Archive pour le Tag 'chiffres'

Insécurité : une bataille sur des chiffres complètement faux

Insécurité : une bataille sur des chiffres complètement faux

 

 

Curieusement le ministre de la justice considère que globalement il n’y a pas de montée de l’insécurité dans les chiffres. Il faut d’abord convenir qu’il est très difficile de procéder à des évaluations comparatives des dernières années. D’abord parce que le concept d’insécurité a évolué en fonction des critères retenus dans les lois successives. Enfin peut-être et surtout parce que nombre de délits signalés ne sont pas retenus comme tels ou même complètement ignorés par les services de police et de gendarmerie.

 

Le ministre peut donc se fonder sur des chiffres très approximatifs et sous-estimés. Reste que la France par exemple proportionnellement à son nombre d’habitants est assez nettement en tête de pays européens comparables en matière d’homicide. Ce doit être aussi le cas en matière de ces incivilités quotidiennes qui ne sont pas prises en compte. Il paraît aussi curieux que le ministre de la justice considère qu’il ne faut pas confondre insécurité et sentiment d’insécurité en indiquant que le sentiment d’insécurité relève du fantasme.

L’intéressé vit sans doute assez loin du terrain pour prononcer un tel jugement. Il veut sans doute à dessein ignoré la dégradation générale de l’autorité de l’État en charge de cette sécurité et plus généralement de l’autorité.

 

De toute manière un ministre de la justice n’a pas exprimé comme un avocat en faveur des responsables de l’insécurité.

Il a développé: « Je trouve que ça fait un mal de chien à notre société. Elle a besoin qu’on lui dise la vérité, qu’on lui donne les vrais chiffres, elle a besoin d’apaisement. J’entends continuer ce discours. » Il a également illustré son propos:

« Quelques chiffres: la délinquance des mineurs dont on parle très souvent par exemple. Quand on a les chiffres de la délinquance des mineurs, elle n’a pas augmenté depuis 10 ans. Demandez aux Français ce qu’ils pensent de ça. La plupart sont convaincus qu’il y a une augmentation massive de la délinquance des mineurs. C’est pas vrai ». « Il faut être sérieux, il ne faut pas raconter d’histoires aux Français. La rémission des crimes, ça n’existe pas. Il y en aura toujours, on le sait », a-t-il encore insisté.

Se tournant à nouveau vers la presse plus tard, il a fait valoir:

« Le taux de réponse pénale dans notre pays, c’est 90%. Le taux d’exécution des peines prononcées, c’est 92%. Quand j’entends que les peines prononcées ne sont jamais exécutées, quand j’entends que la justice ne donne pas de réponse pénale, que la délinquance des mineurs augmente, je me dis qu’il faut remettre les choses à leur place et dire la vérité. »  Comme les chiffres sont  complètement faux (sauf pour les homicides) on peut évidemment justifier n’importe quoi.

 

Coronavirus Brésil : Bolsonaro maquille les chiffres

Coronavirus Brésil : Bolsonaro maquille les chiffres

Alors que les chiffres de la pandémie explosent, le gouvernement brésilien entretient à dessein la confusion autour des bilans.

Des chiffres complètement truqués et évolutifs pour masquer l’ampleur de la catastrophe du Brésil et la responsabilité de Bolsonaro.  Lundi soir, le gouvernement a annoncé 679 décès et 15.654 contaminations enregistrés au cours des 24 dernières heures. Les totaux s’élèvent à 37.134 morts et 707.412 infections au Brésil, troisième pays le plus endeuillé au monde et deuxième en termes de contaminations.

Le ministère de la Santé a également annoncé qu’il accorderait désormais la priorité au nombre de décès dus au Covid-19 diagnostiqués le jour-même. Mais il a aussi assuré, en réponse aux critiques, que sa nouvelle plateforme continuerait de montrer «combien de morts ont été signalées ce jour, ainsi que la date du décès». Ce changement de méthodologie n’est qu’un énième rebondissement. Dénonçant un «coup d’Etat statistique», le quotidien Folha de S. Paulo a accusé plus tôt lundi dans un éditorial virulent le président d’extrême droite Jair Bolsonaro de vouloir «étouffer» les données du Covid-19, «comme s’il pouvait les censurer».

Le président Bolsonaro n’a cessé de minimiser la pandémie, la qualifiant de «petite grippe» et appelant à la reprise des activités économiques alors que les courbes sont en pleine ascension, avec plus de 36.000 décès.

Carlos Wizard, chef d’entreprise pressenti pour occuper un poste à haute responsabilité au sein du ministère, avait annoncé vendredi soir au journal O Globo que le bilan officiel allait être révisé à la baisse en raison de chiffres «fantaisistes et manipulés». Une déclaration qui a outré les autorités régionales de santé chargées de compiler les données, qui ont fustigé «une tentative autoritaire, inhumaine et contraire à l’éthique de rendre invisibles les morts du coronavirus». Wizard a nié samedi toute intention de réviser les chiffres déjà annoncés et a fini par renoncer dimanche à occuper son poste au ministère, après des appels sur Internet au boycott de ses entreprises.

 «La manipulation de statistiques est une manoeuvre digne de régimes totalitaires», a lancé samedi sur Twitter le juge de la Cour suprême Gilmar Mendes. «Ce trucage ne va pas dédouaner (le gouvernement) de la responsabilité d’un éventuel génocide», a-t-il ajouté, .

Dimanche soir, un premier bilan du gouvernement envoyé à la presse faisait état de 1.382 décès en 24 heures, mais un autre publié peu après n’affichait que 525 morts.

