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Une priorité pour le Pentagone : contrer la Chine

Une priorité pour le Pentagone : contrer la Chine 

 

Un article du Wall Street Journal (extraits)

 

Le secrétaire américain à la Défense, Lloyd Austin, a émis une directive appelant à accélérer le travail de développement des forces militaires pour contrer la Chine et à surmonter les difficultés du Pentagone dans la mise en œuvre d’une stratégie datant de plusieurs années qui perçoit Pékin comme une menace majeure.

La directive, parue mercredi, se fonde sur les recommandations d’un groupe de travail de haut niveau du Pentagone, qui a identifié un écart entre le discours et les actes du département de la Défense (DoD) dans son objectif de contrer l’agressivité de la Chine, a déclaré un haut responsable du DoD.

Le groupe de travail était mené par Ely Ratner, ancien conseiller du président Joe Biden, qui a été nommé comme responsable des affaires de sécurité indo-pacifiques.

Un grand nombre des recommandations du groupe de travail reste top secret et le Pentagone n’a donné que peu de détails sur son travail, qui impliquait une étude de quatre mois par une équipe de civils et de militaires.

Cette étude intervient alors qu’une tension militaire de plusieurs décennies semble avoir atteint un point culminant, Pékin menaçant la domination des Etats-Unis en Asie de l’Est dans l’ouest du Pacifique.

« A ce stade, l’écart entre le discours et les actes pose problème », a déclaré Elbridge Colby, ancien responsable du Pentagone, qui a joué un rôle clé dans le développement d’une stratégie de défense nationale sous l’administration Trump. « Nous plaçons la Chine en priorité depuis des années. Mais trop peu d’actions ont été entreprises pour traduire cette stratégie en réalité concrète et le problème est d’une urgence alarmante. »

Parmi les défis urgents posés par la Chine, on peut citer une expansion de la marine, des tentatives de prendre davantage de contrôle sur la mer de Chine méridionale et une escalade des menaces contre Taïwan, qui est partenaire des Etats-Unis. En mars, l’amiral responsable des forces américaines dans la région indo-pacifique a déclaré que l’accumulation de puissance de la Chine était telle que Pékin pourrait passer à l’offensive contre l’île dans six à dix ans.

Selon la directive de mercredi, Lloyd Austin supervisera directement les politiques et opérations du Pentagone liées à la Chine, ainsi que la collecte de renseignements à ce sujet. Cet arrangement vise à garantir la mise en œuvre des recommandations du groupe de travail.

« La directive du secrétaire à la Défense vise au bout du compte à remettre de l’ordre dans le département et à s’assurer du respect de la priorité annoncée de la Chine comme menace numéro un »

Lloyd Austin a déclaré dans un communiqué que son objectif était d’accélérer le développement de nouvelles technologies et stratégies de guerre, de mettre à jour les plans des forces américaines dans le Pacifique et de mieux préparer le groupe de travail du Pentagone au défi posé par la Chine, notamment en modernisant l’éducation et la formation.

Un porte-parole de l’ambassade de Chine a déclaré que le pays était engagé au développement paisible et appelait les Etats-Unis à « abandonner cette mentalité dépassée de guerre froide pour envisager le développement de la Chine et des relations entre la Chine et les Etats-Unis d’un point de vue rationnel ». Selon le porte-parole, cette attitude peut « éviter de miner des relations bilatérales et la coopération dans des domaines importants. »

Pékin et Moscou ont été identifiées comme les principaux adversaires des Etats-Unis dans la stratégie nationale de défense de l’administration Trump établie en janvier 2018, qui marquait une rupture après près de vingt ans de lutte contre des insurrections. La décision de l’administration Biden de créer le groupe de travail dirigé par Ely Ratner visait faire avancer cette stratégie.

L’établissement du groupe de travail est intervenu à la suite des critiques fréquentes émanant d’anciens responsables du Pentagone, de parlementaires et de spécialistes de groupes de réflexion selon lesquels le département de la Défense n’en aurait pas assez fait pour honorer sa propre stratégie en raison de problèmes bureaucratiques, de priorités de dépenses passées et d’efforts continus pour gérer les menaces persistantes au Moyen-Orient et en Asie centrale.

Le mois dernier par exemple, le Pentagone a décidé de déplacer son unique avion basé dans la région Asie-Pacifique vers le Moyen-Orient, pour protéger le retrait des troupes américaines d’Afghanistan, ont noté des responsables du département de la Défense.

Le communiqué du Pentagone annonçant la directive de Lloyd Austin ne précisait pas comment le secrétaire à la Défense prévoyait d’améliorer les processus du Pentagone ou de simplifier les relations avec les alliés pour affronter la Chine. S’adressant à la presse, il a déclaré que les mesures classées secret-défense seraient rendues publiques dans les semaines à venir.

« La directive du secrétaire à la Défense vise au bout du compte à remettre de l’ordre dans le département et à s’assurer du respect de la priorité annoncée de la Chine comme menace numéro un », a commenté un responsable du DoD. Il a ajouté que l’ordre comportait « des dates butoirs de mise en œuvre et des mécanismes de supervision et de contrôle. »

Le Pentagone doit aussi décider prochainement du montant qu’il allouera à une montée en puissance des forces américaines actuellement stationnées dans la région pour décourager d’éventuelles menaces à court terme ainsi qu’au développement de nouvelles technologies visant à améliorer les capacités des troupes américaines dans les décennies à venir.

