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Immigrations : les chiffres

Immigrations : les chiffres

Le 1er janvier 2018, l’Union européenne comptait 512,6 millions d’habitants, soit 1,1 million de plus qu’un an auparavant. Ce sont les migrations qui permettent cette croissance démographique. Selon les données d’Eurostat, l’office statistique de l’Union européenne, il y a eu en moyenne davantage de décès (5,3 millions) que de naissances (5,1 millions) l’an dernier. Ce qui signifie que dans l’Union la variation naturelle de la population a été négative.

La population a augmenté dans dix-neuf États et reculé dans neuf autres. De manière générale, ce sont les pays où les naissances l’emportent sur les décès qui affichent la plus forte croissance de la population. L’Irlande est ainsi à la fois l’État où les naissances ont le plus dépassé les décès (+ 6,6‰ d’accroissement naturel) et l’un des quatre pays européens à connaître la plus forte augmentation (+ 11,2‰). À l’opposé, les faibles taux de natalité rarement compensés par des arrivées de migrants vont de pair avec les reculs démographiques. La Bulgarie, qui subit une diminution naturelle de sa population de 6,5‰, est ainsi, comme d’ailleurs plusieurs pays de l’ex-bloc soviétique (Roumanie, Lituanie, Croatie…), l’un des États enregistrant le pire recul démographique (- 7,3‰).

C’est le contraire en Allemagne. Malgré une diminution naturelle de sa population (-1,8‰), le nombre d’habitants croît de 4‰, avec l’arrivée de migrants. Quant à la France, en 11e position pour la croissance globale (+3,5‰), elle fait partie des champions de la poussette (+2,5‰ d’accroissement naturel).

Collectivités locales : Presque 10% d’absentéisme toute l’année et des chiffres toujours en progression.

Collectivités locales : Presque 10% d’absentéisme toute l’année et des chiffres toujours en progression.

.En 2017, les collectivités territoriales ont compté en permanence 9,8 agents absents sur 100 sur toute l’année, contre 9,5 en 2016, selon les premières tendances de l’étude annuelle de Sofaxis (courtier en assurance du service public local), qui fait référence.

Sur dix ans, le constat est alarmant, l’augmentation de l’absentéisme étant de 28 %. Autre indicateur, la durée moyenne d’arrêt a atteint 38 jours d’absence en 2017, soit une progression de 33 % depuis 2007.

Le fait que les agents des collectivités soient en moyenne plus âgés année après année, du fait notamment d’un départ à la retraite plus tardif, explique une partie du problème. Les seniors subissent des maladies plus graves et plus longues. Néanmoins, ce n’est pas la seule explication. Car les arrêts pour maladies ordinaires sont aussi plus nombreux. Ainsi, 45 % des agents ont été absents au moins une fois en 2017, et, parmi eux, 76 % l’ont été pour cause de congés de maladie ordinaire. Viennent ensuite les accidents du travail (13 %), la longue maladie (7%) et la maternité (4%).

 

Canal Plus cache ses mauvais chiffres

Canal Plus cache  ses mauvais chiffres

Pour ne plus afficher sa dégringolade, Canal+ ne publie plus le nombre  de désabonnements.  Depuis l’arrivée aux commandes de Vincent Bolloré, les indicateurs de Canal Plus sont dans le rouge: chiffre d’affaires, rentabilité… Mais, contre toute évidence, Vincent Bolloré et les autres dirigeants martèlent que la chaîne va mieux. Pour cela, soit ils se projettent dans l’avenir, soit ils sortent de leur chapeau de tout nouveaux indicateurs, parcellaires et différents de ceux publiés régulièrement par Vivendi, ce qui rend impossible toute comparaison historique. Ce discours positif a démarré en juin 2016: « en réalité, Canal Plus est redressé. Le nombre d’abonnés est en train d’augmenter beaucoup en juin pour la première fois depuis longtemps », déclarait ainsi au Sénat Vincent Bolloré. En avril 2017, le président du conseil de surveillance de Vivendi et Canal Plus en remet une couche lors de l’assemblée générale de Vivendi: « notre pari est une remontée considérable des résultats de Canal Plus en 2017, au second semestre. En mars, il y a eu un équilibre entre les départs et les rentrées pour la première fois depuis 5 à 7 ans ». Pareillement, le directeur de la distribution de Canal Frank Cadoret assure en septembre 2017: « Canal Plus va mieux… Au deuxième trimestre 2017, pour la première fois depuis très longtemps, nous sommes passés en positif en regagnant 5.000 clients ». En fait,  Le chiffre publié par Vivendi montrait, non pas un gain de d’abonnés, mais au contraire un recul. Les analystes financiers se sont alors arrachés les cheveux: « Nous avons du mal à réconcilier le chiffre de +5.000 recrutements nets au 2ème trimestre avec le chiffre publié par Vivendi, qui était de -466.000″, écrit par exemple Oddo. Mais l’exemple le plus parlant de wishful thinking concerne le taux de désabonnement (churn en anglais), un indicateur là aussi très suivi par la bourse. Au 1er semestre 2017, il a atteint son plus haut historique, à 17,6%. Mais ce chiffre était enfoui au fond des comptes de Vivendi. Après février 2017, les sombres résultats des chaînes Canal Plus en France ont disparu des comptes, aussi subitement qu’ils étaient apparus…

Le taux de désabonnement (Canal Plus et CanalSat  inclus, CanalPlay, professionnels et outremer exclus)

2008: 13%

2009: 12,3%
2010: 11%
2011: nc
2012: 13,8%
2013: 14,9%
2014: 14,5%
2015: 14,9%
2016: 16,7%
1er semestre 2017:   17,6%

 

Japon : des chiffres contradictoires

Japon : des chiffres contradictoires

 

 

 

  • Après les relatifs bons chiffres de la croissance au premier trimestre, la consommation,  elle, a encore baissé en avril, de 1,4% sur un an. Il s’agit du 14e recul mensuel d’affilée pour les dépenses des foyers de deux personnes ou plus, selon des statistiques annoncées mardi par le gouvernement. . Des chiffres qui pourraient remettre en cause l’optimisme  qui était apparu après la publication des statistiques du premier trimestre :    Une hausse de 0,5% e la croissance  au cours des trois premiers mois de l’année par rapport aux précédents. En rythme annualisé (c’est-à-dire si une telle croissance se poursuivait sur l’ensemble de l’année), la progression ressort à 2,2%. Ces données annoncées sont en phase avec les prévisions des économistes  mais une croissance qui reste fragile car  La production industrielle au Japon a reculé de 1,9% en mars sur un mois, un peu moins qu’annoncé en première approche (-2,1%), a indiqué mercredi le ministère de l’Industrie. Elle a subi un contrecoup après une hausse de 3,2% en février, mais les économistes espéraient qu’elle ne baisserait pas autant.  Le gouvernement de droite, mené par le Premier ministre Shinzo Abe, tend à voir dans cette reprise du premier trimestre qui dure depuis début 2016 les effets de la stratégie de relance « abenomics » initiée à son retour au pouvoir fin 2012. Les investissements non résidentiels des entreprises ont évolué positivement (contrairement à ce pensaient des économistes) de même que la demande publique, grâce aux dépenses du gouvernement central. Mais les analystes notent, à la lumière des indicateurs publiés chaque mois, que les facteurs extérieurs sur lesquels il n’a pas prise (conjoncture mondiale, changes) jouent dans cette embellie, tandis que la consommation des ménages, qui représente plus de la moitié du PIB, même si elle a affiché un petit rebond sur un trimestre, peine à décoller durablement et à être la locomotive.  »La lenteur de la hausse des salaires » est un facteur qui rend les foyers précautionneux, surtout à un moment où l’inflation est censée s’élever, souligne dans une note Marcel Thieliant de Capital Economics.