Depuis plusieurs semaines, le ministère de la Santé présentait sur son site officiel le bilan quotidien avec un graphisme spécieux: de gros caractères pour les chiffres des personnes rétablies, et des caractères bien plus petits pour celui des morts. «Cela revient à créer une réalité parallèle, comme si la compagnie du Titanic disait: «Nous avons sauvé tant de personnes», déclare Tomas Traumann, ancien secrétaire à la communication du gouvernement

Coronavirus: Les chiffres très douteux de la pandémie

Coronavirus: Les chiffres très douteux de la pandémie

 

Les chiffres de la pandémie sont très douteux pour des raisons politiques mais aussi des raisons méthodologiques. Il est clair que les gouvernements ont intérêt à minimiser le nombre de personnes atteintes par le virus pour montrer l’efficacité de leur politique de prévention. Le problème majeur c’est qu’on est complètement incapable de savoir exactement quel est le nombre d’infectées sauf à pratiquer le dépistage systématique de toute la population. Des experts  considèrent qu’à terme il y aura 50 % d’infectées dans la population ( beaucoup disent asymptomatique ne se rendront compte de rien, d’autres n’auront que des symptômes très légers et une très petite minorité aura des complications notamment pulmonaires). Or en France en particulier, le dépistage est très marginal, il porte que sur quelques milliers de personnes. En France donc le nombre d’infectées est celui de ceux  constatés comme positifs lors d’un test. le problème est que la France est un pays où l’on pratique très peu de tests!

On ne peut pas non plus déduire un taux de mortalité puisque le dénominateur est particulièrement approximatif. Notons aussi concernant le nombre de décès que les chiffres avancés sont également particulièrement flous. En effet pendant longtemps on a pas pris en compte le nombre de décès dans les EHPAD. Pas plus d’ailleurs que le nombre de décès hors des hôpitaux en général. Or ce nombre est aussi important que celui constaté en milieu hospitalier.

Une frange donc très limitée de la population, et qui ne prend nullement en compte la masse de porteurs « sains ». Le nombre de personnes réellement infectées au Coronavirus peut donc en France être deux, trois, dix, vingt, cinquante fois supérieur aux chiffres annoncés. Ce que Santé Publique France précise par ailleurs, sur son site Internet : « du fait de la difficulté de l’identification et de la confirmation biologique de l’ensemble des cas de Covid-19, les données présentées sous-estiment le nombre réel de cas. Dans le cadre du passage en phase 3 les recommandations étant maintenant de réaliser un prélèvement à visée diagnostic uniquement pour certaines catégories de patients, cette sous-estimation devient plus importante. »

Cette question, cruciale, du dépistage rend impossible toute comparaison fiable entre les pays. Chaque gouvernement a sa propre politique : la Corée du Sud teste à tour de bras, l’Allemagne recommande de ne dépister que les personnes présentant des symptômes grippaux, l’Espagne suit des malades par téléphone faute de pouvoir tester tout le monde… De plus, les chiffres ne sont pas collectés, compilés et corrigés de la même manière. L’évaluation de cette pandémie planétaire bute sur les façons de faire nationales et explique les écarts magistraux entre le nombre de cas recensés.

Face à toutes ces difficultés, la tentation de ne rien faire peut être grande. Pourtant, même incomplètes et limitées, les statistiques restent un vecteur de connaissance et de compréhension indispensables. Leur utilisation est nécessaire, si certaines conditions sont respectées : les limites des chiffres tout comme les méthodologies sélectionnées pour les présenter doivent être explicitées de manière transparente

Les chiffres très douteux de la pandémie

Les chiffres très douteux de la pandémie

 

Les chiffres de la pandémie sont très douteux pour des raisons politiques mais aussi des raisons méthodologiques. Il est clair que les gouvernements ont intérêt à minimiser le nombre de personnes atteintes par le virus pour montrer l’efficacité de leur politique de prévention. Le problème majeur c’est qu’on est complètement incapable de savoir exactement quel est le nombre d’infectées sauf à pratiquer le dépistage systématique de toute la population. Des experts  considèrent qu’à terme il y aura 50 % d’infectées dans la population ( beaucoup disent asymptomatique ne se rendront compte de rien, d’autres n’auront que des symptômes très légers et une très petite minorité aura des complications notamment pulmonaires). Or en France en particulier, le dépistage est très marginal, il porte que sur quelques milliers de personnes. En France donc le nombre d’infectées est celui de ceux  constatés comme positifs lors d’un test.

On ne peut pas non plus déduire un taux de mortalité puisque le dénominateur est particulièrement approximatif. Notons aussi concernant le nombre de décès que les chiffres avancés sont également particulièrement flous. En effet pendant longtemps on a pas pris en compte le nombre de décès dans les EHPAD. Pas plus d’ailleurs que le nombre de décès hors des hôpitaux en général. Or ce nombre est aussi important que celui constaté en milieu hospitalier.

Une frange donc très limitée de la population, et qui ne prend nullement en compte la masse de porteurs « sains ». Le nombre de personnes réellement infectées au Coronavirus peut donc en France être deux, trois, dix, vingt, cinquante fois supérieur aux chiffres annoncés. Ce que Santé Publique France précise par ailleurs, sur son site Internet : « du fait de la difficulté de l’identification et de la confirmation biologique de l’ensemble des cas de Covid-19, les données présentées sous-estiment le nombre réel de cas. Dans le cadre du passage en phase 3 les recommandations étant maintenant de réaliser un prélèvement à visée diagnostic uniquement pour certaines catégories de patients, cette sous-estimation devient plus importante. »

Cette question, cruciale, du dépistage rend impossible toute comparaison fiable entre les pays. Chaque gouvernement a sa propre politique : la Corée du Sud teste à tour de bras, l’Allemagne recommande de ne dépister que les personnes présentant des symptômes grippaux, l’Espagne suit des malades par téléphone faute de pouvoir tester tout le monde… De plus, les chiffres ne sont pas collectés, compilés et corrigés de la même manière. L’évaluation de cette pandémie planétaire bute sur les façons de faire nationales et explique les écarts magistraux entre le nombre de cas recensés.

