Archive pour le Tag 'chaos'

Politique: Les risques d’un quinquennat de chaos

Politique: Les risques d’un quinquennat de chaos          

 

Rarement sans doute une élection aura aussi peu intéressé les Français qui a près de 70 % n’attendent  pas grand-chose de cette échéance. D’une certaine manière, ils ont raison. Pire, ce quinquennat pourrait être celui du chaos tellement de problèmes restent  en suspens.

Les principaux concernent le manque de compétitivité de l’économie, la bureaucratie étatique, le poids de la fiscalité sans parler des problèmes sociétaux de démocratie, de drogue, d’insécurité voire de terrorisme.

Sur l’ensemble de ces questions Macron a  joué au président caméléon : un coup à gauche, un coup à droite et retour à la case immobilisme.

Ce nouveau quinquennat comporte  le risque d’additionner les crises.

La première crise concernera sans doute le domaine démocratique ;  le président élu comme d’ailleurs les députés ne seront représentatifs que d’une faible majorité. En gros , les trois quarts des Français ne se reconnaîtront pas dans ces élus.

La seconde crise pourrait découler de la question socio économique très impactée par l’inflation. Une inflation en train discrètement mais sûrement de grignoter le pouvoir d’achat des ménages , donc de la consommation et de la croissance. Et plus loin derrière de l’emploi. En gros, en moyenne les Français vont voir leur pouvoir d’achat augmenter de 2 à 3 % qu’en inflation aura atteints cette année autour de 6 %.

La question économique centrale concerne le manque de compétitivité de la France qui en moyenne par an accuse toujours autour de 70 milliards de déficits quand les Allemands dégagent un bénéfice de près de 200 milliards. En cause, un ultralibéralisme qui  a tué notamment l’industrie et favorisé les délocalisations.

En cause, le poids de la fiscalité qui pèse sur les coûts de production. En cause aussi,  un problème tabou : le manque de productivité des actifs. Un manque de productivité qui a reçu le coup de grâce avec les 35 heures de la gauche irresponsable et incompétente. Les Français potentiellement actifs sont ceux parmi les pays développés qui travaillent le moins au cours de leur vie. Cette question va rapidement resurgir à l’occasion de la réforme des retraites sera forcément contestée.

Au-delà de la question économique se pose tout autant- et en interconnexion- la question financière avec l’accumulation d’une dette qui prouve que la France ne peut maintenir son train de vie qu’à crédit. Une dette qu’il faudra bien rembourser à terme   d’une manière ou d’une autre par la fiscalité ou l’inflation.

En matière sociétale, les questions de la sécurité et de la drogue devront être prises autrement en compte car elles gangrènent  progressivement non seulement certaines banlieues mais la plupart des villes mêmes les plus petites avec des contagions jusque dans la ruralité.

Évidemment d’autres problèmes non évoqués ici viendront aussi marquer ce quinquennat. Un quinquennat qui pourrait surtout être celui du chaos avec soit une présidente complètement incompétente, soit un président caméléon immature  qui confond bavardage et progressisme.

Elon Musk veut transformer Twitter en espace de chaos et de profit

 Elon Musk veut transformer Twitter en espace de chaos et de profit 

Le milliardaire va faire du réseau social, qu’il vient d’acquérir, un espace proche du chaos, s’inquiète le chercheur en biologie Olivier Hamant, dans une tribune au « Monde ».

 

En rachetant le réseau social Twitter, le milliardaire Elon Musk déclare : « J’espère que même mes pires détracteurs resteront sur Twitter, car c’est ce que signifie la liberté d’expression. » Si certains pourraient croire entendre Voltaire dans ces paroles, le libertarien Elon Musk soutient plutôt une vision débridée de la liberté, sans aucun filtre. Ne confond-il pas la liberté et un désordre qui sert les plus forts  ?

Pour éviter des débats sans fin sur la notion de liberté, il est salutaire de revenir à sa définition, et donc à l’article 4 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 : « La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui : ainsi, l’exercice des droits naturels de chaque homme n’a de bornes que celles qui assurent aux autres membres de la société la jouissance de ces mêmes droits. Ces bornes ne peuvent être déterminées que par la loi. » La liberté est donc définie par un cadre à respecter, et non par des frontières à dépasser.

Alors, de quoi parle Elon Musk ? S’il s’agit de partage débridé d’opinions sans filtre et sans loi, alors ne défendrait-il pas plutôt une forme d’anarchie ? Encore une fois, revenons aux définitions. Comme le dit le journaliste et théoricien Pierre-Joseph Proudhon, « l’anarchie, c’est l’ordre sans le pouvoir ». Au contraire, Elon Musk propose de partager toute opinion dans l’immédiateté de son réseau social. Il s’agit donc de l’exact opposé : le désordre avec le pouvoir.

Dès lors, si Elon Musk ne parle ni de liberté ni d’anarchie, de quoi parle-t-il ? D’entropie ! Cette notion, liée au deuxième principe de la thermodynamique, est parfois mal comprise. Faisons alors appel au militant écologiste Victor Chaix et à son article limpide sur le sujet publié sur son blog, appliqué à la crise environnementale : l’entropie du monde signifie que « l’énergie se dissipe, les écosystèmes se désorganisent et les singularités s’homogénéisent ». Appliqué à la liberté d’expression selon Elon Musk, il s’agit donc plutôt d’une forme de dissipation des informations, qui augmente le désordre et conduit à l’homogénéisation des croyances. Elon Musk ne soutient pas la liberté, il la dissipe.

Pourquoi la confusion entre liberté et entropie pose-t-elle problème ? Tout d’abord, nos opinions sont surtout guidées par nos nombreux biais cognitifs. Nous avons l’impression d’avoir des intentions libres alors qu’elles sont principalement guidées par le biais du statu quo (être conservateur par défaut), le biais de confirmation (ignorer les informations contradictoires) ou le biais de corrélation (transformer corrélation en causalité). Partager des opinions sur Twitter sans cadre légal, c’est bien plutôt donner un haut-parleur à nos biais cognitifs individuels. C’est d’ailleurs une des raisons qui expliquent pourquoi une fausse information a 70 % de chance de plus d’être republiée qu’une information vraie sur Twitter, comme l’ont démontré trois chercheurs américains, Soroush Vosoughi, Deb Roy et Sinan Aral, dans un article publié, en 2018, dans la revue Science.

Politique-Macron II: Les risques d’un quinquennat de chaos

Politique-Macron II: Les risques d’un quinquennat de chaos          

 

Rarement sans doute une élection aura aussi peu intéressé les Français qui a près de 70 % n’attendent  pas grand-chose de cette échéance. D’une certaine manière, ils ont raison. Pire, ce quinquennat pourrait être celui du chaos tellement de problèmes restent  en suspens.

Les principaux concernent le manque de compétitivité de l’économie, la bureaucratie étatique, le poids de la fiscalité sans parler des problèmes sociétaux de démocratie, de drogue, d’insécurité voire de terrorisme.

Sur l’ensemble de ces questions Macron a  joué au président caméléon : un coup à gauche, un coup à droite et retour à la case immobilisme.

Ce nouveau quinquennat comporte  le risque d’additionner les crises.

La première crise concernera sans doute le domaine démocratique ;  le président élu comme d’ailleurs les députés ne seront représentatifs que d’une faible majorité. En gros , les trois quarts des Français ne se reconnaîtront pas dans ces élus.

La seconde crise pourrait découler de la question socio économique très impactée par l’inflation. Une inflation en train discrètement mais sûrement de grignoter le pouvoir d’achat des ménages , donc de la consommation et de la croissance. Et plus loin derrière de l’emploi. En gros, en moyenne les Français vont voir leur pouvoir d’achat augmenter de 2 à 3 % qu’en inflation aura atteints cette année autour de 6 %.

La question économique centrale concerne le manque de compétitivité de la France qui en moyenne par an accuse toujours autour de 70 milliards de déficits quand les Allemands dégagent un bénéfice de près de 200 milliards. En cause, un ultralibéralisme qui  a tué notamment l’industrie et favorisé les délocalisations.

En cause, le poids de la fiscalité qui pèse sur les coûts de production. En cause aussi,  un problème tabou : le manque de productivité des actifs. Un manque de productivité qui a reçu le coup de grâce avec les 35 heures de la gauche irresponsable et incompétente. Les Français potentiellement actifs sont ceux parmi les pays développés qui travaillent le moins au cours de leur vie. Cette question va rapidement resurgir à l’occasion de la réforme des retraites sera forcément contestée.

Au-delà de la question économique se pose tout autant- et en interconnexion- la question financière avec l’accumulation d’une dette qui prouve que la France ne peut maintenir son train de vie qu’à crédit. Une dette qu’il faudra bien rembourser à terme   d’une manière ou d’une autre par la fiscalité ou l’inflation.

