en Bourse d’Ant, selon une personne ayant connaissance du processus réglementaire. « C’est grâce à Jack lui-même que Xi Jinping s’est intéressé à l’introduction en Bourse », a déclaré cette personne.

Les attaques de Jack Ma contre les régulateurs se sont rapidement retournées contre lui. Elles ont conduit Xi Jinping à intervenir en personne pour bloquer l’introduction en Bourse, qui devait être la plus grosse à ce jour et aurait valorisé Ant à plus de 300 milliards de dollars, et à demander aux régulateurs d’étudier les risques posés par l’empire de Jack Ma.

Depuis, les agences chinoises de régulation des marchés sont passées à l’action. Les autorités sont particulièrement inquiètes de la manière dont Ant exploite les données de son appli de paiement Alipay pour encourager les banques à travailler avec l’entreprise pour produire des crédits destinés aux particuliers et aux petites entreprises. Ant ne finance qu’une fraction de ces crédits, le reste des fonds provenant des banques, qui assument ainsi les risques de crédit.

Mais même Xi Jinping, le dirigeant le plus puissant de l’histoire de Chine récente, est limité dans la marge de manœuvre de son gouvernement face à l’empire de Jack Ma.

Tout d’abord, le président doit éviter de donner l’impression de porter un sérieux coup à l’entreprenariat alors que le secteur privé est perçu comme cédant du terrain face aux entreprises publiques. En outre, il craint des représailles des investisseurs internationaux dans un contexte où Pékin veut lutter contre les doutes croissants quant à son engagement pour la réforme des marchés et cherche à encourager davantage d’entreprises locales comme Alibaba susceptibles de concurrencer leurs homologues américaines.

Selon les sources, pour apaiser les craintes d’un Etat qui va trop loin, les autorités ont choisi un vice-gouverneur de banque centrale à la réputation pro-marché pour détailler les actions contre Ant cette semaine lors d’une conférence publique.

Pan Gongsheng, le vice-gouverneur de la banque centrale, qui a supervisé la cession de participation dans deux des plus grandes banques d’Etat chinoises avant de prendre ses fonctions à la Banque populaire de Chine, a appelé Ant à remanier son entreprise dans le respect des principes de marché et de la loi.

Toutefois, Pan Gongsheng a souligné la nécessité pour Ant d’« intégrer le développement de l’entreprise à l’intérieur du développement national dans son ensemble », selon des remarques publiées dimanche par la banque centrale.

L’entreprise a déclaré dimanche dans un communiqué qu’elle respecterait les exigences réglementaires et développerait un plan et un calendrier pour le remaniement demandé. Lors d’une réunion avec les régulateurs en novembre, Jack Ma a proposé au gouvernement de « prendre toute plateforme détenue par Ant, si le pays en avait besoin » dans un effort apparent de sauver sa relation avec Pékin. Jack Ma n’a pas fait d’apparition publique depuis son discours d’octobre.

Parallèlement, le régulateur de marché chinois a lancé la semaine dernière une enquête antitrust sur Alibaba, qui détient un tiers d’Ant, le géant de la vente en ligne étant soupçonné d’avoir abusé de sa position dominante pour exercer des pressions sur des marchands afin qu’ils vendent sur ses plateformes.

Les pouvoirs publics sont également inquiets de la menace que pose Alibaba pour les magasins physiques. « Nous avons reçu beaucoup de plaintes selon lesquelles Alibaba écraserait des concurrents plus petits et ses plateformes en ligne s’emparerait de la clientèle », a indiqué un responsable réglementaire ayant connaissance de l’enquête.

Wang Fuqiang, qui tient un magasin d’ordinateurs portables à Pékin, fait partie de ceux qui se sentent pénalisés. Le magasin de Wang Fuqiang a vu ses ventes baisser peu à peu, à mesure que les consommateurs se sont mis à acheter sur Taobao, un site de shopping en ligne détenu par Alibaba, et JD.com, un autre acteur majeur de l’e-commerce.

