Archive pour le Tag 'chapeau'

Boeing 737 MAX: la justice américaine veut faire porter le chapeau un ancien pilote !

Boeing 737 MAX: la justice américaine veut faire porter le chapeau un ancien pilote !

 

 

Aux États-Unis, c’est un peu comme en France lors des grandes catastrophes aériennes,on essaye de faire tant elles chapeau à des pilotes quand on a des difficultés à trouver les facteurs explicatifs de la catastrophe. Cette fois États-Unis ont poussé le bouchon un peu loin en voulant inculper un ancien pilote d’essai qui serait responsable des nouveaux systèmes de contrôle de commande du 737 Max. On sait que les difficultés récurrentes du 737 Max constituent une véritable catastrophe économique et technique pour Boeing qui a du interrompre très longtemps la livraison de son appareil fétiche. Les industriels en général et les gouvernements tentent donc assez souvent de reporter la responsabilité sur des lampistes.

La justice américaine a donc inculpé jeudi 14 octobre un ancien pilote d’essai de Boeing, accusé d’avoir induit en erreur le régulateur américain de l’aviation au cours du processus de certification du 737 MAX, dont deux appareils se sont écrasés en 2018 et 2019 faisant 346 morts. Mark Forkner «a fourni à l’agence des informations fausses, inexactes et incomplètes sur un nouveau système de contrôle des commandes de vol du Boeing 737 MAX», appelé MCAS, à l’origine des deux accidents, explique le ministère de la Justice dans un communiqué. Certes on peut peut-être imputer des fautes au pilote d’essai (Au bénéfice toutefois de Boeing) mais ce qui est en cause, c’est la pertinence des avis de l’institution américaine en charge d’homologuer les appareils.

Des insuffisances de l’institution réglementaire qui a été soulignée par de nombreux parlementaires.

Crise de l’État : ne pas faire porter le chapeau aux préfets

Crise de l’État : ne pas faire porter le chapeau aux préfets

 

Pierre Allorant Professeur d’histoire du droit estime dans le Monde que supprimer les préfets revient à livrer en pâture à l’opinion ces généralistes de l’action publique et à lever un précieux garde-fou contre de possibles choix discrétionnaires. (Reste que les préfets n’ont pas non plus fait preuve d’une grande originalité et d’un grand dynamisme notamment en matière d’animation économique. Les préfets s’inscrivent davantage dans un profil administratif que dans celui d’un manager NDLR)

 

Après l’Ecole nationale d’administration (ENA), livrée en pâture à des « gilets jaunes » probablement indifférents, et la stigmatisation, par le président de la République, de la « protection à vie » de la nouvelle aristocratie des grands corps – avis d’expert –, voici venu le temps du sacrifice du corps préfectoral, cette incarnation de l’Etat dans les départements depuis 221 ans.

 

Les observateurs de la IVe République avaient relevé le contraste entre l’instabilité gouvernementale chronique et la constance des grands commis de l’Etat, pour estimer que la reconstruction et les bases des « trente glorieuses » avaient été posées par ces serviteurs de qualité. Aujourd’hui, en une sorte de roulette russe préprésidentielle, le président de la République, garant des institutions, semble vouloir jeter le bébé de la haute fonction publique avec l’eau du bain d’une démocratie fracassée par l’atomisation de la gauche et la perte de repères de la droite.

Souvent décriée, l’institution préfectorale reste indispensable à la diffusion égalitaire de la volonté gouvernementale sur le territoire national. Mais préfets et sous-préfets ont souffert, depuis deux siècles, d’un péché originel : leur filiation bonapartiste.

Nés de la volonté du Premier Consul, ils ont été régulièrement voués aux gémonies, tantôt de la droite ultra-monarchiste (en 1815), tantôt des républicains zélés, de la révolution de février 1848 à la Libération, en passant par le réquisitoire libéral du jeune Jules Ferry. Ce dernier, en soutenant, en 1865, le « Manifeste de Nancy » [programme pour la décentralisation écrit par dix-neuf notables lorrains contestant l’autorité des préfets sur les communes], considérait l’autorité préfectorale comme « issue en droite ligne des Césars de la décadence ».

 

De nombreuses propositions de loi, sous la IIIe République, ont attaqué, sous l’angle budgétaire, les sous-préfets, jugés trop nombreux et peu affairés ; le seul sacrifice mené à terme a conduit Raymond Poincaré à supprimer une centaine d’arrondissements en 1926, en pleine crise du franc.

