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Prothèses dentaires : mieux prises en charge

Prothèses dentaires : mieux prises en charge

  • Ce n’est pas une  prise en charge totale dans tous les cas mais une meilleure couverture sociale.  En effet, la Confédération nationale des syndicats dentaires (CNSD), principal représentant des travailleurs du secteur, a approuvé vendredi un accord avec l’Assurance maladie. La veille, l’Union dentaire en avait fait de même. Le feu vert est donc donné pour cet accord qui prévoit, entre autres choses, de plafonner les prix de certaines prothèses dentaires. Ce plafond entraînera la suppression du reste à charge pour les patients. Autrement dit, il ne leur restera plus rien à payer une fois les remboursements de la Sécurité sociale et de leur mutuelle effectués. Un tiers des prothèses sont concernées. « Des prothèses en céramique, de grande qualité », a promis Agnès Buzyn, ministre de la Santé, vendredi matin sur Europe 1. Seront prises en compte à la fois des couronnes de bonne qualité avec de beaux matériaux pour les incisives et des couronnes moins esthétiques pour les molaires. En revanche, il subsistera toujours des prothèses qui ne seront pas intégralement remboursées, notamment les plus luxueuses. « Il faut que les gens qui ont envie d’accéder à du superflus puissent le faire », a précisé Agnès Buzyn.

 

 

 

Les sanctions américaines prises en charge par le budget européen !!!!!

 Les sanctions américaines  prises en charge par le budget européen !!!!!

 

 

Lemaire, ministre des finances,  sans doute en mal existentiel lance uen idée surprenante : faire prendre en charge par le budget européen les éventuelles sanctions américaines qui frapperaient les entreprises qui commercent avec l’Iran.  Une idée simple qui peut séduire mais une idée complètement simpliste. Lemaire n’a pas compris que les sanctions seraient prises à l’encontre de nombreuses sociétés qui commercent avec l’Iran mais aussi avec les Etats-Unis. En outre l’interprétation des processus de production montre que de nombreux produits contiennent uen part américaine que les états Unis pourraient bloquer s’ils le souhaitent. Ce qu’ils ont fait par exemple avec un fabriquant de smartphone chinois. L’idée est également saugrenue car il faudrait évaluer le cout des sanctions ; des couts considérables que le budget européen ne  pourrait avaler. Une idée tellement vague qu’elle ne risque pas d’être très écoutée à Bruxelles. Lemaire a raion de défendre les intérêts européens mais sa proposition relève de l’amateurisme.

“Le renforcement du règlement de 1996 (…) nous permettrait de prendre à notre charge l’éventuel prix des sanctions payées par les entreprises et qui pourrait être payé par l’Union européenne”, a  déclaré Lemaire. Pour le ministre français, le budget européen devrait être mis à contribution : “Nous sommes en train de travailler sur les perspectives financières de l’Europe, sur le nouveau budget européen. Est-ce qu’il ne faut pas que nous réfléchissions à ce qui, dans ce budget, pourrait être prévu pour payer notre autonomie, . Et d’affirmer contradictoirement  qu’il  a dit comprendre qu’un groupe comme Total envisage de renoncer à un projet gazier en Iran s’il n’obtient pas une “dérogation” aux sanctions américaines. “Il y a des entreprises dont nous pouvons parfaitement comprendre que, dans l’immédiat (…), elles n’ont pas d’autre choix que de partir”, a dit Bruno Le Maire, qui a aussi cité le cas d’Airbus. “Aujourd’hui il y a un contrat de 100 Airbus qui doivent être livrés à l’Iran. Airbus ne peut pas le faire. Pourquoi ? Parce que dans un A350, il y a 40% de composants américains.”

