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Grèce : « un referendum qui ne change rien » (Pascal Lamy)

Grèce : « un referendum qui ne change rien » (Pascal Lamy)

 

Sur la plan financier ce référendum ne change rien, il y a toujours  le risque d’un chaos pour la Grèce. Pour autant cela confère à Tsipras uen autorité pour vraiment négocier avec des partenaires certes réticents mais qui doivent prendre en compte la situation explosive de la région. Pour l’ancien commissaire européen, après le référendum, le Premier ministre grec « est donc en meilleure position de négociation ». Mais Pascal Lamy s’inquiète : « La situation empire tous les jours. L’économie grecque est en chute libre ». Il craint que la Grèce « s’effondre dans un chaos ».  Pour Pascal Lamy, « le non au référendum ne change rien à la situation économique et financière de la Grèce. Les banques sont fermées. Le pays va vers une situation où il n’y aura plus de cash du tout. Par contre, l’équation politique a changé. Le Premier ministre, en réussissant son pari (…) est en meilleure position de négociation. Ses interlocuteurs européens vont devoir davantage aider la Grèce qu’ils ne l’auraient fait avant ce référendum. La contrepartie, c’est qu’Alexis Tsipras a aussi une autorité plus forte sur sa propre majorité ». Le premier ministre grec a-t-il eu raison ? « Il a eu, pour l’instant, raison« , répond Pascal Lamy. « Il ressort avec une main politique renforcée mais aussi avec une responsabilité renforcée. Pour tous ceux qui sont pour le maintien du pays dans la zone euro, y compris en Grèce, ce n’est pas forcément une mauvaise nouvelle. » L’ancien commissaire européen au Commerce appelle les dirigeants français et allemands à « se mettre d’accord pour qu’ensuite le Conseil européen reconstruise les ponts avec la Grèce et regarde ce sujet avec l’angle qu’il faut et qui n’est pas l’angle comptable, mais qui est un angle géoéconomique et géopolitique ». « Si la Grèce s’effondre dans un chaos, c’est un problème majeur pour l’Europe compte tenu de ce qui se passe dans le bassin méditerranéen et au Moyen-Orient. »

Un « non » qui ne change rien

Un « non » qui ne change rien

Un exercice démocratique toujours utile mais fondamentalement qui ne change pas les données du problème : il faudra négocier, négocier encore, sans doute pendant des années encore. Pourquoi,  parce que l’Allemagne n’acceptera pas une réduction de 30% de la dette et qu’on va se refugier dans une solution partielle et provisoire. Pas tellement à cause de la Grèce mais du fait de l’endettement d’autres pays comme la France qui pourraient être tentés le moment venu de ne plus rembourser la totalité de leurs dettes.  Le « non » a donc atteint environ 61% des votes.  Réagissant peu après la clôture du scrutin, l’Elysée a fait savoir que François Hollande recevrait lundi soir à Paris la chancelière allemande, Angela Merkel, pour évoquer les conséquences du référendum grec. A Bruxelles, des responsables européens ont indiqué qu’il n’y aurait pas de réaction officielle de l’UE tant que le résultat final du référendum n’aurait pas été annoncé. Aucune réunion de l’Eurogroupe (ministres des Finances de la zone euro) n’est prévue lundi, a dit un responsable de la zone euro. En Grèce, le porte-parole du gouvernement a souhaité que de nouvelles négociations permettent la conclusion d’un accord dans les plus brefs délais.   »Les négociations qui vont s’ouvrir doivent déboucher très rapidement, peut-être même d’ici 48 heures », a déclaré Gabriel Sakellaridis à la télévision grecque.

 

« Sarkozy n’a pas changé » ( Rachida Dati)

« Sarkozy n’a pas changé » ( Rachida Dati)

 

Sas doute déçue de ne pas figurer dans l’’organigramme du nouveau parti «  les républicain »’ Rachida Dati se lâche et recadre Sarkozy dans une interview au Parisien.

Le congrès fondateur des Républicains, samedi, a-t-il été à la hauteur ?


RACHIDA DATI.
Ça a été un moment de rassemblement, il doit marquer le début d’une nouvelle ère pour notre famille politique. La participation aurait pu être plus importante (NDLR : 10 000 personnes au lieu des 20 000 annoncées) et bien sûr les sifflets contre Alain Juppé et François Fillon ont quand même crispé l’ambiance. Cela démontre une chose : tout reste encore à faire pour Nicolas Sarkozy. Il ne doit pas croire qu’on est dans la situation de 2004, quand il a été élu président de l’UMP et que tout le parti était derrière lui pour la présidentielle de 2007.