Primaire de la gauche : le PS fâché avec les chiffres

Primaire de la gauche : le PS fâché avec les chiffres

Décidément le parti socialiste et culturellement fâché avec les chiffres aussi bien en ce qui concerne sa gestion au gouvernement que lors de ses consultations internes. On sait que le parti socialiste voulait absolument atteindre un chiffre de participation comprise entre 1,5 et 2 millions afin d’afficher une certaine mobilisation. Malheureusement ces chiffres ont été annoncés un peu vite. Après un décompte précis on était loin des 2 millions. Du coup on a rajouté 350 000 votants fictifs pendant la nuit en les répartissant de façon à peu près égale en fonction des scores à chaque candidat.. La haute autorité chargée d’attester du bon fonctionnement du scrutin a dans un premier temps annoncé une participation « entre 1,5 million et 2 millions » de votants. Un chiffre à peu près conforme aux espérances du Parti socialiste mais qui tardait à se confirmer sur le site des résultats. À 10 heures lundi, le site des primaires citoyens publiait de nouveaux résultats avec 1.601.139 votants, sur 95% des bureaux de vote. Problème, les pourcentages affichés pour chaque candidat étaient exactement les mêmes, au centième près, que ceux publiés la veille malgré 350.000 votants supplémentaires. De troublants résultats qui n’ont pas manqué d’interpeller les médias mais également les électeurs. Comment les pourcentages ont-ils pu rester exactement les mêmes malgré 350.000 voix supplémentaires ? Telle est la question sur laquelle s’est penché Le Monde. Ainsi Les Décodeurs ont-ils calculé les différentiels de voix entre dimanche soir et lundi matin. Si Benoît Hamon a vu son chiffre grimper de 127.973 voix et Jean-Luc Bennahmias de 3.563 voix, le site internet révèle qu’en pourcentage, cela représente une augmentation d’environ 28%, à quelques décimales près, pour chaque candidat. Un calcul mis en place afin de ne pas modifier les résultats obtenus dans la soirée.  Contacté par Libération, Christophe Borgel a reconnu certaines erreurs et évoqués des bugs. « Il y a eu un bug, rien de plus. Et c’est un peu de ma faute. Il y avait beaucoup de pression autour du niveau de participation, j’ai demandé à ce que les résultats soient actualisés au plus vite. Et effectivement, on a appliqué au nouveau total de votants les pourcentages de la veille », a-t-il avoué évoquant des « bug sur bug ».

Apprentissage : des chiffres toujours aussi lamentables

Apprentissage : des chiffres toujours aussi lamentables

En dépit des discours en faveur de l’apprentissage, les chiffres démontrent que la France montre un certain mépris pour cette filière. En cause sans doute le manque de volonté des pouvoirs publics pour orienter les élèves dans cette voie. Aussi la responsabilité de l’éducation nationale qui multiplie les diplômes illusoires qui ne peuvent conduire qu’à Pôle emploi. En cause enfin la responsabilité des familles qui encouragent des enfants peu doués pour les  études à se diriger quand même vers des carrières de cols blancs alors que les métiers manuels manquent de main-d’œuvre et qu’elles sont autrement rémunératrices que certains emplois tertiaires. Exemple des bacs pro de vente qui conduise à des emplois partiels comme caissière chez Carrefour ou pire à Pôle emploi. Pour autant la filière apprentissage ne saurait être limité aux seuls élèves éprouvant des difficultés scolaires mais instituée dans toute les filières jusqu’en supérieur comme en Allemagne par exemple. Les chiffres provisoires du ministère du travail publiés vendredi font état de 64.385 contrats signés en octobre pour la France entière, contre 65.504 l’année dernière sur la même période. Soit un recul de 1,7% qui touche aussi bien le secteur privé que public (il est de même ordre mesuré sur la France métropolitaine). Sachant que les entrées avaient fait un quasi surplace en septembre, deux des trois mois les plus importants de l’année avec novembre augurent d’un millésime 2016 décevant. Il faudra attendre la fin de l’année pour dresser le bilan compte tenu du décalage des inscriptions. La situation générale de l’emploi s’améliorant, il serait logique que celle de l’apprentissage suive la même pente. Le gouvernement compte pour cela sur son dernier coup de pouce, sous la forme d’une prime forfaitaire de 4.400 euros pour les entreprises de moins de 11 salariés qui embauchent un apprenti mineur. Ce qui revient à une prise en charge totale du salaire et des charges sociales la première année.. Après deux années consécutives de baisse, la courbe des entrées s’est cependant mais c’est encore bien insuffisant

 

 

Décrochage scolaire : se réjouir des chiffres ?

Décrochage scolaire : se réjouir des chiffres ?

 

Des chiffres qui interroge  pour Daniel Frandji, maître de conférences en sociologie à l’Ecole normale supérieure de Lyon et membre de l’Observatoire de la réussite éducative. (Interview Europe 1)

Faut-il se réjouir de ces chiffres ?

« ….. Ce qui me gêne, c’est qu’on ne sait rien de ceux qui ‘raccrochent’. Finissent-ils par obtenir un diplôme ? Quel diplôme ? Sait-on quelle est la situation sociale de ceux qui raccrochent et de ceux qui décrochent définitivement ? Construit-on une réponse adaptée en fonction des situations familiales, sociales, sanitaires des élèves ? Ce sont des questions qu’il faut poser et il y a encore un flou autour de cela. En outre, le ministère présente les choses d’un drôle de manière. Dans la communication de la ministre, on entend qu’il faut lutter contre le décrochage car cela ‘nuit à l’estime de soi’ des élèves, coûte cher à l’Etat ou encore contribue à la hausse du chômage. Tout cela est très vrai, mais je suis étonné que la dimension purement scolaire ne soit pas abordée. Qu’en est-il de l’objectif de proposer un savoir et des compétences communes, de développer un sens critique, une culture partagée ? On sent un flou sur ce que doit être l’école aujourd’hui. Le but de la scolarité ne doit pas seulement être l’obtention d’un diplôme, peu importe lequel. Une école démocratique, ce n’est pas que ça. Or, le dernier rapport du Cnesco montre bien comment les inégalités se creusent en France en matière d’accès à un savoir commun ».

L’objectif d’atteindre moins de 70.000 décrocheurs avant la fin du mandat paraît-il atteignable ?  