Pourtant, très vite, à chaque changement constitutionnel, les nouveaux pouvoirs publics se sont contentés de renouveler les membres du corps préfectoral, indispensables généralistes de l’action publique, ou de les rebaptiser « commissaires » en préservant l’institution, si utile pour administrer l’Hexagone et appliquer uniformément lois et actes réglementaires : d’où le pragmatisme de Louis XVIII lors des deux Restaurations, les commissaires de la République choisis par George Sand et Ledru-Rollin en 1848, ou encore les commissaires de la République du gouvernement provisoire du général de Gaulle sélectionnés par le jeune Michel Debré en 1944.

Fin des contrôles d’identité : la Défenseure des droits mange son chapeau

Fin des contrôles d’identité : la Défenseure des droits mange son chapeau

Un bel exemple de rétro pédalage de la très haute administration par la « Défenseure » des droits

qui avait suggéré qu’il y ait des zones sans contrôle d’identité. Une déclaration qui violait évidemment les règles de droit les plus élémentaires quand il s’agit de l’espace public notamment.

 

Jacques Toubon était aussi coutumier de ces réactions un peu surréaliste mais il avait suffisamment d’épaisseur politique et d’expérience pour ne pas s’affranchir de la légalité. L’ancienne journaliste s’est prise dans les pieds dans le tapis hypothéquant sans doute des positions qui pourraient être celles-là pertinentes à l’avenir quand au respect des libertés. Les arguments de la défenseure des droits paraissent un peu pathétiques :

 «Je n’ai jamais souhaité mettre fin aux contrôles d’identité», a-t-elle assuré, bien qu’elle défendît l’inverse quatre jours plus tôt. «Bien sûr il y a un moment où il faut ces contrôles. Quand il y a une atteinte à l’ordre public, quand il y a un comportement suspect, quand il y a une réquisition de la part du procureur. Bien sûr qu’il faut des contrôles. Bien sûr qu’il faut la présence de la police dans les quartiers, mais ça ne veut pas dire contrôler l’identité en permanence», a-t-elle jugé.

La Défenseure des droits plaide surtout pour une meilleure traçabilité de ces contrôles. «Il y a des quartiers excessivement difficiles, mais ce que je dis c’est qu’il y a des contrôles d’identité discriminatoires. La Cour de cassation l’a reconnu en 2016. La difficulté, c’est que l’on a du mal à évaluer le nombre de ces contrôles d’identité et leur motif», a-t-elle regretté.

Report du Brexit: Boris Johnson mange son chapeau

Report du  Brexit: Boris Johnson mange son  chapeau

En dépit de ses déclarations grandiloquentes, Boris Johnson a bien été obligé de manger son chapeau en acceptant le report de  la date du brexit au 31 janvier 2020. – Johnson a bien été contraint par la chambre des communes de renoncer à sa promesse de rupture  totale le 31 octobre avec sans accord. Il devra aussi se soumettre au principe même d’un accord. Cet accord provisoire existe, c’est en gros le texte qui avait déjà été négocié entre l’union européenne et Teresa May avec toutefois une modification relative aux droits douaniers en Irlande du Nord. De toute manière, cet accord ne vaudra que pendant une période de transition qui risque de durer assez longtemps. En effet; il  faudra négocier un accord définitif qui réglera les conditions d’échange entre le Royaume-Uni et l’Europe. La négociation de ce texte pourra demander des mois voire des années. En outre,  il faut intégrer la possibilité d’une évolution politique au Royaume-Uni. Cette évolution politique est souhaitée par Boris Johnson lui-même. Le Premier ministre est en effet englué à la chambre des communes faute de majorité. Reste à savoir si une autre majorité pourrait se dégager en faveur de Boris Johnson après d’éventuels élections législatives. Dans l’immédiat, ces élections législatives auront pas lieu.

En effet La Chambre des communes a rejeté hier  soir la tenue d’élections anticipées le 12 décembre prochain que réclamait le Premier ministre britannique Boris Johnson. Seuls 299 élus ont voté en faveur de ce retour anticipé aux urnes ; il en fallait 434 pour que le chef du gouvernement réunisse la majorité qualifiée des deux tiers des élus et obtienne gain de cause sur sa requête. Bref le feuilleton du site pourrait durer encore longtemps et l’hypothèse d’un maintien du Royaume-Uni dans l’union économique ne peut être totalement écartée. Face à ce revers, Boris Johnson attribue son échec à la position de la chambre des communes :

 

“Je n’avais aucune latitude en vertu de la loi sur le retrait de l’Union européenne, qui a été imposée à ce gouvernement contre son gré, de faire quoi que ce soit d’autre que de confirmer l’accord formel du Royaume-Uni à cette extension”, écrit Johnson dans sa lettre à Tusk

“Cette prolongation indésirable de l’appartenance du Royaume-Uni à l’UE est préjudiciable à notre démocratie”, ajoute-t-il.

