Archive pour le Tag 'chaos'

Législatives France- Des risques de chienlit et de chaos

Politique France- Des risques de chienlit et de chaos

 

D’après Macron qui a décidé de manière précipitée et irresponsable de dissoudre brutalement l’Assemblée nationale, l’objectif des élections législatives vise à opérer dans le pays une clarification politique. Le problème,  c’est que dans  l’hypothèse centrale, aucun des trois grands courants ne parviendra à obtenir une majorité et que le Parlement risque de courir après une union introuvable sur chaque texte tellement les positions sont inconciliables. Sans parler évidemment des contradictions internes à chaque courant.

Quand on examine les programmes de chaque tendance politique, on peut vérifier qu’ils ont surtout des connotations sociales certes dont certaines sont légitimes mais qui ne sont pas financés en tout cas bien insuffisamment. Faut-il rappeler qu’il y a encore quelques jours le ministre des finances affirmait qu’il cherchait des économies environ  10 milliards pour rendre son budget plus présentable et plus sérieux vis-à-vis des autorités monétaires notamment.

Aujourd’hui dans les trois courants, ce sont des dépenses supplémentaires qui vont de 25 milliards à presque 200 qui sont prévues ( derniers chiffrages approximatifs).

On objectera que les promesses des campagnes ne font pas toujours loin s’en faut le contenu de l’action politique lorsqu’on est en situation de gestion. Mais le désarroi et la déception risquent d’augmenter encore davantage. Le vote des législatives est surtout une sorte de référendum contre Macron non seulement rejeté  par une grande partie de l’électorat et même par  sa propre organisation.

On a donné du mal à trouver un peu de cohérence dans les programmes électoraux bâtis à la  hâte quelques jours qui mettent d’une part sous le tapis les contradictions et insistent surtout sur les dépenses à venir en faisant grandement fi de la situation financière déjà particulièrement grave du pays.

Toutes ces contradictions se traduiront forcément par des conséquences économiques dont la principale se traduira en hausse du coût de l’argent et en inflation pour les ménages comme pour les entreprises. D’où le risque d’une nouvelle perte de compétitivité , de croissance et d ‘emploi.

Bref, Macon a vraiment joué à l’apprenti sorcier et démontrer toutes les limites du personnage bien trop jeune et bien trop inexpérimenté pour conduire le pays de manière cohérente et efficace. Et sa dernière décision ressemble à un chemin vers le chaos.

«Le chaos qui vient» (J. Aubert)

«Le chaos qui vient» (J. Aubert)

Pour le président d’Oser la France, «Emmanuel Macron a sous-estimé cependant l’instinct de survie et la liquéfaction de l’espace politique qu’il a lui-même engendrée en érigeant le débauchage et l’opportunisme en valeurs cardinales» ( dans l’Opinion)

En précipitant les élections législatives, Emmanuel Macron a ouvert un piège dont François Mitterrand n’aurait pas désavoué le machiavélisme. Le choix d’une campagne courte répond à une énième tentative de permettre au bloc central — cette troisième force qui a existé par le passé sous la IVe République — de mettre en échec LFI et le RN, les deux formations qui ont pris l’ascendant électoral sur les partis dits de gouvernement depuis 2022. Pour cela, il fallait les empêcher d’exercer une attraction sur qui le PS, qui LR, ainsi relégués au rang de satellites. Pour l’artisan du « en même temps », quel pire scénario que la victoire de coalitions autour du clivage droite-gauche ?

Jusqu’ici, pour parvenir à ses fins, Emmanuel Macron avait utilisé la carotte (l’attraction politique qu’exerce le pouvoir sur des individus flexibles idéologiquement) et le bâton, c’est-à-dire l’arme morale de la réprobation. En fonction de ses intérêts du moment (qui se remémore les valeurs communes proclamées par Macron avec Mélenchon entre les deux tours des présidentielles ?), il s’agissait donc de souligner au choix l’antisémitisme latent de LFI ou la dénonciation des passions tristes et du nationalisme pour le RN.
 Néanmoins, au fil des réélections de Macron, les électeurs ont compris que ces cordons sanitaires conduisaient de facto à reconduire la coalition centriste sortante. De plus, la violence du choc des européennes fait que désormais la survie des députés du PS comme de LR est inévitablement corrélée à l’adossement à l’une ou l’autre des trois pôles en présence.
 « Assurance-vie Macron ». En 2022, on se souvient que le choix du Parti socialiste de passer le Rubicon et de s’allier avec LFI avait profondément divisé le PS, le président du parti passant à quelques millimètres de la révocation. Mais il avait permis de remporter un grand nombre de circonscriptions, tandis que LR et Reconquête, partis séparément, avaient fait des contre-performances notables. La gauche a toujours été, derrière ses oripeaux idéologiques, en avance pour être pragmatique. Ils ont inventé le virus des primaires avant de le communiquer à la droite !
 La macronie a donc dégainé ce qu’on pourrait appeler une « assurance-vie Macron », en décidant unilatéralement de ne pas présenter de candidats LREM face aux candidats « de l’arc républicain ». Pour un député PS ou LR sortant, cela change l’équation, car cela offre 12 à 15 points utiles pour se propulser au second tour… à condition de ne pas sortir du périmètre dont on peut comprendre qu’il ne va pas jusqu’à LFI ou le RN.
Sans doute Emmanuel Macron espère-t-il encore réussir un coup de maître en obligeant la recomposition autour du pôle central. Mais des trois coalitions, c’est la sienne qui est la moins portée par les vents électoraux

Emmanuel Macron avait sous-estimé cependant l’instinct de survie et la liquéfaction de l’espace politique qu’il a lui-même engendrée en érigeant le débauchage et l’opportunisme en valeurs cardinales. En quelques jours, les plaques tectoniques ont bougé très rapidement. La surprise est moins venue de la gauche, qui réédite 2022, que de la droite avec l’explosion de Reconquête et de LR sur la douloureuse question de l’accord avec le RN.

