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Covid: les chiffres explosent avec 200.000 cas positifs en 24 heures

Covid: les chiffres explosent avec 200.000 cas positifs en 24 heures

il y a déjà un moment que les chiffres progressent de manière exponentielle en quelques jours;  on a ainsi constaté un doublement des cas de contamination quotidien sont passés de 60 000 en moyenne quotidienne sur une semaine à 120 000. Et pour toute réponse la première ministre a proposé de rétablir un pass aux frontières.  Autant dire pas grand-chose alors que la situation aurait dû provoquer une mobilisation du gouvernement pour remettre en place des mesures d’hygiène et de vaccination.

Pour le ministre de la Santé François Braun. La septième vague épidémique « augmente ces derniers jours » et « nous enregistrons de l’ordre de 120.000 cas (par jour) en moyenne cette dernière semaine, avec un nombre de cas qui devrait légèrement dépasser les 200.000 ce soir », a déclaré le ministre en ouverture d’une discussion sur le projet de loi « de veille et de sécurité sanitaire ».

Face à un virus qui « circule plus et plus vite, nous devons protéger la population et veiller au retentissement de cette reprise sur le système de santé », a plaidé le ministre devant la commission des Lois, au lendemain de sa nomination dans le gouvernement Borne II.

Mais ar peur sans doute de l’opinion publique notamment des vacanciers, le gouvernement s’est limité à des recommandations là où  des contraintes aurait dû être imposées notamment dans les lieux publics. Pire, le bavard ministre de la communication Olivier vétéran se réjouit même de la levée de toutes les contraintes dans le prochain projet de loi seulement rétablir le pas aux frontières.

« …. tous les autres dispositifs de lutte contre l’épidémie (…) ne font plus partie de ce projet de loi », a-t-il confirmé. ! Ainsi, le texte ne prévoit pas de prolonger au-delà du 31 juillet la possibilité de rétablir l’état d’urgence sanitaire, ni un pass sanitaire ou vaccinal pour restreindre l’accès à certains lieux ou rassemblements.

Covid: Des chiffres encore inquiétants

Covid: Des chiffres encore inquiétants

Les chiffres Covid sont encore particulièrement inquiétants même si la situation en Ukraine a tendance à écraser l’information sur la situation sanitaire en France. Il y a  une hausse très sensible ces dernières semaines des contaminations qui mécaniquement se ressentent aussi maintenant sur les hospitalisations

La cinquième vague de la pandémie de Covid-19 connaît en effet  un rebond depuis plusieurs jours, selon les données de Santé publique France. Au total, 23.010 patients étaient hospitalisés avec un diagnostic de Covid mardi, contre 22.835 lundi. Parmi eux, 1552 malades sont en soins critiques (+199 admissions en un jour), contre 1541 la veille. 140 personnes sont mortes lors des dernières 24 heures dans les hôpitaux français. 203.021 nouveaux cas ont également été détectés lors des dernières 24 heures, contre 217.480 mardi dernier. Le taux de positivité des tests s’élève, lui, à 31,2%.

Économie et Guerre Ukraine : vers une inflation à deux chiffres en Europe ?

Économie et Guerre Ukraine : vers une inflation à deux chiffres en Europe ?

 

Didier Julienne, Président de Commodities & Resources (*) évoque dans la Tribune  les perspectives d’inflation en raison notamment de l’envolée du prix de l’énergie. Une thèse renforcée avec les récents événements géopolitiques autour de l’Ukraine qui pourrait faire monter l’inflation à deux chiffres. La hausse des prix de l’énergie est déjà responsable de la moitié de l’inflation en Europe. Cette part pourrait encore augmenter avec les effets de la guerre menée par la Russie. La hausse des prix affecte les matières premières destinées à l’industrie et aux ménages. Elle se répercute sur nombre de processus de production industriel ou alimentaire. Et l’hypothèse d’une inflation à deux chiffres en 2022 n’est plus à exclure.

 

Depuis deux ans nous connaissons une inflation, une perte du pouvoir d’achat de notre monnaie qui se traduit par une augmentation générale et durable des prix.

Dans une mondialisation malade de la Covid-19, cette hausse était, dans un premier temps, sujette à la baisse de la production plus importante que la baisse de la consommation, puis elle s’amplifiait dans un second temps, alors que la forte reprise de la production se heurtait au monstrueux embouteillage des chaînes logistiques mondiales.

Résultat, l’inflation mondiale s’est envolée, mais de manière découplée.

Basse en Asie, haute en Occident, l’inflation a découplé parce que pour la première fois depuis très longtemps nos pertes de souverainetés et les mauvaises dépendances contenues dans nos Solidarités Stratégiques ont eu un impact sur l’inflation.

Désormais, d’aucuns prévoient que l’inflation mondiale continuera sa hausse. Ils font l’erreur de ne pas reconnaître que l’année 2021 a cumulé tous les risques économiques, et que les indicateurs s’améliorent à l’image des flux des puces électroniques. L’impact d’éventuelles guerres en Ukraine ou à Taïwan, ce que personne n’espère, ne sont pas mesurées, sinon les prévisions seraient effectivement à deux chiffres.

À l’inverse, d’autres calculent que l’inflation covidienne n’est que transitoire et disparaît au profit d’une déflation lente et homogène au fur et à mesure que la logistique mondiale se normalise. C’est également une myopie, puisque le Covid et les COP ont changé le monde sous deux aspects.

Dans les prochaines années, l’Asie restera le front de l’industrie, avec par exemple la voiture électrique. Sauf accident de parcours, comme celui de la viande de porc en Chine, l’Orient devrait continuer à connaître des prix modérés, dès que l’énergie électrique sera redevenue sous contrôle.

Grâce à la Communauté européenne, sous l’impulsion de Thierry Breton, l’Europe affiche des plans industriels intéressants dans le but de renforcer sa souveraineté structurelle et affaiblir les impacts négatifs des dépendances de la mondialisation. Ces efforts pourraient être soutenus par une production électrique redevenue indépendante comme expliqué plus bas. L’Europe renouerait alors avec un modèle de souveraineté déflationniste de long terme.

De leur côté, les États-Unis aimeraient avoir des Breton à leur tête. Ils sont les meilleurs pour maîtriser les têtes dures, qui sont nombreuses au Sénat à être hostiles au « build back better » de Joe Biden. Cette opposition est fatale à l’idée d’un accroissement de souveraineté étatsunienne et une inflation covidienne transitoire, mais favorable à une hausse des prix structurelle et durable. En conséquence, la Réserve fédérale américaine augmentera ses taux d’intérêt, plus que le fera la BCE. D’ailleurs, les prix de l’or l’ont compris, ils sont toujours attentifs non pas aux discours des banques centrales chinoises ou européennes, mais à ceux du président de la Fed.

Le résultat de cette première phase fondée sur le lien entre souveraineté et inflation indique que le découplage inflationniste de 2020/2021 entre les producteurs et les consommateurs, entre l’Asie souveraine et l’Occident en dépendance, s’orientera désormais vers une nouvelle désunion inflationniste, mais cette fois entre les États-Unis dépendants et l’Europe et l’Asie plus souveraines. Prévoir l’inflation européenne comme par le passé à la lumière de Washington sera une erreur ; l’Asie et l’Europe en recherche de souverainetés semblables et sans doute concurrentes devraient connaître des trajectoires d’inflations concordantes.

Le second élément impactant l’inflation et qui a changé depuis deux ans concerne les COP et l’impact de l’environnement sur les coûts agricoles, énergétiques, miniers.

Après le tunnel inflationniste de la Covid et du bio, les prix des céréales s’ajusteront vers le bas, comme toujours grâce à aux nouveaux emblavements , avec toutefois la menace sur les coûts de production de nouvelles contraintes environnementales et du changement climatique. L’agriculture d’élevage, moins saisonnière, connait déjà des ajustements de prix cruels comme en témoignent les démonstrations actuelles. Mais il est ici regrettable que les pouvoirs publics n’aient pas stoppé net les suicides d’agriculteurs en osant rebâtir des souverainetés financières agricoles.

À la suite de différentes politiques, nous avons perdu notre souveraineté électrique. Les contraintes environnementales, géopolitiques et opérationnelles prévisibles abaissent le volume d’énergies fossiles disponibles bon marché et le supercycle pétrolier en cours prévoit le pétrole à 125 dollars le baril.

Simultanément, l’accroissement d’électricité ENR non pilotable affaisse encore notre souveraineté électrique et augmente l’inflation, comme l’indique l’épisode du gaz cet hiver.

Toutefois, la France et l’Europe ont une solution. Une électricité pilotable souveraine, bon marché, produite par la combustion des déchets des centrales nucléaires d’aujourd’hui. Parce que nous disposons de ce stock sur notre sol et qu’il élimine les besoins d’uranium minier pour les 5. 000 à 10. 000 prochaines années, ils sont le combustible gratuit du nucléaire de demain. Qu’attendons-nous pour le consommer ?