« Ça me paraît difficile, il ne reste que quelques mois… Et l’atteinte d’un objectif chiffré ne doit pas être le seul critère d’une école enfin démocratisée. L’Etat se réjouit, par exemple, d’amener 80% d’une classe d’âge au baccalauréat. Mais que fait-on des 20% qui restent ? Si l’on se contente de mettre des moyens sur les 80% qui peuvent aller au bac, le risque est que l’on mette encore moins de moyens sur les 20% qui restent. Ils vont s’enfoncer et se radicaliser encore plus. Pour les décrocheurs, c’est pareil. Si on tombe à 70.000, ce sera une bonne nouvelle. Mais que va-t-il advenir des 70.000 restants ? Auront-ils le même socle commun de connaissance que les autres ? Ne vont-ils pas se retrouver encore plus en marge du système scolaire ou même du marché de l’emploi ? »

Que préconisez-vous ?

« Aujourd’hui, on mise beaucoup sur la remédiation, et encore trop peu sur la prévention. Or, il y a un réel processus de décrochage inhérent au système : le fait que notre école est encore trop largement sélective. Il y a des gagnants et des perdants, l’école est une compétition qui ne retient que les meilleurs. Aujourd’hui, un élève qui redouble deux fois va être invité à sortir du parcours scolaire classique. On fait intervenir des associations, on externalise l’accompagnement des jeunes décrocheurs. On leur propose des formations professionnalisantes sans leur demander si c’est vraiment ce qu’ils ont envie de faire. La ministre, par exemple, se réjouit du fait qu’il y ait des élèves qui retentent le Bac après un échec. Mais que se passe-t-il s’ils échouent de nouveau ?  La solution doit aussi être pédagogique. « .

Décrochage scolaire : des chiffres truqués

Décrochage scolaire : des chiffres truqués

Comme pour le chômage il y aurait une inversion de la courbe de ceux qui décrochent du système scolaire sans diplôme,  ni qualification ; on serait descendu sous les 100.000 par an en 2016, a annoncé ce lundi Najat Vallaud-Belkacem. « Nous avons cette année passé un cap symbolique très fort », a déclaré la ministre de l’Education nationale lors d’un séminaire sur le décrochage scolaire. Ce phénomène devrait ainsi concerner 98.000 jeunes en 2016, selon un indicateur provisoire du ministère, après 107.000 en 2015 et 110.000 en 2014, selon l’enquête emploi de l’Insee. Des chiffres qui n’ont évidemment aucune signification car il faudrait comparer  les diplômes à niveau constant. Or globalement ce niveau baisse comparé à ceux des autres pays. Ainsi le taux de réussiste au Bac ou encore la multiplication des filières bidon qui ne débouchent  sur rien sinon sur pôle emploi. Le programme PISA (pour Program for International Student Assessment, programme international d’évaluation des élèves) permet d’évaluer les performances du système éducatif de chaque pays de façon standardisée.  La France se situe à la traîne dans ce classement. Son score est de 495, en vingt-cinquième position sur 65 avec un point de plus que la moyenne des pays évalués, juste derrière la République Tchèque. Par exemple, 22.4% des élèves y sont peu performants en mathématiques alors que seuls 12.9% y sont très performants. La performance de la France diminue par ailleurs assez franchement depuis 2003. C’est Shanghaï qui arrive en tête avec 614 points alors que le Pérou ferme la marche avec 365 points. Dans le haut du classement PISA, soit devant la France, on trouve notamment l’Allemagne, l’Autriche, les Pays-Bas ou la Pologne.   Les résultats ne sont pas bons, surtout au regard des sommes colossales englouties par le système éducatif français. Ni la performance brute, ni l’équité ne sont au rendez-vous. Pour un système qui se veut très égalitariste, on ne peut pas dire que les résultats soient exceptionnels. Multiplier les filières et diplômes qui conduisent à une impasse professionnelle ou encore abaisser le niveau moyen des diplômes rend caduque toute interprétation optimiste  de la réduction de nombre de décochés scolaires.  En outre d’après une étude du Conseil national d’évaluation du système scolaire (Enesco) qui démontre que l’école est une fabrique d’inégalités sociales. Par la seule fabrique évidemment car l’école s’insère, reflète et reproduit l’environnement socio-économique. Ce conseil évite par ailleurs de parler du niveau moyen qui continue de s’écrouler dans les classements internationaux mesurant notamment les savoirs fondamentaux. Un niveau très faible mais avec des écarts considérables car les enfants des classes sociales élevées progressent tandis que les classes des foyers pauvres s’enfoncent notamment dans certaines zones de banlieue abandonnées où les classes ressemblent davantage à des garderies qu’à des lieux d’enseignement. « Les politiques scolaires menées depuis trois décennies expliquent la dégradation des inégalités sociales dans l’école française », estime le Cnesco en qualifiant l’école française de « lieu de reproduction sociale », sous l’effet d’ »une longue chaîne de processus inégalitaires » qui s’accumulent tout au long de la scolarité. Notre système éducatif est devenu, selon l’enquête PISA, le plus inégalitaire de l’OCDE. D’après le ministère de l’Éducation nationale, 20 % des élèves en fin de 3e ne maîtrisent pas la lecture et l’écriture.  De ce  point de vue, l’objectif de Hollande de diviser par deux le nombre de décrocheurs pendant son quinquennat pour passer de 140.000 à 70.000 par an n’a aucun sens. Bref comme l’inversion de la courbe du chômage. !

 

Une commission d’enquête sur les chiffres du chômage

Une commission d’enquête sur les chiffres du chômage

 

Officiellement il y a plus de 3,5 millions de chômeurs, du coup quand on constate une variation de quelques dizaines de milliers des interrogations naissent  sur la réalité de ces variations surtout quand elles sont affichées à la baisse. Du coup. Bruno Retailleau, Président du groupe Les Républicains au Sénat, a décidé de lancer une commission d’enquête sur l’évaluation et l’évolution des chiffres du chômage. Compte tenu de l’extrême faiblesse de la croissance on peut effectivement s’interroger sur les baisses annoncées du chômage comme en janvier par exemple.  En réalité, il s’agit souvent du bidouillage des chiffres par Pôle emploi. La méthode est simple, il suffit de rayer sans raison les chômeurs ou de ne pas les inscrire. Première méthode, décourager les inscrits auxquels on ne propose rien pendant des mois et des années. Le chômeur qui ne peut prétendre à aucune indemnité se lasse et ne ‘s’inscrit plus. Seconde méthode la plus efficace celle-là, rayer les inscrits pour non actualisation à temps. Dès le lendemain de la date prévue le chômeur est radié. On peut aussi rayer des listes ceux qui ne répondent pas à des convocations qu’ils n’ont pas reçus. Enfin la radiation pour motifs administratifs, il suffit qu’un seul papier manque (et pas question d’envoyer une copie du fameux document par la poste ; il faut se présenter avec original dans la plupart des cas). °. Les différentes méthodes permettent d’éliminer ainsi de 100 à 200 000 chômeurs.  En outre «Les «bugs» se multiplient et faussent les résultats. Ces «bugs» restent parfois inexpliqués», affirme Bruno Retailleau. «Le gouvernement met en place des dispositifs destinés à baisser artificiellement les statistiques. Cela doit être quantifié et les modes de calcul expertisés», poursuit-il. La commission d’enquête commencera à travailler mi-avril, et rendra ses conclusions six mois plus tard, soit dans le courant du mois d’octobre. Elle sera composée d’un peu plus d’une vingtaine de sénateurs, à parité droite et gauche. Philippe Dallier, sénateur LR de la Seine Saint-Denis, est actuellement pressenti pour être rapporteur de cette commission. Les Sénateurs LR ont utilisé leur droit de tirage (un par session ordinaire) pour réclamer cette commission d’enquête. Plusieurs éléments sont venus nourrir la suspicion. Primo, le, annoncé début janvier par François Hollande, avait déclenché la polémique. Car ces chômeurs en formation ne seront plus comptabilisés dans les séries habituellement regardées pour évaluer le chômage. Résultat, beaucoup y ont vu une manœuvre destinée à faire baisser artificiellement les chiffres du chômage d’ici à la présidentielle de 2017. «Le gouvernement peut être tenté par un traitement statistique du chômage», estime Bruno Retailleau. Secundo, en janvier, le chômage a connu une nette baisse, potentiellement la plus forte depuis la crise de 2008. Mais cette publication s’est trouvée statistiques «inhabituels» et «inexpliqués», qui la rendent difficilement interprétable. Le nombre de chômeurs a diminué de 27.900 personnes en janvier en métropole, pour s’établir à 3,55 millions, mais ce chiffre est à prendre avec des pincettes, a averti la Dares, le service des statistiques du ministère du Travail. À la fin de chaque mois, les demandeurs d’emploi sont tenus de déclarer leur situation à Pôle emploi, sous peine d’être désinscrits d’office. En janvier, 238.900 personnes étaient sorties des listes pour ce motif, soit plus de 40.000 de plus qu’en décembre. Cette hausse, «inhabituellement forte» et «inexpliquée», a fait baisser le chômage, écrit la Dares, qui appelle à interpréter les résultats «en tendance», c’est-à-dire sur une période plus longue. En août 2013, un «bug» de l’opérateur SFR dans l’acheminement des messages de relance rappelant aux inscrits d’actualiser leur situation avait, là aussi, gonflé les désinscriptions (+50.000).

