Archive pour le Tag 'Chine'

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Chine : croissance modeste

Chine : croissance modeste

L’indice composite de Caixin pour le mois d’octobre, qui comprend à la fois l’activité manufacturière et l’activité des services, a légèrement augmenté à 51,5 contre 51,4 le mois précédent.

Selon les analystes, le secteur des services, qui a été plus lent à se remettre de la pandémie que l’industrie manufacturière, est plus vulnérable aux résurgences de l’épidémie de coronavirus dans le pays, ce qui assombrit les perspectives de reprise de la consommation dans les mois à venir.

Les  pressions inflationnistes persistantes et les inquiétudes concernant les chaînes d’approvisionnement ont fait chuter la confiance des entreprises à son plus bas niveau en quatre mois, selon l’enquête.

 

Croissance Chine : recul !

L’indice des directeurs d’achat (PMI), qui mesure l’activité des usines du pays, est tombé à 49,2 ce mois-ci, contre 49,6 en septembre, selon le Bureau national des statistiques .

L’activité manufacturière en Chine s’est contractée plus que prévu en octobre, selon des données officielles publiées dimanche, suggérant que le secteur industriel reste confronté à une crise énergétique qui a fait bondir les prix et provoqué des pénuries.

Un nombre supérieur à 50 témoigne d’une expansion de l’activité et, en-deçà, il traduit une contraction. Il s’agit du deuxième mois consécutif en territoire négatif du PMI officiel depuis février 2020, lorsque l’épidémie de Covid-19 faisait rage et qu’un grand nombre d’usines étaient à l’arrêt.

Un groupe d’analystes interrogés par l’agence Bloomberg avaient anticipé un chiffre de 49,7, ce qui aurait constitué une légère amélioration. Les indices de la production et des nouvelles commandes étaient tous deux en contraction, ce qui indique un affaiblissement de l’offre et de la demande, a concédé Zhao Qinghe, statisticien de la BNS dans un communiqué.

L’économie chinoise s’est largement remise du choc initial de la pandémie, mais le BNS a assuré que la menace d’épidémies locales continuait de peser sur le moral des consommateurs. Parallèlement, l’indice des prix a continué d’augmenter, reflétant la hausse des prix d’achat des matières premières telles que le pétrole et le charbon. La reprise économique mondiale a entraîné ces dernières semaines une forte hausse des prix de toutes les énergies, en particulier du pétrole.

Croissance Chine : Tassement

Croissance Chine : Tassement

 

L’indice des directeurs d’achat (PMI), qui mesure l’activité des usines du pays, est tombé à 49,2 ce mois-ci, contre 49,6 en septembre, selon le Bureau national des statistiques .

L’activité manufacturière en Chine s’est contractée plus que prévu en octobre, selon des données officielles publiées dimanche, suggérant que le secteur industriel reste confronté à une crise énergétique qui a fait bondir les prix et provoqué des pénuries.

Un nombre supérieur à 50 témoigne d’une expansion de l’activité et, en-deçà, il traduit une contraction. Il s’agit du deuxième mois consécutif en territoire négatif du PMI officiel depuis février 2020, lorsque l’épidémie de Covid-19 faisait rage et qu’un grand nombre d’usines étaient à l’arrêt.

Un groupe d’analystes interrogés par l’agence Bloomberg avaient anticipé un chiffre de 49,7, ce qui aurait constitué une légère amélioration. Les indices de la production et des nouvelles commandes étaient tous deux en contraction, ce qui indique un affaiblissement de l’offre et de la demande, a concédé Zhao Qinghe, statisticien de la BNS dans un communiqué.

L’économie chinoise s’est largement remise du choc initial de la pandémie, mais le BNS a assuré que la menace d’épidémies locales continuait de peser sur le moral des consommateurs. Parallèlement, l’indice des prix a continué d’augmenter, reflétant la hausse des prix d’achat des matières premières telles que le pétrole et le charbon. La reprise économique mondiale a entraîné ces dernières semaines une forte hausse des prix de toutes les énergies, en particulier du pétrole.

Chine : la mainmise maintenant du parti communiste sur les établissements financiers

Chine : la mainmise maintenant du parti communiste sur les établissements financiers

 

Après avoir engagé fin 2020 une offensive réglementaire contre les géants de la tech, le président chinois lance une vaste campagne d’inspections des établissements financiers, dont il se méfie depuis son arrivée au pouvoir il y a une décennie.( Un article du Wall Street Journal)

 

Bien décidé à empêcher l’économie chinoise de céder aux forces du capitalisme, le président Xi Jinping s’attaque à présent aux liens que les banques publiques nationales et d’autres fleurons de la finance ont tissés avec de grands acteurs du secteur privé.

Après avoir engagé fin 2020 une offensive réglementaire contre les géants technologiques, M. Xi lance une vaste campagne d’inspections des établissements financiers. Selon des sources proches de ce projet, les inspections, annoncées en septembre sans faire l’objet d’une communication détaillée, visent à établir si les banques publiques, fonds d’investissements et organes de réglementation financière entretiennent une trop grande proximité avec des entreprises privées, et notamment avec certains groupes qui se sont récemment retrouvés dans le collimateur de Pékin – comme le géant de l’immobilier Evergrande, la société de VTC Didi ou encore la fintech Ant Group.

Menée par la principale agence chinoise anticorruption et axée sur 25 établissements financiers au cœur de l’économie chinoise, cette initiative est la plus importante qui ait été engagée à l’endroit du secteur financier, dont M. Xi se méfie depuis son arrivée au pouvoir il y a près d’une décennie. Elle s’inscrit dans le cadre de plus larges efforts de M. Xi pour tenir le système économique chinois à l’écart du modèle capitaliste occidental avant la phase de transition du pouvoir fin 2022, qui devrait voir l’actuel président s’affranchir des conventions et briguer un troisième mandat.

A compter de ce mois-ci, des agents de la lutte anticorruption de la Commission centrale des inspections disciplinaires se déploieront dans les bureaux de 25 établissements financiers publics afin de consulter les registres de prêts, investissements et documents réglementaires, et de déterminer l’origine de certaines transactions ou décisions liées à des entreprises privées, ont indiqué des sources proches du projet.

Selon ces sources, les individus soupçonnés de s’être engagés dans des opérations inappropriées feront probablement l’objet d’enquêtes formelles de la part du Parti communiste, voire d’accusations ultérieures, et toute entité reconnue s’être écartée du droit chemin devrait être sanctionnée.

L’exécutif s’appuiera par ailleurs sur les conclusions de ces inspections pour décider de sabrer ou non dans la rémunération des dirigeants de ces poids lourds du secteur financier public. Certains représentants du ministère des Finances, qui abonde les grands établissements financiers publics, ont fait pression en faveur de ces baisses de rémunération, le secteur étant jugé trop généreuse en la matière par rapport à d’autres industries.

Lors d’une réunion, le 26 septembre, dont l’objet était de mobiliser les troupes avant le lancement des nouvelles inspections, Zhao Leji, l’actuel directeur de l’organe anticorruption de l’exécutif, a déclaré que les inspecteurs chargés de l’examen des 25 établissements financiers procéderaient à « une recherche minutieuse de tout écart politique », selon l’agence de presse officielle Xinhua.

Ni la Commission centrale des inspections disciplinaires ni le bureau d’information du Conseil des affaires de l’Etat (le gouvernement central) n’ont répondu à nos questions. Les services de presse des 25 établissements inspectés et des autres entreprises mentionnées dans le présent article n’ont pas non plus répondu à nos sollicitations.

Cet examen du secteur financier survient au moment où Pékin tente de remédier à la dépendance de l’économie chinoise à l’égard de gigantesques projets de construction financés par la dette et responsables des turbulences dans le secteur immobilier. En élargissant le champ de ses offensives dans l’économie, M. Xi risque cependant d’initier une dynamique susceptible de porter fortement préjudice à la croissance dans les mois à venir.

Face aux incertitudes, de nombreuses banques se retirent déjà du crédit aux promoteurs et autres acteurs privés, observent des analystes.