« A présent, la plupart des acheteurs ne viennent dans mon magasin que pour essayer les ordinateurs et prendre des photos », a observé Wang Fuqiang, qui gère le magasin depuis dix-sept ans. « Ensuite, ils s’en vont et font leur achat en ligne. »

Bingyan Wang a contribué à cet article

Le parti communiste chinois met encore au pas Ant Group

Le parti communiste chinois met encore au pas Ant Group

 

La pression continue sur Ant Group qui est maintenant accusé de situation monopolistique. La banque centrale chinoise exige que la société revienne à son activité d’origine, c’est-à-dire la fourniture de services de paiement et elle doit présenter un plan de mise en conformité adossé à un calendrier aussi vite que possible, a prévenu le régulateur chinois dans un communiqué publié ce dimanche, après avoir convoqué la société la veille.

 

Le parti communiste chinois avait déjà interdit au groupe qui détient Alibaba la plus grande tentative d’introduction en bourse.(35 milliards de dollars).

En quelques années, la firme derrière le succès Alipay est en effet passée du statut de simple fintech de paiement au service de la « market place » Alibaba à celui de géant des services financiers proposant des crédits, des solutions d’investissement ou encore des contrats d’assurances. Cette expansion a finalement attiré l’attention des autorités chinoises.

Les géants chinois du numérique mis au pas par le parti communiste

Les géants chinois du numérique mis au pas par le parti communiste

 

Le parti communiste continue de reprendre la main sur l’économie chinoise et ses entreprises. L’action la plus symbolique a concerné le groupe qui détient Alibaba, elle a empêché deux jours avant son lancement Alibaba d’être côté en bourse à Shanghai.

La filiale de services financiers d’Alibaba devait lever plus de 34 milliards de dollars lors de son introduction sur les places de Shanghai, mais aussi de Hong-Kong.. Ant Group « risque d’échouer à respecter les conditions d’émission et d’enregistrement ou les exigences (des régulateurs) en matière d’information », avait précisé la Bourse de Shanghai dans un communiqué. Cette annonce était intervenue au lendemain d’une réunion inhabituelle entre le milliardaire chinois Jack Ma, fondateur d’Alibaba et principal actionnaire d’Ant Groupe, ainsi que d’autres dirigeants du groupe, avec les autorités de régulation financière.

La crainte du parti communiste est que les grands groupes technologiques deviennent trop puissants et influencent la politique économique chinoise. Une succession de projets de loi ainsi que le lancement accéléré du yuan virtuel qui remet en cause la suprématie d’Alipay et de Tencent sur le marché des paiements en ligne sont autant de signes que la tolérance de Pékin a atteint sa limite.

États-Unis : confirmation de l’interdiction du groupe chinois ZTE

États-Unis : confirmation de l’interdiction du groupe chinois ZTE

L’autorité américaine des télécommunications (FCC) a rejeté mardi un recours déposé par le groupe chinois ZTE lui demandant de réexaminer sa décision de le classer comme une menace pour la sécurité nationale des Etats-Unis.

La FCC a formellement désigné en juin dernier ZTE et Huawei comme des menaces à la sécurité nationale, ce qui interdit aux entreprises américaines de solliciter des fonds fédéraux pour acheter des produits aux deux équipementiers télécoms chinois.

La commission fédérale des communications doit fixer le 10 décembre prochain des règles pour aider les entreprises télécoms américaines à retirer ces équipements de leurs réseaux et à les remplacer.

Menaces contre des chinois en France

Menaces contre des chinois en France

 

Dans toutes situations conflictuelles il faut souvent des boucs émissaires. Cette fois ce sont les Chinois de France qui en font les frais après des appels à la violence lancée contre cette communauté. Le parquet de Paris a donc ouvert une enquête après des appels à la violence diffusés ces derniers jours sur Twitter contre la communauté asiatique pour « provocation publique à commettre une atteinte à l’intégrité physique d’une personne à caractère raciste ». 

Mercredi 28 octobre, l’Association des jeunes chinois de France (AJCF) a révélé sur Facebook qu’un appel à « agresser chaque Chinois » dans plusieurs départements d’Île-de-France (Essonne, Hauts-de-Seine, Seine-Saint-Denis, Val-de-Marne et Val-d’Oise) circulait sur les réseaux sociaux. Selon l’association, un jeune chinois aurait été agressé le lendemain.

La communauté asiatique est accusée par certains d’être à l’origine de la propagation du coronavirus mais on constate dans plusieurs départements notamment cités des situations conflictuelles entre les Chinois et certaines autres communautés d’origine étrangère.