La primaire est gagnable pour lui ? Les sondages montrent qu’il devra compter avec Juppé…
S’il veut gagner, Nicolas Sarkozy va devoir être capable de rassembler l’ensemble des électeurs de droite et du centre. Cette primaire doit être la plus ouverte possible, pour créer une réelle dynamique de victoire en 2017. Je rejoins en ce sens Alain Juppé. Et Nicolas Sarkozy ne doit pas oublier que sa victoire en 2007 est en partie due au fait qu’il avait su convaincre bien au-delà de son camp. Aujourd’hui, il ne peut pas se contenter de n’être qu’un chef de parti. Et puis au-delà de l’alternance, c’est un vrai projet qu’il faut bâtir. Mais un projet, ce n’est pas un QCM : quand j’entends qu’il faut réduire les impôts de 100 Mds€, supprimer les 35 heures… Il faut surtout dire comment on fait.

Quand Sarkozy parodie François Hollande en l’appelant « Moi je », il a raison ?
Je n’apprécie pas la formule « moi je ». Attention, la critique qui vaut pour les autres peut valoir pour nous aussi. Les Français méritent mieux que cela, car nous n’avons plus le droit de les décevoir. Or nous les avons déçus, il faut le reconnaître. D’ailleurs, vu le contexte, on devrait être à 200 % de popularité, ce qui n’est pas le cas. Cela prouve bien que notre crédibilité a été atteinte.

Vous savez qui vous soutiendrez pour la primaire ?
Etre candidat à la présidentielle ne s’improvise pas. Aujourd’hui, on a un nouveau candidat à la primaire tous les jours, alors même que certains n’ont ni le soutien des Français, ni le soutien des élus, ni même celui de nos militants.

Mais votre champion, c’est qui ?
C’est encore loin. Je suis loyale à Nicolas Sarkozy. Mais mon pays est plus important que mes affinités. Je ne souhaite pas que mon pays soit brutalisé, que les Français soient opposés les uns, aux autres. Je ne referai pas une campagne sur la burqa, le halal ou les menus de substitution. Sinon, on va droit dans le mur. Là-dessus je suis sur la même ligne qu’Alain Juppé, quand il dit qu’il faut arrêter de se focaliser sur le voile. Parlons d’abord d’école, d’emploi, d’autorité… et un peu moins des interdits.

Que pensez-vous du nouvel organigramme des Républicains. NKM était sur le départ, finalement elle reste numéro deux malgré les tensions avec Sarkozy ?
Les récentes prises de position de Nathalie Kosciusko-Morizet ont déplu à Nicolas Sarkozy. Il avait alors annoncé urbi et orbi ne pas vouloir la reconduire dans ses fonctions. Mais il l’a maintenue. Ce revirement ne m’a pas surpris. Il n’a pas changé…

Départementales : »les Français en colère » (Valls)…mais on ne change rien

Départementales : les Français en colère (Valls)…mais on ne change rien

 

Il est assez pathétique le Clémenceau d’Opérette, il reconnu que les Français étaient en colère mais pour autant n’envisage pas de changer de politique. Tout au plus il n’écarte pas la possibilité de décider une thérapie légère qui consiste à prescrire quelques   dolipranes pour soigner  le cancer du chômage. La vérité  c’est qu’il complètement perdu, que ses résultats économiques sont insipides et qu’il est prisonnier de l’orthodoxie de la pensée économique unique des technocrates qui sans doute couleraient la gestion d’une  épicerie de quartier en moins d’un mois ;  a fortiori,  ils  ne peuvent faire preuve de la moindre imagination pour réformer réellement.  Un bouleversement durable du paysage politique« , voici comment Manuel Valls a qualifié les résultats des élections départementales quelques instants après l’annonce des premières estimations. La gauche devrait ainsi perdre entre 25 et une trentaine de départements par rapport aux dernières élections.  Surtout, le premier ministre a fustigé les divisions de la gauche, notamment au premier tour du scrutin, ainsi que les scores « très élevés, trop élevés » du Front national. Le Premier ministre a insisté, expliquant s’être « impliqué autant qu’il a pu » contre la montée de l’extrême-droite, réussissant à mobiliser grâce à des « appels entendus ».  « Chacun devra tirer les leçons de ces résultats », a-t-il déclaré, « dénoncer les solutions dangereuses de l’extrême-droite, qui n’y a rien de bon à en entendre ni localement, ni nationalement. » Le Premier ministre a ajouté qu’il avait entendu « les attentes et les exigences » de Français en colère, fatigués « par une vie quotidienne difficile, le chômage, les impôts, la vie trop chère. »   Pour y répondre, Manuel Valls a listé un ensemble de textes qui seront votés « avant l’été ». Baisses d’impôts pour 9 millions de foyers modestes et de classes moyennes, modernisation du dialogue social, incitations à l’embauche dans les PME faisaient notamment partie de ces mesures martelées.  Maître mot du discours du Premier ministre, le thème de l’espoir a plusieurs fois été répété dans le discours d’environ 5 minutes. On peut même faire un voyage à Lourdes !

