Archive pour le Tag 'charte'

Statut de Brigitte Macron : une charte inutile

Statut de Brigitte Macron : une charte inutile

 

 

 

La monarchie fut-elle républicaine à la peau dure en France. Emmanuel Macron ne fait pas exception au rituel du monarque quand il veut imposer un statut pour son épouse. Pourtant jusque-là,  le rôle du conjoint du président de la république ne figure dans aucun texte constitutionnel ou législatif. Macron a été contraint de céder il a abandonné le concept de statut pour le  transformer en une charte inutile sur le fond mais qui introduit cependant officiellement par voie de circulaire de la présidence un rôle pour son épouse. Certes on peut comprendre qu’il faille redonner un peu de  dignité à une présidence de la république dont Hollande et Sarkozy avaient terni l’image du fait de leurs frasques respectives. Pour autant, il n’est pas nécessaire pour Macron d’introduire une sorte de rituel royal, impérial voir Jupitérien lors de ses apparitions officielles.  Un peu de simplicité n’est pas forcément contradictoire avec la dignité de la fonction. De ce point de vue, la mise en scène de la fête pour honorer sa victoire touchait  un peu ou ridicule près de la pyramide du Louvres. Macron devra se méfier de l’ivresse du pouvoir entretenu par les breuvages de complaisance de ses courtisans. Il n’était nullement nécessaire de prévoir un texte concernant Brigitte Macon. D’abord parce qu’un président de la république peut n’avoir pas de conjoint officiel ;  ou alors comme sous l’ancien régime, il faudra aussi prévoir un statut pour la favorite (ou le favori). Ensuite parce que le concept de première dame est désuet. Pourquoi première ? Pourquoi dame ? Par comparaison en Allemagne on ignore tout de l’époux d’Angela  Merkel lequel d’ailleurs ne paraît jamais officiellement. Cette absence de premier Monsieur en Allemagne n’affecte nullement le poids politique de la chancelière. Il y a longtemps que les Allemands ont abandonné les oripeaux de l’apparence pour se consacrer au réel. L’Elysée a publié lundi une « charte de transparence » relative au statut du conjoint du chef de l’Etat, selon laquelle Brigitte Macron ne sera pas rémunérée à ce titre et ne disposera ni de frais de représentation ni de budget. Emmanuel Macron avait promis de clarifier ce rôle, qui continuera à n’être régi par aucun texte juridique. Selon cette charte, deux conseillers du président et un secrétariat sont mis à la disposition de son épouse, dont la protection est assurée par le Groupement de sécurité de la présidence de la République (GSPR). « Les moyens financiers nécessaires à l’exercice de cette fonction figurent dans le budget de la présidence. Les coûts de fonctionnement associés au conjoint du chef de l’Etat feront l’objet d’une présentation transparente dans la comptabilité analytique de l’Elysée, soumise au contrôle de la Cour des comptes, qui en rendra compte publiquement par un rapport spécifique », précise le texte publié sur le site de l’Elysée. Une manière d’installer juridiquement par des voies détournées la fonction d’épouse de président de la république.

Législatives 2017 : la charte de Mélenchon cadenasse les communistes

Législatives 2017 : la charte de Mélenchon cadenasse les communistes

Finie la liberté de vote pour les futurs députés étiquetés Mélenchon notamment les communistes. Les aspirants députés devront affirmer, par la ratification de ce texte, leur soutien sans appel au candidat de la présidentielle, une adhésion à son programme l’Avenir en commun, le versement d’une cotisation à l’association de financement de la France insoumise et l’engagement de reconnaître les assemblées citoyennes locales. Visée par cette charte: la liberté de vote dont les députés du PCF jouissent depuis 1992. Pour certains élus communistes, la charte relève du casus belli. «Mélenchon déteste la liberté de vote. Il veut un retour au fonctionnement de la IIIe Internationale, avec un chef qui dicte la décision», ironise le député André Chassaigne, en référence aux usages du stalinisme. «Il souhaite revenir à l’époque ou nous étions inféodés à la discipline de parti. Mais, en démocratie, les élus ne sont mandatés que par leurs électeurs», renchérit Alain Bocquet, député PCF du Nord. Ce vétéran du Palais Bourbon en est persuadé: «Cette charte vise à écarter les députés PCF de l’Assemblée», à l’occasion des prochaines législatives. L’état-major de Mélenchon a en effet prévenu: la «France insoumise» sera bien présente dans chaque circonscription, quitte à s’inviter sur les terres des communistes récalcitrants. Au sein du groupe parlementaire, «on ne craint rien ni personne». On espère même, à la faveur de l’effritement du vote socialiste depuis 2012, regagner un peu du terrain perdu, notamment à Saint-Denis, Montreuil ou Gennevilliers, en région parisienne. Une chose est sûre, l’un des principaux verrous qui restent pour obtenir un rapprochement de Mélenchon et des communistes est à débloquer du côté de l’Assemblée.

