Archive pour le Tag 'chinois'

Le risque chinois sous-estimé

Le risque chinois sous-estimé

 

Si elle reconnaît que le nouveau président a maintenu les sanctions économiques de son prédécesseur, la juriste Isabelle Feng met en garde, dans une tribune au « Monde », contre la naïveté d’une stratégie multilatérale dont Pékin pourrait être le principal bénéficiaire.

Tribune.

 

 Le jour même où Joe Biden s’est installé à la Maison Blanche, le 20 janvier, les trois géants chinois de télécoms – China Mobile, China Telecom et China Unicom –, fraîchement exclus de la Bourse de New York parce qu’accusés d’être liés à l’armée chinoise, ont demandé au nouveau président de revenir sur cette décision, dictée par un décret signé par Donald Trump. D’autres sociétés chinoises, comme Huawei, Wechat ou Tiktok, également dans le collimateur de Washington, nourrissaient le même espoir, à savoir que l’administration Biden « ferait preuve de rationalité et de bon sens », selon les termes de l’agence Xinhua, la voix officielle de Pékin.

Deux mois plus tard, tout indique que Joe Biden, l’anti-Trump déclaré, suit fidèlement les lignes tracées par son prédécesseur dans les relations avec le régime communiste de Pékin. Non seulement le réchauffement de la relation bilatérale n’a pas eu lieu, mais elle est même sur le point de chuter à une température aussi glaciale que l’hiver d’Alaska où, lors de la première rencontre sino-américaine de l’ère Biden, le 18 mars, les deux pays ont pris le monde entier à témoin de leur profonde hostilité réciproque.

Certes, le 26 janvier, M. Biden avait retiré discrètement le règlement proposé par M. Trump qui imposait aux universités de divulguer les liens financiers avec les Instituts Confucius, équivalents chinois des Alliances françaises, et dont la mission est d’accroître l’influence de Pékin à travers le monde. Mais un sondage du Pew Research Center montre que l’image de la Chine, gravement abîmée par la pandémie, est plus négative que jamais.

Certes, le 11 février, veille du Nouvel An lunaire, M. Biden a ravi les deux plates-formes chinoises TikTok et WeChat en ordonnant la suspension des actions en justice engagées par l’administration Trump, qui les soupçonnaient d’espionnage. Mais, quatre jours plus tôt, le 7 février, le nouveau chef d’Etat américain avait affirmé que son homologue chinois « n’a pas une once de démocratie en lui ».

Certes, le 12 mars, un juge fédéral américain a donné raison à Xiaomi, fabricant chinois de smartphones, en le retirant temporairement de la liste noire des « entreprises militaires communistes chinoises » édictée dans les dernières heures du mandat de M. Trump. Mais ce même jour, le géant équipementier des télécoms Huawei s’est vu confirmé comme « menace pour la sécurité nationale » par le Federal Communication Commission, ce qui revient à l’exclure du marché américain.

Le risque chinois sous-estimé

Le risque chinois sous-estimé

 

Si elle reconnaît que le nouveau président a maintenu les sanctions économiques de son prédécesseur, la juriste Isabelle Feng met en garde, dans une tribune au « Monde », contre la naïveté d’une stratégie multilatérale dont Pékin pourrait être le principal bénéficiaire.

Tribune.

 

 Le jour même où Joe Biden s’est installé à la Maison Blanche, le 20 janvier, les trois géants chinois de télécoms – China Mobile, China Telecom et China Unicom –, fraîchement exclus de la Bourse de New York parce qu’accusés d’être liés à l’armée chinoise, ont demandé au nouveau président de revenir sur cette décision, dictée par un décret signé par Donald Trump. D’autres sociétés chinoises, comme Huawei, Wechat ou Tiktok, également dans le collimateur de Washington, nourrissaient le même espoir, à savoir que l’administration Biden « ferait preuve de rationalité et de bon sens », selon les termes de l’agence Xinhua, la voix officielle de Pékin.

Deux mois plus tard, tout indique que Joe Biden, l’anti-Trump déclaré, suit fidèlement les lignes tracées par son prédécesseur dans les relations avec le régime communiste de Pékin. Non seulement le réchauffement de la relation bilatérale n’a pas eu lieu, mais elle est même sur le point de chuter à une température aussi glaciale que l’hiver d’Alaska où, lors de la première rencontre sino-américaine de l’ère Biden, le 18 mars, les deux pays ont pris le monde entier à témoin de leur profonde hostilité réciproque.

Certes, le 26 janvier, M. Biden avait retiré discrètement le règlement proposé par M. Trump qui imposait aux universités de divulguer les liens financiers avec les Instituts Confucius, équivalents chinois des Alliances françaises, et dont la mission est d’accroître l’influence de Pékin à travers le monde. Mais un sondage du Pew Research Center montre que l’image de la Chine, gravement abîmée par la pandémie, est plus négative que jamais.

Certes, le 11 février, veille du Nouvel An lunaire, M. Biden a ravi les deux plates-formes chinoises TikTok et WeChat en ordonnant la suspension des actions en justice engagées par l’administration Trump, qui les soupçonnaient d’espionnage. Mais, quatre jours plus tôt, le 7 février, le nouveau chef d’Etat américain avait affirmé que son homologue chinois « n’a pas une once de démocratie en lui ».

Certes, le 12 mars, un juge fédéral américain a donné raison à Xiaomi, fabricant chinois de smartphones, en le retirant temporairement de la liste noire des « entreprises militaires communistes chinoises » édictée dans les dernières heures du mandat de M. Trump. Mais ce même jour, le géant équipementier des télécoms Huawei s’est vu confirmé comme « menace pour la sécurité nationale » par le Federal Communication Commission, ce qui revient à l’exclure du marché américain.

Le risque chinois sous-estimé

Le risque chinois sous-estimé

 

Si elle reconnaît que le nouveau président a maintenu les sanctions économiques de son prédécesseur, la juriste Isabelle Feng met en garde, dans une tribune au « Monde », contre la naïveté d’une stratégie multilatérale dont Pékin pourrait être le principal bénéficiaire.

Tribune.

 

 Le jour même où Joe Biden s’est installé à la Maison Blanche, le 20 janvier, les trois géants chinois de télécoms – China Mobile, China Telecom et China Unicom –, fraîchement exclus de la Bourse de New York parce qu’accusés d’être liés à l’armée chinoise, ont demandé au nouveau président de revenir sur cette décision, dictée par un décret signé par Donald Trump. D’autres sociétés chinoises, comme Huawei, Wechat ou Tiktok, également dans le collimateur de Washington, nourrissaient le même espoir, à savoir que l’administration Biden « ferait preuve de rationalité et de bon sens », selon les termes de l’agence Xinhua, la voix officielle de Pékin.