Macron sort de son chapeau l’immigration

Macron sort de son chapeau l’immigration

 

Macron qui avait enterré sans ménagement le rapport banlieue sur l’immigration de Borloo sort soudain de son chapeau la question de l’immigration. L’objectif est surtout de concurrencer la droite et l’extrême droite sur ce terrain électoral. Certes, on ne peut ignorer la problématique de l’immigration et des communautarismes qui mettent  en cause la cohésion de la société. Cela suppose cependant une approche globale dans la mesure où ces populations immigrées ou d’origine étrangère sont en quelque sorte  concentrées dans des banlieues complètement abandonnées aux religieux  ultra et au trafic de drogue. C’est bien une prise en compte global de la problématique qui pourra progressivement gérer cette question comme le proposait le rapport Borloo. Tant que ces quartiers et banlieues seront livrées à la pauvreté, à l’insécurité et aux déviances religieuses tout autre action se révélera à la fois trop partielle et illusoire. .Le chef de l’État s’est montré particulièrement putassier sur cette question en additionnant les contradictions. D’une part Il met  en garde contre un repli “bourgeois” face au communautarisme : Et en même temps, il envisage de réduire l’aide médicale aux émigrés et d’une manière générale critique sa propre politique vis-à-vis des réfugiés. Cette question abordée de manière contradictoire, partielle a évidemment une dimension électorale. Que  là en effet Macron s’était montré plutôt laxiste vis-à-vis de cette problématique

Une inflexion “droitière” dans le discours présidentiel qui replace le sujet éruptif de l’immigration au coeur du débat politique dans la perspective des municipales (2020) et de la présidentielle (2022), face à une extrême droite en embuscade.

Un débat sans vote sur l’immigration se tiendra les 30 septembre et 2 octobre au Parlement. Les modalités de l’aide médicale d’Etat (AME), qui permet depuis 2000 un accès aux soins aux étrangers en situation irrégulière, seront discutées. Le gouvernement étudie la possibilité d’une refonte du dispositif.

L’aile “sociale” de LaRem s’inquiète d’un durcissement de la politique migratoire, à l’instar d’ONG et associations de défense des migrants, qui évoquent le précédent Sarkozy.

“Il (Emmanuel Macron) se dit, sans doute pour les sondages, pour son électorat, qu’il y a peut-être d’autres clins d’oeil à faire à la droite ou à la droite de la droite”, a commenté sur France Inter le sénateur Les Républicains Bruno Retailleau.

Le groupe LR au Sénat milite pour transformer l’AME en une aide médicale “restreinte à un panier de maladies infectieuses, contagieuses” et l’instauration de quotas migratoires.

Drogue: Castaner sort un nouveau plan de son chapeau

Drogue: Castaner sort un nouveau plan de son chapeau

 

C’est le énième plan sorti d’un chapeau par le gouvernement pour tenter de lutter contre le trafic de drogue. Comme souvent,  au lieu de muscler les  organisations en charge de ce combat, on commence par créer un nouveau machin national,  l Office antistupéfiants (Ofast), appelé à devenir la figure de proue de la lutte contre les narco-caïds. Mêlant policiers, gendarmes, douaniers et magistrats, cette structure entend «frapper fort» dès janvier 2020. En fait il s’agit surtout de partager les renseignements des différentes administrations concernant le trafic de drogue. Finalement il n’y aura  pas nécessairement de moyens supplémentaires  mais un redéploiement est un regroupement. Le ministre a indiqué qu’il l’entendait mener une lutte de la cage d’escalier jusqu’au plan international. Reste à savoir si les mesures prises sont adaptées  à l’enjeu tant au plan international qu’au plan local. En effet,  jusque-là globalement les pouvoirs publics ont manifesté une grande tolérance vis-à-vis de ses cages d’escalier en ignorant les petits commerces à visage découvert qui se tiennent devant. Cela souvent avec la complicité des élus locaux qui ont en quelque sorte ont délégué leurs pouvoirs aux dealers pour la régulation de ces quartiers. L’enjeu est considérable en termes de sécurité bien sûr et en termes de santé. Le poids économique de ce trafic représenterait 3  à 5 milliards et concernerait 200 à 300 000 personnes qui vivent de ce trafic. En complément de ce  nouveau machin national on va créer des antennes locales

Dotée de cent cinquante enquêteurs et de seize antennes territoriales en métropole comme dans les outre-mer, le nouvel office associera pour la première fois dans sa gouvernance police, gendarmerie, douanes et magistrats. «Nous voulons envoyer un message clair aux trafiquants: la France ne sera pas leur terrain de jeu», a insisté le premier flic de France, qui exhorte les autres ministères à «mutualiser leurs forces». Dirigée par la contrôleuse générale Stéphanie Cherbonnier, jusqu’ici au pôle judiciaire de la police nationale et dont l’adjoint sera le procureur de la République de Bayonne Samuel Vuelta-Simon, l’Ofast sera «pleinement opérationnel» dès janvier 2020. Il remplace l’Office central pour la répression du trafic illégal de stupéfiants (Ocrtis.