En matière sociétale, les questions de la sécurité et de la drogue devront être prises autrement en compte car elles gangrènent  progressivement non seulement certaines banlieues mais la plupart des villes mêmes les plus petites avec des contagions jusque dans la ruralité.

Évidemment d’autres problèmes non évoqués ici viendront aussi marquer ce quinquennat. Un quinquennat qui pourrait surtout être celui du chaos avec un président caméléon immature  qui confond bavardage et progressisme, démocratie et technocratie.

Politique- risques d’un quinquennat de chaos

Politiquerisques d’un quinquennat de chaos          

 

Rarement sans doute une élection aura aussi peu intéressé les Français qui a près de 70 % n’attendent  pas grand-chose de cette échéance. D’une certaine manière, ils ont raison. Pire, ce quinquennat pourrait être celui du chaos tellement de problèmes restent  en suspens.

Les principaux concernent le manque de compétitivité de l’économie, la bureaucratie étatique, le poids de la fiscalité sans parler des problèmes sociétaux de démocratie, de drogue, d’insécurité voire de terrorisme.

Sur l’ensemble de ces questions Macron a  joué au président caméléon : un coup à gauche, un coup à droite et retour à la case immobilisme.

Ce nouveau quinquennat comporte  le risque d’additionner les crises.

La première crise concernera sans doute le domaine démocratique ;  le président élu comme d’ailleurs les députés ne seront représentatifs que d’une faible majorité. En gros , les trois quarts des Français ne se reconnaîtront pas dans ces élus.

La seconde crise pourrait découler de la question socio économique très impactée par l’inflation. Une inflation en train discrètement mais sûrement de grignoter le pouvoir d’achat des ménages , donc de la consommation et de la croissance. Et plus loin derrière de l’emploi. En gros, en moyenne les Français vont voir leur pouvoir d’achat augmenter de 2 à 3 % qu’en inflation aura atteints cette année autour de 6 %.

La question économique centrale concerne le manque de compétitivité de la France qui en moyenne par an accuse toujours autour de 70 milliards de déficits quand les Allemands dégagent un bénéfice de près de 200 milliards. En cause, un ultralibéralisme qui  a tué notamment l’industrie et favorisé les délocalisations.

En cause, le poids de la fiscalité qui pèse sur les coûts de production. En cause aussi,  un problème tabou : le manque de productivité des actifs. Un manque de productivité qui a reçu le coup de grâce avec les 35 heures de la gauche irresponsable et incompétente. Les Français potentiellement actifs sont ceux parmi les pays développés qui travaillent le moins au cours de leur vie. Cette question va rapidement resurgir à l’occasion de la réforme des retraites sera forcément contestée.

Au-delà de la question économique se pose tout autant- et en interconnexion- la question financière avec l’accumulation d’une dette qui prouve que la France ne peut maintenir son train de vie qu’à crédit. Une dette qu’il faudra bien rembourser à terme   d’une manière ou d’une autre par la fiscalité ou l’inflation.

En matière sociétale, les questions de la sécurité et de la drogue devront être prises autrement en compte car elles gangrènent  progressivement non seulement certaines banlieues mais la plupart des villes mêmes les plus petites avec des contagions jusque dans la ruralité.

Évidemment d’autres problèmes non évoqués ici viendront aussi marquer ce quinquennat. Un quinquennat qui pourrait surtout être celui du chaos avec soit une présidente complètement incompétente, soit un président caméléon immature  qui confond bavardage et progressisme.

Macron II: Les risques d’un quinquennat de chaos

Macron II: Les risques d’un quinquennat de chaos          

 

Rarement sans doute une élection aura aussi peu intéressé les Français qui a près de 70 % n’attendent  pas grand-chose de cette échéance. D’une certaine manière, ils ont raison. Pire, ce quinquennat pourrait être celui du chaos tellement de problèmes restent  en suspens.

Les principaux concernent le manque de compétitivité de l’économie, la bureaucratie étatique, le poids de la fiscalité sans parler des problèmes sociétaux de démocratie, de drogue, d’insécurité voire de terrorisme.

Sur l’ensemble de ces questions Macron a  joué au président caméléon : un coup à gauche, un coup à droite et retour à la case immobilisme.

Ce nouveau quinquennat comporte  le risque d’additionner les crises.

La première crise concernera sans doute le domaine démocratique ;  le président élu comme d’ailleurs les députés ne seront représentatifs que d’une faible majorité. En gros , les trois quarts des Français ne se reconnaîtront pas dans ces élus.

La seconde crise pourrait découler de la question socio économique très impactée par l’inflation. Une inflation en train discrètement mais sûrement de grignoter le pouvoir d’achat des ménages , donc de la consommation et de la croissance. Et plus loin derrière de l’emploi. En gros, en moyenne les Français vont voir leur pouvoir d’achat augmenter de 2 à 3 % qu’en inflation aura atteints cette année autour de 6 %.

La question économique centrale concerne le manque de compétitivité de la France qui en moyenne par an accuse toujours autour de 70 milliards de déficits quand les Allemands dégagent un bénéfice de près de 200 milliards. En cause, un ultralibéralisme qui  a tué notamment l’industrie et favorisé les délocalisations.

En cause, le poids de la fiscalité qui pèse sur les coûts de production. En cause aussi,  un problème tabou : le manque de productivité des actifs. Un manque de productivité qui a reçu le coup de grâce avec les 35 heures de la gauche irresponsable et incompétente. Les Français potentiellement actifs sont ceux parmi les pays développés qui travaillent le moins au cours de leur vie. Cette question va rapidement resurgir à l’occasion de la réforme des retraites sera forcément contestée.

Au-delà de la question économique se pose tout autant- et en interconnexion- la question financière avec l’accumulation d’une dette qui prouve que la France ne peut maintenir son train de vie qu’à crédit. Une dette qu’il faudra bien rembourser à terme   d’une manière ou d’une autre par la fiscalité ou l’inflation.

En matière sociétale, les questions de la sécurité et de la drogue devront être prises autrement en compte car elles gangrènent  progressivement non seulement certaines banlieues mais la plupart des villes mêmes les plus petites avec des contagions jusque dans la ruralité.

Évidemment d’autres problèmes non évoqués ici viendront aussi marquer ce quinquennat. Un quinquennat qui pourrait surtout être celui du chaos avec un président caméléon immature  qui confond bavardage et progressisme, démocratie et technocratie.

Présidentielle : « Lui ou le chaos »… quand même !

Présidentielle : « Lui ou le chaos »… quand même ! 

 

Dans un papier de la Tribune ci-après en titre : » lui ou le chaos », Une sorte de plaidoyer pour Macron. Le problème c’est qu’après la lecture de cet article rien n’empêche de penser qu’avec une France aussi divisée on risque le chaos quand même y compris avec Macron.

Faire barrage à Marine Le Pen et au basculement de la France dans le populisme, sans pour autant faire du bulletin Macron un chèque en blanc. Dans tous les cas de figure, comment gouverner un peuple aussi divisé ? Tel est l’enjeu principal d’un second tour de la présidentielle ce dimanche 24 avril. En attendant le troisième tour…

Dimanche 24 avril 2022, journée de la France, qui sera au centre de toutes les attentions dans le monde pour le second tour de son élection présidentielle et le troisième « 21 avril » de son histoire. Et si la France basculait à son tour dans le populisme, après la Pologne et la Hongrie, sept ans après le Brexit… 24 avril 2022, l’année du Frexit ? On en parle ?

Et c’est ainsi que se termine tristement une morne et finalement très ennuyeuse campagne présidentielle qui n’a fait qu’effleurer tous les sujets importants. Une campagne souvent rance et nauséabonde, autocentrée sur le rapport à l’autre, l’étranger, les frontières et l’immigration. Aucune vision positive sur l’avenir n’a réussi à percer de ce brouillard. Une campagne dominée par les haines, une campagne de la peur et des peurs, qui a vu s’affronter trois France, ainsi que l’a reconnu lui-même Emmanuel Macron : celle de l’extrême droite, présente pour la troisième fois au second tour ; celle de l’extrême gauche, portée par le « vote utile » en faveur de Jean-Luc Mélenchon ; et celle de « l’extrême centre », qu’il incarne jusqu’à sa propre caricature.

Extrême centre, un concept hérité de la période allant du Consulat à la Restauration tel que l’a théorisé l’historien Pierre Serna, et qui se définit par une alliance opportuniste des élites modérées allant du centre gauche au centre droit. Une stratégie politique et un mode de gouvernance qui présentent l’avantage de fabriquer une majorité composite, mais stable, au risque de rejeter vers les autres extrêmes une part croissante de l’électorat, notamment les déçus et les perdants, en n’offrant qu’une seule alternative : lui, ou le chaos. Dans tous les cas, c’est le visage désenchanté, aux illusions perdues, d’une France qui sombre, qui se découvre en ce printemps, là où on espérait un renouveau.