Deux mois plus tard, tout indique que Joe Biden, l’anti-Trump déclaré, suit fidèlement les lignes tracées par son prédécesseur dans les relations avec le régime communiste de Pékin. Non seulement le réchauffement de la relation bilatérale n’a pas eu lieu, mais elle est même sur le point de chuter à une température aussi glaciale que l’hiver d’Alaska où, lors de la première rencontre sino-américaine de l’ère Biden, le 18 mars, les deux pays ont pris le monde entier à témoin de leur profonde hostilité réciproque.

Certes, le 26 janvier, M. Biden avait retiré discrètement le règlement proposé par M. Trump qui imposait aux universités de divulguer les liens financiers avec les Instituts Confucius, équivalents chinois des Alliances françaises, et dont la mission est d’accroître l’influence de Pékin à travers le monde. Mais un sondage du Pew Research Center montre que l’image de la Chine, gravement abîmée par la pandémie, est plus négative que jamais.

Certes, le 11 février, veille du Nouvel An lunaire, M. Biden a ravi les deux plates-formes chinoises TikTok et WeChat en ordonnant la suspension des actions en justice engagées par l’administration Trump, qui les soupçonnaient d’espionnage. Mais, quatre jours plus tôt, le 7 février, le nouveau chef d’Etat américain avait affirmé que son homologue chinois « n’a pas une once de démocratie en lui ».

Certes, le 12 mars, un juge fédéral américain a donné raison à Xiaomi, fabricant chinois de smartphones, en le retirant temporairement de la liste noire des « entreprises militaires communistes chinoises » édictée dans les dernières heures du mandat de M. Trump. Mais ce même jour, le géant équipementier des télécoms Huawei s’est vu confirmé comme « menace pour la sécurité nationale » par le Federal Communication Commission, ce qui revient à l’exclure du marché américain.

L’intox des «loups combattants» chinois

L’intox  des  «loups combattants» chinois

 

Les Chinois se sont sans doute trompé d’époque en tout cas ils ont presque un siècle de retard avec leur rhétorique communiste visant à démolir les valeurs de la démocratie.

L’ambassadeur de Chine en France, Lu Shaye, est l’un des plus virulents critiques de la diplomatie occidentale sur les réseaux sociaux.

 Une complaisance vis-à-vis du pouvoir central chinois peut-être pour faciliter son ascension dans l’appareil communiste. Ces loups combattants sont des sortes de snipers pour tous–et déconsidéré la démocratie des pays modernes. De quoi sourire évidemment si ce n’était pas aussi grave. Bref une sorte de résurgence du maoïsme qui a fait 70 millions de morts.

Une critique évidemment ridicule complètement décalage avec les mentalités des pays modernes qui jamais ne sacrifieront leur liberté aux utopies communistes liberticides. On se demande pourquoi la France ne réexpédie pas chez lui l’ambassadeur de Chine dont  la principale occupation est de critiquer le régime politique français. Peut-être pour compenser ses frustrations de critiques quand il se trouve en Chine ? En tout cas un triste personnage qui ne grandit pas son propre pays et surtout se ridiculise.

Piratages massifs des Russes et des Chinois aux États-Unis

Piratages massifs des Russes et des Chinois aux États-Unis

 

 

Des piratages massifs en particulier des Russes et des Chinois affectent les pays occidentaux et notamment les États-Unis. Une sorte de nouvelle guerre non seulement pour piller des informations mais aussi pour déstabiliser les organisations. Des groupes de hackers  largement soutenu par les gouvernements cités.

 

« Au moins 30 000 organisations (…) ont été piratées ces derniers jours par une unité chinoise de cyberespionnage inhabituellement agressive, qui se concentre sur le vol d’emails, d’après des sources multiples », a précisé le spécialiste en cybersécurité, Brian Krebs, dans un post sur son blog KrebsonSecurity, relate Le Figaro.

Des villes, des entreprises et des institutions locales américaines sont concernées par cette cyberintrustion. Mardi 2 mars, Microsoft avait averti qu’un groupe de hackers dénommé « Hafnium », « hautement qualifié et sophistiqué », utilisait des failles de sécurité présentes dans son service de messagerie Exchange. Les pirates se trouveraient en Chine, selon le géant américain de l’informatique. Vendredi 5 mars, la Maison Blanche a précisé, via sa porte-parole Jen Psaki, que la menace était « active ».

Les Etats-Unis ont récemment été la cible d’une autre cyberattaque massive, visant les grandes administrations américaines. Les hackeurs avaient piraté le logiciel Orion de l’entreprise américaine SolarWinds, à partir du mois de mars 2020 au moins. Mi-décembre 2020, le secrétaire d’Etat Mike Pompeo avait accusé la Russie d’avoir fomenté ce piratage.

Huawei, l’outil chinois réprimer les Ouïgours

Huawei,  l’outil chinois  réprimer les Ouïgours 

La région du Xinjiang, où Pékin réprime cette communauté turcophone, est utilisée comme un laboratoire de l’Etat policier du XXIe siècle avec la collaboration de l’entreprise chinoise de télécommunication, dénonce l’anthropologue et sinologue Adrian Zenz, dans une tribune au « Monde ».

Pour avoir outrepassé les cent vingt secondes autorisées lors de son passage aux toilettes, Gulzira Auelhan reçoit des électrochocs à la tête. Oui, à la tête, car, selon ses gardiens, ces chocs laisseraient plus de traces sur d’autres parties de son corps. L’histoire horrifiante de Mme Auelhan ne remonte pas à la terrible époque de la Révolution culturelle mais date bien de 2018, il y a à peine trois ans. Gulzira est une femme kazakhe du Xinjiang, cette région du nord-ouest de la Chine où près d’1,8 millions de personnes de minorités turcophones et à majorité musulmanes (principalement des Ouïgours) sont internées dans des camps de rééducation.

Le Xinjiang est le laboratoire sans précédent de la répression chinoise. Cette expérimentation à grande échelle est, entre autres, rendue possible par Huawei.

Par deux fois, l’entreprise de télécommunication a nié et démenti toute collaboration et participation à la répression du Xinjiang. La première fois, John Suffolk, responsable mondial de la cybersécurité et de la protection de la vie privée chez Huawei, expliquait que l’entreprise n’entretenait que des relations commerciales et que les autorités de sécurité de l’Etat chinois n’étaient pas des clients directs. La seconde, le vice-président de Huawei au Canada déclarait : « Nous vendons notre technologie au monde entier. Nous n’avons pas connaissance de l’usage de nos clients. »

Les preuves sont pourtant indéniables : à deux reprises donc, Huawei a ouvertement menti. De nouveaux documents permettent d’en attester.