 

Sondage Hollande : il n’a pas changé pour 63% des Français

Sondage Hollande : il n’a pas changé pour 63% des Français

 

 

Il n’y a que les grands médias qui ont vu le changement de François Hollande (changement de costume, de cravate, de tonalité) ; sur le fond, rien  pour les français à 63%. Le monarque républicain a donc changé pour la cour des courtisans légitimistes pas pour le peuple. Contrairement à ce qu’il affirmé lors de sa conférence de presse du 5 février, François Hollande n’a pas changé depuis les attentats de janvier estiment 63% des Français, selon un sondage Odoxa pour CQFD et iTELE publié vendredi 6 février. À la question « estimez-vous que, depuis les évènements du mois de janvier, François Hollande a changé », 36% des personnes interrogées répondent « oui », 63% « non ». 1% ne se prononcent pas. Sans surprise, les sympathisants de droite sont très sceptiques à propos de ce changement, puisque seuls 15% d’entre eux y croit, contre 60% des sympathisants de gauche. Par ailleurs l’annonce par François Hollande, lors de sa conférence de presse, de la mise en place d’une réserve citoyenne est approuvée par 79% des Français. 20% y sont opposés et 1% ne se prononcent pas. Cette mesure a le soutien de 94% des sympathisants de gauche, et de 67% des sympathisants de droite.  Si les Français sont d’accord avec cette mesure, ils sont néanmoins peu enclin à intégrer cette réserve citoyenne, seulement 37% des personnes interrogées étant prêt à le faire, 62% ne l’étant pas.

Sarko : il n’a pas changé

Sarko : il n’a pas changé

 