« Made in France », critère un peu mieux pris en charge

« Made in France », critère un peu mieux pris en charge

Moins de tensions sur le prix des achats au profit de la sécurité des approvisionnements et une prise en compte un peu meilleure  du made in France. C est le résultat d’une étude du cabinet de conseil en achat AgileBuyer et du Conseil national des achats rendue publique lundi.  Le pourcentage d‘achats “Made in France”,  est désormais pris en considération par une proportion significative des professionnels des achats. D‘après cette enquête, plus du tiers des entreprises (34%) suivent désormais ce paramètre, contre seulement 15% dans l‘enquête 2017. Et dans le secteur public – où cette question doit être abordée différemment pour ne pas contrevenir aux règles européennes – 42% des répondants déclarent suivre le pourcentage d‘achats “Made in France” ou d‘achats locaux (circuits courts), un chiffre en progression de huit points par rapport à la précédente enquête. Avec 46% des professionnels des achats – quel que soit le secteur – déclarant que le “Made in France” est pris en compte dans la politique d‘achats, ce paramètre devient un critère comme les autres dans l‘attribution d‘un contrat à un fournisseur. Le “Made in France” “commence à devenir un critère d‘achats à part entière et un indicateur de plus en plus suivi”, souligne Olivier Wajnsztok, directeur associé d‘AgileBuyer, dans le dossier de présentation de cette étude. Parallèlement, les objectifs de réduction des coûts deviennent moins prépondérants dans les décisions des responsables des achats. Si 72% des personnes interrogées déclarent que la réduction des coûts est un objectif prioritaire pour les directions des achats, ce pourcentage chute de dix points par rapport à 2017 – une première après cinq années de hausse – et atteint son plus bas niveau depuis 2013. Les résultats présentés dans cette étude reposent sur les déclarations de 628 personnes ayant répondu intégralement à un questionnaire soumis en ligne à un panel ciblé de professionnels des achats, du 22 novembre au 4 décembre.

 

Agenda chargé pour des réformes ou des mesurettes ?

Agenda chargé pour des réformes ou des mesurettes ?

D’un point de vue quantitatif on ne peut nier que l’agenda du gouvernement sera très chargé pour les six mois à venir.  –

 

PROJETS DE LOI DES SIX PROCHAINS MOIS :

* Le projet de loi portant réforme de la Constitution sera examiné par le Parlement au cours du premier semestre

* Le projet de loi mettant en œuvre les conclusions des états généraux de l’alimentation sera présenté fin janvier au conseil des ministres

* Le projet de loi transformant la politique du logement sera présenté après la conférence “de consensus” sur le sujet

* Projet de loi sur l‘assurance chômage, l‘apprentissage et la formation professionnelle

* Le projet de loi sur la croissance et la transformation des entreprises sera présenté en avril au conseil des ministres

* Le projet de loi sur les mobilités (transports) sera présenté au conseil des ministres en avril

* Le projet de loi sur l’asile et l’immigration sera présenté au conseil des ministres en février. Il vise, pour les personnes relevant de l‘asile, à “mieux les accueillir, statuer rapidement sur leur cas, mieux les intégrer”

* Projet de loi de programmation militaire en février

* Projet de loi sur la procédure pénale et la “sécurité du quotidien” en juin

* “Eléments législatifs” sur la lutte contre les violences, en particulier celles faites aux femmes, examinés au printemps

DANS LES SIX PROCHAINES SEMAINES

* Poursuite des discussions avec les partenaires sociaux avec des rendez-vous de conclusion fin janvier pour l’apprentissage et mi-février pour l’assurance chômage et la formation professionnelle

* 1er février : premier comité interministériel à la transformation publique : ”les ministres présenteront leurs plans d’actions au conseil des ministres entre février et avril, avec des annonces en avril lors d’un deuxième comité

* Décisions sur le Grand Paris Express d’ici mi-janvier

* Conclusion par Emmanuel Macron des discussions sur la gouvernance du Grand Paris en février

* En janvier à Calais, Emmanuel Macron tirera les conclusions de la concertation sur le projet de loi sur l‘asile et l‘immigration