En 2014, le président Xi Jinping a proclamé une « guerre contre le terrorisme » dans le Xinjiang. La même année a débuté la mise en place d’un état de surveillance numérique généralisée, dans laquelle Huawei a joué un rôle crucial. Et l’entreprise a reçu une récompense bien particulière de la part du chef du ministère de la sécurité publique du Xinjiang : la fourniture des systèmes de surveillance de villes entières lui était confiée. Déjà, à l’époque, toutes les données des réseaux urbains de caméras de surveillance pouvaient être stockées dans le cloud grâce aux technologies de Huawei.

Parmi ces villes sous surveillance figurait déjà Kashgar, berceau de la culture ouïgoure où plus de 90 % des habitants sont issus de ce peuple turcophone. En août 2017, au point culminant de la campagne d’internement des ces musulmans chinois, un représentant du gouvernement de la ville décrivait la collaboration des autorités avec Huawei comme « très étroite ». Une coopération qui s’étend à plusieurs domaines et sous la forme, entre autres, d’un partenariat avec les forces de police. Un ancien ingénieur de Huawei revendique souvent dans son CV son rôle, au nom de l’entreprise, entre juillet 2017 et septembre 2018, dans un « projet de vidéosurveillance policière ».

États-Unis : mesures de protection contre le pillage de la recherche par les Chinois

États-Unis : mesures de protection contre le pillage de la recherche par les Chinois

 

Le pillage des technologies par la Chine est une pratique courante et les lieux de recherche sont particulièrement visés notamment aux États-Unis. Il est désormais recommandé aux organismes de recherche notamment universitaire de renforcer la lutte contre le pillage chinois.

 

La Commission américaine de sécurité nationale sur l’intelligence artificielle (NSCAI), dirigée par l’ancien président de Google, Eric Schmidt, doit voter lundi sur son rapport final au Congrès. Une nouvelle section sur la recherche universitaire a été ajoutée à un projet final récemment publié, qui contient également de nombreuses recommandations dans des domaines tels que la concurrence dans l’intelligence artificielle et la chaîne d’approvisionnement des semi-conducteurs.

Plusieurs affaires témoignent que des scientifiques chinois liés à l’armée détournent des informations stratégiques dans de nombreux domaines.

La Chine a nié les allégations selon lesquelles elle tentait de voler des recherches américaines.

Ces affaires font partie de la soi-disant «initiative chinoise» du département américain de la Justice, lancée en 2018 pour contrer les menaces à la sécurité nationale de la Chine.

Les recommandations de la NSCAI exigeraient davantage de divulgation sur le financement de la recherche et les partenariats dans les universités. Il propose également de créer une base de données d’individus et d’entités pour signaler les risques à l’avance.

Gilman Louie, un investisseur en capital-risque de la Silicon Valley et commissaire de la NSCAI, a déclaré qu’une base de données pourrait aider à éviter les interdictions unilatérales fondées sur des affiliations et permettre à la place aux États-Unis de juger des cas individuels. Louie a déclaré que la commission voulait éviter une «approche de masse».

Le manque d’orientation jusqu’à présent signifie que certains présidents d’université nerveux ont tenu les ressortissants chinois à l’écart de tout projet de recherche, a déclaré Louie. «Que quelqu’un vous regarde simplement et détermine, parce que vous êtes d’origine chinoise, qu’on ne peut plus faire confiance aux programmes aux États-Unis, c’est un gros problème avec moi.»

Tobin Smith, vice-président de la politique scientifique et des affaires mondiales à l’Association of American Universities, a déclaré que les universités avaient du mal à évaluer les risques et ont accueilli favorablement le plan directeur.

Les risques d’être un milliardaire chinois en Chine

Les risques d’être un milliardaire chinois en Chine

 

Philippe Rozin, Université de Lille et Estelle Bories, Sciences Po (*) évoque les risques que prennent certains milliardaires chinois à s’exprimer sur la politique du parti communiste. Exemple évidemment celui du patron d’Alibaba fermement rappelé à l’ordre. ( Chronique dans The Conversation)

 

 

Le brutal changement de statut d’un homme public de renommée internationale n’est pas toujours aisé à interpréter. L’exercice se complexifie encore davantage dès lors que la grammaire politique joue un rôle déterminant dans le phénomène. Le cas de Jack Ma est parfaitement emblématique de ce changement de régime. Disparu de la scène médiatique pendant 88 jours, le créateur d’Alibaba, jeune retraité de son entreprise, est brusquement réapparu sur les écrans, mercredi 20 janvier. Symbole d’un entrepreneuriat à l’anglo-saxonne, mâtiné de taoïsme, son retour interroge, surtout dans le contexte d’une débauche d’activisme sur le théâtre de la lutte contre la Covid, qui avait fini de le rendre omniprésent.

Le questionnement est d’autant plus légitime que son apologie de l’enseignement en milieu rural et du nécessaire retour au temps de la réflexion sonnent très étrangement après le scandale causé par le post de blog qu’il a publié sur la plate-forme Weibo le 11 avril 2019. Il y appelait de ses vœux l’application du 996 (un système consistant à travailler 12 heures par jour, 6 jours par semaine) pour ses nouveaux employés. L’application de ce système, déjà expérimenté dans certaines grandes entreprises comme JD.com, fait toujours l’objet de débats houleux dans les médias chinois.

Le texte de ce post jetait les fondements d’une véritable pédagogie de l’entrepreneur chinois. Après un retour quelque peu complaisant sur sa fulgurante carrière, Jack Ma affirmait que l’investissement en temps dans son activité avait été la clé, dès ses débuts, lorsqu’il était enseignant d’anglais. Par la suite, sa mue en dirigeant d’une grande entreprise ne l’aurait pas conduit à abandonner cette discipline de vie, bien au contraire. Et le milliardaire d’évoquer la joie qu’il ressentait en travaillant 12 heures quotidiennement et, en contrepoint, de décrire l’ennui qui affectait ceux qui vivaient leurs 8 heures de travail comme une torture. Son discours avait pour finalité de donner l’exemple aux jeunes. Au surplus, le propos, un peu simplificateur, valorisait l’idée d’un nécessaire retour sur investissement : on s’engage dans l’entreprise, et, en échange, l’entreprise vous offre un levier d’ascension sociale qui vous extrait de votre condition.

Toute l’énergie déployée irait dans le sens d’une amélioration de la vie familiale, conditionnée par la tranquillité financière. L’idée étant d’atteindre le Graal : devenir un « homme Alibaba » (Alibabaren). Il affirmait :

« Nous serons capables d’introduire de vraies valeurs dans la société, nous permettrons à l’homme ordinaire d’acheter des choses meilleures, de vivre une vie meilleure. »

‘idée du cercle vertueux est palpable : création de richesse et d’emplois, développement des échanges économiques… toutes ces activités convergeraient à faire spontanément fructifier le bien collectif. Le modèle d’une contribution à la prospérité sociale est aussi présent ; c’était même un objectif du discours :

« Nous apporterons des contributions au progrès de la société. »

 

En réponse à cette publication, les retours critiques n’ont pas manqué. Une part significative des éditorialistes et des internautes ont reproché au businessman la tonalité excessivement individualiste de son discours : comment un milliardaire aussi détaché des contingences du quotidien se permettait-il de donner des leçons de vie aux masses laborieuses ? Circonstance aggravante : son positionnement, plus proche de l’image charismatique d’un patron à l’américaine, que du modèle de vertu cardinale de sobriété exalté par le modèle chinois. Les comparaisons sont très fréquentes avec Jeff Bezos.