 

Sur le volet opérationnel, le plan prévoit aussi d’augmenter le nombre de Cross, c’est-à-dire de «cellules du renseignement opérationnel contre les stupéfiants», expérimentées il y a quatre  ans par le secrétaire d’État Laurent Nuñez, quand ce dernier était préfet de police à Marseille. L’idée, a rappelé Christophe Castaner, est de «mettre tous les acteurs autour d’une table pour qu’ils partagent les informations dont ils disposent». Avant de prévenir, solennel: «Un “tuyau” qui n’est pas partagé, c’est un réseau qui n’est pas démantelé.» Soucieux de «frapper où ça fait mal: au patrimoine des dealers», les artisans du plan anti-stups déplorent qu’«aujourd’hui, sur 500 millions d’avoirs criminels saisis, seulement 10 % sont issus des trafics de stupéfiants». Enfin, une grande campagne de sensibilisation va être lancée pour «alerter sur les risques sanitaires», «rappeler les sanctions encourues» et «casser l’image festive et joviale de la drogue».

La retraite chapeau limitée à 30% ?

La retraite chapeau limitée à 30% ?

 

Face au scandale des retraites chapeaux, le pouvoir se devait de réagir. Ce qu’il a fait bien tardivement à travers la voix du ministre de l’économie Bruno Lemaire ce dernier proposerait de limiter la retraite des dirigeants des grandes entreprises à 30 % de leurs revenus. On sait par exemple que Tom Henderson le patron d’Airbus va partir avec une retraite de 1,3 millions parents alors qu’il n’a effectués que c’est en de présence dans la société. Par ailleurs son salaire était d’environ 3 millions mais son revenu de 5 millions. Du coup le plafond fixé par le ministre de l’économie ne change strictement rien puisque ce plafond pour Tom Henderson se situerait à 1,5 millions. La vérité c’est que le pouvoir ne veut pas s’attaquer ni à la structure de rémunération, ni au niveau des salaires et pas davantage aux retraites. Dans le même temps le gouvernement pour l’ensemble des salariés veut là des réformes profondes dont certaines sont sans doute justifié mais particulièrement injuste par rapport aux patrons de grandes entreprises il y a la évidemment une forme inadmissible de justice sociale. Visiblement le ministre de l’économie Bruno Lemaire a réagi de manière un peu rapide en effectuant un calcul de coin de table. Notons qu’il parle de 30 % des revenus et non de 30 % du salaire. Or on sait que les grands patrons dépriment de performance sans parler des stock-options attribués bien sûrs gratuitement et qui ont pour objet de faire en sorte que les dirigeants soient plus proches des actionnaires que des salariés voir de l’intérêt de leur entreprise

“Je suis opposé aux rémunérations excessives, en particulier en matière de retraite chapeaux, qui décrédibilisent le capitalisme et rendent ces équilibres incompréhensibles et injustes”, a dit Bruno Le Maire dans une interview accordée aux Echos de mercredi. En vue de limiter les montants perçus, le ministère de la Santé souhaite ou bien plafonner ces montants à 30% des revenus du dirigeant ou imposer un plafond en valeur absolue.

Bruno Le Maire a prévenu que le plafond, quelle que soit l’option envisagée, serait “très inférieur au 1,3 million d’euros par an prévus pour Tom Enders”. Un mensonge évidemment car tout dépend du montant de la rémunération.

Tom Enders-Airbus : nouveau scandale de retraite chapeau

Tom Enders-Airbus : nouveau scandale de retraite chapeau

Après avoir passé seulement sept ans chez Airbus, le patron Tom Ender pourrait partir en retraite avec une petite enveloppe d’une quarantaine de millions. Curieux qu’aucune déclaration du gouvernement ne soit intervenue sur les conditions particulièrement favorables au patron d’Airbus. Cela précisément au moment en plus où se discute l’avenir des retraites où  il s’agira de renier sur la date de départ et le montant des pensions. Au moment où le gouvernement maintient la désindexation des retraites par rapport à l’inflation et la CSG pour le plus grand nombre. Bref il y a de toute évidence 2 mondes. Certains objecteront qu’un grand patron mérite d’être payé. Sans doute mais on ne fera croire à personne qu’il n’existe pas parmi les managers français ou européens des candidats qui auraient géré Airbus avec efficacité en se contentant de la seule retraite prévue. En la circonstance, il ne s’agit plus d’inégalités mais de régime monarchique qui légalement accorde des privilèges à l’élite