« Dans un environnement incertain, la seule réaction que vous pouvez avoir est d’arrêter ce que vous êtes en train de faire », note Michael Pettis, professeur de finance à l’université de Pékin. Un ralentissement de l’activité économique dans le secteur privé – depuis les géants technologiques, préoccupés par le climat réglementaire, jusqu’aux promoteurs privés n’ayant plus accès au crédit bancaire – crée cependant un dilemme pour Pékin. « Sans ses « mauvais prêts », l’objectif de croissance ne pourra pas être atteint », souligne M. Pettis.

Le gouvernement pourrait donc être contraint de recourir aux vieilles méthodes de relance consistant à accroître les prêts publics aux investissements en infrastructures, aggravant au passage les déséquilibres au détriment du crédit privé que l’exécutif s’est engagé à corriger.

L’objectif de M. Xi, selon certains représentants de l’Etat, est de veiller à ce que le parti ait le contrôle total des moteurs économiques du pays, en empêchant le secteur financier de passer aux mains de grandes entreprises privées et d’autres acteurs de poids menaçant l’influence de l’Etat.

Les modalités des enquêtes anticorruption sont souvent obscures. Durant ses premières années au pouvoir, M. Xi avait engagé une vaste campagne visant à la fois à assainir un parti miné par la corruption, et à faire tomber ou à écarter des figures politiques rivales pour garder la haute main sur le pouvoir.

En Chine, le secteur financier est connu pour être la base sur laquelle le vice-président Wang Qishan a assis son pouvoir, s’étant fait un nom dans les années 1990 lorsqu’il était à la tête de China Construction Bank, avant d’installer, des années durant, des proches à des postes stratégiques au sein d’établissements soutenus par l’Etat, tels que China Construction Bank.

Les prêts des banques publiques au promoteur en difficulté Evergrande, en particulier, feront également l’objet d’un examen. Autrefois admiré, Evergrande, qui cumule plus de 300 milliards de dollars de dettes, pourrait être à l’origine de l’un des plus importants défauts de paiement en Chine

Agissant comme responsable de la lutte anticorruption de M. Xi au cours du premier mandat de ce dernier, M. Wang avait largement maintenu le secteur financier à l’écart des enquêtes ciblant d’autres secteurs de l’économie. Les risques financiers se sont toutefois accumulés, en partie à cause du dynamisme de l’activité de crédit des banques publiques à l’égard de grandes entreprises avec lesquelles elles entretiennent des relations étroites.

L’influence politique de M. Wang a diminué ces derniers mois. Un conseiller de longue date a été accusé en août d’avoir accepté plus de 71 millions de dollars de pots-de-vin. M. Wang a été en relation avec certaines des sociétés financières aujourd’hui dans le viseur des autorités, selon des sources bien informées de la campagne d’inspections.

China Construction Bank, par exemple, a contribué au financement des acquisitions à l’étranger du conglomérat HNA Group. HNA, dont le président Chen Feng est un ancien conseiller de M. Wang, s’est déclaré en faillite l’an dernier, croulant sous le poids de sa dette. HNA a révélé fin septembre que M. Chen avait été détenu pour soupçon d’infractions pénales.

Les prêts accordés par China Construction Bank à HNA devraient faire partie des activités examinées dans le cadre de la campagne d’inspections, selon nos sources.

Les prêts des banques publiques au promoteur en difficulté Evergrande, en particulier, feront également l’objet d’un examen, ont indiqué les sources. Autrefois admiré, Evergrande, qui cumule plus de 300 milliards de dollars de dettes, pourrait être à l’origine de l’un des plus importants défauts de paiement en Chine.

L’un de ses principaux créanciers est le conglomérat financier Citic Group, qui est aujourd’hui dans le collimateur des autorités. Citic, fondé à la fin des années 1970 afin de tester le capitalisme par Rong Yiren, le plus célèbre « capitaliste rouge » de Chine, a développé au fil des années ce qui s’apparente le plus dans le pays à une culture « façon Wall Street ».

Ses banquiers prennent des risques que rejettent certains prêteurs classiques, allant jusqu’à créer des fonds d’investissement pour des entreprises comme Evergrande. Ainsi, lorsque le promoteur a eu besoin d’argent pour financer des projets en 2015, Citic s’est engagé à lui apporter 3 milliards de dollars, selon des sources proches du dossier. Citic a ensuite structuré les fonds en produits d’investissement vendus à des petits porteurs, leur promettant un taux de rendement élevé financé par les remboursements de prêts d’Evergrande. Un défaut de paiement du promoteur menacerait les capitaux de ces investisseurs.

Ces dernières années, malgré les avertissements répétés de Pékin à l’encontre du crédit immobilier, Citic a apporté plus de 10 milliards de dollars à Evergrande, selon des sources proches de la banque.

Xie Hongru, ancien directeur de Citic Bank à Canton, ville du sud du pays proche de Shenzhen, où est basé Evergrande, fait l’objet d’une enquête de la part des autorités disciplinaires du parti depuis le mois dernier, selon l’agence anticorruption. M. Xie a dirigé la succursale de 2015 à 2018, période durant laquelle Citic a augmenté ses financements à destination d’Evergrande. La campagne d’inspections du secteur financier inclura un examen élargi des pratiques de crédit de Citic.

Fin septembre, Fang Heying, directeur financier de Citic Bank et représentant le plus élevé du parti au sein de la banque, a annoncé à des investisseurs que celle-ci avait pris des mesures pour réduire son exposition globale à Evergrande, et mis de côté des fonds pour faire face à des pertes potentielles sur le promoteur.

D’autres grands créanciers publics d’Evergrande, dont la banque détenue par le conglomérat China Everbright Group et Agricultural Bank of China, l’une des quatre premières banques du pays, font également l’objet d’un examen dans le cadre des inspections financières, ont précisé les sources proches du dossier.

Les inspecteurs s’intéresseront aussi à la manière dont un petit cercle de fonds d’Etat, dont le fonds souverain China Investment Corp. (CIC), et ceux que dirigent de grandes banques et compagnies d’assurance, ont fini par investir dans des entreprises privées aujourd’hui au cœur de l’offensive de M. Xi contre les groupes technologiques, selon nos sources.

« Ces investissements représentent-ils l’intérêt de l’Etat, ou ceux de quelques individus, s’interroge l’une de ces sources. C’est une question clé. »

CIC, dont la tâche est de chercher à conclure des transactions en dehors de Chine, a investi dans Ant Group, la fintech en difficulté fondée par Jack Ma, et dans Didi Global, l’entreprise de VTC qui fait l’objet d’une enquête de cybersécurité après son introduction en Bourse à New York fin juin.

CIC, qui détient environ 1 000 milliards de dollars d’actifs, a établi un bureau pour collaborer avec les inspecteurs, lesquels devraient se rendre à son siège à Pékin cette semaine, selon des sources proches de l’entreprise. « Les gens sont inquiets », a indiqué l’une de ces sources.

China Life Insurance, l’une des plus grandes compagnies d’assurance du pays, compte également des investissements dans Ant et Didi. En 2016, l’assureur a investi environ 600 millions de dollars dans Didi au moment où le groupe se livrait à une concurrence acharnée contre Uber Technologies – une bataille que le chinois avait finalement gagnée.

Pour Ant, le fait d’avoir à ses côtés des groupes publics de cette envergure avait été un avantage pour franchir les différentes étapes de l’examen par les autorités réglementaires de sa demande d’introduction en Bourse à l’été 2020, comme l’a déjà rapporté le Wall Street Journal. Ces investisseurs publics, compte tenu de leurs moyens financiers et de leurs relations politiques, ont aussi facilité le développement rapide de Didi au cours des dernières années, selon des sources proches de l’entreprise.

Des régulateurs, y compris la banque centrale chinoise et les organes de surveillance du secteur bancaire, de l’assurance et des marchés financiers, se retrouvent aussi dans la ligne de mire des autorités, qui cherchent à savoir s’ils auraient pu commettre des négligences ou entretenir une trop grande proximité avec les acteurs du secteur qu’ils étaient censés réglementer, selon les sources proches du dossier.

Pour M. Xi et la Chine, un examen de cette ampleur présente le risque de compliquer encore davantage l’accès au système financier de petites sociétés privées qui peinent déjà à trouver des financements.