Cet épisode a sans doute constitué le pas de trop de Ma, une faute stratégique et communicationnelle préjudiciable due à sa propension naturelle à se répandre sans frein dans les médias. En dépit de son apolitisme revendiqué, des suspicions gravissimes, dans le climat politique chinois, n’ont pas tardé à fleurir. Ma a tenté de se défendre : « En tant qu’entreprise, si vous ne pouvez pas changer la loi, suivez la loi. Respectez le gouvernement local. La politique ne nous intéresse pas. Nous nous concentrons juste sur le commerce électronique. » Cette profession de foi n’a pas été suffisante.

Un grand nombre de messages critiques ayant ensuite inondé les réseaux sociaux ont par la suite stigmatisé un autre point : l’affaire des prêts. Jack Ma, via ANT, la filiale financière d’Alibaba, a en effet consenti aux étudiants (environ 20 millions sur un total de 120 millions) des prêts à des taux attractifs. Beaucoup de familles se sont rapidement retrouvées en situation de surendettement.

À ces condamnations vient se greffer un troisième épisode : le discours prononcé à Shanghai le 24 octobre dernier lors d’un sommet sur la finance. À cette occasion, Ma s’est permis de critiquer une certaine régression dans l’évolution du système bancaire chinois, pilier du socialisme de marché, pointant du doigt les effets pervers de son centralisme endémique.

Le système de financement de crédit mis en place par Ma, hors de tout contrôle étatique, a fini par devenir un problème de société. Cette situation rendait nécessaire un retour à l’ordre. À ce stade, Ma a franchi la frontière de trop et se sera immiscé dans un domaine réservé au Parti, la doctrine économique.

Dans un contexte national plus large, la réorientation de la politique bancaire chinoise vers un système de contrôle beaucoup plus fort des canaux de distribution du crédit et des prêts est en jeu est devenu un enjeu majeur. En arrière-plan se dessine la volonté du président chinois, Xi Jinping, de revaloriser le poids des banques nationales et d’exercer un contrôle plus étroit sur les entreprises privées – qui, au passage, doivent toutes s’aligner expressément sur la doctrine économique du Parti. Ce recadrage aurait constitué une raison suffisante pour faire un exemple et mettre au pas l’audacieux.

Sans compter bien sûr la question d’une reprise en main de ses accès aux données de millions de consommateurs – des accès obtenus pratiquement sans le moindre contrôle gouvernemental pendant deux décennies.

 

Le coup de semonce d’une inculpation pour pratiques monopolistiques, fin décembre 2020, n’avait été pour lui qu’un hors-d’œuvre. Les choses ne se sont pas arrêtées là puisque le 24 octobre dernier, Jack Ma a tout bonnement disparu des écrans radars : plus d’apparitions publiques ni d’entretiens ! Les systèmes politiques autoritaires ne sont pas avares de numéro de prestidigitation

Cette dissipation médiatique n’est pourtant pas une singularité absolue. La liste est longue des magnats chinois en situation de relapse spatio-temporelle.

Sortir brutalement du champ médiatique une personnalité ayant franchi certaines lignes est autant un processus de sanction qu’un avertissement.

D’une manière sans doute plus profonde, une volonté du pouvoir de changer le paradigme des milliardaires en Chine est aussi à prendre en considération. Le président chinois, dans plusieurs discours prononcés dernièrement, est revenu sur les grandes figures d’entrepreneurs chinois philanthropes. L’idée, en somme, est de réorienter le curseur vers des modèles nationaux en phase avec le milieu rural. Injonction est donc faite de passer d’un modèle de type extraverti, usant de tout le panel médiatique pour maximiser la mise en scène de soi, à un archétype beaucoup plus proche de la culture chinoise, valorisant un caractère besogneux, celui d’un individu soucieux de sa communauté villageoise, en cohérence avec le modèle du Parti. L’heure n’est plus au financement des musées d’art contemporain mondialisés, mais à des investissements vertueux (et non ostensibles) dans les infrastructures de la ville ou de la de région natale du héros national.

Après avoir purgé sa quarantaine médiatique, Jack Ma est justement réapparu dans une communauté rurale. Il semble que son retour en odeur de sainteté participe d’un processus de renormalisation bien pensé. Commettre des erreurs ; subir un feu nourri de critiques de la part des médias officiels et de nombreux internautes proches du Parti ; se trouver mis brutalement en quarantaine ; passer un sas de vide médiatique ; connaître un épisode plus ou moins discret de contrition publique ; revenir enfin sur le devant de la scène, parfois mezzo voce, en modifiant son discours et sa posture : voilà ce que l’homme a connu.

 

Le retour de Jack Ma a été mis en scène dans le cadre de son passage dans sa fondation du Hainan. Tout a été fait pour orchestrer une valorisation des enseignants en milieu rural. Le maitre-mot était le bien commun (育公益 : yugongyi), un impératif catégorique qui devrait désormais caractériser l’action publique des milliardaires chinois. Les vertus du temps de suspension ont été cathartiques : désormais Ma devait s’éloigner du discours sur les 996 et revenir à des dispositions différentes. Aucun individu ne peut lancer de grands mots d’ordre à la place du Parti, et certainement pas sur le temps de travail et la productivité des travailleurs. Beaucoup de commentateurs ou d’investisseurs, mais surtout les marchés financiers, ont d’ailleurs [applaudi en chœur à sa réapparition]. L’ensemble de ces acteurs et de ces institutions semblent avoir bien compris la nouvelle grammaire politique du pouvoir en vigueur…

Le cas est éloquent : cette opération n’est pas une simple démonstration de force du pouvoir, mais une illustration du nouveau processus de visibilité installé dans l’espace médiatique par le Parti communiste chinois.

Le pouvoir attend désormais des grands managers qu’ils se coulent dans un moule social très particulier. L’homme d’affaires doit démontrer une capacité d’investissement social ; plus généralement, il doit manifester une forme de rectitude morale, en ligne avec les devoirs que le Parti impose aux citoyens chinois particulièrement élevés dans l’échelle sociale – des individus exceptionnels, qui doivent incarner exemplairement certaines vertus sociales cardinales et une éthique personnelle sans faille. Le philosophe américain Quine parlait pour le réel d’une « envergure des catégories ». Il est clair, désormais, que travail du Parti consiste à aménager constamment le réel et de changer, finalement, continument, l’envergure des catégories…

Par Philippe Rozin, Maître de conférences, Université de Lille et Estelle Bories, Centre d’histoire de Sciences Po (CHSP), Sciences Po.

