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Economie: Une inflation d’au moins 3 % chaque année !

Economie: Une inflation d’au moins 3 % chaque année !


La ministre de la consommation, Olivia Grégoire prévoit des taux d’inflation entre 3 et 5 % chaque année. Une prédiction en réalité dans le marc de café dans la mesure où l’intéressée n’a pas de compétence économique particulière puisqu’elle travaillait précédemment dans le numérique et la santé. En fait une ministre de la consommation qui ne sert pas à grand-chose et qui tente donc de se faire remarquer avec des propos assez douteux. Personne ne peut en effet prédire que dans les années futures l’inflation demeurera entre 3 et 5 %. En effet une telle augmentation aussi régulière pourrait finir par tuer en grande partie la demande. Avec l’inflation constatée actuellement on va déjà atteindre un niveau de prix difficilement compatible avec la solvabilité des acheteurs potentiels. On l’a vu par exemple avec cette crise du logement qui rend désormais impossible l’accession à la propriété pour nombre de ménages. On le voit aussi justement dans l’alimentation où les consommateurs modifient structurellement la nature et le volume des achats. Inévitablement cette modification de la demande va peser prochainement sur l’offre et donc aussi sur les prix.

Invitée de BFMTV pour une soirée spéciale autour de l’inflation en France, la ministre, Olivia Grégoire a indiqué que, dans les prochaines années, il ne serait pas réaliste de s’attendre à des augmentations de 0,5 à 1% par an, comme avant la crise.

La ministre des PME, du Commerce, de l’Artisanat et du Tourisme a prévenu sur BFMTV que l’inflation allait moins augmenter dans les prochaines années mais n’allait pas « revenir à 0% ».

Une fois la crise passée, « on va probablement avoir une inflation structurelle, dont alimentaire, qui sera plus élevée que les 0,5 ou 1% qu’on a connus ces dernières décennies », a anticipé Olivia Grégoire.

« Est-ce qu’on va revenir à 0? Je ne le crois pas. Je crois qu’il ne le faut pas. On sera plutôt vers 3, 4 ou 5% », affirme-t-elle mentionnant les « 30-40 ans » durant lesquels la France a vécu « dans la déflation ».

Une inflation d’au moins 3 % chaque année !

Une inflation d’au moins 3 % chaque année !


La ministre de la consommation, Olivia Grégoire prévoit des taux d’inflation entre 3 et 5 % chaque année. Une prédiction en réalité dans le marc de café dans la mesure où l’intéressée n’a pas de compétence économique particulière puisqu’elle travaillait précédemment dans le numérique et la santé. En fait une ministre de la consommation qui ne sert pas à grand-chose et qui tente donc de se faire remarquer avec des propos assez douteux. Personne ne peut en effet prédire que dans les années futures l’inflation demeurera entre 3 et 5 %. En effet une telle augmentation aussi régulière pourrait finir par tuer en grande partie la demande. Avec l’inflation constatée actuellement on va déjà atteindre un niveau de prix difficilement compatible avec la solvabilité des acheteurs potentiels. On l’a vu par exemple avec cette crise du logement qui rend désormais impossible l’accession à la propriété pour nombre de ménages. On le voit aussi justement dans l’alimentation où les consommateurs modifient structurellement la nature et le volume des achats. Inévitablement cette modification de la demande va peser prochainement sur l’offre et donc aussi sur les prix.

Invitée de BFMTV pour une soirée spéciale autour de l’inflation en France, la ministre, Olivia Grégoire a indiqué que, dans les prochaines années, il ne serait pas réaliste de s’attendre à des augmentations de 0,5 à 1% par an, comme avant la crise.

La ministre des PME, du Commerce, de l’Artisanat et du Tourisme a prévenu sur BFMTV que l’inflation allait moins augmenter dans les prochaines années mais n’allait pas « revenir à 0% ».

Une fois la crise passée, « on va probablement avoir une inflation structurelle, dont alimentaire, qui sera plus élevée que les 0,5 ou 1% qu’on a connus ces dernières décennies », a anticipé Olivia Grégoire.

« Est-ce qu’on va revenir à 0? Je ne le crois pas. Je crois qu’il ne le faut pas. On sera plutôt vers 3, 4 ou 5% », affirme-t-elle mentionnant les « 30-40 ans » durant lesquels la France a vécu « dans la déflation ».

La ministre de la consommation prévoit une inflation d’au moins 3 % chaque année

La ministre Prévoit une inflation d’au moins 3 % chaque année


La ministre de la consommation, Olivia Grégoire prévoit des taux d’inflation entre 3 et 5 % chaque année. Une prédiction en réalité dans le marc de café dans la mesure où l’intéressée n’a pas de compétence économique particulière puisqu’elle travaillait précédemment dans le numérique et la santé. En fait une ministre de la consommation qui ne sert pas à grand-chose et qui tente donc de se faire remarquer avec des propos assez douteux. Personne ne peut en effet prédire que dans les années futures l’inflation demeurera entre 3 et 5 %. En effet une telle augmentation aussi régulière pourrait finir par tuer en grande partie la demande. Avec l’inflation constatée actuellement on va déjà atteindre un niveau de prix difficilement compatible avec la solvabilité des acheteurs potentiels. On l’a vu par exemple avec cette crise du logement qui rend désormais impossible l’accession à la propriété pour nombre de ménages. On le voit aussi justement dans l’alimentation où les consommateurs modifient structurellement la nature et le volume des achats. Inévitablement cette modification de la demande va peser prochainement sur l’offre et donc aussi sur les prix.