* 9 janvier : comité interministériel de sécurité routière

* Vote fin février par le Parlement de la loi sur l‘orientation et la réussite des étudiants

* Mesures pour le tourisme et le commerce extérieur lors de deux comités interministériels, en janvier et février

* Sommet de l‘attractivité fin janvier à Paris

* La signature du traité de l‘Elysée sera célébrée fin janvier, permettant de rappeler les liens avec l‘Allemagne

* Décision d‘ici fin janvier sur la construction ou non d‘un aéroport à Notre-Dame-des-Landes

AUTRES ACTIONS DANS LES SIX PROCHAINS MOIS

* Lancement des travaux sur la réforme des retraites pour aller “vers un système plus juste, plus lisible et qui verra son équilibre financier garanti”, avec “début de la discussion” au début du premier semestre et poursuite tout au long de l’année

* Déploiement du plan d’investissement dans les compétences

* Mise en œuvre du plan “logement d’abord”

* Stratégie de lutte contre la pauvreté présentée en mars

* Mise en œuvre progressive d’une offre sans reste à charge pour l’optique, le dentaire et les audioprothèses

* Quatrième plan autisme et conférence nationale du handicap au cours du premier semestre

* Conclusion des assises de l’Outre-mer au premier semestre

* Décisions sur l’organisation du Grand Paris, présentation des plans “cœur de ville”, conclusion de la mission sur les quartiers prioritaires

* Poursuite des travaux sur le baccalauréat, l‘orientation, la maternelle.

 

Les différentes orientations que se propose d’arrêter le gouvernement ne sont pas de même nature, de même ampleur et les  enjeux assez différents. En outre au-delà de l’importance accordée à la thématique,  se pose surtout la question de l’ampleur des réformes. Pas sûr que sur certaines le gouvernement soit vraiment décidé à faire la révolution. Sur les retraites par exemple on voit mal quel bénéfice il pourrait en tirer à court terme, sans parler des inévitables oppositions à caractère relativement conflictuel. Même chose sur le logement on va sans doute utiliser le coup de rabot habituel mais sans remettre en cause par exemple les conditions de financement.  Notons que la réforme de l’État ne figure pas dans les priorités gouvernement pour les six mois à venir alors qu’il s’agit sans doute de la question la plus déterminante pour la compétitivité et l’initiative.

Spinetta chargé d’un rapport sur la viabilité de la SNCF

Spinetta chargé d’un rapport sur la viabilité de la SNCF

 

 

 

Le gouvernement donne l’impression de vouloir s’attaquer sérieusement au problème de la SNCF. Pour cela il a notamment confié une mission à  l‘ancien PDG d‘Air France-KLM,  Jean-Cyril Spinetta. Ce dernier qui a été directeur du cabinet du ministre des transports connaît bien l’entreprise et sa problématique. Une problématique aux dimensions financières, économiques et sociales. Il y a d’abord l’endettement accumulé puis des années et des années qui représentent aujourd’hui de l’ordre de  45 milliards. Ensuite la relative stagnation de certains trafics et leur rentabilité. Enfin l’avenir du statut de cheminot. Bon connaisseur du dossier et habile négociateur,  l’ancien patron d’Air France devra se livrer à un exercice particulièrement difficile. Ensuite il faudra sans doute engager au niveau de concertation pour éviter un conflit majeur. Enfin la SNCF étant bientôt soumise à une concurrence sur la plupart de ses créneaux d’activité, il conviendra d’évaluer l’organisation et la performance de l’entreprise dans ce nouveau contexte, Cette mission devra rendre ses conclusions au premier trimestre 2018, a précisé le Premier ministre, Edouard Philippe, en ouverture des Assises de la mobilité.“.  Dans le monde qui s‘ouvre et qui va s‘ouvrir de manière progressive et maîtrisée à la concurrence, il est impératif que nous réfléchissions aux moyens d‘assurer la stabilité et la compétitivité de ce secteur-clef”, a-t-il déclaré “Je rappelle que l‘endettement du seul réseau croît de trois milliards d‘euros par an” et que “70% des dessertes du fleuron de la SNCF, le TGV, sont déficitaires”, a ajouté le chef du gouvernement. L’économie du ferroviaire en France n‘est donc “pas un système durable”, a-t-il insisté. L‘Union européenne a fixé des dates limites pour l‘ouverture à la concurrence : fin 2019 pour les lignes régionales et fin 2021 pour les lignes à grande vitesse. Emmanuel Macron a appelé en juillet la SNCF à se “réinventer” et à “aller plus loin sur les réformes, le statut, la mobilité, le régime de retraite” en échange d‘une reprise de sa dette par l‘Etat.