Face à toutes ces difficultés, la tentation de ne rien faire peut être grande. Pourtant, même incomplètes et limitées, les statistiques restent un vecteur de connaissance et de compréhension indispensables. Leur utilisation est nécessaire, si certaines conditions sont respectées : les limites des chiffres tout comme les méthodologies sélectionnées pour les présenter doivent être explicitées de manière transparente

Coronavirus: la Chine ment sur les chiffres

 Coronavirus: la Chine ment sur les chiffres

 

Curieusement d’un coup, la Chine annonce jeudi 242 décès supplémentaires. Jusque-là, la Chine  affirmait que ce nombre était contenu entre 50 au début jusqu’à 100 mercredi. Il y a encore quelques jours, le gouvernement annonçait que de l’ordre de 40 000 personnes pourraient être infectés , un chiffre sans doute à multiplier par dix comme l’indique une revue scientifique britannique. Ce bidouillage des chiffres  avait d’ailleurs permis à l’organisation mondiale de la santé de considérer d’abord la maladie comme relativement locale, ensuite d’affirmer qu’elle était sous contrôle; avant hier brusquement de s’inquiéter du risque mondial. De ce point de vue, l’attitude de l’organisation mondiale de la santé est assez irresponsable.

 

Pourtant dès le 31 janvier, la revue britannique The Lancet, l’une des références en matière médicale, a publié une étude fondée sur un modèle mathématique d’après lequel 75.815 individus auraient été infectés à Wuhan – la principale province chinoise touchée par l’épidémie – au 25 janvier 2020. Officiellement, ce jour-là, le nombre de personnes diagnostiquées était de… 685. Soit un rapport de plus de 1 à 100. Il est possible qu’en faite sur l’ensemble de la Chine le nombre de personnes infectées soit plus proche de 200 000 que de 35 000 annoncés alors. En outre, il faut surtout noter le taux d’expansion du virus. En Chine en dépit de tous les efforts consentis et qui sont importants,  le virus est loin d’être contenu contrairement à des régions extérieures qui semblent avoir pris des mesures assez draconiennes pour éviter la mobilité des personnes en général. .

Ce qui n’empêche pas les déclarations irresponsables de l’OMS : «Il y a eu une stabilisation du nombre des cas rapportés de Hubei», la province chinoise la plus touchée et où la maladie est apparue, a déclaré le responsable des programmes sanitaires d’urgence de l’OMS Michael Ryan, lors d’un point de presse à Genève. Cette province est soumise à des mesures drastiques d’isolement par les autorités chinoises pour tenter de contenir la diffusion de l’épidémie. «Nous enregistrons une période de stabilité de quatre jours, où le nombre de cas rapportés n’a pas progressé. C’est une bonne nouvelle et cela pourrait refléter l’impact des mesures de contrôle qui ont été mises en place», a-t-il ajouté.

Plutôt que de délivrer des informations douteuses ou de se fier aux chiffre de la Chine,  l’OMS ferait mieux de se pencher sur le manque crucial de matériel de prévention, un manque à l’échelle mondiale.

 

Coronavirus : quels vrais chiffres ?

Coronavirus : quels vrais chiffres ?

 

 

Pour des motifs diplomatiques tout autant qu’économiques,  nombre d’experts  tentent de relativiser le flou des statistiques chinoises sur le développement du virus. Comme souvent affirmé dans ce site, les statistiques chinoises ont ceci de particulier qu’elles prennent un caractère très politique, en clair qu’elles sont régulièrement suivies par le pouvoir et éventuellement bidouillées par exemple concernant la mesure de la croissance. Si l’on s’en tient aux déclarations officielles chinoises, il y aurait environ 25 000 personnes infectées. Le problème,  c’est que dans le même temps la Chine reconnaît que le virus se développe au rythme de 2000 personnes infectées par jour. Or les premiers cas ont été comptabilisés à partir du 20 janvier. D’après les indications chinoises, on devrait donc être parvenu de 32 000 personnes infectées . De toute manière ces évaluations sont très approximatives;

Le 31 janvier, la revue britannique The Lancet, l’une des références en matière médicale, a publié une étude fondée sur un modèle mathématique d’après lequel 75.815 individus auraient été infectés à Wuhan – la principale province chinoise touchée par l’épidémie – au 25 janvier 2020. Officiellement, ce jour-là, le nombre de personnes diagnostiquées était de… 685. Soit un rapport de plus de 1 à 100. Il est possible qu’en faite sur l’ensemble de la Chine le nombre de personnes infectées soit plus proche de 200 000 que de 17 000. En outre, il faut surtout noter le taux d’expansion du virus. En Chine en dépit de tous les efforts consentis et qui sont importants,  le virus est loin d’être contenu contrairement à des régions extérieures qui semblent avoir pris des mesures assez draconiennes pour éviter la mobilité des personnes en général. .

 

Virus chinois: quels vrais chiffres ?

Virus chinois: quels vrais chiffres ?

 

 

Pour des motifs diplomatiques tout autant qu’économiques,  nombre d’experts  tentent de relativiser le flou des statistiques chinoises sur le développement du virus. Comme souvent affirmé dans ce site, les statistiques chinoises ont ceci de particulier qu’elles prennent un caractère très politique, en clair qu’elles sont régulièrement suivies par le pouvoir et éventuellement bidouillées par exemple concernant la mesure de la croissance. Si l’on s’en tient aux déclarations officielles chinoises, il y aurait environ 17 000 personnes infectées. Le problème,  c’est que dans le même temps la Chine reconnaît que le virus se développe au rythme de 2000 personnes infectées par jour. Or les premiers cas ont été comptabilisés à partir du 20 janvier. D’après les indications chinoises, on devrait donc être parvenu de 30 000 personnes infectées au lieu de 17 000.