Invitée de BFMTV pour une soirée spéciale autour de l’inflation en France, la ministre, Olivia Grégoire a indiqué que, dans les prochaines années, il ne serait pas réaliste de s’attendre à des augmentations de 0,5 à 1% par an, comme avant la crise.

La ministre des PME, du Commerce, de l’Artisanat et du Tourisme a prévenu sur BFMTV que l’inflation allait moins augmenter dans les prochaines années mais n’allait pas « revenir à 0% ».

Une fois la crise passée, « on va probablement avoir une inflation structurelle, dont alimentaire, qui sera plus élevée que les 0,5 ou 1% qu’on a connus ces dernières décennies », a anticipé Olivia Grégoire.

« Est-ce qu’on va revenir à 0? Je ne le crois pas. Je crois qu’il ne le faut pas. On sera plutôt vers 3, 4 ou 5% », affirme-t-elle mentionnant les « 30-40 ans » durant lesquels la France a vécu « dans la déflation ».

Arrêter de bricoler la Constitution à chaque instant

 

Arrêter de bricoler la Constitution à chaque instant

Sanctuariser la jurisprudence du cliquet éviterait de modifier périodiquement la Constitution pour garantir les progrès dans la reconnaissance de nouveaux droits et l’extension des libertés, explique, dans une tribune au « Monde », Alain Simon, contrôleur général économique et financier honoraire.

 

Il est clair que la France est surtout un pays de paperasses soit pour masquer son inaction, soit pour compliquer la vie du pays (les deux n’étant pas inconciliables) . Ainsi à chaque grand problème sociétal , on se propose de modifier encore et encore la constitution par exemple pour des motifs environnementaux ou récemment pour conforter le droit à l’avortement. C’est un peu le même phénomène concernant tous  les problèmes politiques qui se posent. On préfère par exemple voter une nouvelle loi sans examiner l’efficacité de la précédente et les moyens de la rendre plus opérationnelle.  il y aurait aujourd’hui près de 400.000 normes, 11.500 lois avec leurs 320.000 articles auxquels il convient d’ajouter 130.000 décrets !  NDLR 

L’avertissement venant des Etats-Unis est clair. Les menaces sont sérieuses en France sur l’avortement, bien sûr, mais aussi sur le mariage pour tous, qui a mobilisé la droite catholique pendant de nombreux mois. Et plus tard, quand elle sera votée, sur la loi concernant la fin de vie, tant réclamée pendant la dernière campagne présidentielle et législative.

L’idée de sanctuariser les progrès dans la reconnaissance de nouveaux droits et l’extension des libertés est généreuse. Mais modifier la Constitution reste un acte fort, et ce texte fondamental ne mérite pas de retouches ponctuelles, votées dans la précipitation ou la confusion.

 

La convergence de voix accordées sur le sujet depuis quelques jours ne peut pas être abstraite du nouveau contexte politique issu des élections législatives, où un gouvernement sans majorité absolue trouverait là une opportunité à afficher un consensus inespéré entre groupes politiques représentés à l’Assemblée nationale et au Sénat.

Les systèmes juridiques français et américains sont différents

Pourtant nombreux sont ceux qui ont critiqué, dans un passé récent, les nouvelles habitudes politiques aboutissant à légiférer après chaque fait divers, et regretté le discrédit tombé sur nos lois bavardes, complexes et souvent inappliquées. Certains y voyaient même la source du discrédit du politique et la source du populisme démagogique ou de l’abstention massive aux élections.

« La gauche meurt chaque jour » (Manuel Valls)

« La gauche meurt chaque jour » (Manuel Valls)

Manuel Valls, ex-socialiste estime dans le JDD que la gauche  meurt aujourd’hui de son aveuglement, de son passéisme et de sa paresse.

 

Le spectacle affligeant que la gauche donne d’elle-même ces derniers jours relève davantage de l’évidence que de la surprise. Elle n’est pas en train de succomber, en réalité elle meurt chaque jour un peu plus, et ce, depuis des années. C’est non sans nostalgie et amertume que je constate que la gauche s’éteint par reniement de ses valeurs et de son histoire. Ce n’est pas faute de m’être battu pour que ce moment n’arrive pas. J’ai formulé, des années durant, de multiples avertissements, me valant les critiques d’authentiques tartuffes, drapés dans des postures de prétendus sages.

Lorsque j’ai averti que la gauche pouvait mourir, je voulais provoquer un électrochoc. Parlant de gauches irréconciliables, je cherchais à ce que les républicains se distinguent définitivement des communautaristes. Parce qu’elle refuse de voir le réel et ostracise tous ceux qui veulent l’affronter, la gauche meurt.