La dernière enquête décidée par M. Xi à l’encontre du secteur financier remonte au krach boursier de 2015, le président chinois ayant alors déployé des responsables de la sécurité publique dans les bureaux des autorités des marchés financiers et des courtiers soutenus par l’Etat pour déterminer si les régulateurs avaient cherché, en association avec les entreprises concernées, à déclencher la chute des cours dans le cadre d’un « coup financier » visant à déstabiliser l’économie chinoise et M. Xi.

Cette enquête avait abouti à l’incarcération de quelques responsables réglementaires, banquiers et investisseurs accusés de délit d’initié. Elle avait également conduit Pékin à bloquer certaines mesures attendues de longue date, telles que celles visant à faciliter la vente d’actions par des entreprises privées.

(Traduit à partir de la version originale en anglais par Anne Montanaro)

Traduit à partir de la version originale en anglais

Chine : entrisme, manipulation et corruption

Chine : entrisme, manipulation et corruption

 

Longtemps la Chine s’est tenue à l’écart des grands enjeux géo politiques s’efforçant même de montrer une image relate vivement lisse du régime. Mais depuis l’arrivée du président Xi, désormais président à vie, la stratégie a changé. La Chine a opté pour la brutalité, la manipulation et la corruption.

Le mensonge est partout y compris dans les ambassades de Chine sans parler évidemment des extraordinaires réseaux d’intoxication sur Internet. Il faut lire par exemple les interviews de l’ambassadeur de Chine en France. Un véritable discours de propagande en outre très agressif pour le pays où l’ambassadeur est censé se limiterà des relations diplomatiques apaisées

L’ambassadeur de Chine en France va jusqu’à affirmer que les Français sont admiratifs devant le régime politique chinois et qu’il déteste la démocratie pratiquée en France. On croit rêver, on croit entendre Georges Marchais, on croit entendre les responsables communistes des années 50 .

En fait, toutes les manipulations obéissent à une stratégie d’intrusion de la Chine dans toutes les sphères économiques bien sûr mais aussi politiques et culturelles. Une étude d’une ampleur sans précédent, de 650 pages, que vous révèle France Inter, dévoile le gigantisme tentaculaire et très professionnalisé des réseaux d’influence construits par la Chine partout dans le monde.

« C’est un moment machiavélien », écrivent les deux auteurs du rapport, Paul Charon et Jean-Baptiste Jeangène Vilmer, au sens où Pékin semble désormais estimer que, comme l’écrivait Machiavel dans « Le Prince », « il est plus sûr d’être craint que d’être aimé. Ce qui correspond donc à une ‘russianisation’ des opérations d’influence chinoise ».

Les objectifs de la Chine à l’étranger sont de « séduire et subjuguer » mais surtout « d’infiltrer et de contraindre », en modernisant les méthodes russes pour aboutir à ce que les deux auteurs du rapport appellent le « techno-autoritarisme » ou « autoritarisme numérique » chinois. Cette industrialisation des moyens d’influence de Pékin s’est accélérée depuis 2017, avec « une agressivité croissante ces dernières années », constate le rapport de l’Irsem.

Pour ces actions à l’étranger, la Chine utilise plusieurs courroies de transmission : le département de la propagande du Parti communiste chinois, la Ligue de la jeunesse communiste, le bureau 610 en charge de la lutte contre le mouvement Falun Gong, l’armée et ses cybers-soldats de la base 311, les centres culturels Confucius, les diasporas chinoises et une myriade d’associations, etc.

La Chine a aussi recours à des opérations de manipulation de l’information sur les réseaux sociaux :

« Elles se déploient simultanément dans plusieurs secteurs afin de circonvenir les diasporas, les médias, la diplomatie, l’économie, la politique, l’éducation, les think tanks, la culture, etc. », notent les auteurs du rapport.

Nouvelle-Calédonie: Choisir la France ou la Chine

 Nouvelle-Calédonie: Choisir la France ou  la Chine

Un papier du Monde souligne l’un des enjeux essentiels du nouveau référendum sur l’indépendance en Nouvelle-Calédonie. Pour résumer, il s’agit de choisir entre la France ou alors la Chine prête évidemment à mettre la main sur le nickel quitte à arroser la superstructure locale.

 

Pour cette troisième, et dernière, consultation dans le cadre de l’accord de Nouméa de 1998, les électeurs devront répondre à la question : « Voulez-vous que la Nouvelle-Calédonie accède à la pleine souveraineté et devienne indépendante ? » Lors des deux premières consultations, c’est le non qui l’a emporté, par 56,7 % en novembre 2018 puis, avec une marge réduite, par 53,3 % en octobre 2020.

Toutefois, un autre événement est venu se mêler à la campagne référendaire – même si celle-ci a été mise sous cloche en raison de la crise sanitaire. La tension diplomatique entre la France et l’Australie engendrée par l’« affaire des sous-marins » a ravivé les affres de l’expansionnisme chinois dans la zone Pacifique. Et la crainte, en cas d’indépendance, que la Nouvelle-Calédonie ne devienne « une colonie chinoise », comme le répètent à l’envi les partisans du maintien dans la République française.

Lorsque le président Emmanuel Macron s’était rendu en Nouvelle-Calédonie, six mois avant le premier référendum, il avait souligné, dans son discours prononcé à Nouméa le 5 mai 2018, combien, « dans cette région du globe, la Chine est en train de construire son hégémonie pas à pas »« La France est une grande puissance de l’Indo-Pacifique à travers tous ses territoires », avait-il insisté, défendant avec conviction « une ambition géopolitique »« Il y a un axe Paris-New Delhi-Canberra, mais cet axe-là se prolonge de Papeete à Nouméa et à travers tous nos territoires, concluait-il. Je crois dans le futur de ce territoire et je crois dans la place que ce territoire occupe dans une stratégie plus large que nous devons avoir dans toute la région. »

A ce titre, la Nouvelle-Calédonie occupe une place-clé dans la stratégie en Indo-Pacifique, dont la France entend être un des acteurs majeurs. A la pointe de l’arc mélanésien formé par la Papouasie-Nouvelle-Guinée, les îles Salomon et le Vanuatu – où l’influence chinoise est déjà active –, elle offre quelque 1,5 million de kilomètres carrés de zone économique exclusive. Et les richesses minières, notamment de nickel et de cobalt que recèle son sous-sol en font un des principaux producteurs mondiaux. « Il n’est pas raisonnablement concevable de nourrir une ambition française dans le Pacifique sans compter sur la Nouvelle-Calédonie, plaide la présidente de la province Sud, Sonia Backès, chef de file de la coalition Les Loyalistes [dans une tribune au Monde]. Nous sommes la clé de voûte de cet axe Indo-Pacifique. »

La Chine pour une éthique algorithmique

La Chine pour une éthique algorithmique

Officiellement il s’agit pour les autorités chinoises de protéger les utilisateurs. En fait il se pourrait que les autorités soient surtout inquiètes de l’immense source de données dans disposent les grandes entreprises de la tech pour modeler les mentalités et les comportements. L’enjeu est économique mais aussi politique et culturel.

Depuis plusieurs mois, la Chine s’attaque frontalement à ses champions nationaux de la Tech. Elle régule lourdement les activités d’entreprises dont le modèle repose sur la collecte et l’exploitation de données personnelles grâce à l’intelligence artificielle. Sur cette question, la Chine s’est récemment dotée d’un règlement pour la protection des données sur internet, l’équivalent du RGPD européen.

 

L’objectif chinois à moyen termesearait de réguler les algorithmes qui constituent une menace pour «la sécurité intérieure, l’ordre social et l’ordre économique», comme le présentait l’autorité chargée du cyberespace cet été. Le régulateur veut supprimer tout algorithme nuisible pour les individus comme ceux poussant le consommateur à dépenser davantage sur les sites d’e-commerce. Les plateformes devront expliquer aux consommateurs le fonctionnement de leurs outils de recommandations et permettre aux internautes de les refuser. Côté réseaux sociaux, les systèmes pouvant influencer l’opinion publique sont contraints d’obtenir une autorisation administrative.

 

Sondage : les craintes de guerre avec la Chine et la Russie

  1. L’éclatement du multilatéralisme et la perte d’efficience des organismes de régulation (ONU, OMC etc) font monter les craintes d’une guerre -pour l’instant froide- avec la Chine et la Russie.