Le 31 janvier, la revue britannique The Lancet, l’une des références en matière médicale, a publié une étude fondée sur un modèle mathématique d’après lequel 75.815 individus auraient été infectés à Wuhan – la principale province chinoise touchée par l’épidémie – au 25 janvier 2020. Officiellement, ce jour-là, le nombre de personnes diagnostiquées était de… 685. Soit un rapport de plus de 1 à 100. Il est possible qu’en faite sur l’ensemble de la Chine le nombre de personnes infectées soit plus proche de 200 000 que de 17 000. En outre, il faut surtout noter le taux d’expansion du virus. En Chine en dépit de tous les efforts consentis et qui sont importants,  le virus est loin d’être contenu contrairement à des régions extérieures qui semblent avoir pris des mesures assez draconiennes pour éviter la mobilité des personnes en général. .

Sondages grève 5 décembre: une manipulation des chiffres ?

Sondages  grève  5 décembre: une manipulation des chiffres ?

 

La guerre des sondages pour influencer l’opinion se confirme surtout de la part des financiers propriétaires des médias soutenant  de Macron. Curieux cette  soudaine baisse du soutien des Français au moment du 5 décembre annoncé par BFM ( chaîne champion du sensationnalisme qui approuve clairement le gouvernement). D’après BFM , 53% des Français interrogés approuvent la mobilisation contre la réforme des retraites. Un chiffre qui, bien que majoritaire, serait  en baisse de 11 points en comparaison avec une étude de datant début novembre. Le JDD ( journal inconditionnel de Macron)  fait mieux , il titre que les Français sont divisés sur la grève seulement approuvée par 46% !  le sondage le plus diffusé affiche un soutien de 66% à la grève.

 

Selon un sondage ViaVoice pour Libération, 62 % des Français soutiennent les grèves annoncées pour le 5 décembre prochain. D’après ce dernier sondage , les popularités du chef de l’État et du Premier ministre Édouard Philippe reculent en novembre : 57 % des Français ont une « mauvaise opinion » d’Emmanuel Macron (+3 points), contre 31 % une « bonne » (-1 point), et 54 % ont une « mauvaise opinion » d’Édouard Philippe (+3 points), contre 32 % une « bonne » (-2 points). Les personnes interrogées sont mécontentes de la politique économique et sociale de l’exécutif, qui doit en « changer » selon une large majorité de Français (75 %, dont 35 % « changer totalement » et 40 % « en grande partie »). 18 % sont d’un avis contraire.

Ils sont aussi 64 % à juger qu’Emmanuel Macron « comprend mal » les « difficultés sociales » (31 % « comprend bien »), et 59 % à ne pas lui faire confiance pour y répondre (29 % lui font confiance). Idem pour Édouard Philippe (56 % « pas confiance », 30 % « confiance »).

Les personnes interrogées pensent en effet à une écrasante majorité (89 %) que la France traverse « actuellement une crise sociale », mettant au premier rang des « principales difficultés » rencontrées au quotidien « le coût de la vie » (69 %), devant « les inégalités sociales » et « le manque de moyens et de personnels dans certains services publics » (51 % chacun), mais aussi « le financement des retraites (futures ou actuelles) » (49 %).

 

Sondage 5 décembre: une manipulation des chiffres ?

Sondage 5 décembre: une manipulation des chiffres ?

 

Curieux cette  soudaine baisse du soutien des Français au moment du 5 décembre annoncé par BFM ( chaine champion du sensationnalisme qui soutient clairement le gouvernement). D’après BFM , 53% des Français interrogés approuvent la mobilisation contre la réforme des retraites. Un chiffre qui, bien que majoritaire, serait  en baisse de 11 points en comparaison avec une étude de datant début novembre.

Or  Selon un sondage ViaVoice pour Libération, 62 % des Français soutiennent les grèves annoncées pour le 5 décembre prochain.

D’après ce dernier sondage , les popularités du chef de l’État et du Premier ministre Édouard Philippe reculent en novembre : 57 % des Français ont une « mauvaise opinion » d’Emmanuel Macron (+3 points), contre 31 % une « bonne » (-1 point), et 54 % ont une « mauvaise opinion » d’Édouard Philippe (+3 points), contre 32 % une « bonne » (-2 points). Les personnes interrogées sont mécontentes de la politique économique et sociale de l’exécutif, qui doit en « changer » selon une large majorité de Français (75 %, dont 35 % « changer totalement » et 40 % « en grande partie »). 18 % sont d’un avis contraire.

Ils sont aussi 64 % à juger qu’Emmanuel Macron « comprend mal » les « difficultés sociales » (31 % « comprend bien »), et 59 % à ne pas lui faire confiance pour y répondre (29 % lui font confiance). Idem pour Édouard Philippe (56 % « pas confiance », 30 % « confiance »).

Les personnes interrogées pensent en effet à une écrasante majorité (89 %) que la France traverse « actuellement une crise sociale », mettant au premier rang des « principales difficultés » rencontrées au quotidien « le coût de la vie » (69 %), devant « les inégalités sociales » et « le manque de moyens et de personnels dans certains services publics » (51 % chacun), mais aussi « le financement des retraites (futures ou actuelles) » (49 %).

Croissance : mauvais chiffres pour la France

Croissance : mauvais chiffres pour la France

 

 

La France échappera difficilement au très net tassement international. On espérait encore il y a quelques temps que par exception la France en 2019 afficherait des chiffres flatteurs. Les premières prévisions envisageaient  1,7 % de progression du PIB comme en 2018 mais au fil des mois les deux ambitions ont été réduites à la baisse. Officiellement on attend encore 1,4 % mais il est vraisemblable qu’on aura bien du mal à atteindre 1,2 %. En effet deux chiffres très mauvais affectent la croissance. D’une part la baisse de la production industrielle en juin, d’autre part le déficit de plus de 5 milliards du commerce extérieur. En juin, la production industrielle affiche une baisse de plus de 2 %, selon les données de l’Insee. Un repli qui fait écho à ceux constatés sur la même période dans la plupart des pays européens dont l’Allemagne, mais aussi le Royaume-Uni, l’Espagne et l’Italie.

