Archive pour le Tag 'Charlie Hebdo'

Charlie Hebdo » : Edwy Plenel s’excuse

Charlie Hebdo » : Edwy Plenel s’excuse

Il faut reconnaître que le patron de Mediapart a fait preuve d’une certaine dose de lucidité en consentant à s’excuser après ses insultes vis-à-vis de Charlie hebdo. D’ordinaire plutôt sectaire et psychorigide, Eddie Plenel s’est sans doute rendu compte qu’il avait dépassé les bornes du débat démocratique. Ce positionnement, s’il avait perduré, aurait sans doute porté préjudice à Mediapart. Il y a en effet des points communs entre Charlie hebdo et Mediapart notamment en ce qui concerne leur capacité à démontrer les contradictions voire les outrances des pouvoirs en place. Ceci étend Charlie hebdo est plutôt sur une ligne un anarcho  libertaire et Mediapart sur une ligne marxiste assez classique finalement assez proche de Mélenchon sur nombre de points.  Edwy Plenel regrette donc d’avoir employé l’expression « guerre aux musulmans». Interrogé sur BFMTV vendredi 1er décembre, le directeur de Mediapart est revenu sur la polémique qui l’oppose à Charlie Hebdo, sur fond d’affaire Tariq Ramadan. « Il ne peut pas y avoir de guerre entre Charlie Hebdo et Mediapart. Il ne peut pas y avoir de guerre entre deux journaux indépendants (…) encore moins quand l’un de ces journaux a payé le prix le plus cher, le prix du sang, pour cette liberté », a-t-il déclaré. « Bien sûr que nous avons surréagi, bien sûr que quand on est blessé on fait des bêtises, mais encore une fois, nous ne sommes pas du côté de la guerre, du côté de la haine », a poursuivi Edwy Plenel. La parution le 8 novembre en une de Charlie Hebdo d’un dessin satirique montrant Edwy Plenel se dissimuler la bouche, les oreilles et les yeux avec sa moustache en pleine affaire Tariq Ramadan avait mis le feu aux poudres. Le directeur de Mediapart avait déclaré que cette une de Charlie Hebdo faisait partie « d’une campagne plus générale » menée par l’ancien Premier ministre Manuel Valls ayant pour « obsession la guerre aux musulmans, la diabolisation de tout ce qui concerne l’islam et les musulmans ». Sa phrase avait été qualifiée d’« appel au meurtre » par le directeur de Charlie Hebdo, Riss, blessé dans l’attentat jihadiste du 7 janvier 2015 contre l’hebdomadaire. La tuerie avait fait douze morts, dont les dessinateurs Cabu, Charb et Wolinski.

 

Charlie Hebdo : départ de Patrick Pelloux ou le fric qui tue un journal

 