 La combinaison de deux instruments de prévention des risques a partiellement marché : Eric Ciotti n’a quasiment pas entraîné de députés LR derrière lui, soit qu’il s’agisse d’une opposition de principe, soit que l’équation électorale se soit simplifiée par le choix de LREM ; LFI et le PS ont, quant à eux, trouvé un accord global, dont on sent, malgré la bénédiction de François Hollande, qu’il gêne Raphaël Glucksmann et que, dans les faits, il ne sera peut-être pas appliqué de manière aussi systématique qu’on pourrait le penser.
La manœuvre a cependant échoué car il y aura bien au final deux coalitions de droite et de gauche, dominées par le parti le plus éloigné du centre et non pas celui le plus proche, comme dans les années 1980-2000. Il faut dire aussi que toutes les armes inventées au lendemain du 21 avril 2002 pour empêcher que le FN, devenu RN, accède au pouvoir ont toutes échoué, qu’il s’agisse du front républicain (en réalité une alliance contre-nature) ou du parti unique modèle UMP censé rassembler tout le monde, de la droite au centre. La vraie manière de faire reculer « les extrêmes » aurait été de résoudre les problèmes de fond.
Reste que l’élection de juin-juillet 2022 est probablement la plus incertaine qu’il soit pour trois raisons : premièrement, la participation sera extrêmement forte, compte tenu de l’enjeu, et va polariser la société française, qui est coupée en trois ; deuxièmement les mesures de contre-coalition d’En Marche limiteront peut-être la casse, ouvrant la voie à un pôle modéré aux contours poreux et gazeux, en jouant sur la peur de l’inconnu, sur le modèle de la dissolution de 1968 ; troisièmement et c’est la plus importante des trois : il n’est pas certain que toutes ces coalitions aient réellement envie de prendre le pouvoir. En effet, la cohabitation est un poison mortel pour le RN, parce que cela peut démolir ses chances pour 2027, ou pour la gauche car leur programme irréaliste explosera au premier choc.

Sans doute Emmanuel Macron espère-t-il encore réussir un coup de maître en obligeant la recomposition autour du pôle central. Mais des trois coalitions, c’est la sienne qui est la moins portée par les vents électoraux : là où Giscard voulait rassembler deux Français sur trois, Macron a une ambition moitié moindre. S’il devait parvenir à ses fins, ce bricolage provoquerait une immense frustration populaire. Quel que soit le résultat, l’année qui vient risque donc d’être marquée par un chaos politique qui, je le crains, aura des répercussions dans la société elle-même.

Politique France- -des risques de chienlit et de chaos

Politique France- Des risques de chienlit et de chaos

 

D’après Macron qui a décidé de manière précipitée et irresponsable de dissoudre brutalement l’Assemblée nationale, l’objectif des élections législatives vise à opérer dans le pays une clarification politique. Le problème,  c’est que dans  l’hypothèse centrale, aucun des trois grands courants ne parviendra à obtenir une majorité et que le Parlement risque de courir après une union introuvable sur chaque texte tellement les positions sont inconciliables. Sans parler évidemment des contradictions internes à chaque courant.

Quand on examine les programmes de chaque tendance politique, on peut vérifier qu’ils ont surtout des connotations sociales certes dont certaines sont légitimes mais qui ne sont pas financés en tout cas bien insuffisamment. Faut-il rappeler qu’il y a encore quelques jours le ministre des finances affirmait qu’il cherchait des économies environ  10 milliards pour rendre son budget plus présentable et plus sérieux vis-à-vis des autorités monétaires notamment.

Aujourd’hui dans les trois courants, ce sont des dépenses supplémentaires qui vont de 50 milliards à presque 300 qui sont prévues.

On objectera que les promesses des campagnes ne font pas toujours loin s’en faut le contenu de l’action politique lorsqu’on est en situation de gestion. Mais le désarroi et la déception risquent d’augmenter encore davantage. Le vote des législatives est surtout une sorte de référendum contre Macron non seulement rejeté  par une grande partie de l’électorat et même par  sa propre organisation.

On a donné du mal à trouver un peu de cohérence dans les programmes électoraux bâtis à la  hâte quelques jours qui mettent d’une part sous le tapis les contradictions et insistent surtout sur les dépenses à venir en faisant grandement fi de la situation financière déjà particulièrement grave du pays.

Toutes ces contradictions se traduiront forcément par des conséquences économiques dont la principale se traduira en hausse du coût de l’argent et en inflation pour les ménages comme pour les entreprises. D’où le risque d’une nouvelle perte de compétitivité , de croissance et d ‘emploi.

Bref, Macon a vraiment joué à l’apprenti sorcier et démontrer toutes les limites du personnage bien trop jeune et bien trop inexpérimenté pour conduire le pays de manière cohérente et efficace. Et sa dernière décision ressemble à un chemin vers le chaos.

Législatives-des risques de chienlit et de chaos

Législatives-des risques de chienlit et de chaos

 

D’après Macron qui a décidé de manière précipitée et irresponsable de dissoudre brutalement l’Assemblée nationale, l’objectif des élections législatives vise à opérer dans le pays une clarification politique. Le problème,  c’est que dans  l’hypothèse centrale, aucun des trois grands courants ne parviendra à obtenir une majorité et que le Parlement risque de courir après une union introuvable sur chaque texte tellement les positions sont inconciliables. Sans parler évidemment des contradictions internes à chaque courant.

Quand on examine les programmes de chaque tendance politique, on peut vérifier qu’ils ont surtout des connotations sociales certes dont certaines sont légitimes mais qui ne sont pas financés en tout cas bien insuffisamment. Faut-il rappeler qu’il y a encore quelques jours le ministre des finances affirmait qu’il cherchait des économies environ  10 milliards pour rendre son budget plus présentable et plus sérieux vis-à-vis des autorités monétaires notamment.

Aujourd’hui dans les trois courants, ce sont des dépenses supplémentaires qui vont de 50 milliards à presque 300 qui sont prévues.

On objectera que les promesses des campagnes ne font pas toujours loin s’en faut le contenu de l’action politique lorsqu’on est en situation de gestion. Mais le désarroi et la déception risquent d’augmenter encore davantage. Le vote des législatives est surtout une sorte de référendum contre Macron non seulement rejeté  par une grande partie de l’électorat et même par  sa propre organisation.

On a donné du mal à trouver un peu de cohérence dans les programmes électoraux bâtis à la  hâte quelques jours qui mettent d’une part sous le tapis les contradictions et insistent surtout sur les dépenses à venir en faisant grandement fi de la situation financière déjà particulièrement grave du pays.

Toutes ces contradictions se traduiront forcément par des conséquences économiques dont la principale se traduira en hausse du coût de l’argent et en inflation pour les ménages comme pour les entreprises. D’où le risque d’une nouvelle perte de compétitivité , de croissance et d ‘emploi.