SNCF : suppression du régime de retraite contre la prise en charge de la dette

SNCF : suppression du régime de retraite  contre la prise en charge de la dette

 

Dans un article récent nous indiquions que cette idée d’échanger  le statut des cheminots contre une prise en charge de la dette de la SNCF par l’État n’est pas nouvelle. Elle présente cependant  un certain nombre de difficultés notamment à l’opposition prévisible de la part des syndicats. Il n’est pas certain qu’il s’agisse de la meilleure méthode de la part de Macron. Parler d’abord des retraites de certains régimes spéciaux risque de donner le sentiment de stigmatiser les salariés concernés. Mieux vaudrait sans doute traiter de la réforme générale des retraites, du privé comme du public, en l’intégrant dans une problématique économique et démographique. Ensuite viendrait le temps de la modernisation et  de l’harmonisation ;  sans doute alors  la remise en cause de certains avantages spécifiques qui aujourd’hui ne peuvent  plus se justifier. Le risque c’est évidemment de recréer les conditions d’un conflit type 1995. Un conflit qui pourrait agréger les protestations des syndicats de la SNCF, d’EDF d’autres entreprises du public et des fonctionnaires. Pourrait s’y ajouter des mécontentements concernant aussi le privé sur des sujets disparates mais mobilisateurs. Enfin le gouvernement devra aussi tenir compte de certaines inégalités concernant les retraites chapeaux des grands patrons et même les retraites du personnel politique. Bref il conviendra d’être attentif à la méthode pour  aboutir à une analyse partagée de la réforme des régimes de retraite. Par ailleurs pour ce qui concerne spécifiquement la SNCF cette modification du statut devrait être intégrée dans une problématique plus large concernant la mobilité et les moyens les plus rationnels de l’assurer. . Emmanuel Macron a en effet  confirmé vouloir mettre fin à son régime spécial de retraite, dans un entretien au magazine interne de l‘entreprise. Les propos du chef de l‘Etat, publiés en juillet dernier mais relevés mercredi par le quotidien Le Monde, ont provoqué la colère de responsables syndicaux. “Si vous voulez défendre votre entreprise, il faut la réinventer”, dit le chef de l‘Etat dans cet entretien. “Je pense que le modèle sur lequel on a vécu, le mythe de la SNCF, n‘est pas celui sur lequel on construira la SNCF du XXIe siècle.” Moderniser l‘entreprise “impose quelques discours de vérité : côté public, sur les investissements, sur la reprise de la dette et, côté SNCF, sur la modernisation de l’entreprise”, poursuit Emmanuel Macron, en évoquant “un grand deal”. “Nous demandons à SNCF d‘aller plus loin sur les réformes, le statut, la mobilité, le régime de retraite. La SNCF, elle, a besoin que nous allégions sa structure financière, que nous accompagnions la rénovation du réseau existant. La dette de la SNCF dépasse 44 milliards d‘euros. Il serait selon lui “injuste” de maintenir en l’état le régime des cheminots, qui peuvent percevoir leur pension à partir de 57 ans, voire 52 ans pour les agents de conduite, pension calculée sur les 6 deniers mois de leur carrière (pour 25 ans dans le privé). Les arguments de Macon ne manquent pas de pertinence mais il n’est pas certain qu’il adopte la bonne pédagogie, le bon champ de discussion  et le bon moment pour en débattre.