 

Chômage : les faux chiffres ( Marc Fiorentino)

Chômage : les faux chiffres (  Marc Fiorentino)

Dans un édito paru dans le Figaro Marc Fiorentino ( expert financier) s’attaque aux faux chiffres du chômage qui ne représentent pas 3,5 millions de chômeurs mais 6 d’après lui. En fait encore davantage si on prend en compte ceux qui ne sosnt inscrits à pôle emploi ( qui ne touchent rien, ou des bénéficiaires du  RSA ou encore de  l’aide handicapé, soit environ au moins un million de plus.

 

« Chaque mois c’est le même scénario. Une hausse du chômage. Des nouveaux records dramatiques. Et…aucune réaction politique. Le gouvernement se planque, attend que ça passe et prie pour qu’un jour cela s’inverse. Aucune réunion d’urgence, aucun sommet, aucun « Grenelle » de l’emploi. Toutes catégories confondues, nous sommes proches des 6 millions de chômeurs. 6 millions. C’est dramatique. Les gouvernements successifs n’ont jamais réussi à combattre le chômage mais ils ont réussi à nous intoxiquer. Le chiffre qui est annoncé dans les médias est celui des chômeurs de catégorie A. Ceux qui n’ont pas exercé du tout d’activité pendant le mois. Mais c’est une arnaque. Le vrai nombre de chômeurs est le nombre de chômeurs toutes catégories. Et il atteint hier 5,6 millions de personnes. Soit près de 20% de la population active. Notre situation n’est pas meilleure que celle de l’Espagne. À la différence près que notre chômage est le seul qui ne recule pas dans toute l’Europe. Faux de dire aussi qu’on ne peut rien faire. Les mesures pour faire reculer le chômage sont connues. Elles ne sont ni de gauche ni de droite. Mais aucun politique, et encore moins ce gouvernement sans majorité réelle, n’a le courage de prendre les mesures nécessaires. Le chômage finira par baisser du fait de la reprise, même marginale, de la croissance et du fait de la pyramide des âges. Et Hollande prie tous les mois pour que ça arrive sans qu’il ait besoin d’agir. Voici le descriptif des différentes catégories de chômeurs par pole emploi. Vous allez comprendre pourquoi il faut prendre en compte toutes les catégories et pas seulement la catégorie A. »
- catégorie A : demandeurs d’emploi tenus de faire des actes positifs de recherche d’emploi, sans emploi ;
- catégorie B : demandeurs d’emploi tenus de faire des actes positifs de recherche d’emploi, ayant exercé une activité réduite courte (i.e. de 78 heures ou moins au cours du mois) ;
- catégorie C : demandeurs d’emploi tenus de faire des actes positifs de recherche d’emploi, ayant exercé une activité réduite longue (i.e. plus de 78 heures au cours du mois) ;
- catégorie D : demandeurs d’emploi non tenus de faire des actes positifs de recherche d’emploi (en raison d’un stage, d’une formation, d’une maladie…), y compris les demandeurs d’emploi en convention de reclassement personnalisé (CRP), en contrat de transition professionnelle (CTP), sans emploi et en contrat de sécurisation professionnelle (CSP) ;
- catégorie E : demandeurs d’emploi non tenus de faire de actes positifs de recherche d’emploi, en emploi (par exemple : bénéficiaires de contrats aidés).

 

Grève des médecins : la guerre des chiffres

Grève des médecins : la guerre des chiffres

 

 

Le conflit avec les généralistes est loin d’être terminé. Notamment à propos du tiers payant. La ministre de la Santé Marisol Touraine a tout fait pour discréditer ce mouvement. D’abord, elle a donné rapidement satisfaction aux urgentistes, puis aux cliniques privées. Maintenant elle se livre à une manipulation des chiffres concernant le nombre de consultations pendant la, période de grève des généralistes. D’après elle, il y aurait même eu davantage de consultations en 2014 qu’en 2013 pendant la même période. Des chiffres évidemment invérifiables d’autant qu’on ne sait pas si pas s’il s’agit d’un nombre d’actes, ou du nombre de  transmissions pendant ladite période. L’assurance  maladie a comptabilisé, entre les 23 et 30 décembre derniers, 4,4 millions de consultations, contre 4,3 millions, en 2013 à la même époque. Les syndicats dénoncent une «manipulation». Selon les chiffres de l’assurance-maladie, 4,9 millions de feuilles de soins ont été télétransmises au total, entre les 23 et 30 décembre derniers, contre 4,6 millions fin 2013 et 4,8 millions fin 2012. Sur l’ensemble de la semaine dernière, la Cnam comptabilise, par ailleurs, 4,4 millions de consultations (contre 4,3 millions en 2013 et en 2012).  Interrogé par l’AFP, Jean-Paul Hamon, président de la Fédération des médecins de France (FMF), l’un des principaux syndicats, dénonce une «manipulation». «Ces chiffres sont invérifiables, on demande à y avoir accès», a-t-il déclaré. Les syndicats de médecins se sont targués d’une mobilisation massive, entre les 23 et 31 décembre 2014, avec «jusqu’à 80% et 100% de débrayages» selon la CSMF, premier d’entre eux. Ils protestent contre le projet de loi santé et exigent une revalorisation de la consultation. «Une action visant à revenir, même ponctuellement, à des transmissions papier se traduirait par un allongement de plusieurs semaines des délais de remboursement»

Chômage novembre : « Chiffres pas bons » (Valls)

Chômage novembre : « Chiffres pas bons » (Valls)