Tous les scénarios alternatifs de cette campagne présidentielle de 2022 ont été déjoués et nous sommes revenus à la partition prévue au départ. La candidature Zemmour a été un feu de paille qui a surtout servi à fracturer la droite Fillon et à banaliser la candidature Le Pen : sur les 20 points de l’ancien Premier ministre de Sarkozy en 2017, moins de 5 sont allés à la candidate officielle de LR Valérie Pécresse, et le total de ses voix cumulées avec celles de Zemmour dépasse à peine les 12% ! La droite républicaine, qui aurait pu être la force d’alternance d’un macronisme finissant, a été une fois de plus « la plus bête du monde » en se divisant au lieu de se rassembler, au risque de l’effacement, à l’image du PS (Parti socialiste – NDLR pour les générations à venir). Le solde s’est partagé entre Emmanuel Macron en majorité et un peu Marine Le Pen que Zemmour a achevé dé-diaboliser. Si on était complotiste, ce qui n’est pas le cas de votre serviteur, on se dirait que tout cela a été écrit à l’avance par un auteur machiavélique…

Le grand débat de mercredi l’a montré : Marine Le Pen n’est clairement pas au niveau face au président sortant, plus précis et plus crédible sur à peu près tous les sujets techniques. Mais cela ne vend pas du rêve, notamment aux primo-votants, et beaucoup d’électeurs iront à la pêche, ou tout simplement en vacances dimanche, comme le prouvent à la fois les estimations d’abstention au plus haut depuis… 1969 et la forte progression des réservations de billets d’avion low cost, comme le signale Léo Barnier.

C’est ainsi que dans un sursaut du « barrage républicain », l’écart s’est creusé en ces derniers jours avant le vote final en faveur d’un Emmanuel Macron en passe de devenir le premier président sortant à se faire réélire hors période de cohabitation. Une réélection sans enthousiasme qui contraste avec l’énergie positive et les réels espoirs de celle de 2017, mais qui apparaît nécessaire pour éviter le scénario du pire, l’arrivée au pouvoir de l’extrême droite. Car c’est bien cette dernière que représente la candidature de Marine Le Pen quoi qu’elle en dise et quoi que son programme absurde et attrape-tout prétend. Son projet politique reste celui presque éternel d’une droite identitaire, obsidionale, repliée sur elle-même et anti-européenne. Une candidature masquée sous un vernis de gauche sociale trompeur qui conduirait fatalement au Frexit par son absence totale de sérieux budgétaire ou en tout cas à une paralysie du fonctionnement de l’Europe au moment où la situation économique et géopolitique n’en a jamais autant légitimé le besoin.

Sur le plan des institutions, la victoire du populisme, qu’incarnerait l’entrée de Marine Le Pen à l’Elysée, serait une forme de « coup d’État permanent », avec un pouvoir invoquant en permanence le peuple souverain contre les élites au mépris des règles de notre constitution qui encadre très sagement le recours à ce pouvoir suprême.

Sur le plan économique, une victoire de Marine Le Pen serait un drame économique avec une fuite des capitaux et des talents. Robert Jules souligne le danger d’une explosion des taux d’intérêt avec une prime de risque Le Pen. Et ce, alors que la poussée de l’inflation change la donne mondiale avec une Réserve fédérale américaine qui envisage un choc rapide sur sa politique monétaire.

Marine Le Pen à L’Elysée, c’est le plus sûr chemin pour faire de la France l’Argentine de l’Europe. L’Europe des Nations nous condamnerait à être isolés pour cinq ans dans une alliance avec la Hongrie ou la Pologne dont les intérêts n’ont rien à voir avec les nôtres. Et ne parlons pas car tout a été dit à ce sujet mercredi lors du débat sur l’ambiguïté des positions de Marine Le Pen et de ses alliés souverainistes à l’égard de la Russie de Vladimir Poutine ou de la Chine de Xi Jinping, à un moment clé, celui d’une transformation majeure de la mondialisation dans laquelle la France sans l’Europe serait rabaissée au rang de nation mineure, otage d’empires qui méprisent nos libertés et notre mode de vie. Un Poutine de plus en plus menaçant à l’approche de l’offensive finale dans le Donbass, n’hésitant pas à brandir son gros missile nucléaire sobrement intitulé Sarmat ou Satan 2.

Sur la question de la Défense, aussi, les positions sont très différentes, souligne Michel Cabirol selon qui « deux projets et deux visions s’affrontent très clairement entre Emmanuel Macron, chantre de la coopération avec l’Allemagne, et Marine Le Pen, qui veut en finir avec des coopérations déséquilibrées ». Comme le soulignent tous les économistes sérieux, dont nos deux prix Nobel Jean Tirole et Esther Duflo dans Libération de vendredi, la politique économique et sociale de Marine Le Pen conduirait à un appauvrissement majeur du pays par une politique économique inflationniste, injuste et inefficace, à l’image de la promesse extravagante de baisser la TVA sur les produits de première nécessité et les carburants sans aucune forme de ciblage en faveur des plus modestes. Les promesses de Le Pen sur le pouvoir d’achat sont en trompe-l’œil, explique Grégoire Normand.

Ou encore la suppression très injuste de l’impôt sur le revenu pour les moins de 30 ans qui fera bien plaisir à Mbappé et aux traders des banques de la place de Paris.

Affirmer ainsi que l’élection de Marine Le Pen est une impasse pour la France, comme notre journal a décidé de le faire dans un éditorial pour la seconde fois de son histoire, ne signifie en aucun cas un mépris de notre part à l’égard de celles et ceux, très nombreux, qui vont voter pour elle ce dimanche. Bien au contraire, nous sommes extrêmement conscients de la gravité du moment et du risque de fracture du pays. Appeler à mettre un bulletin Macron ne vaut donc en rien quitus pour son programme, nous l’affirmons tout aussi clairement. Lundi 25 avril, quel que soit le scénario, il faudra faire preuve d’une extrême… vigilance.

A l’issue du scrutin de dimanche, un troisième tour politique et social va commencer, analyse Marc Endeweld. Permettra-t-il à la vraie campagne électorale d’enfin commencer ? Après Chirac et ses 82% de 2002, puis Macron et ses 66% de 2017, l’alerte est suffisamment claire pour que cette fois-ci, les leçons soient tirées de ce choc démocratique qui traumatise des millions d’électeurs. La balle sera dans le camp du vainqueur et si c’est Emmanuel Macron, sa responsabilité, déjà immense par son échec à faire reculer les extrêmes, sera décuplée. Exclu du second tour une nouvelle fois, Jean-Luc Mélenchon se verrait bien en profiter pour s’imposer en « Premier ministre de cohabitation ». Comme le raconte Marc Endeweld, « il aurait tort de s’en priver : Emmanuel Macron a piqué son expression fétiche, la « planification écologique », que Geoffroy Roux de Bézieux, le président du MEDEF, avait lui-même repris dans un récent ouvrage ». Plus largement, il reste une inconnue : « avec cette tripartition de la vie politique française entre trois grands blocs d’opinion, la France est-elle encore gouvernable ? », se demande notre chroniqueur. Telle est, en fait, la bonne question. D’autant que dans une période tourmentée, de croissance brutalement ralentie et de choc sur le pouvoir de vivre d’une majorité de Français, des décisions urgentes attendent le prochain président, sans attendre le résultat des législatives de juin.

Les risques d’un quinquennat de chaos

Les risques d’un quinquennat de chaos          

 

Rarement sans doute une élection aura aussi peu intéressé les Français qui a près de 70 % n’attendent  pas grand-chose de cette échéance. D’une certaine manière, ils ont raison. Pire, ce quinquennat pourrait être celui du chaos tellement de problèmes restent  en suspens.

Les principaux concernent le manque de compétitivité de l’économie, la bureaucratie étatique, le poids de la fiscalité sans parler des problèmes sociétaux de démocratie, de drogue, d’insécurité voire de terrorisme.

Sur l’ensemble de ces questions Macron a  joué au président caméléon : un coup à gauche, un coup à droite et retour à la case immobilisme.

Ce nouveau quinquennat comporte  le risque d’additionner les crises.

La première crise concernera sans doute le domaine démocratique ;  le président élu comme d’ailleurs les députés ne seront représentatifs que d’une faible majorité. En gros , les trois quarts des Français ne se reconnaîtront pas dans ces élus.

La seconde crise pourrait découler de la question socio économique très impactée par l’inflation. Une inflation en train discrètement mais sûrement de grignoter le pouvoir d’achat des ménages , donc de la consommation et de la croissance. Et plus loin derrière de l’emploi. En gros, en moyenne les Français vont voir leur pouvoir d’achat augmenter de 2 à 3 % qu’en inflation aura atteints cette année autour de 6 %.