Bref, Macon a vraiment joué à l’apprenti sorcier et démontrer toutes les limites du personnage bien trop jeune et bien trop inexpérimenté pour conduire le pays de manière cohérente et efficace. Et sa dernière décision ressemble à un chemin vers le chaos.

La lecture en disparition chez les jeunes au profit des écrans

La lecture en disparition chez les jeunes au profit des écrans

 Le Figaro révèle une étude alarmante, commandée par le Centre National du livre et confiée à Ipsos, sur la pratique de lecture chez les 7-19 ans. Les écrans récréatifs prennent toujours plus de place dans leur quotidien.

«Nous tirons la sonnette d’alarme.» Les résultats de la nouvelle étude sur les jeunes et la lecture du Centre national du livre (CNL), que révèle Le Figaro, sont préoccupants. Les 16-19 ans consacrent 1h25 par semaine à la lecture contre 5h10 par jour sur les écrans. « On ne peut plus inverser la tendance, on ne peut que la corriger », déplore Régine Hatchondo, présidente du CNL. Comment en est-on arrivé à un tel décrochage ?
Dans cette étude menée auprès de 1500 jeunes Français âgés de 7 à 19 ans, interrogés du 25 janvier au 2 février 2024, on découvre l’ampleur du problème. Le diagnostic se résume à un seul mot : écran. « Il y a eu une utopie Internet, on s’est laissé éblouir », explique Régine Hatchondo. Et d’ajouter : « Il y a désormais un enfermement addictif avec le numérique. On peut parler de drogue, et en cela, de nouvelle guerre de l’opium. » À l’heure où nous sommes inondés d’images permanentes, saturés d’informations, l’écran est à portée de main…

Cet article est réservé aux abonnés. Il vous reste 87% à découvrir.

Macron au salon de l’agriculture : un invraisemblable chaos

Macron au salon de l’agriculture : un invraisemblable chaos

 

Le spectacle anarchique auquel on a assisté pendant la visite du président au salon de l’agriculture témoigne de la situation du secteur et au-delà du pays. L’incompétence, le manque de courage caractérise un pouvoir à bout de souffle qui dit tout et son contraire. Ainsi à propos du grand débat annulé ou Macron avait invité des organisations gauchistes extérieures au monde agricole pour semer un peu plus la pagaille. Mais surtout à propos des propositions de r dont beaucoup relèvent de la fumisterie.

Il faut dire qu’en face certaines organisations professionnelles ne sont pas aussi à la hauteur et entretiennent la confusion. Premier exemple celui consistant à déclarer l’agriculture d’intérêt général dans la loi. Une proposition de la FNSEA reprises par Macron. Une idée complètement ridicule car si on devait inscrire dans la loi ce qui relève de l’intérêt général la liste serait longue. Une démarche typiquement française qui consiste à produire des lois sans contenu et forcément sans application concrète. Ainsi la loi peut s’honorer de disposer d’environ 12 000 lois, plus de 150 000 décrets sans parler des circulaires et autres arrêtés. Et à peine 50 % des lois sont réellement et bien appliquées.

L’autre exemple et celui des « tarifs plancher » proposés par Macron pour toutes les filières agricoles. Une disposition qui de toute façon ne peut être qu’européenne et qui n’est pas près d’aboutir. D’abord compte tenu des intérêts divergents des pays de l’union européenne. Ensuite et surtout parce que ce tarif minimum conduit à administrer les marchés par voie réglementaire à moins de transformer les agriculteurs en fonctionnaires. Certes il peut être utile voire nécessaire de construire des indicateurs de couts pour éclairer les négociations mais certainement pas d’imposer un prix qui découle évidemment de la libre négociation entre acteurs économiques.

Comme autre exemple de fumisterie on pourrait citer la loi Egalim qui précisément devait fixer les conditions de négociation en tenant compte d’indicateurs de couts. Les lois Egalims n’ont pu être appliquées car elles sont inapplicables. Elles le seront même avec un label européen car rien n’empêchera les clients de l’agriculture de s’approvisionner en dehors de l’union économique.

Dernier exemple, celui des clauses dites miroirs qui imposent aux pays exportateurs des conditions de production identique à celle de la France notamment sur le plan sanitaire et environnemental. Des clauses miroirs inappliquées là aussi parce que inapplicables. À moins de croire que l’Europe pourra aller vérifier les conditions de production en Amérique du Sud, en Asie ou en Afrique. Sans parler de l’enjeu essentiel concernant les échanges internationaux.

La responsabilité de ses contradictions incombe un pouvoir politique incompétent et sans courage mais aussi à des organisations professionnelles très contradictoires, voire pas au niveau.

Finalement le chahut, le désordre constaté à l’occasion de la visite du président au salon de l’agriculture révèle la chienlit dans laquelle se trouve la situation du secteur.

Crise agricole : encore une semaine de chaos

Crise agricole : encore une semaine de chaos

On risque d’assister cette semaine à une crise caractérisée par le chaos tellement les contradictions sont grandes entre le pouvoir et certains agriculteurs, à l’intérieur du monde syndical relativement divisé, entre les intérêts des agriculteurs des industriels et de la distribution sans parler des intérêts des ménages et de l’écologie.

La FNSEA et pour d’autres raisons d’autres syndicats s’estiment avoir été contournés par la base et veulent maintenant montrer la radicalité. Le syndicat qui a négocié la politique agricole avec le pouvoir se met maintenant dans une position dure.

De son côté ,le gouvernement qui n’a rien vu venir depuis des années est pris à son propre piège de ses discours contradictoires et de l’écart considérable qui les sépare de l’action concrète. Bref encore une semaine de chaos et comme pour les salariés en attendant l’usure des combattants. C’est ainsi que se règlent les conflits en France

La capitale notamment risque d’être prise dans un blocus pour plusieurs jours. Samedi 27 janvier, la FNSEA et les Jeunes agriculteurs (JA) du grand bassin parisien ont appelé à un « siège » à durée indéterminée, en bloquant tous les « axes lourds » qui mènent à la capitale. L’action commencera dès lundi 29 janvier, à 14 heures.

Selon un communiqué de l’intersyndicale relayé par BFMTV, les agriculteurs qui participeront à cette mobilisation d’ampleur viennent de l’Aisne, l’Aube, l’Eure, l’Eure-et-Loir, l’Île-de-France, la Marne, le Nord, l’Oise, le Pas-de-Calais, la Seine-et-Marne, la Seine-Maritime et la Somme. Le blocage avait déjà été évoqué par les syndicats plus tôt dans la semaine. Ils avaient souhaité « prendre le week-end pour reposer les esprits et les corps » et « pour recalibrer la mobilisation de la semaine prochaine », avait expliqué Maxime Buizard, un administrateur national des JA. À présent, le siège est acté.