Charlie Hebdo : départ de Patrick Pelloux ou le fric qui tue un journal

Après le départ des dessinateurs Luz, c’est maintenant à l’urgentiste  Patrick Pelloux de  cesser sa collaboration avec Charlie Hebdo. Officiellement c’est parce que Pelloux  considère qu’il n’a plus rien à apporter au journal qu’il a décidé de partir. En fait il s’agit d’un double différent d’abord d’un différend avec la direction concernant la manière de gérer la ligne éditoriale d’autre part d’un litige relative à la gestion financière du journal. Une direction du journal qui avant les événements tragiques possédait  les actions du titre mais des actions dont la valeur était égale à zéro et qui brutalement après les attentats s’est retrouvée en face de fonds considérables qui ont jeté le journal dans la division. L’hebdomadaire est actuellement détenu à 40% par les parents de son ex-directeur de la rédaction Charb, tué le 7 janvier, à 40% par le dessinateur Riss, nouveau directeur de la publication, blessé à l’épaule lors de l’attaque, et à 20% par le directeur financier Éric Portheault. Il était convenu que la gestion temps de la ligne éditoriale que des aspects financiers devaient être assumée de manière collégiale. De fait les magouilles à propos de la gestion de l’argent (et de la propriété du journal)  ne sont pas acceptables. Pas de la part d’un journal qui se dit libertaire. Il ya aussi un problème de ligne aussi de capacité éditoriale après la disparition des grands noms de Charlie. En outre Charlie avant les événements était déjà en crise. Une crise caractérisée par son manque d’adaptation à ce qu’attend aujourd’hui le lectorat, surtout davantage de professionnalisme. Or Charlie demeure un journal potache sur le fond comme sua forme. Très amateur, pas assez travaillé, trop superficiel. A la différence par exemple du  « Canard enchainé » lui qui a toujours tenu sa ligne parce que beaucoup plus pro, beaucoup plus approfondi, bref plus sérieux, plus respectueux aussi de son lectorat. A Charlie, il faudra changer et vite sinon le journal disparaitra et on se disputera seulement les dépouilles d’un événement qui au lieu de le relancer l’aura définitivement enfoncé. . Cette même direction est aujourd’hui aux prises avec une grande partie de la rédaction qui réclame une nouvelle gouvernance.  « Patrick m’a annoncé son départ hier soir », a précisé Zineb El Rhazoui qui est dans le viseur de la direction. « Aujourd’hui, c’est clair que les choses ne se passent pas bien avec la direction (de Charlie Hebdo, ndlr). Patrick fait partie des gens qui sont dans le collimateur depuis des mois », a-t-elle assuré, évoquant des différends liés aux questions financières et éditoriales, mais aussi au « partage de la décision » au sein de la rédaction. Le rédacteur en chef de l’hebdomadaire, Gérard Biard, a indiqué à l’AFP ne pas être au courant de la décision de Patrick Pelloux.

« Charlie Hebdo » : changer tout ou disparaitre (Zineb El Rhazoui )

« Charlie Hebdo » : changer tout ou disparaitre (Zineb El Rhazoui )

 

La journaliste menacée de licenciement n’a pas tort, à Charlie hebdo , il faut changer tout ou disparaitre. De fait les magouilles à propos de la gestion de l’argent (et de la propriété du journal)  ne sont pas acceptables. Pas de la part d’un journal qui se dit libertaire. Il ya aussi un problème de ligne aussi de capacité éditoriale après la disparition des grands noms de Charlie. En outre Charlie avant les événements était déjà en crise . Une crise caractérisée par son manque d’adaptation à ce qu’attend aujourd’hui le lectorat, surtout davantage de professionnalisme. Or Charlie demeure un journal potache sur le fond comme sua forme. Très amateur, pas assez travaillé, trop superficiel. A la différence par exemple di « Canard enchainé » lui qui a toujours tenu sa ligne parce que beaucoup plus pro, beaucoup plus approfondi, bref plus sérieux, plus respectueux aussi de son lectorat. A Charlie, il faudra changer et vite sinon le journal disparaitra et on se disputera seulement les dépouilles d’un événement qui au lieu de le relancer l’aura définitivement enfoncé.  « Beaucoup n’ont plus le courage de retourner dans une rédaction où il y a un vide énorme laissé par ceux qui sont partis. Et puis il y a le départ de Luz qui est un membre très important de l’équipe », ajoute la jeune femme, très volubile. Dessinateur emblématique de Charlie et auteur de la Une controversée avec Mahomet (« Tout est pardonné ») après l’attentat, Luz a indiqué qu’il jetterait l’éponge en septembre. « Et ce n’est probablement pas le seul départ qui va s’annoncer », avance Zineb El Rhazoui, sans vouloir en dire plus. Elle-même était en vacances au Maroc le jour de la fusillade. Elle est depuis l’objet de multiples menaces sur les réseaux sociaux et vit sous protection policière permanente.  A la mi-mai, elle a reçu une convocation pour un entretien préalable à un licenciement, dont le motif n’a alors pas été dévoilé mais lié, semble-t-il, à des absences répétées. Puis sa hiérarchie a arrêté la procédure. « Ce comportement de la part de la direction, je ne le comprends pas plus que vous. On me remet une lettre sans discussion préalable, ce qui est quand même grave pour Charlie, un journal où on a l’habitude de s’engueuler, de se dire nos quatre vérités en face mais en tout cas de dialoguer », confie la journaliste. Cette même direction est aujourd’hui aux prises avec une grande partie de la rédaction organisée au sein d’un collectif pour réclamer une nouvelle gouvernance. « Il ne faut pas que les événements qui se sont passés qui ont fait du journal un énorme symbole le détournent de son identité première qui est celle d’un journal saltimbanque, libertaire, audacieux et provocateur », souligne Zineb El Rhazoui. « Les garants de la ligne éditoriale ne peuvent pas être des avocats de l’entreprise ou du personnel administratif recruté après les attentats et qui essaie de faire les choses de façon bureaucratique », ajoute-t-elle. L’hebdomadaire est actuellement détenu à 40% par les parents de son ex-directeur de la rédaction Charb, tué le 7 janvier, à 40% par le dessinateur Riss, nouveau directeur de la publication, blessé à l’épaule lors de l’attaque, et à 20% par le directeur financier Éric Portheault. « Charlie a par exemple recruté une directrice des ressources humaines après les attentats (…). Pour une équipe de même pas 30 personnes ! Ça ne s’est jamais vu à Charlie« , tonne la journaliste. Pour elle, chroniqueurs et dessinateurs doivent redevenir maîtres de la ligne éditoriale de Charlie, lequel devra tourner la page des prestigieux disparus tout en restant fidèle à leurs valeurs.