La question économique centrale concerne le manque de compétitivité de la France qui en moyenne par an accuse toujours autour de 70 milliards de déficits quand les Allemands dégagent un bénéfice de près de 200 milliards. En cause, un ultralibéralisme qui  a tué notamment l’industrie et favorisé les délocalisations.

En cause, le poids de la fiscalité qui pèse sur les coûts de production. En cause aussi,  un problème tabou : le manque de productivité des actifs. Un manque de productivité qui a reçu le coup de grâce avec les 35 heures de la gauche irresponsable et incompétente. Les Français potentiellement actifs sont ceux parmi les pays développés qui travaillent le moins au cours de leur vie. Cette question va rapidement resurgir à l’occasion de la réforme des retraites sera forcément contestée.

Au-delà de la question économique se pose tout autant- et en interconnexion- la question financière avec l’accumulation d’une dette qui prouve que la France ne peut maintenir son train de vie qu’à crédit. Une dette qu’il faudra bien rembourser à terme   d’une manière ou d’une autre par la fiscalité ou l’inflation.

En matière sociétale, les questions de la sécurité et de la drogue devront être prises autrement en compte car elles gangrènent  progressivement non seulement certaines banlieues mais la plupart des villes mêmes les plus petites avec des contagions jusque dans la ruralité.

Évidemment d’autres problèmes non évoqués ici viendront aussi marquer ce quinquennat. Un quinquennat qui pourrait surtout être celui du chaos avec soit une présidente complètement incompétente, soit un président caméléon immature  qui confond bavardage et progressisme.

Après le Mali, le chaos militaire aussi au Burkina Faso

Après le Mali, le chaos militaire aussi au Burkina Faso

Le coup d’État au Mali fait école et le chaos va aussi s’installer maintenant au Burkina Faso. Un pays également travaillé par des pays étrangers tout autant que par des rebelles islamistes. Et des militaires qui profitent de l’occasion pour s’approprier le pouvoir et l’argent qui va avec. Avec sans doute comme d’habitude, une promesse d’élections un jour ou l’autre. Bref des militaires au Burkina Faso comme au Mali ou ailleurs plus efficaces pour faire un coup d’État que pour combattre le terrorisme et rétablir l’État de droit dans le pays.Notons que la position de la France et de la force barkhane va s’en trouver encore davantage déstabilisée, de quoi plaire à certains pays étrangers comme la Chine, la Russie voir d’autres.

 

Des militaires en uniforme ont annoncé, lundi 24 janvier, avoir pris le pouvoir au Burkina Faso. Le Mouvement patriotique pour la sauvegarde et la restauration (MPSR) « qui regroupe toutes les composantes des forces de défense et de sécurité, a ainsi décidé de mettre fin au pouvoir de M. Marc Roch Christian Kaboré ce 24 janvier 2022″, a annoncé le capitaine Kader Ouedraogo, entouré d’une quinzaine de militaires à la télévision publique.

Conséquence de ce coup de force initié dimanche par des mutineries dans des casernes du pays, les frontières terrestres et aériennes seront fermées à partir de minuit, le gouvernement et l’Assemblée nationale dissous et la constitution « suspendue ». Un couvre-feu est instauré de 21 heures à 5 heures sur le tout le territoire, a poursuivi Kader Ouedraogo qui lisait un communiqué signé du leader du MPSR, le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba, qui apparaît comme le nouvel homme fort du pays. Les militaires ont ajouté que « les opérations se sont déroulées sans effusion de sang et sans aucune violence physique sur les personnes arrêtées qui sont détenues dans un lieu sur dans le respect de leur dignité », sans mentionner de noms. Le MPSR s’est également engagé « à proposer dans un délai raisonnable (…) un calendrier de retour à un ordre constitutionnel accepté de tous ».

Covid OMICRON: vers un chaos économique total en janvier ?

Covid OMICRON: vers un chaos économique total en janvier ?

L’économie comme les autres activités pourraient bien être paralysées en janvier du fait de l’absentéisme conduisant ainsi à une certaine forme de chaos dans le pays. C’est ce que craint le conseil scientifique qui estime qu’ avec des « centaines de milliers de cas » par jour prévus en janvier, ce variant pourrait conduire à une « désorganisation de la société à partir » du début de l’année, a mis en garde Jean-François Delfraissy, le président de l’instance chargée de conseiller le gouvernement, lors d’une conférence de presse ce jeudi.

Des déclarations qui ont été assez mal accueillies par le gouvernement qui reproche au  conseil scientifique sa trop grande liberté de parole.

Le problème c’est qu’il y a en France une certaine confusion des responsabilités avec des politiques qui se prennent pour des experts de la santé a commencerpar le président de la république. Mais aussi des experts médicaux un peu trop bavards et qui tombent  dans le piège des sollicitations excessives des médias sur tous les sujets.

On aura observé que dans les conférences de presse du président de la république ou  du ministre de la santé la plus grande partie des exposés est réservée aux diagnostics scientifiques à comparer à la pauvreté des mesures politiques de protection.

À l’inverse certain spécialistes du secteur sanitaire propose parfois des mesures de politique générale dont ils ne mesurent pas toujours toujours les effets sociaux et économiques.

Pour résumer, on parle beaucoup, à tort et à travers et le commun des mortels a un peu de mal à se retrouver dans ce délire verbal qui mélange compétences scientifiques et orientations politiques.

Ce qui apparaît évident c’est que dans un contexte de forte circulation du virus, il y aura de très nombreuses contaminations et encore plus de personnes « cas contacts ». Même si « la majorité sera asymptomatique » grâce à la protection vaccinale et à la moins forte sévérité du variant observée pour l’heure, cette diffusion massive aura un impact sur le travail dans le pays à cause de la multiplication des arrêts et de l’absentéisme.

L’organisation des services publics et privés pourrait être bouleversée, alertent les scientifiques. Des problèmes se poseront notamment « sur les secteurs stratégiques de notre société comme la distribution alimentaire, la sécurité, l’énergie, les transports, les communications ou encore la santé », met en garde Olivier Guérin, médecin du CHU de Nice et membre du Conseil scientifique.

OMICRON: vers un chaos économique total en janvier ?

OMICRON: vers un chaos économique total en janvier ?

L’économie comme les autres activités pourraient bien être paralysées en janvier du fait de l’absentéisme conduisant ainsi à une certaine forme de chaos dans le pays. C’est ce que craint le conseil scientifique qui estime qu’ avec des « centaines de milliers de cas » par jour prévus en janvier, ce variant pourrait conduire à une « désorganisation de la société à partir » du début de l’année, a mis en garde Jean-François Delfraissy, le président de l’instance chargée de conseiller le gouvernement, lors d’une conférence de presse ce jeudi.

Des déclarations qui ont été assez mal accueillies par le gouvernement qui reproche au  conseil scientifique sa trop grande liberté de parole.

Le problème c’est qu’il y a en France une certaine confusion des responsabilités avec des politiques qui se prennent pour des experts de la santé a commencerpar le président de la république. Mais aussi des experts médicaux un peu trop bavards et qui tombent  dans le piège des sollicitations excessives des médias sur tous les sujets.

On aura observé que dans les conférences de presse du président de la république ou  du ministre de la santé la plus grande partie des exposés est réservée aux diagnostics scientifiques à comparer à la pauvreté des mesures politiques de protection.

À l’inverse certain spécialistes du secteur sanitaire propose parfois des mesures de politique générale dont ils ne mesurent pas toujours toujours les effets sociaux et économiques.

Pour résumer, on parle beaucoup, à tort et à travers et le commun des mortels a un peu de mal à se retrouver dans ce délire verbal qui mélange compétences scientifiques et orientations politiques.

Ce qui apparaît évident c’est que dans un contexte de forte circulation du virus, il y aura de très nombreuses contaminations et encore plus de personnes « cas contacts ». Même si « la majorité sera asymptomatique » grâce à la protection vaccinale et à la moins forte sévérité du variant observée pour l’heure, cette diffusion massive aura un impact sur le travail dans le pays à cause de la multiplication des arrêts et de l’absentéisme.

L’organisation des services publics et privés pourrait être bouleversée, alertent les scientifiques. Des problèmes se poseront notamment « sur les secteurs stratégiques de notre société comme la distribution alimentaire, la sécurité, l’énergie, les transports, les communications ou encore la santé », met en garde Olivier Guérin, médecin du CHU de Nice et membre du Conseil scientifique.

 

OMICRON: un chaos économique total en janvier ?

OMICRON: un chaos économique total en janvier ?

L’économie comme les autres activités pourraient bien être paralysées en janvier du fait de l’absentéisme conduisant ainsi à une certaine forme de chaos dans le pays. C’est ce que craint le conseil scientifique qui estime qu’. avec des « centaines de milliers de cas » par jour prévu en janvier, ce variant pourrait conduire à une « désorganisation de la société à partir » du début de l’année, a mis en garde Jean-François Delfraissy, le président de l’instance chargée de conseiller le gouvernement, lors d’une conférence de presse ce jeudi.