Jack Ma le milliardaire qui dérange le gouvernement chinois

Jack Ma le milliardaire qui dérange le gouvernement chinois

L’énorme introduction boursier à hauteur de 35 milliards de la société Ant Group  (Alibaba notamment) détenue par le milliardaire chinois Jack Ma a été brutalement suspendue sur ordre du gouvernement.

 

En cause peut-être une puissance financière qui commençait à poser dans un univers toujours contrôlé étroitement par le parti communiste. En plus quelques réflexions maladroites en tout cas mal venu du patron d’Ali Baba de la politique chinoise en matière bancaire et administrative.

L’ambition d’Ant, qui s’apprêtait à lever ce jeudi autour de 35 milliards de dollars et battre le record mondial établi par le groupe pétrolier Saudi Aramco (29 milliards de dollars en décembre dernier), a été arrêté net par les régulateurs chinois, bien décidés à garder sous contrôle le mastodonte financier contrôlé par Jack Ma. L’icone de la tech chinoise était sans doute devenue un peu encombrante pour le système.

«Le rééquilibrage du modèle économique chinois»

 «Le rééquilibrage du modèle économique chinois»

 

Pour l’économiste en charge de l’Asie chez Euler Hermes, la rapide reprise de son économie permet au gouvernement chinois d’envisager l’avenir avec une certaine sérénité, même si l’endettement demeure un sujet sensible (interview l’Opinion)

 

 

 

Moins d’un an après la sortie des chaînes de montage des premiers modèles produits dans son usine de Shanghai, Tesla a commencé à exporter, lundi, ses premières Model 3S made in China vers l’Europe. Plusieurs milliers d’exemplaires à destination des marchés français, belge, italien ou encore allemand ont été embarqués et devraient atteindre le Vieux continent à la fin du mois de novembre.

Comment analysez-vous la situation de la Chine aujourd’hui ?

La Chine est sortie de la crise avant tout le monde parce qu’elle a aussi été la première à avoir été frappée par la pandémie. Nous avions déjà noté en avril que les trois-quarts de l’économie étaient revenus au niveau d’avant la Covid, en particulier au niveau productif. La consommation a été plus lente à redémarrer. Malgré une courbe des contaminations rapidement maîtrisée, les Chinois ont mis plus de temps à retrouver le chemin de la confiance. Reste que le PIB est revenu au niveau de fin 2019 dès le deuxième trimestre. Cela a été possible grâce à des stimuli budgétaire et monétaire même si sur ce plan, il a été plus faible. Toutefois, compte tenu de la politique de désendettement mise en œuvre depuis 2017, l’initiative gouvernementale peut être considérée comme un retournement. La reprise de la production encouragée par les autorités s’est accompagnée d’un essor significatif des exportations. En effet, elles ont été soutenues par une forte demande en fournitures médicales, en produits électroniques — dans un contexte de travail et d’enseignement à distance dans de nombreux pays — et plus curieusement en biens de construction et de décoration intérieure, stimulée par les politiques de soutien des gouvernements étrangers. Cela a permis à la Chine d’accroître sa part de marché dans les exportations mondiales de 20 % à 25 %, et d’aider significativement sa reprise. Cela va lui permettre d’enregistrer une croissance de 2 % en 2020. Elle sera le seul pays du G20 avec un chiffre positif attendu cette année.

La question du rééquilibrage de son économie paraît essentielle.

Cela a commencé dès la fin des années 2000 à la suite de la crise financière. Il s’agissait de rééquilibrer le développement en réduisant la dépendance aux exportations. D’ailleurs, leur part dans le PIB total a baissé, passant de 35 % à 25 % en dix ans. Mais en réalité, on a assisté davantage à une poussée de la demande intérieure qu’à un ralentissement des exportations proprement dit. Le rééquilibrage reste une priorité à long terme. Les discussions actuelles sur le prochain plan quinquennal portent notamment sur la stratégie de la circulation duale, qui vise à stimuler la demande intérieure en lui donnant un rôle central dans la croissance, tout en y répondant grâce à la production domestique. Car, au cours des dix dernières années, ce sont plutôt les produits importés qui ont accompagné la hausse de la consommation intérieure.