Elle meurt de son aveuglement. Conseiller de Michel Rocard durant l’affaire du voile de Creil en 1989, j’ai vu une partie de la gauche troquer ses valeurs contre une paix sociale, voire électorale, précaire et illusoire. Maire d’Évry, j’ai prêché dans le désert sur l’abandon des quartiers populaires au communautarisme, sur la montée de l’insécurité, sur l’émergence de l’islamisme. Député, je fus l’un des rares membres de mon groupe à voter la loi d’interdiction de la burqa. Ministre de l’Intérieur puis Premier ministre, j’ai été esseulé dans mon propre camp lorsqu’il s’agissait de défendre la crèche Baby-Loup ou les maires interdisant le burkini sur les plages, ou critiqué quand j’invitais à questionner nos politiques migratoires. Cantonnée à des discours déresponsabilisants et arc-boutée au « pas de vague » par crainte de l’extrême droite, la gauche n’a jamais fait son aggiornamento.

Une partie de la gauche se fourvoie dans la décroissance ou le wokisme

La gauche meurt de son passéisme. Elle s’obstine à voir l’entreprise sous le prisme de la lutte des classes, jouant de vieilles lunes et d’épouvantails, des 35 heures au travail du dimanche. En s’opposant à ma volonté d’améliorer la compétitivité, les frondeurs savaient qu’ils condamnaient les salariés au chômage. Refusant de reconnaître la valeur émancipatrice du travail, la gauche n’a que des fantasmes : revenu universel, 32 heures… L’obsession antinucléaire de certains l’empêche de voir le potentiel de cette énergie bas carbone et la divise sur un sujet majeur.

La gauche meurt de sa paresse. Qu’a-t-elle fait en cinq années d’opposition? A-t-elle quelque chose de tangible à proposer aux Français sur les thématiques qui sont historiquement les siennes comme la lutte contre les inégalités, l’école, la laïcité, la protection des plus modestes ou la défense des services publics? La gauche ne réfléchit plus à l’avenir et une partie d’entre elle se fourvoie dans la décroissance ou le wokisme. Sa complaisance vis-à-vis des racialistes fait honte à son républicanisme originel.

La gauche pourra organiser toutes les primaires, se réunir autour de partis moribonds ou de tribuns déclinants [...], elle a déjà perdu

Face à ces contradictions et en l’absence d’une culture de gouvernement, la gauche ne peut être qu’inaudible. Elle pourra imaginer tous les subterfuges, organiser toutes les primaires, se réunir autour de partis moribonds ou de tribuns déclinants, se jeter dans les bras de figures tutélaires fantasmées qui sont à l’origine de sa perte, elle a déjà perdu. Elle a abandonné ce qui faisait son utilité et sa force : la nation aux nationalistes, l’assimilation aux xénophobes. Face à l’antirépublicain Zemmour qui attaque son héritage, elle se perd, honteuse, en propos verbeux.

Pourtant, jamais ses idées originelles n’ont été aussi essentielles et attendues. Nos valeurs de liberté, d’égalité, de fraternité et de laïcité doivent beaucoup à ce camp politique qui a su les consacrer puis les décliner de façon concrète, au service du peuple. Alors qu’elles sont menacées et fragilisées, c’est aux véritables républicains des deux bords de s’unir pour les défendre et leur redonner du sens.

 

Annonces Gouvernement : Un nouveau plan de 2 milliards chaque semaine

Gouvernement : Un nouveau plan de 2 milliards chaque semaine

 

Dernière annonce en date, celle du Premier ministre qui ne veut sans doute pas être en reste par rapport au président de la république. Ce n’est pas le dernier sans doute . Le dernier  annoncé par le gouvernement concerne le développement du tourisme. Le président de la république lui-même la semaine dernière a annoncé un plan de 2 milliards pour l’hydrogène. Un plan qui s’ajoute évidemment au plan santé, au plan nucléaire, au plan industrie, au plan formation et aux multiples autres plans qui affectent les domaines sociaux, économiques ou sociétaux. Un plan aussi pour les abeilles  ( Comme s’il était possible de les distinguer d’autres insectes également utiles !). 

 

En réalité, il s’agit moins de plans que de promesses électorales puisque ces orientations doivent largement enjamber l’élection présidentielle de 2022 et donc être concrétisées dans les futurs budgets. Naîtront vraisemblablement de nombreux autres plans : pour les pêcheurs à la ligne, pour les cueilleurs de champignons, pour les chasseurs, pour les joueurs de bilboquet ou encore pour les collectionneurs de timbres.

 

À raison d’un ou deux plans par semaine, le gouvernement pourra annoncer une cinquantaine de plans d’ici les présidentielles

Gouvernement : Un nouveau plan de 2 milliards chaque semaine

Gouvernement : Un nouveau plan de 2 milliards chaque semaine

Dernière annonce en date, celle du Premier ministre qui ne veut sans doute pas être en reste par rapport au président de la république. Ce n’est pas le dernier sans doute . Le dernier plan annoncé par le gouvernement concerne le développement du tourisme. Le président de la république lui-même la semaine dernière a annoncé un plan de 2 milliards pour l’hydrogène. Un plan qui s’ajoute évidemment au plan santé, au plan nucléaire, au plan industrie, au plan formation et aux multiples autres plans qui affectent les domaines sociaux, économiques ou sociétaux.