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Bitcoin et cryptomonnaies: La Chine fait le ménage

Bitcoin et cryptomonnaies: La Chine fait le ménage

Après avoir largement favoriser le développement des cryptomonnaies  notamment Bitcoin  la Chine change complètement de stratégie et fait le ménage pour contrôler complètement les monnaies virtuelles . La banque centrale chinoise envisage en outre de créer une cryptomonnaie  chinoise officielle qui ne peut donc être concurrencée par d’autres. La conséquence directe sur l’ensemble des marchés pourrait être un nouveau plongeon de ces valeurs très spéculatives.

Opération «cartes coupées» accomplie! C’est un vaste coup de filet que vient de réaliser la police chinoise en arrêtant simultanément plus de 1 100 personnes accusées d’avoir utilisé des cryptodevises pour blanchir de l’argent provenant d’escroqueries sur internet.

Grâce à ces arrestations, le ministère de la Sécurité publique a annoncé mercredi avoir démantelé 170 «gangs» qui facturaient aux criminels une commission de 1,5 % à 5 % pour

Cette campagne de lutte contre le blanchiment d’argent et la fuite de capitaux n’est qu’une facette de la reprise en main des autorités chinoises à l’encontre des cryptomonnaies. Jusqu’à hier encore, l’empire du Milieu aurait pu être surnommé l’«empire des cryptos». Fin 2016, 99 % des transactions mondiales en bitcoins provenaient de Chine! C’était avant que Pékin ne décide de bannir toute plateforme d’échange sur son territoire, en 2017.

Les libertés académiques menacées par la Chine

Les libertés académiques menacées par la Chine

 

Les exemples se multiplient de pressions du régime chinois exercées contre des universitaires travaillant sur la Chine ou des publications spécialisées. Cette offensive contre les libertés académiques ne doit pas rester sans réponse, estime, dans une tribune au « Monde », le chercheur et ancien diplomate Pierre Buhler.

 

Tribune.

 

Deux chercheurs et le principal centre de recherche allemand sur la Chine – le Mercator Institute for China Studies (Merics) – sanctionnés par Pékin, un chercheur français insulté sur le compte Twitter de l’ambassade de Chine à Paris, l’ambassadeur convoqué au Quai d’Orsay… Ces agissements emblématiques de la conception chinoise des libertés académiques ont mis en lumière, ce printemps, une politique inquiétante de Pékin, qui constitue une menace grave pour l’enseignement supérieur et la recherche dans les pays démocratiques. Et celle-ci porte l’empreinte du secrétaire général du Parti communiste chinois (PCC), Xi Jinping.


Le peu de cas fait, par ce parti, des libertés académiques a été illustré, fin 2019, par une action de protestation des étudiants de la prestigieuse université Fudan de Shanghaï contre l’abolition, dans la charte de l’établissement, des références à l’« indépendance académique et [à] la liberté de penser », remplacées par la « pensée de Xi Jinping sur le socialisme à la chinoise dans la nouvelle ère » et un postulat d’adhésion au rôle dirigeant du PCC. D’autres universités ont subi le même sort, mais même s’il ne s’agit guère, au regard de l’expérience maoïste, d’une orientation nouvelle, l’existence de cette chape de plomb doit interpeller tous les établissements d’enseignement supérieur, de France et d’ailleurs, qui ont noué des partenariats en Chine ou y ont ouvert des campus.

Instruments de pression

Plus préoccupante encore est l’offensive engagée par Pékin contre des libertés académiques lorsqu’elles contrarient ses desseins ou lorsqu’il s’agit de promouvoir le « récit » chinois élaboré par le département de propagande du PCC. Un véhicule de cette offensive est le réseau des Instituts Confucius, présentés comme des centres culturels, instruments d’un « soft power » bénin. Ils sont quelque cinq cents à opérer dans le monde, le plus souvent intégrés dans des universités. Mais loin de se contenter de « faire connaître la langue et la culture chinoises », ils se sont livrés à des manœuvres d’entrisme, cherchant à s’insinuer dans les programmes d’enseignement et de recherche de l’université hôte. L’Institut Confucius ouvert au sein de l’université de Lyon a ainsi été fermé en 2013 et les universités libres de Bruxelles (ULB et VUB) ont fait de même en 2019. Les universités américaines ont pris les devants, puisque pas moins de quatre-vingt-quatre instituts ont déjà connu ce sort.

Un texte stratégique contre la Chine approuvé par le Sénat américain

Un texte stratégique contre la Chine approuvé par le Sénat américain

le Sénat américain a adopté un texte stratégique pour s’opposer à l’invasion chinoise dans l’économie américaine. Il s’agit de s’opposer à l’invasion à l’influence chinoise dans les champs de la science et des nouvelles technologies.

Ce projet «offre l’opportunité aux États-Unis de porter un coup, de répondre à la concurrence déloyale que nous voyons de la part du parti communiste chinois», a déclaré le républicain Roger Wicker, numéro deux de la commission du Commerce où a été négocié le texte. Pékin est accusé régulièrement par Washington d’espionnage industriel et de menaces sur la sécurité nationale.

Concrètement, le plan prévoit 52 milliards de dollars sur cinq ans pour encourager la fabrication de puces et de semi-conducteurs aux États-Unis.. Le plan américain destine en outre 120 milliards de dollars à une agence gouvernementale, la National Science Foundation, pour qu’elle encourage la recherche dans différents domaines jugés clés, comme l’intelligence artificielle. Elle inclut également une enveloppe de 1,5 milliard de dollars pour le développement de la 5G, l’un des principaux sujets de tension entre la Chine et les États-Unis.