Cela explique la politique en faveur du développement technologique.

En effet, cela répond au désir d’être moins dépendant des importations de technologies dans un contexte de tensions notamment avec les Etats-Unis. La guerre commerciale est devenue une guerre technologique. Les dirigeants chinois ont, d’une part, pris conscience de la vulnérabilité de leur pays sur le plan technologique, et d’autre part, ils ont l’ambition d’en faire un leader dans des domaines émergents sur les plans de l’innovation, de la production ou des normes. Ils ne cherchent pas, par exemple, à s’imposer dans le secteur automobile traditionnel, mais mettent en avant l’électrique où ils investissent beaucoup pour prendre la direction des opérations dans le monde.

« Cette année, l’endettement devrait probablement approcher les 300 % du PIB. C’est assez inquiétant car, à la différence d’autres pays développés similairement endettés, la Chine n’a jusqu’à présent pas beaucoup dépensé pour le système de santé ou de retraite »

On peut aussi évoquer le désir de transformer les villes.

L’urbanisation va avoir une place assez importante dans le nouveau plan quinquennal dans la mesure où elle s’inscrit dans l’objectif d’accroître la consommation privée. Le développement urbain doit s’accompagner d’une augmentation des revenus des ménages et par conséquent de la demande. Après avoir tenté de développer les provinces intérieures, il apparaît que la stratégie des pouvoirs publics porte désormais plutôt sur la création de méga-clusters et leur connectivité, en mettant l’accent sur les infrastructures autour, par exemple, de Shanghai, de Shenzhen ou du triangle Pékin-Tianjin-Hebei.

Dans ces conditions, quelle croissance aura la Chine dans les années à venir ?

Dans une étude à paraître ces jours-ci, nous estimons que la croissance moyenne du PIB chinois devrait s’établir entre 3,8 % et 4,9 % en fonction du scénario des réformes structurelles et du succès de sa politique de rééquilibrage. Cela dit, je crois qu’il serait intéressant de la part des dirigeants chinois de ne plus imposer d’objectif de croissance. Cette année, avec la crise sanitaire, c’est la première fois que la Chine n’a pas annoncé un tel objectif. A long terme, c’est quelque chose de plutôt bénéfique car cela n’incite pas les entreprises publiques ou les autorités provinciales à courir après la croissance sans prendre en compte les problématiques d’endettement ou de déficits budgétaires.

L’endettement est un des risques les plus importants…

A la fin de 2019, il s’élevait à environ 260 % du PIB. Cette année, il devrait probablement approcher les 300 %. C’est assez inquiétant car, à la différence d’autres pays développés similairement endettés, la Chine n’a jusqu’à présent pas beaucoup dépensé pour le système de santé ou de retraite. Or, ce sont des dépenses nécessaires si elle veut à long terme augmenter la consommation privée. Actuellement, les ménages chinois épargnent énormément, environ 35 %, notamment parce que la protection sociale n’est pas encore assez complète.

Néanmoins l’économie chinoise semble sur de bons rails.

C’est assez évident d’autant plus que la Chine a la capacité de se projeter à long terme, ce qui manque cruellement aux Européens. Toutefois, je suis un peu moins confiante sur son avenir qu’en 2014, c’est-à-dire avant les tensions avec les Etats-Unis et à un moment où les risques liés à l’endettement étaient moins urgents.

De plus en plus de milliardaires chinois

De plus en plus de milliardaires chinois

Le géant asiatique compte plus de milliardaires que les Etats-Unis. Ils sont 257 de plus que l’an dernier, selon Hurun, qui en recensait fin août 878 en Chine continentale (hors Hong Kong et Macao).

Cette année a vu en Chine « plus de richesse créée que les cinq années précédentes combinées », en dépit de l’épidémie, affirme Hurun, qui se fonde sur le classement des 500 premières fortunes du pays.

L’emblématique Jack Ma, pionnier du e-commerce avec sa plateforme Alibaba, est toujours la plus grosse fortune nationale, avec 58,8 milliards de dollars. Il est suivi par Pony Ma, le patron de Tencent, géant du numérique qui édite notamment la populaire application WeChat (57,4 milliards de dollars).