 

Affaire Paul Bismuth : Sarko charge son avocat

Affaire Paul Bismuth : Sarko charge son avocat

 

Dans l’affaire Paul Bismuth Sarkozy se déclare innocent. D’après lui, c’est son avocat qui aurait suggéré d’ouvrir une ligne téléphonique sous un faux nom pour échanger tranquillement à l’abri des écoutes sur la procédure judiciaire. Sarkozy considérait que cette ligne téléphonique secrète était inutile et même superfétatoire. Il n’en a pas moins reconnu qu’il avait l’habitude d’aider des amis à la demande de son avocat Thierry Herzog. Reste que Sarkozy est toujours mis en examen pour soupçons de corruption concernant le juge Gilbert à Gibert auquel il aurait promis une promotion en échange d’informations sur son implication dans l’affaire Bettencourt. De toute manière cette affaire risque de tourner en eau de boudin comme les autres. D’abord parce que Sarkozy avocat lui-même s’est sollicité les arcanes des procédures judiciaires pour les faire durer. Ensuite parce que François Hollande ne souhaite nullement empêcher Sarkozy d’être candidat en 2017, c’est en effet le seul adversaire qu’il pense pouvoir battre. Enfin la justice elle-même manifeste la lenteur nécessaire pour que finalement les affaires politiques ou financières finissent par être enterrées. Les voleurs de mobylettes eux passent en comparution immédiate ! Le Monde a en effet pris connaissance de l’interrogatoire de Nicolas Sarkozy, mené par les juges Patricia Simon et Claire Thépaut. Selon le quotidien, l’ancien président a surtout mis en cause son avocat, Thierry Herzog. Les juges soupçonnent Nicolas Sarkozy et Thierry Herzog d’avoir voulu échapper à d’éventuelles surveillances judiciaires dont ils auraient été informés. Aux juges, Nicolas Sarkozy assure que son avocat l’a mis en garde contre « un risque d’écoutes ‘sauvages’ ». « Il me dit qu’il faut que nous puissions parler sur un téléphone discret où nous pourrions évoquer tous les problèmes de procédures qui pourraient se poser », a-t-il expliqué, selon Le Monde. L’ancien chef de l’Etat assure avoir trouvé ces « précautions un peu superfétatoires »« Je n’ai jamais eu [le magistrat] Gilbert Azibert au téléphone, je ne lui ai jamais rien demandé », a assuré Nicolas Sarkozy. Et d’ajouter :  »Mon intervention, si elle avait eu lieu, [aurait été] le résultat de ma profonde amitié pour Thierry Herzog et non pas mon attachement à Azibert. Bien souvent Thierry Herzog m’a demandé d’aider des relations ou des amis, ce que j’ai fait bien volontiers par amitié pour lui », a insisté Nicolas Sarkozy, face aux juges. L’ex-chef de l’Etat a brandi un autre argument : « Il se trouve qu’à la Cour de cassation, si j’avais voulu des renseignements, j’avais d’autres interlocuteurs autrement plus prestigieux que M. Azibert. » Lors de cet interrogatoire, Nicolas Sarkozy s’est efforcé de démontrer sa bonne foi, explique Le Monde, en prenant notamment pour exemple une conversation avec son avocat au cours de laquelle il avait confondu l’avis du conseiller-rapporteur de la Cour de cassation avec celui de l’avocat généralce qui, selon lui   »prouve que je ne suis pas au courant des détails des choses ». « Je préfère passer pour un incompétent que pour un malhonnête », a-t-il lancé aux juges. Nicolas Sarkozy et son avocat Thierry Herzog sont mis en examen depuis juillet 2014 pour « corruption active »« trafic d’influence actif » et « recel de violation du secret professionnel ». Ils sont soupçonnés, sur la base d’écoutes téléphoniques, d’avoir tenté d’obtenir de Gilbert Azibert, alors magistrat à la Cour de cassation, des informations couvertes par le secret dans le cadre d’une procédure sur la saisie des agendas de l’ancien chef de l’Etat, dans l’enquête sur l’affaire Bettencourt (dans laquelle Nicolas Sarkozy a bénéficié d’un non-lieu en 2013). En échange de ses services, Nicolas Sarkozy lui aurait promis d’user de son influence pour lui obtenir un poste de prestige à Monaco. En mars 2016, la Cour de cassation a justement validé les écoutes téléphoniques dont ont fait l’objet Nicolas Sarkozy et son avocat Thierry Herzog, et sur lesquelles reposent leurs mises en examen. Puis en mai, la cour d’appel de Paris a annulé les convocations et les auditions de Nicolas Sarkozy et de Thierry Herzog en octobre et novembre 2015. Durant ces auditions, ils n’avaient pas répondu aux questions des juges, rendant selon eux obligatoires de nouvelles convocations, alors que les juges d’instruction avaient clos leurs investigations en février. « Le dossier sera clôturé après une ultime confrontation générale qui devrait être organisée dans les semaines qui viennent », écrit Le Monde. Nicolas Sarkozy pourrait donc, comme dans l’affaire Bygmalion, être renvoyé en correctionnelle dans les prochains mois. Mais dans cette affaire aussi, il semble peu probable que l’affaire puisse être jugée avant l’élection présidentielle, qui se déroulera au printemps 2017.