La Coordination rurale du Lot-et-Garonne a, quant à elle, annoncé bloquer le marché de Rungis. Le siège pénalisera le commerce alimentaire dès lundi matin. « L’idée est qu’aucun camion ne puisse approvisionner la capitale et que, s’il le faut, on tienne aussi longtemps que nécessaire, pour que les pénuries puissent se faire sentir et que nous nous fassions entendre », a précisé l’administrateur national des Jeunes agriculteurs. Ce dernier a évoqué « une action dans la durée, au moins sur cinq jours, qui permettra de faire comprendre aux Parisiens qu’ils ont besoin des agriculteurs pour vivre ».

Crise agricole: blocage de Paris et une semaine de chaos

On risque d’assister cette semaine à une crise caractérisée par le chaos tellement les contradictions sont grandes entre le pouvoir et certains agriculteurs, à l’intérieur du monde syndical relativement divisé, entre les intérêts des agriculteurs des industriels et de la distribution sans parler des intérêts des ménages et de l’écologie.

La FNSEA et pour d’autres raisons d’autres syndicats s’estime avoir été contourné par la base et veulent maintenant montrer la radicalité. Le syndicat qui a négocié la politique agricole avec le pouvoir se met maintenant dans une position dure.

De son côté le gouvernement qui n’a rien vu venir depuis des années est pris à son propre piège de ses discours contradictoires et de l’écart considérable qui les sépare de l’action concrète. Bref encore une semaine de chaos et comme pour les salariés en attendant l’usure des combattants. C’est ainsi que se règlent les conflits en France

La capitale notamment risque d’être prise dans un blocus pour plusieurs jours. Samedi 27 janvier, la FNSEA et les Jeunes agriculteurs (JA) du grand bassin parisien ont appelé à un « siège » à durée indéterminée, en bloquant tous les « axes lourds » qui mènent à la capitale. L’action commencera dès lundi 29 janvier, à 14 heures.

Selon un communiqué de l’intersyndicale relayé par BFMTV, les agriculteurs qui participeront à cette mobilisation d’ampleur viennent de l’Aisne, l’Aube, l’Eure, l’Eure-et-Loir, l’Île-de-France, la Marne, le Nord, l’Oise, le Pas-de-Calais, la Seine-et-Marne, la Seine-Maritime et la Somme. Le blocage avait déjà été évoqué par les syndicats plus tôt dans la semaine. Ils avaient souhaité « prendre le week-end pour reposer les esprits et les corps » et « pour recalibrer la mobilisation de la semaine prochaine », avait expliqué Maxime Buizard, un administrateur national des JA. À présent, le siège est acté.

La Coordination rurale du Lot-et-Garonne a, quant à elle, annoncé bloquer le marché de Rungis. Le siège pénalisera le commerce alimentaire dès lundi matin. « L’idée est qu’aucun camion ne puisse approvisionner la capitale et que, s’il le faut, on tienne aussi longtemps que nécessaire, pour que les pénuries puissent se faire sentir et que nous nous fassions entendre », a précisé l’administrateur national des Jeunes agriculteurs. Ce dernier a évoqué « une action dans la durée, au moins sur cinq jours, qui permettra de faire comprendre aux Parisiens qu’ils ont besoin des agriculteurs pour vivre ».

Le chaos raciste gagne des universités aux États-Unis

Le chaos raciste gagne des universités aux États-Unis

Nombre d’universités américaine tombe dans le gauchisme le plus absolu confirmant ainsi la dérive ou autiste. Mais le pire c’est que les responsables de ces universités refusent de sanctionner les atteintes racistes notamment antisémites. Bref un chaos total qui démontre l’anarchie idéologique qui règne actuellement aux États-Unis Et d’ailleurs qui commence à contaminer des grandes écoles françaises dont les élèves suivent la mode américaine avant de rejoindre l’élite bourgeoise et technocratique une fois adulte !

Appeler au génocide des juifs revient-il à violer le code de conduite ou les règles de votre université ? Sally Kornbluth du MIT, Liz Magill de l’université de Pennsylvanie et Claudine Gay de Harvard ont refusé de répondre par l’affirmative à cette question simple. La députée républicaine de New York, Elise Stefanik, l’a resservie plusieurs fois, exaspérée par leurs propos fuyants.


Il y a infraction « si des individus sont visés, pas s’il s’agit d’une déclaration publique », a expliqué Sally Kornbluth, en ajoutant ne pas avoir entendu d’appels au génocide au MIT, mais tout de même « des chants qui peuvent être antisémites en fonction du contexte quand ils appellent à l’élimination de juifs ». Pour que l’administration enquête au motif d’un « harcèlement », il faut que cela soit « propagé » ( « pervasive ») et « sévère », a-t-elle ajouté.

« Si le discours se transforme en conduite, cela peut être du harcèlement, oui », a répondu Liz Magill de U-Penn. « C’est-à-dire l’acte de commettre le génocide. C’est inacceptable », s’est scandalisée Elise Stefanik.

De même, Claudine Gay a jugé que la « rhétorique antisémite » sur le campus de Harvard devait être réprimée « lorsqu’elle se mêle à une conduite » et lorsqu’elle « cible un individu ».

Ces dirigeantes ont assuré qu’elles avaient l’antisémitisme en horreur, cependant elles se sont continûment retranchées derrière la liberté d’expression pour justifier leur inaction.

Elise Stefanik a sur le champ demandé aux trois présidentes de démissionner. Elles méritent d’être limogées pour leur « dépravation morale », a-t-elle défendu par la suite sur Fox News. « Si vous posiez la même question à trois collégiens à travers l’Amérique, ils répondraient correctement, ils diraient que c’est mal », a-t-elle comparé, en appelant à « supprimer les financements publics » des universités d’élite « corrompues ».

A la suite de ces auditions, la commission éducation de la Chambre, présidée par une républicaine, va lancer une commission d’enquête sur « l’environnement éducatif, les règles et les procédures disciplinaires » dans ces trois universités.