Tom Enders pourrait notamment toucher 26,3 millions d’euros, somme provisionnée par Airbus pour ses années de retraite, des actions gratuites de performances évaluées à 7,3 millions d’euros et 3,2 millions pour une indemnité de non-concurrence d’un an. Airbus a confirmé à l’AFP la « cohérence » des « calculs théoriques » concernant la retraite, calculée sur 20 ans. Cela correspond à une rente annuelle de 1,31 million d’euros, selon des calculs du cabinet qu’avait dévoilés Le Monde ce mardi. Plusieurs éléments de ce scandale méritent d’être dénoncés. Il y a peut-être d’abord les stock-options qui sont attribués gratuitement au patron afin de faire en sorte qu’il soit plus près des intérêts des actionnaires que celui des salariés voire de l’entreprise. Ensuite ce concept de retraite chapeau qui vient s’ajouter au régime de retraite classique. Le pire c’est que dans certains cas ce principe de retraite chapeau vaut aussi pour des chefs d’entreprise qui ont échoué dans leur gestion.

Gilets jaunes: Le policier de Nice ne veut pas porter le chapeau

Gilets jaunes: Le policier de Nice ne veut pas porter le chapeau

Cette affaire de blessures graves d’une manifestante de 73 ans  à Nice s’inscrit dans un environnement particulièrement mensonger. Il faut en effet se rappeler qu’il y a huit jours sitôt après l’accident, les pouvoirs publics n’ont eu de cesse de répéter que l’intéressée s’était blessée seul et qu’à aucun moment elle n’avait été en contact avec les forces de l’ordre. Le procureur n’a cessé lui aussi de défendre cette thèse jusqu’à ce qu’il soit contredit par des témoignages et des vidéos au cours de des derniers jours. Il a bien fallu reconnaître que la blessée avait été en contact avec un policier. Ce dernier sur ordre de sa hiérarchie bien sûr a d’abord contesté les faits mais devant les preuves a dû les reconnaître. Les pouvoirs publics et le procureur ont alors  changé d’argumentaire en considérant que le policier avec agi de sa propre initiative. Il est clair qu’on veut faire porter le chapeau à ce policier pour isoler l’incident et éviter de le relier à la politique de répression du pouvoir. Cette tentative de déresponsabilisation faite par le pouvoir comme par la justice est assez lamentable. Aujourd’hui le policier se retrouve seul pour expliquer son application. Ce policier “N’a agi que dans le strict respect des ordres” de sa hiérarchie et “n’a commis aucune infraction pénale”, a déclaré samedi son avocat dans un communiqué. Geneviève Legay a été grièvement blessée à la tête après une charge des forces de l’ordre alors qu’elle se trouvait, avec d’autres manifestants, dans un périmètre préfectoral d’interdiction de manifester. “Mon client tient (…) à exprimer ses plus sincères regrets quant aux conséquences de l’intervention des services de police causées sur la personne de Madame Geneviève Legay et aux blessures qu’elle a subies à cette occasion”, a déclaré l’avocat du policier, Me Adrien Verrier. “Il tient cependant à rappeler qu’il n’a agi que dans le strict respect des ordres donnés par sa hiérarchie, lesquels s’inscrivaient dans le cadre d’un rassemblement illégal, après trois sommations faites aux manifestants d’avoir à se disperser, qui leur ont clairement été exprimées et auxquelles ils n’ont pas déféré.” “La charge policière qui s’en est suivie s’est déroulée très rapidement et mon client n’a pas utilisé d’arme”, a ajouté l’avocat.

Mea culpa Benalla: chapeau l’artiste

Mea culpa Benalla: chapeau l’artiste

Benalla a fait  au journal de 20 heures de TF1 vendredi un numéro médiatique de très haut niveau. Il a manifesté une exceptionnelle maîtrise médiatique. A la fin de son interview,  on aurait pu lui donner l’absolution totale voir même lui envoyer des fonds pour assurer sa défense. L’intéressé est apparu très propre sur lui, d’un calme étonnant et d’une grande habileté dialectique. Il a réussi en même temps à se disculper personnellement encourageant même le public à se comporter comme lui et à nier toute responsabilité de Macron. Son argumentation ne manquait pas de pertinence mais il s’est évertué à dépolitiser complètement cette affaire. Or c’est surtout la dimension politique qui est en cause c’est-à-dire la dissimulation par l’Élysée des faits qui sans l’intervention des médias auraient été complètement enterrés. D’une certaine manière Benalla a quand m^me replacé  son action dans son contexte et il est clairement apparu qu’il était un très proche de Macron. Or l’entourage du président de la république le gouvernement et le parti en marche fondent toute leur argumentation sur le fait que Benalla était  un collaborateur très  subalterne voir même inconnu d’après le ministre de l’intérieur. Le problème c’est que Benalla n’a fait  que des réponses partielles quant à son rôle exact mais il l’a fait avec un tel brio qu’il a pu faire oublier le fait que l’Élysée a clairement voulu enterrer l’affaire avec une pseudo punition qui n’a jamais existé quant à sa suspension et à sa privation de salaire. Benalla s’est montré autrement plus brillant que la plupart des responsables du gouvernement. Cela n’enlève rien à sa responsabilité et à ses actes violents. Mais après cette prestation,  on ne peut dire que chapeau l’artiste, il pourra aussi se reclasser dans la communication voir la politique !