 

Immobilier : PTZ, un moyen d’alléger la cahrge du prêt

Immobilier : PTZ, un moyen d’alléger  la cahrge du  prêt

 

 

Le prêt à taux zéro présente évidemment l’avantage d’alléger la charge que constituent  les intérêts (pour la partie couverte par le PTZ), en outre il rendra possible de diminuer les remboursements mensuels avec l’allongement de la durée des prêts. Sans doute le seul moyen pour permettre de resolvabiliser les primo-accédants. Par ailleurs on a relevé le plafond de revenus pour rendre le PTZ accessible à un plus grand nombre et le PTZ pourra couvrir jusqu’à 40 % du montant du prêt.  Il s’agit, selon la ministre du Logement Sylvia Pinel, de créer « au moins 50.000 emplois » et de « redonner confiance » aux jeunes, aux ménages modestes et aux classes moyennes qui ont « perdu espoir de devenir propriétaire ». Cette prévision de 50 000 emplois est sans doute très approximative et elle relève sans doute davantage de la méthode du doigt mouillé que d’une approche économique crédible. Pour autant cette réforme du PTZ va dans le bon sens même si elle est encore trop limitée. « C’est pour (…) leur permettre d’y accéder que nous avons décidé de prendre ces mesures qui auront un impact rapide sur la construction et la rénovation dans l’ancien », a  déclaré la ministre lors d’une conférence de presse. Le plan du gouvernement permettra de financer via le PTZ 40% de l’acquisition d’un logement neuf, où qu’il se trouve, contre 18% à 26% actuellement selon les zones. Il prévoit également de relever le plafond de revenus pour les bénéficiaires — actuellement, un couple avec deux enfants qui souhaite acheter à Paris doit avoir des revenus annuels de 72.000 euros maximum pour y prétendre.  Le gouvernement entend par ailleurs donner aux emprunteurs la possibilité de différer le début de leur remboursement de cinq à 15 ans selon leurs revenus et d’allonger les prêts sur 20 ans pour réduire les mensualités.