Politique et démocratie: Macron conduit le pays vers le chaos

Politique et démocratie: Macron conduit le pays vers le chaos

Avec sa réforme des retraites et un conjoncture explosive, Macron risque de plonger le pays dans une grave crise sociale , économique mais aussi politique. La question de son départ pourrait commencer à se poser d’ici l’été, en tout cas la dissolution de l’assemblée

Aujourd’hui, peu de voix s’élèvent pour dénoncer le bilan désastreux du président de la république responsable d’un véritable catastrophe dans nombre de champs d’intérêt collectif.

En matière économique, il y a évidemment l’écroulement industriel voulu par des technocrates qui ont préféré délocaliser les activités dans les pays pauvres et transformer ainsi une grande partie du territoire en désert. Il y a aussi et peut-être surtout la liquidation de la politique énergétique française. Macron, avec Hollande d’abord et seul ensuite, a torpillé l’un des points forts du pays qui consistait à disposer de l’énergie la moins chère d’Europe et même à en exporter. Or la crise nous oblige aujourd’hui à importer de l’électricité notamment d’Allemagne et fabriquée à partir du charbon voire du gaz russe !

Dans la plupart des filières , on a outrageusement amplifié la complexité des directives et règlements européens. En cause, les problèmes existentiels d’une superstructure surabondante de hauts fonctionnaires qui justifient ainsi leur rôle. Témoin encore la question du nucléaire. Il faut 15 ans à la France pour construire une centrale quand il en faut cinq en Chine qui respecte pourtant les réglementations internationales.

Sur le plan financier, la France va tutoyer le désastre. En effet en très peu de temps la dette publique a atteint 3000 milliards soit 115 % du PIB ; ce qui représente une charge annuelle de 50 milliards par an. Une dette toujours amplifiée par des budgets de plus en plus en déficit.

Le désastre à l’école constitue également la preuve de la chute culturelle du pays. La France ne manque pas de bac+3 ou 4 qui ne débouchent sur rien sinon sur des postes souvent inutiles de l’administration mais elle manque partout de techniciens et d’ouvriers qualifiés. Pour preuve, on a du faire venir des États-Unis des centaines et des centaines de soudeurs entretenir nos centrales nucléaires.

Concernant la santé, on peut se féliciter du niveau de couverture et de la qualité des soins. Pour autant, le système est totalement à revoir car globalement sous dimensionné par rapport aux besoins. L’hôpital, lui, est devenu une sorte d’énorme machinerie ingérable et incontrôlable. Là aussi en cause, le fait d’avoir mis des technocrates à la place des professionnels pour diriger les établissements.

La sécurité constitue aussi l’une des préoccupations des Français puisque à peu près toutes les villes sont désormais caractérisées par l’existence d’une zone de non-droit sortent de supermarché de la drogue interdit aux différentes fonctions des pouvoirs publics.

Sur le plan démocratique, Macron a tout fait pour renforcer le caractère monarchique du système. Désormais, une majorité de citoyens refusent de participer à ce mauvais théâtre des élections où une très petite minorité vote surtout pour éliminer davantage un candidat que pour soutenir le futur vainqueur.

En outre, Macron a écrasé toutes les institutions représentatives- parlement y compris- il a méprisé les organisations intermédiaires et même créer des instances complètement bidon type « convention » qui ne reposent sur aucune compétence et aucune légitimité.

Les Français sont très majoritairement partagés entre la peur, l’inquiétude et la lassitude. Comme le démontre le récent sondage Elabe.

En ce début d’année 2023, les mots qui décrivent le mieux l’état d’esprit des Français sont très négatifs : lassitude (52%, +7/nov. 2022 et +21/oct. 2021), colère (42%, +11 et +18), tristesse (37%, +3 et +10), nostalgie (36%, -6 et -14) et peur (36%, +10 et +17).

En parallèle, les Français ressentent moins de confiance (21%, -8/nov. 2022 et -12/oct. 2021), de sérénité (19%, -9 et -14) et de satisfaction (16%, -11 et -18). Ainsi, ces évolutions s’inscrivent dans une dégradation globale et constante de l’état d’esprit des Français depuis octobre 2021.

Sur le plan sociétal on voit émerger des formes de corporatisme voire de violences inquiétantes. Faute de médiation, on assiste à une sorte de montée d’anarchie corporatiste qui parfois même bloque le pays.

Et c’est pourtant le moment choisi par le gouvernement pour privilégier une réforme des retraites injuste et inefficace.

La question du gouvernement se pose. Il est vraisemblable qu’il aura du mal à tenir jusqu’à l’été en dépit des efforts désespérés d’une première ministre visiblement pas à la hauteur politique.

Mais la question va aussi se poser vis-à-vis du maintien de Macron. Le pays ne pourra pas tenir avec un responsable aussi contradictoire et impuissant jusqu’en 2027. Juridiquement, Macron pourra demeurer président sauf mouvement populaire d’ampleur qui n’est pas exclure. Mais politiquement, il devra se limiter au rôle du président de la république sous la quatrième. En clair, déléguer ses pouvoirs un gouvernement disposant d’un peu de compétence, de cohérence et d’autorité.

Politique: Macron conduit le pays vers le chaos

Politique: Macron conduit le pays vers le chaos

Avec sa réforme des retraites et un conjoncture explosive, Macron risque de>plonger le pays dans une grave crise sociale , économique mais aussi politique. La question de son départ pourrait se poser d’ici l’été.

Aujourd’hui, peu de voix s’élèvent pour dénoncer le bilan désastreux du président de la république responsable d’un véritable catastrophe dans nombre de champs d’intérêt collectif.

En matière économique, il y a évidemment l’écroulement industriel voulu par des technocrates qui ont préféré délocaliser les activités dans les pays pauvres et transformer ainsi une grande partie du territoire en désert. Il y a aussi et peut-être surtout la liquidation de la politique énergétique française. Macron, avec Hollande d’abord et seul ensuite, a torpillé l’un des points forts du pays qui consistait à disposer de l’énergie la moins chère d’Europe et même à en exporter. Or la crise nous oblige aujourd’hui à importer de l’électricité notamment d’Allemagne et fabriquée à partir du charbon voire du gaz russe !

Dans la plupart des filières , on a outrageusement amplifié la complexité des directives et règlements européens. En cause, les problèmes existentiels d’une superstructure surabondante de fonctionnaires qui justifient ainsi leur rôle. Témoin encore la question du nucléaire. Il faut 15 ans à la France pour construire une centrale quand il en faut cinq en Chine qui se limite au strict respect des réglementations internationales.