En réalité il s’agit moins de plans que de promesses électorales puisque ces orientations doivent largement enjamber l’élection présidentielle de 2022 et donc être concrétisées dans les futurs budgets. Virage vraisemblablement de nombreux autres plans : pour les pêcheurs à la ligne, pour les cueilleurs de champignons, pour les chasseurs, pour les joueurs de bilboquet ou encore pour les collectionneurs de timbres.

Suez/Veolia : Mestrallet pour le maintien de l’indépendance chaque société

Suez/Veolia : Mestrallet pour le maintien de l’indépendance chaque société

Gérard Mestrallet, le patron historique de Suez et Engie se prononce clairement pour le maintien de l’indépendance de chaque société Suez d’une part, Veolia d’autre part. Ce qui résulte de son audition par le Sénat. La « solution amicale et rapide à la situation créée par l’intention d’offre de Veolia » proposée par Suez le 17 janvier, avec le soutien des fonds d’investissement Ardian et GIP, « mérite son attention », estime en effet le patron historique de Suez et Engie qui, n’ayant «plus de lien juridique » avec ces deux entreprises, se dit désormais « indépendant et libre » dans ses propos.

Selon Gérard Mestrallet, les discussions, pour être fructueuses, devront néanmoins porter sur les deux projets: celui de Veolia de créer un « champion mondial » unique dans l’eau et les déchets, et celui de Suez de renforcer « chacun des deux leaders français des services à l’environnement », afin d’éventuellement « élaborer une troisième voie négociée et aimable ».  Le seul problème c’est que la commission européenne aura son mot à dire et que vraisemblablement elle va exiger en cas de regroupement que les sociétés se débarrassent d’un certain nombre d’actifs par exemple sans doute de l’activité de l’eau qui pourrait alors être confiée comme d’autres à des fonds spéculatifs y compris étrangers.

Coronavirus : le comédien Macron change de registre à chaque allocution

Coronavirus : le comédien Macron change de registre à chaque allocution

 

 

Pour schématiser ,on peut dire qu’il y a trois phases dans l’évolution de la communication de Macron. D’abord une sous-estimation dramatique de la situation sanitaire qui explique sans doute une grande partie de l’impréparation du gouvernement et plus généralement de l’État. Ensuite, une période de prise de conscience un peu tardive de l’enjeu avec l’utilisation d’une sémantique guerrière pour bien marquer la détermination du  gouvernement. Enfin récemment le discours de compassion et presque de contrition auquel nous avait peu habitué Macron. Bref un vrai numéro théâtral. La vérité sans doute , c’est que Macron n’a guère  de conviction politique très affirmée dans aucun domaine et que sa principale philosophie est celle de Machiavel (qui a fait d’ailleurs l’objet de sa thèse d’étudiant).  L’essentiel pour lui est d’exister politiquement quitte à passer de l’ultralibéralisme au retour du discours socialiste par exemple en évoquant la planification. En vérité sans doute, rien ne changera de fondamental dans le pays sous la gouvernance de Macron prisonnier évidemment de ceux qui n’ont porté au pouvoir à savoir, la grande finance. Si les convictions politiques de Macron sont assez molles  notamment en matière de projet de société par contre ses qualités de comédien sont assez grandes pour montrer assez de plasticité.  En terme clair, pour retourner sa veste en fonction du climat politique. Témoin le quasi enterrement de ses trois grandes réformes qui devaient marquer son quinquennat : la réforme des retraites, la réforme de l’Unedic et la réforme de l’APL. L’acte de contrition va tellement loin que Macron propose même au pays de se réinventer et de se réinventer lui-même. Une jolie formule sémantique sans aucun contenu et qui intellectuellement peut plaire aux naïfs.

Neutralité carbone 2050 : il manque 20 milliards chaque année

Neutralité carbone 2050 : il manque  20 milliards chaque année

Pour atteindre l’objectif de neutralité carbone à l’horizon 2050, selon un think-tank, I4CE,  fondé par la Caisse des dépôts et l’AFD, les  «financements climat» des ménages, des entreprises et des administrations publiques ont atteint 45,7 milliards d’euros en 2018, contre 35 milliards en 2011.

Secteur par secteur, la France consacre près de 20 milliards d’euros d’investissements à l’efficacité énergétique, 7,5 milliards d’euros au déploiement des énergies renouvelables, et 11 milliards d’euros à la construction d’infrastructures durables dans le secteur du transport et des réseaux.

Les investissements dans le développement et le prolongement du parc nucléaire atteignent 5 milliards d’euros. Ceux dans la forêt et les procédés industriels non-énergétiques représentent 2 milliards d’euros. Point positif, les investissements dans l’efficacité énergétique progressent de façon constante depuis 2014.

Malgré cette progression, les efforts devront s’accentuer. Les besoins annuels d’investissement sur les périodes 2019-2023 et 2023-2028 ont été évalués par I4CE: «À partir des coûts observés dans des projets similaires au cours des années récentes et de leur évolution anticipée, I4CE calcule les investissements associés au scénario des documents stratégiques», précise le rapport.

Pour déterminer l’ampleur des investissements nécessaires, certains secteurs comme l’agriculture, l’industrie ou le nucléaire ont été exclus !   Après retrait de ces secteurs, l’investissement climat français en 2018 est donc estimé à 33 milliards d’euros.