 

Hormis la construction et l’agroalimentaire, tous les secteurs de l’industrie sont dans le rouge en juin

L’été commence mal pour les industriels européens, et ceux de l’Hexagone n’échappent pas à la règle. Selon les chiffres publiés ce vendredi par l’Insee, l’activité industrielle, énergie comprise, a baissé de 2,3 % en juin, par rapport à mai. Le repli est de la même veine (-2,2 %) dans le seul secteur manufacturier. Des contractions

La production industrielle a connu un net recul au mois de juin, pénalisée par la forte chute du secteur de la pharmacie et la poursuite du repli de la métallurgie, a indiqué vendredi l’Insee dans un communiqué.

Selon l’organisme public, la production a reculé de 2,3% dans l’ensemble de l’industrie, après une hausse de 2% le mois précédent, un chiffre revu à la baisse de 0,1 point par l’Insee.

Voitures brûlées du 14-Juillet : plus de chiffres !

Voitures brûlées du 14-Juillet : plus de chiffres !

 

Pas loin de 1000 voitures sont brulées chaque année à l’occasion du 14 juillet. Un chiffre en plus qui progresse nettement en 2019. Du coup,  Le ministère de l’Intérieur a indiqué qu’il ne communiquerait pas le nombre de voitures brûlées en France lors des soirées du 13 et du 14 juillet, contrairement aux deux dernières années. « On ne donne pas et on assume. C’est toujours la même chose et ça n’apporte rien », a expliqué l’entourage du ministre Christophe Castaner. Beauvau ajoute ne pas vouloir provoquer « une course par rapport à vendredi », où se jouera la finale de la Coupe d’Afrique des nations entre l’Algérie et le Sénégal, qui fait craindre au ministère des incidents à Paris et en province, comme lors des trois précédentes victoires des Fennecs. En 2018, un total de 845 voitures avaient été brûlées en France lors des deux soirées des 13 et 14 juillet, selon les chiffres du ministère de l’Intérieur, en baisse par rapport à 2017. 897 véhicules avaient alors été incendiés.

 

Gafa : 15 milliards de chiffres d’affaires et seulement 50 millions d’impôts

Gafa : 15 milliards de chiffres d’affaires et seulement 50 millions d’impôts

Les grands du numérique réalisent de l’ordre  15 milliards de chutes d’affaires en France mais ne paie qu’un impôt dérisoire de l’ordre de 50 millions et encore pas tous. D’où la proposition de la France d’imposer de manière forfaitaire le chiffre d’affaires  sur la base de 3 %. Du coup on ferait passer l’impôt de 50 millions à 500 millions soit 10 fois plus. Une proposition française mollement soutenue par l’union européenne et en particulier par l’Allemagne qui craint des mesures de rétorsion sur l’industrie automobile. Du coup, la France envisagerait de décider seule d’une taxation. La plupart des grands du numérique échappent à l’impôt parce que leur chiffre d’affaires est supposé réalisé à partir de pays à la fiscalité insignifiante. Certains Gafa qui font du business en France n’ont même pas de filiale française. Il y a là évidemment une distorsion de concurrence avec les entreprises françaises cela d’autant plus que ces plates-formes favorisent le développement de produits étrangers ou mettent en tutelle les producteurs français.

Immigrations : les chiffres

Immigrations : les chiffres

Le 1er janvier 2018, l’Union européenne comptait 512,6 millions d’habitants, soit 1,1 million de plus qu’un an auparavant. Ce sont les migrations qui permettent cette croissance démographique. Selon les données d’Eurostat, l’office statistique de l’Union européenne, il y a eu en moyenne davantage de décès (5,3 millions) que de naissances (5,1 millions) l’an dernier. Ce qui signifie que dans l’Union la variation naturelle de la population a été négative.

La population a augmenté dans dix-neuf États et reculé dans neuf autres. De manière générale, ce sont les pays où les naissances l’emportent sur les décès qui affichent la plus forte croissance de la population. L’Irlande est ainsi à la fois l’État où les naissances ont le plus dépassé les décès (+ 6,6‰ d’accroissement naturel) et l’un des quatre pays européens à connaître la plus forte augmentation (+ 11,2‰). À l’opposé, les faibles taux de natalité rarement compensés par des arrivées de migrants vont de pair avec les reculs démographiques. La Bulgarie, qui subit une diminution naturelle de sa population de 6,5‰, est ainsi, comme d’ailleurs plusieurs pays de l’ex-bloc soviétique (Roumanie, Lituanie, Croatie…), l’un des États enregistrant le pire recul démographique (- 7,3‰).

C’est le contraire en Allemagne. Malgré une diminution naturelle de sa population (-1,8‰), le nombre d’habitants croît de 4‰, avec l’arrivée de migrants. Quant à la France, en 11e position pour la croissance globale (+3,5‰), elle fait partie des champions de la poussette (+2,5‰ d’accroissement naturel).

Collectivités locales : Presque 10% d’absentéisme toute l’année et des chiffres toujours en progression.

Collectivités locales : Presque 10% d’absentéisme toute l’année et des chiffres toujours en progression.

.En 2017, les collectivités territoriales ont compté en permanence 9,8 agents absents sur 100 sur toute l’année, contre 9,5 en 2016, selon les premières tendances de l’étude annuelle de Sofaxis (courtier en assurance du service public local), qui fait référence.

Sur dix ans, le constat est alarmant, l’augmentation de l’absentéisme étant de 28 %. Autre indicateur, la durée moyenne d’arrêt a atteint 38 jours d’absence en 2017, soit une progression de 33 % depuis 2007.