La Chine autorise le troisième enfant

La Chine autorise le troisième enfant

Face à une démographie vieillissante qui menace l’avenir du pays, le parti communiste a décidé d’autoriser un troisième enfant en Chine. «Un couple est autorisé à avoir trois enfants», a annoncé un communiqué de l’agence officielle Xinhua, faisant sauter la limite de deux enfants jusqu’ici imposée aux familles. Cette mesure vise à «répondre activement au vieillissement» et à maintenir «les avantages de ressources humaines de notre pays», alors que l’usine du monde est menacée à terme d’une pénurie de main-d’œuvre. Une décision solennelle réclamée de longue date par les démographes et économistes pour tenter de relancer la natalité de la seconde économie mondiale, qui vieillit plus rapidement que prévu, comme l’a confirmé le dernier recensement, dévoilé au début du mois. Le taux de natalité est tombé au plus bas depuis la fondation de la Chine communiste, en 1949.

La Chine attaque le bitcoin

La Chine attaque le bitcoin

Plusieurs raisons à cette attaque de la Chine contre la cryptomonnaie. D’abord la Chine envisage de créer une cryptomonnaie officielle contrôlée par l’État. Elle veut aussi lutter contre la spéculation et des conditions de production. Pékin envisage donc de réprimer les activités de production et de trading du bitcoin pour lutter contre les risques notamment financiers, selon une déclaration vendredi du Comité de développement de la stabilité financière rapportée par l’agence Reuters. La Chine veut donc s’attaquer à la fois au trading mais aussi au minage(conditions de production du bitcoin.

Pour la deuxième économie mondiale, il est désormais nécessaire de « sévir sur les activités de minage et de trading du bitcoin et de prévenir le risque de transmission sur le champ social », ont écrit dans un communiqué le vice Premier ministre Liu He et le Conseil des affaires de l’Etat dans la soirée vendredi, heure chinoise, précise également la chaîne américaine CNBC. 

Au-delà de l’impact sur le cours, cette restriction, voire interdiction, de l’activité de minage est un coup de frein d’un point de vue technique pour la cryptomonnaie qui a besoin de milliers d’ordinateurs en réseaux pour valider ses échanges de pair-à-pair. Aussi pour être produit, il requiert une importante quantité d’électricité, produite à bas coûts possibles. Des conditions avantageuses via l’énergie du charbon ou des énergies renouvelables que propose la Chine, avec, 65% des opérations de minage qui sont menées depuis l’Empire du Milieu, d’après une carte établie par l’Université de Cambridge.

. Mercredi, le département du Trésor américain a également annoncé vouloir reprendre la main sur les transferts d’argent – notamment pour lutter contre l’évasion fiscale – en contraignant les détenteurs de cryptomonnaies à déclarer tout transfert de plus de 10.000 dollars.

Le danger de l’accord d’investissement avec la Chine

Le danger de l’accord d’investissement avec la Chine

L’économiste Francisco Juan Gomez Martos livre, dans une tribune au « Monde », une analyse politique de l’accord d’investissement entre l’Union européenne et la Chine et estime que l’aversion de la Chine pour le principe de la transparence et son refus d’une société civile indépendante constituent des obstacles majeurs.

 

Tribune.

 

L’annonce, le 30 décembre 2020, de l’accord d’investissement avec la Chine (ACI) a été présentée par la Commission européenne comme un grand succès, visant à renforcer le multilatéralisme en déclin et l’« autonomie stratégique » de l’Union européenne (UE) en tant qu’acteur mondial.

Cet accord a pourtant une portée qui va bien au-delà des aspects concernant la libéralisation des prestations de services et des investissements étrangers directs. Il est éminemment politique et mérite donc un débat approfondi sur les conséquences prévisibles de sa mise en œuvre.

Ce débat doit prendre en compte l’expérience des relations avec la Chine acquise dans plusieurs secteurs.

Du point de vue géostratégique, non seulement cet accord ne répond pas à l’autonomie stratégique de l’Union européenne, mais montre, au contraire, la subordination naïve de l’UE aux intérêts stratégiques de Pékin, qui a voulu éviter la formation d’une alliance entre les Etats-Unis, l’UE et le Japon, regroupant toutes les démocraties libérales du monde prônant l’économie de marché et défendant les règles du multilatéralisme.

 

Du point de vue économique, si le marché intérieur européen est le principal atout de l’UE et du bien-être de ses citoyens, de récentes recherches montrent que l’intégration commerciale européenne perd de son élan. Cette détérioration est imputable en grande partie au rôle de la Chine puisque les Etats membres de l’UE sont de plus en plus intégrés dans la chaîne de valeur chinoise.

Du point de vue commercial, l’accord naît dans le cadre d’un déficit commercial permanent de l’UE à l’égard de la Chine, ce qui paradoxalement n’est pas abordé par l’accord. Depuis le début de ce siècle, l’UE a enregistré des déficits commerciaux importants avec la Chine qui augmentent régulièrement et qui ont toujours été sous-estimés.

Une dépendance structurelle accrue par rapport à la Chine

L’excédent cumulé chinois dans ses relations commerciales avec l’UE a atteint 1 800 milliards d’euros au cours des douze dernières années, l’équivalent du PIB de l’Italie en 2019. Dans ce contexte, la première priorité des négociations de l’UE avec la Chine aurait dû viser à faire pression pour qu’elle améliore l’accès à son marché et augmente ses importations de produits européens, créant ainsi des emplois en Europe en cette période particulièrement délicate

Du point de vue industriel : l’accord ouvre la voie à une dépendance structurelle accrue par rapport à la Chine dans les secteurs-clés. La crise a montré la vulnérabilité et la dépendance de l’industrie européenne vis-à-vis de la Chine dans l’approvisionnement en masques, équipements de protection individuels, tests et autres denrées de première nécessité pour lutter contre le virus.

