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Conflit commercial Chine-USA : risques de chaos mondial ?

Conflit commercial  Chine-USA : risques de chaos mondial ?

Des médias s’interrogent ce matin sur les risques pouvant découler de l’amplification du conflit commercial entre les États-Unis et la Chine. Les dernières évolutions ont vu les États-Unis décider de taxer 300 milliards supplémentaires d’importations chinoises. La réplique de la Chine a consisté à interdire l’importation de produits agricoles américains ; en outre, la banque centrale chinoise est accusée  par les États-Unis de manipuler sa monnaie pour la rendre plus compétitive. On peut penser que d’autres mesures de rétorsion seront prises par les deux parties. En tout cas, la perspective d’un accord d’ici la fin de l’année semble s’éloigner. Il est clair que ce conflit aura des conséquences sur l’ensemble de l’économie d’abord compte tenu du poids économique respectif de la Chine et des États-Unis, ensuite compte tenu du rôle que joue le dollar comme monnaie internationale enfin en raison de l’inflation qui risque de pénétrer d’abord en Chine puis de contaminer l’ensemble du monde. Ce qui est engagé entre les États-Unis et la Chine est une guerre commerciale, une guerre monétaire et une guerre technologique. Un conflit qui a déjà des conséquences notamment en pesant sur les échanges internationaux. En Europe,  l’industrie allemande est par exemple très touchée par le ralentissement de la croissance en Chine et craint un renchérissement des exportations d’automobiles aux États-Unis avec le risque de taxation supplémentaire évoquée à de nombreuses reprises le président américain.  la guerre monétaire, elle, est commencée depuis longtemps depuis que les banques centrales se sont engagées dans des politiques accommodantes pour remédier à la crise de  2007. Le fait de baisser sans cesse les taux d’intérêt et les rachats d’actifs constituent une manière de faire tourner la planche à billets et de dévaluer la monnaie dont la valeur ne représente plus alors la richesse d’un pays ou d’une zone monétaire. Cette stratégie dite accommodante et pratiquée par toutes les banques centrales. Elle ne pourra aboutir un jour qu’à un réajustement brutal des valeurs des monnaies voir à une crise du système financier international. La troisième conséquence est d’ordre technologique. Les Américains veulent  bloquer la progression technologique de la Chine qui pourrait mettre en dépendance nombre de secteurs. Voir à cet égard le conflit concernant la technologie 5G. Le problème,  c’est que c’est différent aspects  de la crise se déroulent sur un fond de ralentissement économique très dangereux. Les marges de manœuvre des Etats et des banques centrales se réduisent d’autant plus pour soutenir l’activité. Dans un climat très mouvant, les incertitudes s’accumulent ; les entreprises et les ménages choisissent plutôt l’attentisme. D’une certaine façon, la crise nourrit la crise. La première conséquence sera un nouvel affaiblissement de la croissance à la fin de l’année et en 2020. Dans nombre de pays on frôlera la récession.

Macron-14-18-Chaos d’une semaine : l’errance politique et intellectuelle

Macron-14-18-Chaos d’une semaine : l’errance politique et intellectuelle

L’Élysée serait satisfait de la semaine et d’itinérance mémorielle de Macron. En faite Macron s’est servi de la commémoration de 14 18 pour faire une tournée électorale. Et cette itinérance mémorielle s’est transformée en une sorte de cocktail d’errance politique, sociale et intellectuelle. D’abord Macron a confondu commémoration et histoire en particulier concernant l’hommage à Pétain  les facteurs explicatifs de cette grande guerre sont multiples économiques, sociaux et géopolitiques. Les historiens eux-mêmes sont parfois divisés sur la nature de ce conflit qui par ailleurs ce termina par un traité de Versailles dit  de paix préparant la guerre de 39 45. Macron n’a pas compris qu’il n’appartenait pas au chef de l’État de rendre compte de l’histoire et qu’il devait se borner à commémorer les événements qui permettent d’unifier, de servir la paix et le progrès. Une confusion intellectuelle qui témoigne des insuffisances d’un président dont les connaissances se limitent au champ littéraire mais y ignore tout ou presque des réalités économiques, sociales sociétales et même politiques. On peut le vérifier avec ses déclarations très contradictoires sur le problème de l’augmentation du carburant qu’il assume mais finalement sans trop assumer en proposant des chèques ….. payés par les régions. Pendant cette tournée électorale, chaque jour Macron a été bousculé et au lieu d’expliquer il a joué au professeur condescendant, au monarque qui s’entretient avec ses sujets. ; Avec cette condescendance et cette absence de compassion et d’humanisme, de connaissance,  bref en technocrate froid plus sensible aux  intérêts des nantis qu’aux difficultés des moins favorisés. Le pire sans doute c’est que Macron ne s’aperçoit même pas de l’indécence de sa posture, ni même du ridicule de ses mots quand il affirme que l’augmentation du carburant » c’est pas bibi » ou « qu’il assume » la fiscalité. Contrairement à ce qu’affirme la plupart des médias Macron n’est pas quelqu’un de très intelligent. Il ne fait que répéter le catéchisme des élites sorte de logiciel qui tourne en boucle dans les salons et dont les algorithmes reposent sur le fait que les Français sont des paresseux et des sujets trop gâtés, trop râleurs ( des gaulois !). . Des gens par exemple  qui se plaignent du chômage alors qu’il n’y a qu’à traverser la rue pour  trouver du boulot ! Quel mépris, quelle ignorance et quelle bêtise !