Sarko réjouit les militants de l’UMP mais pas forcément les Français car visiblement, il ‘a pas changé. Toujours auusi nerveux, agressif même et grande gueule. Surtout se contentant  de slogans qui tentent de masquer l’ absence d’une réflexion un peu charpentée  sur la politique économique (en particulier sur l’Europe Schengen excepté). Discret auusi sur les questions de société qui fâchent : «  le mariage pour tous » Pour ou contre ? On ne sait pas ; certes ce n’est peut-être pas la priorité mais on pouvait attendre des prépositions un peu structurées dans les domaines économiques et soaciux. Au lieu de cela une sorte d’inventaire à la Prévert avec des bouts de trucs (certains pertinents mais vagues)  pris ici ou là,  à gauche, à droite, à l’extrême droite. En faiat un discours surtout destiné aux militants de l’UMP pour prendre la présidence du parti avec objectif 2017. Il battra Hollande ou Valls, c’est certain mais comme a dit Fillon une chèvre les battrait.   Dans son meeting du nord  Nicolas Sarkozy débute son discours : « Mes chers amis, si vous saviez comme je suis heureux de vous retrouver ! » Pour rapidement enchaîner sur l’état de la France et sans laisser passer l’occasion de critiquer le gouvernement actuel. « Deux ans et demi durant, j’ai assisté, silencieux, à la destruction systématique de tout ce que nous avions fait », s’est-il désolé (…) La présidence normale… On imagine ce que cela aurait été si elle ne l’avait pas été ! (…) On s’attendait au pire. Au moins, sur ce point, on n’a pas été déçu ». Tout en continuant d’attaquer le président actuel et le gouvernement, Nicolas Sarkozy n’a pas non plus épargné Marine Le Pen :  »Je dénonce l’alliance du FN et du PS (…) Marine Le Pen a fait de moi sa cible mais elle a donné un coup de pouce à son ami François Hollande en 2012 (…) Elle a sa part de responsabilité dans la situation dans laquelle se trouve la France aujourd’hui ».  Sans parler précisément de l’UMP, Nicolas Sarkozy a confirmé que des primaires à droite seraient bien organisées en vue des élections présidentielles de 2017.  »Il y aura des primaires. Qui pourrait de bonne foi douter qu’il en fût autrement ? A-t-on oublié mon tempérament ? » a-t-il lancé, appelant à ne pas faire de ce sujet une « inutile querelle ». Il a ainsi tenu à rassurer ses rivaux à la présidence, notamment Alain Juppé, très attaché au système des primaires « ouvertes ».  En évoquant à plusieurs reprises sa « famille politique », l’homme de droite en a profité pour caresser dans le sens du poil ses adversaires en parlant notamment de « l’expérience » d’Alain Juppé - après lui avoir lancé, selon Le Canard enchaîné,  »Je vais te tuer », le 3 septembre dernier – ou la  »confiance » qu’il porte à François Fillon. S’il a affiché son désir de vouloir refonder sa « formation politique » « de fond en comble », et ainsi faire cesser « l’impression de pagaille », il n’a pas formulé de propositions précises sur ce sujet. Plusieurs fois lors de son discours, l’ancien chef de l’État a reconnu des « erreurs » commises lors de son mandat. Mais il a particulièrement insisté sur le problème du RSA, mis en place en 2008.  »Nous avons échoué dans notre volonté de faire du RSA un moyen de réinsertion dans et par le travail », a-t-il regretté.  Nicolas Sarkozy veut donc proposer des compensations « en service à la collectivité » contre le versement de l’allocation.  »Que va devenir notre système s’il y a de moins en moins de gens qui travaillent et de plus en plus qui attendent leurs allocations ? », s’est interrogé l’ancien président. Toujours en parlant de coupes budgétaires dans les dépenses publiques, qu’il juge « beaucoup trop lourdes pour notre économie », l’ancien maire de Neuilly a annoncé vouloir, une nouvelle fois, baisser le nombre de fonctionnaires.  »Le nombre de fonctionnaires devra être réduit comme nous l’avons fait durant le dernier quinquennat », a-t-il affirmé. Avant cela, comme un écho à sa campagne présidentielle de 2007, l’ex-président de la République annonce également que les Français vont devoir « travailler davantage ». Une phrase qui n’est pas sans rappeler le slogan qui l’a fait élire : « Travailler plus pour gagner plus ».  Enfin, Nicolas Sarkozy a fait une annonce qui ne devrait pas plaire aux écologistes : « Je ne peux pas accepter que les États-Unis soient devenus, du point de vue de l’énergie, indépendants grâce au gaz de schiste et que la France ne puisse pas profiter de cette nouvelle énergie, alors que le chômage ravage tant de nos territoires et tant de nos familles, c’est inacceptable ». L’ancien président a donc présenté l’exploitation du gaz de schistes à la fois comme une alternative pour lutter contre le chômage et une manière d’assurer l’indépendance énergétique du pays. Mais la technique qui permet d’extraire le gaz de schiste est très controversée, notamment par les associations de défense de l’environnement, qui dénoncent des risques liés à des pollutions des nappes phréatiques en cas de fuite. Comme il l’avait déjà fait sur le plateau de Laurent Delahousse il y a moins d’une semaine, Nicolas Sarkozy a loué l’usage du référendum. Alors qu’il n’a jamais eu recours à ce mode de scrutin lors de son quinquennat, il en a proposé un premier sur la réduction du nombre de parlementaires et un second sur la fusion des conseils généraux et des conseils régionaux. Avec toutes ces propositions, la « longue marche » de Nicolas Sarkozy « au service de la France » semble bien tracée jusqu’à la présidentielle 2017.

 

Sarkozy n’a pas changé pour 67% des Français (Sondage Odoxa)

Sarkozy n’a pas changé pour 67% des Français (Sondage Odoxa)

 

 