Le fait que les agents des collectivités soient en moyenne plus âgés année après année, du fait notamment d’un départ à la retraite plus tardif, explique une partie du problème. Les seniors subissent des maladies plus graves et plus longues. Néanmoins, ce n’est pas la seule explication. Car les arrêts pour maladies ordinaires sont aussi plus nombreux. Ainsi, 45 % des agents ont été absents au moins une fois en 2017, et, parmi eux, 76 % l’ont été pour cause de congés de maladie ordinaire. Viennent ensuite les accidents du travail (13 %), la longue maladie (7%) et la maternité (4%).

 

Canal Plus cache ses mauvais chiffres

Canal Plus cache  ses mauvais chiffres

Pour ne plus afficher sa dégringolade, Canal+ ne publie plus le nombre  de désabonnements.  Depuis l’arrivée aux commandes de Vincent Bolloré, les indicateurs de Canal Plus sont dans le rouge: chiffre d’affaires, rentabilité… Mais, contre toute évidence, Vincent Bolloré et les autres dirigeants martèlent que la chaîne va mieux. Pour cela, soit ils se projettent dans l’avenir, soit ils sortent de leur chapeau de tout nouveaux indicateurs, parcellaires et différents de ceux publiés régulièrement par Vivendi, ce qui rend impossible toute comparaison historique. Ce discours positif a démarré en juin 2016: « en réalité, Canal Plus est redressé. Le nombre d’abonnés est en train d’augmenter beaucoup en juin pour la première fois depuis longtemps », déclarait ainsi au Sénat Vincent Bolloré. En avril 2017, le président du conseil de surveillance de Vivendi et Canal Plus en remet une couche lors de l’assemblée générale de Vivendi: « notre pari est une remontée considérable des résultats de Canal Plus en 2017, au second semestre. En mars, il y a eu un équilibre entre les départs et les rentrées pour la première fois depuis 5 à 7 ans ». Pareillement, le directeur de la distribution de Canal Frank Cadoret assure en septembre 2017: « Canal Plus va mieux… Au deuxième trimestre 2017, pour la première fois depuis très longtemps, nous sommes passés en positif en regagnant 5.000 clients ». En fait,  Le chiffre publié par Vivendi montrait, non pas un gain de d’abonnés, mais au contraire un recul. Les analystes financiers se sont alors arrachés les cheveux: « Nous avons du mal à réconcilier le chiffre de +5.000 recrutements nets au 2ème trimestre avec le chiffre publié par Vivendi, qui était de -466.000″, écrit par exemple Oddo. Mais l’exemple le plus parlant de wishful thinking concerne le taux de désabonnement (churn en anglais), un indicateur là aussi très suivi par la bourse. Au 1er semestre 2017, il a atteint son plus haut historique, à 17,6%. Mais ce chiffre était enfoui au fond des comptes de Vivendi. Après février 2017, les sombres résultats des chaînes Canal Plus en France ont disparu des comptes, aussi subitement qu’ils étaient apparus…

Le taux de désabonnement (Canal Plus et CanalSat  inclus, CanalPlay, professionnels et outremer exclus)

2008: 13%

2009: 12,3%
2010: 11%
2011: nc
2012: 13,8%
2013: 14,9%
2014: 14,5%
2015: 14,9%
2016: 16,7%
1er semestre 2017:   17,6%

 

Japon : des chiffres contradictoires

Japon : des chiffres contradictoires

 

 

 

  • Après les relatifs bons chiffres de la croissance au premier trimestre, la consommation,  elle, a encore baissé en avril, de 1,4% sur un an. Il s’agit du 14e recul mensuel d’affilée pour les dépenses des foyers de deux personnes ou plus, selon des statistiques annoncées mardi par le gouvernement. . Des chiffres qui pourraient remettre en cause l’optimisme  qui était apparu après la publication des statistiques du premier trimestre :    Une hausse de 0,5% e la croissance  au cours des trois premiers mois de l’année par rapport aux précédents. En rythme annualisé (c’est-à-dire si une telle croissance se poursuivait sur l’ensemble de l’année), la progression ressort à 2,2%. Ces données annoncées sont en phase avec les prévisions des économistes  mais une croissance qui reste fragile car  La production industrielle au Japon a reculé de 1,9% en mars sur un mois, un peu moins qu’annoncé en première approche (-2,1%), a indiqué mercredi le ministère de l’Industrie. Elle a subi un contrecoup après une hausse de 3,2% en février, mais les économistes espéraient qu’elle ne baisserait pas autant.  Le gouvernement de droite, mené par le Premier ministre Shinzo Abe, tend à voir dans cette reprise du premier trimestre qui dure depuis début 2016 les effets de la stratégie de relance « abenomics » initiée à son retour au pouvoir fin 2012. Les investissements non résidentiels des entreprises ont évolué positivement (contrairement à ce pensaient des économistes) de même que la demande publique, grâce aux dépenses du gouvernement central. Mais les analystes notent, à la lumière des indicateurs publiés chaque mois, que les facteurs extérieurs sur lesquels il n’a pas prise (conjoncture mondiale, changes) jouent dans cette embellie, tandis que la consommation des ménages, qui représente plus de la moitié du PIB, même si elle a affiché un petit rebond sur un trimestre, peine à décoller durablement et à être la locomotive.  »La lenteur de la hausse des salaires » est un facteur qui rend les foyers précautionneux, surtout à un moment où l’inflation est censée s’élever, souligne dans une note Marcel Thieliant de Capital Economics.