TER trop larges : avec quel argent RFF prendra en charge 50 millions d’euros de travaux

TER trop larges : avec quel argent RFF prendra en charge 50 millions d’euros de travaux

RFF, sas doute pour étouffer le scandale, déclare prendre en charge les 50 millions de travaux nécessaires. Une somme d’abord très approximative (le montant serait plus proche de 400 millions) car plus de 1000 gares sont concernées ; ensuite avec quel argent puisque la dette de RFF dépasse les 30 milliards ; Finalement c’est le contribuable qui paiera, un jour ou l’autre. Le gestionnaire d’infrastructures ferroviaires a donc expliqué dans un communiqué que les 50 millions d’euros de travaux, nécessaires pour raboter les quais de gares, seront à la charge de l’entreprise. Minimiser la casse. C’est la stratégie adoptée par Réseau Ferré de France (RFF). Dans son édition de ce mercredi 21 mai, Le Canard Enchaîné explique que la SNCF et RFF auraient commandé des rames trop grandes, pour ses quais. L’erreur coûtera 50 millions d’euros. L’affaire ne cesse de prendre de l’ampleur. Après les moqueries postées par des internautes, sur Twitter, les politiques ont aussi dénoncé la bêtise commise par les deux entreprises. Dans un communiqué publié ce mercredi, RFF se défend et explique que « comme à chaque livraison de nouveaux trains, l’infrastructure doit être adaptée. Certaines installations datent de plus d’un siècle et doivent être mises aux normes actuelles ». Quant au coût des travaux, estimé à 50 millions d’euros, RFF minimise la somme. Elle représente « 1,5% du coût de la commande totale de ces trains », ajoute la société dans son communiqué. Le gestionnaire d’infrastructures explique qu’il prendra « en charge intégralement les 50 millions d’euros ». Un rapport d’enquête interne devrait être remis le 26 mai prochain au ministre des Transports, Frédéric Cuvillier.

Optique: prise en charge limitée à 450 euros pour arrêter la gabegie française

Optique: prise en charge limitée à 450 euros pour arrêter la gabegie française

 

Le plus souvent les verres qui viennent de Chine ne coûtent que quelques euros, ce sont les montures et »les services » qui font monter les prix. En réalité, on a rarement connu un tel développement des boutiques d’optique au rendement financier particulièrement juteux ; Dans une dernière étude, l’association de consommateurs UFC Que Choisir dénonce le prix des lunettes et les marges des opticiens. Selon l’UFC, les consommateurs français ont le budget lunettes le plus lourd d’Europe : 50% plus élevé que la moyenne. L’étude de l’UFC Que choisir (Distribution de l’optique : Examen à la loupe d’un marché juteux), est accablante pour les opticiens. L’association souligne tout d’abord l’inadéquation de la taille du réseau par rapport aux besoins de la population. « Chaque magasin ne vend ainsi que 2,8 paires de lunettes par jour ouvré en moyenne, sur lesquelles l’ensemble des coûts fixes du magasin sont répercutés », analyse l’étude. Et c’est le consommateur qui trinque. Face à l’opacité tarifaire, celui-ci ne peut que très rarement faire jouer la concurrence. Et se retrouve à payer sa paire de lunettes « 3,3 fois son prix d’achat ». L’opticien dégage donc « une marge brute de 275 euros » sur chaque paire « soit un taux de marge de 233% », qui « atteint même 317% » en moyenne sur les verres. Le gouvernement ajuste donc sa stratégie pour faire baisser les prix des lunettes. Il maintient son projet de plafonner la prise en charge des remboursements par les complémentaires santé (mutuelles, assurances et institutions de prévoyance) pour inciter les professionnels de l’optique à ajuster leurs tarifs, mais en lâchant un peu de lest. Ainsi, le remboursement d’une paire de lunettes à verre simple serait fixé dès 2015 à 450 euros tous les deux ans. En revanche, l’idée d’abaisser ce plafond à 300 euros en 2018 serait abandonnée, selon les Echos de ce 9 mai. Ce revirement s’explique par la pression exercée par la filière optique française, qui de la fabrication à la distribution, représente 100.000 emplois en France. Les professionnels jugent que les plafonds envisagés par le gouvernement sont trop bas pour maintenir la production en France. Face à ce chantage à l’emploi, le ministre de l’Economie Arnaud Montebourg a ainsi expliqué, le 7 mai devant l’Assemblée nationale, être « particulièrement attentif à ce secteur », et cherchait des « points d’équilibre » afin de « répartir l’effort justement » entre le producteur et le distributeur. Actuellement, le marché de l’optique s’élève à 5,5 milliards d’euros, dont 3 milliards remboursés par les mutuelles. Un décret doit être publié prochainement pour fixer ces montants maximum du remboursement plafonds doivent s’appliquer aux seuls contrats « responsables » des complémentaires, qui représentent environ 90% des contrats.