 

Sur Europe 1 Valls « craint que les chiffres  ne soit pas bons  en novembre ». Un euphémisme ; ils seront même très mauvais. et dans la tendance de mois précédents. Les explications de l’  »économiste» en chef de Matignon » ne manquent pas de sel. « Parce que nous avons connu encore au mois de novembre des destructions d’emplois » ; on s’en serait douter ! Pour l »avenir Valls lit dans le marc de café  «  je suis convaincu que progressivement, grâce à un certain nombre d’indicateurs internationaux mais aussi grâce au fait que nous soutenons tout particulièrement l’investissement des entreprises, que cet investissement permettra progressivement à la croissance de revenir, et donc la création de richesses et l’emploi ». Pas de chance, tous les instituts de prévision ne prévoient pas amélioration au moins avant 2016.  Les chiffres publiés le mois dernier, sur le nombre de demandeurs d’emploi en octobre, n’étaient déjà pas fameux: le taux de chômage a continué d’augmenter, de 0,8% par rapport à septembre, pour s’établir à 3,46 millions, un nouveau record. Au total, la France comptait 28.400 chômeurs de plus qu’à fin septembre.  Les spécialistes des prévisions sont également peu optimistes, et à plus long terme que le chef du gouvernement: l’Insee s’attend à ce que la situation de l’emploi continue à empirer au premier semestre 2015. Selon l’institut de la statistique et des études économiques, le chômage devrait continuer à augmenter d’ici mi-2015, pour s’établir à 10,2% de la population active en métropole, soit 0,3 point de plus par rapport au 3ème trimestre 2014. Il culminerait en outre à 10,6% en outre-mer, supérieur de 0,2 point à son niveau entre juillet et septembre 2014. L’OCDE, pour sa part, n’entrevoit pas d’amélioration avant 2016. 

 

Chiffres chômage octobre : toujours la cata !

Chiffres chômage octobre : toujours la cata !

 

500 000 chômeurs en plus depuis l’arrivée de Hollande et ça  continue avec les chiffres de Pôle emploi d’octobre. Vendredi a eu lieu la publication des chiffres du chômage pour le mois d’octobre. Le nombre de demandeurs de catégorie A (sans aucun travail) est en hausse de 0,8% ce qui le porte à 3 millions 460 000 personnes. Aucun miracle à attendre, il n’y pratiquement pas de croissance et les entreprises dégraissent faute de carnets de commandes. Il n’y a toujours pas d’inversion de la courbe du pessimisme dans les PME d’après un récent sondage. La situation s’était encore dégradée  partout en septembre  chez les jeunes (+0,4%) et chez les seniors (+1,0%). Sur un an, la conjoncture restait catastrophique chez les 50 ans et plus (+11%). « On a beau faire feu de tout bois ( !!!!), tant qu’une croissance plus forte n’est pas là, il n’y a pas assez de créations d’emplois« , avait admis le ministre du Travail.  Le recul de l’emploi intérimaire, considéré comme un indicateur précurseur des tendances sur le marché de l’emploi, a été confirmé mercredi par le baromètre Prism’emploi avec une baisse de 2,9% en octobre 2014 par rapport à la même période l’an dernier.  L’intérim a été affecté par la chute des effectifs dans le BTP (-20,6%), un secteur lourdement touché par la crise.  Selon l’Insee, le secteur de la construction est le principal frein à la croissance en France, et lui coûtera 0,4 point de produit intérieur brut (PIB) cette année.  L’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE) a confirmé mardi la déconvenue de l’exécutif, prévoyant une hausse du chômage jusqu’à la fin de l’année 2015, pour atteindre 10,1% des actifs en métropole, avant de se replier légèrement à 10,0% courant 2016.  L’activité économique « devrait rester molle aux prochains trimestres« , a estimé l’OCDE, expliquant qu’une « faible croissance de la demande entraîne une faiblesse de l’emploi avec un chômage élevé et du sous-emploi« .  L’OCDE a encore révisé à la baisse sa dernière prévision de croissance 2015, à 0,8% contre 0,9% début novembre. De son côté, le gouvernement français compte sur 1% de croissance l’an prochain.  Les emplois subventionnés se sont avérés insuffisants, à ce jour, pour enrayer la hausse du chômage. Depuis l’élection de François Hollande en 2012, plus d’un demi-million de chômeurs supplémentaires ont poussé la porte de Pôle emploi. 

 

Baisse de la délinquance : des chiffres truqués

Baisse de la délinquance : des chiffres truqués

 

 

 

On ne fera croire à personne que la délinquance a baissé comme l’a annoncé triomphalement-  avec coups de menton habituels – Valls. En réalité la méthode statistique a changé, ce qui n’a pas changé en revanche c’est la capacité des ministres de l’intérieur successifs à manipuler les chiffres. Pendant des années, les statistiques de la délinquance ont été maquillées sur ordre à pour minorer l’ampleur du problème, des pratiques qui, ont perduré, selon un rapport explosif de  l’Inspection générale de l’administration (IGA), ce rapport, commandé par le préfet de police de Paris Bernard Boucault en septembre 2012, devait dresser un état des lieux des pratiques d’enregistrement des faits de délinquance à Paris et dans la petite couronne. Mais en se plongeant dans les méandres du recueil statistique policier, ses auteurs ont mis à nu un système mis en place depuis plus d’une dizaine d’années et monté en puissance à partir de 2008, visant à minimiser la délinquance. Minoration des faits (un cambriolage enregistré comme une dégradation par exemple), report (les services stoppent l’enregistrement des plaintes avant la fin du mois), ou même destruction pure et simple de certains faits, sont les principales techniques mises en évidence. En fait la plupart des cambriolages mineurs ne sont pas enquêtés, encore moins sanctionnés, du coup on les classe dans la catégorie détérioration.  C’est le nouveau Service statistique ministériel de sécurité intérieure (SSMSI) qui a produit ces statistiques. Un organisme placé au sein même du ministère. Ce qui gêne tout de même quelques personnalités à l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP). À commencer par celui qui fut le premier président de l’Observatoire, le criminologue Alain Bauer. Quoi qu’il en soit, placé sous la responsabilité d’un inspecteur général de l’Insee, le SSMSI clame son «indépendance». Une indépendance dont on peut discuter d’autant que les sources, c’est à dire les données de base fournie par les forces de l’ordre ne peuvent être vérifiées par l’INSEE.   On n’est jamais mieux servi que par soi-même. Après avoir annoncé urbi et orbi qu’il fallait laisser le soin à un organisme indépendant de traiter des statistiques de la délinquance, le gouvernement communique, ce matin, en grande pompe, sur quelques chiffres positifs tirés du bilan global de la délinquance en France. S’appuyant sur les chiffres des douze derniers mois comparés aux mêmes mois de l’année précédente, le premier ministre, Manuel Valls, et le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, se félicitent notamment ce mercredi, lors d’un déplacement commun dans l’Oise, de la baisse des cambriolages de -4,3% et des vols à main armée de -14%. Pourquoi ne pas attendre la traditionnelle présentation statistique de la fin de l’année pour faire des annonces? C’est qu’après la polémique de Sivens, il y a urgence à annoncer quelque bonne nouvelle. Dans le détail, les chiffres, communiqués à l’avance au quotidien Le Parisien, sur 10 mois seulement, témoignent d’améliorations un peu partout en France, de -7% en région Ile-de-France à -13% en Languedoc-Roussillon, tandis que les cambriolages continuent d’augmenter de +4% en Provence-Alpes-Côte d’Azur ou dans le Nord-pas-Calais de Martine Aubry, mais aussi de presque 8% en Aquitaine, chez Alain Juppé ( hasard statistique ?).