Suspension de Benalla : Alain Gibelin se contredit et mange son chapeau

Suspension de Benalla : Alain Gibelin se contredit et mange son chapeau

 

 

Yaël Braun-Pivet, le directeur de l’ordre public auprès de la préfecture de police,  mange son chapeau et se contredit. Alors qu’il avait affirmé que Benalla avait participé à des réunions de haut niveau pendant sa suspension de 15 jours, il est revenu sur ses propos. Il a même écrit qu’il avait mal compris la question lors de son audition devant la commission parlementaire ! Il est clair que malgré ce démenti « inspiré ( ?) L’enquête pourrait démonter que Benalla a bien encore assumé des taches pendant sa suspension. On vient d’apprendre d’ailleurs officiellement de l’Elysée que contrairement à ce qui avait été affirmé,  Benalla n’a subi aucune retenue de salaire. Curieuse suspension en vérité qui s’est traduite par quelques jours de vacances, sans suppression de rémunération. Par ailleurs contrairement encore à ce qui a été dit, Benalla a continué d’organiser les manifestations intéressant le président. Témoin le fait qu’il accompagnait le car des bleus lors de leur réception à l’Elysée.

SNCF- Pepy: pas question de porter seul le chapeau !

SNCF- Pepy: pas question de porter seul le chapeau !   

 

Convoqué en grandes pompes chez la ministre du transport, Pepy n ‘entend pas porter seul le chapeau des dysfonctionnements de la SNCF. Pepy n’a guère apprécié d’être convoqué de manière  médiatique par la ministre des transports. L’intéressé n’est pas naïf,  il sait que cette rencontre annoncée à grands coups de tambours et de trompettes vise surtout à lui faire porter seul le chapeau des derniers dysfonctionnements de la SNCF. Le plus gratiné dans l’affaire, c’est que ce ministre a aussi été dirigeante de la SNCF mais se garde bien de le rappeler en évoquant seulement son passé à la RATP. En évoquant, la possibilité de son départ Pepy rappelle qu’il a été mis en place dans des conditions ingérables. Des conditions qui existaient bien avant son arrivée. En fait, on a contraint l’entreprise à financer elle-même des investissements notamment de TGV pour lesquels elle n’avait pas le premier sou au détriment de l’entretien du réseau classique d’où les pannes à répétition et pas seulement celle très médiatisée de Paris. Du coup,  la SNCF se retrouve avec une dette de l’ordre de 45 milliards. Bref Pepy n’apprécie pas que la ministre des transports fasse son  cirque, il menace de renoncer à son poste comme d’ailleurs il l’a fait à plusieurs reprises. Il faut dire qu’on lui sait gré de manœuvrer habilement pour éviter les grands conflits sociaux qui pourrissent le climat social en France. Pour cela Pepy  fait beaucoup de communication, trop sans doute en regard de son action,  en direction des usagers, des pouvoirs publics mais aussi des syndicats. En substance le patron de la SNCF dit à sa ministre si quelqu’un veut la place, bon courage !  “Mon mandat est à la disposition du gouvernement”, dit Guillaume Pepy dans Le Parisien. “Mon boulot, avec Patrick Jeantet, c‘est de trouver des solutions. Le temps n‘est pas aux états d’âme.”  “La question ne se pose pas pour un seul homme”, a réagi sur BFM TV Christophe Castaner, secrétaire d‘Etat aux Relations avec le Parlement. Guillaume Pepy “a dit que son mandat est évidemment en jeu si la ministre le jugeait nécessaire, ça c‘est une discussion qu‘ils auront tous les deux”, a poursuivi le délégué général de La République en Marche. “Une chose est sûre, c‘est que la responsabilité de tel ou tel incident ne pèse pas sur un seul homme. Elle pèse sur des choix stratégiques qu‘a faits notre pays avec la SNCF, celui de privilégier les grandes infrastructures qui quelquefois se font à 15 ans, 20 ans, 30 ans, et de négliger les trains du quotidien”, a-t-il déclaré. “Si les usagers paient un billet de train, ils ont droit à un service de bonne qualité. La ministre souhaite le rappeler à Guillaume Pepy.” “Ce sont des causes différentes qui provoquent des conséquences différentes”, a plaidé le directeur général adjoint de l‘entreprise, Mathias Vicherat, vendredi matin sur Europe 1, tout en soulignant l‘impact du plan de rénovation du réseau, qui représente cinq milliards d‘euros par an sur dix ans.  “Ces gigantesques travaux, en pleine exploitation, comportent des risques de bugs, d‘incidents électriques, des risques de travaux qui ne sont pas suffisamment préparés”, déclare pour sa part Guillaume Pepy dans Le Parisien. Dans la lettre qu‘elle leur a adressée mercredi, Elisabeth Borne somme Guillaume Pepy et Patrick Jeantet de présenter des “analyses” et les “actions engagées”.