La troisième marche du podium voit l’arrivée de Zhong Shanshan, discret patron de Nongfu Spring, un géant de l’eau en bouteille dont les produits sont incontournables en Chine. Sa fortune est évaluée à 53,7 milliards de dollars.

 

 

TikTok et WeChat : des représailles des chinois !!!

TikTok et WeChat : des représailles des chinois !!!

Devant la suppression de l’exploitation des applications chinoises TikTok et WeChat au États-Unis, la Chine promet de répondre par des sanctions économiques. De quoi évidemment s’offusquer pour le moins dans la mesure où des applications américaines comme Facebook, Twitter et autres sont complètement interdites en Chine.. L’hypocrisie et le culot de la Chine constitue de véritables provocations.

Le ministère chinois du Commerce avait qualifié la décision américaine d’«intimidation» et prévenu que «si les Etats-Unis persistent dans leurs actions unilatérales, la Chine prendra les mesures nécessaires pour protéger de façon résolue les droits et les intérêts des entreprises chinoises».

Pour le département américain du Commerce, «le Parti communiste chinois a démontré qu’il avait les moyens et l’intention d’utiliser ces applications pour menacer la sécurité nationale, la politique étrangère et l’économie des Etats-Unis». Pour l’instant on attend encore une position de la France et de l’union européenne sur ce sujet.

Royaume-Uni : le nucléaire chinois bientôt exclu ?

Royaume-Uni : le nucléaire chinois bientôt exclu ?

 

 

Après l’opérateur téléphonique chinois Huwei, c’est le nucléaire chinois qui pourrait bien être exclu du Royaume Uni. Or le nucléaire chinois, à travers la société CGN, est associée au groupe EDF  dans le développement d’Hinkley Point, la seule centrale nucléaire en cours de construction dans le pays, censée être livrée à partir de la fin 2025. Le chinois n’est que partenaire minoritaire aux côtés du français qui fournit les réacteurs de nouvelle génération EPR. Le modèle est le même pour le projet de centrale de Sizewell dans le Suffolk, sur la côte est anglaise, pour lequel EDF et CGN attendent une validation du gouvernement.

Les tensions entre la Chine et le Royaume-Uni prenne notamment leurs sources dans l’annexion de fait de Hong Kong en dépit des accords internationaux. En outre on estime que la Chine instrumentalise le Royaume-Uni pour valider sa technologie nucléaire.. « Tout ce que CGN attendait du Royaume-Uni c’était du prestige et le soutien à leur technologie – ce qu’il jugeait important afin de l’exporter vers d’autres pays », explique à l’AFP Steve Thomas, professeur à l’Université de Greenwich et spécialiste des questions énergétiques. Car la participation du groupe chinois à Hinkley et Sizewell est une contrepartie au développement de sa propre centrale, avec EDF comme partenaire minoritaire, celle de Bradwell dans l’Essex (sud-est).

Le chinois tente de faire valider sa technologie auprès de l’autorité de régulation du nucléaire qui mène la dernière phase d’examen avant une décision attendue fin 2021 ou début 2022.

L’atome compte pour environ 20% de l’électricité dans le pays, une part que les pouvoirs publics entendent donc maintenir.

Marché auto chinois : nouvelle hausse

Marché auto chinois : nouvelle hausse

 

Une hausse nouvelle hausse de 16 % en juillet soit 2,11 millions de véhicules vendus .  le secteur automobile chinois accuse cependant encore un repli de 12,7% de ses ventes depuis le début de l’année, d’après les données fournies par l’Association chinoise des constructeurs automobiles (CAAM).

 

Cette dernière prévoit par ailleurs une chute des ventes automobiles d’environ 10% cette année, si tant est qu’une seconde vague d’infections soit évitée en Chine.

Signe du redressement progressif du marché de l’automobile chinois, les ventes de véhicules à énergie nouvelle (NEV) ont grimpé de 19,3% à 98.000 unités après avoir enregistré douze baisses mensuelles consécutives.

“La croissance des ventes démontre la capacité des fabricants et des clients de NEV à s’habituer à la nouvelle norme, celle-là même qui a découlé de la suppression des subventions par le gouvernement l’année dernière”, a déclaré un haut responsable de la CAAM, Xu Haidong.