À l’horizon 2023, les Français devront investir jusqu’à 18 milliards d’euros supplémentaires par an pour respecter les engagements pris lors de la COP 21 et l’investissement devra être doublé d’ici la fin du quinquennat

D’après les calculs du groupe de réflexion parisien, les Français devront investir jusqu’à 18 milliards d’euros supplémentaires pour suivre la trajectoire dessinée dans la SNBC. Pis, l’investissement climat devra être doublé en 5 ans, pour atteindre 70 milliards d’euros par an en moyenne sur la période 2023-2028.  Il  ne suffira pas de mettre à disposition de nouvelles sources de financement: pour déclencher ces investissements, leur rentabilité et la réglementation sont déterminantes.

 

La neutralité carbone 2050 : il faut au moins 20 milliards en plus chaque année

La neutralité carbone 2050 : il faut au moins 20 milliards en plus chaque année

Pour atteindre l’objectif de neutralité carbone à l’horizon 2050, selon un think-tank fondé par la Caisse des dépôts et l’AFD, les  «financements climat» des ménages, des entreprises et des administrations publiques ont atteint 45,7 milliards d’euros en 2018, contre 35 milliards en 2011.

Secteur par secteur, la France consacre près de 20 milliards d’euros d’investissements à l’efficacité énergétique, 7,5 milliards d’euros au déploiement des énergies renouvelables, et 11 milliards d’euros à la construction d’infrastructures durables dans le secteur du transport et des réseaux.

Les investissements dans le développement et le prolongement du parc nucléaire atteignent 5 milliards d’euros. Ceux dans la forêt et les procédés industriels non-énergétiques représentent 2 milliards d’euros. Point positif, les investissements dans l’efficacité énergétique progressent de façon constante depuis 2014.

Malgré cette progression, les efforts devront s’accentuer. Les besoins annuels d’investissement sur les périodes 2019-2023 et 2023-2028 ont été évalués par I4CE: «À partir des coûts observés dans des projets similaires au cours des années récentes et de leur évolution anticipée, I4CE calcule les investissements associés au scénario des documents stratégiques», précise le rapport.

Pour déterminer l’ampleur des investissements nécessaires, certains secteurs comme l’agriculture, l’industrie ou le nucléaire ont été exclus !   Après retrait de ces secteurs, l’investissement climat français en 2018 est donc estimé à 33 milliards d’euros.

À l’horizon 2023, les Français devront investir jusqu’à 18 milliards d’euros supplémentaires par an pour respecter les engagements pris lors de la COP 21 et l’investissement devra être doublé d’ici la fin du quinquennat

D’après les calculs du groupe de réflexion parisien, les Français devront investir jusqu’à 18 milliards d’euros supplémentaires pour suivre la trajectoire dessinée dans la SNBC. Pis, l’investissement climat devra être doublé en 5 ans, pour atteindre 70 milliards d’euros par an en moyenne sur la période 2023-2028.  Il  ne suffira pas de mettre à disposition de nouvelles sources de financement: pour déclencher ces investissements, leur rentabilité et la réglementation sont déterminantes.

 

 

 

Le grand débat transformé en meeting chaque semaine

Le grand débat transformé en meeting chaque semaine

 

Devant le succès rencontré l’heure des grandes réunions organisées par Macron, l’Élysée envisage de tenir une ou deux réunions par semaine jusqu’au 15 mars. En réalité pas vraiment des débats mais des sortes de meetings où Macron après avoir écouté les doléances des maires  fait un grand numéro de cirque de type électoral pour vendre sa politique. Pas vraiment un exercice de débat qui suppose un échange pour aboutir à des synthèses partagées. La il n’y a pas d’échange mais des questions et des réponses de l’orateur jupitérien. Tout cela avec la complaisance de beaucoup de maires tellement contents de participer à une réunion avec le président de la république. Aussi avec la complaisance des médias qui par paresse et complicité branchent  leur caméra pendant des heures sur les meetings. Bref vraiment une caricature de démocratie. Mais peu de grands médias voire de leaders politiques dénoncent la manipulation, il  aura “une ou deux rencontres par semaine” avec des élus dans le cadre du grand débat national, qui s’achève le 15 mars, a déclaré vendredi Sébastien Lecornu, ministre des Collectivités territoriales. Le chef de l’Etat, qui a ouvert mardi cette consultation inédite avec quelque 600 maires dans l’Eure, était attendu vendredi à Souillac (Lot) pour un exercice identique.“La semaine prochaine, il aura de nouveau une rencontre avec les élus et ce sera la présidence de la République qui annoncera l’endroit”, a précisé Sébastien Lecornu sur RTL.“L’idée est d’avoir une ou deux rencontres par semaine, en fonction de l’agenda international, et garder des rencontres à taille humaine”, a-t-il ajouté. Il est vrai que c’est une opportunité exceptionnelle pour Macon d’occuper ainsi pendant des heures les chaînes d’information continue et pour partie un temps sur les chaînes généralistes. Une vraie campagne électorale car Macon choisissait lieu, son public et délivre ses réponses.

Sauver les bistrots (7000 supprimés chaque année)

Sauver les bistrots (7000 supprimés chaque année)

qui disparaissent ; 600 000 bistrots en 1960, 34 000 en 2016. Loïc Latour  réclame l’inscription du café français au patrimoine de l’Unesco.