Il faut noter qu’il y a une différence d’appréciation chez les sondés entre les craintes globales vis-à-vis d’une guerre froide et l’implication du du pays d’origine. Bref globalement un pourcentage non négligeable considèrent que les risques de guerre sont réels mais ne concerneront pas leur propre pays en tout cas moins. Une curieuse vision qui consiste à considérer que le risque est pour les autres. Pas étonnant qu’en Europe en particulier on éprouve les pires difficultés à envisager une politique de défense un peu efficace.

Un sondage du Conseil européen des relations internationales (ECFR) commandé par Lena, l’alliance des principaux quotidiens européens 59 % des sondés craigne une guerre froide avec la Chine et autant avec la Russie.

  1. , Vis à vis  de la Russie 25% y sont seulement 25 % à penser à une guerre impliquant leur pays ,une minorité donc à l’exception de la Pologne (44%), la plus inquiète, et de la France (35%) .
  2. Vis à vis  de la Chine 31% des interrogés pensent que la guerre froide entre l’Union européenne et la Chine est d’actualité, ils sont seulement 15% en moyenne à penser que c’est le cas entre leur propre pays et la dictature communiste.

Taïwan: la pression de la Chine s’intensifie

Taïwan: la pression de la Chine s’intensifie

En dépit des protestations des démocrates , Hong Kong a dû rentrer dans le rang de la discipline chinoise. Les opposants sont en effet éliminés, emprisonnés ou neutralisés. La normalisation aura été rapide et l’Occident aura montré sa grande impuissance.

Sur cette tendance machine commence à augmenter sa pression sur Taïwan en multipliant des opérations militaires aériennes. Là encore pour l’instant l’Occident réagit peu. La Chine, elle, n’a aucun état d’âme.  La Chine communiste considère l’île, dirigée aujourd’hui par un régime démocratique, comme une province rebelle appelée à rentrer dans son giron, si nécessaire par la force. La Chine n’a pas cessé d’intensifier les pressions sur Taïwan depuis l’élection en 2016 de la présidente Tsai Ing-wen, qui rejette la vision de Pékin selon laquelle l’île fait partie d’une «seule Chine».

La semaine dernière, Pékin a envoyé 24 appareils dans cette zone après que Taïwan a demandé à adhérer à un important accord commercial transpacifique. De ce point de vue l’accord militaire passé entre les États-Unis, l’Australie et la Grande-Bretagne pour cette zone géographique ne semble pas à la hauteur de l’enjeu. Une plus grande alliance incluant d’autres pays comme la France paraissant indispensable.

Cryptomonnaie et Chine: risque de crise financière

Cryptomonnaie et Chine: risque de crise financière

 

L’expert financier Pierre-Antoine Dusoulier explique, dans une tribune au « Monde », que le déploiement de la monnaie numérique risque de fragiliser les banques rurales chinoises et, dans la foulée, de déstabiliser l’ensemble des institutions bancaires du pays.(Extrait)

Tribune.

La Chine est sur le point de franchir une nouvelle étape dans le déploiement du yuan numérique. Il a été testé dans quatre villes pilotes depuis avril 2020, avec succès. Dans les semaines à venir, deux des principales banques publiques du pays, la China Construction Bank et la Bank of Communications, vont proposer à leurs clients d’utiliser le yuan numérique pour acheter des fonds d’investissement et des produits d’assurance.

Si l’opération réussit, cela devrait permettre d’étendre davantage l’utilisation de la monnaie virtuelle chinoise qui reste, jusqu’à présent, cantonnée aux paiements pour des achats de biens et de services de faible valeur.

 

L’objectif fixé par le Parti communiste chinois lors du 14e plan quinquennal portant sur la période 2021 à 2025 est d’approfondir la recherche et le développement dans le domaine des monnaies numériques et de permettre un déploiement le plus large possible de sa monnaie numérique étatique. Ce déploiement fait toutefois peser d’importants risques sur la stabilité financière de la Chine.

Le risque immédiat est celui d’une déstabilisation des banques rurales. La Chine compte plus de 1 600 banques rurales, de petite taille, et qui ont des fonds propres faibles. La crise économique résultant de la pandémie les a fragilisés. La croissance de leurs bénéfices nets était nulle au premier semestre.

En outre, les banques rurales ont dû provisionner des sommes importantes à la suite d’une hausse des prêts non performants ces derniers mois. Plus de 30 % des prêts qu’elles accordent le sont aux secteurs qui ont été les plus pénalisés par la crise, le secteur manufacturier et le secteur de la construction.

Le déploiement du yuan numérique risque d’accentuer leurs difficultés. Le gouvernement chinois ne prévoit pas de compter sur le réseau dense de banques rurales pour étendre l’utilisation de la monnaie virtuelle et favoriser l’inclusion financière. En Chine, 20 % de la population n’est pas bancarisée, particulièrement dans les campagnes. Les petites banques rurales devraient rester hors du système, avec impossibilité de convertir leurs dépôts en yuans numériques.

Ce sont les grandes banques soutenues par l’Etat, en partenariat avec les entreprises de télécommunications qui sont présentes sur tout le territoire, qui devraient avoir la charge d’inciter les Chinois à utiliser le yuan numérique à grands coups de promotions et d’incitations financières.

La Chine contre les stars masculines efféminées !

La Chine contre les stars masculines efféminées !

(Un article du Wall Street Journal.(

 

La Chine mène notamment une campagne de répression contre les icônes de la culture pop.

Sous l’impulsion du président Xi Jinping, le Parti communiste chinois (PCC) avait déjà entrepris de reprendre vigoureusement en mains le contrôle de l’économie, en s’attaquant à certaines des plus grandes entreprises privées du pays. Son objectif est de faire disparaître ce qu’il considère comme les excès capitalistes de l’ère précédente.

Le parti, qui célèbre cette année le centenaire de sa fondation, manifeste désormais de plus en plus clairement sa volonté de s’immiscer dans la vie privée des citoyens chinois et ceci dans des proportions jamais vues depuis des décennies.

Cette semaine, les responsables du PCC ont dévoilé de nouvelles restrictions draconiennes concernant le temps que les jeunes Chinois pourront passer sur les jeux en ligne. Ces règles s’inscrivent dans le cadre d’une campagne de répression dirigée contre les icônes de la culture pop et interviennent après des mesures visant à restreindre fortement le recours au soutien scolaire en dehors des établissements d’enseignement.

Prises dans leur ensemble, ces mesures représentent un changement profond du contrat social en vigueur sous les deux prédécesseurs de M. Xi. Durant cette période, le PCC avait élargi les libertés individuelles en échange de l’acceptation de sa mainmise sur le champ politique.

Le PCC affirme que son objectif est désormais de façonner plus étroitement la nouvelle génération de Chinois.

Le gouvernement a récemment mis l’accent sur les jeunes, dont le parti craint qu’ils ne soient contaminés par une culture toxique empoisonnant leur esprit, les isolant du reste de la société et détournant les jeunes garçons de leur masculinité

Lundi, l’agence de presse étatique Xinhua a décrit les nouvelles règles relatives aux jeux en ligne comme une initiative visant à « protéger la santé physique et mentale des mineurs » — cette décision intervient quelques semaines après qu’un autre média financé par l’Etat a qualifié les jeux vidéo d’« opium pour l’esprit ».

Les autorités réglementaires chinoises ont déclaré qu’à partir de maintenant elles allaient interdire aux mineurs (la majorité est fixée à 18 ans) de jouer à des jeux vidéo en ligne du lundi au jeudi, et limiter cette pratique à une heure les trois autres soirs de la semaine ainsi que les jours fériés.

Les dirigeants du Parti communiste se sont également attaqués à d’autres phénomènes qu’ils jugent néfastes pour les jeunes. Parmi eux, les organismes d’enseignement privés qui ont accentué la pression dans le monde scolaire et l’industrie de la culture pop qui, selon Pékin, a favorisé une culture malsaine du vedettariat, en particulier en faisant émerger ce que les médias d’Etat qualifient de stars masculines efféminées.