Réunion du G7 : au menu Covid mais aussi Chine et Russie

Réunion du G7 : au menu Covid mais aussi Chine et Russie

Les ministres des Affaires étrangères du G7de de l’Allemagne, du Canada, des États-Unis, de la France, de l’Italie, du Japon et du Royaume-Uni seront rejoints par des représentants de l’Union européenne. L’Inde, l’Australie, la Corée du Sud, l’Afrique du Sud et l’Association des nations du Sud-Est asiatique (Asean) ont également été conviés se réunissent mardi à Londres pour leur première réunion en personne depuis plus de deux ans.

Il sera question de la crise sanitaire mondiale mais aussi de certaines dimensions géopolitiques concernant la Chine et la Russie. Seront également évoquées les problèmes de l’ Éthiopie, l’Iran et la Corée du Nord, la Somalie, le Sahel et les Balkans, autant de «problèmes géopolitiques pressants qui sapent démocratie, libertés et droits humains», selon Londres se réunira le G7. Comme d’habitude le G7 (comme le G20) ne prendra pas d’orientation concrète. Il s’agit surtout de confronter les points de vue et de faciliter le rapprochement.

Commerce avec la Chine: les comptes d’apothicaire du conseil d’analyse économique

Commerce avec la Chine: les comptes d’apothicaire du conseil d’analyse économique

 

D’après les comptes d’apothicaire du conseil d’analyse économique rattaché au Premier ministre, le commerce avec la Chine serait bénéfique aux Français qui auraient ainsi réalisé une augmentation du pouvoir d’achat de leurs 2000 € par ménage et par an (30 milliards en tout). Ce commerce international serait donc acceptable.

Comme souvent chez les économistes( aussi chez d’autres) les approches sont très partielles voire partiales car on ne tient pas vraiment compte des effets sociaux économiques globaux. Effectivement concurrence internationale a permis d’importer de Chine des produits à bas prix qui ont permis d’augmenter le pouvoir d’achat. Ceci toutefois au prix de la désindustrialisation du pays et de la montée du chômage.

Une des conséquences de cette montée du chômage et l’envolée de la protection sociale qui représente environ 30 milliards par an et plus de 30 % du PIB. ( Notamment retraite anticipée, maladie, chômage, aides sociales etc.) .

Il faudrait faire une comparaison pertinente des avantages de la mondialisation, aussi prendre en compte les externalités négatives du commerce international. En outre, on passe sous silence le faite qu’en raison du déclin économique la France porte à bout de bras certains secteurs, ce qui entraîne un déficit budgétaire chronique et un endettement démesuré qui au bout du compte augmente les prélèvements obligatoires dont les impôts sur les sociétés et les particuliers.

Ces calculs sont très discutables et cette analyse du conseil d’analyse économique confirment les approches trop partielles qui en l’occurrence veulent sans doute les trop soulignaient bienfaits de la mondialisation.

Croissance Chine : de 18 % au premier trimestre , à relativiser

  • Croissance Chine : de 18 % au premier trimestre , à relativiser

 

  • Un chiffre spectaculaire avec une hausse de 18 % du PIB chinois au premier trimestre. Une évolution toutefois à relativiser dans la mesure où la croissance s’était écroulée de près de 7 % pour la période de référence de 2020. La vraie croissance en faisant abstraction du phénomène de rattrapage serait de l’ordre de 5 %, donc en dessous de la dynamique de 2019.
  • Cette statistique indique que le géant asiatique poursuit en 2021 sa robuste reprise, qui lui a permis d’échapper à la récession l’an passé, bien que n’ayant pas retrouvé pleinement le dynamisme de l’avant Covid. De janvier à mars, la croissance s’est accélérée de 0,6% par rapport au dernier trimestre 2020, selon les chiffres du Bureau National des Statistiques (BNS) du régime communiste.
  • La Chine est la seule économie majeure de la planète à avoir échappé à la récession en 2020, et compte consolider son rebond cette année, mais elle n’a pas retrouvé le niveau de dynamisme d’avant la pandémie jugent les économistes. «Tous les indicateurs montrent qu’on est en dessous de l’ère pré Covid. Cela signifie que l’épidémie a laissé des traces, et qu’on n’assiste pas encore à une véritable reprise. Il faudra encore panser les plaies cette année et l’an prochain» explique au Figaro Zhang Lin, économiste indépendant, à Pékin. La véritable croissance au premier trimestre serait d’environ 5%, hors effet de rattrapage, ce qui est en dessous des performances de 2019 pointe cet expert chevronné ancien membre du think tank Unirule, fermé sous pression des autorités.
  • Sur l’ensemble de l’année la Chine est-ce qu’on une progression de la croissance de l’ordre de 6 %

 

Climat: la Chine craint les mesures de rétorsion

Climat: la Chine craint les mesures de rétorsion

On peut s’étonner que la Chine, très vindicative sur le plan politique, se montre aussi coopérative avec la France et l’Allemagne pour engager une lutte contre le dérèglement climatique. En réalité ,la Chine craint surtout des mesures de rétorsion de l’Occident pour le cas où elle ne respecterait pas les nouvelles mesures qui seront décidées à cet égard par les pays développés. En fait, la Chine est en retard et craint que la question climatique n’affecte son développement économique. Le président Xi a annoncé l’année dernière que la Chine, premier émetteur mondial de gaz à effet de serre, atteindrait un pic d’émissions de dioxyde de carbone avant 2030 et de neutralité carbone d’ici 2060.