La version originale de cet article a été publiée sur The Conversation.

Hongkong: les Chinois maintiennent en prison le milliardaire Jimmy Lai

Hongkong: les Chinois maintiennent en prison le milliardaire Jimmy Lai

 

 

La politique de répression s’abat sur les plus grands patrons chinois quand ils se mêlent de contester la politique du parti communiste. Ainsi l’une des principales victimes a d’abord été le patron de l’immense empire d’Alibaba. Un autre grand patron a même été exécuté. Maintenant un milliardaire deux Hong Kong est emprisonné pour les mêmes raisons.

La plus haute juridiction hongkongaise a ordonné mardi 9 février le maintien en détention provisoire du magnat pro démocratie Jimmy Lai, dans un arrêt très attendu qui conforte la loi draconienne sur la sécurité nationale imposée par Pékin.

 «La décision du juge d’accorder la libération sous caution au défendeur doit être rejetée», ont indiqué les juges de la Haute Cour en réponse à l’appel du ministère public contre la libération de Jimmy Lai. «Dans l’intervalle, le défendeur est maintenu en détention.»

La Chine : le parti communiste veut réguler les géants technologiques chinois

La Chine : le parti communiste veut réguler  les géants technologiques chinois

L’Administration chinoise d’État pour la régulation du marché (SAMR)  a déclaré que les dernières directives «arrêteraient les comportements monopolistiques dans l’économie des plates-formes et protégeraient une concurrence loyale sur le marché».

L’avis indiquait également qu’il empêcherait les entreprises de fixer les prix, de restreindre les technologies et d’utiliser des données et des algorithmes pour manipuler le marché. Dans une question-réponse accompagnant l’avis, SAMR a déclaré que les rapports de comportement anti-monopole liés à Internet avaient augmenté et qu’il était confronté à des défis pour réglementer l’industrie.

«Le comportement est plus caché, l’utilisation de données, d’algorithmes, de règles de plate-forme, etc., rend plus difficile la découverte et la détermination de ce que sont les accords de monopole», a-t-il déclaré.

La Chine a commencé ces derniers mois à resserrer le contrôle de ses géants de la technologie. Et pour bien se faire comprendre le parti communiste a exercé des pressions sur les patrons des grands groupes a commencé par le patron d’Alibaba.

L’objectif du parti communiste et de lutter contre les situations monopolistiques mais tout autant d’empêcher les patrons de grandes entreprises chinoises de peser sur la ligne politique du parti

En décembre, les régulateurs ont lancé une enquête antitrust sur Alibaba Group à la suite de la suspension dramatique du plan d’offre publique initiale de 37 milliards de dollars de sa filiale de paiement, Ant Group.

À l’époque, les régulateurs avaient mis en garde la société contre des pratiques telles que l’obligation pour les commerçants de signer des pactes de coopération exclusifs au détriment d’autres plates-formes Internet.

Démocratie et liberté : les États-Unis durcissent le ton avec les Chinois

Démocratie et liberté : les États-Unis durcissent le ton avec les Chinois

 

Les Chinois espéraient une modification des relations avec les États-Unis après le départ de Trump. Leurs déclarations publiques plus modérée que précédemment témoignent de l’adoucissement de leur diplomatie. Cependant Il paraît peu probable que les tensions diminuent entre les États-Unis et la Chine si l’on en juge par la mise en demeure du- secrétaire d’État américain Antony Blinken de respecter les droits de l’homme et les valeurs démocratiques au Xinjiang, au Tibet et à Hong Kong, a déclaré le département d’État.

Blinken a également exhorté la Chine à condamner le coup d’État militaire au Myanmar, et il a réaffirmé que Washington travaillera avec ses alliés pour tenir la Chine responsable des efforts visant à menacer la stabilité de l’Indo-Pacifique, y compris à travers le détroit de Taiwan, a déclaré le département dans un communiqué.

.Le département d’État américain a aussi déclaré qu’il était «profondément troublé» par les informations faisant état d’abus sexuels contre des femmes dans les camps d’internement pour Ouïghours et autres musulmans du Xinjiang.

Biden lui-même a montré peu de signes qu’il était pressé de s’engager avec Pékin, décrivant jeudi la Chine comme «notre concurrent le plus sérieux» et affirmant que Washington continuerait à faire face à ce qu’il a décrit comme «l’attaque de la Chine contre les droits de l’homme, la propriété intellectuelle et la gouvernance mondiale. ».

« Mais nous sommes prêts à travailler avec Pékin, quand il est dans l’intérêt de l’Amérique de le faire », a-t-il ajouté.

La Chine compte cependant sur la prise en compte de la realpolitik par la nouvelle administration américaine.  Le Global Times, un tabloïd dirigé par le journal du Parti communiste chinois, le Quotidien du Peuple, a déclaré samedi dans un éditorial qu’il s’attendait à ce que l’administration Biden continue de parler dur tout en améliorant la coopération dans certains domaines.

« C’est évidemment différent de la période ultérieure de l’administration

Vaccin chinois : critique de Macron

  • Vaccin chinois : critique de Macron
  • La  critique de Macron des vaccins chinois est surtout fondée sur  un manque de transparence mais aussi par des préoccupations politique contre un pays qui se comporte aujourd’hui un peu comme un bulldozer tant à l’intérieur entre parenthèses (emprisonnement d’un million de ouïgours, emprisonnement et même condamnation à mort de certains chefs d’entreprise insuffisamment dociles).
  • Plus généralement il s’agit sans doute pour Macron de freiner les velléités allemandes de trouver des accommodements avec la Chine afin de faciliter les exportations d’outre-Rhin. L’accusation de Macron est assez forte quand il indique: «  il est presque sûr que si ce vaccin n’est pas approprié, il facilitera l’émergence de nouveaux variants ; il ne va absolument pas arranger la situation des pays» l’ayant adopté, a déclaré Emmanuel Macron, en évoquant la situation de la capitale de l’Amazonie, Manaus, dans le nord du Brésil, où un variant est désormais dominant.
  •  Le président de la république a critiqué la «diplomatie chinoise du vaccin» fournissant notamment des pays des Balkans, du Golfe, et africains, «dans des proportions qui ne sont pas tout à fait claires pour nous, mais avec des succès diplomatiques manifestes». «Cela peut donner l’idée qu’ils sont plus efficaces que l’approche multilatérale que nous avions il y a quelques mois. Mais je pense que si nous avons une approche globale et coordonnée, je pense qu’à très long terme, nous pouvons être plus efficaces», a-t-il insisté.
  • Une critique destinée à la Chine mais aussi un message à l’Allemagne qui a grandement facilité l’accord de principe sur les investissements réciproques entre l’union européenne et la Chine alors que la France n’y était pas très favorable.