Le désastre à l’école constitue également la preuve de la chute culturelle du pays. La France ne manque pas de bac+3 ou 4 qui ne débouchent sur rien sinon sur des postes souvent inutiles de l’administration mais elle manque partout de techniciens et d’ouvriers qualifiés. Pour preuve, on a du faire venir des États-Unis des centaines et des centaines de soudeurs entretenir nos centrales nucléaires.

Concernant la santé, on peut se féliciter du niveau de couverture et de la qualité des soins. Pour autant, le système est totalement à revoir car globalement sous dimensionné par rapport aux besoins. L’hôpital, lui, est devenu une sorte d’énorme machinerie ingérable et incontrôlable. Là aussi en cause, le fait d’avoir mis des technocrates à la place des professionnels pour diriger les établissements.

La sécurité constitue aussi l’une des préoccupations des Français puisque à peu près toutes les villes sont désormais caractérisées par l’existence d’une zone de non-droit sortent de supermarché de la drogue interdit aux différentes fonctions des pouvoirs publics.

Sur le plan démocratique, Macron a tout fait pour renforcer le caractère monarchique du système. Désormais, une majorité de citoyens refusent de participer à ce mauvais théâtre des élections où une très petite minorité vote surtout pour éliminer davantage un candidat que pour soutenir le futur vainqueur.

En outre, Macron a écrasé toutes les institutions représentatives- parlement y compris- il a méprisé les organisations intermédiaires et même créer des instances complètement bidon type « convention » qui ne reposent sur aucune compétence et aucune légitimité.

Les Français sont très majoritairement partagés entre la peur, l’inquiétude et la lassitude. Comme le démontre le récent sondage Elabe.

En ce début d’année 2023, les mots qui décrivent le mieux l’état d’esprit des Français sont très négatifs : lassitude (52%, +7/nov. 2022 et +21/oct. 2021), colère (42%, +11 et +18), tristesse (37%, +3 et +10), nostalgie (36%, -6 et -14) et peur (36%, +10 et +17).

En parallèle, les Français ressentent moins de confiance (21%, -8/nov. 2022 et -12/oct. 2021), de sérénité (19%, -9 et -14) et de satisfaction (16%, -11 et -18). Ainsi, ces évolutions s’inscrivent dans une dégradation globale et constante de l’état d’esprit des Français depuis octobre 2021.

Sur le plan sociétal on voit émerger des formes de corporatisme voire de violences inquiétantes. Faute de médiation, on assiste à une sorte de montée d’anarchie corporatiste qui parfois même bloque le pays.

Et c’est pourtant le moment choisi par le gouvernement pour privilégier une réforme des retraites injuste et inefficace.

La question du gouvernement se pose. Il est vraisemblable qu’il aura du mal à tenir jusqu’à l’été en dépit des efforts désespérés d’une première ministre visiblement pas à la hauteur politique.

Mais la question va aussi se poser vis-à-vis du maintien de Macron. Le pays ne pourra pas tenir avec un responsable aussi contradictoire et impuissant jusqu’en 2027. Juridiquement, Macron pourra demeurer président sauf mouvement populaire d’ampleur qui n’est pas exclure. Mais politiquement, il devra se limiter au rôle du président de la république sous la quatrième. En clair, déléguer ses pouvoirs un gouvernement disposant d’un peu de compétence, de cohérence et d’autorité.

Politique-Risque de chaos mondial avec Poutine ?

Politique-Risque de chaos mondial avec Poutine ?

par Didier Le Bret, diplomate, membre de Synopia (dans l’Opinion).

Au moment où le conflit semble marquer une « pause opérationnelle », quel premier bilan peut-on faire de cette guerre en Europe et avec quels scénarios de sortie de crise ? Exercice périlleux tantla guerre de Poutine compte de paramètres.

Dans l’absolu, tout devrait inciter le locataire du Kremlin à revoir ses ambitions à la baisse. L’échec militaire est patent. Le changement de régime a échoué. Les armées russes se replient sur leurs bases arrière dans la région du Donbass.

Sur la scène internationale, après une décennie d’efforts gagnants, dans son précarré d’abord, puis au Levant et en Afrique, la Russie semblait de retour. En intervenant militairement en Ukraine, Poutine abîme un leadership chèrement acquis auprès du « sud global ». Ses alliés lui tournent désormais le dos. Au sommet du G20, la Russie a été désavouée, sa guerre en Ukraine fermement condamnée. Pire, l’usage ou la menace d’utiliser des armes nucléaires y a été qualifiée d’inadmissible. La Chine prend également ses distances.

A l’intérieur, le tour de vis sécuritaire achève de vider le pays de ses élites. L’effondrement économique est certes amorti par l’épais matelas de devises accumulées par la Banque centrale russe, le renchérissement du prix des matières premières énergétiques et le contournement de l’embargo pétrolier. Mais la pluie de sanctions et le départ en bon ordre du monde du business privent à terme le pays de ses leviers de croissance.

Et pourtant, aucun de ces paramètres n’est de nature à infléchir la posture belliqueuse de Poutine. Car de son point de vue, il conserve deux cartes majeures : le temps et la fragilité des Européens.
Guerre d’usure. Le temps, Poutine va l’occuper dans une guerre d’usure qui, fidèle à la stratégie déployée à Grozny et à Alep, consiste à rendre la vie impossible en faisant des civils et des infrastructures critiques ses cibles privilégiées, en laissant derrière soi un champ de ruines pour retarder le retour à la normale.
L’Europe, maillon faible, toujours selon la logique de Poutine, finira par céder. Et là encore, il fait le pari que la résilience du peuple russe l’emportera sur les démocraties capricieuses et fragiles.

Vis-à-vis du reste du monde, le maître du Kremlin se sent sans doute là encore relativement assuré. Il tient d’une main ferme la menace de la légitime défense nucléaire en cas d’extension du conflit. Et tout aussi fermement, dans son autre main,le risque de famines, et partant d’embrasements politiques des pays les plus vulnérables. Deux armes de destruction massive !
Lire aussi

Pour Poutine, la guerre d’Ukraine est une guerre existentielle. Non pas que l’Ukraine menace en quoi que ce soit l’existence de la Russie. Dénucléarisée depuis 1994 et le traité de Budapest, délestée de la Crimée, partiellement occupée, l’Ukraine gère une guerre hybride dont elle est la première victime. Mais pour avoir théorisé la non-existence de l’identité ukrainienne, Poutine est désormais dos au mur. Il ne peut ni avancer ni reculer. Un échec militaire le contraignant à négocier équivaudrait à reconnaître un Etat dont il nie la souveraineté. Il devra donc continuer quoi qu’il en coûte. L’Ukraine doit être « prise » à tout prix.