« La réponse au changement climatique est une cause commune à toute l’humanité et elle ne doit pas devenir une monnaie d’échange géopolitique, une cible d’attaques contre d’autres pays ou une excuse pour des barrières commerciales », a déclaré Xi lors d’un sommet vidéo. avec les dirigeants européens.

Le département d’État américain, alors sous l’administration Trump, a déclaré en septembre que la Chine avait fait preuve d’un «mépris délibéré» pour la qualité de l’air, des terres et de l’eau, et mettait la santé mondiale en danger avec ses gaz à effet de serre, suscitant une vive réprimande de Pékin.

Quand la Chine s’écroulera

Quand la Chine s’écroulera

Tribune de Jacques Attali dans les Échos

 

On nous rebat les oreilles avec la suprématie à venir de la Chine ; et il y a de bonnes raisons de la croire possible : La Chine affirme partout, par ses dirigeants et ses intellectuels, ses ambitions ; elle sort avant tout le monde de cette pandémie ; son PIB dépassera celui des Etats-Unis bien avant 2030 ; elle dispose déjà en mer de Chine d’une marine de guerre égale à celle des Etats-Unis ; ses réserves de change sont gigantesques et le gouvernement chinois les met au service d’une diplomatie conquérante, voire arrogante.

Pourtant, la Chine a aussi de très grandes faiblesses, économiques, démographiques, sociales, écologiques, démocratiques : sa victoire contre la pandémie, qu’elle a créée, reste incertaine ; le revenu de chaque Chinois n’est que le tiers de celui d’un Européen ou d’un Américain ; et, au rythme actuel, il faudra encore plus d’un demi-siècle avant qu’elle ne rattrape le niveau de vie occidental ; de plus, la Chine va vieillir avant de devenir riche, ce qui lui rendra très difficile de mettre en place la protection sociale nécessaire à ses aînés ; par ailleurs, la croissance dont elle a besoin pour assurer le plein-emploi sera de plus en plus contraire aux exigences environnementales de ses citoyens ; enfin, l’économie de marché produit une bourgeoisie, et avec elle la demande du respect d’une règle de droit, d’une liberté d’expression, d’un droit à l’initiative, et à terme, une demande de démocratie. Le Parti communiste chinois le sait très bien et réprime efficacement pour le moment toute tentative en ce sens, ce qui finira par nuire à son efficacité économique. A terme, soit la Chine rejoindra le mode de vie occidental, soit elle s’effondrera ; dans les deux cas, ce sera un triomphe du modèle occidental de développement.

Chine : une amende de 18 milliards pour tuer Alibaba

Chine : une amende de 18 milliards pour tuer Alibaba

Les autorités chinoises ont infligé au groupe de commerce en ligne Alibaba une amende géante de 18,2 milliards de yuans ((2,31 milliards d’euros) pour avoir violé les règles anti-monopole et abusé de sa position dominante sur le marché, marquant ainsi la plus forte amende antitrust jamais imposée dans le pays. La pénalité, qui équivaut à environ 4% du chiffre d’affaires d’Alibaba en 2019, intervient dans le cadre d’une répression réglementaire sans précédent contre les conglomérats technologiques nationaux au cours des derniers mois, qui a pesé sur les actions des entreprises.

Alibaba, l’immense conglomérat chinois fait toujours l’objet d’une surveillance attentive par le parti communiste. L’entreprise a déjà été sanctionnée juridiquement mais maintenant on lui inflige une amende de plus de 18 milliards pour avoir faussé la concurrence. En réalité il s’agit d’une sanction de plus qui vise le fondateur milliardaire d’Alibaba, Jack Ma

Après ses critiques acerbes du système réglementaire chinois fin octobre. Fin décembre, l’Administration d’État chinoise pour la régulation des marchés (SAMR) avait annoncé avoir lancé une enquête antitrust sur la société. Cette annonce est intervenue après que les autorités ont fait échouer un projet d’introduction en bourse de 37 milliards de dollars d’Ant Group, la branche financière d’Alibaba sur Internet.

Le Wall Street Journal a rapporté le mois dernier qu’Alibaba était également poussé à se défaire d’un large éventail d’actifs médiatiques, y compris une vente potentielle du South China Morning Post de Hong Kong.

Chine : colosse aux pieds d’argile ?

Chine : colosse aux pieds d’argile ?

La résilience du Parti communiste chinois tient à sa capacité d’adaptation, constate la sinologue Chloé Froissart dans le Monde.

La sinologue Chloé Froissart analyse l’évolution du régime chinois et des rapports entre l’Etat et la société chinoise. Elle coorganise les 24 et 25 juin, à l’Inalco, le colloque international « Trajectoire du PCC sur cent ans à la lumière de ses principes fondateurs ».

Le Parti communiste chinois (PCC) va fêter ses 100 ans le 1er  juillet 2021. Il est au pouvoir depuis soixante-douze ans, moins que les soixante-quatorze ans durant lesquels le Parti communiste d’Union soviétique (PCUS) a dirigé l’URSS. Peut-on dire qu’il se porte bien ?