Fessenheim, le programme Astrid, les petits réacteurs modulaires, les EPR et demain les réacteurs à neutrons rapides, la souveraineté électrique française ne peut s’établir dans l’inconstance politique zigzagante autour des électriciens d’EDF en fonction des modes électorales. Comme l’écrivait une philosophe des manœuvres politiques : «Le mensonge est souvent plus plausible, plus tentant pour la raison que la réalité, car le mensonge possède le grand avantage de savoir d’avance ce que le public souhaite entendre ou s’attend à entendre.»

Pour des raisons stratégiques, l’industrie lourde consomme plus de métaux que par le passé : notre monde bascule rapidement d’une dépendance aux hydrocarbures vers une dépendance envers les métaux nécessaires à la production, le transport, le stockage, et la consommation électrique dans des générateurs, des connecteurs, des chargeurs, des batteries et enfin des moteurs. Logiquement, cette demande industrielle guide les prix des métaux vers le haut, mais sans excès historique à ce jour.

Toutefois, fidèle à la courbe de Phillips, l’inflation anticipée guette. La politique est inflationniste comme le démontre le débat constitutionnel chilien autour de taxations ou nationalisations des mines de cuivre ou de lithium. Les normes écologiques accroissent aussi les coûts miniers et métallurgiques : si l’électricité ENR non pilotable augmente dans les mines, le coût marginal augmente ; si l’hydrogène permet de produire un acier plus vert, celui-ci coûte plus cher. En outre, au rythme actuel de la production minière, 15 années seront nécessaires avant qu’un nouvel équilibre entre une offre et une demande de métaux n’abaisse leurs prix grâce à de nouvelles productions et du recyclage.

Mais, plus forte que la courbe de Phillips, la substitution industrielle est déflationniste parce qu’elle réduit la consommation. Ainsi, les coûts des véhicules électriques baisseront, car les progrès permettent déjà l’absence du cobalt du nickel dans les batteries et des terres rares dans les moteurs. Les « métaux rares » étaient bien une fake-news anti voiture électrique.

Entre ces forces opposées, l’Europe peut retrouver une souveraineté métallurgique et minière à hauteur d’environ 50 %, ce qui est énorme comparé aux 5 % actuels,

L’ensemble, le renouveau de la souveraineté industrielle européenne et une gestion positive de l’agriculture, de l’énergie et des métaux permettent de parier que l’inflation européenne ne dépassera pas en moyenne les 2,5 % pendant les 50 prochaines années.

 

Économie et Ukraine : vers une inflation à deux chiffres en Europe ?

Économie et Ukraine : vers une inflation à deux chiffres en Europe ?

 

Didier Julienne, Président de Commodities & Resources (*) évoque dans la Tribune les perspectives d’inflation en raison notamment de l’envolée du prix de l’énergie. Une thèse renforcée avec les récents événements géopolitiques autour de l’Ukraine qui pourrait faire monter l’inflation à deux chiffres.La hausse des prix de l’énergie est déjà responsable de la moitié de l’inflation en Europe. Cette part pourrait encore augmenter avec les effets de la guerre menée par la Russie

 

Depuis deux ans nous connaissons une inflation, une perte du pouvoir d’achat de notre monnaie qui se traduit par une augmentation générale et durable des prix.

Dans une mondialisation malade de la Covid-19, cette hausse était, dans un premier temps, sujette à la baisse de la production plus importante que la baisse de la consommation, puis elle s’amplifiait dans un second temps, alors que la forte reprise de la production se heurtait au monstrueux embouteillage des chaînes logistiques mondiales.

Résultat, l’inflation mondiale s’est envolée, mais de manière découplée.

Basse en Asie, haute en Occident, l’inflation a découplé parce que pour la première fois depuis très longtemps nos pertes de souverainetés et les mauvaises dépendances contenues dans nos Solidarités Stratégiques ont eu un impact sur l’inflation.

Désormais, d’aucuns prévoient que l’inflation mondiale continuera sa hausse. Ils font l’erreur de ne pas reconnaître que l’année 2021 a cumulé tous les risques économiques, et que les indicateurs s’améliorent à l’image des flux des puces électroniques. L’impact d’éventuelles guerres en Ukraine ou à Taïwan, ce que personne n’espère, ne sont pas mesurées, sinon les prévisions seraient effectivement à deux chiffres.

À l’inverse, d’autres calculent que l’inflation covidienne n’est que transitoire et disparaît au profit d’une déflation lente et homogène au fur et à mesure que la logistique mondiale se normalise. C’est également une myopie, puisque le Covid et les COP ont changé le monde sous deux aspects.

Dans les prochaines années, l’Asie restera le front de l’industrie, avec par exemple la voiture électrique. Sauf accident de parcours, comme celui de la viande de porc en Chine, l’Orient devrait continuer à connaître des prix modérés, dès que l’énergie électrique sera redevenue sous contrôle.

Grâce à la Communauté européenne, sous l’impulsion de Thierry Breton, l’Europe affiche des plans industriels intéressants dans le but de renforcer sa souveraineté structurelle et affaiblir les impacts négatifs des dépendances de la mondialisation. Ces efforts pourraient être soutenus par une production électrique redevenue indépendante comme expliqué plus bas. L’Europe renouerait alors avec un modèle de souveraineté déflationniste de long terme.

De leur côté, les États-Unis aimeraient avoir des Breton à leur tête. Ils sont les meilleurs pour maîtriser les têtes dures, qui sont nombreuses au Sénat à être hostiles au « build back better » de Joe Biden. Cette opposition est fatale à l’idée d’un accroissement de souveraineté étatsunienne et une inflation covidienne transitoire, mais favorable à une hausse des prix structurelle et durable. En conséquence, la Réserve fédérale américaine augmentera ses taux d’intérêt, plus que le fera la BCE. D’ailleurs, les prix de l’or l’ont compris, ils sont toujours attentifs non pas aux discours des banques centrales chinoises ou européennes, mais à ceux du président de la Fed.

Le résultat de cette première phase fondée sur le lien entre souveraineté et inflation indique que le découplage inflationniste de 2020/2021 entre les producteurs et les consommateurs, entre l’Asie souveraine et l’Occident en dépendance, s’orientera désormais vers une nouvelle désunion inflationniste, mais cette fois entre les États-Unis dépendants et l’Europe et l’Asie plus souveraines. Prévoir l’inflation européenne comme par le passé à la lumière de Washington sera une erreur ; l’Asie et l’Europe en recherche de souverainetés semblables et sans doute concurrentes devraient connaître des trajectoires d’inflations concordantes.

Le second élément impactant l’inflation et qui a changé depuis deux ans concerne les COP et l’impact de l’environnement sur les coûts agricoles, énergétiques, miniers.

Après le tunnel inflationniste de la Covid et du bio, les prix des céréales s’ajusteront vers le bas, comme toujours grâce à aux nouveaux emblavements , avec toutefois la menace sur les coûts de production de nouvelles contraintes environnementales et du changement climatique. L’agriculture d’élevage, moins saisonnière, connait déjà des ajustements de prix cruels comme en témoignent les démonstrations actuelles. Mais il est ici regrettable que les pouvoirs publics n’aient pas stoppé net les suicides d’agriculteurs en osant rebâtir des souverainetés financières agricoles.

À la suite de différentes politiques, nous avons perdu notre souveraineté électrique. Les contraintes environnementales, géopolitiques et opérationnelles prévisibles abaissent le volume d’énergies fossiles disponibles bon marché et le supercycle pétrolier en cours prévoit le pétrole à 125 dollars le baril.

Simultanément, l’accroissement d’électricité ENR non pilotable affaisse encore notre souveraineté électrique et augmente l’inflation, comme l’indique l’épisode du gaz cet hiver.

Toutefois, la France et l’Europe ont une solution. Une électricité pilotable souveraine, bon marché, produite par la combustion des déchets des centrales nucléaires d’aujourd’hui. Parce que nous disposons de ce stock sur notre sol et qu’il élimine les besoins d’uranium minier pour les 5. 000 à 10. 000 prochaines années, ils sont le combustible gratuit du nucléaire de demain. Qu’attendons-nous pour le consommer ?

Fessenheim, le programme Astrid, les petits réacteurs modulaires, les EPR et demain les réacteurs à neutrons rapides, la souveraineté électrique française ne peut s’établir dans l’inconstance politique zigzagante autour des électriciens d’EDF en fonction des modes électorales. Comme l’écrivait une philosophe des manœuvres politiques : « Le mensonge est souvent plus plausible, plus tentant pour la raison que la réalité, car le mensonge possède le grand avantage de savoir d’avance ce que le public souhaite entendre ou s’attend à entendre. »

Pour des raisons stratégiques, l’industrie lourde consomme plus de métaux que par le passé : notre monde bascule rapidement d’une dépendance aux hydrocarbures vers une dépendance envers les métaux nécessaires à la production, le transport, le stockage, et la consommation électrique dans des générateurs, des connecteurs, des chargeurs, des batteries et enfin des moteurs. Logiquement, cette demande industrielle guide les prix des métaux vers le haut, mais sans excès historique à ce jour.