Lundi, Xinhua a publié une série de questions-réponses exposant le fondement de la décision du gouvernement en matière de jeux vidéo, avec un vocabulaire qui rappelle le concept russe d’« Homo sovieticus », utilisé au XXe siècle.

« Les jeunes représentent l’avenir de la mère patrie », peut-on lire dans les questions-réponses, qui ajoutent que préserver la santé des jeunes Chinois « passe par l’éducation d’une nouvelle génération d’hommes en vue de la régénération de la nation. »

Le gouvernement a récemment mis l’accent sur les jeunes, dont le parti craint qu’ils ne soient contaminés par une culture toxique empoisonnant leur esprit, les isolant du reste de la société et détournant les jeunes garçons de leur masculinité.

M. Xi a donné le signal de cette nouvelle orientation lors des réunions annuelles des instances législatives chinoises en mars, au cours desquelles il a invité les délégués à se méfier de la dépendance aux jeux sur le Web et d’« autres aspects douteux et dangereux d’Internet » qui pourraient avoir une mauvaise influence sur les jeunes Chinois.

Le puissant régulateur de l’Internet du pays, l’Administration chinoise du cyberespace, a donné le coup d’envoi de cette campagne en juin en annonçant son intention de mettre un frein au culte des célébrités en ligne.

Vendredi, elle a interdit le référencement des célébrités par leur nom sur les plateformes de réseaux sociaux, précisant que seuls leurs chansons et leurs films pouvaient être listés, sans mention de leur auteur.

Le régulateur invite les Chinois à se concentrer davantage sur les performances que sur leurs interprètes, indique le règlement.

Pour aider leurs stars préférées à grimper dans les classements sur la plateforme Weibo, l’équivalent chinois de Twitter, ou sur l’application de vidéos courtes Douyin, exploitée par la start-up ByteDance basée à Pékin, des groupes de fans se livrent souvent à des batailles acharnées en postant, likant et commentant des contenus liés à leurs idoles préférées. Les autorités ont déclaré que cette compétition débouchait souvent sur du trollage en ligne et sur des achats excessifs de biens de consommation promus par des célébrités.

L’interdiction du référencement des stars porte un coup au secteur du divertissement, qui a développé un modèle économique reposant principalement sur la constitution des plus grandes bases de fans possible — plus le nombre de followers augmente, plus la visibilité est importante pour conclure d’éventuels partenariats avec des marques.

Les autorités chinoises s’attaquent également à l’influence des célébrités masculines qui adoptent un style non sexué, estimant qu’elles empêchent les jeunes Chinois d’être suffisamment virils.

La semaine dernière, le Guangming Daily, un journal détenu par l’Etat, a publié un reportage dénonçant ce qu’il a qualifié de propagation de la culture pop du « niangpao » (efféminé).

« La nouvelle ère a besoin d’une esthétique saine », peut-on lire dans l’article, en faisant référence aux années Xi. Le texte ajoute qu’une culture sociale saine est cruciale « dans la période décisive de la formation des valeurs des adolescents ».

Les mesures destinées à modeler la vie des jeunes Chinois ne se limitent pas au divertissement. En juillet, les autorités ont imposé des restrictions strictes au lucratif secteur de l’enseignement privé du pays, qui prospérait grâce aux demandes de parents espérant donner un avantage à leurs enfants scolarisés dans les établissements ultra-compétitifs du pays

A peu près au même moment, un groupe incluant des célébrités et des responsables de l’industrie cinématographique chinoise s’est réuni à Pékin pour annoncer le lancement d’une initiative visant à s’éloigner de la culture « efféminée » et à créer « des œuvres de qualité imprégnées des valeurs de courage, de moralité et de convivialité ».

Ces saillies contre des célébrités insuffisamment viriles font suite à un communiqué du ministère chinois de l’Education, publié à la fin de l’année dernière, qui mettait en garde contre le fait que les jeunes Chinois étaient devenus trop « efféminés » et invitait les écoles à promouvoir des sports comme le football afin de « cultiver la masculinité des élèves ».

Les mesures destinées à modeler la vie des jeunes Chinois ne se limitent pas au divertissement. En juillet, les autorités ont imposé des restrictions strictes au lucratif secteur de l’enseignement privé du pays, qui prospérait grâce aux demandes de parents espérant donner un avantage à leurs enfants scolarisés dans les établissements ultra-compétitifs du pays.

Ces mesures visaient en partie à garantir l’égalité aux familles moins fortunées qui ne pouvaient pas se permettre d’offrir des cours de soutien le week-end et après l’école. Mais elles avaient également pour but de former des enfants plus équilibrés — ou, comme l’a déclaré M. Xi, « des bâtisseurs et des continuateurs du socialisme ayant reçu une éducation complète en matière de moralité, de connaissances, de sports, d’art et de travail ».

Les questions-réponses publiées lundi par Xinhua sur les restrictions relatives aux jeux vidéo invitent le grand public à « mieux guider les mineurs pour qu’ils pratiquent activement de l’exercice physique et participent à la vie communautaire et à des activités récréatives variées, stimulantes, saines et bénéfiques  ».

Ces récentes mesures font partie d’un « projet global de transformation sociale » qui répond à la soif de l’opinion en matière d’orientation morale, estime Zhan Jiang, professeur de journalisme à la retraite de l’Université des langues étrangères de Pékin. « De telles actions peuvent gagner le cœur du public », assure-t-il.

Il est peu probable qu’elles rencontrent une grande résistance de la part des entreprises qui ont le plus profité du système antérieur. Mardi, l’équipe en charge d’Honor of Kings, le jeu de rôle à succès sur smartphone, qui appartient à Tencent, a annoncé qu’elle appliquerait les nouvelles restrictions. Mais elle est allée encore plus loin en indiquant qu’elle allait provisoirement cesser d’autoriser les joueurs à accéder au jeu hors ligne.

Lors d’une conférence téléphonique sur les résultats trimestriels mardi, William Ding, directeur général de la société Internet et de jeux NetEase, a déclaré que la nouvelle réglementation constituait une évolution positive pour la santé et les études des enfants, et a prédit qu’elle aurait un faible impact financier puisque moins de 1 % des revenus de la société proviennent de joueurs de moins de 18 ans.

« Nous approuvons et soutenons vigoureusement cette décision, et nous l’appliquerons à la lettre, a précisé M. Ding. Nous espérons également que l’ensemble du secteur l’appliquera sérieusement, ce qui permettra aux mineurs chinois de grandir dans un environnement plus sain. »

Stephanie Yang a contribué à cet article

(Traduit à partir de la version originale en anglais par Grégoire Arnould)

Jeux vidéo jeunes : limités à trois heures par semaine en Chine

Jeux vidéo jeunes : limités à trois heures par semaine en Chine 

 

La réglementation interdit déjà aux mineurs de jouer en ligne entre 22 heures et 8 heures.

 

La Chine a annoncé lundi 30 août qu’elle allait interdire aux moins de 18 ans de jouer plus de trois heures par semaine aux jeux sur internet. Les mineurs ne pourront plus jouer qu’une heure par jour, et uniquement les vendredis, samedis et dimanches, soit trois heures maximum par semaine. Ils ne pourront par ailleurs jouer « qu’entre 20 heures et 21 heures ». Pendant les vacances scolaires, ils pourront jouer une heure par jour.

 

Le jeu vidéo en ligne est décrié depuis longtemps en Chine pour ses conséquences négatives : baisse de la vision, impact sur les résultats scolaires, manque d’activité physique ou risque d’addiction. La réglementation interdisait déjà aux mineurs de jouer en ligne entre 22 heures et 8 heures.

 

Origine COVID: la Chine cache l’origine d’après Biden

Origine COVID: la Chine cache l’origine d’après Biden

 

 

 

On sait évidemment qu’une mission de l’organisation mondiale de la santé a été très encadrée par les Chinois afin de limiter les investigations. Du coup, cette mission n’aura pas servi à grand-chose pour rechercher l’origine de la pandémie.

 

Depuis, nombre de pays souhaitent des enquêtes complémentaires y  compris sur place. Mais les Chinois sont toujours opposés à la nouvelle venue d’experts internationaux sur place. Le président américain accuse clairement la Chine de dissimuler l’origine de cette crise sanitaire.