Les sondages d’opinion, avec le biais qu’ils comportent en Chine, montrent que le PCC jouit d’un fort soutien au sein de la population. Même la crise due au Covid-19 n’a pas eu l’« effet Tchernobyl » attendu. Depuis son accession au pouvoir en 2012, Xi Jinping n’a eu de cesse de renforcer l’autorité du Parti, son emprise sur l’Etat, la société et l’économie, à travers l’éradication de la société civile, l’emprisonnement des activistes, des avocats, et la création de cellules du Parti dans les entreprises, y compris les sociétés étrangères. Mais justement, cette volonté du PCC d’éradiquer tout ce qu’il ne peut pas absorber révèle plus de fragilité que de force. Son pouvoir repose sur la terreur, mais lui-même vit dans la terreur.

Quelles conséquences cela peut-il avoir pour son avenir ?

La sécurité nationale est une priorité de l’agenda politique, elle fait l’objet de cinq commissions centrales sur les onze qui existent. Toute critique est assimilée à de la dissidence, et le Parti est aujourd’hui dirigé comme une armée. Il n’y a plus aucun mécanisme de feed-back ni de procédure pour limiter les pratiques dictatoriales. La peur d’être accusé de déloyauté empêche les cadres de faire preuve d’initiative et d’innovation, voire de faire remonter des informations cruciales comme au début de la crise due au Covid-19, à Wuhan. Le Parti n’est donc pas en bonne position pour relever les défis à venir.

Chine: les services soutiennent la croissance

Chine: les services soutiennent la croissance

L’indice d’activité des directeurs d’achat (PMI) pour les services, calculé par le cabinet IHS Markit et publié par le groupe de médias Caixin, s’est établi à 54,3 en mars contre 51,5 en février, qui était alors un plus bas depuis dix mois. L’indice s’était toutefois maintenu au-dessus de la barre des 50, synonyme d’expansion de l’activité.

 

L »indice composite PMI de Markit-Caixin, qui agrège services et industrie manufacturière, a atteint 53,1 points en mars contre 51,7 points en février. En Chine, «l’économie continue à se remettre de l’épidémie» mais la hausse des prix observés ces derniers mois notamment dans les services «n’est pas propice à une reprise durable», prévient pour Caixin l’économiste Wang Zhe.

 

En mars, le rythme des nouvelles commandes de services s’est accru à son rythme le plus rapide depuis trois mois, selon Caixin. La reprise a surtout été portée par la demande intérieure. Résultat, la situation sur le marché de l’emploi s’est améliorée, les entreprises embauchant davantage pour répondre à la demande. Un tableau qui contraste avec février quand le secteur avait connu une réduction de main-d’œuvre – pour la première fois depuis sept mois.

Si la Chine a largement jugulé l’épidémie de coronavirus depuis le printemps 2020, l’activité dans ses principaux marchés d’exportation continue à tourner au ralenti. En mars, les commandes étrangères de services chinois se sont ainsi inscrites en baisse, selon Caixin. Les services, vers lesquels la Chine entend rééquilibrer son modèle économique, représentent désormais plus de 50% de son PIB. Ils comprennent les transports, le marketing, l’immobilier, la finance.

Union européenne : une collision avec la Chine incontournable

Union européenne : une collision avec la Chine incontournable

Le consultant Laurent Malvezin passe en revue, dans une tribune au « Monde » les différentes options pour les entreprises européennes, confrontées à la coercition économique grandissante de la Chine.

Tribune. Les récentes difficultés de positionnement de grandes marques étrangères en Chine face aux pressions de leurs hôtes concernant le coton du Xinjiang illustrent en réalité une problématique structurelle : celle des relations entre le pouvoir politique et l’économie. Les conceptions divergent entre, notamment, l’Europe et la Chine.

La Chine se définit comme une « économie de marché socialiste », dans laquelle les acteurs économiques sont subordonnés au pouvoir politique, c’est-à-dire aux prescriptions idéologiques et aux orientations planificatrices du parti-Etat chinois. Elles s’appliquent dans ses entreprises d’Etat, mais aussi dans les sociétés à capitaux non exclusivement d’Etat, ainsi que dans les filiales des sociétés étrangères.

Afin d’assurer son monopole politique, le parti-Etat exige des sociétés étrangères sur son sol de lui déléguer tout le champ social. Cette exigence implique pour les autres seulement d’opérer une stricte séparation des affaires avec la conduite politique des affaires, la gouvernance, dont il réclame l’apanage.

C’est pourquoi, le 25 mars, le ministère du commerce, par la voix de son porte-parole, rejetait les accusations de travail forcé au Xinjiang, enjoignant aux marques occidentales de ne pas « politiser les questions de business ». Cette volonté du Parti communiste d’exclure tout droit politique et social à ses partenaires étrangers, qu’il assimile à une remise en cause de son autorité, nécessairement sans partage, s’était exprimée, en 2020, lors du déploiement de sa « stratégie diplomatique des masques ».

De nombreux diplomates chinois avaient exhorté à « ne pas faire de politique, mais à sauver des vies », provoquant de la part des pays européens une dénonciation quasi unanime pour récupération politique d’un enjeu de santé publique majeur.

Or, le projet géopolitique de la Commission Ursula von der Leyen, centré sur les valeurs d’une Europe qui recouvre sa souveraineté et protège ses entreprises et ses citoyens, ne peut qu’entrer en collision frontale avec le modèle chinois « d’économie de marché socialiste ». Les deux projets s’arment, en effet, d’un arsenal de normes prescriptives antagonistes, pour la Chine, l’étatisation de l’économie et, pour l’Europe, l’affirmation de ses standards éthiques et sociétaux.