Trump et l’économie : «début du chaos »

Trump et l’économie : «début du chaos »

 

Dans le Figaro des  experts décryptent  le programme à la fois contradictoire et fantaisiste de Trump. Ils en concluent que le risque de chaos économiquee est grand surtout à long terme. (Extraits)

 

• Bruno Colmant, chef économiste à la Banque Degroof Petercam : «Ce résultat n’est pas tout à fait une surprise. Il résulte du vote d’une classe moyenne éreintée, perdue, depuis la crise de 2008. Il reflète aussi la tentation isolationniste et protectionniste des Américains. Concernant le programme de Donald Trump, à court terme, il peut entraîner un peu de croissance. Mais pas à long terme. Les effets seront alors plus négatifs. S’il met en place les barrières douanières, comme il l’a annoncé, la Chine risque de réagir en dévaluant son yuan. On entrera alors dans une guerre des monnaies qui sera nuisible à l’économie mondiale avec des dévaluations en cascade qui ont pour conséquence une mauvaise inflation. Le début du chaos commence peut-être aujourd’hui!

 

Mabrouk Chetouane, directeur de la recherche et de la stratégie de BFT Investment managers :

 

«Cette victoire n’est pas une surprise. Pendant la campagne, les électeurs ne révèlent pas leur intention de vote. D’où cette sous-estimation de l’électorat Trump. D’un point de vue économique, on retient le volet fiscal très agressif de son programme et une hausse des dépenses dans l’infrastructure, ce qui est sûrement la seule mesure de bon sens. À court terme, cela pourrait avoir un effet bénéfique sur la croissance. Mais le problème, c’est que la baisse des impôts ne sera pas compensée par une hausse de l’activité. Le ratio dette sur PIB (Produit intérieur brut) risque d’exploser. Par ailleurs, d’un point de vue commercial, la mise en place de barrières douanières entraînera des mesures de rétorsion ce qui risque d’être très dangereux pour les États-Unis et pour le commerce international.».

 

• Eric Bourguignon, responsable de l’activité pour compte de tiers de Swiss Life Asset Managers :

«On est tous surpris mais on savait qu’il y avait un doute. Ce vote est un bouleversement par rapport au libéralisme des 20 à 30 dernières années. On revient à un isolationnisme et un protectionnisme. Cela pourrait être bon à court terme mais à moyen et long terme, c’est destructeur de richesses. Ce qui est troublant dans le programme économique de Trump, c’est ce mélange entre une politique proche du keynésianisme, avec des baisses d’impôts, une hausse de la dépense, un déficit colossal. Et une politique reaganienne, avec un soutien aux entreprises. C’est un mélange d’étatisme éhonté et d’économie de l’offre dure. C’est assez obscur… Les barrières douanières constituent le risque central de ce programme car il est sûr que les pays qui en seront victimes réagiront. De manière globale, si les États-Unis se referment, tous les pays qui exportent vers là-bas, comme les émergents ou l’Allemagne, seront en première ligne. Pour l’instant, nous sommes dans l’incertitude, ce que les marchés détestent. Avec Clinton, ils savaient qu’il y aurait une continuité dans la politique économique. Mais ils n’aiment pas le caractère irrationnel de Trump. Or le doute est l’ennemi mortel des marchés. Bien que la réaction des marchés soit modérée, il est trop tôt pour dire que la baisse des Bourses est un épiphénomène. C’est un tel bouleversement que les investisseurs resteront prudents».