 

«Des informations cruciales sur les origines de la pandémie existent en Chine, et pourtant depuis le début, des responsables gouvernementaux en Chine oeuvrent pour empêcher les enquêteurs internationaux et les acteurs mondiaux de la santé publique d’y accéder», a écrit le président américain dans un communiqué. «A ce jour, la Chine continue de rejeter les appels à la transparence et de cacher des informations, alors même que le bilan de cette pandémie continue de grimper», a-t-il ajouté.

La Chine aussi menacée par une pénurie de main-d’œuvre

La Chine aussi menacée par une pénurie de main-d’œuvre

Un article du Wall Street Journal met l’accent sur la pénurie de main-d’œuvre qui se profile en Chine.

 

 

Une pénurie de main-d’œuvre se profile dans toute la Chine car les jeunes se détournent des emplois industriels et de plus en plus de travailleurs migrants restent chez eux, ce qui laisse présager des difficultés à venir avec la montée du vieillissement et la diminution de la population active.

Les propriétaires d’usines chinoises affirment avoir du mal à trouver des employés dans tous les domaines, que ce soit la fabrication de sacs à main ou celle de cosmétiques, alors que la demande mondiale de produits chinois ne cesse d’augmenter cette année.

Certains travailleurs migrants craignent de contracter le Covid-19 dans les villes ou les usines, malgré le nombre réduit de contaminations en Chine. D’autres jeunes s’orientent vers des emplois du secteur des services, mieux payés ou moins pénibles.

Cette tendance au déséquilibre entre emploi et main-d’œuvre trouve un écho aux Etats-Unis, où certains employeurs ont du mal à recruter suffisamment de salariés, alors que des millions de personnes qui ont perdu leur emploi pendant la pandémie restent au chômage.

Mais le problème de la Chine reflète aussi des évolutions démographiques de long terme — notamment un réservoir de main-d’œuvre qui s’amenuise —, héritage de la politique de l’enfant unique appliqué pendant des dizaines d’années dans le pays et officiellement abandonnée en 2016.

Ces tendances représentent une menace sérieuse pour les perspectives de croissance à long terme du pays. La Chine n’en aura que plus de mal à fournir des produits manufacturés bon marché au reste du monde, ce qui pourrait ajouter aux pressions inflationnistes mondiales.

« Cela fait bien longtemps que la Chine a épuisé son dividende démographique » expose Shuang Ding, économiste à la Standard Chartered Bank de Hong Kong.

Yan Zhiqiao, qui gère une usine de cosmétiques d’une cinquantaine d’ouvriers à Guangzhou, au sud du pays, n’a pas pu intensifier sa production cette année malgré une augmentation de la demande, principalement parce que son usine a le plus grand mal à recruter et à garder des employés, tout particulièrement lorsqu’ils ont moins de 40 ans.

Son usine propose une rémunération équivalente à 3,90 dollars de l’heure, ce qui est au-dessus du marché, plus les repas et l’hébergement gratuits. Les jeunes recrues ont pourtant été peu nombreuses à se présenter.

Il explique qu’il ne peut se permettre de gonfler les salaires en grande partie car les prix des matières premières ont augmenté cette année. L’autre option consisterait à répercuter cette hausse sur les acheteurs étrangers, s’ils l’acceptaient.

« Par rapport à notre génération, l’attitude des jeunes vis-à-vis du travail a changé. Ils peuvent demander de l’aide à leurs parents et ils n’ont pas beaucoup de pression pour joindre les deux bouts » 

« Par rapport à notre génération, l’attitude des jeunes vis-à-vis du travail a changé. Ils peuvent demander de l’aide à leurs parents et ils n’ont pas beaucoup de pression pour joindre les deux bouts, estime M. Yan, 41 ans. Beaucoup d’entre eux ne sont pas venus à l’usine pour travailler mais pour chercher des petits copains ou des petites copines. »

La pénurie de main-d’œuvre industrielle en Chine intervient au moment même où une autre partie de son économie fait face au problème inverse : il y a trop de main-d’œuvre pour les emplois de cols blancs. Plus de 9 millions d’étudiants chinois, un record, sortent diplômés de l’université cette année, ce qui aggrave le déséquilibre structurel du marché du travail, affirment les économistes.

Tandis que le taux de chômage urbain global en Chine est tombé de 5,7 % en juillet dernier à 5,1 % cette année, au sein de la tranche d’âge des 16-24 ans il s’élevait à 16,2 % le mois dernier, ce qui est néanmoins plus bas que le record absolu de l’année précédente : 16,8 % en juillet 2020.

Les récentes mesures prises à l’encontre du secteur des cours privés, visant à réduire les coûts de l’éducation pour les parents, risquent de faire flamber le taux de chômage des jeunes. Selon MyCOS, cabinet de conseil spécialisé en éducation, en 2019 le secteur a absorbé davantage de diplômés de l’université que tout autre.

Pour les propriétaires d’usines, cependant, ces tendances ne représentent qu’une piètre consolation. Le déclin du nombre d’ouvriers a obligé nombre d’entre eux à offrir des primes ou à donner un coup de pouce aux salaires, érodant d’autant des marges déjà sous pression à cause de l’augmentation des prix des matières premières et du transport.

Foxconn Technology Group, ex-Hon Hai Precision Industry Co. et l’un des plus gros fournisseurs d’Apple, a fait passer les primes des nouvelles recrues d’une de ses usines de Zhengzhou à 9 000 yuans — soit environ 1 388 dollars —, voire davantage, pour ceux qui acceptent de travailler 90 jours consécutifs, à en croire une annonce publiée par un département commercial de Foxconn sur WeChat. Foxconn n’a pas répondu à nos sollicitations.

Le variant delta balayant d’autres pays asiatiques, certaines usines chinoises ont vu leurs carnets de commandes se remplir à grande vitesse à mesure que les acheteurs se détournaient de leurs anciens fournisseurs, raconte David Li, secrétaire général de l’Asia Footwear Association de Dongguan. Ce qui incite certaines entreprises cherchant désespérément de nouveaux salariés à proposer des salaires plus élevés, ajoute-t-il.

« De nombreux propriétaires d’usines sont désormais en plein dilemme. Ils ne savent pas s’ils vont pouvoir faire des bénéfices en acceptant de nouvelles commandes, dit-il. Leur plus gros souci est de trouver des ouvriers. »

La semaine dernière, le Premier Ministre chinois Li Keqiang a annoncé que le pays continuerait de faire face « à une pression relativement importante sur le marché du travail » d’ici à 2025 et s’est engagé à davantage soutenir les secteurs à fort besoin de main-d’œuvre, notamment sous la forme de formations professionnelles supplémentaires.

La population active de la Chine, qui regroupe les individus âgés de 15 à 59 ans, est tombée à 894 millions l’année dernière, ce qui représente 63 % de la population totale. Ce chiffre était de 939 millions en 2010, soit 70 % de la population totale de l’époque, selon les chiffres du recensement national conduit une fois tous les dix ans.

Selon les estimations officielles, la population active chinoise devrait perdre 35 millions de personnes au cours des cinq prochaines années.

Pour les économistes, les récentes incitations du président Xi Jinping visant à revigorer les zones rurales en dirigeant davantage d’investissements vers les provinces de l’intérieur du pays ont pu contribuer aux difficultés des usines en permettant à de nombreux travailleurs qui autrefois parcouraient de grandes distances pour trouver du travail dans les grandes villes de gagner leur vie plus près de chez eux.

En 2020, le nombre de Chinois ruraux classés dans la catégorie des travailleurs migrants a chuté pour la première fois en dix ans, et ce de plus de 5 millions, pour atteindre 285,6 millions de personnes, indiquent les données du bureau chinois des statistiques, car davantage de travailleurs sont restés dans leur ville natale ou ont cherché des emplois à proximité. Beaucoup l’ont fait parce qu’ils avaient peur de contracter le Covid-19 dans les grandes villes et ils n’y sont toujours pas retournés, déplorent les industriels.

A Guangzhou, près d’un tiers de la grosse centaine d’ouvriers de l’usine BSK Fashion Bags n’est pas revenu après le nouvel an chinois, en février dernier, ce qui représente un taux de rotation supérieur aux 20 % habituels, affirme Jeroen Herms, co-fondateur de l’entreprise.