L’exemplarité de l’idéal européen des Lumières versus l’infaillibilité du Parti communiste chinois, chacun voyant dans l’autre un cheval de Troie : Pékin voit les valeurs occidentales le subvertir de toutes parts et l’Occident redoute la soldatesque du parti dans le ventre de ses entreprises pour mieux le vider du dedans.

« La Chine va gagner »

« La Chine va gagner »

Dans son essai, le Singapourien Kishore Mahbubani, ancien ambassadeur à Washington, blâme largement l’absence de véritable stratégie américaine face à la Chine. Moins la politique chinoise…

Analyse du livre dans le Monde. 

 

L’universitaire et diplomate singapourien Kishore Mahbubani récidive. Deux ans après la publication de L’Occident (s’)est-il perdu ? (Fayard), sous-titré : Une provocation, l’ancien ambassadeur de son pays aux Nations unies franchit un pas supplémentaire avec Has China Won ?, traduit en français par un prédictif Le Jour où la Chine va gagner.

Pour lui, la domination de l’Occident sur le monde durant deux siècles est une « aberration » qui prend fin sous nos yeux. En 1950, le produit intérieur brut (PIB) des Etats-Unis représentait 27 % du PIB mondial. Il en représente 15 % aujourd’hui. Dans le même temps, celui de la Chine est passé de 4,5 % à 18,6 % (en parité de pouvoir d’achat). Comment croire un instant que cela n’a aucune conséquence sur l’équilibre du monde ?

La domination chinoise est d’autant plus certaine, selon cet ancien ambassadeur à Washington, que les Etats-Unis n’ont jamais pris la peine d’élaborer une véritable stratégie face à la Chine – une idée qu’il affirme emprunter à l’ancien diplomate américain Henry Kissinger – et qu’ils sont incapables de se penser en challenger et non plus en leader. Pourtant, dit-il, les Etats-Unis sont bel et bien faillibles. Leur talon d’Achille : le dollar. « La chose la plus dangereuse que Trump ait faite a été d’inciter les autres pays à cesser de compter sur la devise américaine comme monnaie de réserve mondiale », écrit-ilLe développement à grande vitesse d’un yuan numérique ne peut que renforcer cette analyse.

Pour cet habitué des forums économiques de Davos, la Chine, elle, n’a commis qu’une erreur : s’être mis à dos les hommes d’affaires américains en n’offrant pas aux entreprises étrangères des conditions de concurrence équitables. Résultat, quand Trump est parti en guerre contre la Chine, aucune voix ne s’est vraiment élevée contre lui aux Etats-Unis.

L’intérêt principal du livre est d’être écrit par un spécialiste des relations sino-américaines qui ne soit ni chinois ni américain. Marié à une Américaine, parfaitement à l’aise dans les arcanes de Washington, Kishore Mahbubani n’en est pas moins très critique à l’égard des Etats-Unis, notamment de leur budget militaire extravagant, qui s’explique davantage par des raisons électoralistes que stratégiques. Sa dénonciation du « China bashing » des centres de réflexion, qui rend politiquement incorrecte toute tentative de compréhension de la Chine, est également plutôt convaincante.

Croissance Chine : net tassement de l’activité manufacturière

Croissance Chine : net tassement de l’activité manufacturière

La croissance de l’activité manufacturière au plus bas en Chine depuis un an. Le signe sans doute de l’impact de la troisième vague  covid un peu partout le monde qui pèse négativement sur la demande à la Chine.

L’indice des directeurs d’achats (PMI) pour le secteur manufacturier, calculé par le cabinet IHS Markit pour le groupe de médias Caixin, s’est établi à 50,6 en mars après 50,9 en février.

Il s’agit du plus bas niveau de cet indice depuis avril 2020, au moment où l’économie chinoise sortait de sa paralysie provoquée par l’épidémie de Covid-19. Il reste toutefois en territoire légèrement positif: un chiffre supérieur à 50 témoigne d’une expansion de l’activité. En deçà, il traduit une contraction.

La baisse de l’indice révèle que «la reprise post-épidémique continue à fléchir», a commenté l’économiste Wang Zhe, cité par Caixin. L’indicateur contraste avec l’indice d’activité manufacturière officiel publié mercredi par le Bureau national des statistiques (BNS). Ce dernier s’est établi à 51,9 points en mars contre 50,6 en février, soit son meilleur score depuis trois mois. «Pris ensemble, ces chiffres révèlent un léger rebond de l’activité, mais pas un retour au rythme de croissance rapide constaté l’an dernier», a commenté le cabinet Capital Economics.

L’indice Caixin est plus concentré sur les petites entreprises et l’exportation, ce qui semblerait indiquer que l’économie chinoise s’appuie désormais davantage sur son marché intérieur, selon la même source. D’après Caixin, le sous-indice des nouvelles commandes à l’exportation s’est cependant installé en mars en territoire positif pour la première fois depuis le début de l’année, signe encourageant de la demande extérieure pour les usines chinoises. Mais l’emploi dans le secteur manufacturier a continué à baisser pour le quatrième mois consécutif, selon l’étude.

La folle dérive totalitaire de la Chine

La folle dérive totalitaire de la Chine

 

Les dirigeants chinois sont convaincus que l’équilibre du pouvoir sur la scène internationale penche maintenant en leur faveur par Alain Frachon, éditorialiste au « Monde »

 

Chronique.