 

• Lieven Jacobs, directeur de la gestion de Quilvest Asset Management : «Contrairement à ce que

 

Certains peuvent affirmer, cette victoire est une grande surprise. On a le sentiment de revivre le Brexit…La grande particularité de Trump, c’est qu’il n’a pas encore d’équipe autour de lui. Pour l’instant, ses déclarations ressemblent plus à un slogan qu’à un programme. Mais avec le Congrès acquis à sa cause, on peut imaginer qu’il n’aura aucune résistance. Dans le parti républicain, il y a des personnes qui se sont opposées à lui pendant la campagne et qui vont vouloir se racheter. Ils adopteront une attitude conciliante à son égard. Résultat: on devrait avoir des États-Unis protectionnistes, qui vont s’isoler. Le pays va s’afficher comme une puissance mondiale, qui ne cherche pas le compromis. Son programme sera focalisé là-dessus. On ne va pas immédiatement en voir les conséquences car ce repli sera compensé par une hausse des dépenses. Mais les effets se verront à moyen et long terme».

 

• Laurent Schwartz, PDG du Comptoir national de l’Or:

«Donald Trump apporte son lot d’incertitudes pour de nombreuses années. L’effet sur le cours de l’or est similaire à celui du Brexit en juin dernier qui avait offert un rallye haussier de près de 8% dans la nuit du vote. Le premier scenario consiste à ce qu’assez rapidement, Donald Trump se révèle moins anarchique et beaucoup plus raisonnable que ce qu’il a laissé entendre durant toute la campagne. Ajoutez à cela une hausse des taux de la Fed en décembre conforme aux anticipations, et nous verrons une stabilisation du cours, au pire une consolidation progressive vers les 1300$ l’once d’ici la fin de l’année. Second scenario plus vraisemblable et très favorable à l’or, Donald Trump tient ses promesses et exacerbe les tensions au plan monétaire, économique et géopolitique. La tension sur les marchés financiers est à son comble. Autant de facteurs susceptibles de propulser le cours de l’or à 1500 $ l’once d’ici à la fin de l’année voir bien plus en 2017».

 

Ukraine: chaos et manifestation

Ukraine: chaos et manifestation

 

Le refus du pouvoir de signer fin novembre l’accord d’association avec l’UE négocié depuis trois ans et les violences contre les manifestants il y a une semaine ont plongé ce pays de 46 millions d’habitants dans une crise politique sans précédent depuis la Révolution orange de 2004 qui a porté au pouvoir des pro-occidentaux.  Soutenue par les Etats-Unis et les Européens, l’opposition appelle à une manifestation dimanche à 10H00 GMT sur la place de l’Indépendance, haut lieu de la Révolution orange occupée depuis une semaine par les protestataires qui y ont hérissé des barricades.   »Nous devons être plus d’un million et nous allons forcer le président (Viktor) Ianoukovitch à remplir nos conditions », a lancé samedi soit le boxeur Vitali Klitschko, l’un des leaders de l’opposition.   »Notre avenir dépend de chacun de vous », a-t-il ajouté.  Entre 200.000 et 500.000 personnes selon les sources – s’étaient rassemblées le 1er décembre sur cette place après une dispersion violente la veille d’une manifestation au même endroit qui a fait des dizaines de blessés dont de nombreux étudiants.  L’opposition réclame l’organisation d’élections anticipées ainsi que la punition des responsables des violences policières et la libération de personnes mises en détention provisoire pour des « troubles » et qu’elle juge innocentes.  La tension est montée d’un cran après la visite vendredi du président Viktor Ianoukovitch en Russie où il a discuté avec son homologue Vladimir Poutine du « partenariat stratégique ».  L’opposition a affirmé samedi que l’adhésion de l’Ukraine à l’Union douanière menée par Moscou avait été décidée lors de cette rencontre et accusé le président de vouloir « vendre l’Ukraine » à la Russie.  L’information sur la prétendue adhésion de l’Ukraine dans l’Union douanière en échange d’un important rabais du prix du gaz russe et de crédits de plusieurs milliards de dollars est aussi apparue sur le Twitter d’Edward Lucas, rédacteur du magazine britannique The Economist.   »Le projet d’un accord sur le partenariat stratégique est prêt, il a été paraphé, mais Ianoukovitch n’a pas osé le signer », a déclaré samedi l’un des dirigeants de l’opposition Arseni Iatseniouk.  Selon lui, ce document qui prévoit l’adhésion de l’Ukraine dans l’Union douanière d’ex-républiques soviétiques menée par la Russie sera signé le 17 décembre au cours d’une visite de M. Ianoukovitch à Moscou.   »La manifestation de dimanche peut se terminer de façon tragique s’il (Ianoukovitch) a vendu l’Ukraine », a lancé Arseni Iatseniouk, allié de l’opposante emprisonnée Ioulia Timochenko.  Le Premier ministre ukrainien Mykola Azarov a « catégoriquement démenti » ces informations en les qualifiant de « mensonges et provocations ».  Le président Ianoukovitch a fait escale en Russie après une visite en Chine qu’il n’a pas annulée malgré une contestation sans précédent contre son régime.  La Russie qui a joué un rôle décisif pour dissuader l’Ukraine de signer un accord de l’association avec l’Union européenne fin novembre a accusé les capitales occidentales d’ingérence dans les affaires ukrainiennes.  Les Européens dont le ministre allemand des Affaires étrangères Guido Westerwelle ont pour sa part dénoncé des pressions économiques et menaces « inacceptables » du Kremlin à l’encontre de Kiev.  En récession depuis plus d’un an et en fort déficit public, l’Ukraine est au bord d’un défaut de paiement.  Pour de nombreux experts, Moscou pourrait offrir à l’Ukraine un rabais sur le gaz pour la récompenser d’avoir renoncé à l’accord d’association proposé par l’UE.