Paradoxe apparent 67%  Français estiment dans un sondage Odoxa pour I Télé que Sarkozy n’a pas changé, que son retour pour 55% n’est pas une bonne chose pour le pays mais que c’est le candidat le mieux à même de redresser face à Hollande, Valls ou Lepen. Un paradoxe qui n’est en effet qu’apparent, les Français savent bien que Sarkozy ne changera pas son excitation permanente, ses outrances, son coté bling, bling. Pour preuve, les formules excessives qu’il emploit déjà : « tout réinventer » alors qu’il prend les mêmes dans son entourage. Pour preuves, sa reconversion dans la finances et les fonds d’investissement. Pour autant comme l’offre politique est très pauvre, Sarkozy n’aurait pas de mal à battre Valls, Hollande ou Lepen. (Mais d’autres auusi à l’UMP). Un tiers des Français seulement pense donc que Nicolas Sarkozy, qui a officialisé ce vendredi son retour en politique, a changé,  Et plus d’un Français sur deux (55%) pense que son retour est une «mauvaise chose», selon cette étude menée par Odoxa, pour le Parisien-Aujourd’hui en France, CQFD et iTélé, qui montre en revanche qu’il est jugé comme le mieux à même de redresser le pays.  Pour 67% des sondés, Nicolas Sarkozy n’a pas changé. 33% seulement pensent l’inverse, selon ce sondage réalisé ce vendredi. Au niveau des sympathisants de droite, ils sont tout de même 52% à penser qu’il a changé, un avis que seuls 13% des sympathisants de gauche partagent. En annonçant ce vendredi sur sa page Facebook sa candidature «à la présidence de (sa) famille politique», Nicolas Sarkozy assure, lui, avoir pris «le recul indispensable pour analyser le déroulement de (son) mandat» et en avoir «tiré les leçons». Plus inquiétant pour lui, seuls 44% des Français pensent que son retour est une «bonne chose», tandis que 55% des sondés pensent l’inverse. Parmi les partisans de son retour, en trouve évidemment une grande majorité de sympathisants de droite : 72% d’entre eux sont en effet satisfaits, tandis que seulement 12% des sympathisants de gauche voient d’un bon œil la candidature de Nicolas Sarkozy.  En revanche, face à François Hollande, Manuel Valls ou Marine le Pen, Nicolas Sarkozy est jugé systématiquement comme le plus «à même de redresser le pays». 64% de sondés lui font ainsi plus confiance qu’à  la leader du FN (28%). Face à François Hollande, Nicolas Sarkozy réunit 60% d’opinions favorables, contre 32% pour l’actuel chef de l’Etat. 51% des sondés jugent enfin Nicolas Sarkozy plus à même de redresser le pays que Manuel Valls (43%).

Immobilier : une chute des taux qui ne change rien

Immobilier : une chute des taux qui ne change rien

 

En dépit de la chute des taux c’est toujours la déprime dans l’immobilier aussi bien dans le neuf que dans l’ancien. En cause évidemment le manque de solvabilité de beaucoup de primo accédants ; rappelons que pour un bien d’une valeur moyenne de 220 000 euros, il faudra environ 4500 euros de revenus mensuels pour assurer les remboursements moyens en cas de crédit. Autant dire une chiffre difficile à atteindre pour nombre de manages qui attendent à juste titre de nouvelles baisses de prix. Les taux d’intérêt des crédits immobiliers accordés aux particuliers sont tombés à 2,70% en moyenne en juillet, poursuivant un mouvement de baisse inédit depuis les années 1940, selon les données mensuelles de l’observatoire Crédit Logement / CSA. En juillet, les taux des prêts du secteur concurrentiel, hors assurance et coût des sûretés, ont atteint 2,70% en moyenne, avec 2,67% pour l’accession dans le neuf et 2,70% pour l’accession dans l’ancien. L’observatoire a de nouveau souligné, comme pour les mois de mai et juin, le caractère inédit de ce mouvement baissier depuis les années 1940, tant dans l’ampleur que dans le temps. Depuis le début de l’année, les taux ont marqué une chute globale de 38 points de base (0,38 point), touchant tous les marchés d’une façon similaire: celui du neuf (2,67% contre 3,08% en décembre), de l’ancien (2,69% contre 3,08% en décembre) et des travaux (2,73% contre 3,12% en décembre). L’attractivité des taux variables a continué à diminuer, avec seulement 3,1% des prêts contre 6,4% en 2013. «La baisse des taux constatés depuis janvier rend ces formules nettement moins intéressantes pour les emprunteurs qu’au début des années 2010», souligne le communiqué. En juillet, la durée moyenne des prêts a légèrement diminué à 204 mois contre 206 en juin, stagnant à un niveau bas depuis plus d’un an du fait de la panne de la primo-accession des ménages jeunes ou modestes. Le coût des prêts reste quant à lui élevé à 3,82 années, «dans un contexte de stagnation des revenus des ménages», selon le document, et le niveau d’apport personnel s’est redressé à la fin juillet (+2,5% sur un an, contre -5,5% en 2013).