 

Comment dit-on « hubris » en mandarin ? La Chine officielle traverse une épidémie d’autosatisfaction aiguë. Oublieuse des mérites de l’autocritique, elle exulte de joie, toute à la contemplation narcissique de sa puissance retrouvée. La Chine pense qu’elle gagne la course à la prépondérance mondiale et ce sentiment commande son comportement. A l’intérieur de ses frontières comme sur la scène internationale.

Vous n’avez pas de leçon de morale à nous donner, nous parlons d’égal à égal, votre système de gouvernement ne suscite plus l’envie du monde. Tout était dit dans la réplique des Chinois, jeudi 18 mars, à Anchorage (Alaska), aux reproches que formulaient leurs hôtes américains : Ouïgours, Hongkong, Taïwan, cyberespionnage, mer de Chine et autres manifestations d’une Chine répressive à l’intérieur et agressive à l’extérieur.

Le même sentiment de superpuissance assumée explique les sanctions prises par Pékin à l’encontre de parlementaires et d’essayistes européens. Ils sont visés non pour ce qu’ils ont fait – ce ne sont pas des acteurs gouvernementaux – mais pour ce qu’ils disent de la Chine.

L’Orient est en phase ascendante et l’Occident sur la pente du déclin. Le jugement serait du président Xi Jinping, cité sur un site gouvernemental, rapporte le New York Times, le 5 mars. Devant la session de l’Assemblée populaire début mars, Xi aurait confié : « La Chine peut maintenant regarder le monde dans les yeux. » Pékin ne le dit pas encore mais les dirigeants chinois sont convaincus que l’équilibre du pouvoir sur la scène internationale penche maintenant en leur faveur. Aux dépens des Etats-Unis.

Pour assurer sa suprématie, la Chine compte sur la puissance de son économie et sur sa créativité technologique – les voies du pouvoir au XXIe siècle. Elle n’entend pas rivaliser avec le réseau d’alliances militaires des Etats-Unis ni avec le budget du Pentagone. Selon les conseillers de Joe Biden, Pékin développe une diplomatie de la dépendance : établir des situations plaçant nombre de ses partenaires sous tutelle économique ou technologique.

L’objectif est la conquête d’une influence politique par le biais des réseaux chinois. Toute la puissance des entreprises de high-tech du pays, massivement subventionnées par l’Etat, est au service d’une stratégie d’expansion politique. Créer dans le monde entier de la dépendance aux technologies et à l’économie chinoises doit permettre à Pékin d’accroître son leadership. A un moment ou à un autre, un pays en affaires avec la Chine ne peut sans conséquence se brouiller politiquement avec elle. L’Australie paie cher – le boycottage de ses exportations – d’avoir osé demander une enquête sur les origines du Covid-19.

 

La folle dérive totalitaire de la Chine

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Les dirigeants chinois sont convaincus que l’équilibre du pouvoir sur la scène internationale penche maintenant en leur faveur par Alain Frachon, éditorialiste au « Monde »

 

Chronique.

 

Comment dit-on « hubris » en mandarin ? La Chine officielle traverse une épidémie d’autosatisfaction aiguë. Oublieuse des mérites de l’autocritique, elle exulte de joie, toute à la contemplation narcissique de sa puissance retrouvée. La Chine pense qu’elle gagne la course à la prépondérance mondiale et ce sentiment commande son comportement. A l’intérieur de ses frontières comme sur la scène internationale.

Vous n’avez pas de leçon de morale à nous donner, nous parlons d’égal à égal, votre système de gouvernement ne suscite plus l’envie du monde. Tout était dit dans la réplique des Chinois, jeudi 18 mars, à Anchorage (Alaska), aux reproches que formulaient leurs hôtes américains : Ouïgours, Hongkong, Taïwan, cyberespionnage, mer de Chine et autres manifestations d’une Chine répressive à l’intérieur et agressive à l’extérieur.

Le même sentiment de superpuissance assumée explique les sanctions prises par Pékin à l’encontre de parlementaires et d’essayistes européens. Ils sont visés non pour ce qu’ils ont fait – ce ne sont pas des acteurs gouvernementaux – mais pour ce qu’ils disent de la Chine.

L’Orient est en phase ascendante et l’Occident sur la pente du déclin. Le jugement serait du président Xi Jinping, cité sur un site gouvernemental, rapporte le New York Times, le 5 mars. Devant la session de l’Assemblée populaire début mars, Xi aurait confié : « La Chine peut maintenant regarder le monde dans les yeux. » Pékin ne le dit pas encore mais les dirigeants chinois sont convaincus que l’équilibre du pouvoir sur la scène internationale penche maintenant en leur faveur. Aux dépens des Etats-Unis.

Pour assurer sa suprématie, la Chine compte sur la puissance de son économie et sur sa créativité technologique – les voies du pouvoir au XXIe siècle. Elle n’entend pas rivaliser avec le réseau d’alliances militaires des Etats-Unis ni avec le budget du Pentagone. Selon les conseillers de Joe Biden, Pékin développe une diplomatie de la dépendance : établir des situations plaçant nombre de ses partenaires sous tutelle économique ou technologique.

L’objectif est la conquête d’une influence politique par le biais des réseaux chinois. Toute la puissance des entreprises de high-tech du pays, massivement subventionnées par l’Etat, est au service d’une stratégie d’expansion politique. Créer dans le monde entier de la dépendance aux technologies et à l’économie chinoises doit permettre à Pékin d’accroître son leadership. A un moment ou à un autre, un pays en affaires avec la Chine ne peut sans conséquence se brouiller politiquement avec elle. L’Australie paie cher – le boycottage de ses exportations – d’avoir osé demander une enquête sur les origines du Covid-19.

 

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