Ebola : des chiffres très approximatifs

Ebola : des chiffres très approximatifs

Officiellement Le virus Ebola a franchi la barre des 1.000 morts dans l’Ouest de l’Afrique, selon le dernier bilan de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), publié mardi matin. Cependant ce chiffre est très approximatif comme l’est celui concernant la principale cause de mortalité africaine  que constitue le paludisme. Pour le  paludisme les chiffres varient de 700  000 à 1,2 millions par an dont 80% de décès pour l’Afrique. En réalité, nombre de victimes africaines décèdent sans qu’on connaisse les causes ; Or le paludisme serait responsable de 80% des maladies en Afrique. Nombre de victimes décèdent chez elles sans même avoir consulté un médecin, d’autres dans des petits hôpitaux désuets  ou les patients  sont contraints de payer analyses, médicaments et autres fournitures. Du coup, beaucoup de malades évitent hôpital. Mais même dans ces hôpitaux faute d’analyse, on ne se sait pas toujours de quoi est mort un patient. Come Ebola présente certains symptômes comparable au paludisme ce chiffre de 100 avancé par l’OME est donc très approximatif et même fantaisiste car il est évident que les autorités locales ont intérêt à sous-estiment le nombre de victimes pour ne pas subir d’éventuels blocus. La semaine dernière, 52 nouveaux décès ont été enregistrés et 69 nouveaux cas recensés. Le Liberia, la Guinée, le Nigeria et la Sierre Leone sont actuellement les quatre pays touchés par l’épidémie. Depuis le début de l’année, 1.848 cas ont ainsi été dénombrés, et 54% des personnes infectées ont déjà été tuées par cette fièvre hémorragique. Lundi, huit agents de santé chinois ont été placés en quarantaine en Sierra Leone après avoir soigné des malades. Ces derniers jours, des patients présentant des symptômes proches de ceux d’Ebola ont été placés en quarantaine dans certains pays en Afrique comme en Europe et en Asie, mais les résultats des tests ont exclu la présence du virus, comme au Bénin et en Roumanie. L’analyse était toujours en cours lundi soir pour un Allemand en isolement au Rwanda. Le prêtre espagnol Miguel Pajares, âgé de 75 ans, qui travaillait dans un hôpital de Monrovia (Liberia) est mort mardi à Madrid, où il avait été rapatrié jeudi dernier. Un religieux ghanéen, qui travaillait au même endroit, est décédé dans la nuit de dimanche à lundi. Il s’agit du troisième décès parmi le personnel de cet hôpital catholique. L’OMS, qui va recevoir cinq millions de dollars (3,7 millions d’euros) d’aide du Koweït, cherche à définir une position devant les appels pressants à utiliser des médicaments non autorisés pour tenter de sauver les malades. Lundi dans la soirée, le Liberia a annoncé avoir reçu de la part des Etats-Unis une promesse de lui livrer des échantillons du sérum expérimental utilisé pour deux Américains atteints de cette fièvre et qui a donné de bons résultats sur des singes. Le traitement, qui n’a jamais été testé sur l’homme avant l’épidémie, doit être apporté au Liberia par un émissaire du gouvernement américain dans le courant de la semaine. C’est à cette heure le principal motif d’espoir des organisations sanitaires.

 

Foot pro business: des chiffres accablants

Foot business: des chiffres accablants

Le foot est un sport de passionnés, comme d’autre et c’est bien. (C’est encore mieux d’en faire auusi ! ). Mais le foot pro se distingue parmi toutes les autres disciplines par l’ampleur de ces excès financiers (qui par parenthèse mettent la plupart des clubs en difficultés financières  sauf apport d’un sponsor très fortuné). Une différence de taille par rapport par exemple à l’ athlétisme ou les sportifs évoluent la plupart sans être rémunérés et devant des tribunes vides (sauf lors des grands meetings internationaux). On répliquera que pour le foot le phénomène est international mais il n’en est pas moins condamnable pour autant car la plupart des clubs sont dans des situations financières très précaires (et les prix des places excessifs). Exemple en France :

> 480 millions d’euros: le plus gros budget de Ligue 1. Il s’agit sans grande surprise du Paris Saint-Germain, qui reste loin devant Monaco et ses 170 millions d’euros. Le SC Bastia pointe quant à lui à la dernière place avec un budget de 22 millions d’euros.

> 65 millions d’euros: le budget de Lille, cinquième budget de L1, et à peu près équivalent à celui de Wigan Athletic, en Angleterre. Sauf que ce dernier repésente le plus petit budget de Premier League.

> 2.700 euros: le prix de l’abonnement le plus cher au Parc des Princes, le premier prix étant de 430 euros. A titre de comparaison, les abonnements à Monaco varient de 240 à 1.170 euros, quand l’Olympique de Marseille en propose de 190 à 990 euros (hors virages). A Caen ou à Lorient, l’abonnement le moins cher est disponible pour 99 euros.

> 7,4 millions d’euros: le loyer du stade Vélodrome de Marseille que percevra finalement la municipalité, à l’issue d’un véritable bras de fer qui avait conduit le club à envisager de jouer à Montpellier. Avant la rénovation du stade, l’OM s’acquittait d’un loyer de 1,5 million d’euros.

> 18 millions d’euros: le salaire brut de Zlatan Ibrahimovic, qui reste évidemment le joueur le mieux payé de Ligue 1. Suivent le parisien Thiago Silva (15 millions) et le monégasque Radamel Falcao (14 millions). Blaise Matuidi et Edinson Cavani, tous deux joueurs du PSG, complètent le top 5 avec respectivement 12 et 10 millions d’euros brut annuels.

> 45.000 euros:le salaire moyen brut d’un joueur de Ligue 1. Sachant que certains font largement grimper la moyenne (voir ci-dessus).

> 4 millions d’euros: la somme que doit verser Hafiz Mammadov, le propriétaire du RC Lens, afin que son club soit autorisé à recruter. Du côté du Pas-de-Calais, on attend désespérément le virement de l’homme d’affaires.

> 50 millions d’euros: le plus gros achat de l’été. Il est à mettre à l’actif du Paris Saint-Germain, qui a recruté le Brésilien David Luiz. Jusqu’à présent, aucun autre transfert n’a dépassé les 10 millions d’euros. Mais Monaco, qui a récupéré environ 80 millions de la vente de James Rodriguez au Real Madrid, pourrait changer la donne.

> 607 millions d’euros: le montant des droits TV que centralise la Ligue de football professionnel avant d’en redistribuer une grande partie aux clubs. A partir de 2016, ce seront 748,5 millions d’euros annuels que verseront les diffuseurs à la Ligue.

> 3 millions d’euros: la somme qu’a dépensé l’Olympique lyonnais lors du marché des transferts, en s’attachant les services de Christophe Jallet et de Lindsay Rose. L’OL a entamé depuis plusieurs années un régime strict afin de financer son nouveau stade, ce qui impose de réduire sa masse salariale. Plusieurs joueurs sont ainsi partis en fin de contrat cet été.