Euro : la BCE attentiste face au taux de change

Euro : la BCE attentiste face au taux de change

 

 

Curieux pour une banque centrale, la BCE déclare que le taux de change n’est pas un objectif quand toues les autres banques centrales considère le taux comme un élément stratégique. La Banque centrale européenne (BCE) restera cependant « attentive » au taux de change de l’euro pour éviter qu’un niveau trop élevé ne vienne perturber le début de reprise économique dans la zone euro, a déclaré son président, Mario Draghi, lundi à Strasbourg. La croissance, qui a été de 0,2% au premier trimestre 2014 dans la zone euro, devrait se poursuivre pendant les deux années à venir, selon lui, sous réserve qu’aucun élément extérieur ne perturbe cette tendance. « Nous ferons un suivi des répercussions possibles des risques géopolitiques et des taux de change », a-t-il dit lors d’une audition devant la commission économique et financière du Parlement européen. « Le taux de change n’est pas un objectif politique de la BCE, néanmoins le taux de change reste un élément important de l’inflation de la zone euro », a-t-il ajouté. Le faible niveau de l’inflation, évaluée à 0,5% en juin, très en dessous de l’objectif de la BCE, inférieur mais proche de 2%, a conduit celle-ci à réduire son taux de refinancement à 0,15% et son taux de dépôt à -0,1%, des plus bas historiques pour conjurer les risques de déflation. Ces mesures, maintenues en juillet, ont permis une baisse de l’euro par rapport au dollar qui devrait favoriser les exportations des acteurs économiques européens. « Le redressement économique devrait se poursuivre », a estimé Mario Draghi pour qui l’inflation devrait connaître « une augmentation graduelle au cours de 2015 et 2016 (…) ». « On peut s’attendre à ce que la consommation des ménages contribue à soutenir la croissance, ainsi que les accommodations monétaires qui ont été lancées en juin », a-t-il dit aux eurodéputés. L’assainissement des finances publiques devrait également y contribuer, selon le président de la BCE, qui note en revanche, la croissance encore très faible des crédits au secteur privé.

 

Gouvernement Valls : « On change le bocal mais on met les mêmes cornichons » (Jean-Christophe Lagarde)

Gouvernement Valls : « On change le bocal mais on met les mêmes cornichons » (Jean-Christophe Lagarde)

Lagarde (UDI) n’a pas fait dans la dentelle en considérant à propos du gouvernement Valls «  qu’on changé le bocal mais gardé les mêmes cornichons ». En fait au-delà du coté un peu trivial, il n’a pas complètement tort. Ce gouvernement et un rassemblement de vieux apparatchiks savant dosage des tendances internes du PS mais qui ne brille pas par sa cohérence et son innovation. Dans un sondage les français n’accorde au départ qu’ne confiance de 41% à Valls, pourcentage très faible pour un nouveau Premier ministre. La nouvelle équipe ressemble davantage à une synthèse « hollandaise »  du PS qu’à un gouvernement de combat de la crise. Une sorte de jeu de chaiss musicales où quelques sièges  auraient disparu mais qui seront  compensés  par une armée de secrétaires d’Etat. On peut regretter le manque d’imagination mais Hollande a voulu surtout cadenasser ses éventuels concurrents pour 2017. Certes Valls est nommé Premier ministre mais il sera particulièrement bien entouré de fidèles du président. Le secrétaire national de l’UDI Jean-Christophe Lagarde estime que François Hollande, et son nouveau Premier ministre Manuel Valls, n’ont pas su entendre le message des électeurs à l’issue des élections municipales.Une ne appréciation également partagée par la presse qu’on peut résumer ainsi « tout ça, pour ça ! ».

Le Foll : « L’axe du président, c’est toujours le chômage » ; oui mais on change de stratégie !

Le Foll : « L’axe du président, c’est toujours le chômage » ; oui mais on change de stratégie !