« On ne trouve quasiment pas de travailleurs parce que beaucoup d’entre eux ne partent plus de chez eux. Le Covid a accéléré la tendance », regrette M. Herms, un Néerlandais qui a fondé l’usine de sacs à main en 2011.

« Les jeunes ne veulent plus accepter n’importe quel emploi difficile. Ils attendent beaucoup plus de leur travail  » 

L’âge moyen des salariés est monté à au moins 35 ans, alors qu’il était de 28 ans il y a dix ans, complète-t-il. Pour accroître la production, l’entreprise envisage d’implanter une nouvelle usine dans la province centrale du Henan, grande source de travailleurs migrants. Elle investit également davantage dans l’automatisation.

En 2020, plus de la moitié des travailleurs migrants chinois avaient plus de 41 ans. Le pourcentage de travailleurs migrants de moins de 30 ans a régulièrement décliné, passant de 46 % en 2008 à 23 % en 2020, selon les données de Wind.

De plus en plus de jeunes considérant le travail en usine comme trop pénible, le secteur des services est devenu la source d’emploi la plus populaire auprès des travailleurs migrants en 2018, dépassant les emplois industriels et du bâtiment, révèle une enquête annuelle sur les travailleurs migrants réalisée par le bureau chinois des statistiques.

« Les jeunes ne veulent plus accepter n’importe quel emploi difficile. Ils attendent beaucoup plus de leur travail, et ils peuvent se permettre d’attendre plus longtemps d’en trouver un », relate M. Ding, l’économiste de Standard Chartered.

Pendant six ans, jusqu’à début 2020, Wang Liyou est passé d’un travail en usine à l’autre dans la ville méridionale de Dongguan.

Bien que les salaires aient augmenté et que les propositions d’emploi abondent dans les usines, il n’y est pas retourné après que la pandémie a été maîtrisée l’année dernière.

Au lieu de cela, lui et sa famille se sont installés à Pékin à la recherche d’emplois bien payés dans le secteur des services. Aujourd’hui, il est livreur pour des restaurants, ce qui lui permet de gagner environ 10 % de plus que son salaire mensuel à l’usine, qui atteignait pas loin de 1 000 dollars.

Son objectif est de finir par gagner plus de 1 500 dollars par mois, comme certains de ses amis, livreurs depuis des années.

« Je veux tenter le coup avant d’être trop vieux », explique M. Wang, 33 ans.

(Traduit à partir de la version originale en anglais par Bérengère Viennot)

Cryptomonnaies: Les mineurs créateurs de monnaie fuient la Chine

Cryptomonnaies: Les mineurs créateurs de monnaie fuient la Chine

 

Un article du Wall Street Journal explique la fuite des mineurs (créateurs) de cryptomonnaies  suite à la décision chinoise de contrôler l’électricité considérable que cette monnaie exige pour faire tourner les ordinateurs.

Lorsque la Chine a décidé de s’en prendre au minage de cryptomonnaies au début de l’été, Bit Digital, entreprise cotée au Nasdaq, a mis les bouchées doubles pour transférer son parc de plus de 20 000 ordinateurs hors du pays.

Ces machines sont au cœur de l’activité de Bit Digital, qui est basée dans le New Jersey et tire ses bénéfices du minage de bitcoins en connectant ses ordinateurs surpuissants à des sources d’électricité bon marché, afin qu’ils puissent résoudre des problèmes mathématiques et « débloquer » de nouveaux bitcoins. Ce processus, qui était à la portée de n’importe quel utilisateur de PC il y a dix ans, s’est mué en une vaste industrie qui fait appel à de nombreux ordinateurs et nécessite des quantités considérables d’électricité.

Bit Digital et d’autres entreprises spécialisées dans le minage de cryptomonnaies se heurtent aujourd’hui à de nombreux obstacles dans le transfert de leurs ordinateurs hors de Chine, pays qui, auparavant, consommait les deux tiers de l’énergie mondiale dédiée au minage de bitcoins. Leurs machines sont très sensibles aux chocs, ce qui complique fortement leur conditionnement et leur transport international. Un nouvel ordinateur peut coûter 12 000 dollars.

Les entreprises ont dû décider s’il valait mieux déménager leur matériel par voie aérienne ou maritime, en tenant compte des frais et de la durée d’acheminement. Bit Digital a indiqué qu’elle comptait encore 9 484 ordinateurs de minage — soit environ un tiers de son parc — dans la province du Sichuan au 30 juin dernier. Elle a fait appel à de grands groupes de logistique internationaux pour l’aider à transférer son matériel, et espère pouvoir le récupérer en Amérique du Nord d’ici à la fin septembre, a précisé Samir Tabar, le directeur stratégique de Bit Digital. L’entreprise compte installer ses ordinateurs dans le Nebraska, en Géorgie, au Texas et dans la province canadienne de l’Alberta.

L’ensemble du processus pourrait coûter des millions de dollars. Ces derniers mois, les cours du pétrole ont augmenté, et les goulots d’étranglement causés dans le transport par la pandémie de coronavirus ont entraîné une flambée des coûts du fret. Les ordinateurs entrant aux Etats-Unis en provenance de Chine font par ailleurs l’objet de droits de douane à hauteur de 25 %. Outre les difficultés propres au conditionnement et au transport de ces machines fragiles, les entreprises doivent trouver des sites disposant d’une quantité d’énergie suffisante pour les accueillir.

« L’impact financier sur les “mineurs” en Chine est énorme, souligne Fred Thiel, le patron de Marathon, un spécialiste du minage de cryptomonnaies basé à Las Vegas. C’est un peu comme si General Motors devait fermer une usine et en construire une autre ailleurs », explique-t-il, établissant un parallèle avec le constructeur automobile de Detroit.

Après s’être longtemps opposée aux cryptomonnaies, la Chine était devenue un marché de premier plan du minage de bitcoins en raison du faible coût de son électricité

Les « mineurs » tirent leurs recettes des frais appliqués au traitement des transactions en bitcoins. En contrepartie, ils ont la possibilité de participer à une loterie, durant laquelle ils laissent leurs ordinateurs produire des numéros au hasard dans l’espoir de trouver celui qui permettra de débloquer de nouveaux bitcoins. Il est ainsi plus rentable de miner des bitcoins lorsque la valeur en dollars de la cryptomonnaie augmente. Si le bitcoin a pu grimper jusqu’à 65 000 dollars à la mi-avril, dopant les recettes du minage, la cryptomonnaie la plus populaire au monde a depuis perdu près d’un quart de sa valeur.

Le réseau du bitcoin a été conçu de tel sorte qu’il ne produise de nouvelles unités de cryptomonnaie que toutes les dix minutes, le nombre d’unités étant par ailleurs appelé à diminuer à l’avenir. La concurrence à laquelle se livrent les « mineurs » pour débloquer de nouveaux bitcoins entraîne donc une forte consommation d’énergie, car la seule manière d’augmenter leurs chances de trouver le bon numéro est de mettre en ligne davantage de machines. Lorsque le bitcoin a atteint son sommet en avril, le minage a rapporté plus de 70 millions de dollars par jour, alors qu’un indice de l’Université de Cambridge évalue la consommation annuelle d’électricité de cette activité à environ 130 térawatts/heure — soit plus que celle de l’Argentine.

Après s’être longtemps opposée aux cryptomonnaies, la Chine était devenue un marché de premier plan du minage de bitcoins en raison du faible coût de son électricité, en particulier dans les régions riches en charbon de la Mongolie intérieure et du Xinjiang, ainsi que dans le Sichuan et le Yunnan, producteurs d’énergie hydroélectrique. Si certaines entreprises comme Bit Digital avaient envisagé la possibilité que la Chine s’en prenne au minage, et ont commencé à transférer leurs ordinateurs dès la fin 2020, d’autres ont été prises de court par les annonces de Pékin en mai et les mesures des gouvernements locaux qui s’en sont suivies.

« C’était une possibilité que nous avions à l’esprit, mais jusqu’à maintenant ce n’était pas une question urgente », explique Alejandro De La Torre, vice-président de Poolin, un pool de minage de cryptomonnaies présent depuis longtemps en Chine. Les pools de minage permettent à des groupes de « mineurs » de conjuguer leur puissance de calcul pour augmenter leurs chances de débloquer des bitcoins et d’en partager les bénéfices.