L’association chinoise s’attend désormais à ce que les ventes de NEV s’élèvent à 1,1 million de véhicules en 2020, soit une baisse de 11% sur une base annuelle.

Les ventes de camions et autres véhicules utilitaires ont quant à elles bondi de 59,4%, soutenues par les investissements du gouvernement dans les infrastructures et le renforcement cette année des réglementations en matière d’émissions.

La croissance des ventes automobiles relevée en Chine au mois de juillet est notamment portée par les constructeurs Great Wall Motor, Geely Automobile Holdings et Toyota Motor.

Coronavirus: piratage chinois aux États-Unis

Coronavirus: piratage chinois aux États-Unis

La dictature chinoise, véritable état voyou continue d’employer les pires méthodes à l’intérieur de ses frontières bien sûr mais aussi vis-à-vis des autres Etats avec une stratégie d’espionnage généralisé. Dernière tentative en date, un chinois concernant le groupe américain pharmaceutique Moderna qui développe actuellement un vaccin contre le COVID-19 .

Basé dans le Massachusetts, Moderna a confirmé à Reuters avoir été en contact avec le FBI et avoir été informé de l’existence “d’activités de reconnaissance” menées par un groupe de pirates informatiques dont l’existence a été évoquée la semaine dernière.

Le département de la Justice avait alors annoncé la mise en accusation de deux ressortissants chinois accusés d’espionnage aux Etats-Unis et de s’être notamment intéressés à trois cibles qui n’ont pas été publiquement identifiées mais dont il a été indiqué qu’elles étaient impliquées dans les recherches conduites contre le COVID-19.

Les “activités de reconnaissance” recouvrent un vaste éventail de comportements, qui vont de l’évaluation de la vulnérabilité de sites internet à l’examen de comptes importants après le piratage d’un réseau, expliquent les spécialistes de la cybersécurité.

La source de Reuters, qui s’exprimait sous le sceau de l’anonymat, n’a pas donné davantage de précisions. Ni le FBI ni le département américain de la Santé n’ont accepté de donner le nom des sociétés visées par les pirates chinois.

Moderna est l’un des nombreux groupes pharmaceutiques à s’être mis dans la course à la découverte d’un vaccin contre le COVID-19. Il a annoncé mardi avoir lancé des essais à grande échelle pour le vaccin potentiel qu’il développe.

les Membres du PC chinois interdits aux États-Unis ?

les Membres du PC chinois interdits aux États-Unis ?

Il s’agit sans doute d’une menace mais pas encore évidemment d’une véritable décision. Mais la seule évocation de cette possibilité traduit le raidissement très net des relations diplomatiques entre les États-Unis et la Chine. C’est une réplique américaine qui vise évidemment les questions économiques mais sans doute aussi la mise en cause d’une dictature qui s’assoit de plus en plus sur les libertés individuelles et collectives intégrant des pratiques de répression digne de l’époque de Mao. La présidence Trump pourrait interdire à tous les membres du Parti communiste chinois (PCC) d’entrer aux Etats-Unis, a déclaré jeudi à Reuters une source proche du dossier.

Si elle était mise en oeuvre, cette mesure contribuerait à tendre davantage les relations entre Pékin et Washington déjà mises à mal par les conflits commerciaux, par le contentieux lié à l’équipementier télécoms Huawei ou encore par la situation à Hong Kong.

Plusieurs responsables de l’administration Trump et plusieurs agences fédérales américaines ont été mis à contribution pour rédiger un texte qui pourrait aboutir sur le bureau du président américain.

Une telle mesure reviendrait à interdire de territoire américain non seulement la quasi-totalité de l’appareil politique chinois, au premier rang duquel figure le président Xi Jinping qui occupe le fauteuil de secrétaire général du PCC, mais aussi des dizaines de millions de Chinois, dont leurs enfants qui pourraient être privés du droit d’intégrer les lycées et les universités américaines.

Le débat n’est toutefois pas encore clos et la question n’a pas encore été abordée avec Donald Trump lui-même, a dit la source de Reuters qui confirmait une information révélée par le New York Times.

Quelle qu’en soit l’issue, cette réflexion illustre la volonté de l’entourage du président américain de mettre la question des relations sino-américaines au centre de sa campagne électorale.