Toutefois, fidèle à la courbe de Phillips, l’inflation anticipée guette. La politique est inflationniste comme le démontre le débat constitutionnel chilien autour de taxations ou nationalisations des mines de cuivre ou de lithium. Les normes écologiques accroissent aussi les coûts miniers et métallurgiques : si l’électricité ENR non pilotable augmente dans les mines, le coût marginal augmente ; si l’hydrogène permet de produire un acier plus vert, celui-ci coûte plus cher. En outre, au rythme actuel de la production minière, 15 années seront nécessaires avant qu’un nouvel équilibre entre une offre et une demande de métaux n’abaisse leurs prix grâce à de nouvelles productions et du recyclage.

Mais, plus forte que la courbe de Phillips, la substitution industrielle est déflationniste parce qu’elle réduit la consommation. Ainsi, les coûts des véhicules électriques baisseront, car les progrès permettent déjà l’absence du cobalt du nickel dans les batteries et des terres rares dans les moteurs. Les « métaux rares » étaient bien une fake-news anti voiture électrique.

Entre ces forces opposées, l’Europe peut retrouver une souveraineté métallurgique et minière à hauteur d’environ 50 %, ce qui est énorme comparé aux 5 % actuels,

L’ensemble, le renouveau de la souveraineté industrielle européenne et une gestion positive de l’agriculture, de l’énergie et des métaux permettent de parier que l’inflation européenne ne dépassera pas en moyenne les 2,5 % pendant les 50 prochaines années.

Economie- Vers une inflation à 2 chiffres ?

 

 

Didier Julienne, Président de Commodities & Resources (*) évoque dans la Tribune les perspectives d’inflation en raison notamment de l’envolée du prix de l’énergie. Une thèse renforcée avec les récents événements géopolitiques autour de l’Ukraine qui pourrait faire monter l’inflation à deux chiffres.

 

Depuis deux ans nous connaissons une inflation, une perte du pouvoir d’achat de notre monnaie qui se traduit par une augmentation générale et durable des prix.

Dans une mondialisation malade de la Covid-19, cette hausse était, dans un premier temps, sujette à la baisse de la production plus importante que la baisse de la consommation, puis elle s’amplifiait dans un second temps, alors que la forte reprise de la production se heurtait au monstrueux embouteillage des chaînes logistiques mondiales.

Résultat, l’inflation mondiale s’est envolée, mais de manière découplée.

Basse en Asie, haute en Occident, l’inflation a découplé parce que pour la première fois depuis très longtemps nos pertes de souverainetés et les mauvaises dépendances contenues dans nos Solidarités Stratégiques ont eu un impact sur l’inflation.

Désormais, d’aucuns prévoient que l’inflation mondiale continuera sa hausse. Ils font l’erreur de ne pas reconnaître que l’année 2021 a cumulé tous les risques économiques, et que les indicateurs s’améliorent à l’image des flux des puces électroniques. L’impact d’éventuelles guerres en Ukraine ou à Taïwan, ce que personne n’espère, ne sont pas mesurées, sinon les prévisions seraient effectivement à deux chiffres.

À l’inverse, d’autres calculent que l’inflation covidienne n’est que transitoire et disparaît au profit d’une déflation lente et homogène au fur et à mesure que la logistique mondiale se normalise. C’est également une myopie, puisque le Covid et les COP ont changé le monde sous deux aspects.

Dans les prochaines années, l’Asie restera le front de l’industrie, avec par exemple la voiture électrique. Sauf accident de parcours, comme celui de la viande de porc en Chine, l’Orient devrait continuer à connaître des prix modérés, dès que l’énergie électrique sera redevenue sous contrôle.

Grâce à la Communauté européenne, sous l’impulsion de Thierry Breton, l’Europe affiche des plans industriels intéressants dans le but de renforcer sa souveraineté structurelle et affaiblir les impacts négatifs des dépendances de la mondialisation. Ces efforts pourraient être soutenus par une production électrique redevenue indépendante comme expliqué plus bas. L’Europe renouerait alors avec un modèle de souveraineté déflationniste de long terme.

De leur côté, les États-Unis aimeraient avoir des Breton à leur tête. Ils sont les meilleurs pour maîtriser les têtes dures, qui sont nombreuses au Sénat à être hostiles au « build back better » de Joe Biden. Cette opposition est fatale à l’idée d’un accroissement de souveraineté étatsunienne et une inflation covidienne transitoire, mais favorable à une hausse des prix structurelle et durable. En conséquence, la Réserve fédérale américaine augmentera ses taux d’intérêt, plus que le fera la BCE. D’ailleurs, les prix de l’or l’ont compris, ils sont toujours attentifs non pas aux discours des banques centrales chinoises ou européennes, mais à ceux du président de la Fed.

Le résultat de cette première phase fondée sur le lien entre souveraineté et inflation indique que le découplage inflationniste de 2020/2021 entre les producteurs et les consommateurs, entre l’Asie souveraine et l’Occident en dépendance, s’orientera désormais vers une nouvelle désunion inflationniste, mais cette fois entre les États-Unis dépendants et l’Europe et l’Asie plus souveraines. Prévoir l’inflation européenne comme par le passé à la lumière de Washington sera une erreur ; l’Asie et l’Europe en recherche de souverainetés semblables et sans doute concurrentes devraient connaître des trajectoires d’inflations concordantes.

Le second élément impactant l’inflation et qui a changé depuis deux ans concerne les COP et l’impact de l’environnement sur les coûts agricoles, énergétiques, miniers.

Après le tunnel inflationniste de la Covid et du bio, les prix des céréales s’ajusteront vers le bas, comme toujours grâce à aux nouveaux emblavements , avec toutefois la menace sur les coûts de production de nouvelles contraintes environnementales et du changement climatique. L’agriculture d’élevage, moins saisonnière, connait déjà des ajustements de prix cruels comme en témoignent les démonstrations actuelles. Mais il est ici regrettable que les pouvoirs publics n’aient pas stoppé net les suicides d’agriculteurs en osant rebâtir des souverainetés financières agricoles.

À la suite de différentes politiques, nous avons perdu notre souveraineté électrique. Les contraintes environnementales, géopolitiques et opérationnelles prévisibles abaissent le volume d’énergies fossiles disponibles bon marché et le supercycle pétrolier en cours prévoit le pétrole à 125 dollars le baril.

Simultanément, l’accroissement d’électricité ENR non pilotable affaisse encore notre souveraineté électrique et augmente l’inflation, comme l’indique l’épisode du gaz cet hiver.

Toutefois, la France et l’Europe ont une solution. Une électricité pilotable souveraine, bon marché, produite par la combustion des déchets des centrales nucléaires d’aujourd’hui. Parce que nous disposons de ce stock sur notre sol et qu’il élimine les besoins d’uranium minier pour les 5. 000 à 10. 000 prochaines années, ils sont le combustible gratuit du nucléaire de demain. Qu’attendons-nous pour le consommer ?

Fessenheim, le programme Astrid, les petits réacteurs modulaires, les EPR et demain les réacteurs à neutrons rapides, la souveraineté électrique française ne peut s’établir dans l’inconstance politique zigzagante autour des électriciens d’EDF en fonction des modes électorales. Comme l’écrivait une philosophe des manœuvres politiques : « Le mensonge est souvent plus plausible, plus tentant pour la raison que la réalité, car le mensonge possède le grand avantage de savoir d’avance ce que le public souhaite entendre ou s’attend à entendre. »

Pour des raisons stratégiques, l’industrie lourde consomme plus de métaux que par le passé : notre monde bascule rapidement d’une dépendance aux hydrocarbures vers une dépendance envers les métaux nécessaires à la production, le transport, le stockage, et la consommation électrique dans des générateurs, des connecteurs, des chargeurs, des batteries et enfin des moteurs. Logiquement, cette demande industrielle guide les prix des métaux vers le haut, mais sans excès historique à ce jour.

Toutefois, fidèle à la courbe de Phillips, l’inflation anticipée guette. La politique est inflationniste comme le démontre le débat constitutionnel chilien autour de taxations ou nationalisations des mines de cuivre ou de lithium. Les normes écologiques accroissent aussi les coûts miniers et métallurgiques : si l’électricité ENR non pilotable augmente dans les mines, le coût marginal augmente ; si l’hydrogène permet de produire un acier plus vert, celui-ci coûte plus cher. En outre, au rythme actuel de la production minière, 15 années seront nécessaires avant qu’un nouvel équilibre entre une offre et une demande de métaux n’abaisse leurs prix grâce à de nouvelles productions et du recyclage.

Mais, plus forte que la courbe de Phillips, la substitution industrielle est déflationniste parce qu’elle réduit la consommation. Ainsi, les coûts des véhicules électriques baisseront, car les progrès permettent déjà l’absence du cobalt du nickel dans les batteries et des terres rares dans les moteurs. Les « métaux rares » étaient bien une fake-news anti voiture électrique.