 

Ukraine: chaos et manifestation

 

Le refus du pouvoir de signer fin novembre l’accord d’association avec l’UE négocié depuis trois ans et les violences contre les manifestants il y a une semaine ont plongé ce pays de 46 millions d’habitants dans une crise politique sans précédent depuis la Révolution orange de 2004 qui a porté au pouvoir des pro-occidentaux.  Soutenue par les Etats-Unis et les Européens, l’opposition appelle à une manifestation dimanche à 10H00 GMT sur la place de l’Indépendance, haut lieu de la Révolution orange occupée depuis une semaine par les protestataires qui y ont hérissé des barricades.   »Nous devons être plus d’un million et nous allons forcer le président (Viktor) Ianoukovitch à remplir nos conditions », a lancé samedi soit le boxeur Vitali Klitschko, l’un des leaders de l’opposition.   »Notre avenir dépend de chacun de vous », a-t-il ajouté.  Entre 200.000 et 500.000 personnes selon les sources – s’étaient rassemblées le 1er décembre sur cette place après une dispersion violente la veille d’une manifestation au même endroit qui a fait des dizaines de blessés dont de nombreux étudiants.  L’opposition réclame l’organisation d’élections anticipées ainsi que la punition des responsables des violences policières et la libération de personnes mises en détention provisoire pour des « troubles » et qu’elle juge innocentes.  La tension est montée d’un cran après la visite vendredi du président Viktor Ianoukovitch en Russie où il a discuté avec son homologue Vladimir Poutine du « partenariat stratégique ».  L’opposition a affirmé samedi que l’adhésion de l’Ukraine à l’Union douanière menée par Moscou avait été décidée lors de cette rencontre et accusé le président de vouloir « vendre l’Ukraine » à la Russie.  L’information sur la prétendue adhésion de l’Ukraine dans l’Union douanière en échange d’un important rabais du prix du gaz russe et de crédits de plusieurs milliards de dollars est aussi apparue sur le Twitter d’Edward Lucas, rédacteur du magazine britannique The Economist.   »Le projet d’un accord sur le partenariat stratégique est prêt, il a été paraphé, mais Ianoukovitch n’a pas osé le signer », a déclaré samedi l’un des dirigeants de l’opposition Arseni Iatseniouk.  Selon lui, ce document qui prévoit l’adhésion de l’Ukraine dans l’Union douanière d’ex-républiques soviétiques menée par la Russie sera signé le 17 décembre au cours d’une visite de M. Ianoukovitch à Moscou.   »La manifestation de dimanche peut se terminer de façon tragique s’il (Ianoukovitch) a vendu l’Ukraine », a lancé Arseni Iatseniouk, allié de l’opposante emprisonnée Ioulia Timochenko.  Le Premier ministre ukrainien Mykola Azarov a « catégoriquement démenti » ces informations en les qualifiant de « mensonges et provocations ».  Le président Ianoukovitch a fait escale en Russie après une visite en Chine qu’il n’a pas annulée malgré une contestation sans précédent contre son régime.  La Russie qui a joué un rôle décisif pour dissuader l’Ukraine de signer un accord de l’association avec l’Union européenne fin novembre a accusé les capitales occidentales d’ingérence dans les affaires ukrainiennes.  Les Européens dont le ministre allemand des Affaires étrangères Guido Westerwelle ont pour sa part dénoncé des pressions économiques et menaces « inacceptables » du Kremlin à l’encontre de Kiev.  En récession depuis plus d’un an et en fort déficit public, l’Ukraine est au bord d’un défaut de paiement.  Pour de nombreux experts, Moscou pourrait offrir à l’Ukraine un rabais sur le gaz pour la récompenser d’avoir renoncé à l’accord d’association proposé par l’UE.