Primaire de la gauche : le PS fâché avec les chiffres

Primaire de la gauche : le PS fâché avec les chiffres

Décidément le parti socialiste et culturellement fâché avec les chiffres aussi bien en ce qui concerne sa gestion au gouvernement que lors de ses consultations internes. On sait que le parti socialiste voulait absolument atteindre un chiffre de participation comprise entre 1,5 et 2 millions afin d’afficher une certaine mobilisation. Malheureusement ces chiffres ont été annoncés un peu vite. Après un décompte précis on était loin des 2 millions. Du coup on a rajouté 350 000 votants fictifs pendant la nuit en les répartissant de façon à peu près égale en fonction des scores à chaque candidat.. La haute autorité chargée d’attester du bon fonctionnement du scrutin a dans un premier temps annoncé une participation « entre 1,5 million et 2 millions » de votants. Un chiffre à peu près conforme aux espérances du Parti socialiste mais qui tardait à se confirmer sur le site des résultats. À 10 heures lundi, le site des primaires citoyens publiait de nouveaux résultats avec 1.601.139 votants, sur 95% des bureaux de vote. Problème, les pourcentages affichés pour chaque candidat étaient exactement les mêmes, au centième près, que ceux publiés la veille malgré 350.000 votants supplémentaires. De troublants résultats qui n’ont pas manqué d’interpeller les médias mais également les électeurs. Comment les pourcentages ont-ils pu rester exactement les mêmes malgré 350.000 voix supplémentaires ? Telle est la question sur laquelle s’est penché Le Monde. Ainsi Les Décodeurs ont-ils calculé les différentiels de voix entre dimanche soir et lundi matin. Si Benoît Hamon a vu son chiffre grimper de 127.973 voix et Jean-Luc Bennahmias de 3.563 voix, le site internet révèle qu’en pourcentage, cela représente une augmentation d’environ 28%, à quelques décimales près, pour chaque candidat. Un calcul mis en place afin de ne pas modifier les résultats obtenus dans la soirée.  Contacté par Libération, Christophe Borgel a reconnu certaines erreurs et évoqués des bugs. « Il y a eu un bug, rien de plus. Et c’est un peu de ma faute. Il y avait beaucoup de pression autour du niveau de participation, j’ai demandé à ce que les résultats soient actualisés au plus vite. Et effectivement, on a appliqué au nouveau total de votants les pourcentages de la veille », a-t-il avoué évoquant des « bug sur bug ».

Apprentissage : des chiffres toujours aussi lamentables

Apprentissage : des chiffres toujours aussi lamentables

En dépit des discours en faveur de l’apprentissage, les chiffres démontrent que la France montre un certain mépris pour cette filière. En cause sans doute le manque de volonté des pouvoirs publics pour orienter les élèves dans cette voie. Aussi la responsabilité de l’éducation nationale qui multiplie les diplômes illusoires qui ne peuvent conduire qu’à Pôle emploi. En cause enfin la responsabilité des familles qui encouragent des enfants peu doués pour les  études à se diriger quand même vers des carrières de cols blancs alors que les métiers manuels manquent de main-d’œuvre et qu’elles sont autrement rémunératrices que certains emplois tertiaires. Exemple des bacs pro de vente qui conduise à des emplois partiels comme caissière chez Carrefour ou pire à Pôle emploi. Pour autant la filière apprentissage ne saurait être limité aux seuls élèves éprouvant des difficultés scolaires mais instituée dans toute les filières jusqu’en supérieur comme en Allemagne par exemple. Les chiffres provisoires du ministère du travail publiés vendredi font état de 64.385 contrats signés en octobre pour la France entière, contre 65.504 l’année dernière sur la même période. Soit un recul de 1,7% qui touche aussi bien le secteur privé que public (il est de même ordre mesuré sur la France métropolitaine). Sachant que les entrées avaient fait un quasi surplace en septembre, deux des trois mois les plus importants de l’année avec novembre augurent d’un millésime 2016 décevant. Il faudra attendre la fin de l’année pour dresser le bilan compte tenu du décalage des inscriptions. La situation générale de l’emploi s’améliorant, il serait logique que celle de l’apprentissage suive la même pente. Le gouvernement compte pour cela sur son dernier coup de pouce, sous la forme d’une prime forfaitaire de 4.400 euros pour les entreprises de moins de 11 salariés qui embauchent un apprenti mineur. Ce qui revient à une prise en charge totale du salaire et des charges sociales la première année.. Après deux années consécutives de baisse, la courbe des entrées s’est cependant mais c’est encore bien insuffisant

 

 

Décrochage scolaire : se réjouir des chiffres ?

Décrochage scolaire : se réjouir des chiffres ?

 

Des chiffres qui interroge  pour Daniel Frandji, maître de conférences en sociologie à l’Ecole normale supérieure de Lyon et membre de l’Observatoire de la réussite éducative. (Interview Europe 1)

Faut-il se réjouir de ces chiffres ?

« ….. Ce qui me gêne, c’est qu’on ne sait rien de ceux qui ‘raccrochent’. Finissent-ils par obtenir un diplôme ? Quel diplôme ? Sait-on quelle est la situation sociale de ceux qui raccrochent et de ceux qui décrochent définitivement ? Construit-on une réponse adaptée en fonction des situations familiales, sociales, sanitaires des élèves ? Ce sont des questions qu’il faut poser et il y a encore un flou autour de cela. En outre, le ministère présente les choses d’un drôle de manière. Dans la communication de la ministre, on entend qu’il faut lutter contre le décrochage car cela ‘nuit à l’estime de soi’ des élèves, coûte cher à l’Etat ou encore contribue à la hausse du chômage. Tout cela est très vrai, mais je suis étonné que la dimension purement scolaire ne soit pas abordée. Qu’en est-il de l’objectif de proposer un savoir et des compétences communes, de développer un sens critique, une culture partagée ? On sent un flou sur ce que doit être l’école aujourd’hui. Le but de la scolarité ne doit pas seulement être l’obtention d’un diplôme, peu importe lequel. Une école démocratique, ce n’est pas que ça. Or, le dernier rapport du Cnesco montre bien comment les inégalités se creusent en France en matière d’accès à un savoir commun ».