Entre ces forces opposées, l’Europe peut retrouver une souveraineté métallurgique et minière à hauteur d’environ 50 %, ce qui est énorme comparé aux 5 % actuels,

L’ensemble, le renouveau de la souveraineté industrielle européenne et une gestion positive de l’agriculture, de l’énergie et des métaux permettent de parier que l’inflation européenne ne dépassera pas en moyenne les 2,5 % pendant les 50 prochaines années.

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Economie- Une inflation à 1 ou 2 chiffres ?

Une  inflation à 1 ou 2 chiffres ?

 

Didier Julienne, Président de Commodities & Resources (*) évoque dans la Tribune les perspectives d’inflation en raison notamment de l’envolée du prix de l’énergie. Une thèse renforcée avec les récents événements géopolitiques autour de l’Ukraine qui pourrait faire monter l’inflation à deux chiffres.

 

Depuis deux ans nous connaissons une inflation, une perte du pouvoir d’achat de notre monnaie qui se traduit par une augmentation générale et durable des prix.

Dans une mondialisation malade de la Covid-19, cette hausse était, dans un premier temps, sujette à la baisse de la production plus importante que la baisse de la consommation, puis elle s’amplifiait dans un second temps, alors que la forte reprise de la production se heurtait au monstrueux embouteillage des chaînes logistiques mondiales.

Résultat, l’inflation mondiale s’est envolée, mais de manière découplée.

Basse en Asie, haute en Occident, l’inflation a découplé parce que pour la première fois depuis très longtemps nos pertes de souverainetés et les mauvaises dépendances contenues dans nos Solidarités Stratégiques ont eu un impact sur l’inflation.

Désormais, d’aucuns prévoient que l’inflation mondiale continuera sa hausse. Ils font l’erreur de ne pas reconnaître que l’année 2021 a cumulé tous les risques économiques, et que les indicateurs s’améliorent à l’image des flux des puces électroniques. L’impact d’éventuelles guerres en Ukraine ou à Taïwan, ce que personne n’espère, ne sont pas mesurées, sinon les prévisions seraient effectivement à deux chiffres.

À l’inverse, d’autres calculent que l’inflation covidienne n’est que transitoire et disparaît au profit d’une déflation lente et homogène au fur et à mesure que la logistique mondiale se normalise. C’est également une myopie, puisque le Covid et les COP ont changé le monde sous deux aspects.

Dans les prochaines années, l’Asie restera le front de l’industrie, avec par exemple la voiture électrique. Sauf accident de parcours, comme celui de la viande de porc en Chine, l’Orient devrait continuer à connaître des prix modérés, dès que l’énergie électrique sera redevenue sous contrôle.

Grâce à la Communauté européenne, sous l’impulsion de Thierry Breton, l’Europe affiche des plans industriels intéressants dans le but de renforcer sa souveraineté structurelle et affaiblir les impacts négatifs des dépendances de la mondialisation. Ces efforts pourraient être soutenus par une production électrique redevenue indépendante comme expliqué plus bas. L’Europe renouerait alors avec un modèle de souveraineté déflationniste de long terme.

De leur côté, les États-Unis aimeraient avoir des Breton à leur tête. Ils sont les meilleurs pour maîtriser les têtes dures, qui sont nombreuses au Sénat à être hostiles au « build back better » de Joe Biden. Cette opposition est fatale à l’idée d’un accroissement de souveraineté étatsunienne et une inflation covidienne transitoire, mais favorable à une hausse des prix structurelle et durable. En conséquence, la Réserve fédérale américaine augmentera ses taux d’intérêt, plus que le fera la BCE. D’ailleurs, les prix de l’or l’ont compris, ils sont toujours attentifs non pas aux discours des banques centrales chinoises ou européennes, mais à ceux du président de la Fed.

Le résultat de cette première phase fondée sur le lien entre souveraineté et inflation indique que le découplage inflationniste de 2020/2021 entre les producteurs et les consommateurs, entre l’Asie souveraine et l’Occident en dépendance, s’orientera désormais vers une nouvelle désunion inflationniste, mais cette fois entre les États-Unis dépendants et l’Europe et l’Asie plus souveraines. Prévoir l’inflation européenne comme par le passé à la lumière de Washington sera une erreur ; l’Asie et l’Europe en recherche de souverainetés semblables et sans doute concurrentes devraient connaître des trajectoires d’inflations concordantes.

Le second élément impactant l’inflation et qui a changé depuis deux ans concerne les COP et l’impact de l’environnement sur les coûts agricoles, énergétiques, miniers.

Après le tunnel inflationniste de la Covid et du bio, les prix des céréales s’ajusteront vers le bas, comme toujours grâce à aux nouveaux emblavements , avec toutefois la menace sur les coûts de production de nouvelles contraintes environnementales et du changement climatique. L’agriculture d’élevage, moins saisonnière, connait déjà des ajustements de prix cruels comme en témoignent les démonstrations actuelles. Mais il est ici regrettable que les pouvoirs publics n’aient pas stoppé net les suicides d’agriculteurs en osant rebâtir des souverainetés financières agricoles.

À la suite de différentes politiques, nous avons perdu notre souveraineté électrique. Les contraintes environnementales, géopolitiques et opérationnelles prévisibles abaissent le volume d’énergies fossiles disponibles bon marché et le supercycle pétrolier en cours prévoit le pétrole à 125 dollars le baril.

Simultanément, l’accroissement d’électricité ENR non pilotable affaisse encore notre souveraineté électrique et augmente l’inflation, comme l’indique l’épisode du gaz cet hiver.

Toutefois, la France et l’Europe ont une solution. Une électricité pilotable souveraine, bon marché, produite par la combustion des déchets des centrales nucléaires d’aujourd’hui. Parce que nous disposons de ce stock sur notre sol et qu’il élimine les besoins d’uranium minier pour les 5. 000 à 10. 000 prochaines années, ils sont le combustible gratuit du nucléaire de demain. Qu’attendons-nous pour le consommer ?

Fessenheim, le programme Astrid, les petits réacteurs modulaires, les EPR et demain les réacteurs à neutrons rapides, la souveraineté électrique française ne peut s’établir dans l’inconstance politique zigzagante autour des électriciens d’EDF en fonction des modes électorales. Comme l’écrivait une philosophe des manœuvres politiques : « Le mensonge est souvent plus plausible, plus tentant pour la raison que la réalité, car le mensonge possède le grand avantage de savoir d’avance ce que le public souhaite entendre ou s’attend à entendre. »

Pour des raisons stratégiques, l’industrie lourde consomme plus de métaux que par le passé : notre monde bascule rapidement d’une dépendance aux hydrocarbures vers une dépendance envers les métaux nécessaires à la production, le transport, le stockage, et la consommation électrique dans des générateurs, des connecteurs, des chargeurs, des batteries et enfin des moteurs. Logiquement, cette demande industrielle guide les prix des métaux vers le haut, mais sans excès historique à ce jour.

Toutefois, fidèle à la courbe de Phillips, l’inflation anticipée guette. La politique est inflationniste comme le démontre le débat constitutionnel chilien autour de taxations ou nationalisations des mines de cuivre ou de lithium. Les normes écologiques accroissent aussi les coûts miniers et métallurgiques : si l’électricité ENR non pilotable augmente dans les mines, le coût marginal augmente ; si l’hydrogène permet de produire un acier plus vert, celui-ci coûte plus cher. En outre, au rythme actuel de la production minière, 15 années seront nécessaires avant qu’un nouvel équilibre entre une offre et une demande de métaux n’abaisse leurs prix grâce à de nouvelles productions et du recyclage.

Mais, plus forte que la courbe de Phillips, la substitution industrielle est déflationniste parce qu’elle réduit la consommation. Ainsi, les coûts des véhicules électriques baisseront, car les progrès permettent déjà l’absence du cobalt du nickel dans les batteries et des terres rares dans les moteurs. Les « métaux rares » étaient bien une fake-news anti voiture électrique.

Entre ces forces opposées, l’Europe peut retrouver une souveraineté métallurgique et minière à hauteur d’environ 50 %, ce qui est énorme comparé aux 5 % actuels,

L’ensemble, le renouveau de la souveraineté industrielle européenne et une gestion positive de l’agriculture, de l’énergie et des métaux permettent de parier que l’inflation européenne ne dépassera pas en moyenne les 2,5 % pendant les 50 prochaines années.

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(*) Didier Julienne anime un blog sur les problématiques industrielles et géopolitiques liées aux marchés des métaux. 

Vers une inflation à 2 chiffres ?

Une  inflation à 1 ou 2 chiffres ?

 

Didier Julienne, Président de Commodities & Resources (*) évoque dans la Tribune les perspectives d’inflation en raison notamment de l’envolée du prix de l’énergie. Une thèse renforcée avec les récents événements géopolitiques autour de l’Ukraine qui pourrait faire monter l’inflation à deux chiffres.

 

Depuis deux ans nous connaissons une inflation, une perte du pouvoir d’achat de notre monnaie qui se traduit par une augmentation générale et durable des prix.