5G: le chinois Huawei exclu d’ Italie et du Brésil

5G: le chinois Huawei exclu d’ Italie et du  Brésil

 

L’exclusion du chinois Huawei par Telecom Italia  d’un appel d’offres portant sur du matériel de téléphonie 5G destiné aux réseaux en Italie et au Brésil, constitue un acte diplomatique et économique important. C’est le refus que l’opérateur chinois vienne mettre la main sur de hautes technologies et sur les informations pourraient t lui servir ensuite à des fins économiques voire politiques .

Parmi les fournisseurs retenus pour ce projet une parent italien d’autre part brésilien figurent Cisco, Ericsson, Nokia et Mavenir and Affirmed Networks, une société récemment acquise par Microsoft, selon l’une des sources.

Huawei est au coeur d’un différend entre les Etats-Unis et la Chine sur le contrôle des hautes technologies. Washington tente de convaincre ses alliés d’exclure le groupe chinois de la 5G, en arguant du fait que ses équipements pourraient faciliter l’espionnage.

En France, le directeur général de l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (Anssi) a annoncé dimanche dans un entretien accordé aux Echos qu’il n’y aurait pas de bannissement total de Huawei dans le déploiement de la 5G, tout en invitant les opérateurs qui ne font pas appel au géant chinois des télécoms à poursuivre dans cette voie.

«Le capitalisme responsable à l’épreuve du raidissement chinois». ( Philippe Mudry, l ‘Opinion)

«Le capitalisme responsable à l’épreuve du raidissement chinois». ( Philippe Mudry, l ‘Opinion)

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« On ne le croirait pas à écouter le silence qui entoure la mise au pas de Hong Kong, mais les Etats ne sont pas seuls, à l’exception des Etats-Unis et du Royaume-Uni, à faire comme si leurs grands principes pouvaient s’accommoder du raidissement chinois. Le monde des affaires rallié au capitalisme responsable a le même problème à gérer. Pour l’heure, il fait le dos rond, espérant que ce mauvais vent d’Est faiblira devant les suites fâcheuses que Pékin devra mesurer au fil du temps. Déjà, l’Europe agit pour barrer la route aux investissements chinois indésirables ​; la Chine risque de nouvelles sanctions si elle persiste dans une attitude jugée par trop agressive en Occident. Et n’est-ce pas aux politiques de faire leur devoir, en contraignant à plus de mesure ce géant si impatient d’imposer sa superpuissance ?

Il est vrai que le business n’a pas vocation à être en première ligne, mais il ne suffira pas toujours de faire profil bas. Si les entreprises et les investisseurs ne vont pas à la Chine, la Chine viendra à eux. Les exemples abondent. Ne parlons pas de HSBC ou de Cathay Pacific, ces entreprises « ​sinisées ​», desquelles de peu glorieux signes d’allégeance à Pékin ont été exigés, et obtenus, lors de la crise de contestation à Hong Kong.

Depuis, le pouvoir central a renforcé sa pression sur d’autres acteurs étrangers importants, les Gafa surtout, pour qu’ils coopèrent avec l’appareil répressif en partageant des informations permettant de contrôler la contestation. Google, Facebook et Twitter ont refusé, mais les menaces vont s’intensifier, à Hong Kong et ailleurs. Car Pékin, la crise du Covid-19 l’a montré, n’hésite plus à y recourir à l’étranger même.

Tous les investisseurs doivent, eux aussi, inclure le cas chinois dans leurs éléments de décision. Le déni des droits de l’homme n’est pas un critère responsable mineur

Rétorsion. ​Dans l’ancienne colonie britannique, on songe bien sûr aux banques. Toutes les grandes françaises y sont installées. Déjà, BNP Paribas y a subi une semonce, et dû se séparer d’un employé sympathisant du mouvement pro-démocratie. Ce ne sera pas la dernière pression à craindre, d’autant que les Français ont des ambitions en Chine. Quant aux interventions hors de la sphère chinoise traditionnelle, elles vont croître aussi. Dernier exemple en date, la réaction chinoise virulente aux propos du patron de l’Agence française de la sécurité des systèmes d’information (ANSSI), Guillaume Poupard, annonçant que Huawei fait l’objet de refus et d’autorisations limitées entre trois et huit ans dans la mise en place de la 5G. En matière de rétorsion, la Chine aura l’embarras du choix. EDF pourrait être une victime toute désignée, via l’éventuelle remise en cause de son partenariat avec le chinois CGN pour la construction outre-Manche de centrales de nouvelle génération. Ce n’est qu’un exemple parmi d’autres.