 

Elections Villeneuve-sur-Lot : le début du séisme politique national avant le chaos

Elections Villeneuve-sur-Lot : le début du séisme politique national avant le chaos

 

 

Quels seront les principaux enseignements à tirer de cette élection charnière, d’abord l’écroulement du PS et pas seulement à cause de l’affaire Cahuzac mais à du fait de la politique menée par Hollande. Second élément, le discrédit de l’UMP dû notamment  à Copé, enfin l’usure de la dynamique du front républicain, slogan éculé ; Un vote surtout de protestation contre les deux partis politiques de gouvernement largement responsable du déclin économique et du chômage. Deux partis complètement discrédités et qui ne  sont plus que des clubs corporatistes d’élus. Le FN, lui, ramasse la mise, pratiquement sans rien faire et sans rien dire, surtout sans rien proposer de crédible. Moins il parle, moins les incohérences (et les contre vérités) de ses propositions apparaissent. Un total inconnu peut se présenter, ne jamais mettre les pieds dans le fief électoral, cela n’empêchera pas son élection. Bref c’est le séisme qui ne prépare avec le FN qui risque d’être rapidement le premier parti de France aux européennes sans doute (mais après le parti des abstentionnistes). Du coup après le séisme c’est la chienlit assurée dans le pays, le ridicule aux yeux de la communauté infranationale, la révolte  sociale, la défiance des investisseurs. Bref une période  d’incertitude dangereuse qui pourrait plonger le pays dans le chaos tellement les orientations du FN sont à la fois surréalistes et incohérentes. Le Front national espère donc  transformer l’essai dimanche, lors du second tour de l’élection législative partielle de Villeneuve-sur-Lot (Lot-et-Garonne), en faisant élire un troisième député dans un scrutin qui a ravivé les tensions au sein de la majorité. Dans un Sud-Ouest traditionnellement ancré à gauche, le candidat frontiste Etienne Bousquet-Cassagne a infligé dimanche dernier, au premier tour, un revers au Parti socialiste, qui ne dispose plus que de 292 députés à l’Assemblée nationale, soit à peine trois sièges de plus que la majorité absolue. Avec 26,04% des voix, ce jeune homme de 23 ans a talonné au premier tour le candidat de l’UMP Jean-Louis Costes (28,71%) dans la course à la succession de l’ex-député PS Jérôme Cahuzac, contraint à démissionner de l’Assemblée nationale après avoir admis la détention d’un compte bancaire secret à l’étranger. Le candidat socialiste Bernard Barral n’a obtenu lui que 23,69%, signant la huitième défaite du PS lors des élections législatives partielles organisées depuis juin 2012, est éliminé du second tour faute d’avoir franchi le seuil requis. Galvanisé par l’élection partielle dans l’Oise en mars dernier, qui avait porté au second tour le FN aux dépens du PS, le parti de Marine Le Pen entend bien faire fructifier dimanche cette « dynamique extraordinaire ». « Les gens ont éliminé la première tête du système, le Parti socialiste. Il reste la deuxième tête, l’UMP », a souligné le vice-président du FN Florian Philippot lundi. « Je pense qu’on va gagner cette circonscription. » En un an, les tendances de vote ont changé dans la circonscription de Villeneuve-sur-Lot. En juin 2012, le PS avait obtenu près de 15.000 voix de plus et l’UMP 3.500 de plus. Le FN avait quant à lui recueilli 1.000 voix de moins. « Le fait que l’on perde 14.000 voix en un an et que le FN augmente en dépit d’une participation en baisse montre qu’il y a une dynamique favorable à l’extrême droite », a reconnu le ministre délégué à l’Economie sociale, Benoît Hamon, dans une interview au Monde daté de jeudi. A Matignon, où le score de dimanche dernier a été jugé « préoccupant », on a toutefois écarté tout changement de ligne politique comme le préconisait l’aile gauche du PS pour renouer avec l’électorat populaire séduit par le Front national. Dès la publication des résultats, le patron du PS, Harlem Désir, a appelé les électeurs à faire « barrage au candidat du Front national » au second tour, un discours repris par François Hollande et le Premier ministre Jean-Marc Ayrault. Mais pour le député PS de Paris Jean-Christophe Cambadélis, les appels lancés par le président de l’UMP Jean-François Copé pourraient contribuer à démotiver l’électorat socialiste. « Si Copé continue à lancer des appels à battre Hollande, les électeurs socialistes ne vont pas se déplacer en masse pour voter UMP, encore moins pour l’extrême droite », a-t-il dit au Figaro.fr. L’élimination du PS dès le premier tour a également ravivé les tensions entre le PS et les Verts au sein d’une majorité désormais fragilisée à l’Assemblée nationale. Certains membres du PS, dont Bruno Le Roux, ont reproché à Europe Ecologie-Les Verts (EELV) d’avoir contribué à cet échec en présentant un candidat au lieu de jouer le rassemblement. « A quoi cela sert de faire deux pour cent pour éliminer le candidat de gauche au deuxième tour et pleurer en disant ‘on est obligé de choisir’? », a dit le chef du groupe PS à l’Assemblée, s’attirant les foudres de la ministre verte du Logement, Cécile Duflot, qui a dénoncé une « polémique misérable ». Tranchant avec la position du PS, François Hollande et Jean-Marc Ayrault ont quant à eux jugé que l’élimination s’expliquait avant tout par la « tromperie » de Jérôme Cahuzac. Selon ses proches, cités par Europe 1, ce dernier aurait déclaré ne pas être « surpris » par le résultat de dimanche dernier. « Si je m’étais présenté, je pense que j’aurais fait mieux. La gauche serait peut-être au second tour », aurait-il dit. Un avis partagé dans une moindre mesure par Jean-Michel Baylet, président du Parti radical de gauche, qui estime que le « candidat socialiste était loin d’être le meilleur ». « Les gauches n’étaient rassemblées pour gagner », dit-il dans une interview à 20 minutes publiée vendredi. « Dans cette situation, c’était donc la chronique d’une défaite annoncée. »