 

« On peut effectivement se réjouir de voir le fléau de alcoolisme se réduire depuis une cinquantaine d’années, ce qui explique notamment la diminution régulière de du nombre de cafés. Pour autant le rôle sociétal  et m^me économique des bistrots  mérite d’^ter défendu en particulier dans les villages, ce que fait dans le Figaro Loïc Latour président de France Boissons, partenaire des Cafés, Hôtels et Restaurants (CHR) français depuis plus de 50 ans. France Boissons a publié il y a quelques semaines un Livre blanc intitulé Les cafés, une chance pour nos territoires, en partenariat avec l’AMRF (Association des Maires Ruraux de France), l’APVF (Association des Petites Villes de France) et Territoires, plateforme de promotion des territoires.

 

« En Eure-et-Loir, le dernier commerce d’un village est un café de pays qui fait aussi épicerie et agence postale, géré en régie par la municipalité. Au cœur des Pays de Savoie, des habitants reprennent la licence IV pour sauver leur dernier bistrot. Dans le Nord, un café se réinvente autour d’un magasin de produits de la ferme et d’une galerie photos. L’unique commerce d’un bourg du Lot s’est transformé pour devenir une café-brocante tendance.  Cette nécessité d’évoluer n’est pas réservée aux établissements de zones rurales ou périurbaines, elle est vitale pour l’ensemble de la filière. Une nouvelle génération de professionnels réinvente le café de proximité. Une décoration soignée, une offre de restauration locale de qualité, un bon café, des services (prises, wifi, …) mais également des concepts innovants (comme des espaces de co-working) font de ces nouveaux bars des lieux de vie et de travail à toute heure. Néanmoins, à l’échelle nationale, malgré ces belles réussites, nos partenaires de la filière Cafés-Hôtels-Restaurants sont durement frappés par la crise avec une moyenne de 7 000 fermetures par an ces dernières années, notamment dans les territoires ruraux et périurbains.

Il y avait 600 000 bistrots en France en 1960, il n’en reste que 34 669 en 2016, regroupés dans un peu plus de 10 000 communes (baromètre France boissons/CREDOC, «comprendre et répondre à la fragilisation de la filière CHR en France»). Pourtant, la demande de cafés de proximité n’a jamais été aussi forte. La volonté de renouer avec un lien social distendu, le dynamisme du tissu associatif, le développement du télétravail, la recherche de naturalité et de local, la raréfaction des services publics, tout concourt à réinstaller les cafés au cœur de nos villes et de nos villages. À l’heure des réseaux sociaux, le café peut redevenir le premier réseau social de proximité. Le retour du café dans nos territoires se construit avec les professionnels, les élus locaux, les pouvoirs publics mais aussi les acteurs de l’économie digitale qui tous contribuent à réinventer le café du coin. Ainsi, des collectivités ont choisi d’acheter les murs d’établissements pour les louer à des repreneurs, d’autres ont encouragé les points multi-services, ou l’accueil de services publics de proximité. Les cafés deviennent des lieux de conseil à l’image de l’initiative «le conseil du coin» lancée par les notaires. La redynamisation des cafés passe par une triple révolution de la qualité, de l’accueil et des services. Nous y travaillons en formant et en conseillant nos clients. Les pouvoirs publics accompagnent cette mutation avec la création des certifications comme «Maître restaurateur» ou «Qualité Tourisme». La licence IV a été réformée afin d’en faciliter le transfert. Les financements se diversifient à l’image des plateformes participatives qui accompagnent des projets de cafés innovants ou solidaires en complément des prêts bancaires ou brasseurs. Toutes ces initiatives vont dans le bon sens. Mais nous pouvons collectivement faire plus pour la reconquête de nos territoires perdus: alléger normes et fiscalité pesant sur les débits de boissons, instaurer des zones franches dans les bourgs en déclin, élaborer une réflexion sur les livraisons du dernier kilomètre en intégrant les distributeurs dans les instances de concertation, promouvoir la transformation des cafés en Maison de Services au Public, soutenir l’inscription des cafés français au patrimoine de l’UNESCO. Baisser le rideau et nous retirer de la diagonale du vide? Tel n’est pas notre choix. Nous avons besoin des cafés au cœur de nos vies. C’est vital pour l’emploi, l’attractivité et l’animation des villes et des villages. C’est pourquoi nous soutenons l’attribution du label «Grande cause nationale» 2018 aux centre-villes et centres-bourgs qui permettraient d’engager un plan d’action global pour construire des territoires attractifs avec le concours de tous les acteurs. »

 

Transition énergétique : la responsabilité de chaque territoire (Patrice Vergriete)

Transition énergétique : la responsabilité de chaque territoire  (Patrice Vergriete)

 

Patrice Vergriete, maire de Dunkerque (ville récompensée pour ses innovations en matière de transition énergétique). s’explique sur la politique de sa ville dans la Tribune.