Charlie Hebdo : Luz part

Charlie Hebdo :  Luz part

Luz explique dans une interview à Libé les raisons de son départ d’un journal  visiblement en proie à des luttes internes ;

Avez-vous vraiment décidé de partir de Charlie Hebdo en septembre?

Oui, il va bien falloir le dire. C’est un choix très personnel. J’essaie de garder le plus possible la maîtrise de ma vie, notamment de la temporalité, d’autant plus après ce qu’on a vécu. C’est devenu une de mes obsessions après tout ce bazar, pour me reconstruire, de reprendre le contrôle de moi-même.

Faut-il partir pour cela?

Il faut pouvoir regarder le puzzle qui est par terre, pour retrouver un peu ses propres débris au milieu des débris. Quand on est impliqué comme je suis dans Charlie, on n’a pas le temps parce qu’on est phagocyté par mille choses, le deuil, la douleur, la colère. On est phagocyté aussi par les médias et, ça, c’est vraiment difficile. J’avais parlé de mon départ de Charlie aux copains il y a un petit moment déjà. Mais il a fallu que ce soit dans les médias que j’apprenne que je l’avais dit. Avec ce truc assez absurde où je lis dans Mediapart que Luz a fait savoir qu’il allait partir. Comme si j’avais susurré à quelqu’un qu’il fallait qu’il le susurre à Mediapart pour qu’il le susurre à la France entière. C’est hyper difficile parce que pour une telle décision, il faut du temps. Je suis parti seulement deux semaines en ¬vacances, alors que presque six mois se sont écoulés depuis les attentats, ce n’est pas énorme pour réfléchir à soi, pour essayer de compter ce qu’il me reste comme énergie. Au moment où je commençais à sortir la tête de la paranoïa, de la peur, de l’angoisse, de l’intrusion, de l’inédit dans mon quotidien, tout d’un coup un autre inédit apparaît. Il passe par le portable, par Internet. Mon qui-vive paranoïaque se transforme en qui-vive médiatique, c’est épuisant. [...]

Dans la même semaine, il y a eu la convocation préalable à un licenciement de Zineb El Rhazoui, annulée finalement, et les rumeurs de votre départ. Les gens se disent forcément qu’il s’en va parce que ça se passe mal à Charlie Hebdo…

Ce n’est pas ça. Si je me barre, c’est que c’est difficile pour moi de travailler sur l’actualité. Je sais plus quand je l’ai annoncé à Charlie, j’ai du mal à juger de la temporalité parce que, pour moi, chaque semaine dure dix mois désormais. Mais cette réflexion sur le départ date d’il y a longtemps. Après les attentats, il a fallu recommencer très vite. Faire le numéro vert [celui avec Mahomet, ndlr], c’était très bien. Après, il y a eu une volonté collective de continuer très vite. Moi, j’avais besoin de temps, mais j’ai suivi par solidarité, pour laisser tomber personne. Sauf qu’à un moment donné, ça a été trop lourd à porter. Il n’y avait plus grand-monde pour dessiner : je me suis retrouvé à faire trois unes sur quatre. Chaque bouclage est une torture parce que les autres ne sont plus là. Passer des nuits d’insomnie à convoquer les disparus, à se demander qu’est-ce que Charb, Cabu, Honoré, Tignous auraient fait, c’est épuisant.