La France vers le chaos économique, social et politique

La France vers le chaos économique, social et politique

 

Rien ne pourra plus arrêter l’irréversible processus de dégradation de la vie économique politique ou sociale. Au plan  socio économique les chiffres sont incontournables, on va compter 300 000 chômeurs en plus en 2013, la croissance va demeurer au niveau zéro, les déficits vont se maintenir et même s’amplifier sous le poids des dépenses sociales (4.8% du PIB en 2012) au moins 4% en 2013 (sans doute davantage car Hollande ne pourra réaliser les économies annoncées) ; la dette va croitre à près de 100% du PIB ( en dépit d’une fiscalité record) . Il ya en France au moins 7 millions de personnes qui n’ont pas un véritable emploi (chômeurs indemnisés, chômeurs non indemnisés et souvent non inscrits, allocataires sociaux divers). La  France compte environ 5 millions de pauvres. Les revenus des plus riches (0.01%) de la population  ont en  moyenne augmenté de 100 000 euros par an (en 5 ans). Les 10 % les plus pauvres gagnent en moyenne autour de 750 euros mensuels  et les 10% les plus riches en moyenne 5 000 euros. Evidemment il s’agit de chiffres officiels qui ne peuvent prendre en compte les fortunes et patrimoines « délocalisés » à l’étranger et notamment dans les paradis fiscaux. Notons aussi la moyenne des salaires des grands patrons plus de 4 millions par an. (Sans parler des retraites chapeaux exemple le trésorier de la campagne de Hollande qui a perçu 10 millions !) . Économiquement et socialement la France se dirige vers le chaos type Espagne voire Grèce. Au plan politique, c’est la décomposition du système oligarchique où la politique est dirigé par les syndicats des élus qui gèrent l’intérêt général au profit d’une carrière professionnelle ; avec toutes les dérives que cela entraine. Les extrêmes qui ont adopté une posture de protestation seront politiquement les bénéficiaires de cette décomposition. Revers de la médaille, le pays sera ingouvernable et à un certain degré de crise financière, il faudra mettre en place un gouvernement d’experts. Cela demandera du temps, un temps suffisant pour plonger la France dans le chaos.




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