Gonflé, le président chinois appelle à la coordination économique !

Gonflé, le président chinois appelle à la coordination économique  !

 

Il faut bien être familiarisé la dialectique marxiste style Staline ou Mao  ( ou celle du parti communiste français des années 50) pour comprendre ce double langage permanent du président chinois. Alors que ce dernier utilise tous les moyens étendre l’influence de la pieuvre chinoise en s’affranchissant de toutes les règles de la concurrence, il propose en même temps lors  de la rencontre de Davos ( les pays les plus riches et où les plus importants) la collaboration et la coordination économique au plan mondial.

Pour schématiser,  d’un côté la Chine colonise par exemple l’Afrique -mais pas seulement et exploite honteusement ses ressources et propose une collaboration égalitaire à son partenaire à genoux. C’est exactement ce qui se passe dans les rapports aussi entre l’Europe  et la Chine. Ainsi sur pression de l’Allemagne on vient d’adopter le principe d’un accord sur les investissements réciproques en Chine et dans l’union européenne. Les deux partenaires décident d’ouvrir leur marché sous réserve du respect des règles de concurrence économique, sociale, sécuritaire, et fiscale.

On sait que la quasi-totalité du système économique chinois eet sous la domination du parti communiste qui ne tolère même plus des voix discordantes des plus grandes entreprises dont plusieurs patrons ont été mis à l’écart voire jetés en prison. Quel crédit peut-on faire à la Chine de respecter des règles économiques quand elle ne respecte aucun droit mêmes les plus élémentaires droits individuels et collectifs.

La vérité c’est que la Chine  craint beaucoup que les États-Unis ne poursuivent leur politique protectionniste vis-à-vis des importations chinoises dans les conditions de concurrence sont complètement fausées . «Nous devons construire une économie mondiale ouverte … rejeter les normes, règles et systèmes discriminatoires et exclusifs, et supprimer les barrières au commerce, aux investissements et aux échanges technologiques», pourtant déclarée le président chinois

Le G20 – un forum international regroupant 19 des plus grandes économies développées et émergentes, ainsi que l’Union européenne – devrait être renforcé en tant que «principal forum pour la gouvernance économique mondiale» et le monde devrait «s’engager dans une coordination plus étroite des politiques macro-économiques», Xi ajoutée.

La Chine elle-même participerait plus activement à la gouvernance économique mondiale, a-t-il déclaré.

Le PIB chinois a augmenté de 2,3% en 2020, selon les données officielles publiées la semaine dernière. C’était son taux de croissance annuel le plus bas depuis plus de quatre décennies, mais cela faisait de la Chine la seule grande économie à éviter une contraction l’année dernière, alors que de nombreux pays luttaient pour contenir la pandémie.

La gouvernance internationale devrait être basée sur des règles et un consensus, plutôt que sur des ordres donnés par un ou quelques-uns, a ajouté M. Xi, sans nommer de pays.

«Le monde subit des changements inédits depuis un siècle, et le moment est venu pour un développement majeur et une transformation majeure», a-t-il déclaré.

Le discours de Xi est intervenu cinq jours seulement après que Joe Biden a prêté serment en tant que président américain.

Sous le prédécesseur de Biden, Donald Trump, les tensions ont mijoté entre les États-Unis et la Chine, les deux premières économies du monde, sur des questions allant du commerce et de la technologie à Hong Kong, au Xinjiang et au coronavirus.

Les États-Unis bloquent la livraison de puces aux chinois

Les États-Unis bloquent la livraison de puces aux chinois

 

L’administration Trump a informé les fournisseurs de Huawei, y compris le fabricant de puces Intel, qu’elle révoquait certaines licences de vente à la société chinoise et avait l’intention de rejeter des dizaines d’autres applications pour fournir la société de télécommunications, des personnes familières avec le sujet a déclaré à Reuters.

Les États-Unis ont inscrit Huawei sur une «liste d’entités» du département du commerce en mai 2019, empêchant les fournisseurs de lui vendre des produits et technologies américains.

Mais certaines ventes ont été autorisées et d’autres refusées tandis que les États-Unis ont intensifié leur répression contre l’entreprise, en partie en étendant l’autorité américaine pour exiger des licences pour les ventes de semi-conducteurs fabriqués à l’étranger avec la technologie américaine.

Avant la dernière action, quelque 150 licences étaient en attente pour 120 milliards de dollars de biens et de technologies, qui avaient été retardées parce que diverses agences américaines ne pouvaient pas s’entendre sur la question de savoir si elles devaient être accordées, a déclaré une personne proche du dossier.

280 milliards de dollars supplémentaires de demandes de licence pour des biens et des technologies pour Huawei n’ont toujours pas été traités, a déclaré la source, mais sont désormais plus susceptibles d’être refusés.

Intel Corp a reçu des licences des autorités américaines pour continuer à fournir certains produits à Huawei Technologies, a déclaré un porte-parole d’Intel en septembre de l’année dernière.

Une règle d’août stipulait que les produits dotés de capacités 5G étaient susceptibles d’être rejetés, mais que les ventes de technologies moins sophistiquées seraient décidées au cas par cas.

Les États-Unis ont pris les dernières décisions au cours d’une demi-douzaine de réunions à partir du 4 janvier avec de hauts responsables des départements du commerce, de l’État, de la défense et de l’énergie, a indiqué la source.

Les responsables ont élaboré des directives détaillées sur les technologies capables de 5G, puis ont appliqué cette norme, a ajouté la personne.

Cela impliquait de refuser la grande majorité des quelque 150 applications contestées et de révoquer les huit licences pour les rendre compatibles avec les derniers refus, a déclaré la source.

COVID de Wuhan : les Chinois ont menti

COVID de Wuhan : les Chinois ont menti

selon une étude publiée par la Chine elle-même, le nombre de Chinois contaminés par le virus a été très sous-estimé. Il faudrait multiplier les chiffres au moins par trois. De toute manière, la Chine entretient des rapports très ambigus avec les réalités statistiques.

Tous les chiffres dans tous les domaines sont truqués chaque fois qu’ils présentent des aspects politiques. C’était le cas évidemment avec le virus dont  la Chine n’a pas accepté qu’il soit d’origine chinoise.

Avec une population totale de plus de 10 millions d’habitants, des chercheurs chinois ont estimé que jusqu’à 168000 habitants de Wuhan étaient infectés par le virus, contre le nombre officiel de 50340 cas hospitalisés.

L’étude a suggéré qu’au moins les deux tiers du nombre total étaient asymptomatiques et que des milliers auraient pu être infectés après «l’élimination» des cas cliniques, augmentant la possibilité que le virus puisse exister dans une communauté pendant une longue période sans provoquer d’hospitalisations.