Par ricochet, tous les investisseurs doivent, eux aussi, inclure le cas chinois dans leurs éléments de décision. Le déni des droits de l’homme n’est pas un critère responsable mineur. La Chine a besoin des investisseurs internationaux pour se développer et concurrencer les Etats-Unis sur le terrain financier. Si la prudence à court terme est compréhensible, l’aveuglement volontaire se paiera cher à terme. Les investisseurs ont une arme puissante entre les mains. Le moment arrive où s’en servir collectivement peut être la voie de la sagesse.

5G: La Grande-Bretagne entrouvre la porte aux Chinois

5G: La Grande-Bretagne entrouvre la porte aux Chinois

 

La position de la Grande-Bretagne pourrait évoluer en fonction des sanctions américaines contre le groupe chinois, a déclaré lundi le secrétaire d’Etat britannique au Numérique.

Le gouvernement britannique a décidé en janvier que les équipementiers “à haut risque” seraient autorisés à jouer un rôle “limité” dans la 5G, mais entre-temps, l’administration Trump a choisi en mai de restreindre les ventes de semi-conducteurs à Huawei.

Le Centre national britannique de cybersécurité (NCSC) étudie depuis les conséquences de ces nouvelles sanctions.

Le secrétaire d’Etat britannique au Numérique et à la Culture, Oliver Dowden, a déclaré sur Sky News que ces sanctions auraient sans doute un profond impact sur la fiabilité des équipements de Huawei.

“Ce n’est pas figé, nous réexaminons constamment notre dispositif de sécurité afin d’être certain de disposer de la meilleure sécurité possible pour notre réseau de télécommunications”, a-t-il dit.

En France, le directeur général de l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (Anssi), Guillaume Poupard, a déclaré dans le quotidien Les Echos que Huawei ne serait pas totalement banni de la 5G mais que les opérateurs seraient incités à ne pas utiliser ses équipements.

Exercices militaires chinois : critique du Pentagone

Exercices militaires chinois : critique du Pentagone

 «Le ministère de la Défense est préoccupé par la décision de la Chine de mener des exercices militaires autour de l’archipel des Paracels, en mer de Chine méridionale, du 1er au 5 juillet», a indiqué le Pentagone dans un communiqué. Ces activités «déstabiliseront encore davantage la situation» dans cette zone revendiquée par la Chine mais aussi par le Vietnam et Taïwan.

«Ces exercices violent en outre les engagements pris par la Chine dans la Déclaration sur la conduite des parties en mer de Chine méridionale de 2002», rappelle Washington. Ce texte signé par les pays de l’Asean (l’Association des nations d’Asie du sud-est) prévoyait que toutes les parties «éviteraient des activités susceptibles de compliquer ou d’aggraver les différends et de menacer la paix et la sécurité», note l’armée américaine. Ce n’est que «le dernier d’une longue série d’agissements de la Chine pour faire valoir des revendications maritimes illégales et désavantager ses voisins asiatiques en mer de Chine méridionale», poursuit le communiqué.

. Les Paracels sont des îles situées au large de la Chine et du Vietnam, revendiquées par ces deux pays et par Taïwan. Elles sont contrôlées depuis plus de 40 ans par Pékin, qui les a militarisées en y installant notamment des missiles. L’US Navy patrouille régulièrement à proximité de cet archipel et de celui des Spratleys, plus au sud, pour affirmer la liberté de navigation dans les eaux internationales, au grand dam de la Chine qui proteste régulièrement.

Le commerce chinois plombé

  • Le commerce chinois plombé

La Chine, premier pays touché par le coronavirus, enregistre des chiffres moroses pour son commerce en mai : -3,3% sur un an pour ses exportations et -16,7% sur un an pour ses importations. L’activité a repris mais les principaux clients en Europe et en Amérique du Nord ont été paralysés à leur tour par le virus. Plusieurs provinces ont lancé des opérations commerciales à coups de bons d’achat ou de réduction, espérant encourager la consommation.

 

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