Dans une mondialisation malade de la Covid-19, cette hausse était, dans un premier temps, sujette à la baisse de la production plus importante que la baisse de la consommation, puis elle s’amplifiait dans un second temps, alors que la forte reprise de la production se heurtait au monstrueux embouteillage des chaînes logistiques mondiales.

Résultat, l’inflation mondiale s’est envolée, mais de manière découplée.

Basse en Asie, haute en Occident, l’inflation a découplé parce que pour la première fois depuis très longtemps nos pertes de souverainetés et les mauvaises dépendances contenues dans nos Solidarités Stratégiques ont eu un impact sur l’inflation.

Désormais, d’aucuns prévoient que l’inflation mondiale continuera sa hausse. Ils font l’erreur de ne pas reconnaître que l’année 2021 a cumulé tous les risques économiques, et que les indicateurs s’améliorent à l’image des flux des puces électroniques. L’impact d’éventuelles guerres en Ukraine ou à Taïwan, ce que personne n’espère, ne sont pas mesurées, sinon les prévisions seraient effectivement à deux chiffres.

À l’inverse, d’autres calculent que l’inflation covidienne n’est que transitoire et disparaît au profit d’une déflation lente et homogène au fur et à mesure que la logistique mondiale se normalise. C’est également une myopie, puisque le Covid et les COP ont changé le monde sous deux aspects.

Dans les prochaines années, l’Asie restera le front de l’industrie, avec par exemple la voiture électrique. Sauf accident de parcours, comme celui de la viande de porc en Chine, l’Orient devrait continuer à connaître des prix modérés, dès que l’énergie électrique sera redevenue sous contrôle.

Grâce à la Communauté européenne, sous l’impulsion de Thierry Breton, l’Europe affiche des plans industriels intéressants dans le but de renforcer sa souveraineté structurelle et affaiblir les impacts négatifs des dépendances de la mondialisation. Ces efforts pourraient être soutenus par une production électrique redevenue indépendante comme expliqué plus bas. L’Europe renouerait alors avec un modèle de souveraineté déflationniste de long terme.

De leur côté, les États-Unis aimeraient avoir des Breton à leur tête. Ils sont les meilleurs pour maîtriser les têtes dures, qui sont nombreuses au Sénat à être hostiles au « build back better » de Joe Biden. Cette opposition est fatale à l’idée d’un accroissement de souveraineté étatsunienne et une inflation covidienne transitoire, mais favorable à une hausse des prix structurelle et durable. En conséquence, la Réserve fédérale américaine augmentera ses taux d’intérêt, plus que le fera la BCE. D’ailleurs, les prix de l’or l’ont compris, ils sont toujours attentifs non pas aux discours des banques centrales chinoises ou européennes, mais à ceux du président de la Fed.

Le résultat de cette première phase fondée sur le lien entre souveraineté et inflation indique que le découplage inflationniste de 2020/2021 entre les producteurs et les consommateurs, entre l’Asie souveraine et l’Occident en dépendance, s’orientera désormais vers une nouvelle désunion inflationniste, mais cette fois entre les États-Unis dépendants et l’Europe et l’Asie plus souveraines. Prévoir l’inflation européenne comme par le passé à la lumière de Washington sera une erreur ; l’Asie et l’Europe en recherche de souverainetés semblables et sans doute concurrentes devraient connaître des trajectoires d’inflations concordantes.

Le second élément impactant l’inflation et qui a changé depuis deux ans concerne les COP et l’impact de l’environnement sur les coûts agricoles, énergétiques, miniers.

Après le tunnel inflationniste de la Covid et du bio, les prix des céréales s’ajusteront vers le bas, comme toujours grâce à aux nouveaux emblavements , avec toutefois la menace sur les coûts de production de nouvelles contraintes environnementales et du changement climatique. L’agriculture d’élevage, moins saisonnière, connait déjà des ajustements de prix cruels comme en témoignent les démonstrations actuelles. Mais il est ici regrettable que les pouvoirs publics n’aient pas stoppé net les suicides d’agriculteurs en osant rebâtir des souverainetés financières agricoles.

À la suite de différentes politiques, nous avons perdu notre souveraineté électrique. Les contraintes environnementales, géopolitiques et opérationnelles prévisibles abaissent le volume d’énergies fossiles disponibles bon marché et le supercycle pétrolier en cours prévoit le pétrole à 125 dollars le baril.

Simultanément, l’accroissement d’électricité ENR non pilotable affaisse encore notre souveraineté électrique et augmente l’inflation, comme l’indique l’épisode du gaz cet hiver.

Toutefois, la France et l’Europe ont une solution. Une électricité pilotable souveraine, bon marché, produite par la combustion des déchets des centrales nucléaires d’aujourd’hui. Parce que nous disposons de ce stock sur notre sol et qu’il élimine les besoins d’uranium minier pour les 5. 000 à 10. 000 prochaines années, ils sont le combustible gratuit du nucléaire de demain. Qu’attendons-nous pour le consommer ?

Fessenheim, le programme Astrid, les petits réacteurs modulaires, les EPR et demain les réacteurs à neutrons rapides, la souveraineté électrique française ne peut s’établir dans l’inconstance politique zigzagante autour des électriciens d’EDF en fonction des modes électorales. Comme l’écrivait une philosophe des manœuvres politiques : « Le mensonge est souvent plus plausible, plus tentant pour la raison que la réalité, car le mensonge possède le grand avantage de savoir d’avance ce que le public souhaite entendre ou s’attend à entendre. »

Pour des raisons stratégiques, l’industrie lourde consomme plus de métaux que par le passé : notre monde bascule rapidement d’une dépendance aux hydrocarbures vers une dépendance envers les métaux nécessaires à la production, le transport, le stockage, et la consommation électrique dans des générateurs, des connecteurs, des chargeurs, des batteries et enfin des moteurs. Logiquement, cette demande industrielle guide les prix des métaux vers le haut, mais sans excès historique à ce jour.

Toutefois, fidèle à la courbe de Phillips, l’inflation anticipée guette. La politique est inflationniste comme le démontre le débat constitutionnel chilien autour de taxations ou nationalisations des mines de cuivre ou de lithium. Les normes écologiques accroissent aussi les coûts miniers et métallurgiques : si l’électricité ENR non pilotable augmente dans les mines, le coût marginal augmente ; si l’hydrogène permet de produire un acier plus vert, celui-ci coûte plus cher. En outre, au rythme actuel de la production minière, 15 années seront nécessaires avant qu’un nouvel équilibre entre une offre et une demande de métaux n’abaisse leurs prix grâce à de nouvelles productions et du recyclage.

Mais, plus forte que la courbe de Phillips, la substitution industrielle est déflationniste parce qu’elle réduit la consommation. Ainsi, les coûts des véhicules électriques baisseront, car les progrès permettent déjà l’absence du cobalt du nickel dans les batteries et des terres rares dans les moteurs. Les « métaux rares » étaient bien une fake-news anti voiture électrique.

Entre ces forces opposées, l’Europe peut retrouver une souveraineté métallurgique et minière à hauteur d’environ 50 %, ce qui est énorme comparé aux 5 % actuels,

L’ensemble, le renouveau de la souveraineté industrielle européenne et une gestion positive de l’agriculture, de l’énergie et des métaux permettent de parier que l’inflation européenne ne dépassera pas en moyenne les 2,5 % pendant les 50 prochaines années.

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(*) Didier Julienne anime un blog sur les problématiques industrielles et géopolitiques liées aux marchés des métaux. 

Statistiques du Coronavirus : « Des biais qui faussent les chiffres »

Statistiques du Coronavirus : « Des biais qui faussent les chiffres »

Le dépistage des cas de Covid-19 sans évaluation de la charge infectieuse est un non-sens épidémiologique, alertent le vétérinaire Patrick Guérin et le médecin Didier Sicard, dans une tribune au « Monde ».

Les meilleures décisions lors d’une crise sanitaire sont fondées sur des données scientifiques solides pour être ensuite arbitrées politiquement. Or, si les décisions concernant la gestion de la crise du Covid-19 depuis mi-mars reposaient sur le nombre de personnes admises en réanimation et le nombre de décès liés à ce virus, les autorités sanitaires ont changé d’indicateur pour s’appuyer essentiellement sur le taux d’incidence.

Cet indicateur, diffusé et commenté chaque soir par les médias, recense le nombre de personnes testées « positives » au Covid-19 rapporté à une population donnée (100 000 personnes testées).

Simplisme excessif

Pour déterminer ce taux, les autorités sanitaires s’appuient sur le test dit RT-PCR. De nombreux scientifiques, dont l’Ecole de santé publique de l’université Harvard, repris dans un article du New York Times du 29 août 2020, ont mis en évidence ses limites, en raison du simplisme excessif de sa réponse – la personne est dite « positive » indépendamment de la charge virale (quantité de virus présent) et, par conséquent, de sa contagiosité.

Or le coefficient d’amplification dit « CT », c’est-à-dire le chiffre à partir duquel apparaît la fluorescence, est essentiel. Plus le chiffre est bas, plus la charge virale est élevée, donc la contagiosité, et inversement.