Dans un contexte de forte circulation du virus, il y aura de très nombreuses contaminations et encore plus de personnes « cas contacts ». Même si « la majorité sera asymptomatique » grâce à la protection vaccinale et à la moins forte sévérité du variant observée pour l’heure, cette diffusion massive aura un impact sur le travail dans le pays à cause de la multiplication des arrêts et de l’absentéisme.

L’organisation des services publics et privés pourrait être bouleversée, alertent les scientifiques. Des problèmes se poseront notamment « sur les secteurs stratégiques de notre société comme la distribution alimentaire, la sécurité, l’énergie, les transports, les communications ou encore la santé », met en garde Olivier Guérin, médecin du CHU de Nice et membre du Conseil scientifique.

 

Afghanistan : le chaos total

Afghanistan : le chaos total

 

 

Les conditions de retrait dans le plus grand désordre des forces américaines, la pagaille sur l’aéroport de Kaboul enfin les attentats perpétrés par DAESH montrent que la victoire des talibans va sans doute conduire l’Afghanistan vers le chaos et la misère. Première observation les forces dites talibanes sont très composites. Il y a les talibans proprement dits mais aussi des forces d’opposition tribales, cela s’ajoute les terroristes de Daesh. qui se refont une santé mais aussi des éléments non négligeables d’Al Qaïda. Bref une vraie cocotte-minute de tout ce que la terre peut compter de candidats au désordre.

Cependant les talibans ne sont pas sortis d’affaire. D’abord parce que leur capacité de gestion du pays est  très faible (un problème récurrent d’ailleurs dans le pays). C’est une chose que d’animer une guerre interne, autre chose de gouverner. D’ailleurs les talibans sont très inquiets de la fuite des cerveaux et ils ont demandé aux États-Unis d’empêcher leur départ du pays.

Dans cette affaire, beaucoup de pays ont joué aux apprentis sorciers en commençant sans doute par le Pakistan qui lui aussi pour compenser sa faiblesse montre la plus grande complaisance et même la complicité avec tout ce qui est combat contre les infidèles.Notons cependant que sur son sol, le Pakistan a longtemps combattu les talibans.  Le gouvernement pakistanais  sait instrumentaliser la moindre caricature dans un journal pour reporter la responsabilité de la misère locale sur l’extérieur. Le pays est toujours dans un grand état de pauvreté du fait de la faiblesse gouvernementale coincée entre l’influence islamiste et les militaires et surtout la corruption généralisée.

La Chine a également joué un rôle particulièrement trouble en vue notamment de mettre la main sur les ressources minières du pays. La Russie n’était pas mécontente de contribuer à la défaite américaine. Progressivement les occidentaux notamment la France se sont retirés de la coalition menée par les Américains.

Bref beaucoup de pays ont joué un jeu très trouble et où en fuient leurs responsabilités. Les talibans sur le long terme sont loin d’avoir gagné la partie car structurellement l’économie est particulièrement fragile. L’Afghanistan est l’un des plus pauvres pays du monde et il demeure divisé du fait des particularités ethniques et géographiques. S’y ajoutent évidemment les différentes tendances terroristes évoquées qui ne vont pas faciliter la tâche de ce qui voudront moderniser le pays.

Brexit-Échanges union économique Grande-Bretagne : un chaos logistique à craindre

Brexit-Échanges union économique Grande-Bretagne : un chaos logistique à craindre

Franck Lheureux est directeur général pour l’Europe, le Moyen-Orient et l’Afrique chez Ivalua, une start-up française qui développe un logiciel de gestion des achats. Il évoque dans l’Opinion les risques de chaos logistique pour les entreprises.

Comment se sont préparés vos clients britanniques au Brexit?

Ils anticipent ce qu’ils peuvent anticiper et pour l’instant ils ne peuvent malheureusement pas anticiper grand chose. Le Brexit est un phénomène politique qui aura des conséquences dramatiques sur le plan économique. Mais le temps politique n’est pas le temps économique. Demain, c’est Noël, après-demain, c’est le Nouvel An, et les entreprises n’ont aucune directive. Elles ne vont pas changer leurs modes d’approvisionnement au 1er janvier. Il y aura donc un temps d’adaptation nécessaire, estimée entre six et dix huit mois, durant lequel il pourrait y avoir une souplesse au niveau de la circulation des biens et des marchandises. « No deal ne va pas dire no business ». Les Britanniques sont pragmatiques.

Les grands groupes britanniques sont déjà exposés, au-delà du marché européen, à des fournisseurs, des partenaires et des clients commerciaux du monde entier. Ils ont des divisions export qui sont très sophistiquées, des systèmes d’information qui sont en place pour permettre d’opérer avec des partenaires non européens. Ils sont déjà régulés par l’Organisation mondiale du commerce (OMC) dans un certain nombre de leurs achats. Ils vont considérer les Européens comme des partenaires équivalent aux Chinois ou aux Américains.

A quels effets faut-il s’attendre?

L’impact réel et immédiat va toucher la production pour des groupes habitués à opérer en flux tendus avec des délais de 12 à 24 heures de réapprovisionnement. Là, ils vont devoir compter en jours ! Les camions qui débarquaient quotidiennement depuis la France, les Pays-Bas ou la Belgique vont être parqués pendant un certain temps. C’est une certitude. Cela va avoir un coût multiple pour une « supply chain » qui va passer de 12 heures à 76 heures. Comment absorber le choc pour que la chaîne ne s’arrête pas? En constituant un stock de sécurité de trois à cinq jours pour absorber la latence dans la chaîne logistique le temps que les barrières douanières s’installent. Ce qui veut dire le financer. Cela va détruire de la valeur. C’est une immobilisation financière. Cela dans une conjoncture où les entreprises, confrontées au choc de la Covid, ont des trésoreries sérieusement mises à mal. Elles vont devoir absorber ce coût financier.

Le deuxième effet sera la mise à niveau des contrats avec les fournisseurs européens. Qui va payer les taxes ? Quand? Comment, auprès de quel organisme ? Imaginez toute la paperasse administrative qui va s’accumuler pour laquelle les entreprises ne sont pas prêtes parce que jusque là elles n’en avaient pas besoin avec leurs fournisseurs européens ! Qui va financer tous ces coûts? L’intérêt des entreprises britanniques va être de les impacter sur leurs fournisseurs. Cela va donner lieu à des bagarres lors des négociations commerciales, c’est une certitude. Cela va peut-être contraindre aussi à plus long terme certains fabricants britanniques à réfléchir à une nouvelle diversification de leurs portefeuilles de fournisseurs argentins, chiliens, chinois etc. offrant un meilleur avantage compétitif.

Et les groupes européens présents au Royaume-Uni?

Je pense qu’ils ont pu se préparer. Dans le domaine logistique, on n’a pas assisté à de grands mouvements de délocalisation. On aurait pu s’attendre à des transferts vers le continent. Ce n’est pas arrivé mais rien ne dit que cela ne va pas se produire. Actuellement, c’est wait and see. Les décisions seront prises dans un an, un an et demi. Se posera alors la question de procéder à des relocalisations ou à des fabrications différenciées en spécialisant les unités anglaises pour servir plutôt le marché domestique afin d’échapper aux droits de douane. On en est encore à travailler sur des scénario. Je ne suis pas sûr qu’ils soient nombreux à sortir un plan du chapeau.

Échanges union économique Grande-Bretagne : un chaos logistique à craindre

Échanges union économique Grande-Bretagne : un chaos logistique à craindre

Franck Lheureux est directeur général pour l’Europe, le Moyen-Orient et l’Afrique chez Ivalua, une start-up française qui développe un logiciel de gestion des achats. Il évoque dans l’Opinion les risques de chaos logistique pour les entreprises.

Comment se sont préparés vos clients britanniques au Brexit?

Ils anticipent ce qu’ils peuvent anticiper et pour l’instant ils ne peuvent malheureusement pas anticiper grand chose. Le Brexit est un phénomène politique qui aura des conséquences dramatiques sur le plan économique. Mais le temps politique n’est pas le temps économique. Demain, c’est Noël, après-demain, c’est le Nouvel An, et les entreprises n’ont aucune directive. Elles ne vont pas changer leurs modes d’approvisionnement au 1er janvier. Il y aura donc un temps d’adaptation nécessaire, estimée entre six et dix huit mois, durant lequel il pourrait y avoir une souplesse au niveau de la circulation des biens et des marchandises. « No deal ne va pas dire no business ». Les Britanniques sont pragmatiques.

Les grands groupes britanniques sont déjà exposés, au-delà du marché européen, à des fournisseurs, des partenaires et des clients commerciaux du monde entier. Ils ont des divisions export qui sont très sophistiquées, des systèmes d’information qui sont en place pour permettre d’opérer avec des partenaires non européens. Ils sont déjà régulés par l’Organisation mondiale du commerce (OMC) dans un certain nombre de leurs achats. Ils vont considérer les Européens comme des partenaires équivalent aux Chinois ou aux Américains.