 

Chômage: des chiffres encore faussés

Chômage: des chiffres encore faussés

Comme d’habitude les chiffres du chômage seront encore faussés et tout nouvelle évolution sera discutable car les statistiques sont bidonnés. En premier lieu, pôle emploi prend surtout en compte les catégories A , alors qu’il faut intégrer les catégories A, B, C, D et E soit au total Environ 6 millions de chômeurs auxquels il faudrait ajouter 2 millions de chômeurs cherchant par eux mêmes un emploi, environ 1 million de jeunes non inscrits et 1 millions de bénéficiaires du RSA, soit près de 10 million de chômeurs. Sans parler des variations des radiations qui peuvent évoluer de 50 000 à 200 000 (comme en novembre 2013). Radiations souvent non justifiées mais qui constituent pourtant un objectif central  de pôle emploi. Du coup une variation de 0.1% (- 25000 chômeurs)  n’a aucune signification. Valls va cependant devoir commenter les chiffres qui vont tomber vendredi soir.  . L’occasion pour eux de promouvoir à nouveau le pacte de responsabilité qui doit aboutir à la création de 200.000 emplois d’ici 2017 selon le chef du gouvernement. Un chiffre de toute manière complètement dérisoire par rapport au nombre total de chômeurs. Une étude opinionWay/Qapa publiée ce vendredi matin montrent pourtant que 66% des demandeurs d’emploi estiment que le pacte n’aura aucune conséquence sur l’emploi ! Et parmi les moins confiants, on trouve les chômeurs de longue durée. Le chômage de longue durée reste d’ailleurs l’un des principaux facteurs d’inégalité dans le pays. Les derniers chiffres de l’Insee le montrent : les aides sociales ont atteint leurs limites et les inégalités se creusent. L’une des explications : le chômage de longue durée qui explose et sa conséquence directe, le nombre de chômeurs arrivés en fin de droits. 2 millions de personnes sont ainsi inscrites à Pôle emploi depuis plus d’un an, un record. 600 000 le sont même depuis plus de 3 ans. et les chiffres augmentent tous les mois depuis 2011.  Or plus vous êtes longtemps au chômage, plus vous cumulez les risques d’y rester, exilique-t-on chez Pôle Emploi. Difficile même, d’obtenir un entretien d’embauche : les longues périodes de chômage font peur aux recruteurs. Et même lorsqu’on retrouve, malgré tout un emploi, celui-ci est très souvent un contrat court, peu qualifié, souvent synonyme de retour rapide à la case chômage. Les économistes alertent : 40% des chômeurs aujourd’hui sont en train d’être exclus du marché du travail.

 

Chiffres du chômage: le bidouillage méthodologique

Chiffres du chômage: le bidouillage méthodologique

Les chiffres du chômage sont faux , en tout cas très approximatifs du faiast des bidouillages méthodologiques, ceux de Pôle emploi qui peut radier 50 000 à 150 000 chômeurs par mois pour des motifs administratifs plus ou moins établis, ceux de l’INSEE qui ne prend pas en compte les chômeurs qui ne recherchent «  pas vraiment un emploi » ; autant dire un grand nombre de chômeurs qui n’espèrent plus rien compte tenu de leur qualification, de leur CV, de leur âge etc. Affirmer que le chômage a baissé est donc une escroquerie d’autant qu’au cours de l’année 2013, plus de 60 000 emplois ont été détruits et que la démographie des candidats à l’emploi progresse. Mais la réponse est oui, si l’on en croit l’Insee, qui mesure le chômage selon les normes du Bureau international du Travail (BIT). Selon les chiffres publiés ce 6 mars, le taux de chômage aurait atteint 9,8% en métropole (10,2% avec l’Outre-mer) au quatrième trimestre, en baisse de 0,1 point par rapport au trimestre précédent. Aucune de ces deux mesures ne retranscrit fidèlement l’état de santé du marché du travail.  Par exemple, le nombre d’inscrits à Pôle emploi est impacté  par tout un tas de variables non économiques comme les radiations administratives. Le taux de chômage selon l’Insee, de son côté, peut baisser pour des raisons tout aussi artificielles. Pour être chômeur au sens de l’Insee, il faut, en effet, rechercher activement un emploi. Or beaucoup de seniors découragés, qui ont abandonné leurs recherches, ne figurent pas dans ses statistiques. En fait, le meilleur indicateur de la santé du marché du travail, c’est de loin le nombre d’emplois créés chaque trimestre. Souvent, cet indicateur passe inaperçu car il est publié le même jour que le PIB qui attire davantage les feux des projecteurs. Que disent les chiffres publiées mi-février? Sur l’ensemble de l’année, la tendance est restée négative avec 65.500 emplois détruits, selon l’Insee. Mais au quatrième trimestre, 14.700 créations d’emplois nettes ont été enregistrées, première hausse depuis le début de l’année 2012.Cette amélioration est due essentiellement au regain d’embauches dans l’intérim, qui a enregistré une forte progression (+23.900 postes) sur les trois derniers mois de 2013. Au final, ce faisceau de statistiques dessine un marché du travail encore fragile, sur lequel on peut quand même parler de stabilisation du chômage. Et c’est déjà une bonne nouvelle, parce que cette stabilisation est toujours une étape incontournable du retour à la confiance des ménages.

 

Pacte de responsabilité : du flou dans les chiffres et dans les modalités

Pacte de responsabilité : du flou dans les chiffres et dans les modalités

 