La récente offensive chinoise contre le minage, qui a entraîné ce que certains nomment la « grande migration des mineurs », survient alors que le gouvernement a fixé d’ambitieux objectifs de réduction du recours au charbon, entendant faire de la Chine une championne de la lutte contre le changement climatique. Les spécialistes du minage jusqu’alors actifs en Chine transfèrent leurs machines aux Etats-Unis, mais aussi au Kazakhstan, ou encore en Russie.

M. De La Torre indique qu’il s’est mis en quête d’endroits aux Etats-Unis où il pourrait déménager une partie de son matériel de minage installé en Chine et construire un vaste centre de données.

L’activité de minage semble repartir à la hausse. Un indicateur de la puissance de calcul destinée au minage de bitcoins, qui avait atteint début juillet son plus bas niveau depuis septembre 2019, s’est redressé ces dernières semaines

Bit Digital fait appel à des entreprises comme Compute North pour trouver des sites où transférer ses dernières machines. Compute North, qui propose des infrastructures d’hébergement de matériel de minage au Texas, dans le Dakota du Sud et dans le Nebraska, a connu une telle hausse de la demande ces derniers mois qu’elle a décidé de créer cinq nouveaux sites pour accueillir des « mineurs ». Ces sites se trouvent au Texas et en Caroline du Nord.

D’autres entreprises ont vu le jour dans les services logistiques dédiés aux spécialistes du minage souhaitant relocaliser leur matériel. A Shenzhen, dans le sud de la Chine, des employés d’une entreprise nommée Hash House s’affairent ces derniers temps à nettoyer, tester, réparer et reconditionner les machines de minage avant de les charger dans des avions. Installées dans des zones rurales ou industrielles à travers le pays, ces machines pourraient être sales et rouillées, observe Kirk Su, le propriétaire de Hash House.

Selon Dave Perrill, le patron de Compute North, les grands acteurs du secteur qui ont accès à des ressources et ont des partenariats aux Etats-Unis — comme Bit Digital — sont bien mieux placés pour tirer leur épingle du jeu dans cet exode. Compute North, qui s’est associé à des groupes de services collectifs comme le Nebraska Public Power District, accompagne les nouveaux arrivants dans le processus complexe que constitue la recherche de sources d’énergie fiables et abordables.

« Comme pour tous les marchés, il y a un peu de darwinisme », observe M. Perrill. Son entreprise a reçu davantage de demandes d’hébergement d’activités de minage en provenance de Chine que ses capacités existantes ne lui permettent d’accueillir.

L’activité de minage semble repartir à la hausse. Un indicateur de la puissance de calcul destinée au minage de bitcoins, qui avait atteint début juillet son plus bas niveau depuis septembre 2019, s’est redressé ces dernières semaines.

Les adeptes des cryptomonnaies affirment que la migration des activités de minage accentuera la décentralisation du bitcoin en assurant une concurrence dans le déblocage de bitcoins et la vérification des transactions à l’échelle mondiale.

(Traduit à partir de la version originale en anglais par Anne Montanaro)

Traduit à partir de la version originale en anglais

La Chine met au pas la Tech et l’éducation

La Chine met au pas la Tech et l’éducation

Depuis novembre dernier déjà, le pouvoir chinois a décidé de reprendre directement en main plusieurs sociétés cotées à l’étranger. Il accuse leurs dirigeants d’avoir pris trop de libertés et parfois de manquer de prudence dans la gestion des données personnelles.

Le gouvernement, qui veut renforcer son contrôle sur l’économie et la société, a adopté des règles anti-monopoles ou relatives à la sécurité des données.

Après avoir épinglé certains géants du numérique, les autorités chinoises ont déclaré en juillet qu’elles souhaitaient revoir en profondeur le modèle économique des groupes privés spécialisés dans l’éducation, qui ont prospéré ces dernières années. Constatant l’engouement de familles chinoises pour ce soutien scolaire, le gouvernement chinois a décidé fin juillet d’y interdire les profits, la levée de capitaux ou une introduction en Bourse. Résultat, des poids lourds du secteur ont rapidement chuté sur les marchés.

 

Covid: La Chine refuse l’enquête de l’OMS sur son territoire

Lors de la première enquête, l’OMS avait été très critiquée pour sa complaisance vis-à-vis de la Chine. L »organisation internationale s’était en effet contenté des déplacements autorisés par la Chine et des informations très parcellaires fournies. Devant les protestations, une seconde enquête est donc envisagée.

De fait, le premier rapport de l’OMS (le « rapport conjoint Chine-OMS ») contentait les autorités chinoises. Car malgré les entraves qu’ils avaient subi, les enquêteurs de l’OMS avait accepté de rendre un rapport dans lequel ils ne formulaient certes pas de conclusions définitives mais avançaient néanmoins des hypothèses qu’ils estimaient pouvoir classer dans des catégories telles que « probable » et « improbable »:  dans ce rapport les experts de l’OMS estimaient« extrêmement improbable » que le virus provienne d’un laboratoire (notamment le fameux laboratoire P4 de Wuhan). Une version qui avait satisfait la Chine qui refuse maintenant une seconde enquête.

Covid Chine : seulement 1282 contaminés ?

  • Covid  Chine : seulement 1282 contaminés ?

 

 

 

On peut évidemment difficilement se fier aux chiffres chinois concernant les contaminations. Cela d’autant plus que la Chine refuse maintenant l’entrée de son territoire à une nouvelle enquête de l’organisation mondiale de la santé.  Reste que les autorités officielles reconnaissent que la crise sanitaire s’étend dans le pays. Les autorités sanitaires chinoises ont affirmé vendredi qu’elles étaient en voie de maîtriser la pire résurgence du Covid-19 que la Chine ait connue en sept mois. Une multitude de foyers du variant Delta, hautement contagieux, sont apparus dans 48 villes de 18 provinces sur tout le territoire chinois, contaminant plus de 1282 personnes au total, ont dit des responsables officiels.

 

La Chine souhaite certainement pas une nouvelle fois être rendue responsable de cet quatrième vague qui a fait l’ensemble du monde. Ce chiffre de 1282 personnes contaminées compte tenu de la géographie humaine paraît assez ridicule. C’est un peu comme si la France annonçait que les contaminations se limitent à une dizaine ( on n’en compte réellement environ 30 000 par jour).

 

Afghanistan : un appel à la paix par Etats-Unis, Chine et Russie

Afghanistan : un appel à la paix par Etats-Unis, Chine et Russie

 

La communauté internationale se réveille enfin à propos de la catastrophe annoncée en Afghanistan qui provoquera notamment une vague sans précédent de migrants. Dans un communiqué commun publié à l’issue de discussions à Doha, au Qatar, où les représentants des États-Unis, de la Chine et de la Russie appelle à la paix. Reste à savoir si ce n’est déjà pas trop tard car les talibans viennent de conquérir la troisième ville la plus importante du pays et contrôlent  les deux tiers du territoire. Les représentants des États-Unis, de la Chine et de la Russie ont donc rencontré les négociateurs du gouvernement afghan et des insurgés taliban, ils ont aussi réaffirmé que les puissances étrangères ne reconnaîtraient pas la légitimité d’un quelconque gouvernement « imposé (en Afghanistan) via le recours à la force militaire ».

Les pourparlers de Doha, destinés à sortir de l’impasse dans les négociations de paix entre les taliban et le gouvernement afghan, sont intervenus dans un contexte d’offensives accrues des insurgés islamistes à travers l’Afghanistan.

Chine : « Neutralité » carbone avec réouverture des mines de charbon

Chine : Neutralité carbone avec réouverture des mines de charbon

La Chine a adhéré au principe de la neutralité carbone mais sans indiquer la moindre date. Pas étonnant elle rouvre des mines de charbon. Au lendemain du rapport du Giec (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat), la Chine demande au monde « d’avoir confiance » dans ses engagements dans la lutte contre le changement climatique. Mais dans le même temps, le gouvernement a rouvert des mines de charbon – énergie fossile très polluante – pour alimenter ses centrales électriques et faire face à la pénurie d’électricité.

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