A quels effets faut-il s’attendre?

L’impact réel et immédiat va toucher la production pour des groupes habitués à opérer en flux tendus avec des délais de 12 à 24 heures de réapprovisionnement. Là, ils vont devoir compter en jours ! Les camions qui débarquaient quotidiennement depuis la France, les Pays-Bas ou la Belgique vont être parqués pendant un certain temps. C’est une certitude. Cela va avoir un coût multiple pour une « supply chain » qui va passer de 12 heures à 76 heures. Comment absorber le choc pour que la chaîne ne s’arrête pas? En constituant un stock de sécurité de trois à cinq jours pour absorber la latence dans la chaîne logistique le temps que les barrières douanières s’installent. Ce qui veut dire le financer. Cela va détruire de la valeur. C’est une immobilisation financière. Cela dans une conjoncture où les entreprises, confrontées au choc de la Covid, ont des trésoreries sérieusement mises à mal. Elles vont devoir absorber ce coût financier.

Le deuxième effet sera la mise à niveau des contrats avec les fournisseurs européens. Qui va payer les taxes ? Quand? Comment, auprès de quel organisme ? Imaginez toute la paperasse administrative qui va s’accumuler pour laquelle les entreprises ne sont pas prêtes parce que jusque là elles n’en avaient pas besoin avec leurs fournisseurs européens ! Qui va financer tous ces coûts? L’intérêt des entreprises britanniques va être de les impacter sur leurs fournisseurs. Cela va donner lieu à des bagarres lors des négociations commerciales, c’est une certitude. Cela va peut-être contraindre aussi à plus long terme certains fabricants britanniques à réfléchir à une nouvelle diversification de leurs portefeuilles de fournisseurs argentins, chiliens, chinois etc. offrant un meilleur avantage compétitif.

Et les groupes européens présents au Royaume-Uni?

Je pense qu’ils ont pu se préparer. Dans le domaine logistique, on n’a pas assisté à de grands mouvements de délocalisation. On aurait pu s’attendre à des transferts vers le continent. Ce n’est pas arrivé mais rien ne dit que cela ne va pas se produire. Actuellement, c’est wait and see. Les décisions seront prises dans un an, un an et demi. Se posera alors la question de procéder à des relocalisations ou à des fabrications différenciées en spécialisant les unités anglaises pour servir plutôt le marché domestique afin d’échapper aux droits de douane. On en est encore à travailler sur des scénario. Je ne suis pas sûr qu’ils soient nombreux à sortir un plan du chapeau.

Brexit: un chaos logistique à craindre

Brexit: un chaos  logistique à craindre

Franck Lheureux est directeur général pour l’Europe, le Moyen-Orient et l’Afrique chez Ivalua, une start-up française qui développe un logiciel de gestion des achats. Il évoque dans l’Opinion les risques de chaos logistique pour les entreprises.

Comment se sont préparés vos clients britanniques au Brexit?

Ils anticipent ce qu’ils peuvent anticiper et pour l’instant ils ne peuvent malheureusement pas anticiper grand chose. Le Brexit est un phénomène politique qui aura des conséquences dramatiques sur le plan économique. Mais le temps politique n’est pas le temps économique. Demain, c’est Noël, après-demain, c’est le Nouvel An, et les entreprises n’ont aucune directive. Elles ne vont pas changer leurs modes d’approvisionnement au 1er janvier. Il y aura donc un temps d’adaptation nécessaire, estimée entre six et dix huit mois, durant lequel il pourrait y avoir une souplesse au niveau de la circulation des biens et des marchandises. « No deal ne va pas dire no business ». Les Britanniques sont pragmatiques.

Les grands groupes britanniques sont déjà exposés, au-delà du marché européen, à des fournisseurs, des partenaires et des clients commerciaux du monde entier. Ils ont des divisions export qui sont très sophistiquées, des systèmes d’information qui sont en place pour permettre d’opérer avec des partenaires non européens. Ils sont déjà régulés par l’Organisation mondiale du commerce (OMC) dans un certain nombre de leurs achats. Ils vont considérer les Européens comme des partenaires équivalent aux Chinois ou aux Américains.

A quels effets faut-il s’attendre?

L’impact réel et immédiat va toucher la production pour des groupes habitués à opérer en flux tendus avec des délais de 12 à 24 heures de réapprovisionnement. Là, ils vont devoir compter en jours ! Les camions qui débarquaient quotidiennement depuis la France, les Pays-Bas ou la Belgique vont être parqués pendant un certain temps. C’est une certitude. Cela va avoir un coût multiple pour une « supply chain » qui va passer de 12 heures à 76 heures. Comment absorber le choc pour que la chaîne ne s’arrête pas? En constituant un stock de sécurité de trois à cinq jours pour absorber la latence dans la chaîne logistique le temps que les barrières douanières s’installent. Ce qui veut dire le financer. Cela va détruire de la valeur. C’est une immobilisation financière. Cela dans une conjoncture où les entreprises, confrontées au choc de la Covid, ont des trésoreries sérieusement mises à mal. Elles vont devoir absorber ce coût financier.

Le deuxième effet sera la mise à niveau des contrats avec les fournisseurs européens. Qui va payer les taxes ? Quand? Comment, auprès de quel organisme ? Imaginez toute la paperasse administrative qui va s’accumuler pour laquelle les entreprises ne sont pas prêtes parce que jusque là elles n’en avaient pas besoin avec leurs fournisseurs européens ! Qui va financer tous ces coûts? L’intérêt des entreprises britanniques va être de les impacter sur leurs fournisseurs. Cela va donner lieu à des bagarres lors des négociations commerciales, c’est une certitude. Cela va peut-être contraindre aussi à plus long terme certains fabricants britanniques à réfléchir à une nouvelle diversification de leurs portefeuilles de fournisseurs argentins, chiliens, chinois etc. offrant un meilleur avantage compétitif.

Et les groupes européens présents au Royaume-Uni?

Je pense qu’ils ont pu se préparer. Dans le domaine logistique, on n’a pas assisté à de grands mouvements de délocalisation. On aurait pu s’attendre à des transferts vers le continent. Ce n’est pas arrivé mais rien ne dit que cela ne va pas se produire. Actuellement, c’est wait and see. Les décisions seront prises dans un an, un an et demi. Se posera alors la question de procéder à des relocalisations ou à des fabrications différenciées en spécialisant les unités anglaises pour servir plutôt le marché domestique afin d’échapper aux droits de douane. On en est encore à travailler sur des scénario. Je ne suis pas sûr qu’ils soient nombreux à sortir un plan du chapeau.

Brexit: vers un échec et le chaos logistique

Brexit: vers un échec et le chaos logistique

 

Sur le plan politique,  on se prépare désormais à un échec des négociations. Le problème sans doute,  c’est qu’on a notoirement sous-estimé les désordres que va provoquer une absence d’accord commercial sur la logistique de production et de distribution. Pour simplifier, sauf prolongation des négociations, les échanges entre les deux pays risquent d’être soumis aux règles de l’organisation mondiale du commerce donc à une forme de rétablissement des frontières avec le rétablissement correspondant des droits de douane et autres formalités administratives. Une opération très lourde qui va frapper la chaîne logistique et désorganiser les processus de production et de distribution. Un blocage qui sera grave pour l’union européenne mais qui risque d’être dramatique pour le Royaume-Uni qui commerce essentiellement avec l’Europe.

En théorie, les deux camps disent toujours vouloir trouver un accord commercial pour leurs relations futures, mais les négociations achoppent sur trois points principaux: les quotas de pêche et l’accès aux eaux britanniques – une question particulièrement sensible pour la France-, les mécanismes pour régler les litiges et les règles d’une concurrence équitable.

Selon un responsable de l’UE, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a déclaré vendredi aux dirigeants du bloc réunis en sommet à Bruxelles qu’un “no deal” était plus probable qu’un accord.

Boris Johnson a dit pour sa part qu’il était “très probable” que les ultimes négociations en cours échouent et que Londres sorte du bloc sans accord spécifique sur l’avenir.

La conséquence directe et immédiate sera un plongeon des valeurs boursières britanniques qui pourraient précipiter encore davantage le pays dans la crise.

Conflit commercial Chine-USA : risques de chaos mondial ?

Conflit commercial  Chine-USA : risques de chaos mondial ?