Dun coté les syndicats contestent et veulent des contraintes, de l’autre le Medef veut doubler les allégements 60 milliards au lieu des 30 prévus (en fait 10 puisque le CICE sera intégré). De son coté le gouvernement reste dans le flou et ne sait même plus sil va imposer des embauches en contrepartie et surtout comment.  Les premières consultations visant à mettre en œuvre ce plan de 30 milliards d’euros, dont le Medef réclame le doublement, ont démontré que le dialogue social ne serait guère aisé au moment où les chiffres publiés lundi montrent une courbe du chômage toujours ascendante. « La seule conclusion qu’il convient de tirer c’est que plus que jamais le pacte de responsabilité est maintenant un devoir qui engage tout le gouvernement », a dit le président lors d’une conférence de presse en Turquie organisée quelques heures avant l’annonce officielle de la hausse du chômage en décembre. Reçues par le Premier ministre Jean-Marc Ayrault, Force ouvrière et la CGT ont dénoncé l’absence de contreparties demandées au patronat en échange d’une baisse des cotisations. « C’est un marché de dupes », a estimé Jean-Claude Mailly, le secrétaire général de FO. « On n’est pas capable d’obliger une entreprise à embaucher, pas plus qu’on ne peut l’empêcher de licencier », a-t-il déclaré après que le secrétaire général de la CGT eut lui aussi dénoncé un dispositif jugé trop favorable au patronat. « Il apparaît qu’aucune contrepartie n’est aujourd’hui inscrite entre le président de la République et le Medef », a dit Thierry Lepaon, regrettant le « deal » entre le chef de l’Etat et le président du Medef, Pierre Gattaz. Le pacte de responsabilité prévoit d’ajouter d’ici 2017 10 milliards d’euros de baisse de cotisations sociales aux 20 milliards d’euros de baisses d’impôts déjà consentis aux entreprises via le Crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE). Alors que les syndicats s’inquiètent d’un possible « chèque en blanc » offert au patronat, le Medef estime quant à lui que les 30 milliards d’euros proposés par le gouvernement sont insuffisants pour changer la donne sur le terrain. L’organisation évalue à 116 milliards d’euros le montant des prélèvements à supprimer pour que la France comble son écart de compétitivité avec l’Allemagne et crée un million d’emplois. « Nous pensons que de prendre la moitié comme objectif en 2017 serait un bon objectif, soit 60 milliards qu’on pourrait répartir entre 35 milliards du côté du coût de travail et 25 milliards en abaissement de taxes et d’impôts », a déclaré Pierre Gattaz, le président de la principale organisation patronale. Ce dernier, qui se refuse à toute obligation de résultat en terme d’emplois même s’il a évoqué la possibilité d’en créer un million, a enjoint l’exécutif à baisser les dépenses publiques bien au-delà des 50 milliards prévus entre 2015 et 2017 afin de financer l’allègement du fardeau fiscal des entreprises. « La baisse de la dépense publique pour alléger les entreprises françaises, c’est la clé de voûte de tout le dispositif du pacte », a dit Pierre Gattaz. Les financements supplémentaires réclamés par le Medef ont été sévèrement critiqués par les syndicats. »C’est le jeu de la surenchère (…) je crois qu’à un moment donné dans un contexte de crise il faut être sérieux », a estimé Carole Couvert, présidente de l’organisation syndicale des cadres CDE-CGC. « Moi je m’y perds dans les chiffres du patronat », a ironisé le secrétaire général de la CFDT Laurent Berger, pour qui le Medef prend le risque de torpiller la mise en oeuvre du pacte. « La balle est dans le camp du patronat et si le patronat ne comprend pas que pour aider les entreprises il faut aussi que celles-ci s’engagent à des embauches (…), eh bien nous aurons une impasse », a dit le chef du syndicat réformiste. Le gouvernement n’a pour l’heure pas l’intention de fixer un objectif obligatoire d’embauches mais Jean-Marc Ayrault a assuré à la fin des concertations de lundi qu’il demanderait aux entreprises « des contreparties en matière d’emploi, en matière de formation en alternance, en matière de qualité de l’emploi, en matière d’investissement en France ». Le Premier ministre a ajouté qu’il annoncerait jeudi soir, au terme de nouveaux entretiens, sa « méthode » pour mettre en oeuvre le pacte de responsabilité.

 

Chômage: des chiffres de juillet bidonnés

Chômage: des chiffres de juillet bidonnés

 

 

 

D’après le gouvernement les chiffres ne seront pas catastrophiques ; en cause le fait que juillet n’est pas significatifs : beaucoup n’actualisent pas leurs situations (ceux qui ne touchent pas d’indemnités), les demandeurs d’emplois s’inscrivent peu pendant l’été et il y a enfin les emplois saisonniers qui faussent les chiffres. Il n’ya que les chiffres d septembre qui seront significatifs. Le gouvernement, qui voit l’échéance se rapprocher, espère enfin enrayer la hausse continue des demandeurs d’emploi depuis plus de deux ans.  En juin – 26e mois de hausse -, un nouveau record avait été atteint avec 3,279 millions de personnes sans activité en métropole (+14.900 en un mois).  Malgré le grand scepticisme de l’opinion, l’exécutif affiche une pleine confiance dans la promesse présidentielle.   »Oui, nous inverserons la courbe du chômage (…) d’ici la fin 2013″, a réaffirmé dimanche le ministre du Travail Michel Sapin, estimant que si les chiffres de juillet marquent « un ralentissement », « c’est que nous allons dans la bonne direction parce qu’avant d’inverser, il faut arrêter ». Le mois dernier, M. Sapin s’était dit convaincu déjà que le gouvernement était en « phase » de « stopper la hausse » et avait noté une « amélioration » malgré l’augmentation.  Optimisme aussi du côté de son collègue de l’Economie Pierre Moscovici, rasséréné par un rebond inespéré de la croissance au deuxième trimestre (+0,5% selon l’Insee). L’inversion « va arriver d’ici la fin de l’année. J’en ai la conviction, une conviction informée », estimait ce dernier il y a quelques jours. « Je suis confiant sur l’inversion de la courbe du chômage. Nous allons y arriver », avait insisté le président en enchaînant début août les déplacements sur le thème de l’emploi pour marteler que les signaux de reprise étaient là.  Pour l’heure, la reprise économique n’est pas suffisante pour créer des emplois dans le secteur privé. Au deuxième trimestre, 27.800 postes ont encore été détruits, selon l’évaluation de l’Insee qui prévoit une augmentation du chômage à 10,7% fin 2013 en métropole (contre 10,4% actuellement).  A court terme, une amélioration de l’emploi privé « ne suffira pas » à inverser la courbe mais les emplois subventionnés « montent en charge » pour porter l’embellie fin 2013, assure M. Moscovivi.  Parmi ces emplois en partie financés par l’Etat figurent les emplois d’avenir destinés aux jeunes peu ou pas qualifiés, essentiellement dans le secteur non-marchand. La barre des 50.000 (sur un objectif de 100.000 fin 2013) a été franchie en août. Ces contrats s’ajoutent aux emplois aidés classiques (440.000 dans le non-marchand, 50.000 dans le privé) programmés par l’actuel gouvernement, qui en a allongé la durée. Par ailleurs, le plan de formations prioritaires de chômeurs pour pourvoir d’ici à décembre 30.000 emplois vacants est lancé. Le but est d’arriver à 100.000 d’ici à fin 2014.  Conscient d’entrer dans « une période où l’observation des chiffres devient déterminante », le ministère du Travail s’emploie déjà par avance à déminer les éventuelles « ambiguités ou incompréhensions » sur les statistiques qui serviront de « thermomètre » pour jauger la promesse présidentielle.  Le chiffre « de référence » sera « naturellement » celui des demandeurs d’emploi sans activité inscrits à Pôle emploi (catégorie A). Mais l’autre grand indicateur, le chômage au sens du BIT calculé trimestriellement par l’Insee, sera « aussi » à considérer, ajoute-t-on. Le taux du deuxième trimestre doit être publié le 5 septembre.   »Il n’y a pas deux courbes, c’est la même », insistait-on au ministère à la veille de la publication en livrant un autre message « préventif »: le « freinage, puis le retournement de la courbe » devra être analysé en « tendance », sur « plusieurs mois ».  En mai, l’accalmie fragile enregistrée avait été largement alimentée par des sorties de listes de chômeurs n’ayant pas « actualisé » leur situation, démontrant une fois de plus le caractère extrêmement volatil des statistiques mensuelles de Pôle emploi.  En outre, le gouvernement portera mardi une attention particulière à l’évolution des jeunes inscrits, traditionnellement plus sensible à la conjoncture. Leur nombre avait diminué en mai et juin. Sur ce terrain « avancé » de la bataille pour l’emploi, « l’inversion est commencée », estimait-on au ministère du Travail. Reste à savoir si elle sera « durable ».

 

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