Un « médiateur » chargé du bien-être animal et pour le chômeur ?

Un « médiateur » chargé du bien-être animal et pour le chômeur ?

Il y a eu le jeter de chat, un geste inadmissible d’un abruti légitimement puni d’un an de prison. Pour autant faut-il créer un nouveau machin, le «  médiateur » des animaux comme le propose la sénatrice Jouanno qui doit s’ennuyer dans un sénat qui ne sert à rien. Certes les animaux méritent d’être respectés mais la priorité n’est certainement d’inventer un nouveau machin administratif ; la priorité,  la seule, l’unique, l’urgente, la dramatique : la lutte contre le chômage. Sil devait y avoir un médiateur ce devrait être pour protéger le chômeur maltraité par Pole emploi et le gouvernement, ignoré même. Nos élus (députés, sénateurs, autres) ignorent tout du drame du chômage, et d’une façon générale des réalités économiques et sociales. Combien se sont déjà rendus à Pole emploi ? Combien ont vécu la souffrance, l’humiliation de perdre son emploi, son logement  et parfois avec sa famille ? Pas étonnant 60% des députés sont des fonctionnaires, assurés à vie d’un emploi, d’un salaire. La majorité des membres du gouvernement sont aussi des fonctionnaires qui raisonnent en termes de dépenses avant de penser recettes. S’occuper des animaux avant de s’occuper des hommes est caractéristique d’une société qui pète les plombs (même sil faut effectivement protéger les animaux et même les aimer).  A cet égard la proposition de la sénatrice Jouanno est plus que surréaliste. Le fait que l’animal soit considéré comme un « bien meuble » dans le Code civil fait que « tout ce qui est acte de cruauté envers un animal est aujourd’hui très peu sanctionné en France », a  indiqué Jouanno  à l’AFP, à l’occasion d’un colloque au Sénat organisé par le club de réflexion Ecolo-Ethik, qu’elle préside avec la magistrate Laurence Vichniesky.  La récente condamnation à Marseille d’un homme après la diffusion de vidéos sur internet où il jetait un chat en l’air à plusieurs reprises est « une exception », estime Mme Jouanno.  L’ex-secrétaire d’Etat à l’Ecologie souhaite s’appuyer sur les conclusions du colloque pour faire 25 propositions pour lutter contre la « maltraitance inutile » et mieux déterminer la place de l’animal dans le système économique, le droit mais aussi l’éducation ou la culture.  Dans l’élevage, par exemple, « faire du bien-être animal, c’est perdre de l’argent », indique-t-elle, en raison du « système de subventions publiques » mais aussi de la grande distribution qui « exerce une pression à la baisse sur les prix et ne valorise jamais les produits respectueux du bien-être animal ».  La sénatrice centriste plaide ainsi pour une modification du Code civil, « symboliquement nécessaire » pour qualifier les animaux d’ »êtres sensibles », mais surtout la création d’un « médiateur de l’animal, sous forme d’une autorité indépendante avec une capacité judiciaire, une personne qui s’occuperait de vérifier que la législation actuelle est bien appliquée ».  Parmi les autres propositions envisagées: la suppression de la dissection dans les écoles, collèges et lycées en favorisant en milieu scolaire « l’étude du vivant et non du mort » ou la reconnaissance d’un droit à « l’objection de conscience » pour les étudiants devant mener des expériences sur les animaux, comme les étudiants en médecine.

 




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