Une étude distincte publiée par le Centre chinois de contrôle et de prévention des maladies (CDC) à la fin du mois dernier a mis le taux de «séroprévalence» à Wuhan, le pourcentage de la population ayant des anticorps, encore plus élevé à 4,43%, ce qui implique qu’environ un demi-million de personnes en la ville aurait pu être infectée.

La Chine essaye maintenant de prouver que le virus circulait  bien avant Wuhan en Europe notamment

Milliardaire chinois : « une purge » communiste, selon Lenglet

Milliardaire chinois : « une purge » communiste, selon Lenglet

Le milliardaire, Jack Ma, créateur de l’immense société Alibaba fait probablement l’objet d’une purge de la part du régime d’après l’économiste Lenglet.

Jack Ma  critiquait le conservatisme du secteur financier chinois et des organismes chargés de le superviser. Trois jours après, l’introduction en bourse de sa filiale financière, la Fourmi, qui devait être la plus grosse mise sur le marché de tous les temps, était annulée pour d’obscures raisons techniques. C’est paraît-il, Xi Jingping lui-même, le chef de l’État, qui a pris la décision de stopper l’ascension de Jack Ma.
Tout cela intervient alors que les mises en garde se sont succédé, depuis l’automne, pour inciter le secteur privé à travailler sous la tutelle éclairée du parti communiste. C’est l’une de ces campagnes régulières du pouvoir pour calmer l’appétit de lucre des entrepreneurs chinois. On en embastille deux ou trois, et ça calme tout le monde pour un moment. C’est plus efficace qu’une hausse des taux d’intérêt pour refroidir l’économie.
En fait, Pékin est en train de réaliser exactement ce que veut faire la justice américaine avec Amazon et Facebook, mais à la chinoise. On coupe les têtes, c’est l’administration qui tranche directement.

Reprise en main par le parti communiste du milliardaire chinois Jack Ma

Reprise en main par le parti communiste du milliardaire chinois Jack Ma  

Lingling Wei, spécialiste des questions chinoises explique comment le parti communiste est en train de reprendre en main les affaires du milliardaire chinois Jack Ma (dans l’Opinion)

 

La Chine souhaite restreindre l’empire technologique et financier de Jack Ma et envisage de prendre une participation plus importante dans ses entreprises, selon des responsables chinois et des conseillers du gouvernement proches du dossier, tandis que les régulateurs convergent vers le milliardaire dans une campagne pour renforcer la supervision d’une sphère technologique de plus en plus influente.

Selon le plan de restructuration établi cette semaine par les autorités de régulation financière chinoises, le géant de la fintech Ant Group devrait revenir à ses fondamentaux de prestataire de services de paiement en ligne – comme PayPal Holdings -, tandis que ses activités plus rentables d’investissement et de crédit profitable seraient abandonnées.

Les régulateurs, menés par la banque centrale, ont également ordonné à Ant de former une société financière de holding qui serait soumise aux mêmes types d’exigences de capitaux que les banques. Cela ouvrirait la porte à des prises de participation par des grandes banques d’Etat ou d’autres entités contrôlées par le gouvernement, ont indiqué les sources.

Le fonds de retraite national chinois, China Development Bank et China International Capital, les principales banques d’investissement détenues par l’Etat, possèdent déjà une part dans Ant.

Jack Ma, la personne la plus riche de Chine, a contribué à définir la nouvelle économie chinoise avec les deux entreprises qu’il a fondées, Ant et la société d’e-commerce affiliée, Alibaba Group Holding. Leurs activités vont des services de paiement à la distribution en ligne, en passant par l’informatique dématérialisée, la gestion de patrimoine et le crédit. Par ailleurs, Alibaba fait l’objet d’une enquête antitrust qui pourrait également mener à un remaniement et des cessions d’actifs.

La Banque populaire de Chine et l’autorité de régulation du marché, de laquelle dépendent Ant et Alibaba, n’ont pas répondu aux demandes de commentaires. Ant a refusé de commenter. Jack Ma et Alibaba n’ont pas répondu immédiatement.

Toutefois, en ciblant Jack Ma, les autorités chinoises doivent gérer un équilibre fragile, en essayant de maintenir un contrôle sur des entrepreneurs tels que lui, sans pour autant entraver l’esprit d’innovation qui a alimenté l’essor économique et technologique de la Chine.

« Il n’y a aucun doute que l’objectif est de maîtriser Ma Yun », a déclaré un conseiller de la commission anti-monopole du Conseil d’État chinois, utilisant le prénom chinois de Jack Ma. « C’est comme mettre des brides à un cheval. »

Le rôle joué par les entreprises de Jack Ma dans l’économie chinoise ne saurait être surestimé. A elles deux, Ant et Alibaba ont permis à des centaines de millions de consommateurs chinois de procéder à des achats, déposer de l’argent, faire un investissement ou contracter un crédit en quelques clics.

Ayant bénéficié jusqu’à récemment d’une régulation peu contraignante, les entreprises de Jack Ma en sont arrivées à remettre en cause la position dominante du secteur public dans des domaines comme la banque et la gestion de patrimoine.

Mais la période du laissez-faire est désormais révolue. Au cours des derniers mois, les pouvoirs publics se sont promis de durcir la réglementation du secteur de l’Internet, qui gagne en taille et en influence. D’autres entreprises sont concernées, comme l’opérateur de l’appli du réseau socialWeChat, Tencent Holdings, et la plateforme de VTC Didi Chuxing Technology. Mais, pour l’heure, les autorités de régulation concentrent leur attention sur Jack Ma et ses entreprises.

Avec sa personnalité haute en couleur et son franc-parler, Jack Ma s’est attiré l’animosité des régulateurs, particulièrement ceux de la Banque populaire de Chine, qui craignent des débordements de son empire tentaculaire et tentent d’imposer des restrictions.

La tension a atteint un pic fin octobre, lorsque Jack Ma a critiqué ouvertement la signature par le président Xi Jinping d’une initiative de contrôle des risques, et qu’il a accusé les régulateurs de freiner l’innovation, lors d’un discours qui a eu lieu quelques jours avant la date prévue d’introduction en Bourse d’Ant, dans laquelle il est actionnaire de contrôle.

Avant ce discours, Xi Jinping avait accordé peu d’attention au projet d’introduction en Bourse d’Ant, selon une personne ayant connaissance du processus réglementaire. « C’est grâce à Jack lui-même que Xi Jinping s’est intéressé à l’introduction en Bourse », a déclaré cette personne.

Les attaques de Jack Ma contre les régulateurs se sont rapidement retournées contre lui. Elles ont conduit Xi Jinping à intervenir en personne pour bloquer l’introduction en Bourse, qui devait être la plus grosse à ce jour et aurait valorisé Ant à plus de 300 milliards de dollars, et à demander aux régulateurs d’étudier les risques posés par l’empire de Jack Ma.