Cette approche purement idéologique pourrait hélas prévaloir et constituer ainsi le plus sombre des cygnes noirs de l’histoire contemporaine, contraignant l’Occident à devoir s’engager de plus en plus, au risque de précipiter le chaos.

Didier Le Bret, diplomate, membre de Synopia.

Macron conduit le pays vers le chaos

Macron conduit le pays vers le chaos

 

 

 

Avec sa réforme des retraites et un conjoncture explosive, Macron risque deplonger le pays dans une grave crise sociale , économique mais aussi politique. La question de son départ pourrait se poser d’ici l’été.

Aujourd’hui, peu de voix s’élèvent pour dénoncer le bilan désastreux du président de la république responsable d’un véritable catastrophe dans nombre de champs d’intérêt collectif.

En matière économique, il y a évidemment l’écroulement industriel voulu par des technocrates qui ont préféré délocaliser les activités dans les pays pauvres et transformer ainsi une grande partie du territoire en désert. Il y a aussi et peut-être surtout la liquidation de la politique énergétique française. Macron, avec Hollande d’abord et seul ensuite, a torpillé l’un des points forts du pays qui consistait à disposer de l’énergie la moins chère d’Europe et même à en exporter. Or la crise nous oblige aujourd’hui à importer de l’électricité notamment d’Allemagne et fabriquée à partir du charbon voire du gaz russe !

Dans la plupart des filières , on a outrageusement amplifié la complexité des directives et règlements européens. En cause, les problèmes existentiels d’une superstructure surabondante de fonctionnaires qui justifient ainsi leur rôle. Témoin encore la question du nucléaire. Il faut 15 ans à la France pour construire une centrale quand il en faut cinq en Chine qui se limite au strict respect des réglementations internationales.

Le désastre à l’école constitue également la preuve de la chute culturelle du pays. La France ne manque pas de bac+3 ou 4 qui ne débouchent sur rien sinon sur des postes souvent inutiles de l’administration mais elle manque partout de techniciens et d’ouvriers qualifiés. Pour preuve, on a du faire venir des États-Unis des centaines et des centaines de soudeurs entretenir nos centrales nucléaires.

Concernant la santé, on peut se féliciter du niveau de couverture et de la qualité des soins. Pour autant, le système est totalement à revoir car globalement sous dimensionné par rapport aux besoins. L’hôpital, lui, est devenu une sorte d’énorme machinerie ingérable et incontrôlable. Là aussi en cause, le fait d’avoir mis des technocrates à la place des professionnels pour diriger les établissements.

La sécurité constitue aussi l’une des préoccupations des Français puisque à peu près toutes les villes sont désormais caractérisées par l’existence d’une zone de non-droit sortent de supermarché de la drogue interdit aux différentes fonctions des pouvoirs publics.

Sur le plan démocratique, Macron a tout fait pour renforcer le caractère monarchique du système. Désormais, une majorité de citoyens refusent de participer à ce mauvais théâtre des élections où une très petite minorité vote surtout pour éliminer davantage un candidat que pour soutenir le futur vainqueur.

En outre, Macron a écrasé toutes les institutions représentatives- parlement y compris- il a méprisé les organisations intermédiaires et même créer des instances complètement bidon type « convention » qui ne reposent sur aucune compétence et aucune légitimité.

Les Français sont très majoritairement partagés entre la peur, l’inquiétude et la lassitude. Comme le démontre le récent sondage Elabe.

En ce début d’année 2023, les mots qui décrivent le mieux l’état d’esprit des Français sont très négatifs : lassitude (52%, +7/nov. 2022 et +21/oct. 2021), colère (42%, +11 et +18), tristesse (37%, +3 et +10), nostalgie (36%, -6 et -14) et peur (36%, +10 et +17).

En parallèle, les Français ressentent moins de confiance (21%, -8/nov. 2022 et -12/oct. 2021), de sérénité (19%, -9 et -14) et de satisfaction (16%, -11 et -18). Ainsi, ces évolutions s’inscrivent dans une dégradation globale et constante de l’état d’esprit des Français depuis octobre 2021.

Sur le plan sociétal on voit émerger des formes de corporatisme voire de violences inquiétantes. Faute de médiation, on assiste à une sorte de montée d’anarchie corporatiste qui parfois même bloque le pays.

Et c’est pourtant le moment choisi par le gouvernement pour privilégier une réforme des retraites injuste et inefficace.

La question du gouvernement se pose. Il est vraisemblable qu’il aura du mal à tenir jusqu’à l’été en dépit des efforts désespérés d’une première ministre visiblement pas à la hauteur politique.

Mais la question va aussi se poser vis-à-vis du maintien de Macron. Le pays ne pourra pas tenir avec un responsable aussi contradictoire et impuissant jusqu’en 2027. Juridiquement, Macron pourra demeurer président sauf mouvement populaire d’ampleur qui n’est pas exclure. Mais politiquement, il devra se limiter au rôle du président de la république sous la quatrième. En clair, déléguer ses pouvoirs un gouvernement disposant d’un peu de compétence, de cohérence et d’autorité.

Risque de chaos mondial avec Poutine ?

 Risque de chaos mondial avec Poutine ?

par Didier Le Bret, diplomate, membre de Synopia (dans l’Opinion).

Au moment où le conflit semble marquer une « pause opérationnelle », quel premier bilan peut-on faire de cette guerre en Europe et avec quels scénarios de sortie de crise ? Exercice périlleux tantla guerre de Poutine compte de paramètres.

Dans l’absolu, tout devrait inciter le locataire du Kremlin à revoir ses ambitions à la baisse. L’échec militaire est patent. Le changement de régime a échoué. Les armées russes se replient sur leurs bases arrière dans la région du Donbass.

Sur la scène internationale, après une décennie d’efforts gagnants, dans son précarré d’abord, puis au Levant et en Afrique, la Russie semblait de retour. En intervenant militairement en Ukraine, Poutine abîme un leadership chèrement acquis auprès du « sud global ». Ses alliés lui tournent désormais le dos. Au sommet du G20, la Russie a été désavouée, sa guerre en Ukraine fermement condamnée. Pire, l’usage ou la menace d’utiliser des armes nucléaires y a été qualifiée d’inadmissible. La Chine prend également ses distances.