 

 

PATRICE VERGRIETE -  la problématique environnementale a toujours été au cœur de notre politique. La forte présence industrielle sur notre territoire n’est pas neutre en termes de risque industriel ou de santé publique. Par ailleurs, le territoire est fragile, sujet au risque de subversion marine et d’inondation. Par ailleurs, dès le milieu des années 1980 et la fermeture des Chantiers de France, nous avons été au cœur des grandes mutations de notre économie. Cette politique de développement durable, nous la menons à la fois par conviction, et en raison des éléments de sensibilité que présente notre territoire. Dès la fin des années 1990, nous avons été attentifs à ces sujets visant à réconcilier l’économique, le social, la santé et le bien-être des habitants. Le lancement des Assises de la transition énergétique, qui cristallise aujourd’hui ces enjeux, illustre cette préoccupation. Dans les années 2000 nous avons cherché à étendre le concept au Sud de la France, et depuis quelques années, nous organisons cet événement en alternance avec Bordeaux. Grâce à l’intérêt du Grand Genève nous avons pu nous internationaliser dès cette année et nous étendre vers le Grand Est et la région Rhône-Alpes.

En quoi avoir été l’instigateur de cet événement influence-t-il votre politique au jour le jour ?

Je m’inscris dans une lignée, avec la responsabilité et les valeurs partagées que cela implique. Cela permet d’ancrer dans la durée cette culture visionnaire et d’entretenir une structure de coopération à l’échelle de la communauté urbaine. Lors des événements eux-mêmes, nous profitons de cette opportunité pour nous confronter à d’autres villes, pour avoir des échanges privilégiés avec des structures telles que l’Ademe ou l’Institut de la Ville durable (dont Patrice Vergriete est le président, Ndlr) et pour mettre en valeur le travail réalisé par les équipes. Ainsi, avec l’Ademe, nous travaillons à la création d’un référentiel sur l’économie circulaire et les déchets, en cours d’expérimentation sur plusieurs sites.

 Que signifie le renouvellement de votre label Cit’ergie Gold, déclinaison française des European Energy Award, créée par Ademe ?

Nous sommes aujourd’hui deux collectivités locales (avec la ville de Besançon, Ndlr), à avoir obtenu ce label au niveau Gold en France. Mais seule Dunkerque le reçoit à ce niveau pour la deuxième fois. Notre challenge se situe désormais au niveau européen, puisque nous sommes entrés dans le top 50. Cela nous permet d’identifier nos points forts et nos points faibles, dont certains que nous nous efforçons d’ores et déjà d’améliorer, comme les transports publics. (Tous les bus seront gratuits 7 jours sur 7 à compter de septembre prochain, Ndlr)

Qu’est-ce que la toile industrielle développée par l’agence d’urbanisme de Dunkerque (AGUR)?

Ce projet, que j’ai moi-même lancé lorsque je dirigeais l’AGUR, a vocation à comprendre les interactions entre les industries locales, et en particulier les impacts que peut avoir la fermeture d’une usine, quelles sont les entreprises les plus touchées et avec lesquelles il faut travailler en priorité. Nous avons notamment utilisé la toile industrielle au moment de la fermeture de l’usine Sollac (ex. Usinor) ou de la raffinerie SRD (Société de raffinerie de Dunkerque). Le port s’appuie toujours aujourd’hui sur cette cartographie virtuelle.

Dans le contexte d’un écosystème industriel où les acteurs sont très dépendants les uns des autres, cela permet également d’identifier où nous avons des creux, quel industriel pourrait produire un « input » utile à un autre, et lequel pourrait utiliser celui produit par un voisin, etc.  Autant d’arguments qui facilitent le travail de prospection pour attirer de nouveaux acteurs sur notre territoire. C’est ainsi qu’Ecocem, qui est venu s’installer ici, utiliser les laitiers (co-produits de la sidérurgie, Ndlr) de l’usine ArcelorMittal. Mais surtout, la toile industrielle aide à anticiper les conséquences lorsqu’une entreprise tousse. Nous avons ainsi identifié que les deux grands secteurs dont nous sommes dépendants sont l’énergie (avec le terminal méthanier, la centrale nucléaire de Gravelines…) et, moins évident, l’automobile, via le poids de la sidérurgie, dont c’est le principal client. Or ce sont deux secteurs en profonde mutation.

Vous êtes candidat à l’appel à projets TIGA, de quoi s’agit-il ?

Cet appel à manifestation d’intérêt (AMI) bénéficiant d’une enveloppe de 450 millions d’euros sur dix ans, a été lancé par la CDC dans le cadre du programme des investissements d’avenir (PIA). Le cahier des charges doit être précisé en avril 2018, et le dépôt des candidatures clôturé en fin d’année. Dunkerque fait partie des 24 territoires qui ont été présélectionnés le 4 janvier sur un total de 117 candidats. A ce titre, nous allons recevoir une enveloppe de 50.000 euros pour mener les études de reconnaissance. Les 10 lauréats définitivement choisis  bénéficieront chacun d’une subvention de 50 millions.

En quoi consiste votre projet ?

Il s’agit de faire passer notre bassin industriel, marqué par les mutations de l’industrie lourde, du XXe au XXIe siècle. Parmi les projets liés à la transition énergétique figurent l’extension de notre réseau de chaleur, la sensibilisation des citoyens ou encore l’incubateur Eura Energie – plateforme dédiée aux startups de l’efficacité énergétique et des énergies renouvelables lancées lors des Assises de 2016. Nous menons par ailleurs déjà un travail sur la pollution de l’air avec Suez, ainsi qu’un projet autour du stockage hydrogène avec Engie dans le cadre de GRHYD. Même si nous n’avons plus de raffineries, les entreprises implantées sur notre territoire ont un impact significatif. ArcelorMittal à Dunkerque, c’est 2% des émissions de gaz à effet de serre françaises ! Mais nous misons sur le projet éolien offshore de 500 MW (dont l’opérateur doit être désigné en 2018, Ndlr) pour utiliser le CO2 capté à la sortie de l’usine ArcelorMittal et produire de l’hydrogène.