Des médias s’interrogent ce matin sur les risques pouvant découler de l’amplification du conflit commercial entre les États-Unis et la Chine. Les dernières évolutions ont vu les États-Unis décider de taxer 300 milliards supplémentaires d’importations chinoises. La réplique de la Chine a consisté à interdire l’importation de produits agricoles américains ; en outre, la banque centrale chinoise est accusée  par les États-Unis de manipuler sa monnaie pour la rendre plus compétitive. On peut penser que d’autres mesures de rétorsion seront prises par les deux parties. En tout cas, la perspective d’un accord d’ici la fin de l’année semble s’éloigner. Il est clair que ce conflit aura des conséquences sur l’ensemble de l’économie d’abord compte tenu du poids économique respectif de la Chine et des États-Unis, ensuite compte tenu du rôle que joue le dollar comme monnaie internationale enfin en raison de l’inflation qui risque de pénétrer d’abord en Chine puis de contaminer l’ensemble du monde. Ce qui est engagé entre les États-Unis et la Chine est une guerre commerciale, une guerre monétaire et une guerre technologique. Un conflit qui a déjà des conséquences notamment en pesant sur les échanges internationaux. En Europe,  l’industrie allemande est par exemple très touchée par le ralentissement de la croissance en Chine et craint un renchérissement des exportations d’automobiles aux États-Unis avec le risque de taxation supplémentaire évoquée à de nombreuses reprises le président américain.  la guerre monétaire, elle, est commencée depuis longtemps depuis que les banques centrales se sont engagées dans des politiques accommodantes pour remédier à la crise de  2007. Le fait de baisser sans cesse les taux d’intérêt et les rachats d’actifs constituent une manière de faire tourner la planche à billets et de dévaluer la monnaie dont la valeur ne représente plus alors la richesse d’un pays ou d’une zone monétaire. Cette stratégie dite accommodante et pratiquée par toutes les banques centrales. Elle ne pourra aboutir un jour qu’à un réajustement brutal des valeurs des monnaies voir à une crise du système financier international. La troisième conséquence est d’ordre technologique. Les Américains veulent  bloquer la progression technologique de la Chine qui pourrait mettre en dépendance nombre de secteurs. Voir à cet égard le conflit concernant la technologie 5G. Le problème,  c’est que c’est différent aspects  de la crise se déroulent sur un fond de ralentissement économique très dangereux. Les marges de manœuvre des Etats et des banques centrales se réduisent d’autant plus pour soutenir l’activité. Dans un climat très mouvant, les incertitudes s’accumulent ; les entreprises et les ménages choisissent plutôt l’attentisme. D’une certaine façon, la crise nourrit la crise. La première conséquence sera un nouvel affaiblissement de la croissance à la fin de l’année et en 2020. Dans nombre de pays on frôlera la récession.

Macron-14-18-Chaos d’une semaine : l’errance politique et intellectuelle

Macron-14-18-Chaos d’une semaine : l’errance politique et intellectuelle

L’Élysée serait satisfait de la semaine et d’itinérance mémorielle de Macron. En faite Macron s’est servi de la commémoration de 14 18 pour faire une tournée électorale. Et cette itinérance mémorielle s’est transformée en une sorte de cocktail d’errance politique, sociale et intellectuelle. D’abord Macron a confondu commémoration et histoire en particulier concernant l’hommage à Pétain  les facteurs explicatifs de cette grande guerre sont multiples économiques, sociaux et géopolitiques. Les historiens eux-mêmes sont parfois divisés sur la nature de ce conflit qui par ailleurs ce termina par un traité de Versailles dit  de paix préparant la guerre de 39 45. Macron n’a pas compris qu’il n’appartenait pas au chef de l’État de rendre compte de l’histoire et qu’il devait se borner à commémorer les événements qui permettent d’unifier, de servir la paix et le progrès. Une confusion intellectuelle qui témoigne des insuffisances d’un président dont les connaissances se limitent au champ littéraire mais y ignore tout ou presque des réalités économiques, sociales sociétales et même politiques. On peut le vérifier avec ses déclarations très contradictoires sur le problème de l’augmentation du carburant qu’il assume mais finalement sans trop assumer en proposant des chèques ….. payés par les régions. Pendant cette tournée électorale, chaque jour Macron a été bousculé et au lieu d’expliquer il a joué au professeur condescendant, au monarque qui s’entretient avec ses sujets. ; Avec cette condescendance et cette absence de compassion et d’humanisme, de connaissance,  bref en technocrate froid plus sensible aux  intérêts des nantis qu’aux difficultés des moins favorisés. Le pire sans doute c’est que Macron ne s’aperçoit même pas de l’indécence de sa posture, ni même du ridicule de ses mots quand il affirme que l’augmentation du carburant » c’est pas bibi » ou « qu’il assume » la fiscalité. Contrairement à ce qu’affirme la plupart des médias Macron n’est pas quelqu’un de très intelligent. Il ne fait que répéter le catéchisme des élites sorte de logiciel qui tourne en boucle dans les salons et dont les algorithmes reposent sur le fait que les Français sont des paresseux et des sujets trop gâtés, trop râleurs ( des gaulois !). . Des gens par exemple  qui se plaignent du chômage alors qu’il n’y a qu’à traverser la rue pour  trouver du boulot ! Quel mépris, quelle ignorance et quelle bêtise !

Trump et l’économie : «début du chaos »

Trump et l’économie : «début du chaos »

 

Dans le Figaro des  experts décryptent  le programme à la fois contradictoire et fantaisiste de Trump. Ils en concluent que le risque de chaos économiquee est grand surtout à long terme. (Extraits)

 

• Bruno Colmant, chef économiste à la Banque Degroof Petercam : «Ce résultat n’est pas tout à fait une surprise. Il résulte du vote d’une classe moyenne éreintée, perdue, depuis la crise de 2008. Il reflète aussi la tentation isolationniste et protectionniste des Américains. Concernant le programme de Donald Trump, à court terme, il peut entraîner un peu de croissance. Mais pas à long terme. Les effets seront alors plus négatifs. S’il met en place les barrières douanières, comme il l’a annoncé, la Chine risque de réagir en dévaluant son yuan. On entrera alors dans une guerre des monnaies qui sera nuisible à l’économie mondiale avec des dévaluations en cascade qui ont pour conséquence une mauvaise inflation. Le début du chaos commence peut-être aujourd’hui!

 

Mabrouk Chetouane, directeur de la recherche et de la stratégie de BFT Investment managers :

 

«Cette victoire n’est pas une surprise. Pendant la campagne, les électeurs ne révèlent pas leur intention de vote. D’où cette sous-estimation de l’électorat Trump. D’un point de vue économique, on retient le volet fiscal très agressif de son programme et une hausse des dépenses dans l’infrastructure, ce qui est sûrement la seule mesure de bon sens. À court terme, cela pourrait avoir un effet bénéfique sur la croissance. Mais le problème, c’est que la baisse des impôts ne sera pas compensée par une hausse de l’activité. Le ratio dette sur PIB (Produit intérieur brut) risque d’exploser. Par ailleurs, d’un point de vue commercial, la mise en place de barrières douanières entraînera des mesures de rétorsion ce qui risque d’être très dangereux pour les États-Unis et pour le commerce international.».

 

• Eric Bourguignon, responsable de l’activité pour compte de tiers de Swiss Life Asset Managers :

«On est tous surpris mais on savait qu’il y avait un doute. Ce vote est un bouleversement par rapport au libéralisme des 20 à 30 dernières années. On revient à un isolationnisme et un protectionnisme. Cela pourrait être bon à court terme mais à moyen et long terme, c’est destructeur de richesses. Ce qui est troublant dans le programme économique de Trump, c’est ce mélange entre une politique proche du keynésianisme, avec des baisses d’impôts, une hausse de la dépense, un déficit colossal. Et une politique reaganienne, avec un soutien aux entreprises. C’est un mélange d’étatisme éhonté et d’économie de l’offre dure. C’est assez obscur… Les barrières douanières constituent le risque central de ce programme car il est sûr que les pays qui en seront victimes réagiront. De manière globale, si les États-Unis se referment, tous les pays qui exportent vers là-bas, comme les émergents ou l’Allemagne, seront en première ligne. Pour l’instant, nous sommes dans l’incertitude, ce que les marchés détestent. Avec Clinton, ils savaient qu’il y aurait une continuité dans la politique économique. Mais ils n’aiment pas le caractère irrationnel de Trump. Or le doute est l’ennemi mortel des marchés. Bien que la réaction des marchés soit modérée, il est trop tôt pour dire que la baisse des Bourses est un épiphénomène. C’est un tel bouleversement que les investisseurs resteront prudents».

 

• Lieven Jacobs, directeur de la gestion de Quilvest Asset Management : «Contrairement à ce que

 

Certains peuvent affirmer, cette victoire est une grande surprise. On a le sentiment de revivre le Brexit…La grande particularité de Trump, c’est qu’il n’a pas encore d’équipe autour de lui. Pour l’instant, ses déclarations ressemblent plus à un slogan qu’à un programme. Mais avec le Congrès acquis à sa cause, on peut imaginer qu’il n’aura aucune résistance. Dans le parti républicain, il y a des personnes qui se sont opposées à lui pendant la campagne et qui vont vouloir se racheter. Ils adopteront une attitude conciliante à son égard. Résultat: on devrait avoir des États-Unis protectionnistes, qui vont s’isoler. Le pays va s’afficher comme une puissance mondiale, qui ne cherche pas le compromis. Son programme sera focalisé là-dessus. On ne va pas immédiatement en voir les conséquences car ce repli sera compensé par une hausse des dépenses. Mais les effets se verront à moyen et long terme».