 

SNCF : Pepy ne veut pas porter le chapeau

SNCF : Pepy  ne veut pas porter le chapeau

 

Pepy n’a guère apprécié d’être convoqué en grande pompe médiatique parla ministre des transports. L’intéressé n’est pas naïf,  il sait que cette rencontre annoncée à grands coups de tambours et de trompettes vise surtout à lui faire porter seul le chapeau des derniers dysfonctionnements de la SNCF. Le plus gratiné dans l’affaire c’est que ce ministre a aussi été dirigeante de la SNCF mais se garde bien de le rappeler en évoquant seulement son passé à la RATP. En évoquant, la possibilité de son départ Pepy rappelle qu’il a été mis en place dans des conditions ingérables. Des conditions qui existaient bien avant son arrivée. En fait, on a contraint l’entreprise à financer elle-même des investissements notamment de TGV pour lesquels elle n’avait pas le premier sou au détriment de l’entretien du réseau classique d’où les pannes à répétition et pas seulement celle très médiatisée de Paris. Du coup,  la SNCF se retrouve avec une dette de l’ordre de 45 milliards. Bref Pepy n’apprécie pas que la ministre des transports fasse son  cirque, il menace de renoncer à son poste comme d’ailleurs il l’a fait à plusieurs reprises. Il faut dire qu’en lui sait gré de manœuvrer habilement éviter les grands conflits sociaux qui pourrissent le climat social en France. Pour cela Pepy  fait beaucoup de communication, trop sans doute,  en direction des usagers, des pouvoirs publics mais aussi des syndicats. En substance le patron de la SNCF dit à sa ministre si quelqu’un veut la place, bon courage !  “Mon mandat est à la disposition du gouvernement”, dit Guillaume Pepy dans Le Parisien. “Mon boulot, avec Patrick Jeantet, c‘est de trouver des solutions. Le temps n‘est pas aux états d’âme.”  “La question ne se pose pas pour un seul homme”, a réagi sur BFM TV Christophe Castaner, secrétaire d‘Etat aux Relations avec le Parlement. Guillaume Pepy “a dit que son mandat est évidemment en jeu si la ministre le jugeait nécessaire, ça c‘est une discussion qu‘ils auront tous les deux”, a poursuivi le délégué général de La République en Marche. “Une chose est sûre, c‘est que la responsabilité de tel ou tel incident ne pèse pas sur un seul homme. Elle pèse sur des choix stratégiques qu‘a faits notre pays avec la SNCF, celui de privilégier les grandes infrastructures qui quelquefois se font à 15 ans, 20 ans, 30 ans, et de négliger les trains du quotidien”, a-t-il déclaré. “Si les usagers paient un billet de train, ils ont droit à un service de bonne qualité. La ministre souhaite le rappeler à Guillaume Pepy.” “Ce sont des causes différentes qui provoquent des conséquences différentes”, a plaidé le directeur général adjoint de l‘entreprise, Mathias Vicherat, vendredi matin sur Europe 1, tout en soulignant l‘impact du plan de rénovation du réseau, qui représente cinq milliards d‘euros par an sur dix ans.  “Ces gigantesques travaux, en pleine exploitation, comportent des risques de bugs, d‘incidents électriques, des risques de travaux qui ne sont pas suffisamment préparés”, déclare pour sa part Guillaume Pepy dans Le Parisien. Dans la lettre qu‘elle leur a adressée mercredi, Elisabeth Borne somme Guillaume Pepy et Patrick Jeantet de présenter des “analyses” et les “actions engagées”.