L’actualité ne vous parle plus?

Ça n’arrive plus à m’intéresser, en fait, ce ¬retour à la vie normale de dessinateur de presse. Beaucoup de gens me poussent à continuer, mais ils oublient que le souci c’est l’inspiration. Si l’actu ne t’inspire plus, tu peux toujours dessiner, c’est presque pavlovien, mais tu vas refaire une idée que tu as déjà faite. Cette décision du départ elle est aussi dans cette angoisse : la peur d’être mauvais. J’entendais encore l’autre jour une porte-parole des verts qui se demandait s’ils entraient au gouvernement… mais qu’est-ce que j’en ai à branler ? Ces petits événements anodins, ça me passe au-dessus de la tête désormais parce qu’on a vécu quelqu’un chose qui n’est pas anodin. Bougrab a dit : c’est quoi ce héros en carton qui ne veut plus dessiner Mahomet ? Mais on n’est pas des héros, on l’a jamais été, on l’a jamais voulu.

Jeannette Bougrab a eu plusieurs fois des mots très violents contre vous.

Je n’ai pas envie de répondre à Bougrab, je m’en branle de cette conne. C’est violent, ce qu’elle a dit, mais elle est en roue libre, c’est Mad Max. Nous, on ne l’est pas Mad Max, et c’est ça le problème. Ça fascine les gens de nous regarder comme des héros qui foncent dans le tas, ils oublient qu’avant de faire un dessin, on réfléchit. Tout le monde invoque l’esprit Charlie pour tout et n’importe quoi. A Charlie, finalement, on est les seuls à pas le faire, à être pudique, ce n’est peut-être pas un mal. Après, dans quelques mois, je ne serai plus Charlie Hebdo, mais je serai toujours Charlie. [...]

Est-ce que la BD Catharsis vous a fait du bien?

Ah oui. Pour la première fois de ma vie, je n’avais pas peur d’une page blanche. J’étais chez moi, la nuit, je me disais : prends ce blanc, cette plume, tout est possible.

Charlie Hebdo : deux détraqués encore coupables

Charlie Hebdo : deux détraqués encore coupables

 

En L’état  des informations  encore de deux détraqués, ancien délinquants qui ont trouvé dans l’idéologie de l’Etat islamique une légitimité à leur violence et  leur marginalité. Des individus qui appartiennent à des  filières mais pour autant qui ne sont pas nécessairement aussi organisés qu’on le prétend :  la meilleure preuve c’est que l’un des coupable a oublié sa carte d’identité dans le véhicule volé. Un détail qui démontre l’amateurisme des terroristes qui n’en sont pas moins déterminés. Deux frères, Chérif et Saïd Kouachi, sont recherchés ce jeudi au lendemain de l’attentat de Charlie Hebdo. Le premier a déjà été condamné à trois ans de prison en 2008 pour avoir fait partie de la filière djihadiste dite « des Buttes-Chaumont » à Paris.  Les noms de trois hommes qui seraient les suspects de l’attentat qui a fait 12 morts à Charlie Hebdo circulaient sur les réseaux sociaux dès la soirée de mercredi. Le plus jeune, âgé de 18 ans, s’est présenté de lui-même au commissariat de Charleville-Mézières dans les Ardennes, aux alentours de 23h mercredi. Ce jeudi, au moins deux autres suspects sont  recherchés. Ce sont deux frères et ils sont identifiés. Il s’agit de Chérif Kouachi, 32 ans, condamné à trois ans de prison en 2008 pour avoir fait partie de la filière dite « des Buttes-Chaumont » à Paris. Son frère aîné, Saïd, âgé de 34 ans est aussi recherché. Sept de leurs proches sont en garde à vue ce jeudi.




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