Archive pour le Tag 'chaussures'

Chaussures André : manif aujourd’hui

Chaussures André : manif aujourd’hui

Les salariés de l’enseigne de chaussures André vont donner de la voix ce mardi. Les salariés de l’entreprise, placée en redressement judiciaire en raison de la crise du Covid-19, ont en effet été appelés à faire grève dans tous les magasins par l’intersyndicale.

Des rassemblements sont notamment prévus ce mardi à Paris (devant le magasin André Haussmann à partir de 11h), à Lille, à Cannes mais aussi dans de nombreuses autres villes, détaille la CGT au Figaro.

L’enseigne de chaussures, rachetée en 2018 par le site de vente en ligne Spartoo, se trouve actuellement en très mauvaise posture. Suite au confinement, la marque avait dû fermer tous ses magasins. «Nous perdons 250.000 euros par jour de chiffre d’affaires» depuis la décision gouvernementale de fermer les commerces «non essentiels», avait alors expliqué Boris Saragaglia, le PDG de Spartoo.

Après avoir perdu près de 4 millions d’euros en quinze jours, l’entreprise avait déposé le bilan le 23 mars avant d’être placée en redressement judiciaire le 1er avril. Pour rappel, en 2019 déjà, l’entreprise avait essuyé des pertes de 10 millions d’euros malgré un chiffre d’affaires de 100 millions.

Au total, André dispose d’environ 150 points de vente employant 600 salariés. «Les salariés ont été placés en redressement judiciaire mais ils n’ont aucune information sur l’avenir. Ils n’ont aucune nouvelle», explique au Figaro Élodie Ferrier, secrétaire fédérale CGT Commerce et Services. Au total, «on serait à 450 suppressions de postes», poursuit-elle. Dans un autre communiqué, l’intersyndicale déclare qu’«André existe depuis 120 ans» et que «la stratégie de Spartoo l’a conduit à sa perte en 18 mois». Les syndicats en appellent au gouvernement pour «éviter la casse sociale».

Moral des ménages : toujours dans les chaussures

Moral des ménages : toujours dans les chaussures

Toujours pas de changement dans le moral des ménages en août,  il est toujours dans les chaussures. Des inquiétudes en particulier concernant la situation financière est toujours un niveau très bas concernant le chômage. La confiance des ménages est restée stable en août en France, se maintenant sensiblement en-dessous de sa moyenne de longue période, selon les données publiées vendredi par l’Insee. L’indicateur qui synthétise cette confiance est inchangé à 93. Il stagne dans une étroite fourchette (93-94) depuis qu’il a interrompu sa forte progression de fin 2014 et de début 2015, qui l’a ramené à des plus haut de près de cinq ans. Il demeure inférieur à sa moyenne de long terme, qui se situe à 100. Les 14 économistes interrogés par Reuters s’attendaient en moyenne à un indice en hausse à 94. En août, l’opinion des ménages sur leur situation financière n’a pas évolué, que ce soit sur leur situation passée ou future, et ils sont un peu plus nombreux à considérer comme opportun de faire des achats importants : le solde correspondant gagne un point et repasse au-dessus de sa moyenne de longue période. Leur opinion sur leur capacité d’épargne future est en net retrait (-3 points) mais, dans le même temps la proportion de ceux qui estiment qu’il est opportun d’épargner chute de dix points. Toujours selon l’Insee, les craintes des ménages concernant le chômage s’apaisent un peu (-3 points) mais leur niveau reste largement au-dessus de la moyenne de long terme.

 

Les chaussures Paraboot à 350 à euros : ça marche

Les chaussures Paraboot à 350 à euros : ça marche

Un contre exemple du déclin industriel, les chaussures Paraboot ; en fait des produits de luxe entre 250 et 350 euros. Créée en 1927 par Rémy Richard, la petite manufacture familiale a pourtant connu des phases de crise aiguë et a même frôlé la faillite en 1983. « A un moment donné, on hésitait. On s’est demandé s’il ne fallait pas délocaliser pour baisser nos prix », reconnaît sans ambages Régis Feuillet, directeur général de la société.  Par la volonté de ses dirigeants, la société a tenu bon et gardé son coeur de métier en France, ne délocalisant que des productions annexes.  Aujourd’hui, elle affiche une santé insolente: des exportations en hausse de 31% entre août 2012 et mai 2013, un objectif de progression du chiffre d’affaires de 5 à 10% par an et « pas un poil de dette », selon Régis Feuillet. Elle emploie 135 salariés en fabrication et 55 dans les magasins. En 2011/2012, elle a dégagé un bénéfice net de 1,5 million d’euros pour 18,2 millions de chiffre d’affaires.  Sur sa lancée du « made in France », Paraboot prévoit même de rapatrier la production de baskets de ville actuellement réalisée au Portugal. Le tout dans un secteur sinistré qui a vu ses effectifs fondre de 62% entre 2003 et 2012 pour tomber à 5.700 employés, selon la fédération de la chaussure. La production française de chaussures est elle passée de 61 millions de paires en 2003 à 21 millions de paires aujourd’hui.  L’Asie concentre désormais 87% de la production mondiale de chaussures.   »Par nos fournisseurs, on souffre indirectement de la crise du secteur », confie Marc-Antoine Richard, directeur de la production.  Par manque de clients, des fournisseurs disparaissent ou cessent de produire certains articles essentiels à la fabrication de chaussures: colle, fils, lacets, oeillet, contreforts. « On est sans cesse obligé de trouver des substituts », souligne Marc-Antoine Richard.  D’autant que l’entreprise, réputée pour la qualité de ses chaussures vendues entre 250 à 350 euros, s’attache à choisir avec soin ses matières premières. Pour ses cuirs, elle travaille depuis sa création avec la tannerie alsacienne Degermann.  Richard-Pontvert se revendique par ailleurs comme le seul fabricant au monde à réaliser ses propres semelles en caoutchouc, selon un procédé imaginé par son fondateur. Découpe, piquage, grattage du cuir, teinture des bords, rabotage de la semelle, laçage et mise en boite: pas moins de 150 opérations manuelles sont nécessaires pour élaborer une chaussure Paraboot.   »Dans une fabrication standard, il faut 15 à 20 mn pour fabriquer une chaussure. Nous, on met deux heures en moyenne », explique Pierre Colin, directeur commercial France. Aujourd’hui, produire en France reste un défi, affirment les dirigeants, en citant des réglementations toujours plus strictes et les difficultés à embaucher. Mais c’est aussi un gage de qualité pour une clientèle fidèle. « Il n’y a pas de perversion du produit, c’est toujours le même, on le reconnaît », met en avant Clémentine Colin, directrice générale des magasins Paraboot.  Et à l’export, c’est un atout non négligeable, souligne-t-elle, car « l’Asie cherche du made in France et l’histoire qui va avec ».  Depuis 1988, Paraboot dispose en outre d’un réseau de magasins en propre (29 en France, 2 en Belgique) qui lui permet de mettre en valeur son savoir-faire et de ne pas dépendre du bon vouloir des détaillants. « Sans les boutiques, on ne s’en sortirait pas comme ça. Ça a été un choix décisif », se félicite Augusto Gomez, secrétaire du comité d’entreprise de l’usine de Fures.  Cet ancien syndicaliste CGT vante le bon climat social au sein de l’entreprise, qui n’a pas connu de grève « depuis plus de 20 ans ».  Seul bémol: les salaires qu’une ouvrière juge « trop bas ». « Il y a encore pas mal de smicards. Pour moi, c’est pas assez payé parce que c’est un travail que j’ai mis longtemps à, apprendre », dit-elle.  

 




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