En effet, si la zoonose Covid-19 est due au virus SARS-CoV-2, l’inverse n’est pas vrai : la présence de fragments de SARS-CoV-2 dans les fosses nasales n’entraîne pas automatiquement la maladie, ni la contamination. Or, ce CT n’est pas harmonisé, variant de 20 à plus de 40, selon les laboratoires de biologie médicale et selon les pays, alors qu’il s’agit d’une politique de santé publique.

Insécurité : une bataille sur des chiffres complètement faux

Insécurité : une bataille sur des chiffres complètement faux

 

 

Curieusement le ministre de la justice considère que globalement il n’y a pas de montée de l’insécurité dans les chiffres. Il faut d’abord convenir qu’il est très difficile de procéder à des évaluations comparatives des dernières années. D’abord parce que le concept d’insécurité a évolué en fonction des critères retenus dans les lois successives. Enfin peut-être et surtout parce que nombre de délits signalés ne sont pas retenus comme tels ou même complètement ignorés par les services de police et de gendarmerie.

 

Le ministre peut donc se fonder sur des chiffres très approximatifs et sous-estimés. Reste que la France par exemple proportionnellement à son nombre d’habitants est assez nettement en tête de pays européens comparables en matière d’homicide. Ce doit être aussi le cas en matière de ces incivilités quotidiennes qui ne sont pas prises en compte. Il paraît aussi curieux que le ministre de la justice considère qu’il ne faut pas confondre insécurité et sentiment d’insécurité en indiquant que le sentiment d’insécurité relève du fantasme.

L’intéressé vit sans doute assez loin du terrain pour prononcer un tel jugement. Il veut sans doute à dessein ignoré la dégradation générale de l’autorité de l’État en charge de cette sécurité et plus généralement de l’autorité.

 

De toute manière un ministre de la justice n’a pas exprimé comme un avocat en faveur des responsables de l’insécurité.

Il a développé: « Je trouve que ça fait un mal de chien à notre société. Elle a besoin qu’on lui dise la vérité, qu’on lui donne les vrais chiffres, elle a besoin d’apaisement. J’entends continuer ce discours. » Il a également illustré son propos:

« Quelques chiffres: la délinquance des mineurs dont on parle très souvent par exemple. Quand on a les chiffres de la délinquance des mineurs, elle n’a pas augmenté depuis 10 ans. Demandez aux Français ce qu’ils pensent de ça. La plupart sont convaincus qu’il y a une augmentation massive de la délinquance des mineurs. C’est pas vrai ». « Il faut être sérieux, il ne faut pas raconter d’histoires aux Français. La rémission des crimes, ça n’existe pas. Il y en aura toujours, on le sait », a-t-il encore insisté.

Se tournant à nouveau vers la presse plus tard, il a fait valoir:

« Le taux de réponse pénale dans notre pays, c’est 90%. Le taux d’exécution des peines prononcées, c’est 92%. Quand j’entends que les peines prononcées ne sont jamais exécutées, quand j’entends que la justice ne donne pas de réponse pénale, que la délinquance des mineurs augmente, je me dis qu’il faut remettre les choses à leur place et dire la vérité. »  Comme les chiffres sont  complètement faux (sauf pour les homicides) on peut évidemment justifier n’importe quoi.

 

Coronavirus Brésil : Bolsonaro maquille les chiffres

Coronavirus Brésil : Bolsonaro maquille les chiffres

Alors que les chiffres de la pandémie explosent, le gouvernement brésilien entretient à dessein la confusion autour des bilans.

Des chiffres complètement truqués et évolutifs pour masquer l’ampleur de la catastrophe du Brésil et la responsabilité de Bolsonaro.  Lundi soir, le gouvernement a annoncé 679 décès et 15.654 contaminations enregistrés au cours des 24 dernières heures. Les totaux s’élèvent à 37.134 morts et 707.412 infections au Brésil, troisième pays le plus endeuillé au monde et deuxième en termes de contaminations.

Le ministère de la Santé a également annoncé qu’il accorderait désormais la priorité au nombre de décès dus au Covid-19 diagnostiqués le jour-même. Mais il a aussi assuré, en réponse aux critiques, que sa nouvelle plateforme continuerait de montrer «combien de morts ont été signalées ce jour, ainsi que la date du décès». Ce changement de méthodologie n’est qu’un énième rebondissement. Dénonçant un «coup d’Etat statistique», le quotidien Folha de S. Paulo a accusé plus tôt lundi dans un éditorial virulent le président d’extrême droite Jair Bolsonaro de vouloir «étouffer» les données du Covid-19, «comme s’il pouvait les censurer».

Le président Bolsonaro n’a cessé de minimiser la pandémie, la qualifiant de «petite grippe» et appelant à la reprise des activités économiques alors que les courbes sont en pleine ascension, avec plus de 36.000 décès.

Carlos Wizard, chef d’entreprise pressenti pour occuper un poste à haute responsabilité au sein du ministère, avait annoncé vendredi soir au journal O Globo que le bilan officiel allait être révisé à la baisse en raison de chiffres «fantaisistes et manipulés». Une déclaration qui a outré les autorités régionales de santé chargées de compiler les données, qui ont fustigé «une tentative autoritaire, inhumaine et contraire à l’éthique de rendre invisibles les morts du coronavirus». Wizard a nié samedi toute intention de réviser les chiffres déjà annoncés et a fini par renoncer dimanche à occuper son poste au ministère, après des appels sur Internet au boycott de ses entreprises.

 «La manipulation de statistiques est une manoeuvre digne de régimes totalitaires», a lancé samedi sur Twitter le juge de la Cour suprême Gilmar Mendes. «Ce trucage ne va pas dédouaner (le gouvernement) de la responsabilité d’un éventuel génocide», a-t-il ajouté, .

Dimanche soir, un premier bilan du gouvernement envoyé à la presse faisait état de 1.382 décès en 24 heures, mais un autre publié peu après n’affichait que 525 morts.

Depuis plusieurs semaines, le ministère de la Santé présentait sur son site officiel le bilan quotidien avec un graphisme spécieux: de gros caractères pour les chiffres des personnes rétablies, et des caractères bien plus petits pour celui des morts. «Cela revient à créer une réalité parallèle, comme si la compagnie du Titanic disait: «Nous avons sauvé tant de personnes», déclare Tomas Traumann, ancien secrétaire à la communication du gouvernement

Coronavirus: Les chiffres très douteux de la pandémie

Coronavirus: Les chiffres très douteux de la pandémie

 

Les chiffres de la pandémie sont très douteux pour des raisons politiques mais aussi des raisons méthodologiques. Il est clair que les gouvernements ont intérêt à minimiser le nombre de personnes atteintes par le virus pour montrer l’efficacité de leur politique de prévention. Le problème majeur c’est qu’on est complètement incapable de savoir exactement quel est le nombre d’infectées sauf à pratiquer le dépistage systématique de toute la population. Des experts  considèrent qu’à terme il y aura 50 % d’infectées dans la population ( beaucoup disent asymptomatique ne se rendront compte de rien, d’autres n’auront que des symptômes très légers et une très petite minorité aura des complications notamment pulmonaires). Or en France en particulier, le dépistage est très marginal, il porte que sur quelques milliers de personnes. En France donc le nombre d’infectées est celui de ceux  constatés comme positifs lors d’un test. le problème est que la France est un pays où l’on pratique très peu de tests!

On ne peut pas non plus déduire un taux de mortalité puisque le dénominateur est particulièrement approximatif. Notons aussi concernant le nombre de décès que les chiffres avancés sont également particulièrement flous. En effet pendant longtemps on a pas pris en compte le nombre de décès dans les EHPAD. Pas plus d’ailleurs que le nombre de décès hors des hôpitaux en général. Or ce nombre est aussi important que celui constaté en milieu hospitalier.

Une frange donc très limitée de la population, et qui ne prend nullement en compte la masse de porteurs « sains ». Le nombre de personnes réellement infectées au Coronavirus peut donc en France être deux, trois, dix, vingt, cinquante fois supérieur aux chiffres annoncés. Ce que Santé Publique France précise par ailleurs, sur son site Internet : « du fait de la difficulté de l’identification et de la confirmation biologique de l’ensemble des cas de Covid-19, les données présentées sous-estiment le nombre réel de cas. Dans le cadre du passage en phase 3 les recommandations étant maintenant de réaliser un prélèvement à visée diagnostic uniquement pour certaines catégories de patients, cette sous-estimation devient plus importante. »

Cette question, cruciale, du dépistage rend impossible toute comparaison fiable entre les pays. Chaque gouvernement a sa propre politique : la Corée du Sud teste à tour de bras, l’Allemagne recommande de ne dépister que les personnes présentant des symptômes grippaux, l’Espagne suit des malades par téléphone faute de pouvoir tester tout le monde… De plus, les chiffres ne sont pas collectés, compilés et corrigés de la même manière. L’évaluation de cette pandémie planétaire bute sur les façons de faire nationales et explique les écarts magistraux entre le nombre de cas recensés.