 

Nucléaire : Hulot mange son chapeau….. avec appétit

Nucléaire : Hulot mange son chapeau….. avec appétit

 

 

Nombre de médias et de responsables politiques ont considéré que Nicolas Hulot avait mangé son chapeau en remettant en cause la politique énergétique visant notamment à limiter à 50 % la part du nucléaire pour la production d’électricité au lieu de 75 % actuellement. En réalité,  si Nicolas Hulot a mangé son chapeau, il l’a fait avec appétit. En effet Nicolas Hulot n’a jamais été un partisan fervent de la réduction de production nucléaire. Normal,  il a été longtemps financé pour ses activités d’écolos par EDF notamment. Le business d’écolos de Nicolas Hulot lui a d’ailleurs permis d’accumuler une jolie petite fortune de 200 millions. Nicolas Hulot savait, comme la plupart des connaisseurs du dossier, que le plan énergétique prévu par Hollande et  Ségolène Royal était complètement illusoire et surtout incompatible avec les objectifs climats. En effet,  la réduction prévue des émissions polluantes en France notamment du CO2 repose précisément sur le nucléaire qui ne produit pratiquement pas d’émission. Certes le nucléaire pose cependant de nombreux problèmes notamment quant à la gestion des déchets radioactifs et vis-à-vis de la sécurité. Mais la transition ne peut être que progressive à moins de se priver d’électricité. En outre il faut amortir les énormes sommes investies dans le nucléaire et c’est pour cette raison que la vie des centrales sera prolongée d’une vingtaine d’années. Ce n’est qu’à partir de 2040 2050 qu’on pourra sérieusement et véritablement réduire la part du nucléaire dans l’électricité. Ce sera aussi le temps nécessaire pour la montée en puissance des énergies alternatives réellement rentables et efficaces. Ce que reconnaît maintenant Nicolas Hulot. « Beaucoup savaient que cet objectif n’était pas atteignable », a-t-il avancé sur BFMTV. « Ce qui est le plus important, c’est de regarder la faisabilité, de planifier et de ne pas simplement se poser des totems (…) dont on fait semblant de découvrir que ce n’est pas compatible » avec les autres objectifs sociaux ou écologiques, a lancé le ministre, visant à demi-mots Ségolène Royal. Pour convaincre de l’utilité d’un report, Nicolas Hulot a listé les risques qui auraient pesé s’il s’était obstiné à atteindre dans les délais cet objectif, qui était aussi l’un des engagements de campagne d’Emmanuel Macron. « Impossible, a-t-il affirmé, sauf à pas tenir des conséquences sociales, à renier tous nos engagements climatiques, à ne pas fermer les centrales à charbon et à rouvrir les centrales thermiques. »

 

Collaborateurs parlementaires : le Sénat mange son chapeau sur les emplois familiaux

Collaborateurs parlementaires : le Sénat mange son chapeau sur  les emplois familiaux

 

Oubliant très vite l’affaire Fillon, les sénateurs ont d’abord repoussé le texte sur la suppression des assistants familiaux …avant de manger leur chapeau suite à la réprobation générale.  Réunie en séance extraordinaire pour étudier le texte, la chambre haute a provoqué un tollé en rejetant cette mesure dans la nuit de mardi à mercredi. Mais, face à la polémique, un nouveau vote s’est tenu dans la nuit de mercredi à jeudi, et l’amendement de retrait de Pierre-Yves Collombat (RDSE, à majorité PRG) a finalement été retiré. Un amendement soutenu par de nombreux sénateurs PS !  Excédé par l’épisode, Philippe Bas, le président de la Commission des lois et le rapporteur du texte, était monté au créneau pour exiger un nouveau vote sur le sujet en clôture de la discussion du texte. Durant le travail en commission, ce dernier avait promis un travail constructif avec le gouvernement conformément à la tradition du Sénat. Et la question de l’interdiction des emplois familiaux ne faisait aucune difficulté. «C’est ce que l’on appelle un vote accidentel, très fréquent pendant les séances de nuit», soupire un bon connaisseur du Sénat. «Mais ça décrédibilise tout le travail fait au Sénat, d’autant que l’interdiction des emplois familiaux a été votée pour les ministres! Ce n’est pas cohérent, il faut reprendre tout cela», conclut cette source. De leur côté, les détracteurs de la mesure affirmaient que «la priorité est plutôt de s’assurer que les moyens alloués aux parlementaires pour rémunérer leurs collaborateurs soient utilisés à rémunérer des personnes qui assistent effectivement les parlementaires dans leurs fonctions, plutôt que d’introduire des dispositions discriminantes dont les effets sur l’amélioration du travail législatif sont hypothétiques». Idem pour Catherine Tasca (PS) qui, si elle considère que le «texte part d’une bonne intention», souligne que «l’enfer est pavé de bonnes intentions». «Nous critiquons depuis des années la tentation de légiférer d’après des faits divers. Là nous avons un texte tiré de l’affaire des emplois de la famille Fillon», a dénoncé l’élue des Yvelines. «Plus que d’emplois familiaux, il s’agit d’emplois fictifs et hors normes», a-t-elle accusé, avant d’être rejointe par ses collègues Maurice Antiste (PS) et Hervé Maurey (UC).

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