PS : une charte fourre-tout

PS : une charte fourre-tout

Une charte fourre-tout a été adoptée par la PS, elle parle auusi bien d’écologie, d’Europe que de droitisation de la société. Elle critique aussi Macron. Bref un document de synthèse pour rassembler sur des bases très floues comme   »l’éco socialisme  ou l’alter Europe » !  Pour  Jean-Christophe Cambadélis, la « charte des socialistes pour le progrès humain » est un « texte novateur, cohérent et rassembleur. Il fait sens et porte les nouvelles couleurs du PS », a-t-il affirmé samedi, à la clôture des « Etats généraux des socialistes », processus de trois mois qui a abouti à ce texte. C’est fort de ce texte – approuvé par 78,5 % des militants (7% contre, 14,7% se sont abstenus, avec une participation de 32,5%) – que le premier secrétaire entend « affronter deux ennemis. « La thatchérisation de la droite » d’abord, défendue selon lui aussi bien par Nicolas Sarkozy l »‘Abrogator » qu’Alain Juppé ou François Fillon. Leur projet est « une violence inouïe contre notre modèle social et républicain », a-t-il dit. Autre danger: « la nouvelle hégémonie culturelle du bloc réactionnaire antirépublicain », dans un contexte de « zemmourisation » des esprits. Cet ennemi « redoutable, (est) déjà en ordre de bataille pour 2017″, a-t-il dit au sujet de Marine Le Pen, avec sa « ligne politique toute tracée : le souverainisme xénophobe ». « Nous n’avons pas le droit à l’échec », a-t-il dit, sinon « nous emmènerions toute la gauche avec nous ». Ce texte d’orientation politique qui touche les domaines les plus divers, promeut « l’éco-socialisme » et une « alter-Europe » et servira à la formation des militants. Et pour « continuer la discussion », le parti publiera par ailleurs 1.500 propositions issues du processus, a annoncé le numéro deux Guillaume Bachelay. Samedi, les débats étaient aussi tournés vers l’actualité et l’aile gauche a profité de cette tribune pour dire leur hostilité au projet de loi d’Emmanuel Macron sur la croissance, qui selon eux comporte trop de « reculs sociaux ». La prochaine étape de « la remise en forme de la maison socialiste » va à présent porter sur l’organisation, pour faire du PS un parti « plus transparent, plus connecté, plus efficace », selon son premier secrétaire.  Un parti « plus connecté » pour les militants, qui pourront à partir de début 2015, suivre chaque jour sur internet « la minute du PS », position du parti, diffusée depuis un studio TV spécialement conçu à cet effet à Solférino.  Au titre de l »‘efficacité », le PS entend surtout « ouvrir la maison » et faire du PS un « parti de masse » de 500.000 militants et de 1 à 1,5 million de sympathisants en 2017. Il va donc changer le mode d’adhésion, aujourd’hui « parcours du combattant », subordonné au bon vouloir de la section et marqué par de forts délais d’attente. Le PS compte 150.000 militants, dont seulement 60.000 à 70.000 à jour de cotisation, contre 170.000 fin 2013. « On a 7.000 nouveaux adhérents depuis septembre », se réjouit toutefois M. Cambadélis. Fin janvier, le PS planchera sur les « fractures territoriales et l’esquisse du projet pour les départementales et régionales » de mars et fin 2015. Des chômeurs et précaires qui manifestaient ont tenté de perturber le rendez-vous, ce qui a donné lieu à 60 interpellations, selon des sources policières.

 

Ratification de la charte des langues régionales, à quand la ratification de la langue française ?

Ratification de la charte des langues régionales, à quand la ratification de la langue française ?

Promouvoir les langues régionales, c’est bien, nécessaire sans doute pour la conservation du patrimoine culturel mais on souhaiterait que la langue française fasse aussi l’objet d’attention et de promotion. Ce qui ne semble pas le cas ; A l’âge de 10 ans, un écolier français lit moins bien que la moyenne des élèves européens du même âge… Les résultats du classement opéré tous les cinq ans par le Programme international de recherche en lecture scolaire (Pirls) et rendus publics mardi 11 décembre placent la France en 29e position sur 45 pays et montrent des résultats en constante dégradation depuis 2001. Pirls est réalisé par l’IEA, l’association internationale pour l’évaluation du rendement scolaire. Cet établissement, qui dépend du Boston College, aux Pays-Bas, évalue les apprentissages depuis sa création en 1958 selon des procédures très scientifiques. Ses programmes phares sont Pirls et Timss, une évaluation du niveau en mathématiques à laquelle la France participera en 2015 pour la première fois. Les députés français ont donc donné mardi par 361 voix contre 149 leur feu vert à la ratification de la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires, qui doit aussi franchir le cap plus délicat d’une modification de la Constitution. Tous les groupes de gauche ont voté ce texte de même que celui de l’UDI (centriste). Seul le groupe UMP a voté contre à l’exception de quelques-uns de ses membres. « Ce projet vise à articuler l’unité politique de la Nation et la nécessaire reconnaissance de sa diversité culturelle. Il ne s’agit pas de diviser mais d’unir », a déclaré Aurélie Filippetti, la ministre de la Culture. Le gouvernement doit maintenant convoquer le Parlement réuni en Congrès à Versailles pour entériner cette modification de la Constitution à une majorité des trois cinquièmes. L’UMP Guy Geoffroy a dénoncé « une hypocrisie constitutionnelle ». « Vous soutenez une révision constitutionnelle sachant très bien que la procédure n’ira pas jusqu’au bout », a-t-il dit. Le texte adopté mardi vise à introduire un nouvel article dans la Constitution afin d’autoriser la ratification de la Charte adoptée le 5 novembre 1992 et signée par la France le 7 mai 1999, complétée par une déclaration interprétative. Le Sénat devrait examiner à son tour cette proposition de loi au printemps, au lendemain des élections municipales de mars et avant les européennes de mai.  




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