 Le ministre de l’Agriculture Stéphane Le Foll, très proche de Hollande démine la conférence de presse du président. Il affirme que la lutte contre le chômage est toujours la priorité. Il pourrait cependant préciser que Hollande change totalement de stratégie en faisant succéder au matraquage fiscal l’allégement des charges. Encore qu’il faudra concrètement vérifier ce nouvel engagement et surtout son ampleur. Il est vraisemblable que Hollande ne voudra pas expliciter sa politique et son virage. Du coup on risque de demeurer dans l’ambigüité « hollandaise » habituelle  ; Le Foll  a voulu remettre la  politique et l’économie au cœur des débats, avant la conférence de presse de François Hollande mardi 14 janvier. L’objectif de la conférence de presse » de François Hollande mardi, « c’est de parler de la France, de la croissance, du chômage, de l’investissement », a déclaré Stéphane Le Foll sur RTL dimanche. « Elle n’a pas pour objectif de parler de ce qui a pu être publié dans un magazine et qui concerne, comme le Président l’a dit, la vie privée », a-t-il précisé. Le ministre de l’Agriculture a refusé de commenter davantage la liaison supposée par Closer entre François Hollande et l’actrice Julie Gayet. « L’axe du président de la République, c’est toujours la lutte contre le chômage et c’est en même temps un redressement productif d’un pays qui connait des déficits de sa balance commerciale », a-t-il expliqué. Stéphane Le Foll a ensuite évoqué le « modèle social » de la France, « qu’il faut à tout prix défendre ». « Et ce modèle, c’est l’accès à la santé pour tous, la question des retraites ». Mais il doit selon lui « être financé ». Il faut donc « lutter contre les abus », tout en essayant de « préserver » le système en place. « C’est vrai que la crise est plus profonde que ce que nous avions pu imaginer » Stéphane Le Foll, ministre de l’Agriculture . L’ancien député de la Sarthe a conclu en évoquant « l’exercice du pouvoir », qu’il a jugé « difficile ». « C’est vrai que la crise est plus profonde que ce que nous avions pu imaginer », a concédé le ministre. « On doit être d’autant plus fier de ce que l’on fait car on le fait dans la difficulté », a-t-il estimé.

 

La réforme Retraites votée : ce qui change

La réforme Retraites votée : ce qui change

La réforme – ni la première, ni la dernière,- prévoit un allongement de la durée de cotisation dans les secteurs privé et public à 43 ans à l’horizon 2035 ainsi qu’une hausse générale de 0,3 point en quatre ans des cotisations salariales et patronales. La réforme, qui ne touche ni aux régimes spéciaux, ni à l’âge légal qui reste fixé à 62 ans, prévoit également la création à partir de 2015 d’un compte personnel de prévention de la pénibilité qui permettra de bénéficier d’une réduction de la durée de cotisation pour obtenir une retraite à taux plein.les cotisations augmenteront de 0,15 point pour les cotisations patronales en 2014. De 2015 à 2017, elles progresseront ensuite de 0,05 point par an. Un effort identique sera demandé aux salariés, via leurs cotisations. En rythme de croisière, la mesure doit rapporter 6,4 milliards d’euros par an. Le compte pénibilité va permettre aux salariés ayant des carrières « pénibles » de cumuler des points pour ensuite éventuellement racheter des trimestres ou suivre une formation pour exercer un emploi moins pénible. La mesure doit entrer en vigueur en 2015 et sera financée par les entreprises. Le gouvernement évalue son coût annuel à 2 milliards en vitesse de croisière.  La revalorisation des pensions sera désormais fixée au 1er octobre, contre le 1er avril actuellement. L’aide à l’acquisition d’une complémentaire santé sera revalorisée pour les personnes âgées de plus de 60 ans. De même, le minimum vieillesse sera revalorisé à la fois au 1er avril et au 1er octobre en fonction de l’inflation. Marisol Touraine n’a cependant pas dévoilé le coût de ces annonces. Mais elle affirmé que, grâce à ces deux mesures, il n’y aura « plus de pension en dessous de 800 euros par mois ».  Pour valider un trimestre de cotisation, il faudra l’équivalent de 150 heures de SMIC contre 200 heures auparavant. L’objectif est de favoriser les salariés ayant eu de faibles rémunérations et des temps partiels.  Les majorations de pensions de 10% pour les retraités ayant eu au moins 3 enfants seront désormais soumises à l’impôt sur le revenu.  Les diplômés recevront une prime de 1.000 euros pour racheter des trimestres de cotisation. Les étudiants pourront verser 12,50 euros par mois pendant 2 ans pour valider des trimestres au titre de leurs périodes de stage.