Face à toutes ces difficultés, la tentation de ne rien faire peut être grande. Pourtant, même incomplètes et limitées, les statistiques restent un vecteur de connaissance et de compréhension indispensables. Leur utilisation est nécessaire, si certaines conditions sont respectées : les limites des chiffres tout comme les méthodologies sélectionnées pour les présenter doivent être explicitées de manière transparente

Les chiffres très douteux de la pandémie

Les chiffres très douteux de la pandémie

 

Les chiffres de la pandémie sont très douteux pour des raisons politiques mais aussi des raisons méthodologiques. Il est clair que les gouvernements ont intérêt à minimiser le nombre de personnes atteintes par le virus pour montrer l’efficacité de leur politique de prévention. Le problème majeur c’est qu’on est complètement incapable de savoir exactement quel est le nombre d’infectées sauf à pratiquer le dépistage systématique de toute la population. Des experts  considèrent qu’à terme il y aura 50 % d’infectées dans la population ( beaucoup disent asymptomatique ne se rendront compte de rien, d’autres n’auront que des symptômes très légers et une très petite minorité aura des complications notamment pulmonaires). Or en France en particulier, le dépistage est très marginal, il porte que sur quelques milliers de personnes. En France donc le nombre d’infectées est celui de ceux  constatés comme positifs lors d’un test.

On ne peut pas non plus déduire un taux de mortalité puisque le dénominateur est particulièrement approximatif. Notons aussi concernant le nombre de décès que les chiffres avancés sont également particulièrement flous. En effet pendant longtemps on a pas pris en compte le nombre de décès dans les EHPAD. Pas plus d’ailleurs que le nombre de décès hors des hôpitaux en général. Or ce nombre est aussi important que celui constaté en milieu hospitalier.

Une frange donc très limitée de la population, et qui ne prend nullement en compte la masse de porteurs « sains ». Le nombre de personnes réellement infectées au Coronavirus peut donc en France être deux, trois, dix, vingt, cinquante fois supérieur aux chiffres annoncés. Ce que Santé Publique France précise par ailleurs, sur son site Internet : « du fait de la difficulté de l’identification et de la confirmation biologique de l’ensemble des cas de Covid-19, les données présentées sous-estiment le nombre réel de cas. Dans le cadre du passage en phase 3 les recommandations étant maintenant de réaliser un prélèvement à visée diagnostic uniquement pour certaines catégories de patients, cette sous-estimation devient plus importante. »

Cette question, cruciale, du dépistage rend impossible toute comparaison fiable entre les pays. Chaque gouvernement a sa propre politique : la Corée du Sud teste à tour de bras, l’Allemagne recommande de ne dépister que les personnes présentant des symptômes grippaux, l’Espagne suit des malades par téléphone faute de pouvoir tester tout le monde… De plus, les chiffres ne sont pas collectés, compilés et corrigés de la même manière. L’évaluation de cette pandémie planétaire bute sur les façons de faire nationales et explique les écarts magistraux entre le nombre de cas recensés.

Face à toutes ces difficultés, la tentation de ne rien faire peut être grande. Pourtant, même incomplètes et limitées, les statistiques restent un vecteur de connaissance et de compréhension indispensables. Leur utilisation est nécessaire, si certaines conditions sont respectées : les limites des chiffres tout comme les méthodologies sélectionnées pour les présenter doivent être explicitées de manière transparente

Coronavirus: la Chine ment sur les chiffres

 Coronavirus: la Chine ment sur les chiffres

 

Curieusement d’un coup, la Chine annonce jeudi 242 décès supplémentaires. Jusque-là, la Chine  affirmait que ce nombre était contenu entre 50 au début jusqu’à 100 mercredi. Il y a encore quelques jours, le gouvernement annonçait que de l’ordre de 40 000 personnes pourraient être infectés , un chiffre sans doute à multiplier par dix comme l’indique une revue scientifique britannique. Ce bidouillage des chiffres  avait d’ailleurs permis à l’organisation mondiale de la santé de considérer d’abord la maladie comme relativement locale, ensuite d’affirmer qu’elle était sous contrôle; avant hier brusquement de s’inquiéter du risque mondial. De ce point de vue, l’attitude de l’organisation mondiale de la santé est assez irresponsable.

 

Pourtant dès le 31 janvier, la revue britannique The Lancet, l’une des références en matière médicale, a publié une étude fondée sur un modèle mathématique d’après lequel 75.815 individus auraient été infectés à Wuhan – la principale province chinoise touchée par l’épidémie – au 25 janvier 2020. Officiellement, ce jour-là, le nombre de personnes diagnostiquées était de… 685. Soit un rapport de plus de 1 à 100. Il est possible qu’en faite sur l’ensemble de la Chine le nombre de personnes infectées soit plus proche de 200 000 que de 35 000 annoncés alors. En outre, il faut surtout noter le taux d’expansion du virus. En Chine en dépit de tous les efforts consentis et qui sont importants,  le virus est loin d’être contenu contrairement à des régions extérieures qui semblent avoir pris des mesures assez draconiennes pour éviter la mobilité des personnes en général. .

Ce qui n’empêche pas les déclarations irresponsables de l’OMS : «Il y a eu une stabilisation du nombre des cas rapportés de Hubei», la province chinoise la plus touchée et où la maladie est apparue, a déclaré le responsable des programmes sanitaires d’urgence de l’OMS Michael Ryan, lors d’un point de presse à Genève. Cette province est soumise à des mesures drastiques d’isolement par les autorités chinoises pour tenter de contenir la diffusion de l’épidémie. «Nous enregistrons une période de stabilité de quatre jours, où le nombre de cas rapportés n’a pas progressé. C’est une bonne nouvelle et cela pourrait refléter l’impact des mesures de contrôle qui ont été mises en place», a-t-il ajouté.

Plutôt que de délivrer des informations douteuses ou de se fier aux chiffre de la Chine,  l’OMS ferait mieux de se pencher sur le manque crucial de matériel de prévention, un manque à l’échelle mondiale.

 

Coronavirus : quels vrais chiffres ?

Coronavirus : quels vrais chiffres ?

 

 

Pour des motifs diplomatiques tout autant qu’économiques,  nombre d’experts  tentent de relativiser le flou des statistiques chinoises sur le développement du virus. Comme souvent affirmé dans ce site, les statistiques chinoises ont ceci de particulier qu’elles prennent un caractère très politique, en clair qu’elles sont régulièrement suivies par le pouvoir et éventuellement bidouillées par exemple concernant la mesure de la croissance. Si l’on s’en tient aux déclarations officielles chinoises, il y aurait environ 25 000 personnes infectées. Le problème,  c’est que dans le même temps la Chine reconnaît que le virus se développe au rythme de 2000 personnes infectées par jour. Or les premiers cas ont été comptabilisés à partir du 20 janvier. D’après les indications chinoises, on devrait donc être parvenu de 32 000 personnes infectées . De toute manière ces évaluations sont très approximatives;

Le 31 janvier, la revue britannique The Lancet, l’une des références en matière médicale, a publié une étude fondée sur un modèle mathématique d’après lequel 75.815 individus auraient été infectés à Wuhan – la principale province chinoise touchée par l’épidémie – au 25 janvier 2020. Officiellement, ce jour-là, le nombre de personnes diagnostiquées était de… 685. Soit un rapport de plus de 1 à 100. Il est possible qu’en faite sur l’ensemble de la Chine le nombre de personnes infectées soit plus proche de 200 000 que de 17 000. En outre, il faut surtout noter le taux d’expansion du virus. En Chine en dépit de tous les efforts consentis et qui sont importants,  le virus est loin d’être contenu contrairement à des régions extérieures qui semblent avoir pris des mesures assez draconiennes pour éviter la mobilité des personnes en général. .

 

Virus chinois: quels vrais chiffres ?

Virus chinois: quels vrais chiffres ?

 

 

Pour des motifs diplomatiques tout autant qu’économiques,  nombre d’experts  tentent de relativiser le flou des statistiques chinoises sur le développement du virus. Comme souvent affirmé dans ce site, les statistiques chinoises ont ceci de particulier qu’elles prennent un caractère très politique, en clair qu’elles sont régulièrement suivies par le pouvoir et éventuellement bidouillées par exemple concernant la mesure de la croissance. Si l’on s’en tient aux déclarations officielles chinoises, il y aurait environ 17 000 personnes infectées. Le problème,  c’est que dans le même temps la Chine reconnaît que le virus se développe au rythme de 2000 personnes infectées par jour. Or les premiers cas ont été comptabilisés à partir du 20 janvier. D’après les indications chinoises, on devrait donc être parvenu de 30 000 personnes infectées au lieu de 17 000.