L’éolien offshore suscite parfois l’opposition des riverains, qu’en est-il à Dunkerque ?

P.V. De façon générale, peu de territoires montrent une telle culture et une telle acceptation de l’industrie. La population est réceptive à ce projet, à condition bien sûr de bénéficier de certaines retombées. On ne demande pas de subventions, mais il serait par exemple souhaitable de réserver une partie des emplois de maintenance à des locaux. Il y a 30 ans, l’industrie laissait une grande partie de la valeur ajoutée sur place. Aujourd’hui, la part captée par le territoire s’est réduite comme peau de chagrin : moins d’employés, donc moins de masse salariale et moins de participation à la vie locale en général. Si on y ajoute le désengagement de l’Etat, il en résulte pour la population locale  un sentiment d’abandon et une opposition à la mondialisation, voire à l’Europe.

La démarche que vous menez à Dunkerque est-elle reproductible dans d’autres territoires ?

Tout à fait. Ce qui est reproductible, c’est la question de fond : sur quoi repose mon bassin ? Comment va-t-il évoluer au cours des 15 à 20 prochaines années ? Quelles sont les mutations en cours ? Comment pouvons-nous les accompagner ? Au risque de disparaître, tous les territoires doivent se poser la question de leur transformation. L’erreur de l’Etat, depuis quinze à vingt ans, consiste à prendre de l’argent aux bassins industriels au profit des métropoles, ce qui les empêche d’opérer leur mutation dans de bonnes conditions. Pourtant, il serait tout à fait envisageable de nous accorder des subventions sous conditions.

 

 

Pollution : 50.000 morts chaque année en France

Pollution :  50.000 morts chaque année en France

On sait que la hausse de la température paraît inévitable pour l’avenir. Corrélativement,  les émissions polluantes devraient encore progresser. Des émissions polluantes dont le niveau est déjà largement responsable du changement climatique. Les émissions polluantes seraient responsables d’environ 50 000 morts par an en France. Nous sommes donc engagés dans un cercle de moins en moins vertueux la pollution fait grimper la température et la hausse des températures favorise le développement des émissions polluantes. À l’horizon 2050, l’Hexagone pourrait subir des épisodes plus graves et plus nombreux. Des concentrations en ozone ­nocives pour la santé (supérieures à 100 microgrammes par mètre cube d’air) pourraient survenir entre cinquante et cent jours par an en Europe, quand l’Organisation mondiale de la santé (OMS) préconise de ne pas s’exposer plus de vingt-cinq jours par an à de telles valeurs.  Une équipe internationale, dont des chercheurs français du CNRS, du CEA et de l’université Paris-Est Créteil se sont penchés sur la qualité de l’air en 2050, dans le cadre d’un scénario de réchauffement global de 3 °C par rapport à l’ère préindustrielle. Soit l’hypothèse vers laquelle nous allons si les engagements de baisse d’émissions de gaz à effet de serre de l’accord de Paris sont respectés. L’ozone est un gaz produit sous l’effet du rayonnement solaire à partir des activités humaines (industrie, trafic automobile, peintures…). « Ce n’est pas la seule hausse globale de 3 °C qui influence la qualité de l’air, mais ses causes et ses conséquences : l’augmentation des émissions de polluants accompagnant celles de gaz à effet de serre qui vont créer de l’ozone, notamment les oxydes d’azote et le méthane », explique Robert ­ Vautard, directeur de recherche CNRS à l’Institut Pierre-Simon-Laplace, l’un des coauteurs de cette étude. « Or si la qualité de l’air s’améliore actuellement en Europe, ailleurs les émissions continuent d’augmenter. » combinée à l’absence de vent et aux activités ­humaines, l’ozone se retrouve piégé au sol. Lorsqu’il est présent en trop grande quantité, ce gaz est toxique et irritant. Les plus vulnérables sont les personnes âgées, les enfants et les patients souffrant de maladies respiratoires et cardiovasculaires. En France, la pollution à l’ozone et aux particules fines cause déjà chaque année 50.000 morts. Le réchauffement climatique accroîtra cette mortalité, avertit l’OMS. « Dans les années 2000, on estime que la pollution à l’ozone a entraîné 400.000 décès par an sur la planète. Selon les projections, avec le réchauffement climatique, ce seront plusieurs millions de morts en 2100″, résument Béatrice Josse et ­Virginie Marécal, chercheuses à Météo France et au CNRS. Si le réchauffement se limite à + 2 °C en 2050, la législation européenne permettra encore de contrer la hausse de concentration en ozone, estime Robert Vautard. « Mais à + 3 °C, ce ne sera plus possible. Du fait des émissions hors du continent, la concentration en méthane doublera et fera bondir la teneur en ozone. Les mesures européennes seront alors très insuffisantes. »

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