Economie-finances : hollande maintient son cap mais change de direction

Economie-finances : hollande maintient son cap mais change de direction

Tout l’art de Hollande, le slalom politique. Il maintient le cap mais change direction en allant rechercher du venet ailleurs et en espérant le retour de l’équilibre budgétaire en 2017. Même chose sur le chômage, pour l’instant, on maintient le cap de l’inversion mais bientôt on va reporter l’objectif d’un an, de deux ou de trois. La vérité, c’est qu’il n sait pas où il va mais il y va. François Hollande s’est voulu rassurant samedi au sujet des prévisions économiques publiées par la Commission européenne. « La trajectoire est bien celle d’aboutir à un équilibre de nos finances publiques à la fin du quinquennat », a déclaré le chef de l’Etat lors d’une conférence de presse au Salon de l’agriculture. « Les chiffres de la Commission européenne prennent en compte le ralentissement qui s’est produit dans toute l’Europe voire même la récession », a observé le président Hollande, estimant que « la France, dans ce contexte, fait moins mal que d’autres ». « La Commission relève que nous avons fait un effort considérable », a-t-il encore fait valoir. Dans ses prévisions, la Commission européenne tablait pour la France sur une croissance de 0,1% cette année et 1,2% l’an prochain, contre 0,8% et 2% escomptés encore récemment par le gouvernement. Le déficit public s’établirait selon Bruxelles à 3,7% du produit intérieur brut (PIB) en 2013, bien au-delà de l’objectif de 3% que s’était fixé Paris.Pour parvenir à l’équilibre des finances publiques en 2017, « pas besoin d’ajouter de l’austérité en 2013″ car « il y a déjà beaucoup qui a été demandé aux contribuables et même aux administrations », selon le président de la République. En 2014, en revanche, « des économies devront être faites dans tous les budgets : de l’Etat, des collectivités locales, de la sécurité sociale pour que nous puissions continuer à réduire le déficit public conformément à nos engagements européens ». « Mais nous y parviendrons d’autant plus facilement » que « nous aurons de la croissance », a-t-il dit. Pour cela la France doit continuer à investir, notamment « par la Banque publique d’investissement (BPI), par les fonds dégagés à travers l’augmentation du plafond du Livret A, et les fonds constitués au niveau de la Caisse des dépôts », a plaidé François Hollande.

 

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FMI: l’Argentine change son calcul de l’inflation

FMI: l’Argentine change son calcul de l’inflation

 

Sanctionnée par le FMI, l’Argentine a décidé de changer son mode de calcul de l’inflation. Ce changement se traduira par « un nouvel indice des prix à la consommation en remplacement de la mesure actuelle, qui pose soi-disant tant de problèmes au FMI », a déclaré samedi soir le ministre de l’Economie, Hernan Lorenzino, sur la chaîne de télévision C5N.  En conséquence, le secrétariat du Commerce intérieur a annoncé que toutes les chaînes de supermarchés – y compris la française Carrefour et l’américaine Wal Mart – s’étaient engagées à geler les prix de tous leurs produits pendant 60 jours, à compter rétroactivement du 1er février jusqu’au 1er avril.  Un accord a été signé à cet effet par le gouvernement de Cristina Kirchner avec l’Association des supermarchés unis, qui regroupe toutes les grandes chaînes implantées dans le pays, alors que les consommateurs se plaignent de l’augmentation constante des prix des produits de première nécessité.  Selon le ministre de l’Economie, M. Lorenzino, l’Argentine devrait commencer à utiliser sa nouvelle méthode de calcul de l’inflation au dernier trimestre 2013.  Le FMI a sanctionné l’Argentine vendredi en émettant une « déclaration de censure » pour la première fois de son histoire. Avec cette décision, l’Argentine risquait la perte de ses droits de vote au sein de l’organisation internationale, voire une exclusion pure et simple du FMI.  Mais l’institution a décidé de reporter les sanctions et a donné jusqu’au 29 septembre à Buenos Aires pour se mettre en conformité.   »Les changements nécessitent du temps et le Fonds en est conscient », a commenté M. Lorenzino, tout en critiquant un jugement « à deux vitesses » de la part du FMI.  Dans un communiqué, son ministère a affirmé que « plusieurs pays » avaient modifié leur mesure du chômage, de l’indice des prix à la consommation, et la manière de présenter ces données.  Les statistiques officielles de l’Argentine accusent régulièrement une nette différence avec celles émises par de nombreux organismes privés indépendants.  Le mois dernier, le gouvernement faisait état d’une inflation à 10,8% en 2012, tandis qu’un institut privé évaluait ce taux à 25,6%.  Habituée des querelles avec le FMI, Buenos Aires est notamment accusée de minorer son inflation car une part importante de sa dette souveraine est indexée sur l’augmentation des prix.  Le gouvernement argentin a contesté la décision du FMI et demandé la tenue d’une réunion exceptionnelle pour réexaminer sa politique envers le pays.  L’Argentine et le FMI entretiennent des relations tendues depuis la faillite du pays en 2001. De nombreux gouvernements successifs ont déjà attribué la responsabilité des difficultés économiques du pays aux décisions du Fonds.  Le gouvernement argentin avait rompu ses relations avec le FMI en 2006, avant d’autoriser le retour des experts de l’institution en 2010, avec pour objectif la réforme de son indice des prix à la consommation.

 

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