 

• Laurent Schwartz, PDG du Comptoir national de l’Or:

«Donald Trump apporte son lot d’incertitudes pour de nombreuses années. L’effet sur le cours de l’or est similaire à celui du Brexit en juin dernier qui avait offert un rallye haussier de près de 8% dans la nuit du vote. Le premier scenario consiste à ce qu’assez rapidement, Donald Trump se révèle moins anarchique et beaucoup plus raisonnable que ce qu’il a laissé entendre durant toute la campagne. Ajoutez à cela une hausse des taux de la Fed en décembre conforme aux anticipations, et nous verrons une stabilisation du cours, au pire une consolidation progressive vers les 1300$ l’once d’ici la fin de l’année. Second scenario plus vraisemblable et très favorable à l’or, Donald Trump tient ses promesses et exacerbe les tensions au plan monétaire, économique et géopolitique. La tension sur les marchés financiers est à son comble. Autant de facteurs susceptibles de propulser le cours de l’or à 1500 $ l’once d’ici à la fin de l’année voir bien plus en 2017».

 

Ukraine: chaos et manifestation

Ukraine: chaos et manifestation

 

Le refus du pouvoir de signer fin novembre l’accord d’association avec l’UE négocié depuis trois ans et les violences contre les manifestants il y a une semaine ont plongé ce pays de 46 millions d’habitants dans une crise politique sans précédent depuis la Révolution orange de 2004 qui a porté au pouvoir des pro-occidentaux.  Soutenue par les Etats-Unis et les Européens, l’opposition appelle à une manifestation dimanche à 10H00 GMT sur la place de l’Indépendance, haut lieu de la Révolution orange occupée depuis une semaine par les protestataires qui y ont hérissé des barricades.   »Nous devons être plus d’un million et nous allons forcer le président (Viktor) Ianoukovitch à remplir nos conditions », a lancé samedi soit le boxeur Vitali Klitschko, l’un des leaders de l’opposition.   »Notre avenir dépend de chacun de vous », a-t-il ajouté.  Entre 200.000 et 500.000 personnes selon les sources – s’étaient rassemblées le 1er décembre sur cette place après une dispersion violente la veille d’une manifestation au même endroit qui a fait des dizaines de blessés dont de nombreux étudiants.  L’opposition réclame l’organisation d’élections anticipées ainsi que la punition des responsables des violences policières et la libération de personnes mises en détention provisoire pour des « troubles » et qu’elle juge innocentes.  La tension est montée d’un cran après la visite vendredi du président Viktor Ianoukovitch en Russie où il a discuté avec son homologue Vladimir Poutine du « partenariat stratégique ».  L’opposition a affirmé samedi que l’adhésion de l’Ukraine à l’Union douanière menée par Moscou avait été décidée lors de cette rencontre et accusé le président de vouloir « vendre l’Ukraine » à la Russie.  L’information sur la prétendue adhésion de l’Ukraine dans l’Union douanière en échange d’un important rabais du prix du gaz russe et de crédits de plusieurs milliards de dollars est aussi apparue sur le Twitter d’Edward Lucas, rédacteur du magazine britannique The Economist.   »Le projet d’un accord sur le partenariat stratégique est prêt, il a été paraphé, mais Ianoukovitch n’a pas osé le signer », a déclaré samedi l’un des dirigeants de l’opposition Arseni Iatseniouk.  Selon lui, ce document qui prévoit l’adhésion de l’Ukraine dans l’Union douanière d’ex-républiques soviétiques menée par la Russie sera signé le 17 décembre au cours d’une visite de M. Ianoukovitch à Moscou.   »La manifestation de dimanche peut se terminer de façon tragique s’il (Ianoukovitch) a vendu l’Ukraine », a lancé Arseni Iatseniouk, allié de l’opposante emprisonnée Ioulia Timochenko.  Le Premier ministre ukrainien Mykola Azarov a « catégoriquement démenti » ces informations en les qualifiant de « mensonges et provocations ».  Le président Ianoukovitch a fait escale en Russie après une visite en Chine qu’il n’a pas annulée malgré une contestation sans précédent contre son régime.  La Russie qui a joué un rôle décisif pour dissuader l’Ukraine de signer un accord de l’association avec l’Union européenne fin novembre a accusé les capitales occidentales d’ingérence dans les affaires ukrainiennes.  Les Européens dont le ministre allemand des Affaires étrangères Guido Westerwelle ont pour sa part dénoncé des pressions économiques et menaces « inacceptables » du Kremlin à l’encontre de Kiev.  En récession depuis plus d’un an et en fort déficit public, l’Ukraine est au bord d’un défaut de paiement.  Pour de nombreux experts, Moscou pourrait offrir à l’Ukraine un rabais sur le gaz pour la récompenser d’avoir renoncé à l’accord d’association proposé par l’UE.

 

Ukraine: chaos et manifestation

 

Le refus du pouvoir de signer fin novembre l’accord d’association avec l’UE négocié depuis trois ans et les violences contre les manifestants il y a une semaine ont plongé ce pays de 46 millions d’habitants dans une crise politique sans précédent depuis la Révolution orange de 2004 qui a porté au pouvoir des pro-occidentaux.  Soutenue par les Etats-Unis et les Européens, l’opposition appelle à une manifestation dimanche à 10H00 GMT sur la place de l’Indépendance, haut lieu de la Révolution orange occupée depuis une semaine par les protestataires qui y ont hérissé des barricades.   »Nous devons être plus d’un million et nous allons forcer le président (Viktor) Ianoukovitch à remplir nos conditions », a lancé samedi soit le boxeur Vitali Klitschko, l’un des leaders de l’opposition.   »Notre avenir dépend de chacun de vous », a-t-il ajouté.  Entre 200.000 et 500.000 personnes selon les sources – s’étaient rassemblées le 1er décembre sur cette place après une dispersion violente la veille d’une manifestation au même endroit qui a fait des dizaines de blessés dont de nombreux étudiants.  L’opposition réclame l’organisation d’élections anticipées ainsi que la punition des responsables des violences policières et la libération de personnes mises en détention provisoire pour des « troubles » et qu’elle juge innocentes.  La tension est montée d’un cran après la visite vendredi du président Viktor Ianoukovitch en Russie où il a discuté avec son homologue Vladimir Poutine du « partenariat stratégique ».  L’opposition a affirmé samedi que l’adhésion de l’Ukraine à l’Union douanière menée par Moscou avait été décidée lors de cette rencontre et accusé le président de vouloir « vendre l’Ukraine » à la Russie.  L’information sur la prétendue adhésion de l’Ukraine dans l’Union douanière en échange d’un important rabais du prix du gaz russe et de crédits de plusieurs milliards de dollars est aussi apparue sur le Twitter d’Edward Lucas, rédacteur du magazine britannique The Economist.   »Le projet d’un accord sur le partenariat stratégique est prêt, il a été paraphé, mais Ianoukovitch n’a pas osé le signer », a déclaré samedi l’un des dirigeants de l’opposition Arseni Iatseniouk.  Selon lui, ce document qui prévoit l’adhésion de l’Ukraine dans l’Union douanière d’ex-républiques soviétiques menée par la Russie sera signé le 17 décembre au cours d’une visite de M. Ianoukovitch à Moscou.   »La manifestation de dimanche peut se terminer de façon tragique s’il (Ianoukovitch) a vendu l’Ukraine », a lancé Arseni Iatseniouk, allié de l’opposante emprisonnée Ioulia Timochenko.  Le Premier ministre ukrainien Mykola Azarov a « catégoriquement démenti » ces informations en les qualifiant de « mensonges et provocations ».  Le président Ianoukovitch a fait escale en Russie après une visite en Chine qu’il n’a pas annulée malgré une contestation sans précédent contre son régime.  La Russie qui a joué un rôle décisif pour dissuader l’Ukraine de signer un accord de l’association avec l’Union européenne fin novembre a accusé les capitales occidentales d’ingérence dans les affaires ukrainiennes.  Les Européens dont le ministre allemand des Affaires étrangères Guido Westerwelle ont pour sa part dénoncé des pressions économiques et menaces « inacceptables » du Kremlin à l’encontre de Kiev.  En récession depuis plus d’un an et en fort déficit public, l’Ukraine est au bord d’un défaut de paiement.  Pour de nombreux experts, Moscou pourrait offrir à l’Ukraine un rabais sur le gaz pour la récompenser d’avoir renoncé à l’accord d’association proposé par l’UE.

 

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