Le 31 janvier, la revue britannique The Lancet, l’une des références en matière médicale, a publié une étude fondée sur un modèle mathématique d’après lequel 75.815 individus auraient été infectés à Wuhan – la principale province chinoise touchée par l’épidémie – au 25 janvier 2020. Officiellement, ce jour-là, le nombre de personnes diagnostiquées était de… 685. Soit un rapport de plus de 1 à 100. Il est possible qu’en faite sur l’ensemble de la Chine le nombre de personnes infectées soit plus proche de 200 000 que de 17 000. En outre, il faut surtout noter le taux d’expansion du virus. En Chine en dépit de tous les efforts consentis et qui sont importants,  le virus est loin d’être contenu contrairement à des régions extérieures qui semblent avoir pris des mesures assez draconiennes pour éviter la mobilité des personnes en général. .

Sondages grève 5 décembre: une manipulation des chiffres ?

Sondages  grève  5 décembre: une manipulation des chiffres ?

 

La guerre des sondages pour influencer l’opinion se confirme surtout de la part des financiers propriétaires des médias soutenant  de Macron. Curieux cette  soudaine baisse du soutien des Français au moment du 5 décembre annoncé par BFM ( chaîne champion du sensationnalisme qui approuve clairement le gouvernement). D’après BFM , 53% des Français interrogés approuvent la mobilisation contre la réforme des retraites. Un chiffre qui, bien que majoritaire, serait  en baisse de 11 points en comparaison avec une étude de datant début novembre. Le JDD ( journal inconditionnel de Macron)  fait mieux , il titre que les Français sont divisés sur la grève seulement approuvée par 46% !  le sondage le plus diffusé affiche un soutien de 66% à la grève.

 

Selon un sondage ViaVoice pour Libération, 62 % des Français soutiennent les grèves annoncées pour le 5 décembre prochain. D’après ce dernier sondage , les popularités du chef de l’État et du Premier ministre Édouard Philippe reculent en novembre : 57 % des Français ont une « mauvaise opinion » d’Emmanuel Macron (+3 points), contre 31 % une « bonne » (-1 point), et 54 % ont une « mauvaise opinion » d’Édouard Philippe (+3 points), contre 32 % une « bonne » (-2 points). Les personnes interrogées sont mécontentes de la politique économique et sociale de l’exécutif, qui doit en « changer » selon une large majorité de Français (75 %, dont 35 % « changer totalement » et 40 % « en grande partie »). 18 % sont d’un avis contraire.

Ils sont aussi 64 % à juger qu’Emmanuel Macron « comprend mal » les « difficultés sociales » (31 % « comprend bien »), et 59 % à ne pas lui faire confiance pour y répondre (29 % lui font confiance). Idem pour Édouard Philippe (56 % « pas confiance », 30 % « confiance »).

Les personnes interrogées pensent en effet à une écrasante majorité (89 %) que la France traverse « actuellement une crise sociale », mettant au premier rang des « principales difficultés » rencontrées au quotidien « le coût de la vie » (69 %), devant « les inégalités sociales » et « le manque de moyens et de personnels dans certains services publics » (51 % chacun), mais aussi « le financement des retraites (futures ou actuelles) » (49 %).

 

Sondage 5 décembre: une manipulation des chiffres ?

Sondage 5 décembre: une manipulation des chiffres ?

 

Curieux cette  soudaine baisse du soutien des Français au moment du 5 décembre annoncé par BFM ( chaine champion du sensationnalisme qui soutient clairement le gouvernement). D’après BFM , 53% des Français interrogés approuvent la mobilisation contre la réforme des retraites. Un chiffre qui, bien que majoritaire, serait  en baisse de 11 points en comparaison avec une étude de datant début novembre.

Or  Selon un sondage ViaVoice pour Libération, 62 % des Français soutiennent les grèves annoncées pour le 5 décembre prochain.

D’après ce dernier sondage , les popularités du chef de l’État et du Premier ministre Édouard Philippe reculent en novembre : 57 % des Français ont une « mauvaise opinion » d’Emmanuel Macron (+3 points), contre 31 % une « bonne » (-1 point), et 54 % ont une « mauvaise opinion » d’Édouard Philippe (+3 points), contre 32 % une « bonne » (-2 points). Les personnes interrogées sont mécontentes de la politique économique et sociale de l’exécutif, qui doit en « changer » selon une large majorité de Français (75 %, dont 35 % « changer totalement » et 40 % « en grande partie »). 18 % sont d’un avis contraire.

Ils sont aussi 64 % à juger qu’Emmanuel Macron « comprend mal » les « difficultés sociales » (31 % « comprend bien »), et 59 % à ne pas lui faire confiance pour y répondre (29 % lui font confiance). Idem pour Édouard Philippe (56 % « pas confiance », 30 % « confiance »).

Les personnes interrogées pensent en effet à une écrasante majorité (89 %) que la France traverse « actuellement une crise sociale », mettant au premier rang des « principales difficultés » rencontrées au quotidien « le coût de la vie » (69 %), devant « les inégalités sociales » et « le manque de moyens et de personnels dans certains services publics » (51 % chacun), mais aussi « le financement des retraites (futures ou actuelles) » (49 %).

Croissance : mauvais chiffres pour la France

Croissance : mauvais chiffres pour la France

 

 

La France échappera difficilement au très net tassement international. On espérait encore il y a quelques temps que par exception la France en 2019 afficherait des chiffres flatteurs. Les premières prévisions envisageaient  1,7 % de progression du PIB comme en 2018 mais au fil des mois les deux ambitions ont été réduites à la baisse. Officiellement on attend encore 1,4 % mais il est vraisemblable qu’on aura bien du mal à atteindre 1,2 %. En effet deux chiffres très mauvais affectent la croissance. D’une part la baisse de la production industrielle en juin, d’autre part le déficit de plus de 5 milliards du commerce extérieur. En juin, la production industrielle affiche une baisse de plus de 2 %, selon les données de l’Insee. Un repli qui fait écho à ceux constatés sur la même période dans la plupart des pays européens dont l’Allemagne, mais aussi le Royaume-Uni, l’Espagne et l’Italie.

 

Hormis la construction et l’agroalimentaire, tous les secteurs de l’industrie sont dans le rouge en juin

L’été commence mal pour les industriels européens, et ceux de l’Hexagone n’échappent pas à la règle. Selon les chiffres publiés ce vendredi par l’Insee, l’activité industrielle, énergie comprise, a baissé de 2,3 % en juin, par rapport à mai. Le repli est de la même veine (-2,2 %) dans le seul secteur manufacturier. Des contractions

La production industrielle a connu un net recul au mois de juin, pénalisée par la forte chute du secteur de la pharmacie et la poursuite du repli de la métallurgie, a indiqué vendredi l’Insee dans un communiqué.

Selon l’organisme public, la production a reculé de 2,3% dans l’ensemble de l’industrie, après une hausse de 2% le mois précédent, un chiffre revu à la baisse de 0,1 point par l’Insee.

Voitures brûlées du 14-Juillet : plus de chiffres !

Voitures brûlées du 14-Juillet : plus de chiffres !

 

Pas loin de 1000 voitures sont brulées chaque année à l’occasion du 14 juillet. Un chiffre en plus qui progresse nettement en 2019. Du coup,  Le ministère de l’Intérieur a indiqué qu’il ne communiquerait pas le nombre de voitures brûlées en France lors des soirées du 13 et du 14 juillet, contrairement aux deux dernières années. « On ne donne pas et on assume. C’est toujours la même chose et ça n’apporte rien », a expliqué l’entourage du ministre Christophe Castaner. Beauvau ajoute ne pas vouloir provoquer « une course par rapport à vendredi », où se jouera la finale de la Coupe d’Afrique des nations entre l’Algérie et le Sénégal, qui fait craindre au ministère des incidents à Paris et en province, comme lors des trois précédentes victoires des Fennecs. En 2018, un total de 845 voitures avaient été brûlées en France lors des deux soirées des 13 et 14 juillet, selon les chiffres du ministère de l’Intérieur, en baisse par rapport à 2017. 897 véhicules avaient alors été incendiés.

 

Gafa : 15 milliards de chiffres d’affaires et seulement 50 millions d’impôts

Gafa : 15 milliards de chiffres d’affaires et seulement 50 millions d’impôts

Les grands du numérique réalisent de l’ordre  15 milliards de chutes d’affaires en France mais ne paie qu’un impôt dérisoire de l’ordre de 50 millions et encore pas tous. D’où la proposition de la France d’imposer de manière forfaitaire le chiffre d’affaires  sur la base de 3 %. Du coup on ferait passer l’impôt de 50 millions à 500 millions soit 10 fois plus. Une proposition française mollement soutenue par l’union européenne et en particulier par l’Allemagne qui craint des mesures de rétorsion sur l’industrie automobile. Du coup, la France envisagerait de décider seule d’une taxation. La plupart des grands du numérique échappent à l’impôt parce que leur chiffre d’affaires est supposé réalisé à partir de pays à la fiscalité insignifiante. Certains Gafa qui font du business en France n’ont même pas de filiale française. Il y a là évidemment une distorsion de concurrence avec les entreprises françaises cela d’autant plus que ces plates-formes favorisent le développement de produits étrangers ou mettent en tutelle les producteurs français.

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