Depuis, les agences chinoises de régulation des marchés sont passées à l’action. Les autorités sont particulièrement inquiètes de la manière dont Ant exploite les données de son appli de paiement Alipay pour encourager les banques à travailler avec l’entreprise pour produire des crédits destinés aux particuliers et aux petites entreprises. Ant ne finance qu’une fraction de ces crédits, le reste des fonds provenant des banques, qui assument ainsi les risques de crédit.

Mais même Xi Jinping, le dirigeant le plus puissant de l’histoire de Chine récente, est limité dans la marge de manœuvre de son gouvernement face à l’empire de Jack Ma.

Tout d’abord, le président doit éviter de donner l’impression de porter un sérieux coup à l’entreprenariat alors que le secteur privé est perçu comme cédant du terrain face aux entreprises publiques. En outre, il craint des représailles des investisseurs internationaux dans un contexte où Pékin veut lutter contre les doutes croissants quant à son engagement pour la réforme des marchés et cherche à encourager davantage d’entreprises locales comme Alibaba susceptibles de concurrencer leurs homologues américaines.

Selon les sources, pour apaiser les craintes d’un Etat qui va trop loin, les autorités ont choisi un vice-gouverneur de banque centrale à la réputation pro-marché pour détailler les actions contre Ant cette semaine lors d’une conférence publique.

Pan Gongsheng, le vice-gouverneur de la banque centrale, qui a supervisé la cession de participation dans deux des plus grandes banques d’Etat chinoises avant de prendre ses fonctions à la Banque populaire de Chine, a appelé Ant à remanier son entreprise dans le respect des principes de marché et de la loi.

Toutefois, Pan Gongsheng a souligné la nécessité pour Ant d’« intégrer le développement de l’entreprise à l’intérieur du développement national dans son ensemble », selon des remarques publiées dimanche par la banque centrale.

L’entreprise a déclaré dimanche dans un communiqué qu’elle respecterait les exigences réglementaires et développerait un plan et un calendrier pour le remaniement demandé. Lors d’une réunion avec les régulateurs en novembre, Jack Ma a proposé au gouvernement de « prendre toute plateforme détenue par Ant, si le pays en avait besoin » dans un effort apparent de sauver sa relation avec Pékin. Jack Ma n’a pas fait d’apparition publique depuis son discours d’octobre.

Parallèlement, le régulateur de marché chinois a lancé la semaine dernière une enquête antitrust sur Alibaba, qui détient un tiers d’Ant, le géant de la vente en ligne étant soupçonné d’avoir abusé de sa position dominante pour exercer des pressions sur des marchands afin qu’ils vendent sur ses plateformes.

Les pouvoirs publics sont également inquiets de la menace que pose Alibaba pour les magasins physiques. « Nous avons reçu beaucoup de plaintes selon lesquelles Alibaba écraserait des concurrents plus petits et ses plateformes en ligne s’emparerait de la clientèle », a indiqué un responsable réglementaire ayant connaissance de l’enquête.

Wang Fuqiang, qui tient un magasin d’ordinateurs portables à Pékin, fait partie de ceux qui se sentent pénalisés. Le magasin de Wang Fuqiang a vu ses ventes baisser peu à peu, à mesure que les consommateurs se sont mis à acheter sur Taobao, un site de shopping en ligne détenu par Alibaba, et JD.com, un autre acteur majeur de l’e-commerce.

« A présent, la plupart des acheteurs ne viennent dans mon magasin que pour essayer les ordinateurs et prendre des photos », a observé Wang Fuqiang, qui gère le magasin depuis dix-sept ans. « Ensuite, ils s’en vont et font leur achat en ligne. »

Bingyan Wang a contribué à cet article

Le parti communiste chinois met encore au pas Ant Group

Le parti communiste chinois met encore au pas Ant Group

 

La pression continue sur Ant Group qui est maintenant accusé de situation monopolistique. La banque centrale chinoise exige que la société revienne à son activité d’origine, c’est-à-dire la fourniture de services de paiement et elle doit présenter un plan de mise en conformité adossé à un calendrier aussi vite que possible, a prévenu le régulateur chinois dans un communiqué publié ce dimanche, après avoir convoqué la société la veille.

 

Le parti communiste chinois avait déjà interdit au groupe qui détient Alibaba la plus grande tentative d’introduction en bourse.(35 milliards de dollars).

En quelques années, la firme derrière le succès Alipay est en effet passée du statut de simple fintech de paiement au service de la « market place » Alibaba à celui de géant des services financiers proposant des crédits, des solutions d’investissement ou encore des contrats d’assurances. Cette expansion a finalement attiré l’attention des autorités chinoises.

Les géants chinois du numérique mis au pas par le parti communiste

Les géants chinois du numérique mis au pas par le parti communiste

 

Le parti communiste continue de reprendre la main sur l’économie chinoise et ses entreprises. L’action la plus symbolique a concerné le groupe qui détient Alibaba, elle a empêché deux jours avant son lancement Alibaba d’être côté en bourse à Shanghai.

La filiale de services financiers d’Alibaba devait lever plus de 34 milliards de dollars lors de son introduction sur les places de Shanghai, mais aussi de Hong-Kong.. Ant Group « risque d’échouer à respecter les conditions d’émission et d’enregistrement ou les exigences (des régulateurs) en matière d’information », avait précisé la Bourse de Shanghai dans un communiqué. Cette annonce était intervenue au lendemain d’une réunion inhabituelle entre le milliardaire chinois Jack Ma, fondateur d’Alibaba et principal actionnaire d’Ant Groupe, ainsi que d’autres dirigeants du groupe, avec les autorités de régulation financière.

La crainte du parti communiste est que les grands groupes technologiques deviennent trop puissants et influencent la politique économique chinoise. Une succession de projets de loi ainsi que le lancement accéléré du yuan virtuel qui remet en cause la suprématie d’Alipay et de Tencent sur le marché des paiements en ligne sont autant de signes que la tolérance de Pékin a atteint sa limite.

États-Unis : confirmation de l’interdiction du groupe chinois ZTE

États-Unis : confirmation de l’interdiction du groupe chinois ZTE

L’autorité américaine des télécommunications (FCC) a rejeté mardi un recours déposé par le groupe chinois ZTE lui demandant de réexaminer sa décision de le classer comme une menace pour la sécurité nationale des Etats-Unis.

La FCC a formellement désigné en juin dernier ZTE et Huawei comme des menaces à la sécurité nationale, ce qui interdit aux entreprises américaines de solliciter des fonds fédéraux pour acheter des produits aux deux équipementiers télécoms chinois.

La commission fédérale des communications doit fixer le 10 décembre prochain des règles pour aider les entreprises télécoms américaines à retirer ces équipements de leurs réseaux et à les remplacer.

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