L’objectif d’atteindre moins de 70.000 décrocheurs avant la fin du mandat paraît-il atteignable ?  

« Ça me paraît difficile, il ne reste que quelques mois… Et l’atteinte d’un objectif chiffré ne doit pas être le seul critère d’une école enfin démocratisée. L’Etat se réjouit, par exemple, d’amener 80% d’une classe d’âge au baccalauréat. Mais que fait-on des 20% qui restent ? Si l’on se contente de mettre des moyens sur les 80% qui peuvent aller au bac, le risque est que l’on mette encore moins de moyens sur les 20% qui restent. Ils vont s’enfoncer et se radicaliser encore plus. Pour les décrocheurs, c’est pareil. Si on tombe à 70.000, ce sera une bonne nouvelle. Mais que va-t-il advenir des 70.000 restants ? Auront-ils le même socle commun de connaissance que les autres ? Ne vont-ils pas se retrouver encore plus en marge du système scolaire ou même du marché de l’emploi ? »

Que préconisez-vous ?

« Aujourd’hui, on mise beaucoup sur la remédiation, et encore trop peu sur la prévention. Or, il y a un réel processus de décrochage inhérent au système : le fait que notre école est encore trop largement sélective. Il y a des gagnants et des perdants, l’école est une compétition qui ne retient que les meilleurs. Aujourd’hui, un élève qui redouble deux fois va être invité à sortir du parcours scolaire classique. On fait intervenir des associations, on externalise l’accompagnement des jeunes décrocheurs. On leur propose des formations professionnalisantes sans leur demander si c’est vraiment ce qu’ils ont envie de faire. La ministre, par exemple, se réjouit du fait qu’il y ait des élèves qui retentent le Bac après un échec. Mais que se passe-t-il s’ils échouent de nouveau ?  La solution doit aussi être pédagogique. « .

Décrochage scolaire : des chiffres truqués

Décrochage scolaire : des chiffres truqués

Comme pour le chômage il y aurait une inversion de la courbe de ceux qui décrochent du système scolaire sans diplôme,  ni qualification ; on serait descendu sous les 100.000 par an en 2016, a annoncé ce lundi Najat Vallaud-Belkacem. « Nous avons cette année passé un cap symbolique très fort », a déclaré la ministre de l’Education nationale lors d’un séminaire sur le décrochage scolaire. Ce phénomène devrait ainsi concerner 98.000 jeunes en 2016, selon un indicateur provisoire du ministère, après 107.000 en 2015 et 110.000 en 2014, selon l’enquête emploi de l’Insee. Des chiffres qui n’ont évidemment aucune signification car il faudrait comparer  les diplômes à niveau constant. Or globalement ce niveau baisse comparé à ceux des autres pays. Ainsi le taux de réussiste au Bac ou encore la multiplication des filières bidon qui ne débouchent  sur rien sinon sur pôle emploi. Le programme PISA (pour Program for International Student Assessment, programme international d’évaluation des élèves) permet d’évaluer les performances du système éducatif de chaque pays de façon standardisée.  La France se situe à la traîne dans ce classement. Son score est de 495, en vingt-cinquième position sur 65 avec un point de plus que la moyenne des pays évalués, juste derrière la République Tchèque. Par exemple, 22.4% des élèves y sont peu performants en mathématiques alors que seuls 12.9% y sont très performants. La performance de la France diminue par ailleurs assez franchement depuis 2003. C’est Shanghaï qui arrive en tête avec 614 points alors que le Pérou ferme la marche avec 365 points. Dans le haut du classement PISA, soit devant la France, on trouve notamment l’Allemagne, l’Autriche, les Pays-Bas ou la Pologne.   Les résultats ne sont pas bons, surtout au regard des sommes colossales englouties par le système éducatif français. Ni la performance brute, ni l’équité ne sont au rendez-vous. Pour un système qui se veut très égalitariste, on ne peut pas dire que les résultats soient exceptionnels. Multiplier les filières et diplômes qui conduisent à une impasse professionnelle ou encore abaisser le niveau moyen des diplômes rend caduque toute interprétation optimiste  de la réduction de nombre de décochés scolaires.  En outre d’après une étude du Conseil national d’évaluation du système scolaire (Enesco) qui démontre que l’école est une fabrique d’inégalités sociales. Par la seule fabrique évidemment car l’école s’insère, reflète et reproduit l’environnement socio-économique. Ce conseil évite par ailleurs de parler du niveau moyen qui continue de s’écrouler dans les classements internationaux mesurant notamment les savoirs fondamentaux. Un niveau très faible mais avec des écarts considérables car les enfants des classes sociales élevées progressent tandis que les classes des foyers pauvres s’enfoncent notamment dans certaines zones de banlieue abandonnées où les classes ressemblent davantage à des garderies qu’à des lieux d’enseignement. « Les politiques scolaires menées depuis trois décennies expliquent la dégradation des inégalités sociales dans l’école française », estime le Cnesco en qualifiant l’école française de « lieu de reproduction sociale », sous l’effet d’ »une longue chaîne de processus inégalitaires » qui s’accumulent tout au long de la scolarité. Notre système éducatif est devenu, selon l’enquête PISA, le plus inégalitaire de l’OCDE. D’après le ministère de l’Éducation nationale, 20 % des élèves en fin de 3e ne maîtrisent pas la lecture et l’écriture.  De ce  point de vue, l’objectif de Hollande de diviser par deux le nombre de décrocheurs pendant son quinquennat pour passer de 140.000 à 70.000 par an n’a aucun sens. Bref comme l’inversion de la courbe du chômage. !

 

12



L'actu écologique |
bessay |
Mr. Sandro's Blog |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | astucesquotidiennes
| MIEUX-ETRE
| louis crusol