A l’intérieur, le tour de vis sécuritaire achève de vider le pays de ses élites. L’effondrement économique est certes amorti par l’épais matelas de devises accumulées par la Banque centrale russe, le renchérissement du prix des matières premières énergétiques et le contournement de l’embargo pétrolier. Mais la pluie de sanctions et le départ en bon ordre du monde du business privent à terme le pays de ses leviers de croissance.

Et pourtant, aucun de ces paramètres n’est de nature à infléchir la posture belliqueuse de Poutine. Car de son point de vue, il conserve deux cartes majeures : le temps et la fragilité des Européens.
Guerre d’usure. Le temps, Poutine va l’occuper dans une guerre d’usure qui, fidèle à la stratégie déployée à Grozny et à Alep, consiste à rendre la vie impossible en faisant des civils et des infrastructures critiques ses cibles privilégiées, en laissant derrière soi un champ de ruines pour retarder le retour à la normale.
L’Europe, maillon faible, toujours selon la logique de Poutine, finira par céder. Et là encore, il fait le pari que la résilience du peuple russe l’emportera sur les démocraties capricieuses et fragiles.

Vis-à-vis du reste du monde, le maître du Kremlin se sent sans doute là encore relativement assuré. Il tient d’une main ferme la menace de la légitime défense nucléaire en cas d’extension du conflit. Et tout aussi fermement, dans son autre main,le risque de famines, et partant d’embrasements politiques des pays les plus vulnérables. Deux armes de destruction massive !
Lire aussi

Pour Poutine, la guerre d’Ukraine est une guerre existentielle. Non pas que l’Ukraine menace en quoi que ce soit l’existence de la Russie. Dénucléarisée depuis 1994 et le traité de Budapest, délestée de la Crimée, partiellement occupée, l’Ukraine gère une guerre hybride dont elle est la première victime. Mais pour avoir théorisé la non-existence de l’identité ukrainienne, Poutine est désormais dos au mur. Il ne peut ni avancer ni reculer. Un échec militaire le contraignant à négocier équivaudrait à reconnaître un Etat dont il nie la souveraineté. Il devra donc continuer quoi qu’il en coûte. L’Ukraine doit être « prise » à tout prix.

Cette approche purement idéologique pourrait hélas prévaloir et constituer ainsi le plus sombre des cygnes noirs de l’histoire contemporaine, contraignant l’Occident à devoir s’engager de plus en plus, au risque de précipiter le chaos.

Didier Le Bret, diplomate, membre de Synopia.

Russie: Risque de chaos mondial ?

Russie: Risque de chaos mondial ?

par Didier Le Bret, diplomate, membre de Synopia (dans l’Opinion).

Au moment où le conflit semble marquer une « pause opérationnelle », quel premier bilan peut-on faire de cette guerre en Europe et avec quels scénarios de sortie de crise ? Exercice périlleux tantla guerre de Poutine compte de paramètres.

Dans l’absolu, tout devrait inciter le locataire du Kremlin à revoir ses ambitions à la baisse. L’échec militaire est patent. Le changement de régime a échoué. Les armées russes se replient sur leurs bases arrière dans la région du Donbass.

Sur la scène internationale, après une décennie d’efforts gagnants, dans son précarré d’abord, puis au Levant et en Afrique, la Russie semblait de retour. En intervenant militairement en Ukraine, Poutine abîme un leadership chèrement acquis auprès du « sud global ». Ses alliés lui tournent désormais le dos. Au sommet du G20, la Russie a été désavouée, sa guerre en Ukraine fermement condamnée. Pire, l’usage ou la menace d’utiliser des armes nucléaires y a été qualifiée d’inadmissible. La Chine prend également ses distances.

A l’intérieur, le tour de vis sécuritaire achève de vider le pays de ses élites. L’effondrement économique est certes amorti par l’épais matelas de devises accumulées par la Banque centrale russe, le renchérissement du prix des matières premières énergétiques et le contournement de l’embargo pétrolier. Mais la pluie de sanctions et le départ en bon ordre du monde du business privent à terme le pays de ses leviers de croissance.

Et pourtant, aucun de ces paramètres n’est de nature à infléchir la posture belliqueuse de Poutine. Car de son point de vue, il conserve deux cartes majeures : le temps et la fragilité des Européens.
Guerre d’usure. Le temps, Poutine va l’occuper dans une guerre d’usure qui, fidèle à la stratégie déployée à Grozny et à Alep, consiste à rendre la vie impossible en faisant des civils et des infrastructures critiques ses cibles privilégiées, en laissant derrière soi un champ de ruines pour retarder le retour à la normale.
L’Europe, maillon faible, toujours selon la logique de Poutine, finira par céder. Et là encore, il fait le pari que la résilience du peuple russe l’emportera sur les démocraties capricieuses et fragiles.

Vis-à-vis du reste du monde, le maître du Kremlin se sent sans doute là encore relativement assuré. Il tient d’une main ferme la menace de la légitime défense nucléaire en cas d’extension du conflit. Et tout aussi fermement, dans son autre main,le risque de famines, et partant d’embrasements politiques des pays les plus vulnérables. Deux armes de destruction massive !
Lire aussi

Pour Poutine, la guerre d’Ukraine est une guerre existentielle. Non pas que l’Ukraine menace en quoi que ce soit l’existence de la Russie. Dénucléarisée depuis 1994 et le traité de Budapest, délestée de la Crimée, partiellement occupée, l’Ukraine gère une guerre hybride dont elle est la première victime. Mais pour avoir théorisé la non-existence de l’identité ukrainienne, Poutine est désormais dos au mur. Il ne peut ni avancer ni reculer. Un échec militaire le contraignant à négocier équivaudrait à reconnaître un Etat dont il nie la souveraineté. Il devra donc continuer quoi qu’il en coûte. L’Ukraine doit être « prise » à tout prix.

Cette approche purement idéologique pourrait hélas prévaloir et constituer ainsi le plus sombre des cygnes noirs de l’histoire contemporaine, contraignant l’Occident à devoir s’engager de plus en plus, au risque de précipiter le chaos.

Didier Le Bret, diplomate, membre de Synopia.

123



L'actu écologique |
bessay |
Mr. Sandro's Blog |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | astucesquotidiennes
| MIEUX-ETRE
| louis crusol